Tous les ingrédients sont réunis pour que la journée d'action syndicale d'aujourd'hui soit un beau succès. La rafale des mal nommés "plans sociaux" avive l'inquiétude des salariés. Le mélange détonnant de surdité bégayante et de provocation gratuite qui caractérise les prises de parole de Laurence Parisot a tout lieu de les agacer. La maladresse avec laquelle François Fillon a proclamé, à la veille de cette épreuve, qu'il ne bougerait pas d'un pouce ne peut également que pousser à la mobilisation.
Celle-ci devra d'autant moins être sous-estimée par le pouvoir qu'elle est massivement soutenue par l'opinion. Selon l'IFOP, pas moins de 78% des Français estiment "justifiée" cette "journée de grève et de manifestation pour demander des mesures urgente sur l'emploi, les salaires et les services publics". Un niveau record d'approbation pour un mouvement social. BVA confirme le phénomène avec 74% de personnes interrogées qui jugent "justifié" ce mouvement "pour réclamer au gouvernement plus de réponses sociales face à la crise grâce à un nouveau plan de relance en faveur de la consommation, des salaires et de l'emploi". Là encore, rarement l'opinion n'avait été aussi en phase avec une action syndicale.
Les fameuse classes moyennes, y compris leurs franges les plus favorisées, ne sont pas les dernières à être gagnées par l'inquiétude sociale. Il est aussi singulier que significatif que le soutien à la journée du 19 mars soit presque aussi massif chez les "CSP+" (cadres supérieurs, professions libérales, professions intermédiaires") avec 75% que chez les "CSP-" (ouvriers, employés) avec 83% (BVA). Autre détail lourd de sens: le soutien à cette mobilisation est quasi-unanime chez les moins de 35 ans où il culmine à 91% (IFOP).
En se manifestant chaque jour avec plus de violence, la crise bouscule les équilibres idéologiques. L'adhésion à un système économique qui réduit la condition salariale à un simple solde recule même dans les catégories a priori les mieux disposées à son égard. La réaction des "CSP+" à l'annonce par Total de la suppression de 555 emplois d'ici 2013 alors que cette entreprise a réalisé l'année dernière un bénéfice record de 14 milliards d'euros est parlante. Seulement 19% d'entre eux adhèrent à la réponse orthodoxe selon laquelle "il est normal que Total adapte ses postes par rapport à ses investissements futurs même si elle réalisé par ailleurs d'importants bénéfices". A l'opposé, 79% estiment qu'il n'est "pas normal que Total supprime des postes même sur des secteurs moins porteurs dans la mesure où elle a réalisé d'importants bénéfices". La tourmente actuelle n'en a pas fini de provoquer de radicales remises en question des manières de penser.
En ce qui concerne TOTAL il ne faut voir que le solde positif des postes et arrêter de "chouiner" sur les soi-disantes suppressions de postes, on pourrait reprocher à TOTAL son manque d'investissement dans les énergies futures propres mais le reste ne fait que participer à la sinistrose ambiante qui n'est bonne pour personne.
Rédigé par: Le passant qui passe | 19 mars 2009 à 10h53
En ce qui concerne Total, il s'agit essentiellement d'un défaut Total d'intelligence de communication, il convient d'abord de virer le Directeur de la comm.
Total investit déjà dans les énergies renouvelables, il était facile de montrer un recrutement là et des réorientations ailleurs.
Rédigé par: FM2429 | 19 mars 2009 à 14h35
En ce qui concerne la Saint Joseph, le pauvre vieux confirme ce que l'on savait déjà de lui.Il vaut mieux voir devant que derrière : Le PNUE propose un plan de 758 milliards de $ pour aller de l'avant, pas pour défendre "les avantages acquis", on devrait défiler pour çà.
Rédigé par: FM2429 | 19 mars 2009 à 14h39
Vous ne pouvez pas ignorer que l'on a déjà vécu cette situation. Nicolas Sarkozy assume, ce que n'ont pas fait les socialistes en 1982. François Mitterrand a renvoyé la crise franco française sur le dos des citoyens. Aujourd'hui l'opposition réclame une relance par la consommation. Petit rappel :
En 1981 les socialistes ont pratiqué une politique de relance par la consommation, les déficits se sont creusés et ont abouti à la rigueur.
A ceux qui s'affolaient de l'ampleur du déficit extérieur et des effets négatifs de la politique de relance Mitterand a mis les français en accusation " j'ai fait la politique pour laquelle les français m'ont élu en 81. ils voulaient la relance, ils l'ont eue. On ne force pas les français, c'est à eux de comprendre". Ces propos sont indignes d'un président de la République.
Si on suit ce raisonnement, on ne force pas les français. Sarkozy devrait pratiquer une relance donc accentuer les déficits puisque les français le demande. Il se conduirait en irresponsable comme l'ont été les socialistes en 81. Si on laisse une dette énorme aux génération futures, bien entendu tout le monde s'en fout.
La rue demande plus de pouvoir d'achat, moins de licenciements, des créations d'emplois, le maintien des fonctionnaires. Comment voudrait-on que l'opinion ne soit pas en phase ?
Rédigé par: Flamant Rose | 19 mars 2009 à 18h33
"Aujourd'hui l'opposition réclame une relance par la consommation. Petit rappel :
En 1981 les socialistes ont pratiqué une politique de relance par la consommation, les déficits se sont creusés et ont abouti à la rigueur."
Je pense qu'il ne faut pas faire la même erreur qu'en 1981.
Il ne faut surtout pas faire de plan de relance.
Plutôt réguler la finance, peut-être aider les industries stratégiques et en difficultés.
La France, et la quasi totalité des autres pays on déjà une dette publique assez importante.
De plus ce n'est pas aux pays avec un déficit commercial (France , Italie, Espagne, UK, USA) à effectuer un plan de relance mais plutôt à l'Allemagne le Japon et la Chine.
Rédigé par: JLS | 19 mars 2009 à 20h17
@ Flamant rose
« J’ai fait la politique pour laquelle les français m'ont élu en 81. Ils voulaient la relance, ils l'ont eue. » NS a réagi exactement de la même façon lorsqu’il a dit qu’il ne reviendrait pas sur le paquet fiscal … alors que, de l’avis général, cette mesure est inefficace, ruineuse et injuste.
En toute rigueur, votre conclusion (« Ces propos sont indignes d'un président de la République ») lui serait donc applicable.
« Si on laisse une dette énorme aux génération futures, bien entendu tout le monde s'en fout. » La remarque s’applique parfaitement à la politique de NS. Baisser les impôts (des riches de préférence), n’est-ce pas le moyen infaillible de creuser les déficits ?
Rédigé par: chatel | 19 mars 2009 à 22h07
Baisser les impôts des riches : Évidemment, comment faire pour baisser les impôts des 50% des français qui n'en paient pas.
Rédigé par: Flamant Rose | 20 mars 2009 à 08h22
@ Flamant rose
Tout le monde paie la TVA et, proportionnellement, les pauvres en paient même plus que les riches.
Rédigé par: chatel | 20 mars 2009 à 08h32
... Mais en valeur absolue, la TVA sur le caviar ou sur la Porsche "pèze" plus que celle sur les macaronis ou sur la Twingo.
Rédigé par: Erick | 20 mars 2009 à 09h57
Erreur de communication de Total (ou distorsion immédiate par les syndicats ?) sans doute. Mais quand "l' opinion" s' emballe là-dessus, quel crédit faut-il lui donner ?
Rédigé par: Erick | 20 mars 2009 à 10h00
Flamant rose, je veux bien que la marge de manoeuvre ne soit pas si grande que cela, mais, sincérement, à quoi il sert le bouclier fiscal ?
Je pense qu'il faut taper très fort sur les paradis fiscaux dans le monde, et les niches fiscales en France...
De même, il faudrait réévaluer le dispositif des heures supplémentaires... Le chômage est le gros problème actuel...
Rédigé par: Loïc | 20 mars 2009 à 14h44
Le bouclier fiscal est devenu pour l'opposition un symbole. Personne n'a commenté dans la presse le bilan de la loi TEPA votée en 2007. La gauche nous avait annoncé 15 milliards de cadeaux faits aux "riches". Finalement cette loi à un coût global diminué de 50% à savoir 7,7 milliards en année pleine. Les heures supplémentaire défiscalisées représentent plus de la moitié de cette somme soit 4,1 milliards. L'ensemble des 8 autres mesures de la loi TEPA fait donc un total de 3,6 milliards et le bouclier fiscal pèse pour sa part 468 millions d'euros.
Où sont les 15 milliards de cadeaux fait aux riches. Ce bouclier fiscal est donc un symbole auquel Nicolas Sarkozy et la gauche ne donnent pas la même signification.
Rédigé par: Flamant Rose | 20 mars 2009 à 18h21
Oui, mécaniquement avec la crise, il y a moins d'heures supplémentaires...
Je continues à penser que c'est une dépense inutile...Vos chiffres tendent à atténuer l'effet dépense, mais ça ne me convaint pat du tout de son utilité...
Dans le paquet fiscal, en temps de croissance (ce qui n'est plus le cas maintenant), on peut à la rigueur voir l'utilité de la loi sur les heures supplémentaires, même si je trouve qu'elle est mal ficelée...Et, comme maintenant, on est en temps de crise,...
La suppression des droits de succession, c'est pas du tout ma tasse de thé.... y avait beaucoup beaucoup mieux à faire avec cet argent...
Quant aux 468 millions d'euros (à vérifier les chiffres), d'accord, ce n'est pas beaucoup, mais je ne vois pas l'intérêt...c'est essentiellement les mêmes gros patrimoines qu'avec le bouclier fiscal à 60%, qui voient leur impôt réduit...Compte-tenu que leur richesse est patrimoniale, ils ne vont pas fuir la France... Et, je trouve juste de taxer le patrimoine...Franchement, est-ce que Gad Elmaleh est plus malheureux d'avoir 10 000 euros de plus ou de moins ?
Rédigé par: Loïc | 20 mars 2009 à 20h14
En tant que retraité je ne suis bien sûr plus dans le monde de l'entreprise. Je suis d'accord sur le fait que la partie de la loi concernant les heures supplémentaires n'est actuellement d'aucune utilité. Par contre il me semble que cela pourra devenir un outil important dés que la reprise se fera sentir. En effet il ne faut pas se leurrer, les chefs d'entreprises attendront de voir la tournure des événements avant de réembaucher.
Concernant les droits de succession c'est je crois parmi les 9 mesures de la loi TEPA une de celles qui rencontrent le plus d'opinions favorables. En ce qui me concerne j'ai à transmettre à mes enfants le fruit de mes années de travail et j'y suis bien entendu très favorable.
Pour ce qui est des chiffres que je cite, j'ignore s'ils sont à vérifier mais il est vrai que j'aurais dû citer mes sources : dernier numéro de Valeurs actuelles semaine du 19 au 25 mars.
Rédigé par: Flamant Rose | 20 mars 2009 à 21h07
@ Flamant rose
"Finalement cette loi a un coût global diminué de 50% à savoir 7,7 milliards en année pleine."
« 7,7 milliards en année pleine », alors que les déficits se creusent et que les français les plus modestes sont lourdement frappés par la crise…
Pour l’instant, NS, qu’on a connu plus pragmatique, refuse toujours de revenir sur une mesure inefficace, coûteuse et injuste dont, au sein même de son propre camp, le bien-fondé est de plus en plus souvent mis en doute. Laurence Sterne écrivait : « si la cause est bonne, c'est de la persévérance. Si la cause est mauvaise, c'est de l'obstination ». En l’occurrence, c’est bien d’obstination qu’il s’agit.
Rédigé par: chatel | 21 mars 2009 à 08h44
Nicolas Sarkozy est pris entre deux messages : celui de la rue car il est incontestable que la journée de manifestations a été un succès et celui des prévisionniste qui prévoient déjà un chute d'activité de 2,9% en juin. Même si on sait que la France devrait s'en sortir mieux que les autres, ce n'est pas une consolation.
Entre ces deux messages que peut faire le président de la République ? La vraie question est là. Elle n'est pas dans des polémiques stériles ou dans des luttes à coup de symbole. Alors quoi faire sachant que les déficits ont littéralement explosé et que les taux sont pratiquement au niveau zéro ? Cela me fait sourire de lire les blogs où beaucoup se prennent pour des économistes et ont bien entendu les solutions. Si c'était si simple cela se saurait. Faut-il accélérer le plan de relance ? Faut-il demander aux États-unis de nettoyer leur secteur bancaire ? Le G20 doit-il mettre fin à l'individualisme des pays dits riches et prôner une coopération ? Faut-il surtout éviter un phénomène de déflation ?
La solution n'est pas franco française et le bouclier fiscal est vraiment une affaire de symbole que de nombreux blogueurs relaient bien volontiers. D'ailleurs ce n'est pas pour rien si les trois-quart des français pensent que la gauche ne ferait pas mieux que le gouvernement, mais c'est N Sarkozy et F Fillon qui dirigent le pays, c'est donc à eux d'assumer et ils le font bien. Ailleurs la situation est souvent pire mais il y au moins une certaine unité dans les difficultés. Personne ne joue avec le feu, personne ne fait de déclaration guerrière. La crise est suffisamment importante, il est inutile de jeter de l'huile.
Rédigé par: Flamant Rose | 21 mars 2009 à 11h06
"La crise est suffisamment importante, il est inutile de jeter de l'huile."
Qui jette de l'huile sur le feu en remboursant en moyenne 33 000 euros aux heureux bénéficiaires du bouclier fiscal? Est-ce efficace pour relancer l'économie? Non! Est-ce responsable alors que les déficits se creusent? Non! Est-ce juste alors que les français les plus fragiles sont aussi les plus touchés par la crise? Non!
"La France devrait s'en sortir mieux que les autres"...grâce à son modèle social que NS avait promis de détruire... Ayons confiance, nous sommes bien gouvernés ("c'est N Sarkozy et F Fillon qui dirigent le pays, c'est donc à eux d'assumer et ils le font bien)...
Rédigé par: chatel | 21 mars 2009 à 11h44
Fabius jette de l'huile sur le feu,d'une façon totalement irresponsable...
Rédigé par: monik | 21 mars 2009 à 12h01
Et vous, Monik, vous croyez malin de répéter les âneries de Frédéric Lefebvre ?
(Ignorez-vous que sa collègue Madame Mignon, conseillère du président, l'a traité de "bourrin" ?).
Rédigé par: Trésor de Bienfaits | 21 mars 2009 à 15h13
Excusez mo,mais c'est mon propre jugement après avoir écouté Fabius je ne me souviens plus dans quelle émition.Je n'ai pas besoin de Mr Lefbvre pour penser et je ne me crois aucunement maligne.
Rédigé par: monik | 21 mars 2009 à 15h45
Quand le gouvervement décide de baisser le taux marginal de l'IR, et que l'on sait que 1% des contribuables paient 30% de l'IR, deux réactions sont possible.
1) C'est un scandale, le gouvernement fait un cadeau aux 1% les plus riches
2) Demander à 1% des français de payer 30% de l'IR est une injustice, et baisser le taux marginal est une correction de cette injustice. De plus, une décision utile économiquement.
Perso,ma réaction est 2.
En effet, il y a quelques années, j'étais au taux marginal d'IR, alors qu'aujourd'hui, je suis à 5%. Et je vis plutôt mieux aujourd'hui.
Lorsque l'on est au taux marginal d'IR, il est en effet beaucoup plus rentable de chercher à défiscaliser que de chercher "à travailler plus pour gagner plus". On a alors face à l'argent une attitude très particulière. Il y a l'argent de la société, de la profession libérale, ou du propriétaire loueur, qu'il faut dépenser, car il entre dans les frais défiscalisables, et l'argent perso, bénéfice et salaire qu'il faut dépenser en étant très très économe. C'est une gymnastique fatigante, anti économique et contraire à l'intérêt général.
Avec des taux plus bas, j'aurais défiscalisé moins, j'aurais payé plus d'impots, mais j'aurais pu faire les dépenses dont j'avais vraiment envie.
Rédigé par: Michel | 21 mars 2009 à 17h42
Flamant rose, on peut aussi faire l'analyse qu'on peut profiter de cette crise pour renverser certaines choses qui ne fonctionnaient pas ou étaient injustes dans le monde capitaliste...
Moi qui suis plutôt centriste, et modéré, je me demande parfois si la révolution ne serait pas une solution...
Un des arguments pour maintenir le bouclier fiscal, à l'heure ou on commence à taper un peu dans la fourmilière des paradis fiscaux, c'est que la France pourra redevenir attractive fiscalement...
Tout d'abord, je doute que la France comble tout son retard fiscal sur des pays à la fiscalité généreuse...mais elle peut effectivement devenir plus attactive, mais pas que pour sa fiscalité...
Et, puis, on peut faire le raisonnement inverse : enfin, on est en train d'empêcher ces états-voyous que sont les paradis fiscaux de nuire à la cohésion du monde, et se dire que c'est bien la fin du secret bancaire qui ramènera certains riches chez nous, et continuer le mouvement...
Car, ce n'est pas seulement en France qu'il faut faire participer plus à l'effort collectif les très très riches, c'est dans le monde entier, je dirais même que c'est surtout dans le monde entier...
Le principe n'est bien sûr pas de faire que celui qui gagne plus grâce à son travail, ses bonnes idées et la chance, gagne, impôt déduits, finalement moins que les autres... Mais, juste réduire un peu l'écart, que la différence de travail ne justifie pas totalement...
C'est vrai que nous ne sommes pas économistes, et qu'il est dur pour le citoyen de se repérer alors qu'il y a des sons de cloches différents des économistes...
Sur le bouclier fiscal, qui coûte 468 millions d'euros, j'entendais un député UMP relayer que ça a empêché 550 millions d'euros d'évasion fiscale, et un député PS que les chiffres disent 40 millions d'euros d'évasion fiscale...
Vous conviendrez que ça aide pas à comprendre
Rédigé par: Loïc | 21 mars 2009 à 17h49
"Demander à 1% des français de payer 30% de l'IR est une injustice". Ah oui! Pourquoi?
Rédigé par: chatel | 22 mars 2009 à 07h46
@ Chatel
Beaucoup sont comme vous et pensent que l'on ne veut pas payer d'impôts. C'est faux , moi je veux bien être assujetti à l'impôt, je veux bien partager les richesses mais trop c'est trop et c'est ça que vous ne voulez pas comprendre et qui pousse non pas à la fraude mais à utiliser les moyens mis à disposition pour les réduire.
Sur les 5 tranches d'imposition et bien que retraité j'appartiens à la 4éme donc imposable à 30%. C'est une situation que je n'accepte pas compte tenu de ce que j'ai fait. En effet c'est le travail de toute une vie d'effort, de contrainte, de séparation d'avec ma famille qu'à un moment donné je voyais peu. Et maintenant que je profite de mon épouse, enfants et petits enfants, il faudrait que je redistribue une grosse partie de ma retraite au fonctionnaire qui est chez lui tous les jours à 17 h. La 3éme tranche à 14% me paraîtrait plus normale.
Finalement en utilisant tous les moyens possibles ce n'est même pas à 14% que je suis imposable car je fais en sorte de ne pas l'être du tout et de ce fait je vois même ma taxe d'habitation diminuée. Finalement à trop vouloir prendre l'état ne prend rien parce que soit les gens s'exilent soit trouvent d'autres moyens.
Mais cet argent que je ne donne pas à l'état racketteur je l'utilise autrement. J'ai une aide à domicile de 26 heures par semaine. Ainsi je crée un emploi pour une personne qui en a besoin et j'obtiens une déduction d'impôts, je suis président du conseil d'administration de mon association à laquelle je donne de l'argent qui permet d'améliorer son budget de fonctionnement et qui me procure une autre source de déduction. Vous voyez, pas besoin d'aller en Suisse ou ailleurs. Ce que je fais est tout ce qu'il y a de plus légal. Et puis il y a 3 ans j'ai fait des améliorations dans ma maison. Tant qu'à faire et plutôt que de donner cet argent à l'état j'ai fait faire des travaux qui n'étaient certes pas indispensables mais qui n'ont permis de ne pas être imposable alors tant qu'à faire...
Comme beaucoup, vous faites de l'ISF et du bouclier fiscal un symbole. Parfois à trop vouloir on va à l'encontre de ce que l'on veut. Dans ce cas précis à trop vouloir imposer on rend des gens non imposables, à trop vouloir prendre, on ne prend rien. Mais ça ,vous ne le comprendrez jamais. Idéologie quand tu nous tiens.
Rédigé par: Flamant Rose | 22 mars 2009 à 11h03
Flamant rose, votre cas est intéressant...
Effectivement, il y a des vrais choix idéologiques à faire sur l'impôt, l'écart juste entre les salaires...et on peut ne pas être d'accord...
Selon sa sensibilité, entre l'extrême communiste : tous les revenus égaux ou quasi-égaux, et l'extrême ultra-libéraliste : liberté totale d'écart de revenus, on peut placer le curseur à différents points...
De même, sur les droits de succession, ça dépend de sa vision de ce qui est le plus important entre l'Etat et la Famille...
Si la Famille doit l'emporter sur l'Etat, le cas extrême, c'est aucun droits de successions, et transmission totale de l'héritage...
Si l'Etat soit l'emporter sur la Famille, le cas extrême, c'est donc redistribution totale de l'héritage patrimonial...
On met le curseur entre les deux selon sa sensibilité...
Au-delà des questions idéologiques, il y a des questions pratiques, et je ne sais pas si vous serez d'accord, mais rajouter des tranches d'impôts sur le revenu pour le rendre plus progressif, serait une bonne idée, pour limiter les effets de seuil... De même, une vraie remise à plat des niches fiscales serait souhaitable...Ca permettrait de plus de prélever l'impot à la source, ce qui serait souhaitable...
Toutes ces réformes sont très techniques, mais ne changeraient pas les impôts de 90% des français...Ca permettrait juste d'éviter que des petits malins spécialistes du remplissage si compliqué des déclarations de revenus, évitent certains impôts...
Je ne dis pas pour autant que les mesures soutenant le travail à domicile que vous utilisez ne sont pas utiles...Il faut juste les réévaluer...et voir si au lieu de faire une déduction d'impôts, on ne peut pas les remplacer par un chéque emploi-service...
Qu'est ce que vous en pensez, flamant rose ?
Rédigé par: Loïc | 22 mars 2009 à 17h19
Tiens, donc, Flamand Rose ne souhaite pas participer à la redistribution, notamment en direction du "fonctionnaire qui est chez lui tous les jours à 17h".
Moi, je suis fonctionnaire et ça fait huit ans que je suis éloigné de ma compagne, que nous avons deux domiciles différents et que nous faisons que nous apercevoir. Je vous laisse, Flamand Rose, imaginer le nombre de jours par an durant lesquels je suis chez moi et les implications que cela peut avoir dans notre "vie familiale". Tiens, toujours en direction de Flamand Rose: cette situation est sans perspective d'amélioration.
Préjugé, quand tu nous tiens.
Rédigé par: Gilles | 22 mars 2009 à 17h35
@ Flamant rose
« En utilisant tous les moyens possibles ce n'est même pas à 14% que je suis imposable car je fais en sorte de ne pas l'être du tout ». Soit, mais ne dites pas alors que vous voulez bien « être assujetti à l'impôt », d’autant plus qu’on ne voit pourquoi payer des impôts puisque l’Etat « rackette » les bons citoyens qui n’ont pas recours à l’évasion fiscale et que ces mêmes impôts ne servent qu’à entretenir des fonctionnaires inutiles qui sont chez eux « tous les jours à 17 heures ».
Rédigé par: chatel | 22 mars 2009 à 20h34
Loic
A.Lambert, notaire, sénateur de droite, et ancien ministre du budget est contre le bouclier fiscal..., contre l'ISF..., et contre la supression des taxes sur les successions...
http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2009/03/19/2669-bouclier-fiscal-cessons-d-en-faire-tout-un-fromage
Rédigé par: Michel | 22 mars 2009 à 22h22
Merci, Michel ...c'est très instructif...
Sortir la résidence principale (ce qui sert de logement) de l'assiette de l'ISF, supprimer le bouclier fiscal, et taxer la patrimoine au moment de la transmission, me semble effectivement équilibré !
Rédigé par: Loïc | 22 mars 2009 à 23h11
Le problème des niches fiscales a été pris en compte lors de la discution budgétaire 2009. En effet au nom de la justice fiscale les contribuables vont devoir faire une croix sur certains des avantages fiscaux. En effet dés cette année :
Régime Malraux : Réduction d'impôt ramenée à 30 ou 40% sur une période maximum de 4 ans et obligation de location pendant 9 ans.
Outre- mer : dorénavant les avantages liés aux opérations réalisées sont plafonnés à 40.000 euros par an ou 15% du revenu imposable (au choix)
Monuments historiques : pas de plafonnement mais obligation de conserver le bien pendant 15 ans
Loueurs de meublés : les restrictions imposées sont telles qu'elles impliquent la quasi disparition de ce système. En plus elles sont rétroactives et frappent donc les contribuables qui possédaient ce statut avant 2009.
le plafonnement global : La totalité des avantages fiscaux dits choisis est maintenant plafonnée à 25.000 euros, plus 10% du revenu imposable. Les principales "victimes" de ce plafonnement sont les dispositifs les plus courants : réduction d'impôt emploi à domicile, les intérêt d'emprunt et les dépenses d'économie d'énergie.
Rédigé par: Flamant Rose | 23 mars 2009 à 10h07
Au fait, savez vous que l'impôt sur le revenu va fêter son centenaire. Il a été voté par la chambre des députés le 9 mars 1909 sous l'impulsion du député radical Joseph Caillaux, puis par le sénat le 3 juillet et instauré par la loi de finances du 15 juillet 1909.
Rédigé par: Flamant Rose | 23 mars 2009 à 12h10
Européennes: Fabius appelle à un vote "sanction" contre Sarkozy et Barroso
ROUEN (AFP) — Le député PS de Seine-Maritime Laurent Fabius a appelé lundi à un vote "sanction" lors des prochaines élections européennes à l'égard de la politique de Nicolas Sarkozy qui est "la même", selon lui que celle menée par José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne.
"Cette élection permet un vote sanction à l'égard de la politique de Nicolas Sarkozy qui est la même que celle menée par José Manuel Barroso au niveau européen", a déclaré l'ancien premier ministre en présentant à Rouen les candidats socialistes de la circonscription nord-ouest qui s'étend de la frontière nord au Mont-Saint-Michel.
Ce vote "sanction" doit se doubler, selon Laurent Fabius, d'un vote "d'action" en faveur des listes socialistes "qui défendront un plan ambitieux de lutte contre la crise". Il a évoqué notamment "la croissance verte", "le renouvellement du logement" et "la clause de sauvegarde sociale" qui empêcherait l'Europe de "diminuer" les protections sociales d'un Etat.
Dans cette circonscription où le PS a cinq élus sortants, la liste socialiste est conduite par Gilles Pargneaux, maire d'Hellemmes (Nord) et proche de Martine Aubry, maire de Lille et première secrétaire du PS.
Rédigé par: rico | 24 mars 2009 à 11h52
Décidément, nous sommes en 1929.
Les villes américaines voient se multiplier les campements de fortune de SDF :
http://www.nytimes.com/2009/03/26/us/26tents.html?_r=1
Rédigé par: BA | 27 mars 2009 à 21h34