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« Martine des villes et François des champs | Accueil | Présidentielle: pourquoi le cas Sarkozy est désespéré »

15 octobre 2011

Commentaires

René Fiévet

Il y a une chose qui m’étonne un peu dans ce texte qui, dans l’ensemble, est très exact et bien vu. Ce qui me surprend, c’est l’absence de questionnement sur le principe même de cette primaire socialiste. Questionnement qui, d’ailleurs, donnerait la réponse à certaines questions soulevées par Eric Dupin, notamment l’articulation entre le programme du PS et celui de son candidat.
On a bien vu que l’affrontement Aubry Hollande se résumait en définitive à un affrontement de personnalités. C’était inévitable, puisque l’accord sur l’essentiel était déjà réalisé (vote du projet du PS) et que de toutes les façons Aubry et Hollande, enfants spirituels de Jospin, sont sur la même ligne idéologique.
Ce qui est condamnable dans la primaire socialiste, c’est sa philosophie même, son principe : mettre l’affrontement des personnes au premier rang du débat politique, au détriment de la ligne idéologique et politique qui vient en second. C’est en fait une sorte de révolution copernicienne pour la gauche française. Jusqu'alors, un leader s’imposait parce qu’il incarnait mieux que d’autres une ligne politique majoritaire. C’est cela qui fait un leader au sein de la gauche (contrairement à la droite qui, culturellement, met plutôt l’accent sur la personnalité). Le cas de Mitterrand est emblématique : il s’est imposé à Epinay en 1971 sur la base d’une ligne politique, puis il s’est imposé à Rocard Congrès de Metz en 1979 sur une ligne idéologique. Jospin également s’est imposé au PS en 1995 face à Emmanuelli sur la base d’une ligne idéologique majoritaire (« la gauche de gouvernement »). Certes, l’affrontement des personnalités existait, mais il venait en second plan. Et d’une certaine façon, l’affrontement de personnes devenait un non sujet à partir du moment où l’affrontement sur la ligne idéologique et politique était réglé. Ce qui calmait bien des ambitions personnelles (Eric Dupin fait justement remarquer ce détournement d'objet que permet la primaire au profit de candidats improbables en quête de notoriété).
Un autre aspect n’est pas abordé par Eric Dupin qui pourtant mériterait de l’être : c’est le fait que cette primaire socialiste est une acceptation quasiment institutionnelle du présidentialisme à la française. En d’autres termes, comment critiquer efficacement le présidentialisme façon Sarkozy en accentuant soi-même la présidentialisation du système. Cela me parait totalement incohérent. J’ai l’impression qu’Eric Dupin considère le présidentialisme à la française comme un invariant de notre situation politique, alors que je pense au contraire qu’il s’agit d’un champ d’affrontement entre la gauche et la droite.

chatel

@ René Fievet
"il s’agit d’un champ d’affrontement entre la gauche et la droite."
Je crois qu'il serait plus exact de dire qu'"il devrait s'agir d’un champ d’affrontement entre la gauche et la droite" car, de fait, droite et gauche s'opposent de moins en moins sur ce terrain-là. Au demeurant, c'est le candidat socialiste qui a fait le plus d'efforts pour "se présidentialiser" au point d'imiter le style de JC et la diction de FM qui a été élu.C'est aussi celui qui dit le plus facilement "je". Au total, rien de très bon ne semble pouvoir être attendu de cette élection.

chatel

@ Eric Dupin

Merci beaucoup pour cette analyse très intéressante et originale.
On entend en effet rarement dire par les commentateurs politiques qu'il aurait été effectivement plus logique que ces primaires citoyennes" (en réalité socialistes) ne comportent qu'un seul tour.

Une question se pose désormais, me semble-t-il. Dans la mesure où la victoire de FH semble s'expliquer essentiellement par le désir de battre NS, ne se pourrait-il pas que ce réflexe du vote utile profite en fait, lors du premier tour de l'élection présidentielle, à un autre candidat de droite (ou à MLP)? De nombreux électeurs, mécontents de NS, ou déçus par lui, ne pourraient-ils pas être tentés de l'éliminer dès le premier tour en votant de cette façon? L'argument du vote utile pourrait alors éventuellement se retourner contre ceux qui ne cessent d'y recourir en permettant la qualification d'une personnalité de droite autre que NS (FB ou AJ, par exemple) plus difficile à battre pour un candidat socialiste peu à même de séduire ceux qui ne se reconnaissent guère dans cette "gauche molle" dont il est le représentant et dont on voit la faillite partout où elle gouverne en Europe.

Je suis persuadé de ne trahir la pensée de personne en vous disant que nous aimerions tous avoir l'occasion de vous lire plus régulièrement sur votre blog.

pmb

Vous écrivez //L'aggravation de la crise économique constituera un excellent argument pour réviser les promesses alors faites aux électeurs.//

Pas mieux ! J'ai bien fait de ne pas marcher à cette pantalonnade. Dire qu'on a cherché à me faire voter Montebourg le puriste...

Chatel écrit //Je suis persuadé de ne trahir la pensée de personne en vous disant que nous aimerions tous avoir l'occasion de vous lire plus régulièrement sur votre blog.//

Pas mieux ! Rue89 m'intéresse de moins en moins

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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