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19 mai 2008

Commentaires

chouka

Mouai, il y a quand même des simplifications...

Je pense qu'il y a plus de divergences, y compris de fond, entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë.

Par ailleurs les reconstructeurs ce n'est pas une alliance entre strauskahniens et fabiusiens : c'est une alliance entre Strauskahniens et proches de Montebourg, ouvert à une discussion avec Aubry. Et dans un second temps discussions avec Delanoë ou Fabius (mais Mosco a quelques réserves sur ce point).
Il faut lire le pourquoi de la démarche, qui a un sens profond de refondation du PS, et pas seulement tactique : http://lebavost.wordpress.com/2008/05/16/toulouse-la-confrontation-des-idees-lorage/


Il faut rappeler que cette stratégie a été votée à l'unanimité moins une abstention (Alain Richard), donc Michel Destot est d'accord même s'il a signé le texte de Delanoë.

Bien d'accord avec vous, ce texte manque de clarté, de courage et de créativité. Assez décevant pour l'instant.

L'alliance de la déception et de la crainte d'un premier round destructeur peut faire émerger une troisième voie. Tout dépendra de la qualité des textes.

Imaginons une victoire de Ségolène ! Ou une victoire de Delanoë, comment réagiraient les soutiens de la première aujourd'hui ? Non, il faut vraiment travailler le fond.

Quant aux soutiens des fédés, c'est en partie une mystification : http://lebavost.wordpress.com/2008/05/19/les-federations-ne-soutiennent-personne/

Cordialement

Eric Dupin

Chouka,
Merci pour votre commentaire, et quelques réponses:

1/ Oui, il a quelques différences de fond entre Delanoë et Royal (notamment sur les alliances en plus de la pratique politique dont je parlais), mais sur "l'essentiel", je veux dire les grands choix de politiques publiques, on n'a pas encore vu de clairs clivages. Cf leur commune admiration pour le "parti démocrate" italien...

2/ Tout de même, Claude Bartolone, lieutenant historique de Fabius, est un des principaux artisans du rapprochement dit des "reconstructeurs". Montebourg les a rejoint beaucoup plus récemment.

3/ Quant à la nécessité, pour le PS, de privilégier le débat de fond - au risque de faire émerger de vrais clivages - je suis d'accord avec vous.

Annick

Au Parti socialiste, on aime les propositions, aussi, il fût étonnant que DSK, de son siège du FMI préféra faire planer la menace mondiale de pénurie alimentaire que de faire des propositions pour y remédier.
Delanoë a fait ses preuves à Paris, il est efficace, mais il embrasse beaucoup, c'est suspect, il veut que les parisiens s'amusent, pourquoi pas, mais toute la France qui s'amuse, ça ne passera pas.
Royal me stresse, il lui manque la fibre apaisante dont est pourvue Martine Aubry, pas candidate.
Fabius? trop discret pour le moment.
Mais pour parler d'un présidentiable, il faudrait surtout que Ségolène consente à tourner la page. Pour se faire mieux apprécier, elle gagnerait à se mettre un peu dans l'ombre, l'acharnement dont elle preuve est plutôt mauvais signe.

noop

Cela semble compliqué à l'ignorant que je suis des "finesses" de positionnement dans le Ps.
Au final les "responsables" du Ps ne devraient pas oublier que leur candidat devra s'adresser non pas à ses partisans mais aux français...
Vu de loin on a quand même l'impression que, passer maître dans ce jeu politique interne ne prépare pas bien à la prise en compte des vrais problèmes du pays. Cela renforce les postures idéologiques et partisanes au détriment d'un necessaire pragmatisme.
Une fois à un "C dans l'air" auquel Eric Dupin vous étiez je crois présent (en 2006 avant la campagne), Roland Cayrol avait dit sans que cela lui pose le moindre problème, que les postures et discours de congrès du PS relayés par la presse comme un conclave du Vatican, n'avaient finalement qu'un usage et une portée interne et que finalement ils n'engageaient pas le candidat qui en sortirait...
Cela m'avait étonné à l'époque. Cette affirmation satisfaite qu'au PS on aimait parler, faire croire... sans finalement se sentir engagé. Comme du bluff.

René Fiévet

Éric Dupin insiste sur les convergences de fond entre Royal et Delanoë, sans doute pour diminuer la portée des débats qui s’annoncent pour le prochain Congrès du PS. Depuis quelque temps, c’est effectivement très « tendance » de porter un regard désabusé sur tout ce qui se rapporte au PS. Succès assuré.
Mais si on y réfléchit, n’est-il pas finalement assez rare qu’il y ait de fortes divergences de fond entre les différents courants du PS, au plan idéologique s’entend ? Après tout, si on prend l’exemple du Congrès d’Épinay de 1971, les socialistes étaient d’accord sur l’essentiel: la transformation socialiste de la société. Ils étaient en désaccord sur la stratégie politique: programme ou non avec les communistes. Et Épinay fut un grand congrès politique. De même, au Congrès de Tours en 1920, tout s’est joué sur l’adhésion ou non à l’Internationale Communistes. Mais majoritaires et minoritaires étaient d’accord au plan idéologique sur l’objectif de transformation révolutionnaire de la société. Qui peut nier que Tours a modelé le paysage politique français pour au moins 80 ans ? A mon sens, le dernier Congrès “idéologique” fut celui qui opposa les mitterrandistes et rocardiens au Congrès de Metz en 1979, où il fut beaucoup question de la place du plan et du marché dans la société. Ce fut un grand congrès politique, mais dominé quand même par le contexte de l’affrontement entre 2 personnalités.
Tout ceci pour dire qu’il ne faut pas minimiser les désaccords politiques entre Royal et Delanoë. Le congrès de 2008 s’annonce comme un congrès sur la ligne politique- notamment sur la stratégie d’alliance. Il est aussi un congrès sur la nature du PS dans le système politique français. Pour faire simple; le PS doit il rester ce qu’il est: un parti de militants, axé sur un projet politique (Delanoë) ; ou doit-il prendre le tournant définitif de la présidentialisation du régime politique, et devenir un parti de supporters derrière un “chef” (Royal). Contrairement à ce que laisse penser Éric Dupin, il s’agit de beaucoup plus qu’une « manière différente de faire de la politique ». De ce point de vue, Reims 2008 s’apparente beaucoup au Congrès des Néos de 1933. Voilà qui est de nature à faire du futur Congrès de Reims un grand congrès politique. Ne faisons pas la fine bouche. Cela n’arrive pas si souvent.

Bafing

Je pense qu'on sous -estime Mme Segolène Royal, N'oublions pas que Mitterand etait aussi détesté avant sa prise du partie par les apparachites.On aime fort,ou on déteste fortement Mme Royal,Miterrand aussi provoquait çà, donc je pense qu'il ne faudra pas la sous- estimée, elle à beaucoup progressée dans beaucoup de domaine et vous pourriez vous rendre compte au fil des mois à venir.Elle a beaucoup de capacité qu'on ne soupconne pas

Karl Marx

Delanoe, plus âgé, ne pourrait-il pas faire miroiter un poste de future 1er ministre à Royal en 2012? Je ne crois pas qu'il y ait encore eu d'actions ou de mots irréparables de l'un envers l'autre, mais je ne suis pas un pro des petites coulisses non plus.

Franck Boizard

En tant que non-socialiste, je pense ceci (qui évidemment sera fort contesté, je n'en doute pas ) : le problème fondamental du parti socialiste français est d'être socialiste.

Le socialisme, ça ne marche pas (sauf en Suède, et encore).

Tous les partis dits de gauche des autres pays avancés sont plus ou moins libéraux.

Nos militants gauchistes prennent cela pour une trahison, je prends cela pour un signe d'intelligence et de sens des réalités.

Le fait de ne pas renoncer au socialisme, ou tout au moins à son vocabulaire, à son discours et à ses concepts, oblige les dirigeants du PS à être constamment parcellaires (on met le doigt sur les problèmes, réels, du capitalisme sans prendre une vue d'ensemble) et partiaux, d'où l'impression qu'ils donne d'être brouillons et détachés du monde.

La lecture du petit livre d'Erik Orsenna, tout dépourvu de prétentions qu'il est, Voyage aux pays du coton, nous en apprend mille fois plus sur l'état du monde que la compilation des discours des dirigeants du PS depuis dix ans ; tout simplement parce que l'auteur s'est fait un devoir de rapporter fidèlement ses rencontres tandis que les dirigeants du PS ne voit que ce qui leur permet de justifier leur socialisme (ce qui n'est pas beaucoup). C'est un combat d'arrière-garde : «Encore un instant, s'il vous plait, monsieur le bourreau».

Alors, évidemment, vous comprendrez que, muni de cette grille de lecture, j'attache peu d'importance aux amours de Bertrand et de Ségolène.

Trésor de bienfaits

Je serais vous, Franck Boizard, je ne désespérerais pas à ce point du PS !!!

Jospin est le dernier, dans les faits et les discours, à avoir tenté de tenir bon dans la lutte contre les inégalités, qui est le fondement même du socialisme, malgré la nécessaire inscription de son action dans le libéralisme européen (stratégie de Lisbonne).
Il est significatif qu'il passe désormais pour un dinosaure dans un PS majoritairement droitisé qui n'imagine plus arriver au pouvoir autrement qu'en faisant prévaloir le réalisme économique sur toute autre considération. Au fond entre la politique de Sarkozy et les préconisations des Royal, Valls, Mosco, Dray, Rocard ou DSK, sans oublier Attali, il n'y a plus guère que l'usage d'une langue de bois différente et une habileté plus ou moins grande à paraître se soucier des pauvres (les "vraies gens" comme dit la fée clochette qui n'est douée dans aucune langue) autrement que pour les convaincre de se tenir tranquilles.
Les Kouchner, les Besson, les Allègre, ne sont pas des traitres, comme certains se plaisent à le dire, ils sont bien plutôt des révélateurs. Et il s'en est-il fallu de peu l'autre jour que Mosco et Kouchner ne s'embrassent, tombant le masque devant les téléspectateurs de France 2.
Bref la gauche de droite dont vous rêvez, à mon sens, elle est déjà là.
Et si j'en crois l'analyse d'Eric Dupin sur l'échec des socio-démocrates en Europe - qui est aussi celle de Fabius - elle est, à ce compte-là, vouée à perdre encore les prochaines élections présidentielles. Pour qu'il y ait alternance il faut une alternative.
Le seul espoir de cette gauche-là -et encore à condition de ne pas être plombée par une extrême gauche remontée - réside dans l'extrême présidentialisation avec un parti de supporters c'est à dire la réduction de la politique à un choc de personnalités. L'expérience de 2007 a montré le caractère aléatoire de cette stratégie.

chatel

@ Franck Boizard
"Tous les partis dits de gauche des autres pays avancés sont plus ou moins libéraux". Et partout, ils perdent les élections... Votre argument se retourne contre vous. Comme le dit Trésor de bienfaits, "pour qu'il y ait alternance, il faut qu'il y ait alternative".

D.H.

On pourrait éprouver en effet, TdB, une certaine nostalgie pour la figure politique de Jospin - bien qu'il se soit cru obligé de dire, déjà en son temps, que son "programme n'était pas socialiste" ; et que son distinguo entre "société de marché" et "économie de marché" ait été apparemment trop subtil pour ne pas inciter certains étourdis à commettre de regettables lapsus (P. Moscovici dans l'émission d'Yves Calvi, à propos de la crise financière: "Puisque nous sommes à présent dans une société de marché, autant mettre en place des outils de régulation etc., etc...", ou quelque chose d'approchant).

Tous ces gens ont muté en esprit depuis un moment bien sûr; pour certains depuis longtemps déjà: je me souviens de B. Kouchner, lorsqu'existait encore l'émission "le forum des européens" sur Arte: il affichait une telle haine et un tel mépris vis-vis d'une jeune militante de la "gauche de la gauche", qu'il semblait appartenir au gouvernement de N. Sarkozy deux ou trois ans même avant que celui-ci soit élu président.

A présent on assiste chez la plupart à l'exécution dans leurs propos de ronds-de-jambes et des entrechats destinés à se rapprocher le plus élégamment possible du fameux "aggiornamento" (un mot qui a au moins le mérite, lorsqu'on ose le laisser pointer, de mettre un peu de soleil méditerranén dans le morne discours politique).
Vincent Peillon vient de postuler ainsi l'accointance historique entre libéralisme et socialisme (ce en quoi il a d'ailleurs raison: je relis un auteur du XIXème, cela ne fait effectivement pas l'ombre d'un doute).
Ceux qui ont les articulations les plus souples, optent carrément pour l'autoritarisme et le sécuritaire.

matéo

Ainsi donc la vraie gauche de gauche commence à faire le tri entre ceux de la fausse gauche (ou gauche droitisée) et ceux de la vraie gauche, porteurs d’une alternative politique où ne prévaut pas l’économique. De tels décomptes où l’on place d’un côté les « vendus » et de l’autre les « purs » pourraient laisser entrevoir une belle et joyeuse scission au PS, s’ils reflétaient l’opinion militante.

Ce n’est malheureusement là que l’opinion de quelques contributeurs, nostalgiques des bons vieux schèmes d’autrefois : « tu diminues la dépense publique, je l’augmente ; tu réduis les effectifs de la fonction publique, je les augmenterai ; tu donnes de la flexibilité au marché du travail, je m’en vais te le rigidifier ».

Et les sous ? La croissance ? Les commandes ? Les emplois ? Je t’emm… : doivent prévaloir les Grandes Notions de notre camp : la Justice Sociale, la Transformation de la Société, la Solidarité avec les plus faibles ; l’Amour, la Joie, les Fleurs, aussi. Ainsi parlaient les gardiens du temple en orthodoxie socialiste. Que les caisses soient vides, la croissance molle, les déficits abyssaux, la dette monumentale, n’est pas le problème, et sûrement pas un quelconque réel d’où devrait partir tout projet alternatif à la vilaine droite. Il faut faire coller la théorie au réel, sinon pas d’accession au pouvoir. Vouloir partir du réel pour le cas échéant décliner ses théories est bien une foutaise de la droite de droite, et aussi, malheureusement de la gauche droitisée.

« Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! » : voilà un credo de la vraie gauche. Non les problèmes du pays ne sont pas collectifs, non on ne les résoudra pas en agissant sur les masses, il faut pour être raccord avec son credo « faire payer les riches » : augmentons les impôts (ils peuvent encore payer), augmentons l’impôt sur les sociétés (elles peuvent encore cracher au bassinet), obligeons les entreprises à embaucher des jeunes et interdisons les de licencier les + de 50 ans, soumettons les d’ailleurs à l’autorisation de l’état pour licencier, bardons nos écoles, nos maternelles comme nos collèges d’enseignants, de profs, d’Atos, d’infirmières, de CPE, de Conseillers d’Orientation. Abaissons l’âge du départ à la retraite à 55 ans pour tous, diminuons les durées de cotisation à 37 ans et demi, allongeons donc la période d’indemnisation du chômage à 4 ans et demi, recrutons massivement (quand on est de la vraie gauche, on ne se mouche pas du coude, on fait dans le massif) des infirmières, des médecins, des chirurgiens ; régularisons massivement ( !) les sans papiers, laissons enfin l’état créer des sociétés industrielles selon les principes éprouvés de l’économie mixte, et partant des emplois… et il fera jour !

Comment la masse des français peut-elle encore être rétive à ce programme mirobolant de la vraie gauche proposant une alternative aussi « béton » ? Comment se fait-il donc qu’une majorité de nos concitoyens, dont rappelons 50 % se trouvent en dessous du salaire médian (1200 €) ne choisisse pas ce programme, éminents remèdes à tous nos maux, épris de justice et d’égalité, garant de la prospérité de tous ?

Chatel, répète à l’envi que partout ces gauches-là (entendez les fausses) perdent les élections, en oubliant qu’à peine dix ans en arrière ces fausses gauches étaient « vraiment » au pouvoir dans nombre de pays d’Europe, quand la notre, la fausse comme la vraie, se faisait retoquer. Mais que vaut cette argument, puisqu’en fait ce qui compte, c’est qu’au pouvoir ou pas, à la gouvernance de leur nation ou pas, ce n’étaient là que des ersatz de gauche, incapables d’offrir au monde, à leurs concitoyens cette belle, cette vraie « alternative que décline à ce jour une LCR, galvanisée par un Besancenot marketé à souhait. Remettons à l’honneur ce volontarisme de gauche, allons à rebours du monde, là est le salut de la classe ouvrière. C’est beau comme du Maxime Gremetz !

flamant rose

@ René Fievet

Vous dites"si on prend l’exemple du Congrès d’Épinay de 1971, les socialistes étaient d’accord sur l’essentiel: la transformation socialiste de la société. Ils étaient en désaccord sur la stratégie politique: programme ou non avec les communistes". Il ne me semble pas que ce soit exactement ça.
Lors du congrès d'Epinay l'ordre du jour était comment définir les relations avec le PC et comment inverser le rapport de force. François Mitterrand était à l'époque un des 97 délégués de la CIR (convention des institutions républicaines). Lors de sa prise de parole il proposa l'élaboration d'un programme commun avec le PC. Pratiquement tous ont adhéré à cette stratégie et c'est la raison pour laquelle il est devenu le premier secrétaire du parti le jour de son adhésion.

Vous dites également "De même, au Congrès de Tours en 1920, tout s’est joué sur l’adhésion ou non à l’Internationale Communistes. Mais majoritaires et minoritaires étaient d’accord au plan idéologique sur l’objectif de transformation révolutionnaire de la société". C'est vrai mais Tours n'a modelé le paysage politique que pour la gauche. Mais là encore la SFIO a été écartelée entre les partisans de l'adhésion à la 3éme internationale créée à Moscou en 1919 et les autres. Léon Blum refusait d'être inféodé a Moscou et surtout ne voulait pas des 21 conditions nécessaires et obligatoires pour adhérer et que Lénine imposait.
Pour mémoire la 13 éme condition obligeait de procéder à une épuration périodique afin de supprimer les éléments petits-bourgeois et la 16 éme condition obligeait tous les PC à obéir aux décisions de l'international communiste. Certaines autres des conditions étaient tout aussi à la cause de Moscou.
67% des bulletins furent en faveur de la préconisation d'adhésion à la 3éme international. Blum fut donc largement battu. Ainsi fut créé le PCF qui soutiendra Moscou jusqu'à Georges Marchais.

Vous dites enfin "Reims 2008 s’apparente beaucoup au Congrès des Néos de 1933. Voilà qui est de nature à faire du futur Congrès de Reims un grand congrès politique". Je suis plus nuancé que vous. En 1933 au congrès de la SFIO le parti était partagé entre ceux qui voulaient un parti de gouvernement et ceux qui ne le voulaient pas. Ceux que vous appelez les néos (partisans d'un parti de gouvernement) étaient dirigés pas Marcel Déat. Il ne me semble pas que ce soit le débat actuel des socialistes. Par contre et je crois que c'est le cas aujourd'hui comme cela l'était en 1933 où la frange des socialistes menée par Déat s'en est pris violemment à l'autre frange qu'il jugeait incapable de s'adapter à la situation. Effectivement je pense que les socialistes en 2008 à Reims peuvent se déchirer sur ce problème. Manuel Valls, Vincent Peillon et d'autres pourraient s'en prendre à certains des socialistes qu'ils considèrent comme étant incapables de s'adapter. En 1933 cela s'est terminé par une l'exclusion des néos.

Martin P.


pas le profil?

petit CR du CN SD:
http://sauce.over-blog.org/article-19174278.html

labarriere

Le PS quelque soit son dirigeant n'a aucun intérêt à ce que l'un ou une des siens soit élu Président de La République dans la mesure où il perdrait lors des élections intermédiaires suivantes au moins la moitié de ses élus qu'il a engrangé depuis 2004.Ce n'est qu'un parti de notables donc conservateur en plus de son monétarisme et européisme foncier.Comme la droite!!!

DD

Lu le texte d'Eric Dupin. Ben je ne me vois pas revoter PS d'ici ma mort, que je souhaite fort tardive.

Lu les commentaires. A travers plusieurs, on voit bien que le salut pour le PS serait de ne plus être de gauche. Que le PS se transforme en PS ainsi : Parti Sarkozyste. On n'est pas dans la m...e, hein.

Bye ;-)

Trésor de bienfaits


@Mateo

"Que les caisses soient vides, la croissance molle, les déficits abyssaux, la dette monumentale, n’est pas le problème"

Mai c'est le problème justement...après six ans de droite au pouvoir. Si c'est pas malheureux !!!

"obligeons les entreprises à embaucher des jeunes et interdisons les de licencier les + de 50 ans"
Je ne sais jusqu'à quel point on peut résoudre cela par la contrainte mais ce qui est certain c'est que le miracle économique accompli par la droite depuis six ans n'a pas permis de créer des emplois.

Quant aux profs et aux infirmières, en avons-nous vraiment besoin ?
Former les jeunes ? Pour quoi faire ?
Soigner les vieux ? Mais nom de Dieu qu'ils crèvent !

Je réponds par la caricature à vos arguments parce qu'ils sont eux-mêmes caricaturaux. Ce sont d'ailleurs toujours les mêmes. J'admire cependant, et sans ironie, la qualité toujours renouvelée de votre style.

Ozenfant

Toujours aussi bien cet Alain Richard !

Depuis 1983, mon parti se complait dans un dilemme tragi-comique :
Aller vers cette vieille chose : le centre social démocrate. Ou aller vers cette autre vieille chose: La gauche prolétaire révolutionnaire.
LAPALISSADE:
Quand tu vas vers le centre, tu te retrouves amputé de la main gauche !
Quand tu vas vers la gauche, tu te retrouves amputé de la main droite !
Il faut donc innover !
Blème ! Les militants sectaires on une peur maladive de tout ce qui sort de la dialectique qu’ils entendent depuis toujours !
Dommage ! Car il n’est pas incompatible de conjuguer une politique sociale bien plus solidaire que la nôtre comme dans nombre de pays d’Europe où le parti socialiste a déjà effectué son aggiornamento... Avec une technique économique et fiscale efficace, moderne, incitative à l’investissement et à l’embauche !

Je n’ai pas lu le livre de Manuel Valls, mais dans une interview d’hier, c’est, me semble t-il, ce qu’il a l’air de suggérer :
Pour éviter un affrontement violent, on nous propose une présynthèse destinée à empêcher tel ou tel, et à arranger tous ceux qui veulent préserver leurs chances pour 2012. Mais la troisième voie ne peut être le syndicat de tous ceux qui ne veulent ni Delanoë ni Royal, tout en espérant le retour de Fabius ou de DSK. Elle doit être basée sur un devoir de vérité : assumer le réformisme, réconcilier la gauche avec le libéralisme, conjuguant, ainsi, solidarité et responsabilité individuelle. http://www.valls.fr/


chatel

@ Matéo
Je suis de l’avis de Trésor de bienfaits: votre intervention est brillante mais trop caricaturale (« Et les sous ? La croissance ? Les commandes ? Les emplois ? Je t’emm… » ; «Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! » etc.) pour servir de base de discussion.
Quelques remarques néanmoins :
- «Comment se fait-il donc qu’une majorité de nos concitoyens, dont rappelons 50 % se trouvent en dessous du salaire médian (1200 €) ne choisisse pas ce programme ? ». Mais si la gauche, pour gagner, doit se recentrer, comment se fait-il que SR ait perdu, elle qui prévoyait de gouverner avec FB ?
- « Remettons à l’honneur ce volontarisme de gauche ». Force est de constater que le volontarisme politique a été remis à l’honneur par la droite (« ensemble, tout est possible ; « J’irai chercher la croissance avec les dents ») et que ceci explique pour une large part le succès de NS dont le discours de campagne tranchait nettement avec la résignation dont font depuis trop longtemps preuve les socialistes (« contre le chômage, on a tout essayé », « L’Etat ne peut pas tout »).
- « Dix ans en arrière ces fausses gauches étaient « vraiment » au pouvoir dans nombre de pays d’Europe ». Mais justement elles n’y sont plus parce qu’elles ont échoué. Ne serait-il pas temps pour elles de se remettre en question ? Et ne serait-il pas pour le moins paradoxal que le PS décide de prendre ces gauches pour modèle précisément maintenant que leur échec est patent?
- « Quand la nôtre, la fausse comme la vraie, se faisait retoquer ». Mais non. La gauche française a également remporté des élections, et chaque fois sur un vrai programme de gauche, en 1981 comme en 1997 (les 35 heures).

flamant rose

Le problème de ce que l'on appelle la gauche de la gauche est qu'elle est composée de personnes qui non seulement vivent en dehors des réalités, mais qui de plus sont persuadées d'avoir raison contre tout le monde sur plusieurs points.

en niant les lois élémentaires de l'économie
François Mitterrand 1979 : les prétendues lois économiques ne sont que les vieilles recettes de l'exploitation de l'homme par l'homme, du système capitaliste de la société industrielle. Il est temps de changer les termes du débat et de ne plus se laisser investir par la culture économique dominante.

En ayant raison contre tous
Dés son élection Mitterrand était persuadé que la France en appliquant les recettes socialistes allait donner la leçon à nos voisins. C'est ainsi que le 24 septembre 1981 il déclara " Notre politique va à contre-courant d'une politique répandue dans le monde occidental" et il ajouta "nos voisins finiront par regarder de notre côté en se disant que si après tout toutes les issues sont bouchées, celle qu'ouvre la France ne sont pas si mauvaises"
On sait ce qu'il adviendra de la politique en question (1983)

En étant idéologue
Obsédé par le général de Gaulle auquel il n'arriva jamais à la cheville Mitterrand déclara " Par les nationalisations, je fais ce que de Gaulle a fait en matière nucléaire: Je dote la France d'une force de frappe économique.

Alors que toutes les gauches européennes ont été au delà même de ce que fait la droite française, la gauche de la gauche est toujours ancrée dans la lutte des classes, dans l'idée que l'état peut et doit tout faire. Pourtant Jospin en son temps leur a dit le contraire : l'état ne peut pas tout. Mais je crois que c'est sans espoir et ça promet au sein du PS des lendemains qui déchantent.


noop

@ flamand rose
"Mais je crois que c'est sans espoir et ça promet au sein du PS des lendemains qui déchantent."
Si les lendemains qui déchantent n'étaient que pour le PS je me ferais une raison assez facilement. Hélas parfois ce sont ces idées que vous décrivez, ce dogmatisme qui arrivent au pouvoir, et c'est la France qui trinque.
Force est de constater qu'à droite comme à gauche l'offre politique n'est pas très rassurante. Ajoutez à cela des journalistes "d'opinions" qui aiment plus que tout leur jeu de massacre et le tableau est carrément inquiétant.
Mais qu'est ce qui fait que la gauche en France refuse à ce point la réalité ? J'aimerais bien un jour que l'on me l'explique.

René Fiévet

Réponse à Flamant Rose

1) Sur Épinay 1971, je pense que vous faites erreur. Tout le monde n’a pas adhéré à la stratégie de Mitterrand (engager immédiatement des discussions pour un programme de gouvernement avec les communistes). La motion Mitterrand l’a emporté d’extrême justesse contre ceux qui prônaient au contraire la poursuite du débat idéologique avec les communistes (Savary, Mollet, Poperen)

2) Ce que vous dites sur Tours en 1920 est exact, mais ne contredit en rien mon propos.

3) Sur le congrès de Néos de 1933, quand Blum dit “je suis épouvanté”, il ne pense pas à la question de la participation gouvernementale. Il pointe la vision idéologique des néo-socialistes axée sur les valeurs d’ordre, d’autorité et de nation. Quel rapport avec Ségolène Royal, me direz-vous ? Ce que je pointe ici, c’est que le discours de Royal – comme celui des néos en 1933, mais dans un tout autre contexte – est une sorte de tentative d’acculturation du mouvement socialiste. C’est à dire une tentative d’imposer des références totalement différentes de celles qui prévalaient jusqu’alors dans l’univers mental des socialistes. Le terme “chef” – fort justement relevé par Éric Dupin - est d’ailleurs très significatif. Dans une interview mémorable au Nouvel Observateur en octobre dernier, Royal déclare: “les socialistes n’ont pas le sens du chef, il va falloir qu’ils l’apprennent”. Tout est dit.

A mon sens, contrairement à ce que laisse penser Éric Dupin, entre Delanoë et Royal, il y a beaucoup plus qu’une “façon différente de faire de la politique”.

flamant rose

@ René Fievet

J'ai fait mon commentaire de mémoire. Je viens de faire des recherches et vous avez effectivement raison. Au congrès d'Epinay la motion Mitterrand a gagné de justesse 51,26% contre 48,73. Je pensais que l'écart avait été plus important. Donc acte et pan sur le bec.

Franck Boizard

Chatel,

Vous êtes extraordinaire de mauvaise foi :

quand la droite perd les élections, c'est parce qu'elle est à droite. Quand la gauche perd les élections, c'est aussi parce qu'elle est à droite.

Bref, la (vraie) gauche ne perd jamais les élections !

Je sais bien que vous n'êtes pas le seul à tenir ce raisonnement, mais ça n'enlève rien à son coté comique et je vous remercie de cette bonne tranche de rire.

Erick

Extrait des nouvelles "Yahoo" à propos du bouquin de Delanoe :

"Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement la libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique", ajoute-t-il (B. Delanoe.

Le maire de la capitale estime qu'il faut en finir avec une ancienne pratique socialiste et choisir une orientation idéologique: "il faut choisir, la synthèse est morte, voici venu le temps des différences assumées".

Même s'il met des limites à son acceptation du libéralisme - il ne peut être selon lui "un fondement économique et même sociétal" - Bertrand Delanoë a été critiqué par Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée et proche de Ségolène Royal, candidate déclarée à la direction du parti."

Moi je ne sais pas mais comment prôner le libéralisme sans en faire ? Et comment emporter l' adhésion sur cette idée ?

Chouka, fin connaisseur des arcanes du PS, nous éclairera sans doute.

Ozenfant

Chatel,
Salaire médian 1700 euros et non 1200 euros, d'après mes souvenirs ?

Je ne vois pas l'intérêt de ratiociner sur le passé, ce sont les directions à venir qui importent (enfin du moins pour les socialiste/solidaires).
Emmanuel Todd : "En France, ce sont vraiment les élites qui vont mal, qui sont malheureuses et complètement larguées."

D.H.

Je n'ai pas lu le livre de B. Delanoë, je ne le connais donc que par les propos que vous en rapportez, Erick. Ces derniers sont à bien des égards symptomatiques.
Symptomatique par exemple, le remplacement de la notion de "social" par celle de "sociétal" dans l'expression "un fondement économique et même sociétal", pour désigner ce que pourrait être ou non le libéralisme ; cela me conforte dans l'idée que le parti socialiste se transforme peu à peu en parti sociétaliste.
De la même manière que le marxisme est le frère jumeau du capitalisme, dont il partage exactement les mêmes valeurs et la même vision du monde, le socialisme et le libéralisme sont décidément jumeaux, pour la production d'un nouvel Homme Nouveau. Ce dernier couple, socialo-libéral, est d'ailleurs l'héritier du premier, en ce qu'il relève du même économicisme.

L'expression "humanisme libéral" est pour le moins problématique. Si le libéralisme a pu apparaître comme un humanisme à ses origines, il est entré dans une phase où on ne peut guère attendre de lui qu'il produise autre chose qu'une espèce de posthumain (s'il en a le temps, et si ses excès n'aboutissent pas encore plus vite à des catastrophes écologiques).
La culture libérale du risque et son goût héroïque pour l'"aventure" sont séduisants et ont indéniablement contribué à notre enrichissement, mais à présent qui ou quoi en supporte les coûts?

Peut-être la plus grande peur des socialistes est-elle de paraître réactionnaire, en tentant de s'opposer à la marchandisation croissante du monde (jusqu'aux processus d'engendrement de l'humain par exemple) par l'exigence du respect de certains interdits, interdits dont l'unique raison d'être n'a jamais été que de protéger le faible et le vulnérable.

Franck Boizard

Beaucoup d'entre vous dissertent sur le libéralisme, mais vu la teneur des propos, j'en viens à douter qu'ils sachent vraiment ce qu'est le libéralisme.

Ils semblent confondre le libéralisme avec un ensemble de mesures prises par des technocrates pour influer sur l'économie.

L'article Libéralisme de Wikipedia me parait une bonne introduction.

Quant au concept de «marchandisation du monde», il relève de la même caricature. En quoi est-ce blâmable, par exemple, de choisir l'école de ses enfants (j'ai entendu des profs dire qu'il s'agissait d'une irruption -intolérable- des habitudes marchandes dans l'enceinte sacrée de l'école) plutôt que de laisser ce choix à l'Etat ?

Si, par «marchandisation du monde», on entend le fait de laisser le choix aux individus plutôt que de les soumettre aux lubies des hommes de l'Etat, ma foi, vive la marchandisation du monde !

Erick

"Ils semblent confondre le libéralisme avec un ensemble de mesures prises par des technocrates pour influer sur l'économie."

Les propos de Delanoe que j' ai extrait d' un article de presse et cité ci-dessus me paraissent correspondre à cette définition.
"L humanisme libéral, intégré dans le corpus idéologique du PS, mais excluant tout libéralisme économique et sociètal" (je ne fait là que de la contraction de texte) : rhétorique pesante et somme toute assez révélatrice en dehors d' une certaine contradiction dans les termes. Antilogie ?

chatel

@ Fanck Boizard
« Je vous remercie de cette bonne tranche de rire »
J’accepte bien volontiers vos remerciements quoique je ne les mérite en aucune façon, n’ayant jamais affirmé que la droite perd les élections lorsqu’elle est à droite. L’élection de NS ne m’a en effet nullement échappé. Il me semble que votre erreur d’interprétation provient de ce que vous associez inconsciemment le volontarisme politique à la gauche, ce en quoi vous avez tort, ainsi que le démontre la campagne à la fois volontariste (« ensemble tout est possible ») et bien à droite (les promesses de cadeaux fiscaux) de NS.

@ Ozenfant
«Salaire médian 1700 euros et non 1200 euros ». Je me suis borné à citer Matéo («Comment se fait-il donc qu’une majorité de nos concitoyens, dont rappelons 50 % se trouvent en dessous du salaire médian (1200 €) ne choisisse pas ce programme ? »). Le salaire médian est de toute façon supérieur à 1200 euros en France. Il était à peu près à 1500 euros en 2006.

« Je ne vois pas l'intérêt de ratiociner sur le passé ». Ce n’était pas mon but. Il me semble néanmoins intéressant de relever que depuis quelque temps la gauche sociale-démocrate, que d’aucuns au PS voudraient ériger en modèle, ne cesse de perdre les élections. La social-démocratie européenne est en crise. Que ceux qui sont n’ont de cesse de reprocher aux autres de refuser de voir le réel tel qu’il est sortent enfin du déni !

chatel

@ Franck Boizard
« Quant au concept de «marchandisation du monde», il relève de la même caricature. En quoi est-ce blâmable, par exemple, de choisir l'école de ses enfants (j'ai entendu des profs dire qu'il s'agissait d'une irruption -intolérable- des habitudes marchandes dans l'enceinte sacrée de l'école) plutôt que de laisser ce choix à l'Etat ? ».
Ce concept est en effet parfois confondu à tort avec celui de libéralisme. La brevetabilité du vivant participe bien de la marchandisation du monde. En revanche, la suppression de la carte scolaire est une mesure libérale visant à mettre en concurrence les établissements. Cette mesure a toutefois pour effet de renforcer le consumérisme ambiant auquel la marchandisation du monde n’est évidemment pas totalement étrangère.

Annick

Franck Boizard, vous écrivez "en quoi est-ce blamable de choisir l'école de ses enfants?".
Quelle est votre solution si, dans l'école que vous choisissez, il n'y a plus de place pour votre enfant?
1. vous consentez à l'inscrire ailleurs?
2. vous demandez qu'un autre enfant aille ailleurs pour qu'il libère la place?
3. vous exigez la place en disant: un de plus, ça n'est pas si grave?
4. vous braquez la directrice?
sachant que d'autres parents peuvent être dans la même situation.

Le site Nouvelobs.com publie des extraits du livre de Delanoë, on peut y lire sa définition du libéralisme qui contient cette phrase:

« Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme :
« (...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. »

Delanoë écrit aussi :
"Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait."

De fait, la liberté, beaucoup de gens préfèrent en rêver que l’avoir parce qu'elle s'associe justement à la responsabilité.
Etes-vous prêts Frank B à assumer votre choix, si dans cette école que vous aurez choisi, votre enfant échoue ? … c’est là qu’intervient le bouc émissaire …

Franck Boizard

Annick, je suis résolu à mettre mes enfants dans le privé hors contrat. Cela répond-il à votre demande ?

Ozenfant

Châtel,
Au risque de me répéter et de me re-répéter, choisir entre le gauche et la droite du PS est également suicidaire.
Il me semble nécéssaire de sortir de ce cercle vicieux dans lesquels s'enferment Royal, Delanoë, Sapin, Mosco etc.
La sociale démocratie fonctionne mal.
Il semble judicieux d'aller beaucoup plus à gauche pour le social et vers beaucoup plus d'efficacité et d'incitatif à l'expansion et l'embauche pour les lois fiscales et le travail.
Personne ne comprend ce que je dis là ?

Eric Dupin ?

D.H.

Il y en a ici qui coupent les cheveux en quatre.

Le libéralisme est inséparable de l'économie de marché.
Depuis un certain temps (Reagan et Tatcher), le Marché s'étend à des secteurs toujours plus étendus de la société. Pour cela il profite de la fragilisation de toutes les institutions.
L'extension du Marché n'est d'ailleurs pas étrangère au lent effondrement de toutes les instances "verticales", dans lesquelles il faut compter le politique, qui offre de jour en jour un visage plus spectral.
Il ne s'agirait en fait que d'un seul et même mouvement: l'idéologie (libérale) de la défense des droits individuels en minant les institutions sert l'extension du marché (par exemple la famille: un couple divorcé, c'est deux cafetières achetées au lieu d'une), et inversement l'extension du marché en minant les institutions accélère la revendication des droits individuels.

Les politiques de droite (par leur versant "conservateur") comme de gauche (par le souci affiché de "moraliser le capitalisme") courent derrière le Marché pour essayer de remettre de la "verticalité".
La phrase de B. Delanoë rapporté par Erick est un peu plus compréhensible, restitué dans son intégralité; elle ne fait que rappeler le cousinage historique du socialisme et du libéralisme. Mais cela me semble correspondre à un état ancien déjà du monde économique.
L'illusion sur laquelle est fondée, à mon sens, la philosophie libérale, est celle de l'autonomie du sujet, de sa "liberté de choix" ("c'est mon choix", comme on nous le proclame à la télé). Les pressions sociales sont à mon avis aussi fortes aujourd'hui qu'autrefois lorsqu'elles étaient exercées par le biais de l'autorité religieuse par exemple. Les pressions sont à présent "horizontales" si l'on veut, au lieu d'être verticales (un exemple entre mille, les jeunes des banlieues, qui doivent porter des nike pour se faire respecter).

Trésor de bienfaits

@ D.H.
"L'extension du Marché n'est d'ailleurs pas étrangère au lent effondrement de toutes les instances "verticales", dans lesquelles il faut compter le politique, qui offre de jour en jour un visage plus spectral"

C'est ainsi que l'électorat a fini par vendre la République a un représentant de commerce.

chatel

@ Flamant rose
«Alors que toutes les gauches européennes ont été au-delà même de ce que fait la droite française ». Pour ma part, je n’irais pas jusque là mais je suis bien forcé de reconnaître que ces pseudo-gauches ne sont guère à gauche.

CHAMA

Bon échange entre gens s'intéressant à la chose publique et la représentation politique, malheureusement ces opinions sont sous représenntés dans le traitement réservé à l'actualité politique, notament celle lié au PS dans la presse, je constate que souvent les journalistes courent derière le sentationel, le scoup, la petite phrase assassine,la com instantanée, rares sont ceux qui vont vers l'essentiel pour faire émerger le débat, le vrai, il faut rendre hommage aux blogs, cette forme d'expression qui libère la pensée, établi le diallogue et s'interroge sur les maux de la politique et le rôle des politiques aujourd'hui

Ozenfant

D.H.
Je n'ai pas dit le contraire de ce que vous venez de dire !

Mais qu’un social moins élitiste que celui du PS, (plutôt destiné à son électorat de fonctionnaires relativement aisés et aux bobos qu'aux travailleurs pauvres) n'est pas utopiste il existe dans tous les pays du Nord.

Combiné avec une économie réaliste, campée sur des lois fiscales ne datant pas (comme les nôtres) des 30 glorieuses et incitant à la prospérité de l'entreprise à long terme et l'embauche (plutôt qu'aux prises de bénéfices stériles et immédiates), n'est pas utopiste: suffit de réformer notre obsolète fiscalité.

La plus part des pays Européen moins en faillite que nous ont déjà opéré cette révolution fiscale depuis belle lurette.

Rien d'utopique dans tout cela, au contraire rien que du bon vieux réalisme concret.

chouka

Bien sûr il faut tenter de trouver une nouvelle voie : ni gauche radicale, qu'elle soit conservatrice ou révolutionnaire, ni social-libéralisme qui a renoncé.

Il faut faire le diagnostic de la crise de fond de la social-démocratie européenne comme de l'erreur des réponses de types marxisantes.

Il faut tenter de construire autre chose, c'était l'ambition des reconstructeurs, qui est légitime, même si ce n'est pas facile et pas dénué d'arrières pensées. Mais il ne s'agit pas d'une synthèse ni-ni.


Cependant, pour Eric Dupin : les reconstructeurs ont évolués, Hamon a participé à une réunion puis est parti. Les proches de Montebourg étaient là dès le départ contrairement à ce que vous dites.
Cela a débouché sur la candidature Moscovici soutenue par Montebourg, et en discussion avec Aubry. (puis dans un second temps ouverture des discussions avec Delanoë ou quelques fabiusiens)

Il ne s'agit pas de faire une pré-synthèse, mais un texte exigeant.

Je décris tout ceci sur mon blog.


Il faut voir les textes, le "contrat pour la rénovation", les textes signés par les reconstructeurs par exemple, plutôt que de commenter des commentaires, des anticipations, des impressions.


Cordialement

Anna

C'est un parti qui n'a dans les faits plus rien de socialiste depuis des décennies. Soit le PS veut redevenir socialiste (ce qui n'est le cas d'aucun des dirigeants) et il faut changer radicalement sa politique et son fonctionnement, soit il continue comme maintenant et mieux vaut cesser de mentir et donc abandonner le nom socialisme. Cela permettra de rendre son vrai sens à ce mot.

flamant rose

Peut être qu'il y a des journalistes, certainement même, qui sont comme beaucoup de français. Ils en ont assez du dénigrement systématique de Sarkozy à un point tel qu'ils en viennent à briser la loi du silence, en Corse on dirait "l'omerta".Ci dessous un lien sur un article de Jean Quatremer journaliste qui couvre l’actualité européenne pour Libération . C'est pourtant pas quelqu'un que l'on peut qualifier de pro Sarkozy ce qui ne l'empêche pas de dénoncer les méthodes de certains de ses confrères.

Ces journalistes font beaucoup de tort à leur corporation, ils lassent les lecteurs et se la jouent indignés lorsque se présente un plan social parce que précisément le lecteur "gogo" s'en est allé. Cette affaire est d'autant plus grave que le nouvel observateur non seulement fait un article à charge alors qu'il n'avait pas de journaliste sur place mais qu'il y a eu récemment un précédent avec le coup du SMS par ce même hebdomadaire. Ce n'est même plus un manque de rigueur c'est carrément de la désinformation. Quel crédit apporté à cet hebdomadaire ?

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/05/sarkozy-le-nouv.html

Trésor de bienfaits

Je viens d'écouter Cambadélis dans l'émission Politiquement show. Sa réaction à Delanoë a tenu en deux remarques :
1) La social-démocratie est en crise il faudrait peut-être se poser des questions.
2) Il n'y a (malheureusement) rien sur le social dans le livre du maire de Paris.
S'il continue comme ça il va devenir fabiusien cet homme ;-)))

Trésor de bienfaits

Sur le libéralisme, au risque de déclencher parmi vous des cris de terreur, permettez-moi de citer quelques lignes de Robespierre, extraites du Discours sur les subsistances (2 décembre 1792) :
"Sans doute, si tous les hommes étaient justes ou vertueux, si jamais la cupidité n'était tentée de dévorer la substance du peuple, si, dociles à la voix de la raison et de la nature, tous les riches se regardaient comme les économes de la société ou comme les frères du pauvre, on pourrait ne reconnaître d'autre loi que la liberté la plus illimitée."
Ceci étant posé il faut naturellement lire le texte entier pour en apprécier la pertinence politique et l'actualité en ces temps d'émeutes de la faim. Je ne sais pas si on le trouve sur le net.

flamant rose

Le discours en question

http://membres.lycos.fr/discours/discours.htm

Trésor de bienfaits

Discours de Robespierre plus facile à trouver que je ne l'imaginais :

http://membres.lycos.fr/discours/subsistances.htm

D.H.

@ Ozenfant,

Ce n'est pas à vous que je répondais.
Mais en ce qui concerne les entreprises et le travail, qui font le sujet de votre commentaire, je peux conseiller la lecture du dernier ouvrage de Guillaume Paoli, sur la démotivation qui s'empare de couches toujours plus larges de la population, dans nos sociétés post-industrielles.

C'est un diagnostic qui rejoint celui de B. Ziegler je crois, qui constate une baisse de la libido chez les citoyens-consommateurs (je sais je sais, certains vantards vont venir nous informer que pour eux pas du tout; Matéo par exemple qui semble toujours autant y croire?), libido au sens de désir en général, non encore fixé sur un objet déterminé.

On apprend de manière étonnante dans le livre de Paoli, entre autres phénomènes symptomatiques, qu'un nombre croissant de personnes, appartenant pourtant à l'élite intellectuelle, se retire discrètement du jeu: un ancien élève d'une grande école s'inscrivant au R.M.I.; un chercheur brillant préférant pour des raisons éthiques écrire des romans; etc.

Il cite également l'exemple d'un journaliste préférant tirer ses revenus de la publication de ses articles sur le Web... Serait-ce Eric Dupin?

Trésor de bienfaits

A propos du libéralisme encore, un texte plus récent que celui de Robespierre...

Lettre collective à Nicolas Sarkozy, en vue de la présidence française de l’Union européenne, signée par Laurent Fabius et plusieurs dirigeants de la gauche européenne (Jacques Delors, Jacques Santer, Helmut Schmidt, Otto Graf Lambsdorff, Lionel Jospin, Pär Nuder, Michel Rocard, Hans Eichel, Göran Persson, Daniel Dãianu, Massimo d’Alema, Ruairi Quinn, Poul Nyrup Rasmussen, Eero Heinäluoma, Paavo Lipponen).

M. le Président, Les marchés financiers ne peuvent nous gouverner ! La crise financière actuelle n’est pas le fruit du hasard. Elle n’était pas impossible à prévoir, comme le prétendent aujourd’hui les hauts responsables du monde des finances et de la politique. La sonnette d’alarme avait été tirée il y a des années déjà par des individus lucides. La crise incarne de fait l’échec de marchés peu ou mal régulés et elle nous montre une fois de plus que ceux-ci ne sont pas capables d’autorégulation...

A suivre sur le site de Fabius
http://www.laurent-fabius.net/

noop

Le libéralisme revendiqué par certains au PS, n'est pas le libéralisme économique. Ou alors il s'agit d'une véritable révolution !
C'est le libéralisme "sociétal" celui issu de mai 68. Ce mot étandart n'apporte rien de nouveau. C'est de la "com", com'd'hab au PS (et à droite aussi) depuis pas mal de temps.

Annick

@Franck Boizard
En effet, c'est une solution, un peu marginale à mon avis, ça ne regarde alors plus le gouvernement ni sa politique.

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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