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« Relève socialiste | Accueil | Malaises ADN »

11 octobre 2007

Commentaires

Martin P.

le sarkozysme consiste surtout à s'occuper de nicolas sarkozy

on en a qd meme depuis assez longtemps remarqué les limites (5 ans?)

son agitation n'est que le pendant de sa mollassonnerie intellectuelle, et ça aussi ça finit toujours par buter sur la réalité

philbr

Disons qu'il est condamné au mouvement perpétuel sinon il tombe. Du mouvement n'importe lequel

PMB

Le problème (sans oublier qu'il est élu pour cinq ans au moins, et qu'on ne saurait rêver d'une catastrophe pour nous en libérer) c'est : qui et quoi à la place ?

PMB

« Chaque fois que quelqu’un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français »

Cette phrase, ahurissante quand on la compare à la réalité en France, est remarquablement décryptée par Judith Bernard sur le nouveau site d'Arrêt sur image.

J'ai apprécié les commentaires de Ludomagno et Louise. Bon, à chacun de se faire votre idée ;-)

PMB

Bon, à chacun de se faire son idée ;-)

(Mal relu !)

Gatien

Cet article est un peu déprimant : oui, Sarkozy a bien les défauts qu'on lui prête depuis avant son élection, et oui il est président de la république pour 5 ans et il ne reste plus qu'à se faire à cette idée.
Je continue à croire que dans peu de temps, sa popularité va s'écraser comme un fruit trop mûr tombé de l'arbre, et qu'il n'aura plus l'air que d'un mauvais clown (l'adjectif "mauvais" n'est peut-être pas justifié, puisqu'un grec m'a confié cette semaine avoir beaucoup ri devant les différentes prestations de l'artiste).

Mais il y a aussi un côté inquiétant dans tous çà. Quand Sarkozy sentira le sol se dérober sous ses pieds, que la valeur travail ou la dénonciation des priviléges ne suffira plus à faire illusion. Que va t'il pouvoir inventer pour créer encore l'évenement médiatique? Une dramatisation de la situation sécuritaire comme au bon vieux temps de Sarkozy ministre de l'intérieur? Des révélations angoissantes sur des complots terroristes en cours, justifiant des mesures d'urgence? Une relance du discours anti-immigrés (déjà bien fourni), mettant l'accent sur tel ou tel fait divers? Une guerre préventive? Un conflit avec les bureaucrates-de-Bruxelles-qui nous-mettent-des-bâtons-dans-les-roues?...

On peut aussi s'inquiéter pour Sarkozy lui-même. Comment le toxicomane des sondages encaissera t'il une baisse de popularité durable? Comment, le guide suprême admettra t'il que sa majorité mette en doute sa politique, comme elle commence à le faire (si j'étais N.S., je me méfierais beaucoup d'un Devedjan en embuscade...)? Combien de couleuvres sera t'il encore en mesure de digérer, à chaque fois que des membres de son gouvernement d'ouverture trouverons "dégueulasses" des propositions qui semblent découler assez naturellement de l'idéologie sarkozyenne?

Nicolas a besoin de notre soutien.
Nous réclamons plus de sondages OpinionWay et moins de sondages TNS/CSA. Nous voulons des économistes qui constatent un choc de croissance, au lieu de souligner l'absurdité du paquet fiscal. Nous demandons l'organisation de référendums pour/contre la croissance, le chômage, le pouvoir d'achat, qui montreront que le président est toujours en phase avec le peuple.

Adhérez à notre mouvement, rejoignez : www.santé_mentale_et_méthode_coué_pour_notre_président_adoré.fr

slash


je retourne m'occuper des miens, MAIS le livre du moment*, n'a jamais autant été du moment :) LE COUP DE LA PLACE ROUGE c'est du grand art international ! Les limites du discours ben oui c'est la culture
*
http://www.travailleravecdescons.com

Gatien

Héhé, slash a tiré plus vite que moi...

Je ne résiste pas à reproduire quelques extraits d'une dépêche (http://fr.news.yahoo.com/afp/20071011/tpl-russie-france-diplomatie-ee974b3_1.html):

"Sarkozy s'est réveillé et a vu la Place Rouge", ironise le journal Gazeta comme quasiment l'ensemble de la presse, le président français s'étant félicité devant Vladimir Poutine de s'être réveillé sur la Place Rouge, alors que l'hôtel dans lequel il avait dormi ne s'y trouvait pas.

"Inhabituellement féroce, la presse russe s'attache essentiellement à des détails comme les mimiques du président français, le fait qu'il ait tutoyé M. Poutine ou qu'il porte des chaussures à talonnettes.

"Le Kremlin et la vision de la Place Rouge lui ayant donné des ailes, Sarkozy a parlé lors de la conférence de presse du souhait des investisseurs français d'entrer dans le capital de Gazprom", le géant gazier russe, poursuit Nezavissimaïa Gazeta, titrant: "Rêves et fantaisies de Nicolas Sarkozy"."

Ces russes ne comprennent rien à l'esprit français. Nous réclamons le droit au rêve! L'imagination au pouvoir!

PMB

Gatien, on ne va pas faire de parano, mais "désolé, la page que vosu demandez n'existe pas ou plus". What's the matter with that ?

Ozenfant

Avant les élections, la majorité des commentaires anti-Sarkozy visaient son excès d’autoritarisme voir de menace de fascisme !
Je me dissociait de cette idée de Sarkozy en disant que dans ma banlieue on l’avait beaucoup entendu parler pendant 5 ans, mais qu’on avait pas vue la queue d’une action.
Bizarrement mon commentaire ne faisait jamais recette…. Je crois qu’en France le réel n’a pas la cote !
Ce qui se passe maintenant est simplement la continuité de ce qui s’est passé pendant ces cinq dernières années au ministère de l‘intérieur: le règne de la poudre aux yeux !
Son plan économique  "Borloo-Arthuis" seule solution pour une rupture qui aurait pu financer les reste des projets semble avoir été abandonné pour "manque de popularité".
Tout est conforme à la logique Sarkosienne, en quelque sorte!

Gargamel

Comme on peut le constater sur les blogs, les gauchistes continuent de raler. Au moins Sarkozy a cette utilite... (limitee certes mais plaisante ;-)

Gatien

@PMB

Je viens de refaire un copier/coller de l'adresse et ça a l'air de fonctionner. L'adresse est trop longue pour être lue sur une ligne, mais peut être copiée en entier malgré tout, à condition de sélectionner l'adresse en même temps que la ligne vide qui est juste en dessous. Il faut aussi supprimer manuellement la parenthèse superflue qui est à la fin.

Je vous la donne en deux parties au cas où vous auriez encore des problèmes :

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071011/
tpl-russie-france-diplomatie-ee974b3_1.html

pascale

ses failles, il les compense en étant en permanence dans le surmoi, souvent émotionnel ou peut être est-ce le contraire. mais même si cela est lassant pour nous, bien que le spectacle nous captive encore, il se peut qu'une peccadille fasse exploser son "véhicule" et alors là...

bernard

@ PMB

>"« Chaque fois que quelqu’un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français »

La phrase est :

".. chaque fois que quelqu’un est injustement opprimé, ce quelqu’un-là devienne français immédiatement."

D'où sortent donc les "opprimé" et "persécuté" ?

PMB

Bernard, je vous renvoie au blogue @si, maintenant il y a deux notes. Peut-être ai-je mal recopié la phrase ?

Mais cela ne change pas le fond de l'affaire. Bon, allez là-bas vous faire votre opinion sans mon filtre !

Merci Gatien ;-)

bernard

PMB

Judith Bernard s'est plantée ! Le minimum pour un journaliste est de vérifier à la source !

bernard

PMB

>"Mais cela ne change pas le fond de l'affaire"

Ben si çà change ! Lisez bien la vraie phrase sarkozienne :

"Ces femmes sont bulgares,
cet homme l’est aussi, maintenant. Ils ont vécu l’enfer pendant huit ans et
demi et voyez-vous, l’idée que je me fais de notre pays, la France, c’est que,
chaque fois que quelqu’un est injustement opprimé, ce quelqu’un-là devienne
français immédiatement. Non pas par les papiers, non pas par l’administration,

mais il devient français parce que sa souffrance devient une souffrance qui
doit être portée par la France. C’est cela la mission de notre pays : porter des
valeurs universelles, de respect des droits de l’homme"

PMB

Bernard, je ne comprends pas votre dernier post. Etes-vous allé lire les notes et les commentaires en question ? Je vous rappelle que JB n'est pas journaliste, mais chroniqueuse, elle explique ça dans une réponse à un commentateur.

(Je mettrais bien ici ce que j'ai écrit, mais pas question de "troller" le blogue d'ED ;-)

Mon Elysée

La réalité, la réalité ! Elle est bien bonne celle-là. C'est facile pour vous de remuer le couteau dans ma plaie.

La réalité c'est qu'elle est partie. Et moi je tourne en rond. Je sens que je vais faire une bêtise....

damocles

Eric Dupin,

Je vous cite : "la réaffirmation constante de la volonté d’agir ne garantit pas l’obtention de résultats tangibles. [...] Le chef de l’Etat a théorisé depuis déjà quelques temps la communication comme une condition de l’action. Elle ne saurait pourtant s’y substituer."

C'est donc l'opposition entre l'action, associée aux résultats, et la communication, associée à la méthode Couet, que vous mettez en avant pour définir un bilan de la présidence en cours. Au passage, vous moquez gentiment, un fin sourire aux lèvres, la naïveté de ce président qui met un point d'honneur à tenir ses promesses, à l'inverse de ses prédécesseurs autrement éclairés :

"l’attitude du nouveau président contraste avec celle de son prédécesseur. Jacques Chirac distinguait à l’extrême les propos de campagne des actes de gouvernement. Ennemi de l’improvisation et obsédé par le contrat passé avec les Français, Sarkozy pèche sans doute par excès inverse."

Au passage, je fais partie des candides qui pensent qu'une promesse - y compris de campagne - tenue est une bonne chose, et que dans ce domaine il vaut mieux pécher par excès que par retenue. Alors, puisque comme vous le dites, "la réalité finit toujours par avoir le dernier mot", donnons-le lui, et examinons les fruits déjà mûrs, ou en cours de maturité, de la duperie de cette "omniprésence", selon vos mots.

Comme tout bilan de la part du sarkozyste que je suis pourrait paraître édulcoré... faisons appel au monde.fr, qui se charge de tenir le compte. Et franchement, pour quelqu'un qui n'est pas capables d'accéder à des "résultats tangibles"... c'est plutôt pas mal :

http://www.lemonde.fr/web/vi/0,[email protected],54-846317,0.html

Gatien

@Damocles

L'exercice auquel se livre Le Monde consiste à compter les lois que Sarkozy fait voter à l'assemblée. On peut quand même remarquer que entre une loi votée et un "résultat tangible" il y a un gros écart, surtout quand on sait combien de lois de Sarkozy n'ont encore jamais été appliquées. On peut aussi remarquer que les promesses d'allocation familiales dès le premier enfant, d'aide aux familles en difficultés, et de revalorisation du minimum vieillesse ne sont plus du tout à l'ordre du jour.
La promesse d'un tour de vis anti-immigrés est par contre, effectivement, plus que tenue.

Guzet

Et si on parlait de la litanie conservatrice ininterrompue qui fait défiler dans les médias les représentants de TOUS les milieux sociaux, expliquant que tout va pour le mieux dans leur domaine, et qu'il ne faut surtout pas faire de changements, qui n'auraient aucune utilité et qui ne remédieraient en rien aux problèmes qui se posent... Et si on parlait de la politique économique et de la politique européenne, et de l'échéance du type 1983 qui est inéluctablement prévisible....

damocles

Gatien,

Citez moi une seule mesure anti-immigrée. Une seule mesure qui aille à l'encontre du bien-être moral, social, personnel des immigrés.

En employant cette expression, "anti-immigrés", pour qualifier la politique d'un gouvernement républicain, vous faites la preuve soit de votre méconnaissance absolue des lois en question, soit de votre mépris du sens des mots et de leur portée.

Alors je peux comprendre qu'il soit tentant d'ainsi aller au plus efficace - immigration choisie = racisme obsessionnel, relance de l'économie = capitalisme éhonté - mais voyez-vous, même l'opinion, longtemps méprisée au point d'être traitée comme native de la semaine dernière dans ce domaine, ne s'y laisse plus prendre. Il va falloir bosser vos dossiers, désormais. Vous verrez, c'est juste au début que ça fait mal, après on s'y fait.

bernard

@PMB

OK! J'ai lu le mea culpa de JB et vos propres commentaires sur ASI.

Erick

Gatien,

"On peut quand même remarquer que entre une loi votée et un "résultat tangible" il y a un gros écart, surtout quand on sait combien de lois de Sarkozy n'ont encore jamais été appliquées."

Le jour où on promulguera une loi pour bannir les défonceurs de portes ouvertes, méfiez-vous qu' elle ne soit pas à effet immédiat.

PMB

Bernard écrit : "OK! J'ai lu le mea culpa de JB"

Qui me paraît plus une précison qu'un mea culpa ;-)

Erick ;-) : voulez-vous dire que ces portes ont déjà été ouvertes par des gens comme vous ?

matéo

Sur la baisse de popularité, on peut dire que c’est là la loi du genre. Il est connu que l’état de grâce qui suit l’élection ne dure jamais. Pour la cote de confiance moins grande sur les capacités d’agir du Président, on n’est pas très étonné. Du point de vue, notamment de ceux qui ont voté pour lui, j’en fus, force est de constater le décalage entre la promesse globale du programme annoncé, et les premières traductions de ce programme dans la production législative. C’est là typiquement une illustration d’une continuité au détriment de la rupture annoncée. On allait voir ce que l’on allait voir, et une production législative plus loin, la baudruche a sérieusement dégonflé.

Que Nicolas Sarkozy n’ait pas souhaité se prélasser à l’Elysée relève au contraire de la rupture. Il est vrai qu’avec Mitterrand et Chirac, l’élection passée, ces présidents donnaient le sentiment d’entrer en lévitation, d’avoir accédé au stade ultime de la sagesse, de prendre une telle hauteur qu’on avait l’impression que les meetings de campagnes étaient comme refoulés dans un ailleurs. Tout se passait comme si ces présidents se coupaient du monde, se réfugiaient dans leur tour d’ivoire, laissant le soin au Premier Ministre de gérer les affaires courantes. On les apercevait, altiers, le mercredi matin présidant le Conseil des Ministres, surplombant le staff gouvernemental pétochant, pontifiant devant les caméras. Le présent mandat montre clairement qu’on est en rupture avec cette pratique quasi monarchique du pouvoir présidentiel. Et c’est une bonne chose.

Est-ce que cela tient à la stricte observation par Nicolas Sarkozy de sa ligne de « rupture », ou est-ce le simple fait du changement de génération ? Je pencherais plutôt pour la deuxième hypothèse. J’ajouterais même que nous aurions probablement assisté à quelque chose de similaire si Ségolène Royal avait accédé à la fonction.

Que Nicolas Sarkozy ait « rompu » avec la détestable habitude de promettre des choses, de se payer de mots en campagne, pour mieux ne rien en faire une fois arrivé au pouvoir, est également une bonne nouvelle. Il n’en reste pas moins que, pour l’instant, si Nicolas Sarkozy a décidé de faire ce qu’il a dit, subsiste aux premières déclinaisons du programme, de sérieuses suspicions d’écarts plus ou moins importants avec les buts annoncés dans le programme. Cela relève déjà beaucoup plus de la continuité. La promesse d’une université plus autonome, plus sélective, revalorisant les cursus, crédibilisant les diplômés sur le marché du travail, est sérieusement battue en brèche par la loi pondue à l’été. Peut-on réformer une machine comme l’Université française en trois coups de cuillères à pot, avec une once d’autonomie, un chouïa de réduction des conseils d’administration, et une vague sélection entre troisième et quatrième année ?

Toujours pour un électeur de droite, le « paquet fiscal », à l’exception peut-être de la détaxation des heures supplémentaires (qui n’est pas non plus une manifestation du génie) est un contresens méthodologique effarant. Si j’étais méchant, je dirais que ce « paquet » est un truc socialiste. Mais la preuve est faite que nos socialistes n’ont pas le monopole de ce genre de couillonnade. Ce paquet n’est pas tant une ineptie parce qu’il servirait les riches, que parce qu’il est décrété dans un contexte qui n’a pas changé, de déficits (faillite) et d’endettement record. Ineptie pour tout homme de droite parce qu’il se sait ailleurs que tout cycle vertueux s’enclenche lorsqu’on réduit la dépense publique. Le « choc de croissance » appartient aussi à ces gimmicks communicationnels auxquels nos gouvernants nous ont habitués. Tout le monde sait maintenant que la croissance ne se décrète pas, sauf visiblement notre nouveau Président. Donc oui de sacrés doutes sur la « vista » économique de notre président, illustrée de plus par des réflexes franco-français, parfaitement dans la continuité, consistant à incriminer la BCE et l’euro fort, à peu près à rebours de tous nos partenaires majeurs en Europe.

Enfin, et pour prendre l’exemple du sujet en cours : la réforme des régimes spéciaux, et à supposer qu’il parvienne à atteindre ces objectifs (ceux annoncés comme non négociables), nous verrons s’il s’agit bel et bien de leur disparition, attestée par une durée de cotisation égale à celle du privé et de la Fonction Publique, et le basculement effectif de ces régimes vers le régime de la Fonction Publique, ou si ces objectifs seront partiellement atteints. Si d’aventure l’atteinte de ces objectifs devait se traduire par toute une série de dérogation, de dispositions « spécifiques », nous ne pourrions que constater que la réforme des régimes spéciaux se sera fait en demi-teinte, en tous cas avec un sérieux écart entre l’annonce et le résultat. J’attends mais j’ai comme l’impression que plus nous allons avancer et plus nous allons constater d’importants reculs. Reste les résultats auxquels nous serons parvenus en termes d’effectivité, d’efficacité des réformes menées. Là le bonhomme n’aura pas le choix, il devra se soumettre à l’exercice qu’il s’est lui-même imposé comme ligne de conduite.

La continuité consistera à tergiverser. Ce serait un bon indicateur du foutage de gueule.

Michel

Où sont les commentaires récents de
# matéo sur Failles Sarkozy
# PMB sur Failles Sarkozy

Gatien

@Damocles

"Citez moi une seule mesure anti-immigrée. Une seule mesure qui aille à l'encontre du bien-être moral, social, personnel des immigrés."

Je ne comprends pas pourquoi vous montez sur vos grands chevaux Damocles. Je m'attendais plutôt de votre part à une réponse du type "54% des français ont voté pour un programme anti-immigré donc il est légitime de prendre des mesures anti-immigrés".
Pour répondre à votre question, je n'ai que l'embarras du choix. Les restrictions d'accès au regroupement familial, par exemple, vont à l'encontre du bien être "social, moral, et personnel" des immigrés.

un-centriste

Lorsque N Sarkozy avait évoqué la notion de rupture, d'aucuns pensaient qu'il s'agissait d'un tour de passe-passe destiné à prendre ses distances par rapport à un gouvernement très impopulaire dont il avait pourtant été très largement partie prenante.

En réalité, l'ambition de NS va manifestement très au-delà de cette rupture de façade ("feignons de changer pour que tout soit comme avant"), car il semble de plus en plus évident que NS cherche à redonner une image positive de l'Etat français en tant qu'institution politique. Je dis en tant qu'institution politique, car les fonctionnaires de l'Etat ont conservé une image globalement très favorable dans le public.

L'image de l'Etat en tant qu'institution politique n'a cessé de se dégrader depuis 1980. L'incapacité à donner un sens à son action dans le cadre nouveau de la décentralisation, le double discours d'élus qui sont à la fois dotés de mandats locaux, et de mandats nationaux (voire de portefeuilles ministériels), l'ambiguïté consistant à attribuer à l'Europe toutes les décisions qui fâchent, le discours sur les faibles moyens de l'Etat accompagné d'une incapacité à tenir ses engagements financiers (alors que le budget de l'Etat est de plusieurs centaines de milliards d'euros), le florilège des promesses non tenues, les incantations préélectorales sur des sujets que l'Etat ne peut règler à lui seul comme le niveau de chômage, tout cela contribue à décrédibiliser l'Etat. A cela s'ajoute le travail de sape de journalistes audio-visuels qui traitent l'actualité sous l'angle émotionnel de l'anecdote qui frappe et non sous l'angle concret et réaliste de l'action positive.

Face à cela, N Sarkozy s'est effectivement engagé dans une voie presque suicidaire, mais qui confinerait au génie s'il arrivait à ses fins. Il s'inspire (et c'est peut-être le défaut de la cuirasse) de l'expérience d'entrepreneurs ayant réussi de semblables mutations dans leur société. Sauf qu'eux n'avaient pas en permanence un micro et une caméra dans leur bureau, et des collaborateurs visant explicitement la place du patron et impossibles à virer.

Le mécanisme de l'action en est assez clair : approche qualité (dire ce qu'on va faire, faire ce qu'on a dit), maîtrise totale de la communication, expression très précise, maniement des symboles et des valeurs, dynamisme personnel et management par un seul chef.

Le Grenelle de l'Environnement fait partie de ces mécanismes de rupture. C'est en effet l'une des premières fois (avec peut-être les actions en faveur de la sécurité routière) que l'Etat prend la main sur un sujet sans y être contraint à court terme par la CE, ni par un battage médiatique l'obligeant à réagir dans l'urgence. L'un des premiers paris, difficile à relever mais capital, sera de faire évoluer le management de la fonction publique, dans un contexte difficile du fait des leviers traditionnels de l'action des fonctionnaires (respect très fort de valeurs et méfiance des élus).

damocles

Gatien,

Mes grands chevaux sont bien au chaud dans leur écurie rhétorique, et ils n'ont aucune raison d'en sortir, n'ayez crainte. Concernant votre "embarras du choix", n'hésitez pas à m'en faire découvrir la palette, sans quoi je finirai par croire que seul le mot "embarras" correspond à la situation.

Quant à ce que vous appelez les "restrictions d'accès au regroupement familial" (obligation de ressources personnelles, maîtrise du français), elles sont loin d'aller à l'encontre du bien être des immigrés. Il s'agit simplement de s'assurer que la décision du regroupement ne débouchera pas sur une obligation de prise en charge matérielle par les services sociaux, situation qui est la pire pour l'immigré, puisque c'est celle qui lui retire toute forme d'autonomie, condition indispensable à son intégration.

Je me permets aussi de porter à votre connaissance cet amendement curieusement ignoré par la gauche, elle qui met tant de zèle à dénaturer celui portant sur els tests ADN, qui autorise la régularisation au cas par cas des sans-papiers qui ont un travail.

http://www.lesechos.fr/info/france/4634918.htm

Karl marx

D'accord avec Eric Dupin sur son analyse de la façon de faire de la politique de notre cher président. Ceci dit, je doute que le fait que les opinions soient plus favorables à son image qu'à la confiance en son action soit du à la personne de Sarkozy. Ne s'agit-il pas plutôt d'une défiance de la politique et d'une crainte que les politiques ne puissent pas faire grand chose pour améliorer la vie des gens? En revanhce, Sarkozy qui est le frère de Lagardère et le copain d'autres grands patrons ne peut-il pas enfin "nationaliser" les grandes entreprises, afin de remettre la main sur le pouvoir économique? Ca, ce serait de l'ouverture, non?

PMB

Maîtrise de notre langue par les étrangers ? Il me souvient d'une dame d'origine américaine qui avait dit au curé de son village qu'elle avait invité à l'apéritif : "Venez, Monsieur le Curé, on va se saouler la gueule" (ancienne actrice de cinéma, elle avait "apprise la française" sur les plateaux).

Grossièreté ! sacrilège ! On aurait dû la reconduire à la frontière, hein ?

Ben ça aurait été coton, car elle était belle-soeur par alliance d'un ancien Président de la République...

Karl marx

La maitrise préalable du français est une grosse co....ie, car c'est bien une fois sur le sol républicain français que nos amis étrangers apprennent et aiment à apprendre notre si belle langue. De simples notions suffisent pour venir chez nous, en fait. la plupart des français eux-mêmes parlant souvent un français très approximatif. D'autre part, cela créerait un fossé et une inégalité entre ces nouveaux étrangers bilingues et nos pauvres petits descendants d'immigrés, français de 3eme ou 4eme génération, qui vivent en banlieue et ne seront jamais aussi intégrés que ces nouveaux étrangers génétiquement modifiés. Aura-t-on une génération sacrifée?

damocles

"Aura-t-on une génération sacrifée?"

On en a déjà trois ou quatre, de sacrifiées. Il n'en tient qu'à nous de continuer, si l'on juge que ce n'est pas suffisant... ce que Ségolène Royal s'apprêtait joyeusement à faire.

Augustine

@ Karl marx
"D'autre part, cela créerait un fossé et une inégalité entre ces nouveaux étrangers bilingues et nos pauvres petits descendants d'immigrés, français de 3eme ou 4eme génération, qui vivent en banlieue et ne seront jamais aussi intégrés que ces nouveaux étrangers génétiquement modifiés."

Sans relever la fin de votre phrase, pleine de mesure, de finesse et d'exactitude...

Vous semblez dire que des Français de la 3ième, voire de la 4ième génération d'immigrés ne parleraient pas bien leur langue ???
C'est stupéfiant ! L'Ecole n'est-elle pas obligatoire jusqu'à 16 ans et gratuite ?
Alors, où est le problème ?

Gatien

Damocles,

"Quant à ce que vous appelez les "restrictions d'accès au regroupement familial" (obligation de ressources personnelles, maîtrise du français), elles sont loin d'aller à l'encontre du bien être des immigrés. Il s'agit simplement de s'assurer..."

Dois-je comprendre que les immigrants sont de grands enfants qui sont incapables de "s'assurer" par eux-même de leur bien-être? Ainsi l'état serait mieux placé pour savoir si le fait de vivre en famille est une bonne chose pour eux?
On peut discuter du bien fondé, ou de la mise en oeuvre, de la régulation des flux migratoires. Mais de grâce, n'inversons pas les choses. Ces mesures anti-immigrées sont supposées améliorer la situation des français de souche (dépositaires de l'"identité nationale", reste à savoir si l'objectif visé est atteint), pas celle des candidats à l'immigration.

L'ammendement que vous signalez me semble très intéressant. Je ne le connaissais pas. Pourquoi est-ce que le gouvernement ne le met pas plus en avant? Comment Hortefeux va t'il pouvoir expulser plus d'illégaux si on régularise dans le même temps ceux (la plupart) qui travaillent au noir? Je vous laisse déméler la contradiction.

Sur la maîtrise du français, les mauvaises langues constatent que ça va dissuader les migrants les plus qualifiés, souvent anglophones ou parlant l'anglais comme deuxième langue, des chercheurs, des ingénieurs, etc. (imaginez vous toute une petite famille d'américains apprendre le francais aux US avant même d'avoir posé un pied en France?). Mais qu'en revanche, les migrants peu qualifiés, qui forment le gros des troupes des illégaux, viennent pour une grande partie de pays où ils parlent le français depuis qu'ils sont petits...

Quand vous parlez de "la gauche, elle qui met tant de zèle à dénaturer [l'amendement] portant sur els tests ADN", vous semblez négliger l'opposition qui traversent tous les partis à l'exception notable de ceux d'extrême droite. L'association d'idée entre les tests ADN et le régime nazi a été faite par... Charles Pasqua!

Evitez de reprocher à un interlocuteur de ne vous donner qu'une seule réponse quand vous même en avez demandé "une et une seule" ;)

Ozenfant

Et pendant que la basse-cour caquette, que les coqs s'égosillent et que les pigeons distribuent les messages, la seule loi de rupture économique qui aurait pu financer tous les autres projets, celle que (en Deuil la) Barre et le Galouzeau attendent depuis trente ans, tout comme que le monde de travail.... est semble t'il abandonné.

Hors sans le sous-sous, fini les veaux les vaches et les couvées !
Fini tous les autres projets de sortie de faillite...
Hé, hé, hé !

De Bernard-Henri Lévy à G. M. Benhamou, d’ Elie COHEN à Jacques Marseille, partout sur nos petits écrans sévissent ces experts en tout, expérimentés en rien, issus de cette fabrique de pompeux infaillibles qu’est l’Université Française.
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/10/de-bernard-henr.html#comments


Karl marx

@ Augustine: Merci pour votre remarque. Je voulais juste faire remarquer qu'il y a une douce ironie à vouloir faire des français d'étrangers qui ne veulent que venir en France pour y travailler et y vivre, alors qu'il est tres difficile de pouvoir s'intégrer quand on habite en banlieue et encore plus quand on vient d'une famille d'immigrés. L'école obligatoire et gratuite fait ce qu'elle peut. Et elle est déjà très méritante. Mais l'école ne peut pas tout.

JB12

"Dois-je comprendre que les immigrants sont de grands enfants qui sont incapables de "s'assurer" par eux-même de leur bien-être?"

Mais les citoyens francais ne sont-ils pas deja de grands enfants sur lesquels doit veiller l'Etat ? "Je m'occuperai bien de vous..." disait une certaine personne il n'y a pas si longtemps...

PMB

Ahurissante déclaration de Bernard Laporte, le supposé futur ministre des sports (itw sur France Inter).

Il s’étend longuement sur le fait que si ce métier ne lui plait pas, il le laissera.

Cynisme complètement dans l’air du temps. Voyez Cécilia qui fait sa présidente quand ça l’arrange, qui veut bien de la griserie du pouvoir en coulisses mais pas de l’ennui des actions de représentation publique inhérente sa place dans les relations diplomatique officielles de la France (dont, pas de son passage éclair en Libye pour tirer du feu les marrons mis par la Commission européenne).

Attitude de soixantuitard*, de gosse mal élevé, de racaille dont on nous rebat les oreilles, de petit merdeux laissé en friche, vous savez, par les gauchisses de l’EN. « Je fais ce qui me plaît, je travaille si ça me plaît, j’obéis si ça me plaît ! »

Et c’est une icône du sarkozysme qui se permet ça !

Cerise sur le gâteau : il a dit de son nouveau job que (ce métier) « je ne le connais pas ». Vous en connaissez, vous, des gens qu’on embauche alors qu’ils ne connaissent pas le job ?
- Oui, ça s’appelle des emplois de complaisance.

* Rappelez-moi le nom du politicien qui vomit l’esprit de Mai 68…

Madame Bachelot l’a immédiatement plaqué au sol. On la comprend :

- Elle marque son territoire.
- Elle va pouvoir lui céder sa place au Top 50 des gaffeurs.

PMB

"inhérentes à sa place dans les relations diplomatiques"

Trésor de bienfaits

La principale faille de Sarkozy c'est peut-être qu'il a du mal à se faire passer pour le Président de la République (et peut-être à se considérer comme tel).

Mais bon qu'est-ce qu'être Président de la République aujourd'hui ?

Jacques

Pas de chance ce pauvre Président, manquerait plus que sa femme le quite...
http://blogduchi.canalblog.com/archives/2007/10/15/6523761.html

PMB

Le nième épisode du feuilleton Nico-Cécé : et une faille, une ! Et une grosse !

« Vous regardez par le trou de la serrure ! » Mais qui nous y a poussés depuis des années ? (cf le décryptage particulièrement cruel car documenté par l’équipe d’ASI de Schneidermann). Qui s’est vendu comme le nouveau couple Kennedy ? Qui a parlé de C. dans un live d’auto-promotion ? Qui a exhibé son gosse, même dépassé dans l’impudeur par Mme Royal vendant sa tribu aux paparazzi à la maternité ?

« Aucun lien avec l’action de NS ! ». Certes, mais son volontarisme bruyamment affiché, sa quasi toute-puissance revendiquée en prend un sacré coup : il veut diriger la France et n’arrive même pas à retenir sa femme !

« Politique vue par le petit bout de la lorgnette ! ». Non, car cette personne a fait et défait les conseillers, a été déterminante dans l’accession au pouvoir de son mari. Cette personne est allée en Lybie pour son mari faire les ouvriers de la onzième heure, sauver/utiliser les infirmières bulgares (5 minutes montre en main à Belgrade, et retour en France une demi-heure avant l’heure prévue), et aider à remettre en selle un dictateur et un commanditaire d’attentats.

Ce divorce serait sans doute pour eux une épreuve (et sûrement pour leur fils*). Mais ce serait une bonne chose pour la France, pour son image à l’étranger qui commence à bien rire de cette pantalonnade et des rodomontades de Notre Seigneur.

Remarquer aussi une constante, vérifié encore au dernier match de rugby : ordre de parler de nous quand tout va bien, ordre de se taire quand ça va mal. Sinon, vous êtes genestarisés !

(Je pense aux sincères comme Flamant Rose qui ont voté pour lui, en croyant que les choses iraient mieux en France. A voir le ratio promesses faites-promesses tenues, et à comparer avec ce tintouin, ils ne doivent guère jubiler.)


*Pauvre gosse, exhibé, élevé par les bonnes comme tant d’enfants de personnages publics. Sa tartine de vie est peut-être beurrée avec un couteau en or. Mais ce qui y est mis, ce n’est pas du beurre.

PMB

Audiard avait dit que les c... ça ose tout. Nicoals S. n'est pas c..., mais il ose tout, comme demander aux journalistes de faire preuve de pudeur et de discrétion !

Lui qui a fait tout le contraire pendant des années !

A-t-il envie qu'on fasse de même pour son cher ami Laporte, vous avez, celui qui a osé dire, comme une vulgaire racaille de banlieue, qu'il laissera tomber le métier de ministre s'il ne lui plaît plus (et encore un soixanthuitard qui veut "jouir sans entraves") ?

On comprend qu'il veuille dépénaliser certains délits financiers...

PMB

Dans les « failles Sarkozy », peut-on compter Bernard Laporte le nouveau Secrétaire d’Etat aux Sports ?

Voilà quelqu’un pour qui, quand on parle de « droite bling bling », cette onomatopée évoque surtout le bruit des casseroles judiciaires (et ça ne vient pas de moi mais de l’Equipe, un journal pas vraiment de gauche mais pas non plus aux ordres des remarquables mais de NS, ce qui peut expliquer ce non-silence)

Voilà quelqu’un qui, dans une itw pour commenter le parcours imparfait du XV de France, dit toujours « les joueurs », à la rigueur « nous » mais jamais « je ». Moi qui pensais naïvement qu’un grand dirigeant, président, ministre, PDG etc, c’était une personne capable de reconnaître sa part non seulement dans la réussite mais dans l’échec…

Voilà quelqu’un qui, dans une autre itw, annonce clairement que le jour où il n’aimera plus ça il partira. Comme une vulgaire racaille de banlieue guidée par son seul plaisir, comme un de ces enfants-roi ne faisant que ce qui lui plaît. Comme un tenant du « jouir sans entraves », un soixante-huitard honni (en parole) par son remarquable ami. Voilà sans doute pourquoi on lui a retiré « la Jeunesse » en catastrophe.

Dans la même itw, il concluait en avouant ne rien connaître à ce métier. Bien dit, car on ne voit pas en quoi avoir entraîné une équipe qui finit piteusement à la plus mauvaise place, avoir mélangé le ridicule, le courtisan et l’odieux en exploitant la lettre intime de Guy Môquet (comme si ce n’était pas assez que le PC l’ait fait), avoir fait du bizness dans les machines à sous et avoir venu du jambon, cela donnerait compétence à administrer un Secrétariat d’Etat. Son ministre de tutelle (c’est le mot juste) l’avait d’abord taclé sec. Comme elle dû se faire bâcheloter sec par Guaino l’homme-à-tout-faire de l’Elysée, elle en a rabattu pour seulement dire qu’il avait tout à apprendre. Autrement dit, Laporte entre en apprentissage. Espérons qu’il sera payé au tarif apprenti. Les gens « qui n’y connaissent rien » et sont donc condamnés aux bas emplois forment une liste très longue. Ils ne manqueront pas d’aller en cortège demander sa méthode au promu-miracle.

Parlons rugby, maintenant. Les vrais amis ses comptent dans la difficulté. Le XV de France, qui n’a pas eu les honneurs de la visite princière après l’échec contre les All Blacks, qui n’a pas même vu NS dans la tribune présidentielle (voir l’hilarant papier de Rémond dans Marianne) pour le soutenir dans la petite (et petite) finale, sait maintenant (mais trop tard) à quoi s’en tenir.

Quel président, quand même ! On pourrait attendre d’un homme qui, en quelques sorte, est le père de la famille-nation, qu’il soutienne ses enfants dans la difficulté. Mais le peut-on de celui dont le propre père fut absent plus qu’à son tour, de celui dont le fils se permet de faire un bras d’honneur à l’homme dont il a embouti l’automobile avec son scooter. Et de ne pas même venir au procès que celui-ci, faute de la moindre conciliation, lui avait intenté ?

bernard

@ PMB

>"voir l’hilarant papier de Rémond dans Marianne"

Il est où ?

PMB

"Il est où ?"

N° 548, page 90

Jean Dupont

Encore un faille sarkozyste : la misérable opération de com’ avec la récupération de Guy Môquet. Alors que Mme Dati s’est fait huer en « y allant » (elle au moins été courageuse), Mr Sarkozy ne s'est pas rendu au Lycée Carnot, officiellement pour des « raisons d’agenda » s’il faut en croire Guaino son âme damnée. Décidément, que son agenda est mal tenu (l’argument avait déjà été sorti pour une autre dérobade). Vivement que Cécé revienne; car là, ça fait vraiment « tu causes tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ».


Beaucoup de choses à dire sur l’affaire Môquet.

D’abord que je cautionne le refus du « caporalisme mémoriel », et que je crois que nombre d’enseignants pour ne pas déplaire au chien de son maître, ont pu insérer cette lettre dans un ensemble pédagogique et fait ce qui doit être fait de tout document étudié : une mise en perspective.

Ensuite que je déplore ce qui fut dès le début une obscénité. Obscénité : lire publiquement une lettre privée. On est bien à l’époque du Loft, sauf que Môquet n’a jamais demandé à jouer sur M6. Obscénité dont le premier coupable fut le PC époque stalinienne, histoire de faire passer son attitude indigne au début de la guerre. Ben justement, si ce PC fut un bon élève du totalitarisme, ce n’est pas au sarkozysme d’en copier les procédés. Quoique…

Guy Môquet c’est du nanan pour les spins doctors de la com’ sarkozienne, grâce à son histoire, mais réduite aux simplismes guainistes et débarrassé de la référence coco aux « camarades » remplacé par le gaulliste « compagnon » (autre détournement, Sarko l’exhibitionniste atlantiste étant au secret « grandeur de la France » ce qu’un nain de jardin est à la Statue du Commandeur).

Mais grâce aussi à sa photo, très Che Guevarra, en jeune dieu nimbé d’une beauté qui va pourrir. Hier, sur un Salon des Collectionneurs, je suis tombé en arrêt devant le stand d’une dame qui reproduisait des photos en canevas. Un portrait de femme et deux adolescents. L’un banal mais l’autre, fulgurant. Et j’appris en parlant avec elle que c’était tout ce qui lui restait de son père, avec un certificat de la Résistance (un frère de Môquet, au fond). Mais tous les héros n’ont pas des têtes de héros, et l’autre ado, le banal, avait peut-être autant de valeur que le prince altier au regard de vrille… Si Môquet à 17 ans, comme souvent les ados, avait eu une allure de jeune échassier raté, ces manipulateurs en aurait-ils fait l’icône du sarkozysme triomphant ?

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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