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« Modernité sarkozienne | Accueil | Contrat sur les jeunes »

16 janvier 2006

Commentaires

Eczistenz

C'est vrai, c'est un grand moment (c'est une mère célibataire, athée, fille d'un militaire assassiné par la junte)... mais il ne faut pas oublier qu'elle n'incarne pas non plus une "rupture" par rapport à Lagos. Le Chili est le pays le plus libéral de la zone, où les grands indicateurs (croissance économique notamment) ont augmenté certes, mais d'autres indicateurs plus fin existent et sont peu mis en avant : augmentation des inégalités, du nombre de pauvres, baisse de la participation électorale notamment. Au Chili, tout ou presque est privatisé. On comprends un peu mieux pourquoi le pays est présenté comme un "modèle" pour la région.
Modèle peut être, mais qui n'inspire ni la Bolivie, ni l'Argentine, ni l'Uruguay, ni le Brésil...
Le Chili "s'est dégagé de son passé de manière exemplaire"... je pense surtout qu'ils ne veulent pas l'affronter. On peut encore rencontrer dans la rue des tortionnaires, qui finiront leur vie sans être inquiétés.
C'est aussi un très bon élève de Washington, et le Chili joue depuis toujours sur plusieurs tableaux a priori inconciliables : relations avec ses voisins mais avant tout liens étroits avec les USA.

Eczistenz

Je ne veux pas monopoliser le blog mais... un article intéressant sur le contexte chilien :
http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=1584

Basta

@Eczistenz
Pourquoi Bachelet incarnerait-elle une rupture ? Elle prend la suite de Lagos qui était lui-aussi socialiste. Il n'y a pas d'alternance politique avec son élection.

Eczistenz

Oui, c'est ce que je disais... car on sent parfois derrière les commentaires concernant Michelle qu'elle représenterait un grand vent de changement... Ce n'est pas le cas !
L'élection d'une femme de gauche au Chili n'a pas du tout le même sens que l'élection d'un Morales, d'un Kirchner, d'un Lula ou d'un Chavez.

Basta

Les commentaires concernant Michelle Bachelet, reflètent les fantasmes parisiens. Il est amusant d'entendre les correspondants sur place qui s'égosillent à démentir les questions qu'on leur pose depuis Paris. Questions qui sont du genre : Un pays machiste qui élit une fille-mère athée, quelle sensation !
De manière générale, l'Amérique latine est une providence, sans doute imaginaire, pour le romantisme progressiste français, en berne chez nous. Lula a vite déçu; Chavez qui fut un colonel putchiste fera l'affaire, ou même un péroniste... Toutefois, on s'est arrangé pour que Moralès rencontre... Total. Business is business !

Julien Tolédano

Oui,j'approuve ce qu'écrit Basta.Le chili fut longtemps,notamment dans notre gauche institutionnelle (et je pense aussi à la LCR)une sorte de miroir qui leur permettait d'exoticiser leurs combats parisiens.Les limites du Périph',on finit par s'y sentir étroit.Il y eut les "Comités Chil" dans les années 1970,les promesses de Mitterrand de rompre les relations diplomatiques avec Santiago en cas de victoire de la Gauche en 1974 (on sait ce qu'il en fut)et surotut Allende,notre Allende,celui qu'a rencontré Régis Debray à sa sortie de captivité (et 30 ans après,le Monde ou d'autres continuent de nous faire des doubles pages sur les entretiens de Régis Debray et de Salvador Allende).Aujourd'hui,Michelle Bachelet,c'est du pain bêni pour notre gauche germanopratine-bobo-delanoiste(c'est un homme de Gauche qui parle):elle a un nom français,femme,non mariée,socialiste...un peu plus,elle sera faite citoyenne d'honneur de la ville de Paris par Denis Baupin et sera accueillie en grande pompe à la Maison de l'Amérique latine et rue Solférino.Je rapelle la comparaison grotesque de Ségolène (Bachelet=Allende)faite sur place.Ségolène n'avait même pas 20 ans et toutes ses dents lorsqu'Allende fut renversé et elle nous ressort du Mitterrand réchauffé,une sorte de krypto-tiermondisme.Je préfère encore Danielle Mitterrand au Chiapas car là nous savons que c'est sincère.Régis Debray en Haiti c'est déjà plus douteux mais Ségolène au Chili...

Jacob (J.) Lumier

Cher journaliste ERIC DUPIN, je viens de lire votre article international de janvier 2006 publié ci-dessus dans son Blog qui envisage l'Amérique Latine. Dans cette catégorie je vous présente la suggestion de faire des reportages sur le régime électoral du vote obligatoire au Brésil.
Lien pour mon Blog Yahoo:
http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-Fk9piMc7d7NuOhVQpf1ao355i0vJ?p=1
Mon écrit: /Les mots clefs sur les élections obligatoires au Brésil/
/Un petit commentaire sur des questions d'actualité en hommage au livre "Le Mensonge dans la Politique", de Hannah Arendt./
/Topique:
LE SUFFRAGE UNIVERSEL DANS LA DÉMOCRATIE N'EST PAS OBTENU PAR L'OBÉISSANCE (au vote obligatoire)./
Les mots clefs sur les élections obligatoires au Brésil:
1- Dans les élections obligatoires Il y a RÉDUCTION DU PRINCIPE DE LA SOUVERAINETÉ à l'obéissance bureaucratique concernant l'ordre constitutionnel interprété, ou l'obéissance concernant les dispositifs réglementés (non établis dans le texte de la Constitution). La qualité universelle du suffrage ne résulte pas de la comparution massive du grand nombre simplement, en raison de l'autorité, sans motivation politique réelle, au détriment de la pratique de la liberté politique collective dont l'exercice par un acte en cours est exigé dans le vote facultatif, que, celui-ci oui inclut la motivation politique indispensable à l'obtention de l'universalité du suffrage. /. ***
2- La fausse apparence dans ces élections obligatoires est que la CITOYENNETÉ MISE SOUS TUTELLE garde une FONCTION du POUVOIR MODÉRATEUR héritée de la monarchie brésilienne du Siècle XIXéme et déployée au détriment de la vraie fonction d'inter-médiation et reconnaissance spécifique de la citoyenneté complète, c'est à dire la citoyenneté mise sous tutelle est déployée précisément au détriment de le suffrage universel. /***
3- ANALYSE de l'obéissance au "VOTE OBLIGATOIRE"/
À cet analyse s'applique l'image hobbeseana de l'ordre. C'est à dire l'obéissance dont il s'agit est basée dans la théorie de la coercition/conflit. De là qui la tutelle sur l'acte de voter restreint la liberté politique dans la mesure où celle-ci estime la réalisation des oeuvres de civilisation, pour autant que à cette réalisation se subordonnent les disputes d'intérêts et les luttes pour le pouvoir. L'homme n'est pas le loup de l'homme là où la liberté humaine est en exercice et la citoyenneté est complète car on produise de la connaissance politique. Dans ce sens, le vote obligatoire est nuisible à la Démocratie parce que' il défavorise le dépassement de cet situation dans laquelle l'homme est le loup de l'homme, n'ajoutant pas rien pour prévaloir les fonctions sociales. Tout en restant obligatoire le vote n'est pas produit, la présence de l'électeur dans l'acte ne soulève pas de motivation politique mais de l'imposition bureaucratique, de telle façon que se sont établies des punitions administratives pour l'électeur désobéissant ou que se refuse de comparaître. Bien entendu: celui qui ne comparaît pas pour une quelconque raison ordinaire passe à être traité comme en ayant refusé de se soumettre à une loi jugée inique et souffre sanctions administratives de telle forme que l'absence ordinaire de cet électeur commun devient une absence produite, une raison critique prise alors comme de la désobéissance civile . De ce quiproquo on voit confirmer la conjecture initial de que seulement l'électeur que ne comparaît pas acquiert de ce fait un caractère politique, soit qu'il le veuille ou ne le veuille pas, soit qu'il ait des motifs politiques ou ne les ait pas. Morale de l'histoire : on ne sait pas ou ne voit pas dont procède la motivation politique dans le régime électoral du vote obligatoire pour autant qu'il n'est pas dans l'acte de voter. Dépourvue de motivation politique l'élection sous vote obligatoire n'est rien de plus que la configuration de l'imaginaire discursive de la citoyenneté mise sous tutelle; on peut s'imaginer qu'on est là pour faire de la politique pour autant que' on est dans une soirée discursive sur fond bureaucratique: c'est le Rock 'n' roll des appareils avec l'industrie culturelle et la culture de masses./ ***
4- CONCLUSION/
On devrait faire un mouvement social pour instituer le vote facultatif à partir d'amendement Populaire à la Constitution. Les personnes dans ce mouvement voteraient dans des urnes éparpillées par tous les places, autrement au vote obligatoire. Le bon exemple des initiatives sociales de ce genre, mutatis mutandis, c'est la Campagne bien succédée pour élire le FICUS (la plante) aux E.U.A. il y a des décennies passées, promu au début par un cinéaste en vue de sensibiliser les membres du Congrès à produire leurs votes)./
par /
Jacob (J.) Lumier/
Article du 05 octobre 2006

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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