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24 novembre 2006

Commentaires

eczistenz

ah oui, j'oubliais une de ses bêtises les plus intéressantes selon moi, qui je le sens bien va faire crier au soviétisme... Maris préconise de remettre en route un mécanisme de concertation de la période difficile de reconstruction de l'après guerre, les "plans" : une concertation entre acteurs économiques (entrepreneurs, syndicats, Etat, etc.) pour définir des stratégies industrielles concertées, basée sur des analyses, des accords et donc les efforts de tous. Dans la panade française actuelle généralisée, peut être y a t-il là quelque chose dont on pourrait s'inspirer...

Matéo

Merci de ce lien TDB.

Je retiendrais donc la grande leçon : la dette est un faux problème, le fait que ce soit les français qui financent le déficit des dépenses purement courantes exclue toute menace à l'édifice France, et en fait à tout vous dire, c'est même mal intentionné de la part de ceux qui invoquent sa réduction, puisque c'est pour dégraisser et pousser la valeur-travail.

Le grand penseur "éco" représentatif de cette gauche française qui se la pète, en disant au reste du monde : "croyez ce que vous croyez, mais nous les kadors de l'économie française, on sait et on connaît" C'est rassurant puisqu'en gros on a zéro problème avec cette histoire qu'on-nous-raconte-pour-mieux-nous-endormir.

Sûrement une des raisons pour lesquelles, le PS ne traite dans son projet ni le problème de l'état et de son train de vie, ni le désendettement (simplement attendu comme résultat de la brillante politique socialiste à venir) et vous en promet pour 44 milliards d'euros de "mesures phares". Merci de libeller votre chèque à l’attention du « trésor public » !

Au poker on peut tenter : Tapis ?!


Mais ce qui compte est bien évidemment de ne pas faire ici ce qui a marché ailleurs. Point besoin d'être de gauche ou de droite, pour agir, comme l'ont fait autant les conservateurs anglais dans les années 80, que le labour par la suite, comme l'ont fait les danois, suédois et canadiens, qu'ils fussent peints en rose ou en bleu. Nan ! Nous, on a des mecs comme Maris, qui "propose" des pistes (c'est comme ça qu'on appelle des mesures au mieux inefficaces, au pire inapplicables) pour remettre la BCE sous contrôle des 25 pouvoirs exécutifs (et oui pas de TCE)ou privilégier l'investissement sur l'épargne (ce qu'il n'a à mon avis pas dû dire puisque c'est le second qui alimente le premier en "é-co-no-mie"). Et le gars a de l'audience. La différence est que si Lambert dit des bêtises, elles ne sont ni de droite, ni de gauche. Mais ce que dit Maris est de gauche, donc il a du publique.

Pendant que d'autres ont comblé les déficits, ont rééquilibré leurs comptes sociaux, les ont pérennisés, ont retrouvé des marges de manoeuvre de leurs états, mais au prix de réformes dures, de réduction de la sphère publique, de la décentralisation opérationnelle de ses services, le français aime Maris qui lui dit que tout ça, c'est pour des benêts, et qu'à l'impossible nul n'est tenu.

La dette n’est donc pas un problème mais un épouvantail agité par ceux qui veulent vous faire rendre gorge et vous asservir, permet de ne pas imaginer toute réduction de voilure de l’état, de ne pas remettre en cause les statuts, donc les effectifs, et donc de ne jamais se mettre en position d’appeler moins de fonds, de mettre en œuvre moins de prélèvements, et de libérer une partie de l’épargne vers le financement des PME. Dire que l’endettement est pénalisant voire menaçant est bien sûr une posture idéologique, alors que dire qu’elle n’est pas un problème relève évidemment du pragmatisme. On est bien en France, pas de doute.

flamant rose

Eczistenz

Assimiler l'économie - et comme par hasard c'est l'économie dérégulée qui a le haut du pavé, à une science est typique de la pensée unique, qui viserait à nous faire prendre comme des vérités scientifiques ce qui n'est qu'une orientation, un choix, un désir.

Je suis désolé, l’économie est une science, pas exacte je vous l’accorde mais une science tout de même. Vous semblez dire si je vous ai compris que la " science " économique ne peut résoudre les problèmes de façon anticipée. Les événements de 1929 aux Etats Unis démontrent le contraire. Sous Roosevelt la notion d'État - providence, amenée par le New Deal, fait entrer les États-Unis dans le keynésianisme qui prône l'intervention de l'État dans l'économie en période de crise ce qui a amené ce que l’on a appelé les grands travaux et relancé l’économie. Je vous rappelle que le New Deal a donc constitué une première expérience d'état providence aux Etats Unis.
Par contre et même si l’économie peut se vanter d’avoir augmenté la capacité à effectuer des prédictions. On ne peut prédire avec précision la croissance du PNB d’une économie plus d’un an à l’avance et on ne peut même pas prédire la croissance dans certains secteurs d’une économie plus de 2 ou 3 ans à l’avance.

développer la "coopération",. Je ne suis pas certain de ma lecture mais j’imagine que par coopération vous sous entendez coopérative, c’est à dire diminuer voire supprimer les intermédiaires. Une espèce de commerce équitable qui profiterait aux producteurs. Si c’est ça je ne peux que être d’accord

privilégier l'investissement au détriment de l'épargne. Egalement quelle lecture faire de ce que vous écrivez ? Si vous parlez de la thésaurisation vous avez bien entendu raison mais si vous parlez de l’argent placé dans une banque quelle différence faites vous car si vous n’investissez pas effectivement vous même la banque elle, investira l’argent que vous lui aurez confié donc le fera à votre place.

flamant rose

L’économie n’est ni de droite ni de gauche et elle n’est surtout pas une idéologie. Je vous rejoins tout à fait dans votre commentaire Matéo.

Adam S.

Pendant les 30 glorieuses, le transfert de richesse s'est effectué des consommateurs vers les fameux "acteurs économiques" et des prêteurs vers les emprunteurs.

Il semblent que ces catégories n'aient pas bien compris les changements du monde et regardent toujours dans le rétroviseur de leur age d'or pour avancer vers le futur.

J'aurais pensé que si seulement les "acteurs économiques" fabriquaient des biens et des services compétitifs (y compris services publics), appréciés par les consommateurs, il n'auraient pas besoin de plan quinquennaux ni de Vopos a la frontière.

De toute façon, il n' y a aucune raison que nous changions avant de contempler le mur de vraiment près.


Michel

Eczistenz

Ce que vous dites de Maris ne contredit en rien André Levy.
http://www.debat2007.fr/blog/index.php?2006/11/03/275-enseignement-de-l-economie-l-exception-francaise

Vous êtes " un peu économiste de formation", et vous connaissez donc les bases de l'économie. Maris vous apporte donc des éclairages différents que vous jugez intéressants. Sans doute. Le problème que pose André Levy est autre. Quel sens y a-t-il à lire un manuel d'anti économie, lorsque l'on est novice et que l'on ne sait encore rien de l'économie ?

Je constate par ailleurs que vous n'avez pas répondu à ma critique de Maris sur la dette. C'était pourtant le point de départ du débat, puisque Maris a été cité par Trésor de bienfaits en réponse au post de Matéo sur la dette.

Mais en reprenons Maris sur la dette: "On nous dit : «Vous êtes ruiné, vous hypothéquez les générations futures.» Mais un pays qui épargne 15 % de son PIB et dont la majorité de la dette reste en France n'est pas menacé. "

A le relire, Maris n'a pas tort stricto sensu, mais son procédé me semble assez malhonnête intellectuellement.

Je m'explique. Maris commence par énoncer l'opinion adverse sous la forme qui l'arrange pour mieux la démolir:
"On nous dit : «Vous êtes ruiné, vous hypothéquez les générations futures.»." La dette hypothèque en effet les générations futures. Mais ce fait Maris ne le critique pas.

Par contre, il critique le premier membre de phase: "Vous êtes ruiné". Effectivement, Maris a raison. La dette est bénéficiaire à certains "les papy boomers riche" qui épargnent les sommes qu'ils auraient du dépenser. Globalement, l'épargne et la dette se compensent en montant (je fais confiance à Maris sur ce point). La France n'est donc globalement pas plus pauvre, car la dette se traduit par jeu à somme nulle. Mais Maris se garde bien d'expliquer qu'il s'agit ici d'une redistribution à l'envers du plus pauvre vers le plus riche.

Et Maris qui aime parler d'anti économie, utilise ici son autorité d'universitaire reconnu pour rassurer les lecteurs de Libé, en montant que ceux qui s'inquiètent de la dette mentent. Il a effectivement raison sur le plan de la logique pure.

Mais convenez que le procédé est assez malhonnête.

eczistenz

Flamant, je suis d'accord avec vous de façon générale. Vous avez bien compris ce que je voulais dire en parlant de "coopération". Il s'agit de retrouver des relations "économiques" entre acteurs qui ne soient plus entachées d'entubage mutuel... et ca passe par une recréation du lien, retrouver le sens de l'interdépendance et de l'intérêt général, le profit mutuel.
Plutot "qu'économiste de formation", j'aurai du dire formé en économie. Je ne voulais pas me la péter mais juste dire que je comprenais un chti peu de quoi il s'agissait.
Michel, personnellement j'apprécie les débats qui ne tournent pas à la boxe, ou chacun "assène", sans écouter les arguments des autres, et en espérant que la "violence" des arguments ou du ton sera suffisante pour convaincre ou en tout cas faire taire, je vous remercie donc de votre mesure et votre propention au vrai débat.
Pour comprendre Maris et lui trouver de la cohérence, il faut lire ses bouquins plutôt que ses articles que ce soit dans Charlie ou Libé. Il décrit justement très précisément dans son Manuel 1 que peu à peu les 30 glorieuses et surtout BArre en 1976 ont congelé un système destiné à lutter contre l'inflation et qui favorise les rentiers, les financiers et que ce sont les travailleurs, les plus pauvres, qui en payent le prix. La mondialisation est pour lui un "basculement de l'économie au profit des créanciers, des boursiers, des financiers, des rentiers". Il met en lumière comment des politiques tournées vers l'épargne vont détruisent le travail et son "coût" pour faire apparaître de la "valeur" (boursière) par des fusions, acquisitions, restructurations.
Sa notion de la dette est inséparable de sa vision de la Banque, de France anciennement, de la BCE aujourd'hui. Et il compare pour cela le cas des USA, ou la FED est soumise au Congrès. "en Europe, c'est l'ordre des créanciers qui règne, au contraire des USA". Les USa captent ou accaparent chaque année les 2/3 tiers de l'épargne mondiale. Evidemment, si ils n'étaient pas une super puissance, ca ne marcherai pas comme ca. Du coup, aux USA, la dette publique est énorme ! De 1945 à 1976, l'Etat a "fabriqué" en France de l'argent pour financer la reconstruction, puis la croissance. En 1993, Balladur rend la Banque de France indépendante, "la dictature des rentiers à triomphé". L'Allemagne étant dans le même cas, il n'est pas étonnant que cette vision très "libérale" ait dominé la création de la BCE. Comme il préconise sa reprise en main par le politique au service de la croissance, sa vision de la dette n'est pas idiote, puisque en cas de besoin de liquidités, la BCE pourrait dans ce cas faire marcher la planche à billet. L'inflation reste à juguler, sinon à contenir, mais en même temps, il ne trouve pas l'inflation si négative, pour lui cela représente quelque part un "retour" d'argent des rentiers vers les travailleurs.
La création de l'Euro, de la BCE, le pacte de stabilité, sont selon lui les symboles de la soumission de l'Etat aux grandes banques et au système financier, ce qui pour lui est un retour au 19ème siècle, époque de création des banques nationales, mais à cette époque dirigées par les "grandes familles". Elles ont juste changé de nature...
Il permet accessoirement de mettre en lumière que la critique de la gauche à l'égard du capitalisme se situe sur ce plan essentiellement boursier et financier et ne vise pas les entrepreneurs, l'esprit d'entreprise, d'autres notions bien "capitalistes"...

Michel

eczistenz

Mon beau fils a fait une école de commerce et travaille dans une banque. Et comme il est jeune, il a le coeur à gauche. Je lui a proposé la solution de Maris pour aider les plus pauvres et nos jeunes: faire marcher la planche à billets, faire chuter la monnaie ce qui se traduirait automatiquement par une spoliation des riches. L'idée me paraissait naturelle puisque pendant les 30 glorieuses chacun savait que placer son argent en banque ne servait à rien car les taux d'intérêt étaient très inférieurs à l'érosion monétaire. L'achat des bien immobiliers était facile. Certes, c’était dur au début et il fallait se serrer la ceinture pendant 5 ans. Mais après, avec l'érosion monétaire, tout allait mieux. Le remboursement de l'emprunt équivalait à un loyer.

Selon lui cela ne marcherait pas, because mondialisation des circuits financiers, difficulté pour les entreprise à se financer, fuite des capitaux étrangers vers des monnaies plus sûres etc.

Je ne suis pas capable de donner un avis pertinent sur la solution que propose Maris. Par contre, ce dont je suis sûr, c'est que mener une telle politique au niveau de la BCE n'est possible que si nos partenaires européens ont le même point de vue que nous. C'est loin d'être le cas.

Pour revenir à Trichet et à sa politique du franc fort, je pense que cette politique a été motivée par la nécessité politique de construire l'Europe en y attachant l'Allemagne, afin d'éviter une nouvelle guerre en Europe. Et comme l'Allemagne, de par le traumatisme de la crise de 29, était viscéralement attachée à un mark et à euro fort, Trichet n'avait pas le choix

eczistenz

"Je produis, le PIB augmente
Tu produis, le PIB augmente
il détruit, le PIB augmente
elle répare, le PIB augmente encore
nous polluons, le PIB augmente
vous dépolluez, le PIB augmente
les économistes calculent de combien augmente le PIB, le PIB augmente toujours..."

JM Harribey

Robert Marchenoir

"Et gardez pour vous le mépris de votre denière phrase : sachez que vous n'en aurez jamais autant pour moi que moi pour vous."

PMB, je vous laisse à vos concours de cour de récréation, dont vous n'êtes visiblement jamais sorti. Vous jouerez tout seul à ce petit jeu-là, si ça vous amuse.

Ce qui est rigolo, c'est que vous interprétez tout de suite comme "mépris" ce qui n'était, de ma part, qu'une interprétation amusée de votre incompréhension radicale des mécanismes de l'économie de marché, en fonction de votre profession d'enseignant et de votre statut de fonctionnaire.

Je ne faisais ainsi que vous appliquer la méthode d'interprétation que vous, et la gauche marxisante française, appliquez sans cesse à vos adversaires politiques: ce que pense untel, c'est le fruit de son statut social, de son métier, de la classe à laquelle il appartient.

Vous faites ainsi la démonstration du principe deux poids, deux mesures de la gauche: elle passe son temps à critiquer violemment tout le monde et son frère du haut de la stature morale qu'elle s'attribue à elle-même, mais dès que l'on s'avise de la critiquer, elle, selon les mêmes principes, elle hurle au "mépris". Voilà bien des révolutionnaires d'opérette, des rebelles de salon.

Si vous ne supportez pas la polémique, abstenez-vous de croiser le fer. Si vous ne supportez pas l'ironie, abstenez-vous de l'exercer. Comme on dit en anglais: "If you can't stand the heat, stay out of the kitchen".

Vous faites aussi la démonstration de la fragilité de la posture morale dont la gauche revendique sans cesse le monopole. Comme vous, elle se réclame sans cesse du "respect" et de la "tolérance", et accuse ses adversaires de "mépris" au moindre désaccord. Et là, dès qu'une objection vous gêne un peu plus, vous n'hésitez pas à revendiquer l'excellence de votre mépris envers votre contradicteur. Moi qui vous prenais pour un parangon de vertu... Les masques tombent vite.

Mais vous avez raison: le mépris, il est du côté de la "chattering class" française, de la classe bavarde, comme le disent si justement les Anglo-saxons. Il est du côté de Bernard Maris, dont il a été question dans ce fil de discussion, avec cette stupéfiante et scandaleuse interview qu'il a donnée à Libération à l'occasion de son dernier livre:

http://www.liberation.fr/actualite/economie/219777.FR.php

Il y dit ceci: "Les fourmis, égoïstes, épargnantes, ne sont rien sans les cigales. Pour créer de la richesse, il faut de la gratuité, de la beauté inutile. De l'anticapitalisme, en quelque sorte..."

Et aussi ceci: "L'anticapitaliste par excellence, c'est le chercheur. Il ne peut pas être dans la compétition, doit penser don contre don. La création est le passager clandestin du capitalisme. La création, c'est poétique. La création, c'est l'antimarché."

Difficile d'exprimer davantage de mépris à l'égard de ceux qui travaillent, qui essaient d'épargner en vue du lendemain, de tous ceux qui sont contraints d'exercer un vrai métier, un métier chiant et pas glamour, du prolétariat, de la classe moyenne, bref de la grand majorité des Français.

Et qu'est-ce qu'il fait, dans la vie, Bernard Maris? Il est "prof à l'université Paris-VIII". Il écrit des livres d' "anti-économie". Il donne des interviews à des canards parisiens et branchés.

Difficile de ne pas voir, dans cet éloge du "chercheur", un plaidoyer pro-domo, une glorification du rôle fondamental de Bernard Maris, ce "poète", cet apôtre du "don", ce "créateur de beauté", dont dépend bien entendu le sort des "fourmis égoïstes et épargnantes", ces connards mesquins qui ont la bêtise de ne pas être professeurs d'université, mais qui s'obstinent à être commerciaux, artisans, logisticiens, chauffeurs, programmeurs, chefs de rayon, comptables, et qui ont le mauvais goût de tenter de mettre trois sous de côté parce qu'ils n'ont pas, eux, la sécurité de l'emploi...

Je ne crois pas que Marx, qui était pourtant un bourgeois, ait jamais écrit des phrases aussi méprisantes vis-à-vis du prolétariat.

Pour en revenir à vos questions, PMB:

"Les propriétaires qui se retirent du marché, que font-ils de leurs beaux logements vides?"

Ils les vendent. Et ils utilisent le produit de leur vente pour en acheter un autre, afin de se loger, ou pour le placer en Bourse, afin d'en recueillir les dividendes. Dans les deux cas, ces logements échappent au marché de la location.

"Merci de me confirmer que le prix des réformes, c'est toujours aux autres de de le payer."

Non. Pas aux autres. Mais à vous aussi. Aux fonctionnaires aussi. A tous les Français. Après trente ans de complaisance et de contes de fées gauchisants, n'imaginez surtout pas qu'on pourra s'en sortir sans sacrifices pour tout le monde.


Erick

Je ne connaissais pas B. Maris jusqu' à ce qu' on parle ici. Je dois dire que ce qui est rapporté de ses écrits me semble pour le moins étonnant. Heureusement il semble qu' il appelle cela honnêtement de "l' anti-économie"; comme cela on sait au moins ou mène l' idéologie.
Je comprends pourquoi, dans ce contexte, un de mes amis s' est exilé aux USA puis au Canada. Là-bas, il est reconnu comme un vrai chercheur et est considéré comme faisant partie des dix meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline qu' il a choisie.
Comme quoi, ce n' est peut-être pas que la misère des budgets qui favorise la "fuite des cerveaux".

eczistenz

M. Marchenoir, les15 mn que vous avez passé à incendier PMB auraient surement été mieux utilisées à... lire Bernard Maris, ses bookins et pas ses articles. VOus y auriez vu que tout au contraire il ne méprise pas les travailleurs.
Erick, avez vous lu les louages apportées par la directrice de la recherche de Motorola à la recherche française ?
Est ce qu'on va sortir un jour de ce manichéisme...

Trésor de bienfaits

Dites-moi, Robert Marchenoir, c'est quoi au juste le métier de Jacques Marseille ?

Je ne vous demande pas le vôtre (rentier peut-être ?) mais je trouve un peu facile l'attaque contre celui qui s'est déclaré fonctionnaire quand soi-même on reste masqué.

PMB

J'ai beau être de gauche, fonctionnaire, bête et pire que tout, prof (que de pléonasmes), j'ai beau ne pas aimer l'ironie, avoir eu l'outrecuidance de vouloir être plus méprisant que Mr Marchenoir (comme si cela était possible) je suis quand même capable de lui faire écrire plus de 70 lignes (oui, j'ai compté) !
Ah mais !

Vous m'auriez pris un jour pour un parangon de vertu ? Non, penser que vous puissiez reconnaître quelque mérite à qui ne pense pas comme vous, à qui vous tient tête, non...

PMB

RM : "Si vous ne supportez pas l'ironie, abstenez-vous de l'exercer."

Quelqu'un sur la note Écoute royale, après qu'Eric Dupin lui ait ironiquement prêté du "dogmatisme idéologique", est parti en vrille dans un fort long texte un peu moins venimeux que trente crotales à jeun depuis deux mois. C'est marrant, mais je n'arrive pas à me rappeler son nom. On peut m'aider ?

Balthazar

Flamant Rose: "Je suis désolé, l’économie est une science, pas exacte je vous l’accorde mais une science tout de même."

Alors comment se fait-il que des economistes aient des explications qui divergent, ou bataillent sur l'interpretation de donnees economiques ?

flamant rose

Un exemple parmi bien d’autres la théorie de la relativité ou du Big Bang qui sont régulièrement remises en cause sans pour cela que la physique ne soit plus considérée comme une science. C’est le propre d’une science de ne pas être considérée comme exact. Mis à part les mathématiques. toutes les sciences sont considérées comme inexactes. Un autre exemple la biologie avec la théorie de l’évolution de l’espèce et pourtant la bio est bien une science. Toute l’histoire de la science est remise en cause, c’est précisément ce qui la fait avancer sinon on en serait encore à « la terre est plate et au centre de l’univers », théorie d’avant Copernic

Adam S.

L'économie est une discipline scientifique jeune, fondée sur l'observation de phénomènes humains complexes avec des interdépendances nombreuses et qui présente de plus l'inconvénient de rarement pouvoir faire d'expérience "contrôlée".
Si vous ne pouvez expérimenter en contrôlant les diverses variables pertinentes, il devient difficile de "prouver" quoique ce soit de manière absolue.

Toutefois il me semble que sur les grands questions économiques il y a une assez large concordance de vue. En tout cas il y a possibilité de débat scientifique.

Il faut noter également que il ne faut pas confondre économiste avec journalistes économiques ou commentateurs économiques ou un de ces zigs qui font des chroniques, des bouquins aux titres accrocheurs et des plateaux de télé.

Michel

Je ne sais pas si Maris est un de ces zigs qui font des chroniques et des bouquins aux titres accrocheurs, il est surtout prof d'éco en fac. Il se doit de former les étudiants à l'économie (et pas à l'anti économie). Là est l'exception française.

http://www.debat2007.fr/blog/index.php?2006/11/03/275-enseignement-de-l-economie-l-exception-francaise

PMB

(Vraiment, la France, quel pays d'exception.)

A la dissociété je préfère la société. Celle de mon chat, par exemple. Il est venu chez moi parce que des gens l'ont abandonné devant mon portail. Trop propre et trop gentil pour être un chat de gouttière élevé à la dure et à la méfiance, comme son prédécesseur, qu'a tué la mort-aux-rats de voisins chatophobes, ben oui, le chat est un libre, un qui se fout des frontières, rien de tel pour mettre en colère. Il (le successeur) s'est senti bien ici de suite. Là, il fait le paresseux sur un paquet de copies pendant que Bach le calme nous calme. Demain, si j'ai de la visite, il sera le premier à la porte pour accueillir le visiteur.

Les gens comme mon chat ne sont pas assez nombreux.

(Moi, pas rancunier, je voulais l'appeler Robert. Mais il - le chat - n'est pas d'accord.)

Adam S.

Il y a des astronomes et des astrologues; puis je suggerer que B. Maris est un econologue (deconologue n'est pas mal non plus)?

Quand au chat de PMB, il me semble avoir fait une offre. Mon client Chinois est tres chaud.

PMB

Adam, si votre Chinois s'approche à moins de dix kilomètres de mon chat, ma méprisable personne (Robert : "ça oui !") se verra dans l'infiniment regrettable obligation, malgré une sinophilie avérée (le fils nouveau-né de mon neveu a une maman très chinoise), de commettre un sinicide.

Des nouvelles de Libé par un ami pigiste : charrette de licenciements (on savait) mais augmentation du nombre des chefs et augmentation de leur salaire (on savait pas). « Le prix des réformes, c’est aux autres de le payer, et toc Robert ! ». Signé : les généraux de l’Armée de Libération du Mexique.

Adam S.

Nous sommes heureux que la stagnation du pouvoir d'achat soit un vain mot pour l'elite intellectuelle de ce pays.

Il me semble normal d'ailleurs de ne garder que les chefs, car si ils sont chefs c'est qu'ils sont meilleur et ensuite de les augmenter afin de compenser la detresse morale de voir partir ceux qui ne sont pas chefs.

Michel

A propos de Maris, lire le post de Versac:

http://vanb.typepad.com/versac/2006/12/maris_bien_allu.html

Balthazar

Flamant Rose:

"Un exemple parmi bien d’autres la théorie de la relativité ou du Big Bang qui sont régulièrement remises en cause sans pour cela que la physique ne soit plus considérée comme une science. C’est le propre d’une science de ne pas être considérée comme exact. "


Il faudrait quand meme comparer ce qui est comparable! Les theories n'ont de valeur que dans la mesure ou elles permettent de faire des calculs. Il se trouve que la physique moderne est capable de faire des predictions a des niveaux de precision extraordinaires. A ma connaissance, la theorie de la relativite n'a pas (encore ?) ete mise en defaut de facon concluante par l'experience. Comme l'on ne sera jamais capable de faire des mesures avec une precision infinie, on ne saura de toute facon jamais si l'on a les "bonnes" theories. Mais qu'importe, si l'on est deja capable de faire des calculs verifiables avec une precision tres elevee. Et c'est justement cela qui est interessant: pouvoir utiliser la science pour controler la nature.

En revanche, lorsqu'il s'agit de sciences molles, on a parfois la desagreable impression d'avoir affaire a de la pipologie... interroge sur cette question, un sociologue a ainsi eu le culot d'affirmer qu'au fond, la credibilite de la sociologie provenait du fait qu'un certain nombre de sociologues etaient en accord sur un certain nombre de points... Donc si tout les sociologues disent que la terre est plate, c'est qu'elle l'est vraiment ?

PMB

Je ne résite pas au plaisir de poster cet extrait de la dernière note de Sébastien Fontenelle (blogue Vive le Feu) :

"La Chine incarne, je le crains, l'espoir fou du libéralisme: celui d'un marché (aux esclaves) enfin libéré des pesanteurs droits-de-l'hommistes, et de leurs sinistres légions syndicales.

Alors en avant, camarades actionnaires !

Que mille stock-options refleurissent, pour des lendemains rouges et radieux !"

Adam S.

Mon cher PMB, ne pensez vous pas que tout ce rara antilibéral est bien ennuyeux entre gens de bonne compagnie ? Surtout que toute les sociétés ont commencé pas la: le Sabre et le Goupillon comme on disait dans ma jeunesse laïque.

Un autre monde est possible qu'ils disent, sans d'ailleurs prudemment préciser lequel. Bah, il suffit de ne pas aller bien loin pour avoir l'embarras du choix. Voulez vous vous faire Poutiniser, c'est bien empoisonnant ou Ahmadinejabiser, ou Kim Il Sungiser ? Vous faire Castr-oiser ?

Les libéraux sont quand même bien gentil d'accorder, au nom de leurs principes, le droit de parole a des antilibéraux, qui le leur refuserait au nom des leurs.

Sur ce c'est l'heure des Vêpres.

PMB

Mon cher Adam, j'admire votre façon d'Èviter les questions qui fâchent. Il est visible que vous n'avez pas envie de chinoiser ;-) Ou qu'à tout le moins, il y a des "communistes" qui vous chagrinent moins que d'autres.
(Quant à vos propositions de naturalisations exotiques : après vous, je vous prie).
Sur ce, c'est l'heure des Complies.

Adam S.

Mon bien cher frère, si jamais vous étiez allé en Chine, vous pourriez constater que la France est bien plus communiste. Quand aux Chinois ils sont rugueux, matérialistes, arrogants mais pas chagrinants du tout. Plutôt fascinants.

En plus nous partageons la même culture des plaisirs reptiliens: le sexe et la bouffe.

En tout cas c'est ce que me dis la bonne du curé.

PMB

Trouvé sur le blogue Cabinet de subversion. C’est marrant, mais là, la Chine j’ai plus envie de rire, je suis tout chagrin. Les nouveaux maîtres de la Chine, dont beaucoup ont servi le « communiste » Mao sans aucun été d’âme, ont autant de mépris que lui pour le peuple. Et autant que nos néo-libéraux.

« La Chine. Ce pays (j’y suis allé) où le temps hebdomadaire de travail doit être à soixante-dix heures, où l’on travaille dès l’enfance et jusqu’à la mort, de jour comme de nuit, qu’il pleuve ou qu’il vente, sans vacances, et pour un salaire qui ferait hurler de rire un SDF français tant il est misérable. Quel beau modèle. Les décérébrés de Wall Street, qui se torchent au billet vert et doigtent leurs putes avec des Havanes, en sont arrivés à un tel point de furie ultralibérale qu’ils pointent un pays post-soviétique comme modèle de l’économie de marché. Désopilante ironie de l’histoire.

Désormais, pour réussir dans la concurrence mondiale de notre monde globalisé, il faut être un pays de pauvres. Un pays misérable, aux conditions de vie porcines. C’est comme ça que la Chine est passée, en une dizaine d’année, d’Etat voyou à la risée du monde (bouh les communistes !) à celui d’Etat-modèle ; modèle de flexibilité, modèle de dérégulation, modèle d’absence de couverture sociale. Car entretenir un milliard d’êtres humains dans la misère, c’est aujourd’hui un critère d’excellence économique, pour les cerveaux néolibéraux. Les miséreux acceptent tous les emplois, toutes les conditions de travail (même les pires, si si), tous les salaires (même ceux qui sont proches de l’aumône condescendante), ils produisent moins cher, travaillent la nuit, ne se syndiquent pas : de parfaits petits homo œconomici. Homo oeconomicus pourrait faire un pub pour Benetton : il est chinois, il est africain, il est indien – united colors of misery, bienvenue dans le monde libéral.

Le modèle, donc, c’est la Chine. La France doit donc imiter la Chine. C’est du bon sens. C’est la logique libérale. Imiter la Chine, ça signifie injecter de la flexibilité sur le marché du travail. Via, par exemple, le CNE. Faciliter les licenciements, réduire les prestations sociales, diminuer le coût du travail. Faire des salariés français des esclaves. Les néolibéraux nous enjoignent donc à suivre ce mouvement mondial de démantèlement des systèmes de protection sociale, ce phénomène globalisé de course à l’abaissement du coût du travail... »

PMB

"état d'âme", pas "été d'âme". Mao, dans la légende officielle, aimait beaucoup la poésie. Pas sûr que tous les Chinois aimaient ses poèmes.

Si les Chinois sont moins communistes que les Français, comment expliquer alors qu'en Chine il y ait de légers légers légers problèmes avec Internet ?

Cher Adam, je savoure votre humour, moins votre cynisme (pour un pays qui aime bouffer du chien,c'est raccord).

Adam S.

Je trouve que ce genre d'éructation est d'une nullité abyssimale (ou abyssale je ne sais plus, trop fréquenté Wall Street peut être).

La Chine est tout simplement un autre monde antilibéral possible et le PCC est un parti Léniniste. L'antilibéralisme consiste a imposer aux masses ce qui est bon pour elle, même (et surtout)a l'insu de leur plein gré. Bon ce peut être le contenu Internet ou la bonne bouffe (avec ou sans OGM), le principe est le même. Une minorité d'illuminés sait, ou croit savoir mieux que les autres ce qui est bon pour eux.

Le PCC comme tout bon parti, qui sait ce qui est bon pour les autres, et surtout ce qui est bon pour lui, veux garder le pouvoir, tout comme Chavez d'ailleurs et pour les même raisons: faire le bonheur des autres. On n'ai jamais aussi heureux que quand on rend les autres heureux, c'est bien connu.

Quand a la Chine elle s'enrichi considerablement; les salaires augmentent et il commence a y avoir des pénuries de main d'oeuvre (ce qui n'empeche pas les excedents par ailleurs). Mais c'est un monde en transition d'un univers paranoiaquement ordonné de misère totale a un univers d'enrichissement rapide mais avec des dislocations sociales entrainant des poches de pauvreté et de souffrance d'autant plus grande que ces systemes antiliberaux sont prônes a la corruption au bénéfice de ceux qui tiennent le bon bout du manche.

Il faut adopter un temps un peu plus long, la longue marche a commencé il y a 30 ans, revoyons nous dans 30 ans. Ce qui est clair c'est que le Maoïsme a sacrifié des générations entières. Mais regardez la Corée du Sud, vous croyez que Park Chung Hee était un rigolo? La Chine, c'est 15 Corée du Sud.

Dites z'avez pas du feu? mon cigare c'est éteint, ces filles devraient s'essuyer...

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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