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26 août 2009

Commentaires

Martin P.

"en écoutant chaque dirigeant de gauche dire enfin ce qu'il pense"

donc on est d'accord: il faut cesser la dichotomie factice entre les débats de personne et les débats de fond.

quand on fait de la politique c'est pour défendre des idées: une personnalité c'est une identité politique (en principe)

partant de là les primaires sont aussi le moyen de déterminer, après débats, le projet, qui sera celui porté par le candidat désigné avec peut etre des ajouts de certaines propositions phares de ses compétiteurs si c'est possible.

à défaut de ça on se retrouverait comme en 2002 et en 2007, avec un candidat qui explique que son projet n'est pas celui du parti (Jospin mais aussi Royal, après sa vraie-fausse campagne participative)

le débat sur le projet entre les "dirigeants de gauche" doit être intégré aux primaires.

Erick

Oui, Martin, c' est une évidence et sans doute même le débat devrait-il précéder les primaires (mais sans la sempiternelle "synthèse"). Le PS en prend-il le chemin ? ...

chatel

L'intérêt des primaires est qu'elles pourraient enclencher une dynamique et faciliter la défaite de NS en 2012. Leur inconvénient est qu'elles verraient certainement la victoire d'un libéral comme DSK, voire FB. C'est la raison pour laquelle, l'autre gauche -la vraie- se déclare hostile à cette formule.
Il me semble toutefois que le Front de gauche et le NPA pourraient accepter le principe de primaires ouvertes à gauche à condition que les partis prêts à participer à ce processus s’engagent à rétablir un régime strictement parlementaire en France de telle sorte que le PR se contente de présider, comme c’est le cas en Italie ou en Allemagne ainsi que dans la majorité des pays démocratiques, et qu’il ne gouverne pas. En acceptant de participer à des primaires à cette condition, la gauche de gauche paraîtrait réellement vouloir la défaite de NS, elle pourrait espérer trouver des appuis au PS, où il y a encore des personnalités légitimement attachées au système parlementaire (notamment A Montebourg), et elle pourrait même provoquer une cassure au sein de la mouvance MODEM-PS entre les libéraux très favorables au système présidentiel (FB et SR) et les socialistes traditionnels.

Erick

A vous lire, Chatel, on comprend pourquoi la gauche (vraie ou fausse :-) ) a bien peu de chances de soulever l' enthousiasme et de devenir majoritaire avant 2022 ou 2027.
Vous devriez organiser vos universités d' été.

Baillergeau

L'analyse proposée est séduisante, mais elle ne prend pas en compte le "poison" de la présidentialisation du régime depuis 1958.

Le dévoiement des médias aidant, les citoyens attachent une importance colossale à la personne en place au point de l'assimiler à un "roi".

Les problèmes politiques étant de plus en plus complexes, les citoyens préfèrent se limiter à un choix de personne.

Mon analyse est simpliste, mais je ne la crois pas fausse.

chatel

@ Baillergeau
"L'analyse proposée ... ne prend pas en compte le "poison" de la présidentialisation du régime depuis 1958".
Pour lutter contre "le poison de la présidentialisation", il me semble qu'il faut dissocier la présidentielle qui sert à élire un homme et les législatives dont le but est de dégager une majorité pour soutenir le gouvernement issu de l'élection. Ce n'est pas à un homme seul de décider de la politique de notre pays, comme le fait actuellement NS.

chatel

@ Erick
Face à la dérive présidentialiste de la Vème, le retour à un régime strictement parlementaire plus conforme aux principes de la démocratie est tout à fait propre à soulever l'enthousiasme. Peut-être même à droite...

Nikita Malliarakis

Le principal souci avec les primaires est que les électeurs français risquent de ne pas se montrer trop concernés par le "départageage" des leaders du PS. Le système a fonctionné pour la gauche italienne car Romano Prodi apparaissait à l'époque comme une personnalité rassembleuse, porté par la dynamique anti-Berlusconi. Il n'est pas du tout sûr que le PS puisse aujourd'hui susciter en France le même engouement, voir le même intérêt.

chatel

@ Nikita Malliarakis
"Le système a fonctionné pour la gauche italienne car Romano Prodi apparaissait à l'époque comme une personnalité rassembleuse".

Les personnalités "rassembleuses" sont très modérées. C'était le cas de R. Prodi et c'est le cas en France de DSK et de FB. C'est la raison pour laquelle la gauche de gauche n'est pas favorable au système des primaires. Toutefois, il n'est pas nécessaire d'être une personnalité rassembleuse pour gagner. NS en a fait la démonstration.

Zo

@makepeopleup
Votre analyse est pertinente, votre vision réaliste toutefois vous passé à côté de l'essentiel: dans un régime présidentiel comme le notre les idées n'ont que peu de poids s'ils ne sont pas personnifiées par un individu défini.

Le problème du PS n'est pas fondamentalement le manque d'idée ou la carence d'un projet de société mais bien plutôt l'absence de référant pour soutenir ses perspectives.

L'évolution du régime rend illusoire de vouloir mettre, comme le voudrait la logique, les boeufs avant la charrue. Avant d'exposé un projet Obama personnifié intrinsèquement quelque chose aux yeux du public.

Dés lors régler cette question de leader devient une tache fondamentale et un préalable essentiel à tous débats de fond.

chatel

@ Zo
"Dans un régime présidentiel comme le nôtre les idées n'ont que peu de poids si elles ne sont pas personnifiées par un individu défini". Raison pour laquelle le retour à un strict régime parlementaire est aujourd'hui une priorité. La gauche de gaucge est en mesure de l'exiger du PS. Souhaitons qu'elle ne laisse pas passer l'occasion.

le bruit médiatique à la mode

Une infantile suggestion : pourquoi ne pas ajouter au "débat de fond" la question suivante : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?". Ensuite, une fois trouvée la réponse, les socialistes chercheront un leader...

Santo

Voici ce que j'écrivais le 27 à 9 heures sans vous avoir lu :"Vincent Peillon a-t-il vraiment, comme le prétend, pour s’en réjouir, Laurent Joffrin dans son édito de Libération : « En réunissant un arc-en-ciel politique qui va du Modem au PCF, en passant par les Verts et les Radicaux de gauche, cristallisé la seule orientation stratégique qui puisse rendre un début de crédibilité au camp du changement social : la Grande Alliance, celle-là même que nous réclamions dans ces colonnes après les européennes. » ?Je n’en suis pas certain. Déjà, placer sur l’arc en ciel de cette nouvelle alliance Robert Hue (qui ne représente que lui-même, comme en son temps Charles Fiterman - quelqu’un a-t-il de ses nouvelles au fait ?) et madame Taubira ( pour qui j’ai le plus grand respect- mais qui, a désespérément chercher une structure d’accueil, finira bien par se perdre) c’est prendre le bateau de Noë auquel fait allusion l'éditorialiste de " Libé " pour un bateau ivre. Quant à Daniel C.B et Martine de S, un esprit mieux inspiré (restons dans les références bibliques de Joffrin…) aurait pu relever qu’en leur faisant cadeau de cette tribune marseillaise, dans un contexte politique interne au PS marqué par une dispersion frisant l’anarchie, Vincent Peillon leur offrait sur un plateau l’occasion de gagner des parts de marché dans un électorat de gauche déboussolé tout en aggravant la pagaille dans son parti. Car on n'aurait garde d'oublier que l’enjeu pour le MODEM reste toujours d’arriver en deuxième position à la prochaine présidentielle et que les Verts « cohnbétisés » ne rêve que de casser l’hégémonie des socialistes aux futures élections régionales. Dans cette course à " la direction " des gauches et du centre , contrairement à ce qu'affirme la " vox médiatique ", c'est Peillon qui s'est fait instrumentaliser. Et « son coup de génie » ,selon Midi Libre, pourrait bien s'avérer n'être qu'un maladroit « coup de pied de l’âne. »...

knd

Les primaires ne sont assurément pas un remède miracle mais elles ont la vertu de donner voix au chapitre à des personnalités inattendues. On peut penser à l'apparition de Prodi dans le centre gauche italien de qui le mène à la victoire de 1996 [ http://www.independent.co.uk/news/world/europe/unhappy-italy-finds-a-hero-in-professor-prodi-1571865.html ]. Je ne dis pas, sauf le respect qu'on lui doit, que la gauche française a besoin d'un Prodi mais on peut aussi penser à Obama. Encore faut-il que leur mode d'organisation soit à la hauteur : candidatures ouvertes, véritable campagne, vote sincère et réconciliation (à l'inverse de ce qui s'est passé en 2006). Malgré la défaite à la présidentielle, l'après primaire (certes fermée) de 94-95 avait montré que le PS savait aussi pratiquer la réconciliation façon Obama-Clinton, entre Emmanuelli et Jospin.

A l'inverse, je ne vois pas comment on pourrait faire s'accorder les présidentiables sur autre chose qu'une "plate-forme" avant la désignation du candidat. Vouloir définir avec précision les réponses qu'apporterait le projet PS aux défis du futur président serait contradictoire avec le principe même des primaires : cela reviendrait à en faire un pur casting, vidé de toute substance idéologique. Ce serait le meilleur moyen de retomber dans la synthèse mollassonne des dernières années. Toute ambition réformatrice serait gommée par la peur de donner l'avantage à l'un ou à l'autre. Jospin en 95 avait tracé sa propre ligne par rapport au projet PS d'alors et le Parti démocrate étasunien n'avait pas eu à trancher sur les questions centrale de l'élection avant le résultat des primaires.

Je pense que si l'on s'en donne les moyens, ces primaires pourraient justement être l'occasion de véritables débats publics sur le projet de la gauche forçant chacun à sortir du bois pour assumer ses positions, qui sur l'Europe, qui sur l'écologie, qui sur le travail, etc. Chose que le premier tour des présidentielles ne permet plus, hélas.

Ceci étant, il me semble que ce débat, effectivement inéluctable, élude totalement la question des régionales, non moins pressante me semble-t-il. Mais si le non-cumul devient enfin la règle il faut s'attendre à ce que ce silence ne dure pas...

René Fiévet

Tout à fait d’accord, et en tout point, avec ce qu’écrit Eric Dupin (qui devrait se manifester plus souvent sur son blog). Son texte fait écho à un remarquable point de vue d’Harlem Désir dans Le Monde au mois de juin dernier (« et si on commençait par la primaire du projet ? »). Toutefois, je pense qu’il manque quelque. La question des primaires est inséparable d’une certaine conception du fonctionnement du système politique français. En d’autres termes, pour notre malheur, beaucoup de dirigeants socialistes ont accepté l’idée de la présidentialisation du régime. Avec pour corollaire, cette idée qui fait son chemin : l’urgence politique n’est pas tant celle du projet que celle du leadership. Et quand on lit le rapport d’Arnaud Montebourg, c’est très clair : c’est le choix des personnes qui règlera les questions de fond. Une véritable révolution copernicienne pour les gens de gauche que nous sommes, qui avons toujours considéré que les choix sur le fond – la ligne politique, le projet – précédait le choix personnes. Et non seulement il le précédait, il le résolvait de lui-même. Car comme le dit fort justement Eric Dupin, une fois que les socialistes se seront mis d’accord sur le fond, il trouveront très naturellement un leader, sans avoir même besoin de primaires. François Mitterrand est devenu le leader en 1971 parce qu’il incarnait le projet (la rupture), et la ligne politique (l’union de la gauche).
Autant dire que je suis totalement d’accord avec les commentaires de Chatel. Il faut que la gauche en finisse avec le « présidentialisme à la française », et qu’elle ait le courage de la dire. Après tout, je ne vois pas en quoi la discussion sur le projet politique devrait éluder la question du fonctionnement des institutions. Or celle-ci est totalement absente des débats. Y compris dans les textes d’Eric Dupin, qui se garde bien d’aborder cette question tabou.

Erick

Si je comprends certains, il est absolument nécessaire qu' un pur régime parlementaire s' instaure, défendant des idées qu' une personnalité pourrait personnifier.
C' est trés bien mais qui va assurer la cohésion de la majorité et veiller à ce que le cap soit maintenu. Désolé, mais le régime actuel me va tout à fait : les idées sont personnifiées par un Président soutenu et "nourri" par une majorité qu' il contrôle en retour.
Un régime parlementaire avec une gauche aussi morcelée, éventuellement complétée par un centre et/ou une extrême gauche allogènes ? C' est un gag, non ?

David C.

Alors que la population d'Ukraine doit faire face à une grave crise sanitaire du à la grippe A H1N1 et à de graves maladies pulmonaires qui frappent quelques 40 000 Ukrainiens (30 morts et 1000 hospitalisations).

Vendredi 30 octobre 2009, Dominique Strauss-Kahn (DSK), actuel directeur général du Fond Monétaire Internationale (F.M.I.), se dit "inquiète" (non pas des maladies qui ravagent le pays) après la promulgation par le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, d'une loi augmentant le salaire minimum de 11 % au 1er novembre. DSK prétend que "la nouvelle loi sur le salaire minimum, menaçaient [la] stabilité" du pays.

DSK Vous avez dit " Socialiste préféré des Français pour 2012 ?"

Il est temps que toutes les révoltes particulières donnent naissance à un projet commun révolutionnaire!

David C.
david.cabas.over-blog.fr

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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