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« Triangulaire ouverte | Accueil | Reflux Bayrou »

19 mars 2007

Commentaires

Pierre Guillery

Mr Dupin : vous avez peur de perdre vos points de repère?

Pour Bayrou, briser le duo UMPS n'est pas un objectif mais un moyen, une étape. C'est la pré-condition pour la rénovation - parce qu'on a vu comment l'oligopole actuel empêche de prendre des vraies décisions.

Mou? Vous n'avez pas compris, pas écouté - ou plutot vous n'êtes pas d'accord. Libre à vous, mais ce que vous affirmez n'est inexact. Bayrou ne prétend pas réunir des gens incapables de prendre des décisions, au contraire. Jusqu'à présent, hors de leur capacité personnelle, les acteurs UMPS montrent qu'ils "doivent" plus à leur camp/clan qu'au pays. Conséquence : les décisions qu'ils prennent ne servent pas leurs concitoyens, malgré les effets d'annonce.

Impuissance institutionnelle : mais de quoi parlez vous? La nature a horreur du vide, les électeurs aussi. Comme disait Miterrand, repris par Bayrou donc : faites aux Français le crédit de la cohérence -puis les institutions évolueront. L'impuissance était constitutionnelle dans le régime des partis (la fameuse 4e de Sarko), mais aujourd'hui il y a un président choisi par les Français. Où est l'impuissance?

Parlons des vrais sujets, plutot que de réagir à la crainte de l'inconnu... Hum?

guzet

Commentaire du commentaire. Le commentaire fait apparaitre que seul Sarkozy a un projet politique réel, son handicap étant le risque de tensions sociales. C'est une question de fond : comment peut on réformer sans toucher aux "droits acquis" et sans provoquer des tensions sociales? Comment toucher, par ex, aux "régimes spéciaux" sans provoquer de tension sociale avec les cheminots ou les électriciens? En fait, il faut choisir : pas de tensions sociales et le statu quo ou réforme et tensions sociales. Autre possibilité :élire Segolene ou Bayrou pour leur image conservatrice et consensuelle, en espérant qu'ils bénéficieront ensuite d'un consensus pour faire les réformes qu'ils seront obligés de faire... comme Mitterand a "fait passer" aprés 83 des réformes economiques (ex : suppression des indexations) que la droite n'aurait peut être pas pu imposer ...

mateo

Cher Eric Dupin,

Vous avez bien fait de mettre des guillemets à vos « consignes de vote », parce que pour ma part, je ne sais pas très bien du coup qui a votre préférence. En tous cas à vous lire, pas ces trois là, vous voterez donc pour un des 9 autres. Mon dieu, mais qui ?

Pour vos réticences sur la ligne Sarkozy, va pour « On peut légitimement craindre qu’elle morcelle plus encore une société française minée par l’individualisme et la peur de l’autre’. Va aussi pour « l’absence de scrupule » qui augure mal de la capacité du bonhomme à rassembler, et même pour la « petite manœuvre marquant une étroitesse d’esprit », après tout, c’est là votre opinion, vous n’êtes pas seul, on ne peut vous en vouloir.

En revanche la formule «Une présidence Sarkozy menace d’être celle des tensions sociales » paraît …étrange. Par défaut, une « bonne présidence » serait, entre autres choses, une présidence sans tensions sociales. A l’heure où tout le monde, à droite comme à gauche, dénonce l’immobilisme à l’œuvre depuis 25 ans, entendez 14 de Mitterrand et 12 ans de Chirac, et prend conscience des contre performances économiques et sociales de la France, bref où tout porte à mener enfin ici les réformes de fond effectuées ailleurs, l’absence de tensions sociales constituerait un indicateur de bonne gouvernance, entendez de bonne présidence. Ne serait-ce pas plutôt l’inverse ?

Lorsque l’on connaît les attendus de la réforme et ce sur ce quoi elles devraient porter, on n’a pas à faire l’hypothèse de « tensions sociales », elles apparaissent constitutives à ces réformes. Du coup, un autre danger que vous auriez pu évoquer tout autant, était celui où Sarkozy, tout champion (je vous cite) de la réforme économique qu’il soit, mettrait l’édifice France en danger s’il n’appliquait pas le programme pour lequel il aurait été élu. Nous pourrions avoir ainsi Sarko comme président, différant ses réformes, ou en atténuant les mesures phare, au point effectivement de ne générer aucune tension sociale, mais jetant les citoyens électeurs de fait dans la contestation et le vote extrêmiste.

Le critère de la tension sociale ne m’apparaît comme révélateur d’une bonne gouvernance. A mieux regarder, je reproche énormément aux gouvernements de droite et de gauche qui ont reculé devant les mouvements de rue. Pour le moment, 25 ans tout de même, et pour faire vite, ces reculades légitimes ou pas ont eu comme résultat de ne toucher à rien, de garder à peu près les choses en l’état, bref de ne pas avoir avancé d’un iota. La fin des mouvements de rue ou de grève ou les deux ne sont pas apparus comme le signe d’une excellence particulière en matière de gestion, de gouvernance ou de préservation du fameux intérêt général.

matéo

A Pierre Guillery

Je ne pense pas que ce soit l’oligopole qui ait empêché les décisions de se prendre. Je crois plutôt que le dévoiement des institutions ayant poussé les français à utiliser le couple exécutif et législatif comme pouvoir / contrepouvoir, en multipliant les phases de cohabitation, les résistances chiraquiennes à une mondialisation de fait, et l’absence d’aggiornamento du parti socialiste français expliquent mieux l’immobilisme, et l’absence d’avancée sur des dossiers pourtant cruciaux.

Je ne sais pas si Bayrou est mou ou pas, mais le dépassement des clivages politiques, tel que celui droite/gauche ne se décrète pas. L’élection de Bayrou ne serait pas le signe d’un engouement soudain du corps électoral pour le centrisme, ni à une invite citoyenne pour que politiques de droite et de gauche travaillent main dans la main. On sait très bien que Bayrou au second tour bénéficierait de l’effet d’aubaine que serait l’élimination de la candidate du PS.

Que ferait le président Bayrou choisi par les français ? Il recueillerait, au-delà des personnalités de l’UDF, des transfuges de la droite sarkozienne et du parti socialiste, tentés par l’aventure, ceux qui ne se sentiraient plus d’avenir à rester dans leur boutique. Mais quoi ? Que pensez-vous donc qu’il faille pour réformer les régimes spéciaux, ou pour modifier le droit du travail ? De simples gars, choisis par le Président, lui-même choisi par les électeurs, et houla hupe, la CGT, FO et la CFDT qui s’asseoit à une table de négociation, « parce que vous avez compris, avec Bayrou, les gars, le duo UMPS a explosé » et du coup, on discute, et on trouve une solution.

Ben perso, je n’en crois rien. Ce que je crois, c’est que le transfuge du PS qui aura bien voulu se joindre aux « gars de bonne volonté » formulera des points de désaccord, avec le fond ou la forme de l’action souhaitée par Président Bayrou, et que de la somme des désaccords, un coup sur la manière, un coup sur la méthodo, un autre sur les moyens, nous raménera à la situation d’aujourd’hui : autant ne toucher à rien.

flamant rose

Ce qui gêne le plus les adversaires de Nicolas Sarkosy c’est de ne pas savoir sous quel angle l’attaquer car ce n’est pas un idéologue, sa seule culture est celle du résultat, il est ce qu’on appelle un pragmatique et un vrai.

Libéral quand il faut, interventionniste quand il le juge nécessaire. L’affaire Alsthom l’a démontré. NS n’a pas eu d’état d’âme pour sauver cette entreprise à la grande fureur des allemands et des dirigeants de Siémens. On nous a dit que les candidats se sont fait un devoir d’aller sur le site Airbus pour des raisons électorales. Dans l’affaire Alsthom il n’y avait d’élection et pourtant Sarkozy est allé sur le terrain à la rencontre des salariés. Pragmatique NS.

Lorsque EDF a du s’ouvrir à la concurrence, les menaces de la CGT n’ont pas impressionné NS qui est allé voir Bernard Thibault. On en a guère parlé dans les médias mais le choc frontal entre les 2 hommes a bien eu lieu. La négociation a porté sur la conservation en l’état du statut des agents de l’EDF en échange de la paix sociale lors de cette ouverture au capital. L’ouverture à la concurrence s’est faite, de grèves il n’y a point eu. Pragmatique NS.

Comment attaquer un homme sur une idéologie qui serait le libéralisme face au réalisme de ce même homme.

Quand on entend Ségolène Royal dire qu’il y a un danger majeur de conflit social si elle ne sortait pas vainqueur des urnes aucun média ne relève. Cela signifie pourtant que si NS est élu et applique son programme on fera le 3éme tour dans la rue. Quel mépris pour le suffrage universel de la part de quelqu’un qui prétend à la plus haute fonction. Le danger ne vient pas de NS mais de ceux qui déjà, socialistes en tête, nous disent qu’ils n’accepteront pas le verdict des urnes si celui-ci ne leur est pas favorable.

Tino

Pourquoi F Brayou a refusé de s'associer au rassemblement des courants de droite après le 22 avril 2002? Il est parti en claquant la porte!
Pourquoi F Brayou a refusé d'entrer au gouvernement de JP Raffarin? Menançant même G de Robien d'exclusion de l'UDF!
Se prendrait-il pour Jacquou le Croquant, traversant la France sur son tracteur pour sauver la France de je ne sais quel danger alors qu'elle n'est que somnolente.
Il a profité d'un sondage heureux sur le deuxième tour où il a pu apparaître comme le plus capable de rassembler les opposants de N Sarkozy (ou S Royal) s'il passe le premier tour! En tout cas cela ne fait pas un leader apte à réveiller la belle endormie!

malakine

Votre analyse que nous sommes beaucoup à partager conduit à élire un président qui sera de fait impuissant, mais qui saura tempérer la politique réformatrice de la droite, ou protectrice de la gauche.

C'est ce que feront les français.

Deux candidats correspondent à ce profil. Bayrou en garant du "cercle de la raison" et Le Pen en grand père de la nation et porte parole du "petit peuple" au sommet de l'Etat.

Une fois Le Pen ou Bayrou élu, ils s'abstiendront de leur donner la majorité voulue et voteront pour l'un des deux grands partis aux législatives pour avoir DSK, Fabius ou Sarkozy comme premier ministre.

Face à une telle insatisfaction devant l'offre politique actuelle, il est strictement impossible que les Français accordent les pleins pouvoirs à quiconque. Il y aura nécessairement une correction qui s'opèrera entre les présidentielles et les législatives.

On en parle d'ailleurs pas assez, mais le fait qu'on appelle le corps électoral à confirmer son vote juste un mois après l'élection est une incroyable absurdité de notre système.
Malakine
http://horizons.typepad.fr/

Eric Gillot

Eric Dupin,
Vous faites bien de ne pas donner de "consignes de vote" tant les Français sont de plus en plus tentés de faire l'inverse de ce qu'on leur "explique".

Dans cette élection encore plus que dans les deux précédentes, ce qui me paraît le plus évident, c'est que la bullocratie est encore plus loin des réalités qu'en 2002 et 2004.

Ce microcosme n'en finit pas de se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate.
Les sondages, comme en 2002 excluent les classes populaires et les mêmes causes produisant les mêmes effets il est fort probable que les quatre candidats principaux se retrouvent entre 16% et 20% au premier tour.

Tout ce que racontent les médias est aussi loin de la vérité qu'en 2002 et même certainement pire.

Royal et les combats d'arrière garde des éléphants aux remugles malodorants n'incitent pas à voter pour la Thatcher de gauche Française.

Sarkozy le velléitaire, dont l'entourage a déjà fait la preuve de son incompétence, quand ce n'est pas de sa malhonnêteté n'est que le représentant des 20% les plus nantis.

Bayrou et son coup de Poker "Les français me suivront-ils pour les législatives si je suis élu" n'existe que pas le dégoût qu'éprouvent 61% des français pour l'UDF et le PS.
Le Pen et son absence de vrai programme (je veux dire encore MOINS que les autre) est le vrai candidat du NON à 30 ans d'indécence de l'establishment.

La nomenklatura française et les médias ayant tout fait pour escamoter le débat qui intéresse le peuple: l'économie qui leur permettra demain de manger à leur faim ou non.

MA consigne de vote: attendez le dernier jour........

matéo

Flamant rose, permettez moi de pondérer votre propos.

Je pense tout d'abord et contrairement à vous que les adversaires de NS savent parfaitement sous quel angle l'attaquer. Ce n'est pas à vous que j'apprendrai quoi que ce soit sur l'entreprise entamée depuis de longs mois consistant à diaboliser Nicolas Sarkozy. Tout ce qu'il dit et fait est copieusement déformé, amplifié, même ce qu'il pense fait l'objet de procès d'intentions malignes. Le gars est un pervers polymorphe, haineux, bilieux et fieleux, qui veut faire rendre gorge aux jeunes, aux étrangers et au prolétariat. Fermez le ban.
Plus en prise avec la réalité, certains notamment au PS lui conteste ses résultats au Ministère de l'Intérieur, parce que certains indicateurs n'ont pas baissé (chose vraie pour les infractions portant atteinte aux personnes) ou que les chiffres sont truqués (quand ceux-ci sont à la baisse).

Ensuite, je ne suis pas forcément d'accord avec le modèle de pondération que serait NS, entre orientation libérale et pragmatisme tous azimut. J'ai déjà dit ici les cas réels où l'homme n'a pas brillé par son orientation libérale (le recrutement sans audit, ni étude de 13000 fonctionnaires de police-gendarmerie alors que nous étions déjà au troisième rang européen pour le nombre de policier par habitant - nous serions depuis 1er- la convocation des distributeurs pour juguler les prix au lieu de mener une politique de l'offre permettant de les faire baisser "naturellement" - l'intervention dans le dossier Alsthom - ou la menace de punition des états membres n'ayant pas une fiscalité équivalente à la nôtre et qui pénaliserait notre pays).

Je ne trouve pas particulièrement libéral, ni forcément pragmatique d'avoir échangé la paix sociale pendant l'ouverture du capital d'EDF en négociant avec THIBAULT le maintien du statut des agents d'EDF. On sent mal barrée la promesse de revenir sur les régimes spéciaux, la soulte que devrait verser l'état aux organismes sociaux ne fait pas le bon compte, le manque à gagner peut être rigoureusement ajouté à la dette de l'état, comme évoqué par le rapport Pébereau. J'ai donc comme l'impression que nous devrions assister à une reculade sur le statut des agents de l'EDF et de leur conditions de retraites "spéciales".

Je crois que comme beaucoup de dirigeant de la droite française, NS n'entend pas grand chose au "libéralisme" dont s'inspire ou se sont inspirés nombre de gouvernements en Europe, y compris des gouvernements sociaux démocrates. Il n'y a pas à ma connaissance de programmes politiques fondé sur l'économie de l'offre, sur la re-musculation de l'appareil productif. Par comparaison, les programmes du SPD et de la CDU/CSU lors des dernières élections régionales en Allemagne étaient l'un comme l'autre de ce tonneau là. C'est un des éléments qui ont permis la grande coallition en cours. C'est la proximité des programmes, les analyses communes des dysfonctionnements de la machine économique allemande qui ont permis cette alliance, que nous jugerions ici contre nature. Et loin de moi l'idée que Bayrou en serait l'incarnation. Ce n'est pas l'intersection des deux bords politiques que vivent les allemands, mais la réunion, l'addition des deux bords. Nuance !

Le plus désolant dans le débat actuel tenant au fait que les programmes ne sont que peu évoqués, et pratiquement pas comparés, toute chose nous distinguant définitivement de nos voisins.

matéo

Pas faux, pas faux, l'histoire des législatives juste derrière l'élection présidentielle. A suivre de près cette tentation irréfragable que de "rééquilibrer" les forces en s'attachant d'atténuer immédiatement son vote présidentiel par un vote législatif faisant fonction de "contre pouvoir" au premier.

La résultante ? Connue : le jus de boudin, ou une soupe claire. Encore un bon moyen pour ne pas bouger.

Investissez dans une nouvelle literie pour faire de beaux rêves.

bégé

Je crains que vous ayez raison.
Mais je voterai pour la moins pire.

En espérant que, si par malheur elle n'était pas élue, nous imposerions une cohabitation, au troisième tours: les législatives.
Nous verrons bien alors si Bayrou est prêt à faire perdre l'UMP ou le PS, dans la perpective de triangulaires qui s'annoncent sportives.

flamant rose

@ matéo

1) Je ne dis pas que NS est un vrai libéral. D’ailleurs en ce qui concerne Alsthom et EDF je dis interventionniste. Vous remarquerez que je ne porte pas de jugement , je constate. Si je ne porte pas de jugement ce n’est pas que je crains de me « mouiller » mais tout simplement parce que j’ignore le degré d’implication de ce qui peut relever du nucléaire ou du secret d’état dans ces entreprises. C’est la seule et unique raison pour laquelle je ne critique pas cet interventionnisme. Il a peut être son utilité ? Je l’ignore.

2) Vous avez raison , le seul point où on peut NS et on ne s’en prive pas c’est sur les chiffres. Pour une raison toute simple c’est qu’aux chiffres on fait dire ce que l’on veut qu’ils disent. Il suffit de se souvenir de l’inflation il y a quelques années. Pour que les chiffres paraissent bons soit on les comparait au mois précédent, soit aux 6 derniers mois, soit encore au même mois de l’année d’avant et si cela n’allait toujours pas on les transformait en données corrigées des variations saisonnières … il fallaient qu’ils soient bons, point barre.

3) Pour ce qui est des régimes spéciaux j’ignore ce que le président élu fera mais ce qui est certain, et que ce soit l’un ou l’autre, c’est que les nouvelles normes comptables européennes dites IFRS devront forcément ouvrir à discussion ce qui se fait déjà en coulisse et se fera officiellement en 2008 pour les chemins de fer. Par exemple les entreprises qui pour maintenir des engagements sociaux tel qu’un régime spécial paient un taux de cotisations supérieur devront inscrire ces engagements afin de les mettre aux normes prévues par l’IFRS. Les régimes spéciaux obligeront donc les entreprises concernées à inscrire dans leur bilan un engagement lié à ces régimes. Il faudra probablement commencer par embaucher des salariés qui ne soient pas sous statut car pour les autres cela ne pourra se faire que dans la durée.

4) Plus que le manque de discussion sur les programmes et vous avez raison ce que je déplore c’est le manque de vision à court terme et plus encore à long terme pour chacun des candidats. Leur programme (je les ai lus) s’arrêtent à la fin de la législature. On a donc une vision maximale de 5 ans. A titre d’exemple un porte avion c’est une dizaine d’année, si on relie Nice à la ligne TGV pour faire une liaison Paris-Nice entre la décision politique, les études, les appels d’offre, les travaux c’est minimum 15 ans. etc…

5) En ce qui me concerne j’ai toujours fait un vote de conviction et non de circonstance ou de contre pouvoir. Mon vote aux législatives correspondra donc à celui de ma famille politique à savoir l’UMP même si Sarkozy n’est pas le candidat que j’aurais souhaité pour la représenter

Plus Con Tu Meurs

Résumons : l'un des trois ne peut pas gouverner, les deux autres sont dangereux et le peuvent.

Il faut encore y réfléchir ? Mon choix est fait.

Blanc Cassis

Aucun des 3 ? Lequel ou laquelle alors ? Pourquoi pas De Villiers, Buffet ou Bové ?
Après tout, ce sont les tenants majoritaires du Non à l'Europe.
Encore 5 ans à attendre que le pays s'enfonce un peu plus pour qu'en 2012 les réformes soient faites au forceps !
Sarkosy serait un libéral étatiste pro-américain : la formule made in E. Besson et du PS qui cherche à tuer. Attention, il a des racines juives donc certainement pro-israëlien, donc anti-arabe ==> Intéressante cette approche. Procès germanopratin en sorcellerie ?
Bayrou : stratégie de la roublardise ? C'est Vincennes dans le Bearn ou le plouc à Normale Sup. C'est l'hypercentre très connu en mathématiques sciences politiciennes comme l'hyper-puissance ou l'ultra-libéralisme. Et l'infinie connerie analytique journalistico télévisuelle hyper vide de contenu et ultra sondagière
Mme Royal n'est pas convaincante : L'émission France Europe Express l'a en effet confirmé. Serge July le dinosaure de la pensée journalistique libérée en faillite, s'est énervé ! Elle voudrait soigner la France grâce à sa blabla-thérapie maternante et autoritaire. Pourquoi pas une De Gaulle en robe aux couleurs travail-maman-patrie ?
Les législatives détermineront donc l'avenir du pays.
Tous les députés sortants l'ont compris et labourent le pays.
Conclusion : les présidentielles, on tire au sort et on attendra la campagne législative pour se décider.
Ou alors choisir SR ou FB et voter UMP ou élire NS et voter PS.
La France ronronnante soixante-huitarde n'aura plus de pouvoir dans 5 ans. La nouvelle génération, libérée de la pensée unique pourra prendre les rênes du pays.
Vivement 2012 !

le gauchiste repenti

Si je comprends bien, il vous reste toujours la possibilité de voter Chivardi!

le gauchiste repenti

J'ai beaucoup d'estime pour Eric Dupin et je le lis et l'écoute toujours avec attention. Toutefois, sa vision de Nicolas Sarkozy me paraît toujours aussi caricaturale. Le candidat de l'UMP ne propose rien d'autre qu'appliquer en France les politiques qui marchent ailleurs! Il veut faire chez nous ce que les socialistes européens font en Grande-Bretagne, en Espagne, en Allemagne etc etc. Il est encore à la gauche de Blair, Zapatero ou Schröder! Pendant ce temps, notre si exceptionnelle gauche française passe son temps à ... défendre un terroriste italien que même l'extrême gauche ultra-alpine condamne!

Erick

C' est beau, les spéculations et autres plans sur la comète !
Le sondage donnant Bayrou gagnant contre Sarko: grotesque. Il y a tout de même un 1er tour avant !
Sarko élu, pourquoi veut-on des triangulaires avec un parti créé par Bayrou ? Il n' existera pas.
Pourquoi voulez-vous des législatives "cohabitationnistes" ? Le président élu ne sera pas Bayrou dans l' hypothèse actuelle. Sarko a défini un projet; les français voteront pour l' UMP pour le mettre en musique.

Je ne fais pas là acte de partisan. Au vu des sondages qui paraissent depuis deux mois, il n' y a rien à mon sens qui permet d' envisager d' autres situations.
Wait and see !

matéo

Erick, votre enthousiasme vous fait perdre la vue.

Dans le cas possible, à défaut de probable, que Bayrou passe devant Royal au premier tour, il est sûr de gagner le deuxième. Une partie de la gauche modérée votera pour lui sans aucun doute, plus que pour Sarkozy. Ce phénomène est déjà vrai au premier tour. Et le TSS est actuellement promu comme positive attitude "à gauche".

On peut tout à fait craindre par ailleurs des élections législatives agissant comme contre poids au président que l'on aura élu. N'oubliez pas que bien avant Sarkozy, les français avaient déjà globalement la pétoche. La perspective d'avoir un président, gonflé à bloc (quel que soit sur les 3 le gagnant) fera hésiter les électeurs à lui filer en plus une majorité politique pour réaliser son projet, appliquer tout ou partie de son programme.
On ne lâche pas comme ça le monde des bisounours. La torpeur est bien plus rassurante que l'agitation.
Détendons nous. Une heure de yoga et au lit !

Erick

Matéo,

Ce n' est pas une question d' enthousiasme. Bayrou au 2eme tour contre Sarko (même si je conteste pas l' issue que vous en prévoyez) n' est qu' une hypothèse que rien pour l' instant ne permet d' accréditer. Les conséquences envisagées pour les législatives ne sont pas plus réalistes.
Alors, effectivement, détendons-nous.

D' autre part, je peux me tromper et vous me le direz, mais il me semble que globalement les français n' ont pas jugé la cohabitation particulièrement positive.

flamant rose

Eric Dupin n’est pas un français moyen. Son vocabulaire ne se limite pas à 600/700 mots. Je reconnais humblement qu’il m’est arrivé de devoir consulter le dictionnaire pour comprendre la signification exacte d’un mot. Les expressions employées sont donc réfléchies, pesées. Les 3 candidats sont passés en revue mais en ce qui concerne Sarkozy c’est particulièrement gratiné : Absence de scrupules, inaptitude à rassembler le pays, manœuvre électorale, triviale affaire, étroitesse d’esprit, menace de tensions sociales. Tout est dit.

Alors on dit qu’il y a 3 dangers, peut être mais plus ou moins dangereux. Quand on met le décodeur en marche voici ce que cela donne : Un candidat est dangereux du fait de son incompétence supposée, un autre par son immobilisme, le troisième est dangereux pour les libertés individuelles, pour les droits de l’homme, pour la paix sociale. Ce qui donne : je ne vous donne pas de consignes de vote mais faites en sorte d’éliminer le plus dangereux au premier tour et au second tirez au sort. C’est ça le tout sauf Sarkozy, rien de plus et comme c’est peu probable que cela se passe ainsi pour que cela marche il faut et il suffit pour reprendre une formule géométrique que Bayrou passe devant Royal. Sarkozy serait alors battu.

Si ce scénario devait se produire je serai déçu bien évidemment, mais en contre partie quelle délectation de voir le candidat du PS éliminé une nouvelle fois dés le premier tour et de voir ce troupeau d’éléphants rejoindre leurs ancêtres les mammouths pendant que les éléphanteaux mettront des années à se reconstruire si ils y parviennent. Matéo pense que le pays entrerait en léthargie pour 5 ans, ce n’est pas mon avis. La communauté européenne et ses nouvelles normes, la mondialisation en clair la réalité nous obligeraient à nous réveiller avant et ce réveil serait difficile, très difficile.

OlivierM

J'ai soutenu Corinne Lepage en 2002, et j'aurais voulu continuer à le faire. Son ralliement à F. Bayrou me laisse dans le doute...

Je me retrouve dans les propos de S. Royal quant à l'écologie et la .... VIème. Ce qui me refroidit, c'est le PS et Mitterrand..

Au début, je pensais à voter Sarkozy au 2ème tour, mais sa manière de mélanger politique, prévention et santé publique (en faisant l'amalgame entre délinquance et dépistage médical) m'a définitivement éloigné de lui, et ainsi que sa violence verbale ...

Alors, puisqu'il y a un choix à faire :

1 - Une femme à la tête de l'état, qui a les moyens d'apprendre ses nouvelles fonctions, c'est franchement novateur.

2 - La bombe à retardement, ce n'est pas en France seulement, c'est notre petite planète. Elle va très, très, très mal. D'ici à 2012, on aura certainement des problèmes d'une ampleur qui sera sans commune mesure avec ce que l'on a déjà connu. La seule personne que j'ai entendue sur ce sujet, c'est SR : Recherche européenne commune. Vu comment elle en parle, je pense qu'elle défendra ce thème becs et ongles.

Dernier point, j'ai lu le dernier ouvrage de J. Attali, une brève histoire de l'avenir, et cela vous donne la mesure des enjeux. Alors, notre petite France doit recommencer à avoir des idées (et les "vendre"), et non des peurs que l'on attise sans cesse...

Bien cordialement...

Guzet

Flamant rose pose d'une autre manière la question des "tensions sociales" inhérentes à toute politique tendant à remettre en caus le statu quo et le problème des risques "autoritaires" que cela présente dans un contexte démocratique, tout particulièremnt dans un pays aussi emietté que l'est la France contemporaine. Par exemple, il est évident que la réforme Bayrou de fusion région/département n'est pas concevable dans ce contexte, tant l'opposition des corporatismes politiciens - de droite comme de gauche .;ou du centre - serait unanime. Que l'on pense à ce vote du Sénat sur la proposition de mettre fin à la fraude qui consiste pour les fonctonnaires à se faire nommer 6 mois avant la retraite outre-mer afin de benéficier d'une retraite augmentée de 35% et qui a été refusée par 95% des sénateurs... toutes tendances confondues. Qu'en serait il s'il s'agissait de supprimer la moitié des conseillers régionaux et généraux?

gimik

Si Bayrou est élu, le résultat des législatives sera conditionné par la capacité qu'il aura montrée en quelques semaines à travers la composition du nouveau gouvernement à aller de l'avant, a ce qu'il avait prédit se réalise concrêtement. Dire que réunir un tel gouvernement aujourd'hui est impossible, ce serait un peu comme dire en décembre 2006 qu'il est impossible que Bayrou accède au second tour (ou passe la barre des 20%). Les personnes qui auront choisi d'entrer au gouvernement auront accepté l'idée que quelque chose est terminé et que autre chose commence avec certainement des difficultés. "Les tensions internes ressurgiraient inévitablement aux premières difficultés". Effectivement, cela arrive même au sein des gouvernements (presque) monocolore -Sarko se désolidarisant de De Villepin lors de la crise du CPE- ou plus anciennement -les démissions de Chevènement- cela n'a pas empeché les différents gouvernements de continuer.
« Pourquoi les Français voteraient-ils différemment à quelques jours d'intervalle. La réforme du quinquennat et l'inversion du calendrier ont été faites pour assurer la cohérence des votes au président de la République », assure le constitutionnaliste Dominique Chagnollaud, qui croit à une dynamique présidentielle
http://www.lesechos.fr/info/france/4550495.htm

20minutes :
Que ce soit un chef de parti, lui-même candidat, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, qui décide qui sera ou ne sera pas candidat ne vous choque pas?
Dominique Chagnollaud :
Ce qui est surtout choquant, c’est la contradiction du discours. D’un côté, il dit: je soutiens les petits candidats pour la démocratie, alors qu’on sait très bien qu’il y a des arrière-pensées politiques. De l’autre, au sujet de Bayrou: «s’il est élu, il ne pourra pas gouverner la France, ce sera le retour à la IVe République.» C’est en contradiction flagrante avec l’esprit de la Ve République qui place l’élection présidentielle au-dessus de tout.
http://www.20minutes.fr/article/143957/20070306-actualite-france-Entre-contradictions-et-arriere-pensees-politiques.php

SUSINI JP

Assez d'accord avec ED et quelques commentaires qui ont suivi.

Donc nos coeurs balancent!

Dans ce cas une seule solution : voter pour le plus cultivé et le moins parisien c'est la sagesse et la continuité de l'exception française : ni de Bush ni d'Hillary.

gimik

en 2002, Chirac fait à peine 20 % au premier tour, est élu au second avec plus de voix de gauche que de droite, et les Français lui envoie une majorité absolue à l'Assemblée Nationale.
(Personnellement, je pense que Bayrou n'aurait eu aucune chance de gagner avec MAM en candidate de l'UMP)

D

hs :(
Elanchelvan Rajendram, ce nom bien sûr ne vous dit rien. C’est un des nombreux indésirables que Nicolas Sarkozy a fait reconduire à la frontière, c’est-à-dire vers le pays qu’il avait fui, le Sri Lanka. L’asile politique lui fut refusé en Alsace où il s’était réfugié. Elanchlvan ne dérangera plus personne : il a été fusillé le 28 février 2007 après avoir été incarcéré à son retour « au pays » et torturé. Il avait 30 ans.

(On peut espérer que les fonctionnaires* qui ont prêté la main à cette expulsion ont du mal à dormir. Pour leur ministre, inutile.)

* J'ai mis "fonctionaire" car il semble que sur ce blog on ne les aime guère.

flamant rose

Dans plusieurs de mes interventions j’ai dit que Sarkozy n’est pas le candidat que j’aurais souhaité pour représenter l’UMP. Je suis de ceux qui auraient voulu que ce soit MAM. Le gaullisme est fini depuis longtemps et on l’a achevé avec le quinquennat mais c’est elle, MAM, qui pouvait encore le représenter tout au moins dans ce qui est sa philosophie. Elle n’a à mon sens pas commis le moindre faux pas dans son rôle de ministre des armées et elle est respectée. J’ai quitté le mouvement en 1989 mais je sais que MAM n’est pas une novice en politique et pourtant elle n’a rien pu faire contre les pièges qui lui ont été tendus lors des simulacres de débats internes pour désigner le candidat UMP. Néanmoins je persiste à dire que Sarkozy n’est pas celui qu’on veut bien nous présenter.

Je suis par ailleurs d’accord avec la conclusion de Gimik, mais on ne refait pas l’histoire. Je crois que Fabius et DSK en font plus pour Ségolène que MAM pour NS. Je me mets à sa place et je la comprends. Moi même je discute sur ce forum, mais je ne vais pas sur le terrain ni sur les marchés. En 1986 et 88 dés mon travail terminé c’était les campagnes d’affichage, les animations de débats, les organisations de réunions publiques. Aujourd’hui c’est ce forum et ce n’est pas l’age qui me gêne ( à moins de 58 ans on est encore alerte), c’est la foi qui me manque. MAM me l’aurait peut être rendue, qui sait..

flamant rose

@ Gimik,

en me relisant je m’aperçois que à cause de vous j’ai des états d’âme. C’est pas sympa ça.

Mr

Flamant, (et je vous prie de croire que je ne vous vise pas personnellement, sur ce blog vous faites partie des gens de droite courtois.)

L'autre jour, je vous parlais d'esclavage et de Chine. Je ne pensais pas si bien dire, s’il faut en croire ce que va montrer France 5 ce soir. Un couple qui a laissé ses enfants à 2500 kms pour fuir la misère, et travaille dans une usine, 7 jours sur 7, de 8 à 12 heures par jour. Et il est évident que si une équipe a pu filmer ça dans un pays verrouillé comme la Chine, c’est que le pouvoir trouve cela normal. Pas de révolte chez ces gens, pas de grève, pas de syndicat. Pays idéal pour les libéraux...

gimik

@ Flamant
En cas d'élection de Bayrou, les deux principaux partis se seraient trompés dans le choix de leur candidat; c'est là aussi qu'il faudrait chercher la cause. Selon moi, au moins un des deux -Strauss-Kahn ou MAM- en place et Bayrou aurait eu beaucoup beaucoup de mal à bien figurer. Si Bayrou est élu, y aurait-il réflexion la dessus après l'élection au sein des partis ? Au PS, c'est sur ! On commence à sentir des craquements. Mais à l'UMP ? Rien ne serait peut-etre perdu pour MAM, pour la prochaine fois. On est jeune à 66 ans...! (enfin je verrai ça dans 20 ans) ;)

Bon tout ça c'est bien beau, mais je délire un peu ! pour l'instant c'est Ségo-Sarko au second tour !

Philippe ARTRU

Pas d'accord avec votre pessimisme..

La situation en France est assez semblable à celle du Royaume-Uni avant Thatcher. Une situation économique en grand déclin, un niveau de vie en chute libre (ce n'est pas encore tout à fait le cas en France!). Des syndicats arrogants et tout-puissants (surtout de la lacheté des politiques) . Des conservateurs mous, un parti travailliste avec une clientèle de fonctionnaires.

Thatcher est venue et la tension sociale est certes montée mais elle a fait les réformes qu'il fallait, a brisé la maffia syndicale (chez nous celle des transports, des dockers et de l'enseignement d'état). Ce fut dur mais ils s'en sont sortis. Je pense que Sarkozy fera un peu la même chose . Ce sera plus facile parce que la France a encore des atouts et plus difficile car la situation est encore trop confortable pour la majorité.

On aura peut-être des fonds pensions à la française au lieu de travailler pour les retraités américains, on foncera dans la nouvelle économie, bref , la France redeviendra un pays dynamique et créateur de richesse. Les vrais chomeurs seront aidés mais pas les autres....

gimik

"Le "décret Robien" allongeant le temps de travail de certains enseignants, contre lequel les profs ont de nouveau manifesté mardi, risque de ne pas survivre à la présidentielle car les trois principaux candidats, ou leur entourage, promettent tous sa suppression"
Ah c'est beau la solidarité au sein du gouvernement ! ;)

http://fr.biz.yahoo.com/20032007/202/le-decret-allongeant-le-travail-des-profs-risque-de-ne.html

Guth

Monsieur Dupin, vous affirmez qu'une présidence Bayrou pourrait bien être celle des impuissances institutionnelles. Votre ressemble à s’y méprendre aux argumentaires CDU et SPD. Les partis allemands avaient également prédit le chaos le plus complet. Le pays serait ingouvernable et les institutions paralysées, prétendaient-ils. Mais les électeurs allemands ne les ont pas suivis sur ce terrain. La raison est simple : ils étaient lassés par les perpétuels affrontements et le manque de résultats. Or qu’en est-il aujourd’hui. Les décisions prises sont avalisées par l’ensemble du pays et les bons résultats économiques sont au rendez-vous.

esope

Et Le Pen n'existe pas dans votre galaxie ? Faire l'impasse sur cette hypothèse (et ses dangers) ma parait bien naïf...

matéo

Guth

Oui mais au risque de me répéter ici, la différence entre SPD et CDU n'était pas énorme quant aux fondements de leurs programmes respectifs, lors des dernières élections. Bien sûr la déclinaison en mesures et en réforme divergeaient, mais pas l'analyse de la réalité économique de l'Allemagne, et pas sur les constats des dysfonctionnements. Deux programmes fondés l'un comme l'autre sur l'économie de l'offre, la restructuration de l'appareil productif.

Chez nous, les trois programmes sont fondés peu ou prou sur l'économie de la demande, décliné ici en pouvoir d'achat (le travailler plus pour gagner plus), là en augmentation du SMIC. Redistribiution, relance par la conso : du Keynes mal compris, mal digéré. On peut donc dire que les remèdes sont "pensés" de la même façon mais pas les éléments d'analyse sur les dysfonctionnement, et les constats sont parfois contraire. Le travailler plus d'un côté, et la généralisation des 35h, initialement au menu mais retiré de la carte par les cuisines.

La différence, c'est aussi que le SPD a initié ce que l'on qualifie ici de "réformes d'inspiration libérale", et notamment la réforme courageuse, parce qu'impopulaire, du système d'indemnisation du chômage. La tête est claire. G. SCHRÖDER déclare quelques semaines avant le scrutin régional, au sujet d'une alliance avec le Linkpartei (sorte d'union de la gauche radicale avec transfuges du SPD, O.Lafontaine, des verts, et qq "révolutionnaire") :"Je ne discuterai pas avec le Linkspartei". Pas d'oeillade et de dragues en direct des Besancenot, Laguillier, Bové, Voynet. Pas de points de convergence analytiques ou programmatiques. Tout simplement "rien à voir".

Ajoutons enfin que si un gouvernement de coallition a été possible,en Allemagne, c'est que nos voisins savent d'expérience le danger (réel celui-ci) du vote extremiste, de protestation : ils le goûtent donc peu et sont plus prompts à approuver une union, vue de la France comme une chose contrenature.

lmn

@ Philippe Artru

C'est amusant ce que vous dites sur la Grande Bretagne ... Vous y etes alle recemment ? Moi oui : j'y passe une semaine par mois pour mon travail. Dans les bus de Bristol en ce moment, il y a une campagne d'affichage pour alerter l'opinion sur la fraude aux 'benefits', c'est a dire les aides sociales. Cela couterait a chaque famille £80 par an. Une paille. Thatcher aurait-elle mal fait le menage sous cette commode-la ?
Alors Thatcher est venue, et elle a sans-doute transforme le Royaume Uni en patrie du liberalisme a l'Europeenne. Mais j'aime autant vous dire que c'est loin d'etre tout rose, et la plupart des problemes dont les gens et la presse discutent sont precisement les memes qu'en France, mis a part peut-etre le chomage. Mais sinon, il y a tout le cocktail : precarite de l'emploi, insecurite, retraites, environnment, education, immigration, Europe diabolisee ... avec en prime la meteo execrable et la Famille Royale pour faire couleur locale. Mais est-ce que les Britaniques sont plus heureux que les Francais ? J'en doute. Meme s'ils rouspetent moins ... Alors regarder chez nos voisins, oui, mais sans idee preconcue sur ce qu'on doit y trouver, hein ?

Mr

Réflexion intéressante sur Nicolas Sarkozy, trouvé sur le blogue « Des mots et débats »
...ce mr veut à tout prix être élu, il cherche donc une majorité, la plus large possible, de la façon la plus rapide. Il balaie tout le spectre de la Nation, racolant de façon très effrontée, promettant tout et son contraire, parlant aux ouvriers, parlant aux décideurs, parlant aux Français issus de l'immigration, parlant aux Français xénophobes et racistes, parlant aux gens de gauche, parlant aux gens de droite. Il sait très bien que du fait de son caractère spécial, l'élection présidentielle se joue sur le rassemblement et non pas sur un programme, mais sur un homme. Il emploie à cette fin non pas la méthode républicaine dans l'esprit, à savoir l'unité autour d'un point, mais celle de la division, dressant les Français les uns contre les autres, voyant la France de façon catégorielle et désignant pour chacune un bouc-émissaire sur lequel il cristallise la haine et le ressentiment de façon artificielle. En langage publicitaire, cela s'appelle cibler. Hier encore, il s'est permis de singer Jean-Paul II, disant aux jeunes "n'ayez pas peur"! Après avoir semé pareil levain, la Nation, après l'élection, ne pouvant qu'être déçue, ne pourra demeurer une que sous la menace du flic.
Un autre truc de ce genre de démagogue, c'est d'enfermer les personnes dans une question que lui a préalablement établi. C'est là précisément ce qu'il veut: dans ce pays qui n'est plus que foire, dans ce pays où tout n'est plus que dérision, où tous sont discrédités, où le politique déchoit de son honneur en s'avilissant à la politique-divertissement, où les intellectuels ne sont (à juste titre) plus pris au sérieux, où les personnes à l'abri du soupçon telle mme Veil tombe dans le piège de l'apparence, où les journalistes sous prétexte d'objectivité se contentent d'être des simples amplificateurs, personne n'aura l'autorité morale suffisante pour contredire cette idée. Tout et son contraire sur le sujet est dit et c'est précisément ce que veut Mr Sarkozy: apparaître comme l'élément central, condamner les autres à n'être que des suiveurs et enfin se présenter comme celui qui brise les tabous. C'est son argument suprême du reste que celui-là: "j'ai brisé un (supposé) tabou, j'ai donc raison."
Il y a dans son propos un absent, c'est le Peuple, non pas la population, cette masse qui est l'instrument et le moyen d'accéder au pouvoir car il ne l'oublie pas celui-là. Non, le Peuple en tant qu'entité morale, ce peuple "un, indivisible et qui n'appartient à personne", comme le disent nos beaux et grandioses textes fondateurs. Celui-ci n'existe pas, mr Sarkozy a lui tout seul entend, muni de sa petite vérité, incarner celui-là et l'imposer à tout le monde. Cela a déjà eu lieu par le passé, cela s'appelait la dictature de salut public: une poignée d'individus connaissait la vérité de la République et l'imposait à tous. Cette période s'appelait la Terreur, le mot terrorisme tire son étymologie de ce moment de l'Histoire et bien évidemment, mr Sarkosy qui se glorifie que la France n'ait pas fait de génocide, etc, etc, prend bien soin d'occulter ce point d'orgue républicain. On retrouve dans le discours de mr Sarkozy tous les germes de pareille dictature: autoritarisme, appui sur la police, l'ordre et le renseignement; idée qu'il existe de bons Français et de mauvais Français, que ces derniers nuisent aux premiers; définition canonique, figée et individuelle de la République devenant valable pour tous et imposée de façon autoritaire. Cette idée-même de fixer canoniquement A NOUVEAU l'identité française est en soi anti-républicaine, elle est une inversion des valeurs gravissime parce que l'Etat tout à coup n'est plus l'incarnation du peuple, il devient celui qui façonne le peuple selon son bon plaisir, selon sa vérité. Elle est la négation-même de la République parce que l'on n'adhère pas à l'idéal français par le fait de sa propre volonté, parce qu'on le trouve beau, grand, juste, non, on est sommés de choisir son camp et malheur à celui qui ne se détermine pas. L'idéal français, c'est celui de l'idéal souverain tout de même.

[Je dis "à nouveau" car cette définition existe; elle s'appelle la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, datée de 1789, à laquelle selon son préambule , notre Constitution de 1958 réitère son attachement.]

yv

Alex

Je pense qu'il faut effectivement profiter de ces élections, du premier tour le 22 avril, pour envoyer un très très fort message de RAS LE BOL et de désir de changement réel ! AU risque de ne plus pouvoir s'exprimer pendant 5 ans !

benoit

Monsieur,

A vous lire, le bon quinquennat serait celui sans turbulence, sans contestation...
Je me permets de vous faire part de ma pensée: gouverner ce n'est pas prendre les décisions qui font plaisir à tout le monde, gouverner c'est prendre les mesures qui s'imposent (à défaut de les avoir prises par anticipation). Cela étant, je vous accorde que les tensions sociales ne sont évidement pas une fin en soi, cependant je pense qu'elles sont inévitables eu égard à l'attitude des syndicats de gauche qui, sous couvert d'une noble cause, la défense des travailleurs, ne font que protéger les privilégiés.
Il ne faut donc pas se méprendre sur la signification de la potentielle agitation à la suite d'une politique digne de ce nom : si ce n'est pas une garantie du bien fondée des mesures prises, en conclure l'inverse est au mieux une légerté de la pensée au pire un manque de courage politique.
Cordialement...

Michel B.

à D

"Elanchelvan Rajendram, ce nom bien sûr ne vous dit rien. C’est un des nombreux indésirables que Nicolas Sarkozy a fait reconduire à la frontière, c’est-à-dire vers le pays qu’il avait fui, le Sri Lanka. L’asile politique lui fut refusé en Alsace où il s’était réfugié. Elanchlvan ne dérangera plus personne : il a été fusillé le 28 février 2007 après avoir été incarcéré à son retour « au pays » et torturé. Il avait 30 ans."

Une caractéristique à intégrer à notre identité nationale dans quelques temps ?

niko

à D,

Cesare Battisti a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice italienne pour le meurtre de 4 personnes dont des policiers et gendarmes. Laissé le fils d'une paralysé à vie.
L'asile politique lui a été donné par F.Mittérand. Il a été fait citoyen d'honneur de la ville de Paris, ville des Lumières, par M.Delanoé.
J'espère que tous les humanistes de gauche sont fières de leurs grands hommes.
Non la gauche n'a pas le monopole des droits de l'homme, de la morale progressiste, de la vérité.
La droite est aussi humaniste, voire plus que la gauche. (Nous n'allons pas rappeler ici que le communisme et le nazisme le national-socialisme n'étaient en aucun cas des mouvement de droite).

Niko
http://lolik.hautetfort.com

Nicolas

Bon post d'ED.
Je partage l'analyse, même si mon choix est fait pour un des 3 candidats, et ce sont bien là les dangers qui menacent chez chacun d'eux. A eux, leurs entourages et aux électeurs aussi, de faire en sorte que l'un d'eux (le/la moins dangereux/se ?)surmonte les risques pointés.
En dehors de ces 3 là, je ne vois encore personne, à part Le Pen, qui est un autre risque, non? Un candidat unique de gauche (non PS)pourrait tenir une place importante, mais nous en avons 6!!!

Tsunami

Eric Dupin :

Pour ma part, j'apprécie énormément la pertinence de votre point de vue .

Et, pour aller plus loin, je dirai que ces trois dangers sont le reflet exact de ce que nous sommes.

En fait, nous méritons ces trois dangers.

Ils sont le reflet de notre pays ... et d'un quatrième danger redoutable : celui d'un peuple devenu ingouvernable parce que trop écartelé en identités, en valeurs, en intérêts différents et opposés.

Situation inextricable et pourrie....

Seule issue possible : une bonne catastrophe (naturelle si possible plutôt que politique avec l'arrivée au pouvoir du FN, par exemple...)nous rendrait bien service, je crois.

Remettre les compteurs à zéro, se retrousser les manches, comme en 1944, tout devoir rebâtir et là tout le monde serait d'accord.

Eric Gillot

Eric Besson est quelqu'un que j'apprécie peu, non pas parce qu'il critique (en parti à juste titre) Ségolène ROYAL et le PS, mais parce qu'il est un délateur.

Eric Besson dit au moins une chose intéressante:

"L'incapacité des politiques à comprendre que l'économie et la politique sont indissociables et qu'il faut donc constamment parler d'économie politique".

L'économie politique est ce qui va permettre ou non de satisfaire la préoccupation N°1 des français, le niveau de vie (49%) loin devant le temps de travail (29%).

Hors, comme le dit Emmanuel TODD, le débat sur l'économie est éludé en permanence par les journalistes.

La majorité des conversations entre les français du monde de l'entreprise portent sur le sujet clé de l'économie française et le fait qu'elle est la plus handicapée du monde en matière de pénalisation du travail.

Comment est-il possible que la clé de l'économie, que TOUS les gestionnaires de sociétés connaissent et dont ils parlent à longueur d'année, soit un tabou médiatique ?

Quel est le candidat qui propose une véritable solution pour mettre la France à niveau en matière de pénalisation des salaires, afin qu'elle puisse lutter à armes égales avec ses concurrents Européens directs ?

Voilà la question que se devrait de poser chaque journaliste nanti d'un minimum de déontologie, plutôt que de parler du sexe des anges.

Nicolas

Les débats du monde de l'entreprise et de celui des affaires va au-delà de la seule question des salaires et des licenciements, mais ces gens parlent de sous, de développement, de stratégie industrielle ou financière. Les financements sont souvent le plus grand sujet, ainsi que les garanties aux PME, le chapter 11 à la française ...

Peu de gens parlent de Keynesianisme, de capitalisme libéral (et lequel?), et des autres théories économiques. On n'aime plus trop çà, en France , alors que même Marx disait que c'est essentiel ("Das Kapital").

Eric Gillot

Vivre c'est discriminer et gouverner c'est savoir choisir ses priorités. En France depuis trente ans LA priorité c'est de dépénaliser le travail plombé par l'aveuglement des économistes de salons qui se la pètent avec de belles phrases et de grands mots creux.
Dépénalisez le travail comme l'ont déja fait tous les pays dont l'économie est repartie et la France profonde des productifs aura gagné une grande bataille.

flamant rose

@ Tsunami

En 2002 au premier tour il y a eu 71,92 % de votants contre 78,38 au premier tour de 1995.Or on sait que l’électorat du FN est mobilisé, ce n’est donc probablement pas lui qui s’est abstenu. Si au premier tour de 2002 on avait eu le même nombre de votants qu’en 95 le pourcentage de Le Pen aurait été de 15% au lieu de 16,86, ce qui signifie que même avec ses 2.500.000 voix en moins Lionel Jospin aurait été présent au 2éme tour quelque soit le candidat sur lequel se seraient portés les suffrages supplémentaires représentant les 6,46% qui ont manqué.

La motivation pour les élections à venir semble importante ce qui me pousse à penser que JM Le Pen ne sera pas présent au second tour. Si José Bové voulait absolument ses signatures, je ne suis pas certain que ce soit le cas de JM Le Pen. Conscient qu’il ne renouvellera pas 2002, ni par sa présence au second tour ni par son score, peut être aurait-il souhaité ne pas les avoir afin de quitter la scène politique non sur un échec mais en se disant martyrisé et muselé comme le montraient ses affiches des années 90 avec le bandeau sur la bouche. le problème est qu’il avait déjà dépensé beaucoup d’argent et que à partir de là il lui fallait rentrer dans ses frais pour éviter la faillite. Il a ses signatures donc pas de problème et son score à 2 chiffres lui couvrira ses frais de campagne. C’est ce que je pense. Ce qui me paraît sûr c’est que le Pen n’a la pêche d’il y a 5 ans mais c’est normal à 79 ans.

gimik

Mon élucubration du jour
A défaut d'être présent au second tour, quel pourrait bien être l'objectif de Le Pen dans cette campagne?
Contrairement à ce qu'on a pu entendre ces derniers temps, je pense qu'il projette sur l'avenir.
Quel serait l'évènement qui pourrait le servir le plus, lui et son parti ? L'absence de Sarkozy au second tour. Même si ça parait fou. (Je ne dis pas qu'il l'atteindra)
Comment procéder ?
A travers sa déclaration hier sur la 6ème république, on peut deviner une tactique.
La poursuivra-t-il ?
Il revendique la paternité de cette proposition d'une 6ème République.
Il tape sur Ségolène et se substitue ainsi à NS
Il ne tape pas trop sur Bayrou, réceptacle potentiel des voix de NS.
Sans parler de NS, il le "ringardise" (mais le mot est trop fort), car au bout du compte, NS est le seul des 4 qui s'accroche à la 5ème, c'est à dire au passé. Je pense qu'il cherchera à infantiliser NS au cours de cette campagne, a établir une sorte de lien de filiation et donc a entretenir le flou entre NS et lui, à apparaitre un peu comme le père et NS le fils, a se substituer à lui.
Il se trouve que Le Pen a eu trois filles et qu'il aurait peut-être aimé avoir un fils.
Et qu'à 4 ans NS a certainement mal vécu -comme tout enfant- le départ de son père du domicile famillial, le genre d'évènement qui vous laisse des traces toute votre vie.
Réunir Le FN et une partie de l'UMP en une grande famille politique après l'élection ?

Bon, c'est peut être et un délire et de la psychologie de comptoir ;)

Michel

Eric vous oubliez de signaler que NS n'est pas seul, qu'il a derrière lui un grand parti qui travaille.

http://ericdupin.blogs.com/murmures/2006/02/lump_travaille.htm

La comparaison entre NS et Ségo faites par Authueil est assez illustrative.

http://www.authueil.org/?2007/02/16/308-freiner-les-candidats
http://www.authueil.org/?2007/03/21/351-travailler-en-equipe

Michel

Le premier billet d' Authueil concerne l'affaire du chiffrage et des critiques de Piketty

http://vanb.typepad.com/versac/2007/02/piketty_nest_pa.html

et de la manière dont NS y a répondu

http://vanb.typepad.com/versac/2007/02/prcisions_sur_l.html

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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