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« Calcul Bayrou | Accueil | Négo Sarko »

04 décembre 2007

Commentaires

Lecteur

La gauche est presque morte, y compris le socialisme, le communisme etc.

flamant rose

Les élections passées, Ségolène Royale a reconnu que le SMIC à 1500 euros ce n’était pas possible, que les 35 heures étaient une erreur, qu’effectivement son programme je la cite « n’était pas crédible ». Aujourd’hui elle raconte qu’elle a proposé à F Bayrou le poste de premier ministre. Aux socialistes elle aura fait boire le calice jusqu’à la lie. Finalement, de sa défaite électorale, elle n’assume pas grand chose pour ne pas dire rien.Et dire qu'elle voulait être présidente de la république!

Yann

Je trouve Ségolène de plus en plus proche du ridicule, dans son livre elle écrit quelque chose comme " J'ai perdu car je n'avais pas un compagnon amoureux pour me soutenir ".. Arrêtons les dégâts !

Jidge

Oui, bon ... SR a déçu et continuera de décevoir à mon avis.

Reste que le PS n'est pas gouverné actuellement, ce qui ne veut fort heureusement pas dire pour la démocratie qu'il est mort.

Il émergera bien à un moment un Jospin, un Mitterand ou autre qui redonneront un sens au bateau ivre.

Tefy

La proposition de Royal est-elle un simple bluff ?

http://rue89.com/2007/11/28/bayrou-premier-ministre-de-royal-ca-m%E2%80%99a-fait-rire

Bayrou a démenti les écrits de Royal... Qui croire ??

De toute façon que penser d'une candidate qui choisit son PM dans des négos secrètes en dehors de son parti et qui compte l'annoncer avant même d'être élue ? Mais n'est-ce pas le régime polt actuel qui veut ça ?

syntuud

C'était la pire candidate à présenter, elle s'est appuyé sur les médias pour la désignation interne et naîvement elle a cru que se serait la même musique pour la présidentielle, tout en oubliant qui elle avait en face et qui elle représentait, son camp n'est pas l'ami des médias ou du moins pas de ceux qui les possèdent.
Aucune sincérité dans sa campagne et ça s'est ressentie, elle n'a pas défendue les 35h (choix de vie et moins un choix économique), elle n'a pas énoncé les choses positives du gouvernement Jospin et la différence avec celui de Raffarin-Villepin par pur fierté. Et ce qui à énervé certains français comme moi c'est que son principal argument c'est qu'elle était une femme alors que ça n'a jamais été un critère de compétence.

impudique Benoit

J'aime bien un blogue où les idées converge.
L'enjeu semble bien d'emmener le socialisme au centre de la démocratie et non pas de le faire disparaitre comme le voudrait Ségolène Royal.
Le socialisme cela devrait être le refus de l'homme ou de la femme providentielle, mais le travail d'équipe, le non cumul des mandats, la recherche de l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés par un état plus efficient et l'arrêt du rôle de l'état dans les mécanos industriels moins d'atat pour mieux d'etat, la priorité au développement des universités avec une réforme radicale etc..
Plein de choses à dire et à écrire mais pas de bondieuserie ni d'appitoiements

DD

Plus ça va et plus que pense que j'ai eu raison :
- de ne pas voter pour elle au premier tour,
- de voter Bayrou au deuxième.

Bayrou n'est pas Superman mais :
- il n'est pas imprévisible comme elle,
- il n'est pas inquiétant comme Nicolas 1er.

Ceci dit, elle aussi est inquiétante, et lui aussi est imprévisible. Voyez son discours d'Alger, où il dit pratiquement l'inverse d'avant sur le colonialisme ; son attitude avec Poutine comme candidat et maintenant comme président.

"On est mal on est mal".

Billy

Ouf!
Votre post sauve mon moral! En effet, je suis proprement halluciné de la complaisance des commentateurs. Comment des journalistes politiques qui ont suivis les élections peuvent tranquillement laisser dire -entre autre- que le PS n'a pas mené campagne! Pas la peine d'être comme moi un passionné de politique pour se rendre compte de l'incroyable mensonge qu'est cette assertion! Le PS, ses miltants, ses permanents et aussi ses fameux "éléphants" se sont laissés baladés, humiliés, écartés etc... et pourtant ils ont fait "où et quand on leur a dit de faire".
Et en plus ils se font accuser de déloyauté! Mais bon sang personne ne se souvient -par exemple- de l'anecdote archi connue ou Hollande a du hurler pour avoir le simple numéro du standart du siège de campagne de Royal!! Excusez-moi mais ça me rend dingue....
Et je passe sur l'indécence de l'instrumentalisation de sa vie privée etc etc... Cette femme est une calamité et ses zélotes une menace pour la gauche et même, vue leur conception du débat public, pour la démocratie.

marcel

Un article si intelligent, si objectif, si factuel qu'on dirait du Zemour, du Pernod voir meme du Sarkozy s'il y avait plus de fautes d'orthographes.

saget pierre

cette fille prétentieuse, incapable, digne de rentrer dans un asile pour folles est tout comme le petit dictateur ,un danger pour la france . alors qu'elle reste dans son poitou-charente et nous oublie!

Monsieur Népomucène

Et toc.

Baillergeau

Nous avons commis deux erreurs: accepter que Royal soit la candidate du PS et ensuite voter pour elle aux Présidentielles.
Devons-nous continuer dans l'erreur ?

philomene

n'etant d'aucun parti, je pense que heureusement elle n'a pas ete elue.....belle femme, mais pauvre politicienne et stratege........il faut que la gauche se redresse pour avoir une contre partie en France, bien que je pense que Sarko est dans le vrai...

GED

Ségolène Royal a été à Buenos Aires pour l'élection de kristina Kirchner, elle n'a vu que la victoire d'une femme et s'en est glorifiée.
Elle n'a pas vu le clientélisme des Kirchner (le parti péroniste paye les gens pour voter pour lui), les fraudes électorales (il manquait des bulletins de vote des oppposants dans les bureaux ce qui était la raison du grand nombre de bulletins blancs et de l'abstesion - en Argentine le vote est obligatoire -, elle n'a pas vu qu'être élu avec 43 % des voix était une bien curieuse conception de la démocratie.
Elle n'a pas trouvé curieux d'être la seule participante à cette cérémonie.
Elle est toujours aussi perspicace en politique étrangère.

Ozenfant

Ségo: "Qui prête à rire, n'est pas sûr d'être remboursé." (DEVOS)!
Hollande: Le présent, absent !
DSK: Fusil Mitrailleur International.
Dray: La lutte des classes... avec Rolex.
Delanoë: L'élu de la caviar-bobocratie.
Lang: Pâteuse.
Ayrault: Qui ?
Rebsamen: Qui qui fait là ?

Les esprits clairs discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes. (JULES ROMAINS)

Ozenfant

Ségo: "Qui prête à rire, n'est pas sûr d'être remboursé." (DEVOS)!
Hollande: Le présent, absent !
DSK: Fusil Mitrailleur International.
Dray: La lutte des classes... avec Rolex.
Delanoë: L'élu de la caviar-bobocratie.
Lang: Pâteuse.
Ayrault: Qui ?
Rebsamen: Qui qui fait là ?

"Les esprits clairs discutent des idées, les esprits moyens discutent des événements, les esprits médiocres discutent des personnes. (Jules Romains)"

D.H.

Hé bien, discutons des idées!
Une piste possible, pour "donner un avenir à la gauche française": les travaux de J.-C. Michéa, et sa critique du capitalisme; voir entre autres son entretien avec Elisabeth Lévy sur www.causeur.fr

Une possibilité, là, non pas "de dépasser le socialisme", mais bien le libéralisme?

dorian

elle est toujours aussi nulle que belle.....ce soir avec PPDA elle avait oublié qu'on n'était plus entre les 2 tours!
à pleurer elle qui parle d'état impartial alors que dans sa région l'opposition n'est même pas conviée aux apéros! une tsarine garde rouge en pire....elle vous tuerait en souriant.........une tueuse tout à fait dingue..;que le PS la mette en cage au fort Boyard et l'y laisse se noyer!

marl

Les responsabilités étaient quand même partagées entre Royal et les éléphants, chacun se souvient du "j'aime pas les riches" et des micros ouverts au bureau national. Et qui d'autre?

Hollande ? Intelligent mais incapable de trancher et sans aucun charisme.

Delanoë? Aucun charisme non plus, autoritaire, handicapé dans une élection par ses orientations sexuelles.

DSK ? usé, image trop droitière, plus intéressé par les jolies femmes que par la présidentielle.

Fabius? Out.

Jospin : trois fois out.

Alors on attend...

cathare

Merci Eric Dupin...Il est surprenant de voir le laxisme, la paresse des observateurs à l'égard de SR, voilà des mois (voire des années) qu'elle instrumentalise sa vie privée, son sexe pour ne pas répondre aux questions, pour se défausser, pour ne pas assumer la responsabilité de ses erreurs, pour charger la terre entière et les éléphants avec, qui sont paralysés ou ailleurs. La légèreté de cette femme est sans limite, nous savons aujourd'hui qu'elle peut encore ajouter l'impudeur à la vacuité.

Joseph

Je n'arrive pas à compredre pourquoi tant d'acharnement de plusieurs partisans de droite à l'égard de Ségolène Royal.
Son livre était juste comme prévu pour expliquer, ce qui s'est réellement passé pendant la campagne éléctorale.
En, ce qui concerne la tentative de pouvoir établir un accord électoral entre Ségolène Royal et François Bayrou était une idée venant de presque tous les dirigeants de la gauche européenne, qui savent qu'aujourd'hui sans une alliance avec le centre, ils peuvent jamais être en mesure de prendre le pouvoir, car presque la plus grande partie de l'europe se trouve à droite.
Quelque soit le candidat que le parti socialiste pourrait choisir pour l'Elysée 2007, il avait moins de chance de gagner devant Sarkozy, car la France est sans doute actuellement à droite.
En faisant le calcul aujourd'hui, on voit que l'ensemble de toute la gauche ne répresente que 35%, tandisque la droite occupe près de 55% et le centre gauche-droite 10%.
Avec de telles estimations, je ne vois pas de quelle manière la gauche pourrait retourner au pouvoir sans pour autant chercher à faire alliance avec le centre.
Sachez le très bien que si Sarkozy n'avait pas compris que pour bien assurer la victoire, il fallait décomplexer la droite, en faisant un clin d'oeil vers l'électorat de l'extrême droite en récuperant leurs idées, il pourrait peut-être avoir beaucoup des difficultés au final, avec le rétournement de veste de François Bayrou vers l'électorat de gauche.
Chaque personne dans la politique a sa manière et son style de faire les choses.

Trésor de bienfaits

Hollande nous rendrait un grand service en rentrant une bonne fois pour toutes à la maison*. Car qui d'autre pour mettre fin à l'exhibitionnisme de cette insupportable Bovary ?
Vous parlez d'impudeur, je dirais, moi, obscénité, en phase avec la tristesse salace de la télé-réalité.
Obscène, oui, lors des primaires, le geste de montrer son corps comme gage essentiel de sa différence; obscène, l'annonce d'un mariage à Tahiti; obscènes, les images faussement volées de la starlette en maillot de bain; ou encore cette photo dans un hôtel, parue dans Paris Match, avec en arrière-plan un seul oreiller sur le lit; ce livre enfin, avec l'épaule d'un amoureux perdu, et ces hommes qui bandent trop mou.

Et je ne parle pas du "quelque chose qui s'est levé" où s'exprime si crument son désir d'avenir.

* J'ai conscience de l'insigne vulgarité de cette remarque, mais c'est bien le problème avec cette femme qui confond le sexe et la politique d'une façon éhontée : à nous faire renifler les odeurs de sa chambre à coucher, elle nous avilit.

Annick

Ayant quelques soupçons sur l'existence d'un business derrière les bonnes intentions de ceux qui semblent s'intéresser au stress au travail, j'ai fait quelques recherches et je découvre la "Gestion du Stress avec la PNL". J'ai déjà entendu parler de la PNL (Programmation Neuro Linguisique) sans savoir vraiment de quoi il s'agit: de techniques pour transformer le négatif en positif,

Exemple:
1)Technique de changement de registre sensoriel.
Exemple: je remplace ma phrase intérieure négative par une image mentale agréable.

2)Technique d'inversion négatif/positif dans le même registre sensoriel.
Exemple : remplacer une phrase négative que l’on se dit par une phrase stimulante comme : tu peux y arriver, tu peux réussir.. Tu te calmes, reste calme La vie est belle… (c'est le sketch de Dany Boon "Je vais bien tout va bien")
Cette technique en PNL s’appelle le SWITCH.
On renouvelle l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que l’on ne parvienne plus à faire apparaître l’image négative.

3) Passer de la représentation mentale à la perception:
Placer dans son bureau des photos agréables que l’on regarde quand on est squatté par une image ou une vidéo négative.

Le résultat: des têtes à claques qui passent leur temps à dénier la réalité, inaccessible aux critiques et à l'autocritique (Hollande passe son temps à dire: "mais moi je suis invulnérable"). Un désastre.

N'est-ce pas la technique qu'ont utilisée Ségolène et ses amis pour remplacer l'expérience pénible d'une défaite par une expérience agréable, ce qui donnait cette impression que 'tout va bien malgré la défaite'.

D'une manière plus générale, ne pratiquerait-on pas ces méthodes au parti socialiste? Inquiétant...

DD

Accord avec la vision de TBB

Obscénité qu'on retrouve, sous une autre forme mais aussi forte, chez NS.

Qu'on ne retrove pas chez Bayrou.

noop

La gauche est vraiment vacharde avec Ségolène Royal.
Elle a sans doute évité au parti socialiste une nouvelle déroute et une absence au deuxième tour. Seul le charisme médiatique de Royal a sauvé la situation et masqué le vide du programme, l'absence d'effort et de travail en amont. Songé à l'arrogance de Hollande qui pensait qu'un "caniche bien coiffé" ferait l'affaire face à une droite supposée forcément mal aimée et repoussante...
Ségolène Royal n'avait pas et n'a toujours pas l'étoffe pour le poste. Mais les élpéphants et le reste de la gauche qui lui tirent dessus à boulets rouges oublient bien vite qu'ils n'auraient sans doute pas fait mieux qu'elle, voir pire.

Ozenfant

Le problème des militants de mon parti, (Le PS), c’est qu’il ont subit une lavage de cerveau qui à duré trente ans: "Il n’y a que deux solutions: La Soc/Dem en allant vers la droite et le Socialisme 1917 de la lutte des classes, en allant vers la gauche."
Depuis 1983 une partie des militants tire sur la corde vers la droite, pendant que l’autre partie des militants tire vers la gauche.
Si les dirigeants sont à l’heure actuelle incapable de produire des idées (de leurs propres aveux), c’est que JUSTEMENT ils ne peuvent aller à droite sans perdre leurs militants de gauche et vice-versa.

L’extrême gauche communautariste seule est exclue d'une solution verticale qui sort du cercle vicieux "droite ou gauche", comme je le dis sur mon blog: Le communautarisme n’est-il qu’une variante de «la bête immonde» de Victor HUGO ?

COMMENT font-ils, ces dirigeants, pour ne arriver à penser qu’il faut aller dans le même sens: vers le haut ? C’est un mystère !
Mais le mystère est éclairci par la phrase de Frossard: "Nous avons généralement en France un gouvernement d'hommes qui savent ce qu'ils veulent. Ils veulent y rester. "

Aller vers le haut comme le dit G.S. cela consiste à allier des idées solidaires agrées par les communistes et des idées économiques plus rationnelles que celles de la droite actuelle.

D.H.

Il me semble qu'au P.S. il y a une eu une dérive, à partir de Jospin, du social vers le sociétal (et qu'une ligne "moderniste" accentuerait encore, j'en ai peur); Ségolène Royal serait l'expression aboutie de cette dérive.
Je rappelle quand même que "sociétal" est un terme de management au départ, comme celui de "gouvernance": il désigne tous les aspects de la vie qui peuvent intéresser l'entreprise, ou avoir des répercussions sur son développement: le sociétal concerne les moeurs des clients ou des employés, pas des citoyens.

Je me demande si le P.S. ne serait pas bien inspiré s'il tenait à distance des revendications provenant, à sa gauche, d'une pensée radicale, qui vont dans le sens de toutes façons des exigences du libéralisme économique (lequel ne trouve sa pâture qu'en renversant les interdits les uns après les autres).

matéo

Le moins que l’on puisse dire est que notre ami Eric Dupin n’y va pas de main morte avec Dame Ségolène. On sentirait même comme de l’agacement.

Il me semble cependant abusif de dire que « Ségolène Royal a peu de chances de conquérir le PS… ». Il me semble au contraire, même si c’est là une condition insuffisante, que sa participation à l’élection présidentielle, comme son score tout de même constitué de 17 millions d’électeurs, pèseront largement en sa faveur.

Au moment où l’on parle, nous ne sommes qu’à m + 7 mois de l’élection et du début de la mandature de Sarkozy, et il est normal que le candidat battu traverse une sorte de désert. Le présent plan média de Ségolène Royal n’est pas fait pour les chiens.

Sa « quête du centre » est à mes yeux une douce chimère, attestée justement par le non choix assumée entre Bayrou et Besancenot. Une tactique récurrente au PS où le jeu consiste à ménager autant les socialistes radicaux (pas très éloignés idéologiquement des trotskystes) que les socialistes « gestionnaires ». Le PS français reste la seule gauche en Europe à continuer de penser qu’il peut avoir quelque chose à échanger avec des révolutionnaires dont la seule stratégie consiste à pousser au renversement de l’économie de marché, et à l’émergence d’une société collectiviste.

En cela, notre PS diffère notablement de l’évolution de la gauche italienne, qui a engrangé depuis plus de 15 ans une authentique refondation de son parti communiste, et un PS dont le leader Romano Prodi déclarait, il n’y a pas deux ans, « la libéralisation, la voie de l’économie italienne est là ». Vous pouvez toujours attendre pour que SR, ou d’autres, prononcent ce genre de phrase. Vous attendrez longtemps.

En Allemagne, l’ancien leader du SPD, Gerhard Schröder déclarait lui avant les élections dans les länder en 2005, menacé dans les sondages, « je ne discute pas avec le Linkspartei » (sorte d’extrême gauche constitués de rouge « carmin » et de verts « bouteille »), rebaptisé récemment « Die Linke », toujours emmenée par Oskar Lafontaine. Rien de tout cela dans le non choix assumé effrontément à l’orée de 2008 entre Bayrou et Besancenot. On repassera pour la rupture idéologique avec l’extrême gauche, l’abandon des vieilles lunes marxistes. Ce n’est que pure tactique mais le résultat est là. On aurait pu attendre comme signe du « recentrage », le refus de dialoguer avec celles et ceux que la gestion des affaires ou la simple gouvernance d’un Etat répugnent.

Il reste que parler de Ségolène ou de ses compétiteurs reste un contresens, puisque c’est la redéfinition de la doctrine qui devrait primer. A supposer que le PS s’y emploie fin 2008, ce qui n’est absolument pas sûr, et que cette doctrine rompe justement avec les accents révolutionnaires et les postures de gauche radicale, tout en emportant l’adhésion massive de ses troupes militantes. Notre PS rejoindrait alors le positionnement de ses partis frères, resterait à lui trouver un leader. Pourquoi pas Ségolène, mais si d’aventure, ce parti nous refaisait le coup du « plus à gauche » en guise de réponse au sarkozysme, elle ne serait sûrement pas la mieux placée.

Jujupiter

Proposer le poste de Premier Ministre a Bayrou, elle qui s'etait presentee comme "la candidate du choix clair", c'est pas un manque de pudeur, c'est carrement du fouttage de gueule pour ses electeurs.

@Joseph: je ne suis pas sur que des alliances de dernier moment avec le centre aient ete la meilleure solution pour Royal. Je pense qu'il aurait ete preferable d'avoir un projet! Un projet qui puisse parler a la gauche mais aussi au centre dans ces cas-la. Et non pas un catalogue de propositions sans vision pour la France, qu'elle a fini par decrire comme non credible!

Qu'elle cesse de parasiter le debat qui s'annonce difficile a gauche.

Gatien

Intéressant d'entendre parler ici de la PNL (dont les psy vous diront qu'elle a été inventée par les vendeurs d'aspirateurs au porte à porte).

Ca semble coller assez bien à l'attitude de Royal effectivement (de là à généraliser à tous le PS il y a une marge), aussi bien qu'à celle de Sarkozy.

Il y une étrange résonnance entre votre post, Annick, et celui où je suggérais que Sarkozy était en train de virer scientologue ou autre chapelle "développement-personnaliste" à l'américaine. La PNL fait en effet partie des ingrédients que les scientologues mélangent pour concocter leur bouillie infâme.

A côté de ces deux cas pathologiques, Bayrou fait figure de vieux sage éclairé. Mais il est une règle en France, qui se vérifie depuis que je suis en âge de voter, et qui veut que des candidats en présence, la majorité choisit toujours le pire, et persiste (Chirac 1 - Chirac 2 - Sarkozy 1 -...). Bayrou n'a donc aucune chance.

Annick

Gatien, "Bayrou n'aurait aucune chance", vous êtes un peu pessimiste mais je n'oserais pas vous recommander une cure de PNL. D'ailleurs Bayrou, lui aussi se plait parfois à parler en psy et il devrait se méfier de ce langage qui ne lui va pas tellement.

Vous avez raison par contre, il ne faut pas généraliser à tous les socialistes, on reconnait assez bien ceux qui parlent 'vrai', eux-mêmes le savent aussi et on comprend leurs divisions.

Je pense que la PNL est dérivée de la psychologie comportementaliste ou encore dite cognitiviste ou encore behaviouriste ou encore ego-psychology (qui vient des USA), une psychologie basée sur des apprentissages et qui fait abstraction de ce que l'on éprouve. Quand on pense que la psychologie comportementaliste est utilisée pour les chiens ... no comment.

JD

Matéo,

Quelle différence concrète voyez-vous entre une gauche recentrée et la droite ?

Ce n'est pas un piège, c'est une vraie question.

JD3000

Matéo: "...comme son score tout de même constitué de 17 millions d’électeurs."

9,5 millions au premier tour. Vous, ignorer le vote anti-Sarko ?

Ozenfant

Hi, Hiiiii!

Ca recommence, le PS doit aller vers le centre... non vers la gauche !

Youpie, quelle imagination !

Avec des idées aussi nouvelles, sûr que mon parti est bien partie pour faire partie des absents de 2012 !!!

matéo

@JD

Si nous étions dans un pays normal, c'est-à-dire, dont la vie politique serait comparable à ses principaux voisins européens et le clivage gauche-droite analogue, nous aurions une gauche, enfin un parti socialiste, plutôt très portée sur les réformes de fond dans un premier temps, plus redistributive par la suite, et une droite plutôt très portée sur les réformes de fond dans un premier temps, composée de démocrates sociaux et de vraies libéraux, qui pencheraient ensuite vers la création de richesse et le développement du secteur marchand.

Dans les deux cas, on s'emploierait à remettre nos systèmes de solidarité à l'équilibre, à assainir nos finances publiques (à viser l'égalité des dépenses et des recettes), à adapter notre droit du travail, notre fiscalité aux enjeux de la compétition mondiale, à ramener le poids de l'Etat français à la moyenne des pays européens, à créer de nouvelles sécurités, en échange de la nécessaire flexibilité. Quand j'écris tout ça, j'ai présent à l'esprit ce que des partis socialistes étrangers ont pu réalisé quand ils ont été ou sont "aux affaires".

Nous aurions une droite et une gauche soucieuses de trouver un équilibre acceptable par la société entre le dynamisme économique déterminant pour l'emploi (et l'équilibre des caisses) et la régulation sociale (la correction des désordres du seul marché).

Le débat porterait d'une part sur la place du curseur entre les deux (toujours de quoi s'empoigner), sur le niveau d'avancement en termes de nouvelles solidarités et de mécanismes redistributifs, enfin sur la nature des innovations en matière de politiques publiques plus ciblées.

matéo

@JD

Si nous étions dans un pays normal, c'est-à-dire, dont la vie politique serait comparable à ses principaux voisins européens et le clivage gauche-droite analogue, nous aurions une gauche, enfin un parti socialiste, plutôt très portée sur les réformes de fond dans un premier temps, plus redistributive par la suite, et une droite plutôt très portée sur les réformes de fond dans un premier temps, composée de démocrates sociaux et de vraies libéraux, qui pencheraient ensuite vers la création de richesse et le développement du secteur marchand.

Dans les deux cas, on s'emploierait à remettre nos systèmes de solidarité à l'équilibre, à assainir nos finances publiques (à viser l'égalité des dépenses et des recettes), à adapter notre droit du travail, notre fiscalité aux enjeux de la compétition mondiale, à ramener le poids de l'Etat français à la moyenne des pays européens, à créer de nouvelles sécurités, en échange de la nécessaire flexibilité. Quand j'écris tout ça, j'ai présent à l'esprit ce que des partis socialistes étrangers ont pu réalisé quand ils ont été ou sont "aux affaires".

Nous aurions une droite et une gauche soucieuses de trouver un équilibre acceptable par la société entre le dynamisme économique déterminant pour l'emploi (et l'équilibre des caisses) et la régulation sociale (la correction des désordres du seul marché).

Le débat porterait d'une part sur la place du curseur entre les deux (toujours de quoi s'empoigner), sur le niveau d'avancement en termes de nouvelles solidarités et de mécanismes redistributifs, enfin sur la nature des innovations en matière de politiques publiques plus ciblées.

sancho

En fait, on reproche à Ségolène d'être une politique dans l'âme (relisez Machiavel).

René Fiévet

Texte sévère d'Eric Dupin. Sévère mais juste. Juste une remarque d'ordre général: ce qui me frappe beaucoup dans l’évolution actuelle du système politique français, c'est que des événements qui seraient apparus, il n’y a pas si longtemps, comme anecdotiques, accessoires, artificiels, et donc sans conséquences, occupent maintenant une place centrale dans notre paysage politique.
Prenez l’exemple de Sarkozy. Il a probablement mené la campagne politique la plus marquée à droite de l’histoire de la 5ème République. Dans ce contexte, l’ouverture qu’il a pratiquée en direction de certaines personnalités de gauche est totalement artificielle et superficielle. La réalité de la politique qu’il mène depuis quelques mois – sans même parler de sa conception autocratique du pouvoir – montre bien qu’il ne s’agit que d’une illusion. Or qui peut contester que l’événement politique qui a marqué les esprits depuis quelques mois est précisément cette “ouverture” politique pratiquée par Sarkozy ?
Prenons l’exemple de ce qui vient d’être révélé par Ségolène Royal: une alliance entre la gauche et le centre pour gouverner la France. Aucun accord programmatique, aucune discussion sur le fond, aucune négociation. Non. Juste une voiture qui attend le soir au bas de la rue. Un coup de téléphone avec le portable. “Dites, François, c'est toujours d'accord ? Je monte ou je ne monte pas (en tout bien tout honneur bien sûr)?” “Non, Ségolène, vous savez bien que j’en ai follement envie, mais ce ne serait pas raisonnable.”
Bayrou aurait dit oui, et nul doute – victoire ou pas victoire de Royal à la présidentielle - que le paysage politique en France en aurait été durablement changé.
Tout ceci me laisse rêveur. Et terriblement inquiet sur la façon dont évolue le débat démocratique dans notre pays.
Il fut un temps où on considérait que la politique était une chose sérieuse.

Bib'

Je n'ai pas lu le livre. Mais après lecture des extraits choisis, je rejoins votre analyse, allant jusqu'a etre géné de ces révélations.

Il m'avait semble que l'eloignement des elephants et de la structure du parti avait ete un choix de campagne pour Segolene, en appuyant son image candidate moderne en ringardisant son parti. Son offre a F. Bayrou resume bien que les francais avaient affaire a la candidate "Royal" et pas la candidate du PS. Cela ne me pose aucun probleme, mais il faut alors assumer son choix pendant (smic a 1500 euros) et apres (ne pas blamer le manque de support).
Sa vision d'ouverture sonne un peu a mes oreilles comme "prenons de la gauche au centre ce qui fait le succes de ces partis", ce qui revient finalement a ne pas avoir d'opinion propre, et de forger statistiquement un programme.

Evoquer la tentative de F. Hollande de recoller les morceaux est honteuse et impudique. Mais corrobore un peu ce besoin de montrer aui a le pouvoir...

Enfin, pour cette fameuse phrase "quelque chose s'est leve qui ne retombera pas"...
Segolene Royal a perdu une election presidentielle 53/47 apres deux mandats á droite, contre un candidat considere comme inquietants par toutes les familles politiques. Il existe evidement des segolenistes, mais je crois qu'il faut qu'elle realise que beaucoup de gens ont vote contre Sarkozy, pour la gauche, et non pour Segolene Royal... et que dans ces conditions 17Millions d'electeurs ce n'est pas si impressionants et ne legitime pas tout.

J'apprecie beaucoup vos analyses, felicitations pour votre blog.

bib'

le gauchiste repenti

Ségolène Royal est une espèce de nouvelle Eva Peron : personnalisation à outrance et vide idéologique; charme indéniable et démagogie tous azimuths. Quand on sait dans quel état le péronisme a laissé l'argentine, avis aux amateurs....

Praxis

La meilleure idée serait qu'elle accepte de se retirer !

(un électeur qui a voté deux fois pour elle lors des dernières présidentielles)

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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