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26 mai 2008

Commentaires

Martin P.


C'est assez consternant de voir que chacun continue à construire sa stratégie en prospérant sur l'impréparation politique des citoyens, et même des militants.

Car si on daube facilement sur les "éléphants", il faudrait aussi cesser d'être complaisant envers le "brave militant", qui a qd même réussi à investir Ségolène en 2006.

L'insuffisance de la base risque d'être le principal obstacle à des choix véritables: les conditions d'une dialectique dont on sortirait par le haut ne sont pas remplies.


A part ça, le stalinien Mélenchon fait une analyse assez proche de Dupin:

"Dans la pure logique de marketing qui domine cette scène, Ségolène s’est aussitôt décalée à gauche. Vu le centre de gravité ça mène pas bien loin. Mais c’est fait. Donc ce sera une valse. Le mouvement tournant de l’un par rapport à l’autre les placera à tour de rôle l’un à droite et l’autre à gauche du congressiste hésitant. Tchac, tchac, poum, tchac tchac poum. Et ainsi de suite. Ca risque d’être vite saoulant."

flamant rose

La gauche en 1981 a voulu appliquer ses préceptes, elle a voulu se montrer en exemple. Elle a non seulement échoué mais nos voisins nous ont imposé une cure d'austérité. Tous ont fait les réformes y compris ceux se réclamant de la gauche. Si les socialistes français reviennent au pouvoir, ils n'auront que deux solutions. Soit ils persévéreront dans leurs erreurs et ils échoueront à nouveau, soit ils s'adapteront en réformant et ils prennent le risque de se voir qualifier de traître. En clair ils devront trahir ou échouer. D'ailleurs on a constaté l'embarras des 2 derniers candidats à la présidentielle puisque pour l'un son programme n'était pas socialiste et pour l'autre il n'était pas crédible. Quels aveux. D' où le choix important de leur futur candidat.

A moins qu'ils ne choisissent une troisième voie qui a été abordée ici même dans le billet de Eric Dupin "Yalta français" je le cite " L’illusion du contre-pouvoir flotte dans les rangs socialistes" et "la résistance à partir des territoires contrôlés par la gauche". On aurait donc une gauche de contre pouvoir qui exercerait des pressions sur les gouvernements de droite et qui pourrait ainsi faire croire qu'elle est à l'origine des progrès tout en étant dans une opposition permanente. Je ne crois pas que cela puisse être la position de gens responsables mais Delanoé et Royale font-ils preuve de responsabilité en se positionnant l'un par rapport à l'autre. En ayant une telle posture Royale prend le contre pied de ce qu'elle disait lors de sa campagne présidentielle et en agissant ainsi elle ne devient pas plus crédible que ne l'était son programme. Je ne suis pas socialiste mais il me semble évident que la reconstruction de ce parti ne peut passer que par une autre personne que ces deux là, quelqu'un qui ne se gargarise pas de sémantique : libéral ou socialiste ou libéral socialiste. J'ignore si la masturbation intellectuelle régénère le cerveau. Si oui alors pourquoi pas, qu'ils continuent.

Franck Boizard

La crainte exprimée par Flamant Rose que le PS se réfugie dans le confort douillet de l'opposition est une tentation récurrente du PS sur la longue durée (voir les débats d'avant le Front Populaire).

A mes yeux, cela témoigne d'une infirmité conceptuelle fondamentale du socialisme démocrate. Il y a «quelque chose qui cloche» dans une pensée dont les représentants déclarés ne sont pas à l'aise avec les responsabilités gouvernementales.

Je digresse, mais, vous trouverez à le lien un article très intéressant sur le pétrole :

http://www.jpchevallier.com/article-19889045-6.html

Ozenfant

La Royal dit qu’on ne peut être à la fois libérale et socialiste ?
Dans la bouche de La Méluche, ce propos n’aurait rien eu de surprenant, dans la bouche de celle qui au nom du néo-capitalisme triomphant insiste (avec son ami Sapin) pour faire rentrer plus facilement les produits Chinois en France : CELA TIENT DU GAG !
Elle (et ses économistes de salon du moment) considère les délocalisations comme les victimes expiatoires du néo-libéralisme. Ils imaginent un monde où la matière grise française, bénéficiant soudain d’un enseignement qui ne serait plus le 27ème mondial, mais de nouveau un des tous meilleurs du monde, nous permettrait de dispenser (sans avoir à les construire) nos sublimes technologies au reste du monde. Monde virtuel ou ces simplets d’asiatiques esbaudis attendrait d’être illuminés par notre intelligence supérieure... et cela au moment précis ou l’on vient d’apprendre que les Chinois viennent de présenter leur propre marque d’avions de tourisme.
Pour peu l’on se penche sur ce que dit depuis deux ans, la candidate pour qui je me suis forcé à voter au deuxième tour des présidentielles, on voit bien qu’elle n’a qu’une perception très vague de l’économie.
Je ne lui reproche même pas de changer d’avis à chaque nouvelle expérience c’est le seul trait positif de la dame : Libérale molle début 2006, pour l’économie Suédoise au son retour de Suède, ultra libérale (tout en disant l’inverse) par sa volonté de faire rentrer un maximum de produits étrangers en France aujourd’hui, il semble qu’elle navigue à vue.
Delanoë, ce brave garçon organisé et travailleur semble tout a fait aussi incapable de dégager une stratégie économique au delà des poses d’étiquettes conventionnelles collées çà et là en trompe l’oeil.
Quand fera t’on enfin appel à notre homme d’état socialiste, doté d’une vue expérience planétaire, d’une capacité d’analyse calme, et d’un vue synthétique globale sur le monde ?
Il n’y en a jamais eu qu’un seul, c’est facile à trouver !
Et ne me répondez surtout pas que c’est Mr "Pays de Merde !"....

Trésor de bienfaits

Je me marre, enfin si on peut dire !
Ni Fabius ni Hollande ne voient le moindre intérêt à ce débat, voire ce pugilat, à propos du libéralisme et du socialisme. Le premier qualifie la querelle de "surréaliste", le second la trouve "irréelle". Tous deux rappellent, très scrogneugneus, qu'il est plus urgent pour le PS de s'interroger sur les solutions que le PS pourrait apporter aux problèmes graves de la France, de l'Europe et du monde.

Alors, mes gaillards, on fait mine de ne pas reconnaître la patate chaude, celle qui, pour un oui ou pour un non, vous a pourtant cruellement brûlé les mains en 2005 ?

Vous vouliez tous deux une Europe plus sociale que celle du traité, ET, en même temps, mondialisation oblige, vous admettiez tous deux son orientation libérale. Mais, malheureusement pour la santé du parti, vous ne reconnaîtrez jamais qu'entre le oui de l'un et le non de l'autre il n'y eut que l'ombre d'un doute : celui de savoir qui, et avec quel positionnement, l'emporterait en vue de la présidentielle.
Ouh là là ! Voilà maintenant que je leur parle ! La cure participative de la fée m'a rendue folle probablement !

johanono

Avant de manier des concepts, ce serait peut-être bien de s'entendre sur leur définition. Parle-t-on de libéralisme sociétal ou de libéralisme économique ?

Si l'on parle de libéralisme sociétal, alors en effet on peut être socialiste et libéral, car la gauche s'est toujours voulu à l'avant-garde sur les questions de société, là où la droite était plus conservatrice.

Du point de vue économique, en revanche, le libéralisme et le socialisme me semblent être deux notions pour le moins antinomiques. Libéralisme-social, socialisme libéral, voilà le genre d'oxymore qui ne veut rien dire.

Car le libéralisme, c'est l'idée selon laquelle les pouvoirs publics doivent intervenir le moins possible dans l'économie, afin de donner libre cours aux libertés individuelles. Le socialisme, c'est au contraire la volonté d'un interventionnisme public accru dans l'économie, sous prétexte de solidarité et de refus des inégalités. Comment peut-on être libéral et socialiste ? Il faudra me l'expliquer.

Il est de bon ton, aujourd'hui, de dire que le PS est archaïque sous prétexte qu'il n'a pas fait son aggiornamento libéral, comme l'ont fait les socialistes anglais ou allemands. Mais qui peut croire, aujourd'hui, que le PS français est encore un parti marxiste ?

Je me mets à la place des militants de gauche. Les socialistes anglais ou allemands sont peut-être modernes, mais ils n'ont aujourd'hui plus grand chose de socialiste. Alors si être moderne, c'est renoncer à ses idéaux, c'est normal qu'ils refusent.

D.H.

J'avais lu avec intérêt, déjà, l'article d'Eric Leboucher.
les socialistes peuvent essayer en effet d'articuler ensemble le socialisme et le libéralisme, en assumant une part de celui-ci, pour le transformer, et se transformer soi-même.
Mais il faudra pour cela mesurer la part de chacun impliqué dans "le système"...

Je ne pense pas en revanche que cela puisse se faire à partir de l'analyse que ce journaliste tire de la situation du pays. Selon moi, les "insatisfactions" ne sont pas uniquement économiques et sociales, mais plus profondes que cela.
Je ne vois pas trop non plus, comme il le prétend, une telle "séduction pour les discours anti-capitalistes"; c'est encore l'épouvantail trotskyste avec lequel ce libéral qu'est Eric Leboucher joue à se faire peur. Le libéralisme est remis en question de tous côtés, mais pas sur le mode bêtement "anti".
En tous cas, peut-on constater avec autant de vraisemblance, au niveau de l'électorat, une furieuse tendance au chacun pour soi. C'est l'impression que d'autres journalistes ont pu retirer, des débandades lamentables par exemple dans lesquelles se sont terminées certaines manifestations dernièrement.

En définitive, il y a quelque chose d'assez étriqué décidément, je trouve, dans ce débat (?) entre les libéraux et les socialistes.

chouka

Tout à fait.

Ce débat est un jeu de dupe, auquel beaucoup de monde à intérêt (tous ceux qui veulent se positionner, la gauche du parti comme les deux prétendants)

Delanoë est ridicule de faire croire qu'on l'attaque sur l'abolition de la peine de mort ; Ségolène l'est tout autant, voire plus en faisant semblant de croire que Delanoë s'affirme libéral économiquement, et en s'opposant à ce qu'elle disait hier, et que disent certains de ses proches;..

Mais ce brouillage n'est plus une segmentation du discours mais une confusion.
Ils le paieront.


Et que font les journalistes ?

http://lebavost.wordpress.com/2008/05/25/delanoe-royal-un-grand-numero-de-theatre/

matéo

"oser réinventer une critique du capitalisme contemporain compatible avec une reconnaissance pleine et entière de l'économie de marché"

Ca m'a effectivement l'air d'être tout le problème. Et à lire le fil des discussions ici, il apparaît que ça ne semble pas être le problème pour les tenants d'une certaine orthodoxie marxiste dans la "maison socialiste". Cette réinvention, ils en sont incapables, et elle ne les intéresse pas. Le marché reste à "abattre". C'est peu ou prou présent dans les esprits qui aspirent au "plus de gauche" dans la gauche". C'est ce qui sépare bien en deux les socialistes, sympathisants, militants confondus.

Sinon j'ai adoré "Bertrand hissé aux avant-postes de la modernité" ou la "tacticienne aussi véloce que piètre stratége" ". Il a la "dent dure" Eric Dupin quand il s'y met.

Franck Boizard

Pour ceux qui s'interrogent sur une définition du libéralisme, voici la mienne telle que je l'ai postée sur le blog de JM Aphatie.

N'étant ni une sommité universitaire, ni une éminence philosophique, ni expert économique, je dois être assez représentatif du libéral «lambda».

J'espère que notre hôte me pardonnera de lui servir du commentaire réchauffé (mais, en cuisine, et Dieu sait si la politique est proche de la cuisine, réchauffé, c'est quelquefois meilleur).

«Vous faites une erreur commune au milieu politico-médiatique français.

Vous séparez le libéralisme politique (le bon) du libéralisme économique (le mauvais).

En fait, le libéralisme est une philosophie du droit qui pose que le pouvoir de l'Etat (et de la majorité) n'est pas infini, qu'il est limité par les droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. Ensuite, ces droits peuvent être déclinés, ramifiés, comme le droit de contracter librement ou de ne pas être écrasé d'impots, même votés par la majorité.

Mais peu importe que les conséquences de cette philosophie du droit soient économiques ou politiques.

Ceux qui séparent libéralisme économique et libéralisme politique prouvent qu’ils n’ont rien compris au libéralisme et, dans la quasi-totalité des cas, qu’ils sont anti-libéraux, ou au moins, illibéraux.

Cela ne m’étonne pas de nos socialistes nationaux dont le nombre de trains de retard rappelle un jour de grève à la SNCF (le PS sera sauvé quand il ne s’appellera plus «socialiste» et cessera d’être le parti pour et par les fonctionnaires, assistés et assimilés).»

Cordialement

Franck Boizard

J'ai peu d'espoir de transformer les commentateurs de ce blog en libéraux forcenés, cependant certains ne se satisfaisant pas de la caricature habituelle du libéralisme, à base de slogan et d'images simplettes( Renard libre dans poulailler libre ?), je me permets de vous renvoyer à un article de la revue Commentaire :

Pourquoi les Français ont-ils peur ?

Je signale au passage que Jean Jaurès était opposé au protectionnisme, comme favorable aux producteurs, donc aux patrons, et partisan du libre-échange, comme favorable aux consommateurs, donc au plus grand nombre.

Réflexion, certes datée, mais qui pourrait encore inspirer quelques fructueuses remises en question du coté de nos socialistes.

chatel

@ Matéo
Vous faites encore une fois dans la caricature. Vous entendez certains affirmer -fort sagement selon moi- que le marché doit être régulé et demeurer circonscrit dans certaines limites et vous en concluez illégitimement que ceux qui affirment cela veulent "abattre" le marché.
Je vous accorderais en revanche que l'économie "sépare bien en deux les socialistes, sympathisants, militants confondus". J'espère, pour ma part, que ceux qui refusent l'extension de la logique marchande à l'ensemble des activités humaines sortiront renforcés du prochain congrès.

Franck Boizard

Je signale juste à Chatel qu'il n'a jamais été question, même chez le plus acharné des libertariens, de «l'extension de la logique marchande à l'ensemble des activités humaines», alors chez les socialistes ...

C'est un épouvantail, exagéré, grossier, comme tous les épouvantails, que les gauchistes ont créé pour justifier leur existence.

E lecteur

Dans tout celà, à part une âpre bataille d'egos surdimensionnés, je ne vois rien qui pourrait ressembler à l'esquisse de l'ébauche du commencement d'un semblant de PROJET permettant d'atteindre un OBJECTIF simple: GAGNER en 2012 d'une part, et GOUVERNER sur la base d'un projet auxquels les électeurs auraient souscrits !
Mais je dois être trop idéalisant et passéisant (puisque les mots en -istes et -ismes sont bannis par les bobos!) pour y rêver encore !

D.H.

Le premier texte auquel vous renvoyez, Franck Boizard, est intéressant (le second est écrit par Alain Besançon... J'ai quelques prévenances envers cet auteur - pas en tant qu'hisorien de l'art: son ouvrage "la figure interdite" est excellent- mais dans le domaine de l'analye des motivations humaines, qui fait quand même la moitié du politique il me semble.... Je l'ai entendu s'étonner un jour, confier son effarement devant le fait que les sommités économiques et financières du pays, aux dîners desquelles il était invité, partageaient toutes les valeurs de 68, sans restriction! Ce qu'en tant que "libéral", il ne pouvait que désapprouver. Ne pas voir le lien entre le libéralisme économique et le libéralisme culturel, et donner des leçons sur la société...)

Pour le premier texte, on dirait une machine de guerre lancée à partir d'une université américaine; mais bon, soit.
Il y aurait beaucoup à en dire; et je n'ai pu que le survoler.
Disons qu'on s'aperçoit que le Marché est bien le modèle dominant de la doctrine qui s'y trouve exposée. D'après votre réponse à Chatel, vous n'avez pas lu les textes connexes, où cela apparaît clairement, comme celui intitulé "après le libéralisme").
D'un point de vue anthropologique (celui auquel je m'intéresse surtout), le Marché peut être considéré effectivemment comment un moyen efficace de dissiper la violence des hommes.
Mais les mécanismes de la violence sont aujourd'hui mieux connus. Il s'agit de celui de l'escalade vers le pire, si rien ne vient l'arrêter. C'est également le mécanisme de la concurrence, qui conduit à des absurdités (entre mille exemples, les dépenses folles engagées dans la publicité par des marques rivales, dans laquelle elles s'épuisent), quand ce n'est pas à la destruction pure et simple des acteurs, et du terrain sur lequel ils s'affrontent.
A partir de là, on pourrait commencer à mieux comprendre, il me semble, la nature erronée de certaines des affirmations du texte, comme:
"le libre marché mène à la satisfaction des consommateurs" (!!!);
ou même le caractère assz naïf, de la définition du marché comme d'"une synthèse des actions d'individus libres".

Vous avez dit "libres"? C'est très abstrait, tout cela...

flamant rose

Je n'arrive décidément pas à comprendre le PS, pas plus que ses militants d'ailleurs. On a souvent parler de la droite complexée puis décomplexée. Mais que dire de ce parti socialiste qui n'assume pas. Il se chamaille sur des mots : libéralisme, socialisme , capitalisme. Les français ont la mémoire courte dit-on mais enfin concernant le PS est ce vraiment la mémoire qui est courte ou la vérité de l'histoire qui fait peur. Il y a encore quelques jours Royale se réclamait de Mitterrand. Mais enfin……

……Mais enfin que disait Mitterrand en 1976 : " Les socialistes pensent que le système capitaliste est à l’origine du mal, que la loi suprême du profit à pour conséquences naturelles d’éliminer l’aspiration individuelle ou collective vers des valeurs telles que la beauté, la fête, l’amour, le dialogue…….

Et qu'à t-il fait contre le capitalisme, contre les profits et en faveur du dialogue social ?

"capitaliste est profit". Il a réhabilité l'entreprise et le profit. C'est avec lui que l'impôt sur les bénéfices a diminué de 15 %. Il a favorisé les années "fric" représentées par Bernard Tapi. C'est avec lui que la bourse et le CAC 40 si décriés se sont le mieux portés

"Favoriser le dialogue". Mais qui a marginalisé les syndicats ? Dans toute la ville, je me sens empereur ou architecte, je tranche, je décide, et j’arbitre." La paille et le grain "

Les années Mitterand ont probablement étaient les plus inégalitaires que nous ayons connues sous la 5éme république. Les socialismes ont même étaient les inventeurs du "Ni-Ni". On n'avance pas, on ne revient pas en arrière, on ne nationalise plus mais on ne privatise pas. Ce fut l'époque de l'immobilisme pendant que les autres pays se réformaient.

Aujourd'hui les socialistes se disputent sur des mots dont ils oublieront le sens dés qu'ils seront au pouvoir s'ils y reviennent. Tout simplement parce que une fois aux affaires le rêve n'est plus permis, on ne peut plus jouer avec les mots, il faut gérer. Tout le monde n'a pas la mémoire courte.

Gatien

Dernière sortie de Royal, toujours aussi hallucinante...

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080527/tpl-partis-ps-congres-lead-ee974b3.html

Tout en exprimant son "respect de ce que dit Bertrand Delanoë", elle a dénoncé "une confusion des valeurs" alors qu'il faut aujourd'hui "une clarification".

Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "l'enjeu majeur, c'est de montrer en quoi le socialisme du 21e siècle est une idée neuve, moderne et efficace".
[...]
Comme on lui faisait remarquer que dans sa campagne présidentielle, elle avait loué "la liberté d'entreprendre" et "le goût du risque", l'ex-candidate a répondu que c'était "parfaitement cohérent" avec sa critique du libéralisme aujourd'hui.

Interrogée pour savoir si elle remettait en cause les privatisations, des mesures d'inspiration libérale, décidées sous le gouvernement Jospin, auquel elle appartenait, Ségolène Royal n'a pas voulu "revenir sur ces questions".

Quant à savoir si la dénonciation du libéralisme économique est compatible avec l'alliance qu'elle prône avec le MoDem, qui se dit "libéral et social", elle a répliqué : "Je vous le dirai. J'aborderai cette question sans tactique et sans tabou."

Voilà en effet une clarification en bonne et dûe forme, et vive le socialisme moderne du 21ème siècle!
La prochaine fois qu'on me posera une question embarassante, j'y répondrai sans aucun tabou, mais un peu plus tard...

Ceux qui, à l'instar de Boizard, essaient de faire de la pédagogie sur le sujet, apprécieront aussi la subtilité de la pensée royaliste : "Le capitalisme détruit les hommes et les femmes (...) C'est ça, le libéralisme".

Trésor de bienfaits

@ Gatien
Royal tient à peu près la route quand elle récite du Peillon (philosophe et historien du socialisme). Mais dès qu'elle est livrée à elle-même elle part en vrille comme toutes les fées.

@D.H.
Vous avez raison de signaler le lien étroit entre libéralisme économique et libéralisme culturel. Revendication globale des révolutionnaires contre les privilèges de l'Ancien Régime.

D'accord aussi en ce qui concerne la naïveté des doctrinaires libéraux qui vaut bien celle des socialistes sectaires. Le grand soir marxiste et le collectivisme d'un côté, la foi en une société harmonieuse par la grâce du marché de l'autre.
Une fois au pouvoir, nous dit Flamant rose, "le rêve n'est plus permis". C'est vrai, mais alors, il n'y a pas de bon dieu, il faut se défaire de l'une comme de l'autre illusion.

noop

Le congrès sera "chaud" et ravira certainement les commentateurs. Les "champions" prendront des postures, compteront leur partisans. Social-libéral, social-social, social-bobo, social-trotsko, alter-social, et pendant ce temps le monde tourne (en rond ?) avance vers...
C'est dur et ingrat la politique. Mais pourquoi donc veulent-ils tous y aller ?

Vraiment pour le moment tout ça c'est juste pour être dans les médias, non ? C'est pour occuper le terrain.
Il faut espérer que d'autres travaillent le fond au PS. Je vote pas (plus) PS, mais tant qu'à faire si ils doivent arriver à leur fin, le pouvoir, autant qu'ils soient préparés...

Ozenfant

Il n'existe pas d'économie socialiste (On l'a vu avec Mitterrand à partir de 1983).
Une économie est techniquement bonne ou techniquement mauvaise.
Le social, lui devrait être solidaire lorsqu'on est de gauche (ce n'est guère le cas avec le PS-caviar).
Une "économie" c'est d'ailleurs une étiquette qui ne veut pas dire grand-chose.
Parle t'on de macro économie (Chère à nos économistes cathodiques Elie Cohen, OBO, LHN, Jacques Marseille & C), qui se joue à la BUE au FMI à la FED et quelques autres officines internationales, sur lesquelles nous n'avons aucun moyen d'action ?

Parle t'on des techniques économiques et fiscales sur lesquelles nous avons encore des possibilités d'action ?
Si c'est le cas, il faut tout de même expliquer aux personnes qui parlent de choses qu’ils n’ont jamais expérimenté, le B.A. BA de la gestion:
Un gestionnaire pénalise de la même manière l’expansion et la marge de son entreprise qu’il signe un chèque d’ 1 million d’euros de charges sociales ou 1 million d’euros de n’importe quel autre impôt, même de TVA. L’entrepreneur se fout comme de la culotte de Dagobert de savoir si c’est l’un ou l’autre chèque qui va le foutre dans le rouge. Point barre !

BON ! On va abandonner la TVA, trop évidente, trop apparente, trop sous le nez des raisonnements primaires et des personnes sans grande expérience de la gestion et de la micro-économie : Trop idée reçue négative incrustée.
DONC, payer pour payer, et surtout si l'on est socialiste (COMME C’EST LE CAS DANS LES PAYS PLUS SOCIAUX QUE LE NOTRE) : il est infiniment plus judicieux de choisir des taxes imputable AUSSI aux sociétés financières et aux importateurs comme c'est le cas sur le chiffre d‘affaire (C.A.), que des taxes pénalisant directement les salaires des seuls salariés français et leur embauche et plus particulièrement les Stés utilisant une forte main d'oeuvre !
Prenons l'exemple d'une taxe sociale sur le C.A. de tous les patrons, payable chaque trimestre en remplacement des charges pénalisant les salaires des employés et l‘embauche (chaque mois pour les grosses société), perçues directement par la Sécu pour alimenter nos fameux avantages sociaux acquis.

Il semble a la foi très anti-social et anti-expansion de préférer que ce soit les salaires des employés qui trinquent, plutôt que les CA et IS (après investissement) des patrons, n‘est-ce pas évident ?
Qu'est-ce qui peut bien déranger un socialiste quand je dis "Les patrons doivent payer relativement plus d'impôts sur LEUR chiffre d'affaire et LEUR bénéfices que sur LES embauches DES salariés si l'on veut les inciter à l'embauche et au développement... Ils devraient sauter de joie !

Sans que mon personnel ne me le demande, je lui versais chaque mois 15% de l'augmentation du chiffre d'affaire (quand le C.A. augmente, on peut le faire sans mettre l'affaire en péril).
Bien sûr la sécu leur piquait la moitié de la somme: encore une démonstration de la dérive anti-sociale du PS-caviar dont la tendance actuelle (OBO, LHN, Cohen, Sapin, Royal, Delanoë) est favorable à la méthode de sur-pénalisation française des salaires, au détriment des salariés (l'exemple est criant !).
Quelle ignorance crasse des réalités de la gestion.

chatel

Je signale à Franck Boizard, à qui cela a manifestement échappé, que l’extension de la logique marchande n’est pas un simple risque mais une réalité. C’est un fait que la sphère du marché progresse. Le secteur de l’énergie et du transport n’ont-ils pas été ouverts à la concurrence ? La SNCF n’est-elle pas de plus en plus gérée comme une entreprise privée qui investit dans les lignes susceptibles de lui permettre de réaliser des profits et de moins en en moins comme un service public soucieux du bien commun. L’enjeu de la suppression de la carte scolaire n’est-il pas de préparer la mise en concurrence des établissements scolaires ? Où s’arrêtera ce processus ?
Selon F. Boizard, décidément très naïf, les socialistes y seraient opposés. Mais ceux-ci n’ont-ils pas approuvé les différentes étapes de la construction de l’Europe libérale ?

Merci à DH d’avoir rappelé que « le mécanisme de la concurrence… conduit à des absurdités (entre mille exemples, les dépenses folles engagées dans la publicité par des marques rivales, dans laquelle elles s'épuisent) » et qu’il est naïf de concevoir le marché comme "une synthèse des actions d'individus libres".

Annick

Au nom de la liberté et du libéralisme, BD demande "une indifférence bienveillante devant la singularité des choix de chacun": petite allusion à son homosexualité.
La société a pourtant déjà fait beaucoup pour les homosexuels, mais il semble que ce ne sera jamais assez.
Les journalistes (aussi les cinéastes et diverses manifestations) aujourd' hui accourent à leur secours pour leur donner la parole et les faire accepter, comme autrefois le curé venait au secours du pauvre ou de l'infirme, de sorte que l'homosexualité devient le comportement qui attire l'attention, alors qu'on voulait y être ... justement INDIFFERENT.
Ils viennent demander constamment à la société son approbation.
Mais que peut faire la société pour des personnes qui n'ont pas la liberté de disposer librement de leur corps?

Ozenfant

Fabius Ségophobe notoire, serait-il Delanophile ?
En ce qui concerne LOLO, rappelons le titre de quelques unes des indiscutables oeuvres majeures du maître : D’abord l’ouvrage phare d’un pugnace partisan indéfectible du - OUI - à l‘Europe : TOME 1° -"Je dois saluer les efforts qui sont faits et féliciter ceux qui font avancer l'euro ." - TOME 2° -" Non à l’Europe libérale". Puis: "Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à l’Assemblée nationale" dont on nous dit que la suite s‘intitulerait: -...Et surtout si elle s’appelle Ségolène- . On se souvient également de cet essai philosophique de haut vol: " On me croit PETIT, mais je suis GRAND." Vient enfin une réflexion profonde sur l’économie populiste: "La TVA Sociale... tout ceci sont des Paroles verbales !".

Ozenfant

Fabius l'ex Segophobe est-il pour cela Delanophile ?
En ce qui concerne LOLO, rappelons le titre de quelques unes des indiscutables oeuvres majeures du maître : D’abord l’ouvrage phare d’un pugnace partisan indéfectible du - OUI - à l‘Europe : TOME 1° -"Je dois saluer les efforts qui sont faits et féliciter ceux qui font avancer l'euro ." - TOME 2° -" Non à l’Europe libérale". Puis: "Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l’autobus qu’à l’Assemblée nationale" dont on nous dit que la suite s‘intitulerait: -...Et surtout si elle s’appelle Ségolène- . On se souvient également de cet essai philosophique de haut vol: " On me croit PETIT, mais je suis GRAND." Vient enfin une réflexion profonde sur l’économie populiste: "La TVA Sociale... tout ceci sont des Paroles verbales !".

Gilles

Passons sur la polémique sur la question du courant politique libéral qui historiquement n'est pas exactement ce que Delanoë en dit. Burke, Mme de Staël, Tocqueville, Constant, Guizot, Quinet, Taine, etc, c’est la droite de la bourgeoisie qui précisément veut terminer la révolution ("Le moment Guizot"). Ce courant là n’est pas dans la filiation des socialistes (voir Jaurès et ce qu’il dit de la Révolution française).
Plus drôle, le repositionnement de Royal, repositionnement qui lui va mieux que ces roucoulades avec Bayrou. Pourquoi je dis ça alors que je me fiche totalement du sort de cette dame ? Tout simplement parce que j’ai toujours pensé que Royal a fait une gravissime erreur en 2007 en courant après le MoDem. Et là, je me place de son point de vue, de ses ambitions. Son revirement aujourd’hui apparaît d’autant plus suspect et ne peut que la déconsidérer. Quant à l’édito de Le Boucher et de son souhait de voir les socialistes se mettre au travail, je pense qu’il n’a pas compris quelque chose de très important : le réformisme social n’a plus aucune marge de manœuvre et plus d’outil (l’Etat-Providence). Même la droite interventionniste se casse les dents sur ce problème. Les libéraux anglo-saxons sont peut-être défaits politiquement, mais le mal est fait, et il faudra autre chose de plus radical pour revenir à des politiques sociales consistantes.

Karl Marx

Et si DSK revenait de son jersey new-yorkais, fort d'une expérience internationale et d'une reflexion nouvelle (?) sur la mondialisation?
AU moins, ça aurait une autre gueule qu ele débat Delanoe/Royal.

Gerard

la seule question que je me pose est le PS est-il sur la même planète que moi?

ernesto

La "sortie" de Delanoë, vous l'avez bien dit, c'est juste un gros coup de com' La façon dont Paris est géré n'a rien de libéral et, lui-même, est juste un manipulateur médiatique.

il existe une bonne source d'info sur les petites intrigues de ce soi-disant libéral : le site delanopolis.fr

il vaut le détour.

Trésor de bienfaits

Sur le site indiqué par Ernesto le pseudo journal de Delanoë, intitulé sego bashing, m'a bien fait rire. Extrait :
"jeudi,
Aïe, aïe, aïe. On va vers un congrès des dupes. Si les quadras, la Ch'ti, le Washingtonien, l'Antiquaire, Boule de Frometon et les autres se mettent d'accord pour multiplier les motions puis introniser un quinzième couteau, c'est parti pour quatre ans de galère. Ils vont avoir Le branchu alors qu'ils pouvaient avoir un branché. Quel gâchis !

Ils veulent me pousser à m'allier avec la démone des bocages pour leur faire la peau ou quoi ?"

Trésor de bienfaits

Ceci dit l'auteur du site, Serge Federbusch est un "copain" de Bockel et s'est présenté aux dernières élections sur une liste UMP.

Trésor de bienfaits

J'ai bien aimé aussi, dans un autre genre, la chronique de Christian Salmon dans le monde d'aujourd'hui :
Le PS : trop de mythes, pas assez d'histoire

Ozenfant

Le Branchu est la plus branchée que ces vieilles branches branques !

Karl Marx

Delanoe confond un peu libéralisme et libertinage, tous deux concepts politiques qui n'ont laissé aujourd'hui en France qu'une notion de politique économique pour l'une et un comportement moral pour l'autre.
Mais aucun des deux ne correspond à la tradition socialiste. Ils devraient changer de nom ces Delanoe, DSK, Royal et Fabius. Peut-etre Mélenchon est-il encore un peu socialiste, mais s'il râle sans cesse, n'est-ce pas pour conserver un minimum d'électeurs de gauche dans ce parti ?

Ozenfant

A propos de Delanoë et de son copain Jospin:
Moi Noël FORGEARD, modeste patron de ce bel Airbus que m’a refilé cet inconscient de Jospin. Je dis: L’A 380 vole, pas moi ! http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/nol-forgeard-la.html?cid=116922668#comment-116922668

Ozenfant

Eric Dupin,
Je suis abonné à Marianne, sans adhérer à toutes leurs thèses... Plus honnêtes intellectuellement que d’autres journeaux, quelquefois, mais partie intégrante de la médiacratie assise quand même.

Je ne résiste pas à l’envie de vous lire un passage de François Darras sur son EDITO:
"Delanoë et le degré zéro de la modernité":
Bertrand Delanoë a t’il été saisi par la grâce ?  Si c’était le cas, nous l’applaudirions sans retenue. Hélas, rien dans son livre, pas une ligne, ne laisse penser qu’il a pris la mesure de la gigantesque révolution économique en cours, de la radicale mutation du capitalisme, de l’inhumanité oppressive et acculturant que le caractérise désormais.
En fait le libéralisme dont se réclame le maire de Paris, libéralisme politique, précise t’il (non pas le combat contre les monopoles, mais le droit accordé aux couples homosexuels), c’est plutôt de "libertarisme" dont il s’agit, dont, justement, le néocapitalisme mondialisé se nourrit.
Ainsi, la modernité "new look" dont on nous repasse allègrement le plat, ce n’est donc que cela :
La synthèse de trois ringardismes -Guizot, le Jospinisme, et le pire de la pensée 68- le tout sous l’oeil attendrit de Daniel vaillant, ex-ministre de l’intérieur socialiste, ce grand penseur.

flamant rose

Quelques nouvelles de MPM ( Marseille Provence Métropole),

Que de sarcasmes avons nous entendu à propos du salaire du président Sarkozy . Et pourtant…..

Hier samedi s'est tenu la séance de la communauté urbaine de MPM sous la présidence de Eugéne Caselli le vainqueur surprise de Renaud Muselier. A l'ordre du jour, en autre, le rapport numéro 9 qui concernait la revalorisation de la rémunération du président et de ses vice-présidents.

Les émoluments du nouveau présidents passent de 3554 à 5424 euros
Ceux des 33 vice-présidents passent de 1777 à 2712 euros.
soit 52,62 % d'augmentation.

Pour l'anecdote ce qui m'a sourire c'est l'argumentation de Caselli. Il a fait valoir le fait qu'il était obligé de quitter son poste de salarié à la caisse d'épargne en omettant de dire que né en 1946 il a donc 62 ans et est en passe de toucher sa retraite. La droite UMP n'était pas favorable à ces augmentations. Caselli a alors fait ressortir que cette hostilité pourrait nuire aux accords passés. Renaud Muselier à la suite d'une passe d'arme s'est prononcé contre. Il a argumenté en disant que s'il comprenait l'augmentation du président sur le plan personnel, il ne l'admettait pas sur le plan politique compte tenu du contexte.

Les nouvelles indemnités ont été votées par 93 voix contre 62 et 2 votes blancs. A noter que le maire de Marignane (divers droite et qui a fait l'élection de Castelli) s'est prononcé en faveur de cette augmentation.

Ozenfant

Quand la corruption des uns justifie la corruption des autres.....

Pour reparler de Bertrand Delanoê, voilà une belle pierre dans son jardin:
Martine Aubry veut incarner la "troisième voie" au PS... la voie de garage, ou bien ?
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/martine-aubry-v.html?cid=117119270#comment-117119270

homo libéral

Bon je n'apprécie pas tout du bouquin faussement audacieux de Delanoë, mais la propension qu'ont les gens à tout ramener au "droit des homosexuels" quand il s'exprime au sujet des libertés commence à me gonfler sérieusement. "Pas étonnant qu'il soit pour les libertés, c'est un homo, en fait pour lui les libertés c'est le droit d'adoption pour les homos." Appréciez la finesse de l'argument et la hauteur du point de vue. L'exemple qu'il a le plus mis en avant c'était le droit de vote des étrangers aux élections locales, mais ça on s'en fout, dès qu'un homo s'exprime au sujet des libertés, c'est sûr qu'il s'agit surtout des libertés des homos.
Marianne qui s'y met aussi, ça ne m'étonne pas, ce journal ayant été hostile à Delanoë depuis son élection en 2001. Mais de là à faire des raccourcis de ce genre, ça laisse rêveur (plutôt "cauchemardeur") sur la qualité et le respect de la personne de ce journal. La prochaine fois, s'il se met à parler de l'égalité, on va encore nous ressortir le coup de "l'égalité pour les homosexuels, c'est ça qu'il voulait dire, en fait"?
Il y a suffisamment de quoi critiquer intelligemment Delanoë pour ne pas se livrer à ces basses attaques. Et qu'on ne me vienne pas dire que je fais du prêchi-prêcha "politiquement correct", c'est bien de basses attaques en dessous de la ceinture dont il s'agit.
Comme quoi il n'avait pas si tort que ça d'appeler pour l'extension du champ des libertés, parce qu'apparemment, contrairement à ce que disent beaucoup de gens, les "libertés" sont loin de faire l'unanimité puisque tout le monde se donne à coeur joie d'en faire une caricature.

Ozenfant

Homo libéralis,
Je défend les perversions sexuelles privées de chacun. Celles de Clinton comme celles de Delanoë parce que c'est LEUR problème privé de faire ce qu'ils veulent.... en privé.
En privé, vous pouvez croire en qui vous voulez et même pratiquer des cultes sataniques si ça vous amuse: c'est votre droit privé qui ne s'arrête qu'a la frontière de la liberté d‘autrui.

A partir du moment où ils rendent leurs pratiques publiques, ils doivent s'attendre aux retours de bâton et puis le coup de l’indignation morale commence à vraiment sentir le rance: Le texte de Marianne ne manque à aucun moment de respect, il constate seulement que son "libéralisme" n'est que du "libertarisme".... ils n'auraient pas le droit ?

flamant rose

Michel Fourniret et Dutroux sont des êtres odieux , la pédophilie est une perversité. On peut aussi être hétérosexuel ou homosexuel et pervers, mais ce n'est pas parce que on est homo que l'on est pervers, heureusement. Cela n'a rien à voir. Ni Clinton, ni Delanoé ne le sont. Si vous considérez Clinton comme un pervers alors vous vous êtes privé de bien des plaisirs.

Annick

En Octobre 2006, l’académie de Paris, la Fondation MGEN pour la Santé Publique, le service de santé scolaire de la ville de Paris organisaient une étude longitudinale sur la santé mentale et physique des enfants scolarisés dans les écoles de la ville de Paris.
La première vague de l’enquête se déroulait dans le cadre de la visite médicale de la grande section de maternelle à l'aide d'un bilan médical, d'un questionnaire destiné à l’enseignant, d'un questionnaire destiné aux parents intitulé:

"Etude sur la santé des enfants des écoles primaires parisiennes".

Ce questionnaire contenait des questions telles que:
. Parlez-vous ensemble de ses activités,de ses ami(e)s, de ses résultats scolaires ?
. L’embrassez-vous ? Le (la) punissez-vous en le (la) privant de ce qu’il (elle) aime ?
. Avez-vous l’impression de le (la) traiter comme un bébé ? Est-ce que vous lui dites que les autres enfants sont mieux que lui (elle) ?
. Est-ce que vous le (la) prenez souvent dans votre lit pour la nuit ?
. Vous sentez-vous malheureux(se) quand vous n’êtes pas avec lui (elle) ?
. Vous sentez-vous souvent coupable de ne pas vous en occuper suffisamment ?
. Lui permettez-vous de choisir sa coupe de cheveux? choisir ses vêtements de la journée?
Quels sont votre lieu de naissance et celui de votre conjoint ?

Suite aux plaintes de parents et de la FCPE, la Ville de Paris, a suspendu fin Avril 2007, cette enquête, estimant qu'elle était «mal comprise».

On peut se demander à travers cet exemple local concret, si la liberté et le droit à la différence que Bertrand Delanoë, maire de Paris, revendique, donne un droit de regard sur la liberté et la différence des autres.

Elodie

Delanoé n'a fait que dire tout haut la réalité cachée aux Français : eh oui ! PS UMP et Modem forment bien un seul et même camp, libéral, favorable à la mondialisation débridée et à son relais l'Europe de Bruxelles.

Face à ce camp, la gauche de transformation (Mélenchon, Besancenot, etc.), et le pôle national de protection (Marine Le Pen, etc.).

Vivement l'ultime clarification des clivages, et le changement, le vrai !

www.levraidebat.com

Ozenfant

Flamingo,
N'étant pas, moi, infaillible, il m'arrive de ne pas m'exprimer avec l'exactitude requise.
Alors je retire perversité et je mets à la place, quoi donc : Luxure polymorphe ?

Je précise que pour moi, "perversité" n'est pas nécéssairement négatif, si cela n'entraîne pas de torts envers autrui.
Le tout, dans la luxure polymorphe, étant de savoir jusqu'a quelles pratiques (et quels orifices) on reste dans la luxure polymorphe et à partir desquels on passe dans les vices proscrits.

Car, bien sûr, chaque civilisation à ses propres codes et chaque civilisation pense que ses codes sont justes et éternels. Les codes musulmans, sont-ils moins bons que les nôtres ?

Ainsi il y a encore quelques siècles à Bysance et une dizaine de siècles avant dans les grandes civilisations Grecques et Romaines, il était du meilleur ton d'avoir son harem de jeunes garçons.
Dans quelques siècles, si la race des mammifères humains ne s'est pas auto-détruite d'ici là:
Les codes moraux et les idéologies à la mode d'aujourd'hui paraitrons bien laxistes ou bien cruels: c'est celon !

Comme toujours ce qui compte n'est pas de SAVOIR si telle ou telle idéologie est la moins désastreuse, mais d'essayer de comprendre si, une fois de plus ce ne sont pas des enfants innocents qui vont payer pour l'inconscience des hommes.

Ce que je dis est très compréhensible pour les femmes qui sont souvent plus altruistes... moins pour les hommes !
Etonnant non ?

flamant rose

Ils sont tous pareils, c'est une fois la navire quitté que l'on déballe, même si on le savait depuis longtemps.

http://www.lefigaro.fr/politique/index.php

Erick

FR,

"Le leader du MoDem avait annoncé fin avril qu'il ne soutiendrait pas la réforme institutionnelle tant qu'elle n'était pas accompagnée de l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale. Si le texte n'évolue pas d'ici le vote du Parlement réuni au Congrès le 21 juillet à Versailles, "je voterai non et beaucoup de mes amis aussi", a réaffirmé François Bayrou. "Je ne participe pas à des opérations d'intox, à des opérations qui sont des leurres pour faire croire qu'on fait quelque chose alors qu'on ne fait rien."

Elle n' est pas belle aussi, la haute politique du nouveau copain de Collomb ?

flamant rose

@ Erick

Bayrou sait parfaitement que la proportionnelle n'est pas du domaine constitutionnel mais législatif. Lui comme Villepin ne se préoccupe pas de cette réforme. En fait tous deux ne font que régler des comptes personnels envers Nicolas Sarkozy.

DRF

Cela dit, conclure avec Le Boucher sur le sujet, c'est de la provocation ! :)

Ozenfant

J'ai ici près de Montpellier un ami vigneron qui me disait hier que ses parents avaient vécu son retour à la vigne (après des études supérieures) comme un échec !!! Voilà le résultat des dégats de la méprisante utopie de "L'Université pour tous (crétins inclus)". Repasser de la civilisation du "Game-boy" débilitant de la "Télé" abrutissante à celle des savoir faire. Retourner de la fabrique d’obèses inactifs à celle "d’élèves" avec un but dans la vie. Revenir a une civilisation où 70% de la population aurait de nouveau envie d’entreprendre et non de devenir "FONCTIONNAIRES". Retrouver une modernité qui ne soit plus à 100% axée sur les "people", la cupidité et l’oisiveté. http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/si-ben-bernanke.html#comments
Sortir enfin de la fabrique de zombies en série et de PIB (Privilégiés Institutionnels Diplômés).

chatel

@ Ozenfant
Revenir à une civilisation où 70% de la population aurait de nouveau envie d’entreprendre et non de devenir "FONCTIONNAIRE".
Les fonctionnaires sont donc inutiles. Les infirmières qui travaillent dans les hôpitaux, les policiers et les enseignants sont des parasites. La recherche du profit est une motivation beaucoup plus noble que le service de l'Etat. Dépourvus de tout esprit d'initiative, les fonctionnaires sont incapables d'entreprendre quoi que ce soit.
L’usage dénué de tout scrupule de tels clichés en dit long sur la contamination des esprits par les idées libérales.

flamant rose

@ Oz,

Vous critiquez ceux qui ont des certitudes. A plusieurs reprises vous les avez traité à l'aide d'un jeu de mots pour le moins douteux de "con-vaincus". Et pourtant vous avez écrit récemment je vous cite" Malheureusement le niveau d'incompétence économique des électeurs, des journalistes, des économistes de salon et des politiques est tel que cela n'a pas encore franchi le rempart de leur boite crânienne, ni le filtre de leur bulbe rachidien, ni le barrage de leur cerveau limbique... pour enfin parvenir à leur neo-cortex: c'est pourtant du niveau d'un môme de CM2. Et pourtant peu de gens de la bullocratie l'ont saisi, a ce jour !"

En clair pour vous tout le monde est incompétent dés que l'on parle économie. Vous êtes en cette matière comme le pape lorsqu'il parle au nom du christianisme c'est à dire infaillible. Mais ce que vous dites m'importe peu car on pourrait reprendre depuis des mois un certain nombre d'idioties que vous présentez comme des vérités. D'ailleurs sur les blogs où vous intervenez plus personne ne vous apporte la contradiction. Mais j'aimerais néanmoins comprendre d'où vous vient cette haine pour les écoles de commerce, pour ceux qui ont fait des études supérieures, que ce soit en économie ou dans d' autres domaines. Etes vous aigri de ne point être parmi eux ? Il me semble que votre comportement est un cas pathologique et mériterait étude. Je crois avoir un minimum de culture et pourtant il m'arrive de devoir faire appel au dictionnaire pour comprendre la signification d'un mot écrit par vous alors que vous auriez pu employer un terme plus à la portée de tous comme si à travers ces mots vous vouliez donner plus de crédit aux "contre vérités ou idioties"que vous pouvez énoncer, comme si vous pensiez "ils ne vont rien comprendre et je vais passer pour un génie de l'économie" ce qui pourrait expliquer votre comportement méprisant, peut être issu d'un complexe, lorsque vous parlez de" filtre de leur bulbe rachidien" " barrage de leur cerveau limbique". Je côtoie beaucoup de personnes qui ont fait des études supérieures, qui ont de grosses situations et je peux vous assurer que généralement "chez c'est gens là monsieur" on a suffisamment de bon sens et d'intelligence pour se mettre à la portée de tous sans en rajouter et surtout sans laisser à penser que l'on se situe au dessus des autres même si c'est le cas.

La semaine dernière, j'étais invité à un mariage et le plan de table m'a placé à côté du numéro 2 d'une grande entreprise nationale, un de ces très hauts fonctionnaires que vous méprisez et qui dépend directement de son ministère. A table entre 2 verres et tant que nous avions les idées bien en place nous avons parlé de la RGPP et de ce qui allait en découler, fusions, partenariats, groupements de coopération …. Vous le spécialiste, vous devriez expliquer tout ça à vos fans, les avantages, les inconvénients, les difficultés de mise en oeuvre….. Un tel sujet ne devrait vous poser aucun souci. Et puis, puisque vous affirmez que les "diplômés" ne connaissent rien au terrain cela vous permettrez de démontrer que "les gens de terrain" comme vous sont capables, eux, de penser aussi bien que ceux qui ont fait des études pour ça. Vous pourriez peut être même en déduire et démontrer que après tout les études supérieures ne servant à rien on pourrait faire ainsi d'immenses économies en supprimant les écoles et les FAC et proposer le fruit de vos réflexions ainsi étayées à tous les "cons" qui grouillent dans les ministères et à la tête des entreprises.

Ensuite bien sûr nous nous sommes retrouvés sur la piste de danse et nous avons fusionné avec nos épouses respectives (à notre âge l'alcool nous a un peu aidé) mais cette fusion n'avait plus rien à voir avec l'économie et pour elle pas besoin de la RGPP: quelques bulles de champagne et une jupe qui remonte légèrement laissant entrevoir …..mais là je m'égare.

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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