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« Conquêtes promises | Accueil | Leçons compliquées »

14 mars 2008

Commentaires

Vieux posteur

OUEST FRANCE aujourd'hui :

"Ceux du ministère de l'Intérieur sont à interpréter avec scepticisme.
Il ne faut pas toujours prendre les chiffres... à la lettre. Sous une apparente objectivité, le ministère de l'Intérieur et certains instituts nous arrosent de statistiques parfois fausses, souvent douteuses voire fallacieuses.

Fausses : la participation, d'abord annoncée en forte hausse, est en réalité la plus faible, pour un premier tour des municipales, depuis 1959. Mais il a fallu attendre mercredi pour apprendre que l'abstention, signe de désaffection, atteint le taux record de 33,5 % (39 % dans les villes de plus de 3 500 habitants). Un plantage.

Douteuses : la France compterait 47 % d'électeurs de gauche et 45 % de droite. Déjà, aux cantonales, les chiffres diffèrent, ce qui prouve leur volatilité. Comment, du reste, pourrait-il en être autrement ? Comment classer l'électorat de listes sans étiquette ou régionalistes ? Des innombrables candidats d'ouverture ? Comment démêler droite et gauche du panachage autorisé dans les 34 029 communes de moins de 3 500 habitants ?

Fallacieuses : comment afficher, sans autre précision, que la LCR ne pèse que 1 % alors qu'elle n'alignait que 200 listes qui ont recueilli des 5, voire des 10 % ? Comment laisser croire que le MoDem ne totaliserait que 3,69 % alors qu'il réalise en moyenne 15,9 % - un score proche des 18,6 % de Bayrou à la présidentielle - dans les 350 villes où il était présent ? Et même, comment anticiper la mort du FN, avec ses 0,93 %, alors qu'il n'était présent que dans quelques dizaines de villes ?
La présentation importe autant que les chiffres : elle peut minimiser l'ampleur réelle du mécontentement. Mais fausser le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre."

Michel URVOY.

Ozenfant

Eric Dupin,
Votre analyse est certes intéressante, mais marquée du sceaux des spécialistes de la politique !
Les "gens", ne sont pas aussi politisés que vous l’imaginez et les facteurs décisionnels multiples.
Ainsi, pour ceux qui sont très sensibles aux facteurs économiques, le vote pour Ségolène Royal était très difficile à assumer. Une pléthore d’électeurs volatiles et peu gâtés au plan des dons d’observation ont cru que Sarkozy allait vraiment appliquer son plan de relance économique et de rupture d’avec notre fiscalité pro-chômage. (J’espère d’ailleurs me tromper et voir Sarko appliquer ce plan de dépénalisation des salaires, dès après les élections municipales).
Ces 32% d’abstentionnistes, sont bien évidemment ces électeurs crédules, de tous bords, qui avaient cru Sarko sur parole.
Pensez vous qu’ils fassent encore partie de "son" électorat ?

Jai bettancourt

Il est devenu complètement impossible de poster sur un forum politique qui voudrait que les échanges se fassent dans l'esprit démocratique le plus optimum entre gens de bonne éducation.

En effet, il faut être aveugle pour ne pas voir que le jeux démocratique en France est totalement dévoyé, touchant le fond de tout les scénarios les plus surréalistes, abracadabrants.

Annick

@Jai bettancourt
De quel forum parlez-vous? s'il s'agit de ce blog, vous n'êtes pas très connu(e) ici, comment pouvez-vous écrire qu'il est impossible de poster.
Votre message est d'ailleurs obscur. Vous risquez ici de pouvoir poster mais d'avoir du mal à vous faire comprendre.

matéo

Les élections municipales françaises font de loin l’effet d’une tempête tropicale dans une bassine. Il est plaisant de voir que c’est pour certains l’occasion de se tirer une bourre d’enfer avec la chapelle d’en face : on a gagné, on n’a pas perdu.

Encore plus drôle, la tentation d’un Chatel, par exemple, de tirer des conclusions définitives de la petite poussée de la gauche, du style : « le gouvernement devrait renoncer à certaines réformes libérales qu'il se croit à tort mandaté à accomplir ». Comme si le gouvernement envisageait des réformes « libérales », le mot valant pour tout ce qui n’épouse pas le gentil modèle de la gauche généreuse et redistributive.

Le même, tout excité par ce qu’il perçoit comme la révolte des masses à l’affreuse politique sarkozienne (rappel : droite 44.4 % /gauche 45.5 %) d’écrire : « J’imagine qu’il n’est plus tout à fait assuré que NS pourra « maintenir le cap des réformes », en clair liquider le modèle social français mis en place progressivement depuis la Libération ». Allons bon , v’là aut’chose. Dire de ce genre de commentaires qu’il serait question prendre ses désirs pour des réalités est le minimum.

« Désolé, Nico, t’as été sanctionné, tu plies les gaules, tu prends ta petite équipe, tu rentrer au vestiaire, tu fermes bien ta gueule jusqu’en 2011, et t’es gentil en attendant tu touches à rien ; si d’aventure tu démissionnes, personne ne t’en voudra, et on pourra ainsi réparer l’erreur des électeurs de mai 2007 qu’aurait du, si tu n’avais pas fait ton mariole être gagné par la gauche ».

Plus anodin, quoique significatif, non pas du clivage droite-gauche, et des querelles de chapelle, l’étrange appel à la peur développé par la gauche comme par la droite. Pour les premiers, via un Fabius, au moins aussi tordu que feu son mentor, le coup de la politique de rigueur que nous concocterait en embuscade le gouvernement, une fois le deuxième tour passé. De l’autre côté, l’agitation du spectre de l’augmentation de la fiscalité locale par une gauche, forcément dispendieuse. S’il y a bien quelqu’un de dispendieux dans notre pays, c’est pourtant bel et bien l’homme politique français, et la machine étatique, la droite n’ayant pas pour le moment de leçon à donner à la gauche en la matière. ILS sont dispendieux.

Ce qui m’a frappé, revenant de vacances tardivement dimanche soir (matéo n’a donc pas voté, mais il se rattrapera dès dimanche), c’est qu’à l’objection d’une politique de rigueur « en embuscade », le type de droite entendu à Europe 1 démentait becs et ongles une telle éventualité. Autrement dit, une telle politique, dont le pays aurait pourtant bien besoin, est un repoussoir, et toute pragmatique que prétend être notre droite, elle ne la fait pas sienne, et répète à qui mieux-mieux qu’il n’en est rien. La vérité pourra bien attendre encore, on en est plus à une décennie près.

Il serait pourtant pas si crétin que cela de mener des réformes visant à assainir les finances de notre Etat-Providence pour, ne serait-ce qu’en garantir la pérennité. Ce que Chatel appelle « la liquidation du modèle social français », correspondrait plutôt à l’effort des actifs d’aujourd’hui pour assurer le financement du dit modèle dans le futur. En l’état, les français y sont sûrement très attachés, sauf que le maintien en l’état de notre Etat-Providence actuel se fait sur le dos de nos enfants. On regrettera que les franchises médicales, quand la France se décide à suivre l’exemple des pays scandinaves, ne comporte pas d’exceptions (quelle mauvaises digestions des réformes dite « libérales ») pour ne pas concerner les mères-célibataires à faible revenus, les chômeurs ou les smicards, mais on ne peut pas résorber le déficit de l’assurance maladie, en continuant à appeler seulement à une vague « responsabilisation » des professions de santé, incantation s’étant traduit année après année par un résultat « zéro ». Pour inverser la courbe ascendante des dépenses de santé, il n’y a pourtant pas à tortiller, ni trente six mille solutions : il faut réduire la toile. C’est sûr que ça n’excite personne, c’est sûr que peu se réjouiront d’une telle perspective.

Quant à la sanction de la politique menée, qui reste éminemment critiquable du reste, elle ne saute pas au visage. Il faut être effectivement au mieux benêt, au pire malhonnête intellectuellement pour attendre des inversions de tendance après 9 mois d’exercice du pouvoir. On peut être pessimiste sur le résultat à moyen terme de la politique annoncée, mais vouloir des résultats au terme de neuf petits mois « d’exploitation » est un tantinet abusif. La réforme des universités, que je crois perso un peu faible, mais qui semble satisfaire en grande partie mes copains chercheurs sur le fond, ne va pas propulser nos universités dans le haut du tableau, ni attirer soudainement des milliers de candidatures de postulants chercheurs du monde entier. Les conditions de vie et de rémunération sont jusqu’à présents inchangées, et bien plus favorables dans toute une série de pays, Etats-Unis inclus, si ce n’est au premier chef, qu’au pays de Voltaire.

La réforme des régimes spéciaux, visant à en ramener ses dispositions spécifiques à celles de la Fonction Publique, sont d’une part encore en négociation, et d’autre part si elle crée un peu d’équité entres les bénéficiaires, elle ne permettra pas demain de remettre à l’équilibre les différents régimes. C’est un pas dans la bonne direction, ce n’est pas monter sur le podium.

Enfin, si vous le rencontrez, dite à Chatel, que si Nicolas Sarkozy et son gouvernement était libéraux, cela se saurait. Bien peu de choses plaident pour en être convaincu. Seule est pour l’instant avéré que la continuité est plus évidente, qu’une quelconque rupture (la machine à créer des taxes – pas trop libérale ce genre de plan – est là pour nous le rappeler).

Gatien

J'ai lu quelquepart qu'il y avait eu un débat interne à la LCR opposant ceux qui voient en Sarkozy l'avant guarde du libéralisme le plus extrême, et les autres qui le considèrent juste comme un Chirac-bis, se contentant de défendre les privilèges de la capitalo-aristocratie à la francaise.

Je ne sais malheureusement pas quelle ligne fût majoritaire. Mais le simple fait que la LCR envisage le problème comme non-trivial laisse penser que le libéralisme de Sarkozy ne saute pas aux yeux...

Jai bettancourt

Chère Annick, j'ai beaucoup posté, pas forcément sur ce blog, mais quelques intervenants me connaissent.

Mais voilà, j'ai jeté l'éponge, comme moi il y a beaucoup de gens qui sombrent dans le dépit le plus total, mais vous le permetez le vais répondre à notre collège plus bas Gatien.

En effet mon cher Gatien, je n'avais pas connaissance de cette info, mais cela fait un moment que je déclare à mon entourage et que ceux-ci me rétorquent "on s'est bien fait endormir".

Voilà, il n'y a qu'en France que cela arrive, on vote pour un type de droite, en éspérant qu'il mène une politique libérale, et une fois installé sous les lambris de L'Élysée on s'aperçoit qu'en réelité nous avons affaire au communiste le plus rétrograde.

Après le communiste Chirac, nous avons le communiste Sarkozy !

Eh oui ! la capitalo-aristocratie à la française, comme vous le dites si bien, a eu le génie et la grande intelligence de comprendre ce que pouvait lui rapporter un système socialiste, bureaucratique et étatique en terme de pouvoir absolu afin d'éliminer toute concurrence libérale pouvant entraver l'extraordinaire montée en puissance des Barons du grand capital à la française.

Avec Sarkozy la boucle est bouclée, il s'entoure d'ailleurs des maitres à penser socialistes qui ont depuis des années inspiré notre droite néo-aristocratique, sachant parfaitement comment les slogans "aimez vous les uns les autres" peuvent être lucratifs au profit de la nouvelle Seigneurie.

Coluche disait "j'ai été voir un psychiatre, avant je faisait pipi au lit j'avais honte, maintenant je toujours pipi au lit mais je suis fière".

Le système UMPS fonctionne pareille, pendant la monarchie on payait des impôts et on crevait de faim pour alimenter l'aristocratie et on était pas content, maintenant on vote pour en payer davantage".

Pourquoi supprimer la publicité sur les chaines publiques ?

Tout simplement car il préférable pour l'état que de telles sommes transites par les compte de l'état plutôt que d'aller directement dans les caisses des chaines, ce qui permet au passage de se sucrer et d'amortir virtuellement les déficits, cela même en sachant qu'une telle gestion demande des ressources exorbitantes, tout comme la redevance qui est un impôt dont la récolte coute plus cher que ce qu'il rapporte réellement.

Revenons aux municipales, je vis à Perpignan, et les accords entre le Ps et le MODEM n'ont pas d'autre buts que de se partager les juteux sièges dans l'administration de de l'agglomération en évinçant les monopoles UMP. Bref une démocratie dévoyé par les intérêts particuliers des principaux Barons, mais c'est le cas partout en France.

Comme disait l'autre avant de s'écraser" jusque ici tout va bien ! "

chatel

@ Mateo

Il est difficile de nier que le programme des réformes de NS soit d’inspiration libérale (réduction de la surface de l’Etat, régulation de l’économie par la concurrence, allongement de la durée de cotisation etc.). Son modèle, il l’a lui-même reconnu, est l’Allemagne où la potion libérale a commencé à être administrée avec la complicité coupable du SPD…et le succès qu’on sait (« on fera tout comme vous » a promis NS aux allemands). L’idéologie qui inspire son programme est celle qui sous-tend le rapport Attali dont NS avait déclaré qu’il retiendrait toutes les propositions avant que le bon sens ne le conduise à se rétracter. Le libéralisme est une notion relative. Bien sûr, il y a plus libéral que NS dont les discours –sous l’influence de HG- révèlent des tendances dirigistes qui expliquent selon moi pour une part - ce fait est trop rarement souligné- son succès à la présidentielle, du moins auprès de l’électorat populaire légitimement attaché à l’Etat-Providence. Mais il y a aussi beaucoup moins libéral que lui comme l’ont démontré de façon éclatante les réactions aux propositions du rapport Attali.

Les élections municipales se prêtent difficilement à une lecture politique étant donné qu’il s’agit d’un scrutin de listes et que la couleur politique des candidats est parfois difficile à identifier. Les élections cantonales sont beaucoup plus parlantes. La gauche a obtenu 47,5% et la droite 40%. C’est un succès pour la gauche et un échec pour la droite. Souhaitons tous que NS sache en tirer les bons enseignements et qu’il ne soit pas tenté d’interpréter comme de l’impatience des résultats qui sont essentiellement l’expression d’un rejet à l’égard d’une politique qui heurte nos traditions et sape les fondements du pacte républicain.

« Il serait pourtant pas si crétin que cela de mener des réformes visant à assainir les finances de notre Etat-Providence pour, ne serait-ce qu’en garantir la pérennité. ». Je suis de votre avis. Mais le problème est que, sous couvert de garantir la pérennité de l’Etat-providence, on s’emploie à le détruire avec la généralisation des franchises médicales. La même chose s’est produite avec le système des retraites qu’il s’agissait aussi de sauver. Aujourd’hui, il me semble que plus grand monde n’est dupe. Heureusement !

Ozenfant

Gatien, Mateo,

J'ai bien peur que Sarko ne soit ni libéral, ni interventioniste.
En économie comme en beaucoup d'autres choses il est avant tout Sarkozyste, il écoute donc un peu ses copains Bouygues et Bolloré, pour le reste il semble naviguer à vue.
Là encore, je souhaite me tromper et si après les municipales il applique enfin la réforme fiscale attendue depuis son investiture: jen serais ravi !

Trésor de bienfaits

La réduction du périmètre de l'Etat- Providence dans un contexte d'accroissement des inégalités n'inquiète pas les riches évidemment mais elle a tout lieu de révolter les classes moyennes et populaires qui commencent à comprendre qu'elles sont les dindons de la farce. Je ne sais plus quel représentant de la droite libérale ( membre du gouvernement ou patron) a osé déclarer récemment, lors d'un débat télévisé, qu'il fallait que nous soyons aussi concurrentiels et dynamiques que la Chine. Bel avenir pour les salariés, n'est-il pas ? Si c'est cela "assainir" la situation pour nos enfants nul doute qu'ils nous en sauront gré !

Trésor de bienfaits

J'ai bien aimé cette tirade d'Attali cherchant à inscrire la gauche dans la perspective d'une mondialisation heureuse : "Cela veut dire en admettre la réalité, ne pas espérer trouver une réponse aux problèmes des Français dans la fermeture, se brancher sur la croissance mondiale et accepter les exigences du changement. Cela veut dire enfin mieux préparer les plus faibles, c'est-à-dire les plus jeunes et les plus défavorisés, à tirer parti des formidables opportunités qui s’annoncent."
A l'heure où la crise bancaire n'a pas fini de produire ses effets un tel enthousiasme ne manque pas de saveur.
Mais j'ai tort de m'arrêter à la conjoncture présente. Pour comprendre l'exaltation du génie quant aux "formidables opportunités qui s'annoncent", et dont un PS renouvelé pourrait faire l'article aux jeunes et aux défavorisés, il faut sans doute s'inscrire comme lui dans le long terme : un jour, c'est sûr, quand nous serons tous morts et ressuscités (avec un corps glorieux et de l'amour à revendre gratos) ce sera le meilleur des mondes.

Karl Marx

Sarkozy, communiste? Vous vous en doutez, j'ai les cheveux qui se dressent sur ma tête. mais au-delà de cla, je trouve que le post de Jai bettancourt est assez intéressant en ce qu'il pointe du doigt la tendance très féodale de notre vie politique. Et ces élections municipales en sont un peu une caricature. Droite-gauche-centre-trotskysme, tout cela n'est rien face aux jeux de pouvoir locaux.
Finalement, on a le choix entre féodalité, monarchie absolue, ou libéralisme politique, quelque soit le mode moderne de gouvernement.
Bien que source importante du libéralisme politique avec sa période des lumières, la France est tour à tour absolutiste et féodale. Le gouvernement actuel joue avec les deux, le PS aussi, le centre, surtout féodal, les extrèmes? sans doute absolutistes, sauf quand ceux de gauche se liguent avec le PS pour les municipales. Le FN semble aussi assez féodal, ayant toujours combattu l'état.
ED intitule son article "Réveil électoral", mais le fond est assez pessimiste, en fait. Comme la plupart des posts ci-dessus.

Jai bettancourt

Le libéralisme de Sarkozy c'est comme la Rock & Roll attitude ou le Rap chez les ados.

Comme la dit Eric Zemour, ce n'est pas un gouvernement que l'on a mais un casting télé.

Féodal vous avez dis ?

C'est pas d'un réveil électoral que la France a besoin, mais de prendre conscience que l'on a détourné la démocratie à un point tel que nous vivons désormais sous la domination d'une classe sociale par une autre.

Aux élections régionales on assiste à un système ubuesque avec l'attribution de points de bonus qui gonfle artificiellement le scrutin majoritaire, bref, appelons un chat un chat, on a rendu légal ce qui est ni plus ni moins que des élections truqués par la fabrication virtuelle de faux électeurs.

Totalement surréaliste, les français avalent tout ça sans broncher.

chatel

@ Trésor de bienfaits
"Il faut sans doute s'inscrire comme lui dans le long terme ". Ou s’expatrier… Si j'en crois votre post précédent, le meilleur des mondes existe déjà : c'est la Chine.

Michel

Jai bettancourt dixit:

"Aux élections régionales on assiste à un système ubuesque avec l'attribution de points de bonus qui gonfle artificiellement le scrutin majoritaire, bref, appelons un chat un chat, on a rendu légal ce qui est ni plus ni moins que des élections truqués par la fabrication virtuelle de faux électeurs."

Vous en dites trop ou pas assez. Expliquez vous et soyez plus précis.

Ozenfant

@Trésor,
Tu dis:
"A l'heure où la crise bancaire n'a pas fini de produire ses effets un tel enthousiasme ne manque pas de saveur."

En effet, et ça ne fait que commencer:
Niveau de vie: Les Français sont-ils mûrs pour entendre la vérité ? http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/03/niveau-de-vie-l.html

Alex

Monsieur Dupin, pour analyser le rapport de force dans le pays, vous feriez mieux de vous fonder sur le résultat des cantonales, beaucoup moins parasitées que les municipales par des considérations purement locales.

Vous verriez ainsi que le modem s'est plutôt planté avec un score inférieur en national à celui du FN, lui-même en assez nette progression par rapport aux dernières législatives. Comme quoi, ça change un peu tout dans l'analyse...

Les électeurs populaires pour l'heure se sont surtout abstenus parce qu'énormément déçus de Sarkozy, leur dernier espoir. Lui qui devait défendre la nation et le pouvoir d'achat a beaucoup trahi, et a agi dans la continuité.

Ces électeurs en colère aujourd'hui boudent les urnes. Demain, ils sanctionneront plus concrètement ce Système UMP PS Modem qui se partage le pouvoir dans l'échec depuis 25 ans. Ils choisirons une opposition véritable. A coup sûr.


www.levraidebat.com

Jai bettancourt

@ chatel

Aux élection régionales on attribue des points de bonus aux partis qui arrivent en tête, les principaux partis PS et UMP en ayant fait moins bien que la fois précédente ont vu leur résultat boostés, malgrès la forte poussée des petits partis ceux-ci on régressé.

Michel

Jai bettancourt

Je comprends mieux vos propos, mais "attribuer des points de bonus aux partis qui arrivent en tête" n'a rien "d'ubuesque".

C'est une prime aux partis qui sont prêts à se regrouper quitte à faire des compromis, et qui se trouvent, de ce fait, mieux placés pour gouverner. C'est assez normal. Peut-être vous trouvez vous lésé par cette mesure. Faites des compromis, et unissez vous avec d'autres afin que vos idées puissent être entendues.

Michel B.

Rebelotte pour l'abstention. Après les 85% de participation du printemps dernier.

Peut-être cela signifie-t-il que de nombreuses positions étaient acquises à l'issue du premier tour ? C'est en tout cas très surprenant au regard des résultats de l'UMP au premier tour et du sondage CSA-Dexia mentionné par Eric Dupin.

Je suis curieux de connaître les analyses détaillées de la participation ville par ville.

Avec un tel taux, on a quand même un nouveau paysage politique local au rabais, le plus petit depuis 59.

Annick

@Trésor de bienfaits, j'espère que vous avez vu le dernier "Complément d'enquête" sur Attali, il intrigue, on comprend mieux ses objectifs: faire du business avec la pauvreté.
Ségo n'hésite pas à s'afficher à ses côtés, et lui à la soutenir, il sait si bien parler des pauvres...
La télé heureusement remplit encore ce rôle de nous redonner parfois de la lucidité.

Guzet

TOULOUSE
Résultats 2008 par rapport aux inscrits
PS : 73.414----- 30,22 %
UMP : 72.205----- 29,72 %
Résultats 2001par rapport aux inscrits :
PS : 28,7 %
UMP: 35,33%
Comparaison 2001
PS : + 2,02%
UMP : - 5,6%
Abstentions : + 10%
Conclusion : ce n'est pas la gauche qui a gagné, c'est la droite qui a perdu
phénomène classique à chaque élection : abstention d'une partie de l'électorat du parti au pouvoir = victoire de l'opposition du moment, et ainsi de suite
Il serait interessant de faire ces calculs sur les chiffres nationaux...

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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