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26 mai 2008

Commentaires

Ozenfant

@Chatel,
Tu manies l’art du manichéisme jusqu’à l’outrance comique ! Il faut bien des fonctionnaires où ais-je donc dit qu’on peut s’en passer ?
Que ce soit l’envie de 70% de la population est un autre sujet... Qui n’a pu t’échapper.... Ou bien ?

@Cher Flament Rose,
Le monde à toujours été divisé entre les tenants de ce qui EST, les conservateurs quoi !
Et puis les tenants de ce qui devrait être: les progressistes.
Le drame est que la gauche n’est même plus progressiste: elle est paumée!
Que vous le vouliez où non ne changera rien à l'affaire: c'est comme cela depuis que l'homme existe.
Et depuis que l'homme existe, ceux (comme vous) qui pensent que CE QUI EST DOIT ÊTRE haïssent cordialement ceux qui pensent que à CE QUI DEVRAIT ÊTRE.
Mais quel intérêt aurait pour vous, Flamingo, le fait que je me mette soudain à débiter la même chanson que "LE FIGARO" ? Je pense différemment c’est précisément à çà que devraient servir les blocs :
Discutez de mes arguments si vous voulez, pas du fait que, si je ne suis pas d’accords avec toutes ces huiles qui vous impressionnent tant:
C’est que j’ai forcément tort.

J'ai entendu 10 fois dans ma vie votre chanson, en fait à chaque fois que je proposais un produit révolutionnaire dans mon domaine: La presse spécialisée trouvait dix bonnes raisons techniques et une raison massue: Si les grands bureaux d'études des grandes marques ne l'avait pas construit : c'est que c'était pas bien.
J'ai bien évidemment conservé ces coupures de journaux qui dénoncent tous ces "Idées grotesques qui ne marcheront jamais".
Ces "Idées grotesques qui ne marcheront jamais" sont des techniques utilisées aujourd'hui par tout les constructeurs concernés.
Le monde est ainsi fait !
Vous et moi n'y changerons rien !
Vous êtes raisonnable, Flament Rose et moi déraisonnable... nous ne serons donc jamais d'accord, il faut bien que vous en preniez votre parti ! (lol).
C'est pour cela que Bernard Shaw disait:
"L'homme raisonnable s'adapte au monde. L'homme déraisonnable essaye d'adapter le monde à lui-même. Par conséquent tout progrès dépend de l'homme qui n'est pas raisonnable."

Autre sujet:
Affaire Crémel : Récidive criminelle et responsabilité d’une spécialité de la criminologie française : les juges d'application des peines (JAP). http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/affaire-crmel-r.html#comments

chatel

@ Ozenfant
«Revenir à une civilisation où 70% de la population aurait de nouveau envie d’entreprendre et non de devenir "FONCTIONNAIRE"». Reconnaissez qu’il est des façons plus directes de faire l’éloge de la fonction publique…
« Tu manies l’art du manichéisme jusqu’à l’outrance comique ! ». Permettez-moi seulement de vous conseiller de vous relire («"L'Université pour tous (crétins inclus)"», «la fabrique d’obèses inactifs», «une modernité qui ne soit plus à 100% axée sur les "people", la cupidité et l’oisiveté ») avant d’accuser les autres d’«outrance comique».
Vous avez en revanche raison de bien distinguer ce qui est de ce qui doit être. Peut-être faudrait-il simplement ajouter à l’intention des strauss-kahniens qui sont coutumiers de ce paralogisme que la logique interdit de déduire un jugement normatif d’un jugement descriptif : ce n’est pas parce qu’une chose existe (ailleurs) qu’elle doit exister (ici).

BA

Bernard Kouchner a parlé du traité de Lisbonne et du référendum irlandais sur RTL :

" il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du traité de Lisbonne", a-t-il fait valoir, assurant que "l'espoir" à propos de ce référendum pourrait faire place à "une gigantesque incompréhension" si le "non" l'emportait.

Dans ce cas, le traité ne pourrait "théoriquement" pas être appliqué. La France, à la présidence de l'Union Européenne de juillet à décembre, devrait "continuer, s'acharner" sur les "priorités" définies dans ce cadre, et la France devrait "tenter de convaincre les Irlandais" de "remettre ce traité sur le métier", a expliqué le ministre.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080609.OBS7711/ue__bernard_kouchner_met_en_garde_les_irlandais.html

« Remettre ce traité sur le métier ». Quelle expression scandaleuse !

Au moins, c'est clair.

Les Irlandais revoteront jusqu'à ce qu'ils disent OUI au traité de Lisbonne.

C'est toujours la même méthode.

Comme à l’époque du traité de Nice.

« Le traité de Nice et l'élargissement ont fait l'objet d'un référendum en juin 2001 en Irlande. Les Irlandais avaient dit alors NON ; après un second référendum, ils ont finalement ratifié le traité. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Nice

Ozenfant

@Chatel:
«"L'Université pour tous (crétins inclus)"», «la fabrique d’obèses inactifs», «une modernité qui ne soit plus à 100% axée sur les "people", la cupidité et l’oisiveté ».

Il ne suffit pas de dire que c'est une outrance comique, il faut le démontrer :

Hors à ce que je sache, tu te contentes comme toujours, de porter des jugements de valeur, sans jamais être capable de dire pourquoi.

Ainsi, tu ne piges pas pourquoi l'université pour tous est une utopie ?
Pourtant tu dois bien te doûter que la mémoire suffit pour être cultivé, pas pour être capable de réflexion ? Oui ou non ?Pourtant tous les grands penseurs te disent la même chose:
"Socrate, puis Aristote "Le doute est le commencement de la sagesse." en passant par Rabelais La Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Montherlant "La mémoire est l'intelligence des sots.", Pascal, Nietzsche, "Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié", Voltaire "Toute secte, en quelque genre que ce puisse être, est le ralliement du doute et de l'erreur". Bernard Shaw, Paul Valéry, Les Goncourt, Roger Martin du Gard "La pensée ne commence qu'avec le doute." Oscar Wilde, "La suite dans les idées est souvent le dernier refuge des gens sans imagination." André Gide,"Celui qui agit comme tout le monde s'irrite nécessairement contre celui qui n'agit pas comme lui."
Pour en arriver Einstein, "L'imagination est plus importante que le savoir."
Que nous disent TOUS, ces grands hommes ? Ils nous disent que le savoir est humain est microscopique et illusoire.

Toi, Châtel, pour une fois répond à une question directe et précise:
Que ne comprends-tu pas dans cette phrase d'Henry Laborit : "Les grandes écoles n’ont d’intérêt que si on les aborde en tant qu’exercice de discrimination." ????

Je ne suis pas contre l'apprentissage de la compréhension, c’est l’inverse: je considère simplement qu'à l'Université il ne faut pas "Gober le savoir comme un gogo, mais passer son temps à discerner le vrai du faux".
Qu'est-ce que tu peux donc ne pas piger dans ce que te disent TOUS ces grands philosophes et savants ????

Pour un fois, au lieu de te braquer: essaye de répondre avec précision. Merci.

Ozenfant

@BA,

Paroles d‘un partisan du OUI au projet de constitution Européenne Commerciale de Giscard:

Il y a quatre questions auxquelles il faut apporter une réponse
La première est la nature de l'Union européenne, question qui a commandé le Non français au référendum : l'Europe, ce n'est pas d'abord un marché, c'est la défense de valeurs et d'un projet de société, ce qui met au premier rang la question de la nature sociale du projet de société européen.
Deuxième réponse : cela veut donc dire, comme voie de conséquence, que la vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence -rôle qui est le sien aujourd'hui- mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée.
Troisième point, particulièrement sensible et pas seulement en France : l'Europe, ce n'est pas le nivellement des identités, c'est la défense des identités.
L'Europe, c'est la défense de la diversité et pas le rouleau compresseur. Et si l'on disait cela, nos amis britanniques auraient probablement de l'Europe une toute autre approche.
Quatrièmement, l'Europe, ce n'est pas fait pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais les Européens dans la globalisation !
http://www.noticias.info/asp/aspComunicados.asp?nid=362686&src=0

BA

" la vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence - rôle qui est le sien aujourd'hui - mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée. "

Oui, mais dans la réalité, le traité de Lisbonne répète de très nombreuses fois son obsession de la concurrence libre et non faussée ". Le traité de Lisbonne est lisible à cette adresse :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i0439.pdf

« Sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous accords entre entreprises, toutes décisions d'associations d'entreprises et toutes pratiques concertées, qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre États membres et qui ont pour objet ou pour effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence à l'intérieur du marché intérieur »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 1, Section 1, Article 101, page 93.

« Sauf dérogations prévues par les traités, sont incompatibles avec le marché intérieur, dans la mesure où elles affectent les échanges entre États membres, les aides accordées par les États ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 1, Section 2, Article 107, page 96.

« Au cas où la Commission constate qu'une disparité existant entre les dispositions législatives, réglementaires ou administratives des États membres fausse les conditions de concurrence sur le marché intérieur et provoque, de ce fait, une distorsion qui doit être éliminée, elle entre en consultation avec les États membres intéressés. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VII, Chapitre 3, Article 116, page 100.

« Aux fins énoncées à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, l'action des États membres et de l’Union comporte, dans les conditions prévues par les traités, l'instauration d'une politique économique fondée sur l'étroite coordination des politiques économiques des États membres, sur le marché intérieur et sur la définition d'objectifs communs, et conduite conformément au respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Article 119, Alinéa 1, page 102.

« Parallèlement, dans les conditions et selon les procédures prévues par les traités, cette action comporte une monnaie unique, l'euro, ainsi que la définition et la conduite d'une politique monétaire et d'une politique de change uniques dont l'objectif principal est de maintenir la stabilité des prix et, sans préjudice de cet objectif, de soutenir les politiques économiques générales dans l’Union, conformément au principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Article 119, Alinéa 2, page 102.

« Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l'article 4. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Chapitre 1, Article 120, page 102.

« Le Système Européen de Banques Centrales agit conformément au principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, en favorisant une allocation efficace des ressources et en respectant les principes fixés à l'article 3 du traité sur l’Union européenne. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Chapitre 2, Article 127, page 107.

Mes deux articles préférés sur la concurrence libre et non faussée :

« Article 347 :

Les États membres se consultent en vue de prendre en commun les dispositions nécessaires pour éviter que le fonctionnement du marché intérieur ne soit affecté par les mesures qu'un État membre peut être appelé à prendre en cas de troubles intérieurs graves affectant l'ordre public, en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant une menace de guerre, ou pour faire face aux engagements contractés par lui en vue du maintien de la paix et de la sécurité internationale.

Article 348 :

Si des mesures prises dans les cas prévus aux articles 346 et 347 ont pour effet de fausser les conditions de la concurrence dans le marché intérieur, la Commission examine avec l'État intéressé les conditions dans lesquelles ces mesures peuvent être adaptées aux règles établies par les traités. »

En cas de guerre, la France pourra donc prendre les mesures nécessaires pour mener cette guerre, mais à condition de respecter la règle de la concurrence libre et non faussée ! C’est ça, le plus important !

« PROTOCOLE SUR LE MARCHÉ INTÉRIEUR ET LA CONCURRENCE.

LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES,

COMPTE TENU du fait que le marché intérieur tel qu'il est défini à l'article 3 du traité sur l'Union européenne comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée,

SONT CONVENUES que à cet effet, l'Union prend, si nécessaire, des mesures dans le cadre des dispositions des traités, notamment l'article 352 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Le présent protocole est annexé au traité sur l'Union européenne et au traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. »

Page 228.

Trésor de bienfaits

@Ozenfant
"Socrate, puis Aristote "Le doute est le commencement de la sagesse." en passant par Rabelais La Fontaine, Molière, Diderot, Montesquieu, Montherlant "La mémoire est l'intelligence des sots.", Pascal, Nietzsche, "Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié", Voltaire "Toute secte, en quelque genre que ce puisse être, est le ralliement du doute et de l'erreur". Bernard Shaw, Paul Valéry, Les Goncourt, Roger Martin du Gard "La pensée ne commence qu'avec le doute." Oscar Wilde, "La suite dans les idées est souvent le dernier refuge des gens sans imagination." André Gide,"Celui qui agit comme tout le monde s'irrite nécessairement contre celui qui n'agit pas comme lui."

Si j'étais encore prof, en marge de ce passage de votre "copie", j'écrirais "quelle salade!" ou encore "qui trop embrasse mal étreint".
Mais comme je ne lui suis plus je vous dirai plus aimablement que je ne comprends rien à cette accumulation de références soit parce qu'elles sont tirées de leur contexte, soit parce que je suis trop bête. Je ne vois pas, en particulier ce que vient faire ici la citation de Voltaire, si ce n'est qu'on y trouve le mot "doute" !

Dans votre aigreur à l'égard des diplômés vous pensez sans doute avoir trouvé dans le fatras ci-dessus matière à dénigrer le savoir, et son support la mémoire, pour aboutir à une condamnation de la culture comme obstacle à la réflexion. Vous ne sortez pas votre révolver c'est déjà ça...

Outre que vous passez allègrement sur le fait que la plupart de ceux que vous citez étaient des gens plus cultivés que vous et moi, vous ne voyez pas, ou ne voulez pas voir, que leurs mises en cause du savoir et/ou de la mémoire visent essentiellement à en dénoncer un usage caricatural, au service d'une transmission routiniere et dogmatique.

Mais cela ne vaut pas à leurs yeux condamnation d'une culture digne de ce nom - où les connaissances sont, pour reprendre une métaphore de Montaigne, comme autant de fleurs butinées en vue de faire notre propre miel.

Vous avez raison, bien sûr, de plaider en faveur de l'indépendance d'esprit, à ceci près que celle-ci ne se constitue pas d'elle-même en faisant pschitt pschitt, ou en criant haro contre l'engeance universitaire, mais par l'exercice de notre jugement sur ce que les autres nous donnent à penser.

chatel

« Il ne suffit pas de dire que c'est une outrance comique, il faut le démontrer ».
Il est aisé de comprendre en quoi il est excessif d’affirmer que l’Université est composée de « crétins » et fabrique « des obèses inactifs » ou que la modernité est à 100% (pas moins) axée sur le people etc. Comme vous le savez sans doute, ce qui est évident ne se démontre pas. J’ajoute qu’une démonstration ne consiste certainement pas à se prévaloir de l’autorité de qui que ce soit, à plus forte raison lorsque, comme vous, on estime à juste titre que la réflexion doit être préférée à la mémoire. J’observe toutefois sur ce denier point que vous commettez l’erreur de considérer que « la mémoire suffit pour être cultivé ». Vous confondez en effet la culture qui consiste en la formation de l’esprit et la simple érudition, c’est-à-dire l’accumulation de connaissances sans lien dont votre dernier commentaire constitue une très bonne illustration.
«Tu te contentes comme toujours, de porter des jugements de valeur, sans jamais être capable de dire pourquoi ». «Pour un fois, au lieu de te braquer: essaye de répondre avec précision ». Par principe, je ne réponds jamais aux attaques ad personam et je laisse chacun juge de la qualité de nos argumentations respectives.
Enfin, si vous n’aimez pas qu’on relève vos propres outrances, efforcez-vous de modérer vos propos.

Ozenfant

@Trésor de bienfaits, Chatel et tous les "sachant" institutionnels:

Notre débat sur la précarité du savoir doit être particulièrement intéressant, puisqu’il figure dans les annales de l’histoire depuis 27 siècles.
Thalès de Milet est connu pour ses cinq théorèmes mais, plus essentiel : il imagina que l’eau était la source de toute vie dans un monde alors dépourvu de connaissances scientifiques. Cette découverte est encore centrale dans les programmes de recherche de la Nasa. Pourtant, pour les citoyens de Milet, il n’était "Qu’un type étrange, la tête dans les nuages", même son esclave, dit-on, se payait sa tête.
L’inoffensif Socrate, dont le seul tort était de ne pas être d’accord avec les "sachant" institutionnels et les notables d’Athènes ET DE LE DIRE TOUT HAUT eut à subir leur haine féroce sous la forme de la ciguë. 
Aristote mourût en voulant échapper à une condamnation de l’Aéropage, ces notables et Privilégiés Institutionnels Diplômés (PID) de son siècle. Aristote, en disant "Le doute est le commencement de la sagesse" remettait en cause de leur certitudes. Nicolas Copernic ne publia qu’à sa mort, ses découvertes balayant la théorie des PID de l’époque (La terre est au centre de tout).
Galilée ne réussit aucun diplôme, mais posa les fondements de la mécanique, celui des mouvements pendulaires, de l’inertie, et des déplacements de la terre, théorie que les PID de l’époque qui "savaient" que la terre était plate, lui firent abjurer. Spinozza fut excommunié.
Pratiquement les grands auteurs français qui comptent eurent à subir les foudres des PID.
Voltaire dû foutre le camp à Fernet.
Hugo à Guernesey.
Darwin, le père de la théorie de l’évolution fut violemment combattu dans les milieux conservateurs des PID anglais. Enfin notre ami le souriant Albert souffrit suffisamment des "sachants" institutionnels, pour leur lancer quelques phrases meurtrières, dont : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue." son fameux "L'imagination est plus importante que le savoir." et enfin: "Il est plus difficile de désintégrer un préjugé qu’un atome" : http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/albert-einstein.html#comments
Ces phrases ont-elles convaincues les PID ?
Bien sur que non !
Pourquoi ?
Parce que pour comprendre ce que signifie réellement "l‘imagination", il faut connaître l’imagination.
Pas le mot "imagination", mais l’action d’imaginer.
De même qu’un aveugle de naissance est incapable de réaliser ce que "VOIR" signifie concrètement, un PID est incapable de réaliser ce qu’induit "l‘imagination". La "LETTRE AUX AVEUGLES Á L’USAGE DE CEUX QUI VOIENT" valurent à DIDEROT quelques mois de tôle à Vincennes. http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_741537080/la_Lettre_sur_les_aveugles_%C3%A0_l'usage_de_ceux_qui_voient.html

Henry Laborit savait s'entourer de critiques éclairés, pratiquant déjà une indispensable mais difficile transversalité pour construire une vision globale de la vie et de l'univers avec ses niveaux de complexité traversés par des flux d'énergie et d'informations. Sachant qu'on ne peut penser qu'avec des modèles simplifiés, des grilles de lecture (voir "La nouvelle grille"), il ne s'est laissé enfermer dans aucune, à l'écart des institutions et des honneurs académiques, c'était un chercheur fécond, rigoureux et obstiné, un homme libre. Si vous ne faites pas partie des aveugle: ne manquez pas le lien qui suit : http://pagesperso-orange.fr/marxiens/grit/laborit.htm
Laborit à prononcé des phrases essentielles pour qui tient à comprendre le monde de la connaissance, dont : "Il n’y a d’intelligence que dans l’action", "Sur un sujet précis, on ne peut guère se faire comprendre que des personnes déjà elles même au bord de la compréhension." et enfin "Les grandes écoles n’ont d’intérêt que si on les aborde en tant qu’exercice de discrimination."
A chaque fois que vous demandez à un PID d’expliquer cette dernière phrase : Il décline l’invitation !
Ètonnant non ?
Plus provocateur, lui, SAM BUTLER dit : "Il était né stupide et avait considérablement développé ses dons naturels."
Tous ces grands écrivains, savants, philosophes et scientifiques nous disent tous la même chose au cours des siècles, mais je trouve que c’est Roger Martin du Gard qui le résume le mieux : "LA PENSÈE NE COMMENCE QU‘AVEC LE DOUTE".

Je me suis vraiment rendu compte de la nécessité absolue du doute lorsque j’ai travaillé en 1965 pour Colin CHAPMAN, le père des suspensions de voitures modernes. Cet homme en avance d’un demi siècle sur la technique de l’époque, passait son temps à chercher ses propres erreurs et était capable le lendemain d’une discussion technique passionnée de dire à un de ses subordonnés : "Hier, c’est vous qui aviez raison sur tel ou tel point". LA RECHERCHE DES SES PROPRES ERREURS EST LA CONDITION SINE QUA NONE DE TOUTE RECHERCHE. Dix ans plus tard, spécialisé dans un modeste et très limité domaine d’épures géométriques, j’ai eu la chance de tomber sur des paramètres inconnus de l’état de la science de l’époque en la matière. Je me trouvais donc à la pointe mondiale de ce modeste domaine, maniant 10 paramètres, quand le reste des bureaux d’études dans le monde en utilisait un maximum de 6.
Et qu’est-ce que j’ai alors découvert : qu’il en restait une infinité d’autres déterminer. La science est ainsi faite que plus on apprend, et plus on sait qu’on est ignorant.
Arrivé à cette constatation de nos propres limites, on comprend mieux pourquoi tous ces grands hommes qui ont FAIT le monde, nous mettent en garde contre l’infinie suffisance des "sachants" institutionnels. Et l’on comprend alors mieux la phrase de Jules Renard :  "La modestie va bien aux grands hommes. C'est de n'être rien et d'être quand même modeste qui est difficile. "...

Annick

Ozenfant, bien que votre petite polémique sur le savoir ne m'intéresse pas beaucoup et que je ne comprends pas grand-chose non plus à ce que vous écrivez, je vous suggère de vous pencher aussi sur la question de la vérité et aussi sur celle des apparences.
Peut-être conclurez-vous comme moi que si le défaut de savoir nous contraint à la modestie, le défaut de vérité nous contraint au malaise.
Nous venons d'en avoir un exemple lamentable.

alain barré

Votre blog me plaît. Je le mets en lien sur le mien sous l'intitulé : Eric DUPIN journaliste, écrivain et photographe.J'ai également commencé à regarder vos photos sur photos.net,les thèmes sont variés et intéressants et vos cadrages sont réussis. J'y reviendrai...
cordialement
alainB

Ozenfant

Ma chère Annick,
Comme je vous comprend, la franchise est un luxe douloureux que peu d'entre nous supportent. L'hypocrisie est le ciment de la démocratie comme le cynisme est celui des dictatures.
Réfléchir aussi est un douloureux exercice, dont les "sachant" n'ont pas à faire les frais puisqu'ils sont convaincus de détenir la vérité.
Ces sachant institutionnels détiennent la vérité et à ce titre ne la cherchent plus : toute conversation avec eux n'est donc qu'un simulacre.
Leur pensée de groupe ne tolère pas d'avis exogènes.
Leurs certitudes leur servent de réflexion.
Depuis toujours leur obscurantisme combat les lumières.

Ozenfant

@Annick,

Votre "sortie", tellement "nature" m'a ému.
Alors, pour vous, et le plus simplement possible, je vais essayer de réduire le "savoir" à l'essentiel.
Il existe deux formes antagonistes et complémentaires de savoir :
1° Un savoir indispensable, celui des outils conventionnels qui constituent les langages. (Langues, calcul, algèbre).
Je parle deux langues couramment Anglais, Espagnol, me débrouille en Italien et fait un an d’Allemand et un an de Russe. Dois-je en tirer le moindre orgueil ? Non car cet outil ne demande que de la mémoire, (l’intelligence des sots de Montherlant) et le mimétisme des perroquets.
Je pourrais bien parler 7 langues couramment et toujours être con comme un balais :
OK ?

2° Un savoir aléatoire et éphémère qu’il faut absolument discriminer, faute de quoi ce ne serait qu‘une idée reçue : Philo, Physique, etc.
Je vais vous donner l’exemple le plus simple du monde :
En physique on vous apprend qu’un Poids d’un Kg est une mesure absolue et constante.
Les "sachant institutionnels" (PID) se contentent de l’information et l’enregistrent comme telle.
Ils sont convaincus qu’un Kg est et sera toujours un Kg, point barre !
Un discriminant va douter, se dire "Si la mer est soulevée par la lune à chaque marée, toute masse va être attirée par la lune... Y COMPRIS UN POIDS D‘UN Kg ".
Donc un Kg à marée haute est plus léger qu’un Kg à marée basse et par conséquent un sauteur en hauteur à intérêt à sauter à marée haute !!!
Bien sur la différence de poids est minime mais voilà un exemple concret et facile à comprendre , qui montre que la pensée commence avec le doute et que les sachant "croient qu'ils pensent alors qu'ils remettent seulement en ordre leurs préjugés." (William James).

Annick

Euh oui Ozenfant, tout se complique quand les humains se cotoient et se parlent.
Parce qu'a priori, on croit communiquer à partir d'un savoir commun, par exemple, le ciel est bleu, l'herbe est verte, et c’est heureusement le plus souvent le cas, mais quand quelqu'un (ou qu'un groupe) vous dit que le ciel est vert et l'herbe est bleue, ce n'est plus de savoir qu'il s'agit, mais d'un langage qui déforme, d'une manière de s'exprimer, d'intentions, qu'il faudrait pouvoir à coup sûr décoder pour savoir lequel se trompe ou lequel trompe et en tirer profit. On pourrait parler de pollution de la communication, contre laquelle, le savoir est impuissant.
En politique, les discours sont truffés d'intentions et de déformations, la plupart des gens tombent à pieds joints dans des chausse-trappes et on ne peut que s’en désoler après-coup.

Pitié, ne mélangez pas la philo et la physique, la physique est une science exacte qui répond très précisément à des questions, qui assure aussi notre survie matérielle, qu'1kg pèse plus ou moins selon la marée n'y change rien, la philo pose des questions sans y répondre, ça occupe mais ne permet pas de construire quoi que ce soit.

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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