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29 novembre 2005

Commentaires

Basta

Cet article 4 n'est pas condamnable dans son intention, qui est de lever la stigmatisation qui pèse sur ceux qui ont participé à l'oeuvre coloniale. La rédaction de l'article 4 est certes perfectible : "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer". On peut comprendre, de manière un peu ambiguë, que le positif ne doit pas être occulté, mais que tout ne fut pas positif...
Ce qui est absurde dans ce texte, c'est la prétention des législateurs d'orienter la rédaction des manuels d'Histoire et aussi les programmes de recherche universitaire ! C'est digne d'une "démocratie populaire".
En fait, la représentation nationale a émis un voeu. Il faut bien s'occuper, la démocratie tournant à vide.
Mais maintenant, il ne faut pas revenir en arrière, ce qui serait une démonstration de plus de la veulerie où nous conduit la culpabilisation permanente de l'Occident. Je note enfin que cette énorme affaire, n'empêche pas Bouteflika de venir se faire soigner au Val-de-Grâce.

PMB

C'est sûr que Bouteflika reprochant son amnésie sélective à la France, c'est l'hôpital se moquant de la charité !

paul

Le fait de reconnaître le rôle positif de la présence française exclut-il de continuer à en enseigner les pages sombres ?

Autre question : faut-il, au nom des pages sombres, refuser d'enseigner le rôle positif ?

Au demeurant, l'opposition reconnaît elle-même un certain caractère positif dans le texte même de sa proposition d'abrogation...

Enfin, sur le fait que le législateur donne des orientations aux programmes scolaires, c'est une erreur certes, mais, même si ce n'est pas vraiment une excuse, l'opposition actuelle avait fait de même en 2001...

blabla

D'accord avec Basta. Si le Législateur se met à définir l'orthodoxie en matière d'histoire, cela sent bon son stalinisme poussiéreux.

Sur la dernière remarque d'Eric Dupin, évoquant ce pays (la France) qui ne s'aime pas, c'est assez juste et une particularité toute française. Une précision tout de même. Ce désamour se manifeste surtout à l'endroit des hommes politiques, des gouvernants. Ainsi je défie quiconque de me citer des hommes illustres (je parle de gouvernants) considérés comme des pères fondateurs de notre République.

D'un autre côté, cette atitude critique et peu encline à l'éloge des hommes d'Etat peut être aussi vu comme le gage d'une conscience critique vivace, d'une méfiance acerbe à l'égard des gouvernants (assez saine si elle n'est systématique et donc stérile), d'une préférence en somme de l'Histoire,des énénements, plutôt que de ses acteurs. Cela évite le travers des cultes variés de la personnalité et de leur récupération, de l'oubli des zones d'ombre que tout gouvernant posséde, et insiste davantage sur les actions et élans et les destins communs plutôt que sur les individus. Problème toutefois, cela manque d'âme parfois, de héros, de Grands hommes et donc de modèles.

JF Luri

En même temps, on ne PEUT PLUS accueillir d'immigrés qui vivraient à nos crochets. Donc, nous avons raison de donner un visage médiocre de pays qui ne s'aime pas. Moi, je suis Corse, et j'aime mon pays, LA FRANCE !

blabla

"Moi, je suis Corse, et j'aime mon pays, LA FRANCE !"

???????

C'est un gag ?

PMB

...on ne PEUT PLUS accueillir d'immigrés qui vivraient à nos crochets."

Documentez-vous, Monsieur Luri.
- L'Europe présentera bientôt un solde démographique qui fait qu'elle va avoir besoin d'un apport de population extérieure. L'Allemagne est déjà dans cette situation.
- Si vous n'avez plus d'immigrés, la balance de l'emploi va pencher en faveur non des employeurs maintenant qui peuvent faire les difficiles, mais des employés ! C'est même comme ça que, dans les années 50, on est allé chercher des Algériens par bateaux entiers : pour casser les prétentions salariales du syndiqué français de souche. Vous allez mettre le MEDEF en colère, vous !

Vous êtes Corse. Donc, bien placé pour savoir ce que c'est que d'être rejeté et méprisé, non ? Quant à "donner un visage médiocre de pays qui ne s'aime pas"... s'il y a bien un "pays qui ne s'aime pas", c'est votre île si belle !

JIB

Un des aspects positif de la colonisation Française c'est par exemple que sans le protectorat sur la Tunisie je n'aurai jamais rencontré ma copine ! : )
Elle serait partie à Rome ou ailleur en Italie dans son ancienne puissance coloniale (je n'ose pas imaginer que les anglais euent pu mettre la main sur Carthage, pas de basilique de St-Louis !!), et Gad Elmaleh parlerai allemand ...
Bon alors cette loi était stupide certe mais moi je suis trés inquiet de la condamnation systématique de notre histoire.
Nous n'avons pas vraiment fait plus d'horreur que les autres pays et je suis trés surpris que certains puissent se laisser aller à la condamnation du XIX à l'aûne de la mentalité du XXI.
Et puis à ce compte là : Vive le sahara occidental libre, vive la Kabylie libre sus aux colonisateurs !

fradet

il n'ya qu'une loi depuis la nuit des temps , rien ne l'a changée si ce n''est empirée:
Homo homini lupus
vce que La Fontaine traduisait
La raison de plus fort est toujours la meilleure.
Et on peut être très fort aussi sans armes mais avec volonté ou obstination:
regardez les fourmis. A bon entendeur salut!

christian

coloniser : d'après mon dictionnaire larousse cela signifie "envahir", "occuper un lieu", "transformer un pays en colonie"... Or le pays colonisé est, en général, déjà peuplé ! A quelques exceptions près (comme La Réunion, mais là on fait venir des esclaves d'Afrique comme main d'oeuvre...). Hormis ce type d'exception, our moi, la colonisation est, par essence, négative car elle consiste à soumettre une population, par la violence et la guerre. Et le pouvoir qui se permet cela trouve très souvent des oripeaux "civilisateurs" a ses appétits de conquêtes. Le débat actuel sur l'aspect "positif" de la conquête colonial est biaisé car il risque de réhabiliter, même partiellement, une démarche qui est en soi, négative et destrutrice. On en voit encore les conséquences aujourd'hui...
Dernier point : l'immigration intérieure (Bretons, Corses, etc), et extérieure, est un facteur constitutif de l'identité française, même si cela n'est pas très assumé. Les immigrés ne viennent pas piquer notre travail, mais contribuer à notre dynamisme économique, culturel et social.
Kenavo - au revoir
Christian

titou

Le plus navrant dans cette histoire, c'est l'impossibilité de tenir un discours objectif sur l'histoire : les positions sont toujours caricaturales. napoléon est soit un boucher esclavagiste, soit un legislateur et un stratège de génie. La problème c'est que l'histoire est un enjeu politique, et que chacun veux imposer SA vision de l'histoire. Mais l'histoire, ce n'est pas ça. l'histoire c'est la complexité, la dualité de l'homme, ses paradoxes. Il n'y a pas les bons et les méchants. Toute forme de révisionisme, le bien pensant (plutôt de gauche) où il faudrait se flageller pour expier les crimes de nos parent, vomir notre histoire, et le nationaliste (plutôt de droite) où il faut s'assoir sur nos errement passé, et entretenir une nostalgie moisie sur notre grandeur passée et perdue, ces deux révisionisme sont aussi insupportable que l'autre. L'histoire est une science. On analyse les faits historiques dans leur ensemble, dans leur complexité. Mais la complexité, ça nous oblige à réfléchir, et ça c'est dangeureux.

zeno

L'épopée coloniale a eut pour principale motivation l'expansionnisme politique et économique. Elle a été réalisée par la force armée. Elle a eut pour conséquence la destruction des cultures (au sens ethnographique) locales.
Cf l'ouvrage de Leiris sur l'Afrique, Lévi-Strauss sur les Indiens du Brésil, et encore Fanon ...
La décolonisation résulte moins de motifs politiques ou idéologiques que de notre incapacité économique à supporter le poids grandissant de l'entretien de l'empire.

On se demande qui a vraiment tiré profit de la colonisation. Quelques entreprises textiles ou agroalimentaires ?
Il est parfaitement dérisoire d'exalter le rôle "positif" de la colonisation.

Cependant faut-il nécessairement laisser les peuples libres de leur destin?

C'est tout le débat sur le droit (ou le devoir ?)d'ingérence .


Séverin

Bonjour à tous,

j'aimerais apporter un peu de mon expérience de notre difficulté à intégrer notre passé, notre histoire.

Les gamins de banlieue apprennent la plupart du temps l'Histoire coloniale et la déloconisation de la part de leurs parents, de leur entourage, et pas à l'école.

Ceci suppose un discours teinté des souvenirs douloureux, et donc peu enclin à susciter l'adhésion des enfants à la France dont ils ont affectivement une image peu flamboyante.

Quand on grandi en France et que l'on est pas blanc, on nous le rappelle, instinctivement, parfois méchament.

Enfant, les petites filles de mon école Parisiennes disaient que "si j'étais pas blanc, c'était parce que j'étais sale".
Je me suis lavé, m'en suis voulu de ne pas blanchir, d'autant que ma mère est blanche.
Petit,un vieil homme dans le train m'a demandé d'où je venais et j'ai répondu "de Lille". Il a acquiecé et dit "ça se voit".

Des exemples il y en a plein, mais ça, c'est ce que vit en grandissant le jeune fils d'immigré, qui ne se reconnait toujours pas dans la France.

Quand je suis arrivé en Seine St Denis, à 10 ans, les gamins du quartier m'ont demandé de quel pays j'étais.
J'ai répondu que j'étais Français (ce qui était évident pour moi, étant né ici).
Ils m'ont tous donné l'origine de leurs parents comme nationalité , alors qu'ils étaient tous nés ici, de parents parfois naturalisés, parfois eux-même français.

Etre "Français" m'a valu d'être "attaqué par des petits garçons bagareurs qui s'ennuyaient, le dimanche après le foot".
C'était pourtant mes potes, on jouaient ensemble.
Mais quand on avait plus d'idée pour s'amuser, c'était la bagare, et le seul discriminant entre eux et moi était que je revendiquais ma nationalité (qui ne parait toujours pas évidente aux Policiers, par ailleurs...).

Mais entre "arabes", ils faisaient front uni.

Si je gagnais au foot, je trichais (besoin de revanche sur la France?).
Quand je leurs disaient que je n'étais pas d'accord avec certaines conneries, ils me donnaient du "sale français".

A l'école, j'ai lu 8 pages de mon bouquin de terminale sur la décolonisation, en fin d'année, sans l'avoir vu au programme d'Histoire. Autant dire que personne n'en sais rien grace à l'école en en sortant (avec le nombre de cours et la priorité donnés aux 2 guerres)!

Le député qui a déposé l'amendement est très réactionnaire, relativiste sur l'époque coloniale.
Sa loi était écrite dans ce sens.
Mais elle peut aussi être interprétée de façon plus souple, ne contraignant pas au changement.

Je souhaite que l'on enseigne les bienfaits qu'a pu apporter la France dans les écoles.
Mais pour être crédible et entendu d'une partie importante de notre population, il va aussi falloir parler de nos horreurs, à ceux qui ne les connaissent que par ceux qui ont souffert.

mat

je suis d'accord avec vous Severin

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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