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28 novembre 2005

Commentaires

Thomas

Je ne vois vraiment pas ce que la gauche a avoir avec la demission de Lafforgue. Je me trompe peut-etre mais je croyais que le premier a rendre des comptes sur l'etat de l'Education Nationale etait le ministre de lui meme. Encore une fois, la droite est au pouvoir depuis maintenant un certains temps et devrait assumer pleinement la situation de l'Education Nationale. De plus, si j'en crois Lafforgue lui meme, cette demission a ete demandee par un conseiller de Chirac. Par consequent, cette demission devrait embarrasser en premier lieu le Ministre et Chirac.

Thomas

Oooops,

Il fallait lire 'ministre lui meme' et non 'ministre de lui meme.' A mon tour de retourner a l'ecole.

Michel

"la gauche a à voir avec la demission de Lafforgue" parce que la majorité des enseignants sont de gauches, parce que la gauche domine le débat intellectuel, parce qu'il est moral d'être de gauche, parce que les syndicats enseignants qui poussent bien souvent dans le mauvais sens sont de gauche, parce que le Poliquement Correct qui empèche d'agir est bien souvent de gauche, et parce qu'à l'évidence ceux que critique Lafforgue se disent de gauche.

Bien sûr, le constat de Lafforgue est partagé à gauche comme à droite, mais bien peu à gauche se risquent à exprimer publiquement ses idées. Il suffit de se reporter à l'analyse des motions du PS qu'Eric a fait ici.

Certains le font, comme C. Allègre avec son "Mammouth". C. Allègre va même plus loin dans sa critique, puisqu'il affirme que les dirigeant des syndicats enseignant se battent non seulement pour défendre les intérêts corporatistes des enseignants, mais aussi pour défendre leurs intérêts personnels. Et C. Allègre ajoute que ces dirigeants syndicaux vivent bien.

Pour revenir à Finkie, Finkie n'est pas seul à être classé par le Nouvel Obs parmis les néoréacs, on trouvera dans la liste des maires PS comme Manuel Valls (Evry) et Gérard Collomb (Lyon). Et la couverture du Nouvel Obs m'a bien fait rire. Immaginer que Finkie puisse, par paroles, enflamer la banlieue. Parler d'un "Pogrom républicain" est peut être critiquable, mais il est sûr que nos incendiares ne connaissent pas le mot "pogrom".

Robert Marchenoir

Nimbus: sur le pétainisme, ce n'est pas moi qui abuse; c'est un qualificatif qui m'a bel et bien été adressé par des contradicteurs, suite à des propos identiques à ceux de Lafforgue.

Sur les profs qui pensent que les programmes on été dénaturés: je les connais. Heureusement qu'ils existent. C'est grâce à eux que l'on connaît l'étendue des dégâts. Ne confondez pas attaque contre une institution et attaque personnelle contre l'ensemble des individus qui la composent.

Sur la difficulté du métier de prof: je la connais. Raison de plus de dénoncer les décisions qui ont engendré ces difficultés.

Sur l'interêt du BEP et de l'apprentissage. Je suis bien d'accord. C'est aussi ce que dit Villepin.

Pétun: il est en effet inutile de m'apprendre que des gens de gauche partagent ce constat. Je suis de gauche.

Thomas: sur la responsabilité de la gauche dans la démission de Lafforgue, Michel vous a répondu.

Thomas

Michel et Robert,

On s'eloigne de plus en plus du sujet, mais bon c'est ce qui fait le charme de ces discussions.

Je dois avoir vraiment du mal a comprendre mais je croyais, en lisant la page de Lafforgue, que celui-ci a ete force de demissioner par un conseiller de Chirac. Sans vouloir faire de proces d'intention a "M. Racine, Président du HCE, et M. Seban, conseiller du Président de la République pour l'Éducation", permettez-moi simplement de douter que les conseillers de Chirac soient des dangereux bobos gauchistes. De plus, sans vouloir etre completement de mauvaise foi, je ne vois pas de references claires a la gauche et encore moins aux bobos dans l'email de Lafforgue qui a precipite sa demission.

Quant a Claude Allegre, bon exemple, mais je croyais qu'il avait appartenu a un gouvernement justement de...gauche.

On peut critiquer le role des syndicats dans l'education, du fonctionement kafkaien de l'administration mais la responsabilite de l'echec actuel de l'Education Nationale retombe directement sur les ministres et gouvernements et aujourd'hui sur Claude Goasguen.

Cela etant, si j'ai quitte la France pour le monde anglophone, c'est en grande partie par degout du systeme universitaire a la Francaise. Une chose que je trouve geniale ici (UK), c'est que les etudiants evaluent leurs profs, cela responsabilise les etudiants et nous poussent a faire toujours mieux et a nous remettre en cause. Qu'en pensez-vous?

Juste par curiosite, je n'ai pas suivi l'actualite de Claude Goasguen, mais que fait-il pour changer le systeme? Pensez-vous qu'il a la bonne approche?

PMB

Le premier ministre à avoir sapé ma matière en supprimant les trois heures dédoublées sur six (mes élèves m'avaient "pour eux" pendant trois heures, je souligne) fut René Haby en 1974. Ministre de Giscard. Pas vraiment de gauche, Giscard, ou alors on m'aurait prévenu. Et Ferry (pas Jules, hélas) avec son ennui, il était de gauche ?

Ca commence à bien faire, d'accuser la gauche de tous les péchés d'Israël, elle en a assez comme ça. Et ceux des autres ? Et puis, par les temps qui courent, critiquer la gauche, c'est un peu tirer sur une ambulance, non ?

Vous êtes de gauche, Robert Marchenoir ? Alors je vais relire soigneusement tous vos posts, notamment le dernier (mais là, je ne trouve rien) car ça m'avait échappé. Décidément, je suis encore plus bête que je ne le croyais.

Michel

1974... c'était peu après 1968...René Haby... que j'ai eu comme principal dans mon lycée quand j'étais en 5ème...

Mais, il n'est pas faux de remarquer que toutes ces erreurs ont été commises en tout oeucuménisme par la droite, comme par la gauche, et depuis bien longtemps. Mais il reste vrai qu'en ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, la pensée dominante était, et est encore, de gauche.

Robert Marchenoir

"Vous êtes de gauche, Robert Marchenoir ? Alors je vais relire soigneusement tous vos posts, notamment le dernier (mais là, je ne trouve rien) car ça m'avait échappé." (PMB)

Diable! Je sens que je viens d'être convoqué au tribunal de la pureté raciale de la pensée de gauche, présidé par l'un de ses plus indiscutables représentants...

Je reconnais que revendiquer l'appartenance à la gauche est une affirmation d'une outrecuidante prétention. Mieux vaut avoir les pièces, certificats et attestations propres à étayer une telle affirmation, sinon, gare! De gauche? Vos papiers!

Finalement, c'est un peu comme la noblesse d'ancien régime: il y avait les vrais nobles et les faux. Usurper cette qualité pouvait coûter cher. Il fallait pouvoir prouver son lignage.

Aujourd'hui, heureusement, c'est beaucoup plus facile. Le délit d'usurpation de l'appellation "de gauche" n'exige pas d'enquête policière compliquée. Il suffit de taper "Robert" et "Marchenoir" dans Google. Ah! N'oubliez pas les guillemets, ça permet de mieux filtrer les réponses.

Au fait, que veut dire exactement "je ne trouve rien", s'agissant de mon dernier post? Que vous ne trouvez aucune preuve permettant d'étayer votre intime conviction que je suis "de droite"? Ou que vous ne trouvez aucun alibi qui me laverait de cette étiquette infamante?

PMB

RM : "Je reconnais que revendiquer l'appartenance à la gauche est une affirmation d'une outrecuidante prétention."

Ne vous emballez pas, ne commencez pas à amasser les oranges pour quelque prison où je serais bien en peine de vous enfermer après votre passage au "tribunal de la pureté raciale de la pensée de gauche" (ooops !), c'est juste que je ne vois pas. Et là, je le dis sans aucune ironie. Et je ne suis pas sûr que vous trouverez grand monde sur ce blogue pour croire que vous seriez le petit Robert maltraité par SuperPMB le terrible. Vous avez trop de gnaque, d'ironie et d'assurance en béton armé pour ça, vos derniers effets de manches le prouvent.

Bon, laissons tomber, tout cela n'est pas important. Bien plus important que nos petites personnes irritées/amusées est, par exemple, la façon dont la France d'Outremer réagit au petit jeu franco-français en cours, la façon dont le débat Finkie-Dieudo et ses annexes occulte le fait que le couvercle soit pratiquement retombé sur la désespérance des banlieues.

Michel

PMB et RM
Votre débat confirme ce que je disais plus haut:
"la gauche domine le débat intellectuel"
et "il est moral d'être de gauche". Le Politiquement Correct est bien de "gauche", car efffectivement, si l'on n'est pas de "gauche", ce que l'on dit devient suspect.

Pauvre Finkie que Sarko soutient.

Michel

PMB et RM
Votre débat confirme ce que je disais plus haut:
"la gauche domine le débat intellectuel"
et "il est moral d'être de gauche". Le Politiquement Correct est bien de "gauche", car efffectivement, si l'on n'est pas de "gauche", ce que l'on dit devient suspect.

Pauvre Finkie que Sarko soutient.

blabla

Chers amis, je crains que vous ne soyez prêts de sombrer dans un travers assez typiquement français, qui au passage est selon moi une des causes essentielles de l'incapacité de la France à se réformer (et je pense en particulier à l'Education Nationale). Tout se résumerait donc à un débat droite/gauche des plus stériles, dès lors qu'il est acquis que la droite ne peut reconnaître à la gauche le mérite d'aucune de ses initiatives et réciproquement. Aussi est-il, dans toute discussion, urgent de pouvoir cataloguer tel ou tel pour savoir définitivement quel est le fond de sa pensée et ses réelles intentions. Un peu réducteur non ? Et tellement dommageable pour le débat contradictoire. ! La possibilité de convaincre et d’inventer n’est-elle pas a priori perdue ?
Précisément ce qu’il y a de bien dans les blogs est de permettre à des individus d’horizons divers ou insoupçonnés de se découvrir des points communs, ou a des individus prétendument d’accord de se découvrir des désaccords. Tous réfléchissant de concert. Cela permet même parfois de SE découvrir en se débarrassant de ses oripeaux idéologiques. Nous pouvons échapper aux mines et réflexes de nos appartenances politiques (prétendues ou non). C’est vrai qu’il est rare de voir en France des hommes polices d’opinion divergents se retrouver sur des projets communs. Pourquoi ? Quand je vois les conneries que dit un Fabius sur l’Europe (opinion personnelle), ou un Lang sur l’Education, peut-être devrais-je me demander si je suis ou non de gauche (et vous avec) ? Rassurez-vous, vous n’en saurez rien. Si Sarkosy avance des propositions que je juge intéressantes, peut-être ai-je un accès de fièvre droitière ?
Aussi suis-je déçu d’apprendre que Marchenoir se dit de gauche, car en fait je m’en fous. Ses derniers propos sur Sarkozy étaient à mon sens très pertinents car impertinents. Il est virulent car il est en colère. Il exprime les jugements d’un homme libre de penser par lui-même et qui voudrait que les choses changent quand elles se répètent, que des solutions soient apportées quand on s’en tient à ne pas voir et qu’on refuse d’admettre les problèmes. Je lui tire mon chapeau pour cet exercice hélas difficile dans ce régime de prêt à penser. Ceci n’est pas une plaidoirie (il n’a pas besoin de moi pour cela) c’est l’étude d’un cas d’école, qui rend parfaitement compte de la difficulté d’un débat constructif et progressiste dans a société française actuelle. Mais je suis sûr qu’au fond vous êtes tous d’accord avec moi, n’est-ce pas PMB ?

Michel

Thomas,
Le Ministre de l'Education n'est pas Claude Goasguen, que je saches, mais Gilles de Robien. Mais ne vous inquièrez pas, l'un comme l'autre font bien peu de bruit concernant l'éducation. De Robien a été nommé semble-t-il comme ministre de "transition" en attendant 2007, car François Fillon avait mis le monde enseignant à feu et à sang avec sa réforme. Chirac a voulu calmer le jeu. Il ne faut donc pas demander à Gilles de Robien de changer quoi que ce soit, il n'est pas là pour cela.

Cependant, avec les problèmes des banlieues et les annonces du premier ministre les choses changeront peu être un peu. De Robien devrait suivre les directives du premier ministre, mais devrait se contenter du minimum syndical. Ceci explique sans doute l'attitude de M Racine.

Thomas

Ooops, autant pour moi.

Donc, statu quo jusqu'a 2007. Pas vraiment ambitieux ce gouvernement.

Siganus Sutor

PMB : « PS Sarko n'allant pas aux Antilles : bizarre, hein. »

Aux dernières nouvelles il devrait se rabattre vers une autre destination insulaire et tropicale. C’est du moins ce que laissait entendre hier après-midi un quotidien de référence :
http://lemauricien.com/mauricien/051216/so.htm#1

(Tiens, Sarkozy marchant sur les traces de Chirac jusque dans le choix de ses lieux de villégiature ?)

Fabrice Trochet

Venant de prendre connaissance de votre blog grâce à l'émission de France-Culture d'aujourd'hui, je suis tombé sur cette note. Vous dîtes "Cela n'autorise pas à qualifier ces événements de "pogrom anti-républicain" ou encore d'assimiler l'antiracisme au communisme."
Finkielkraut avait pourtant raison ; l’antiracisme est bien un nouveau totalitarisme, une véritable dictature sur la liberté qui sans cesse marginalise, diabolise, criminalise les insoumis, les francs-penseurs, à travers toutes sortes de calomnies.
Le MRAP, un des organismes officiels de ce nouveau totalitarisme, sûr de son bon droit n’hésite pas à employer tous les moyens mis à leur disposition. Leur dernière lubie : le MRAP exige que le Petit Robert 2007 soit retiré du commerce, s’insurgeant contre sa définition de la colonisation qui met, selon lui, "en valeur" le "rôle positif" de cette période. Ainsi Coloniser signifie pour le Petit Robert : “coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses”.Cela n’a rien d’offensant. Alain Rey qui supervise ce dictionnaire interrogé sur Europe 1 le 5 septembre était tout héberlué. Il se sentait irréprochable car à gauche et surtout antiraciste. Il ne pouvait être attaqué sur ce plan. Il s’est expliqué sur cette définition. « L'objectif au départ était bien une mise en valeur du pays colonisé. Il faut l'entendre du point de vue économique. »

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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