Ma Photo

mai 2013

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

--------------------------

RECHERCHE

  • Google

----

Blog powered by TypePad

« Neutralisations socialistes | Accueil | Alerte rose à la cohabitation »

12 novembre 2008

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c632c53ef010535e8b0ce970b

Voici les sites qui parlent de Surprise Royal :

Commentaires

Flamant rose

Vous dites "La voilà donc qui s'acoquine avec de paisibles barons locaux". Je crois qu'il y a peu encore pour être considéré comme quelqu'un de fort il fallait être passé par les ministères. Quand on parlait de Mauroy, Fabius, Rocard c'étaient les anciens premiers ministres donc des gens de poids (surtout Mauroy) et d'influence. Aujourd'hui et peut être parce que ces anciens premiers ministres sont précisément trop anciens les hommes forts sont ceux qui tiennent les collectivités locales et c'est donc sur eux qu'il faut s'appuyer. On l'a souvent souligné ici, le PS est devenu un parti de notables, d'élus locaux et qui détient à part Marseille et Bordeaux les plus grandes villes, 20 sur 22 présidences de régions, une majorité de départements.

Ceci dit en politique l'expérience démontre que tout est possible même les retours les plus inattendus. Pour mémoire Nicolas Sarkozy a été tricard à l'UMP avant de revenir, qui plus est rappelé en douce par Chirac, puis de prendre le contrôle de l'UMP et d'être élu président de la république.

J'aime bien votre conclusion"Soit il fait le pari Royal, au risque de faire exploser ce parti, soit il s'en remet à une coalition anti-Royal, avec cette fois le danger de l'implosion." C'est vrai que l'une est l'inverse de l'autre, mais le résultat pour le PS sera le même. Vous n'êtes pas très optimiste pour ce parti.

DD

FR observe avec justesse qu'ED n'est pas très optimiste pour le PS.

Moi non plus. Si je donnais un sous-titre à ce papier, ce serait Magouille blues.

Penser que Blanche du Poitou continue de fricoter avec un Frèche qui est de gauche et démocrate comme moi reine d'Angleterre !

Karl Marx

Je me demande si les soutien de Royal - les barons locaux- sont et seront fidèles pour 2012 ou s'ils sont prêts à se vendre à n'importe qui. Pour prendre la tête d'un parti, les barons qui "tiennent" leurs fédérations et donc les votes de leurs militants est essentiel, mais quid des élections présidentielles?
Et qui sera le ou la challenger de Royal: Delanoe, je n'y ai jamais cru, Fabius? brilliant mais peu soutenu, restent DSK et Martine Aubry. Il y aurait bien Guigou, mais elle ne veut pas.
Si Fabius et DSK soutiennent AUbry, elle peut gagner. Sinon? Ce sera Royal et l'explosion du parti.
Dans la série des tactiques politiciennes, je me dmande quand même si Mélenchon ne roule pas pour Royal finalement, ou en tous cas, si il ne la sert pas. Je lui accorde le bénéfice de la bonne foi.

Loïc

Bien vu de rappeler un peu comment ça s'est passé du point de vue de Ségolène Royal, et comment elle a manoeuvré...
Que toutes les autres motions d'unissent contre Ségolène Royal et sa motion, je pense effectivement que cela serait assez négatif : compte-tenu de leurs différences, cela donnerait vraiment l'impression que le seul programme est l'anti-Royal...
Après, c'est aux autres signataires de la motion de Ségolène Royal de lui dire qu'elle reviendrait sur sa parole en prenant les honneurs de la majorité (toute relative) de la motion que pour son destin personnel...
Il y avait peut être une vraie opportunité pour mettre une équipe jeune (ni spécialement de gauche ni de droite, mais qui évoquerait de nouvelles questions - quand le Nouveau Parti Socialiste villipendait les paradis fiscaux, il y a 5 ans, cela avait un vrai sens), mais ça ne le fait pas...
D'un autre côté, Ségolène Royal, outre l'exemple de Miterrand, se dit qu'elle a une occasion unique d'imiter Nicolas Sarkozy...
Trois, quatre ans avant l'élection présidentielle, devenir présidente du parti, pouvoir façonner son projet, en s'appuyant sur des hommes nouveaux, apparaître comme quelqu'un de fort (dans un monde médiatique qui ne parle que de personnes, à travers notamment ses sondages), c'est une occasion unique...

Sinon, la théorie de Karl Marx à propos de Mélenchon est drôle.. Car il a nommément nommé Ségolène Royal comme raison de son départ...
Et, en même temps, c'est vrai que je leur vois des points communs... Ce sont tous les deux des outsiders, qui n'hésitent pas à critiquer fort certains dysfonctionnements du système (banques,...) Et, peut être que je me trompe , mais j'ai l'impression que les deux ont l'amour de la France (comme peut l'avoir chevênement aussi)

Pat

Mais remettez-là au congélateur.

Pitié!....

Elle va finir par me faire voter CONTRE le PS...

bernard

Incroyable ! Le Fig tresse des lauriers à SR.
Royal, envers et contre tous : http://www.lefigaro.fr/debats/2008/11/12/01005-20081112ARTFIG00064-royal-envers-et-contre-tous-.php

Eric Dupin

Bernard,
Cet éditorial du Figaro est finalement assez logique: Nicolas Sarkozy a toutes les raisons de souhaiter que Ségolène Royal s'empare du PS...

marl

Question à Eric Dupin : quel serait donc le scénario que Sarkozy aurait à craindre?

Le congrès de Reims semble devoir se jouer entre Royal et Aubry. Madame 35 heures serait sans doute un choix pire que Royal. Et les autres? Delanoë a prouvé qu'il ne savait pas faire campagne ; DSK a démontré sa fragilité ; Fabius est hors jeu ; Hollande cumule manque de charisme et image de marque catastrophique. Et ce n'est pas Montebourg qui va sauver le PS.
Dans ces conditions, le seul risque pour Sarkozy serait que l'une de ces personnalités passe au niveau supérieur, mais à ces âges là ce n'est pas très fréquent...

Flamant rose

J'ai écrit à Martine, à Bertrand et à Benoît, tout ça ne trompe plus personne. Le PS doit faire un choix entre la sociale démocratie telle qu'elle se pratique chez nos voisins européens et la gauche archaïque, la pure et dure que l'on a connu par le passé et qui privilégie l'état providence. Ensuite où ce choix est fait en commun et le PS poursuivra sa route cahin-caha ou la division persiste et le PS éclate et Royale fera comme Mélenchon, son propre parti.

"Nicolas Sarkozy a toutes les raisons de souhaiter que Ségolène Royal s'empare du PS..." Probablement. Mais si c'est une équipe avec Benoît Hamon le propos vaut également. Après l'avoir écouté dans "mots croisés" je reste persuadé qu'il sera un repoussoir pour les gens du MODEM.

Quand à nous les conservateurs on observe et on compte les points.

indfrisable

Ce que je ne comprends pas dans le "portrait" de Royal que vous faites, c'est que vous ne parlez que de sa personnalité, de sa stratégie. Mais vous n'éclaircissez pas les dimensions idéologiques qu'elle représente, dimensions qui grosso modo, feraient deux parties d'un Ps en train de se scinder d'une part, mais qui du fait du départ de Mélanchon deviendrait unique. Royal reste social démocrate, à peu de choses près, c'est un peu la version féminine de Delanoë. Que signifie le phénomène "Royal" au sein de la gauche aujourd'hui? Que signifie-t-elle historiquement?

bernard

@ ED

>"Bernard,
Cet éditorial du Figaro est finalement assez logique: Nicolas Sarkozy a toutes les raisons de souhaiter que Ségolène Royal s'empare du PS..."

Je ne vois en effet pas une autre motivation d'un tel édito ! L'éditorialiste en question doit en rêver la nuit d'un remake SR/NS en 2012.

bernard

@ marl

>"DSK a démontré sa fragilité "

Ah bon ? quelle fragilité ?

SR a peut être fait une erreur en 2007 lors de sa campagne : celle de ne pas avoir désigné DSK pour le poste de 1er ministre si elle était élue.
C'est peut être l'option qu'elle choisira en 2011.

Trésor de bienfaits

Flamant,
Vous détestez l'Etat-providence et cela ne vous dérange pas que l'Etat apporte son aide providentielle aux banquiers ?

bernard

DSK :

Parmi les personnalités suivantes, laquelle préférez-vous comme candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012?

http://www.lejdd.fr/sondages/120.html

Enfin

Monsieur Dupin reprend le discours usé sur une Royal prétendument choix favori de Sarkozy... Mais y aurait-il un autre choix auquel Sarkozy n'aurait pas intérêt pour la tête du PS ? Si c'est Royal, sa volonté d'adapter le fonctionnement du parti à un quinquennat -voulu par Jospin, je le rappelle!- qui a représidentialisé la vie politique française risque de provoquer une scission. Si c'est Aubry, elle aura du mal à se défaire vite de son image de Dame des 35 Heures et c'est un boulevard pour Sarkozy. Delanoé a lui encore une image trop liée aux années Jospin et à une certaine écolo-idéologie (les couloirs de bus qui plaisent au microcosme Rive Gauche mais font rire hors de Paris) pour mobiliser l'électorat populaire. Si c'est Hamon, son archaïsme idéologique fera peur à l'électorat du Centre. Conclusion: Sarkozy a intérêt à ce que n'importe qui de ces quatre-là prenne le PS!

Flamant rose

Quand on pense qu'il y a quelques mois les socialistes se moquaient de Nicolas Sarkozy parce qu'il s'était montré avec Carla Bruni à Euro Disney. Aujourd'hui Ségoléne Royale se montre en compagnie de Bruno Gaccio dans un restaurant parisien très branché le "Tsé". Peut être qu'il va lui trouver la formule choc dont il est coutumier. Décidément dans les milieux politico-journalistiques on fricote de plus en plus et dire qui il y en a encore qui croient encore à leur indépendance . Dans ce milieu Gaccio n'est pas le seul guignol.

chatel

@ flamant rose
Quand on pense qu'il y a quelques mois NS voulait que les français hypothèquent leurs logements, qu'il était favorable aux fonds de pension, qu'il voulait "faire tout" comme A Merkel, qu'il était l'ami de Bush, qu'il souhaitait réconcilier les français avec la mondialisation libérale, qu'il faisait des cadeaux aux riches, conformément à La doctrine libérale alors à la mode...

matéo

Chère TDB,

Ah on n'a pas fini de l'entendre cette belle histoire, cette équation inique du : « Y'a pas de fric pour les ouvriers mais y'en a pour les banquiers ». La franchouillie avec le sens aigüe de la nuance de ses citoyens va nous la re-servir tant et plus, cette « démonstration éclatante » du cynisme politique le plus infâme. «On vous l'avait bien dit ».

La droite, qui « n'aime pas l'Etat-Providence », sert les banquiers, quand la gauche qui aime le même Etat-Providence servirait plutôt les ouvriers. Choisi ton camp camarade !

Sauf que l'Etat-Providence, géré « à la française », a dépensé beaucoup plus qu'il n'a ramassé, au point au bout de 25 ans d'avoir une dette toute surgonflée, et de n'avoir plus aucune marge de manoeuvre pour mener politique, là où, comme on dit, on en aurait besoin.

Toute politique visant à augmenter encore et encore la dépense publique pour apporter la providence au bon peuple est de ce point de vue, une politique qui tue à petit feu l'Etat-Providence. Sauf si cet Etat avait fait un régime. Mais il ne l'a pas fait.

De l'autre côté, l'Etat garantit les prêts interbancaires. Il a donc ouvert une ligne de crédit (le mot a son importance, il ne décaisse rien) aux méchants banquiers pour qu'ils se prêtent entre eux, dans le cas fort répandu en ce moment, où le jeu consiste à connaître la profondeur des actifs pourris que détient le confrère. Dans le doute, on ne prête pas (le risque), mais si on ne prête pas, tout s'arrête, à commencer par l'Etat qui voit ses maigres recettes fondre comme neige au soleil. Mais plus encore, l'Etat prête aux banquiers à peu près à 9 %, il est donc potentiellement en situation dès qu'il prête de se faire des brousoufs, de la thune. Si le tsunami n'emporte pas tout le monde, vous et moi, et notre économie par dessus le marché, notre Etat pourrait là se faire un peu de blé. Y'a bon pour l'Etat-Providence et l'Etat tout court d'ailleurs.

Evidemment, si l'Etat prête et que les banquiers faillis ne le remboursent pas, il y a effectivement une paume, mais ça c'est le scénario catastrophe auquel tout le monde s'interdit de penser. Mais là ce ne serait pas que l'Etat qui plongerait, et ce ne serait pas limité au seul hexagone.

...

Sinon je pense à bien à vous en ces temps difficiles où votre pire cauchemar devient réalité : l'irrésistible ascension de votre super copine du Poitou. Ce qui pour vous avoir lu sur le fil précédent semble vous les gonfler (légitimement) menu. Les amygdales, of course.

Flamant rose

@TDB

Je voulais vous répondre mais Matéo l'a fait et fort bien.

@ Chatel

Ce que vous dites est faux, c'est de la désinformation. Nicolas Sarkozy n'a jamais fait la promotion des subprimes. Son propos visait uniquement à simplifier ce que l'on appelle "le crédit hypothécaire". Vous savez comme moi et cela même si vous n'êtes pas propriétaire qu'on entend par hypothèque un droit sur un bien qui garantit une dette.

Beaucoup font la confusion avec la crise des subprimes. Il est évident et personne ne le conteste que la crise dite des "subprimes" est une conséquence directe des prêts hypothécaires mais la raison ce n'est pas qu'ils étaient hypothécaires mais spéculatifs et tout le monde le sait. Je ne vous fait pas l'historique. Aux États Unis la conséquence de la baisse de l'immobilier a été que les propriétaires ne pouvaient plus vendre à perte un bien hypothéqué et comme par ailleurs ils ne pouvaient pas faire face aux mensualités très élevées avec le taux variable ..................

Chez nous en France, et ce fut le cas pour moi comme peut être pour vous, ceux qui ont acheté leur maison ou leur appartement que ce soit l'an passé ou il y a 15 ans l'ont hypothéqué au profit de leur banque. Il y a des décennies que c'est ainsi et Sarkozy n'a rien inventé en ce domaine. J'ignore si vous savez le parcours du combattant que représente la levée d'une hypothèque et cela a 2 inconvénients majeurs à savoir que c'est long et cher.

Alors qu'est ce que proposait Sarkozy et que vous semblez confondre ou voulez confondre. Il proposait tout simplement, en vertu de ce que je viens d'écrire, de à la fois simplifier les démarches et d'en diminuer le coût. Je n'ai jamais, et Dieu sait si j'ai suivi la campagne électorale, entendu Nicolas Sarkozy dire ou proposer que les français spéculent sur l'achat de maisons ou d'appartements qu'ils ne seraient pas en mesure de payer. Il existe une seule règle chez nous : le montant de l'endettement ne doit pas dépasser le tiers des revenus. Si cela se produit c'est soit à l'initiative des banques, soit parce que au contraire les banques ont refusé d'aller au delà de ce tiers, le consommateur se tournant alors vers d'autres organismes de crédit moins regardant.

Avec cette phrase anodine "Quand on pense qu'il y a quelques mois NS voulait que les français hypothèquent leurs logements" vous faites un amalgame qui je sais est puissamment relayé et destiné à une catégorie de personnes qui n'ont pas tout compris sur les subprimes et les hypothèques....mais sachez que tout le monde n'est pas naïf et qu'il y en a encore qui ne restent pas la bouche ouverte prêt à gober tout ce qu'on leur donne.

Vous nous avez déjà fait le coup avec la loi TEPA, ça a marché alors vous continuez. Mais ce coup ci je ne suis pas certain que cela est pris.

D.H.

On peut consulter un résumé intéressant de toutes les péripéties hypothécaires de Sarkozy sur libération.fr, en tapant "crédit hypothécaires", puis "Sarkozy était-il partisan etc..."

On pourra y lire en conclusion, ce simple rappel:
"En mars 2005, Sarkozy, qui n'est plus ministre mais président de l'UMP, remet le couvert lors d'une convention nationale de l'UMP : «Il faut mettre en œuvre rapidement la réforme du crédit hypothécaire. Ce n'est quand même pas excessivement audacieux de proposer que les crédits immobiliers soient simplement et uniquement garantis sur la valeur des biens achetés.»

Le rapport publié dernièrement ne préconise pas de garantir les crédits uniquement sur la valeurs des biens achetés, mais il s'agit toujours de la même philosophie: développer le crédit à la consommation au lieu d'augmenter les salaires.

marl

A Bernard sur la fragilité de DSK : je faisais allusion à l'affaire Nagy. Celle-ci a donné lieu sur le net (yahoo news entre autres) à une foultitude de "révélations" sur DSK, accusé de harcèlement sexuel et de pratiques à la limite de la tentative de viol (rien que ça). La classe politique s'est tue mais l'affaire n'est pas passée inaperçue de l'opinion : pendant une semaine, il en était souvent question dans les conversations de cantine et de cafeteria.

En cas de candidature présidentielle, les "révélations" et insinuations auraient pris une toute autre ampleur afin de lui aliéner l'électorat féministe.

Il n'est pas étonnant que ce super dragueur irrite la nouvelle Jeanne d'Arc. Dommage pour elle car (hors les considérations qui précèdent) le ticket lui ferait gagner des voix.

Après tout, Reagan ne comprenait pas grand chose aux dossiers mais étant bien entouré, a fait un honorable président.

chatel

@ Flamant rose
Je n’ai pas écrit que NS avait fait la promotion des subprimes. J’ai seulement relevé, ce qui est la stricte vérité, que « NS voulait que les français hypothèquent leurs logements ».Compte tenu de la crise économique, de la baisse de l’immobilier qui se profile et de l’augmentation du risque de surendettement qui frappe les familles les plus fragiles, il est facile de comprendre qu’il peut être très dangereux de recourir à un crédit hypothécaire dans le cadre de prêts à la consommation. Il est vrai, comme chacun peut le constater, que la dette n’est guère un sujet d’inquiétude pour NS qui a fait de la baisse des impôts des riches la priorité de son quinquennat, bien qu’aux dires de son premier ministre, l’Etat français soit au bord de la faillite..

Trésor de bienfaits

Ah! comme c'est gentil à vous, Mateo, de vous préoccuper de mes organes...

Quant aux banques et aux ouvriers pourquoi me prêter l'idée absurde que selon son camp il faudrait dans la crise actuelle aider les uns plutôt que les autres ? Comme si on pouvait se passer du crédit ou du travailleur-consommateur.

Je constate simplement que les tenants du tout libéral s'en remettent à l'Etat-Providence pour les dépatouiller de leurs embrouilles alors qu'ils le conspuent quand tout va bien et que certains font des profits monstrueux sur le dos de la collectivité. On peut aussi remarquer qu'au terme de six ans de gouvernement de droite notre pays ne dispose pas des moyens d'engager comme d'autres une relance. Et c'est en pleine tourmente que notre gestionnaire bien-aimé l'omniSarko ajoute de la rigueur à la rigueur pour les petits quand il ose à peine demander un engagement moral aux institutions financières et au Médef.
Si ça lui saute au nez il l'aura bien cherché.

Loïc

Flamant rose,

Vous défendez toujours coûte que coûte Nicolas Sarkozy, mais il faut vous reconnaître que vous argumentez toujours, et je dois dire que c'est souvent au moins partiellement assez didactique...

Donc, effectivement, Nicolas Sarkozy voulait favoriser les crédits hypothécaires, donc basés sur la valeur des biens... Ca peut être bon ou mauvais, mais dans ce cas il fallait bien être conscient qu'il y avait une bulle immobilière, et donc des risques, malgré qu'on puisse avoir envie comme les autres de profiter de la bulle...

Finalement, Nicolas Sarkozy, quand il disait notamment "je préférerais que l'Etat soit moins endetté, mais les ménages plus endettés", ne se trompaient finalement pas plus que 90% des dirigeants du monde, qui bavaient sur la croissance basée sur le crédit des pays anglo-saxons...

Mais, on est bien forcé de reconnaître aujourd'hui que l'artifice qui consiste à alimenter la consommation par des crédits toujours plus audacieux plutôt que par des hausses de salaires plus justes n'est pas le meilleur à long terme ? Que la diminution du rapport salaires/profits est un vrai indicateur d'une situation économique déstabilisée ? Que la gestion des retraites par des fonds de pension s'appuyant sur le profit court terme n'est finalement pas si raisonnable que ça ?

Flamant rose, matéo, que pensez-vous des paradis fiscaux ?

Que pensez-vous de la taxe Tobin ?

Astre Noir

@ Flamant rose, chatel, au sujet de ce que voulait Sarkozy sur les crédits hypothécaires.

Le mieux est de retourner voir à la source ce que disait Sarkozy il y a 18 mois :

"Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'État intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

Sources(s)
Interview Revue Banque (avril 2007)

Je répète :

LES BANQUES SE FOCALISERAIENT MOINS SUR LA CAPACITE PERSONNELLE DE REMBOURSEMENT ET PLUS SUR LA VALEUR DU BIEN HYPOTHEQUE.

Autrement dit, quand vous dites, Flamant Rose :
"Il existe une seule règle chez nous : le montant de l'endettement ne doit pas dépasser le tiers des revenus."
c'est bien cette règle là que voulait abolir Sarkozy.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

La Victoire empoisonnée

  • Je publie, le 10 mai aux éditions du Seuil, un nouveau livre consacré la campagne présidentielle de 2012. Il s'agit d'une enquête en profondeur mêlant de nombreux témoignages de Français de toutes conditions mais aussi de politiques de tous niveaux, des militants aux candidats en passant par les responsables et les élus. Cette sorte de récit analytique cherche à rendre compte des véritables lignes de forces de cette campagne, à expliquer la victoire désormais plus que prévisible de François Hollande, et enfin à proposer une réflexion sur l'avenir qu'elle nous réserve. Un blog lui est dédié. Vous y trouverez la quatrième de couverture du livre, la table des matières, l'introduction, quelques photos, une revue de presse et, bien sûr, les réactions des lecteurs.

Publicité

Publicité