Le PS est rongé d’une angoisse existentielle qui, pour n’être pas totalement rationnelle, n’en est pas moins réelle. Les socialistes vont-ils rester le grand parti d’opposition à la droite ? Eux-mêmes en doutent confusément. Leur premier secrétaire en titre, François Hollande, a fait écho à cette inquiétude en évoquant, du haut de la tribune de l’université d’été de son parti à La Rochelle, le risque d’un « déclassement » du PS si ce parti ne parvenait pas à surmonter ses pêchés mignons d’introversion et de divisions intestines. Son ancienne compagne, Ségolène Royal, a plus brutalement interpellé les socialistes en lançant, abritée derrière une citation de la chanteuse Juliette Gréco, la sentence : « Aimez-vous les uns les autres, ou disparaissez ! »
Disparaître. Les socialistes français en ont peur, même si peu d’éléments objectifs donnent crédit à cette peur. L’histoire ne garantit certes aucune rente de situation. Il existe des pays où le socialisme a disparu. Citons seulement le cas du Japon où le parti se réclamant de ce courant de pensée s’est laissé irrémédiablement marginaliser. L’histoire française elle-même donne l’exemple de partis qui basculent inexorablement vers la perte influence. Le radicalisme n’a pas résisté, dans la durée, à l’émergence du mouvement socialiste au XXème siècle. Le Parti communiste lui-même, après avoir conquis l’hégémonie sur la gauche au milieu du siècle dernier, a plongé dans un déclin dont il n’a désormais plus les capacités de sortir.
Aucun parti n’est éternel. C’est bien ce qui hante les cauchemars des socialistes. Pour autant, cette crainte est-elle fondée ? En apparence, oui. Ankylosé dans ses rivalités internes, qui portent hélas mille fois plus sur le choc des ambitions personnelles que sur de quelconques clivage idéologiques, le PS laisse libre champ aux forces adjacentes qui rongent ses flancs.
Tropisme historique oblige, les socialistes sont tout d’abord impressionnés par l’émergence d’une nouvelle force sur leur gauche. Le PS demeure sous la pression d’un sur-moi idéologique qui tend à faire considérer tout parti plus radical comme lui-même comme dépositaire d’une supériorité morale qui, pour devoir être dénoncée au nom du réalisme, doit être saluée comme telle. C’est en fonction de cette logique que le PCF a longtemps, du temps de sa splendeur, réussi à impressionner le PS.
Les mêmes raisons expliquent l’incapacité des socialistes à critiquer radicalement l’extrême gauche. La figure du « facteur » Olivier Besancenot renvoie à l’incapacité des élites socialistes à recruter ailleurs que dans les rangs de la petite bourgeoisie progressiste. L’implication de la LCR dans les luttes sociales contraste avec l’indifférence du PS à l’égard de tout ce qui est extérieur à l’échiquier politicien. Au final, l’extrême gauche n’est que la mauvaise conscience du PS. C’est sa force et sa limite. Mais cela suffit à lui assurer une impunité du côté de la rue de Solférino. La décision de la mettre sous surveillance par comité d’étude interposé est finalement révélatrice d’une forme d’impuissance.
Pris potentiellement en sandwich, les socialistes anxieux se demandent aussi si ce diable de François Bayrou ne va pas ôter de leur bec le fromage du meilleur opposant à Sa Majesté Sarkozy. Le complexe est, ici, d’une nature totalement différente. L’ancien leader de l’UDF ne saurait faire vibrer le complexe socialiste de type sinistriste. C’est plutôt le vertige du vide idéologique qui fascine les dirigeants du PS quand ils contemplent les performances du champion du « Mouvement démocrate ». Bayrou a gouverné de longues années avec une droite dominée par les néo ou post-gaullistes. Et le voici capable de se faire le plus redoutable et irréductible contempteur de celui que cette mouvance a accouché ! Le talentueux cynisme de la démarche les impressionne assurément. Et il est vrai qu’au quotidien, Bayrou est un opposant plus efficace que n’importe lequel de dirigeants du PS trop occupés à s’opposer entre eux.
Ces craintes sont-elles, pour autant, fondées. Le PS n’est certes pas à l’abri d’un accident électoral. On se souvient des 5% de voix recueillies par Gaston Defferre à l’élection présidentielle de 1969. Plus récemment, le numéro un socialiste de l’époque, Michel Rocard, n’a rassemblé que 15% des voix aux élections européennes de 1994.
A chaque fois, pourtant, le courant socialiste, doté d’une étonnant plasticité, s’est relevé. Aujourd’hui encore, personne n’imagine que l’extrême gauche, aussi parée des atours de la modernité médiatique soit-elle, puisse supplanter le PS comme force d’alternance. Le NPA ne peut être, au mieux, que le lointain successeur du PCF dans la fonction tribunicienne. De l’autre côté, le centrisme radical version Bayrou gardera toutes les peines du monde à définir un projet positif. La vérité est que ces deux forces sont capables d’infliger de très sérieuses pertes au PS. Elle peuvent le priver de victoire électorale. Mais elles sont dans l’incapacité de le supplanter dans le rôle de force d’alternance.
Article publié dans la revue Enjeux-Les Echos d'octobre 2008.
Petite précision: en 1965, le candidat socialiste à la présidentielle - la première jamais organisée au suffrage universel direct - s'appelait François Mitterrand et sa performance (en seconde position dès le premier tour, et gratifié de 45,51 % des voix au second) a pris de court et sidéré tous les observateurs... a commencé par le général de Gaulle, initialement très vexé de n'avoir comme adversaire que le "Rastignac de la Nièvre" auquel il ne prêtait alors aucun destin national. A l'évidence, De Gaulle aurait préféré Mendès France, qu'il considérait comme un adversaire plus valorisant.
En 1969 en revanche, après la démission inattendue de De Gaulle et des présidentielles organisées dans l'urgence, les socialistes, largement discréditées par Mai 68, n'ont certes obtenu que le score misérable de 5%. Encore cela tenait-il à l'option aussi bizarre que maladroite de Mendès de se présenter en duo avec Defferre, tout en dénonçant la nature personnelle du régime présidentiel pour lequel il sollicitait des suffrages...
Ce détour historique ne prouve donc effectivement rien, sinon qu'une formation politique peut se relever d'un 5% à une présidentielle: Mitterrand est ainsi en tête cinq ans plus tard dès le premier tour avec 43,25% des voix, et battu au second avec le plus faible différentiel à ce jour: 49,19%.
Rédigé par : Louis | 28 octobre 2008 à 13h56
Des forces concurrentes à la droite et à la gauche du PS pas suffisantes peut-être pour l' éliminer. Mais si les forces internes s' y mettent ?
Voir le post de J.M. Aphatie aprés avoir reçu Mélanchon ce matin :
"Il a évoqué plusieurs faits qui lui ont paru marquants. Par exemple, deux réunions successives qu’il a situé dans le II° arrondissement de Paris, où les représentants des différentes motions en compétition étaient invités à débattre devant des militants socialistes. Selon lui, 400 personnes sont censées militer dans cette section d’arrondissement. Les deux fois, a-t-il assuré, il n’y avait pas plus de vingt militants dans la salle. Même expérience, a-t-il ajouté, dans l’Essonne, la fédération où lui même milite. Une réunion a eu lieu récemment à Arpajon. Salle correcte, presque pleine, deux cent cinquante militants, d’après lui, à rapprocher des cinq mille personnes officiellement détentrices d’une carte du parti socialiste dans ce département."
Rédigé par : Erick | 28 octobre 2008 à 14h18
Mon cher Eric,
Cette description de l'angouasse métaphysique des seucialisses fromager d'AuBrie à Hollande est la probable réalité.
Hamon me paraît le mieux représenter l'électorat de gauche, (Hubert Védrine étant toujours le seul homme d'état disponible.)
Benoit a t'il la volonté de chercher des alliances avec les "cerveaux" restés dans l'ombre (Peillon, Boutih, Richard etc.).
Hamon est-il capable de percuter sur la signification de cette crise ?
Ce n'est pas encore le cas de Valls, à mon grand regret.
Peut-il comprendre qu'elle peut-être le déclencheur de l’aggiornamento fiscal que les PME désespèrent de voir un jour arriver.
La nécessité de faire ENFIN pleinement participer les services, les importateurs et les sociétés financières à l’effort national... au lieu de défavoriser la main d’œuvre et les productifs, parviendra-t-elle à chasser les idées reçue archaïques qui polluent encore les cervelles seucialisses ?
La crise pourrait produire ce miracle !
Rédigé par : Ozenfant | 28 octobre 2008 à 17h43
J'aurais été globalement d'accord avec ce billet il y a 6 mois. Or, depuis le printemps dernier, en plus de devoir se dépêtrer dans la situation politique que vous décrivez, le PS doit, comme l'ensemble de l'arc politique, prendre position sur la crise systémique.
Or, en prenant un peu de recul, force est de constater que si le PS dit en France pis que pendre des différentes mesures de N.Sarkozy, les socialistes européens mettent en oeuvre les mêmes plans en Espagne ou en GB.
En effet, face à la crise, les logiciels productivistes de gauche comme de droite sont, sinon inopérants, du moins largement émoussés.
Dans ce double contexte - crise de la social-démocratie européenne, crise systémique - le rassemblement des écologistes forme un 3 ème front qui risque d'affaiblir durablement les socialistes. Certes, ni le NPA, ni le MODEM, ni le "NPE" ne paraissent aujourd'hui en mesure de supplanter le PS à la présidentielle, ce en quoi vous avez raison. Mais le monde va très vite, et tout semble donner raison à Peyrelevade lorsqu'il voit une révolte future des classes moyennes. Or, lorsque les classes moyennes rompent avec le système, ça peut donner le meilleur - 1789 - comme le pire, le fascisme. Là, l'honnêteté porte à dire que nul ne se dispose à canaliser cette révolte-là...
Rédigé par : Franck naturellement | 29 octobre 2008 à 16h40
Peyrelevade ?
L'ex. condamné pour abus de biens sociaux ?
Rédigé par : Ozenfant | 29 octobre 2008 à 18h07
Je crois que le problème du PS est lié à ceux que l'on appelle les éléphants que l'on voit depuis une trentaine d'année. Des gens comme Moscovisci, Valls, Hamon, Peillon bien que différents ne jouent pas le rôle qui devrait être le leur.
Je ne sais pas encore s'il s'agit de petites rebellions de façade ou pas, mais il me semble que les députés de la majorité essaient de se sortir de la tutelle présidentielle et de sa cour. Ce ne sont pas les godillots que l'on nous laissait présager après les élections législatives. On verra bien s'ils vont au bout de leur démarche. Personnellement j'aimerais bien.
Les socialistes ne sont pas sortis de leur tutelle. Certains d'entre eux voulaient voter la réforme de la constitution, ils ne l'ont pas fait. Ils voulaient voter le plan de sauvetage des banques, ils ne l'ont pas fait. Suite à ces 2 votes Manuel Valls déclare qu'il n'y a pas d'hommes d'état au PS, mais alors pourquoi n'a t-il pas voté en fonction de ses convictions et de ce qu'il considérait comme l'intérêt de la France ? Tout simplement parce qu'il est sous l'emprise de la direction du PS et comme les autres il n'arrive pas à s'en défaire alors qu'il est tout a fait conscient que les socialistes français sont à contre courant de tous les autres socialistes européens..
C'est dommage car au PS il y a une aile réformatrice qui pourrait constituer une opposition constructive. Les gens qui la composent sont des quadras qui pourraient être également la majorité de demain. Pour le congrès du PS Moscovisci s'est effacé, je pense que c'est dommageable pour le PS. On sait que Besancenot ne représente ni la modernité, ni l'avenir, c'est une mode qui peut néanmoins faire très mal au PS s'il ne prend pas très vite position sur ce qui risque de constituer pour lui une verrue. Nous les conservateurs nous n'avons pas su faire avec le FN. Si dés le départ nous avions été aussi clair que Michel Noir les choses se seraient mieux passées notamment en 1997.
Je ne suis pas socialiste et bien sûr j'ignore ce que réserve l'avenir mais ce qui est certain c'est que si un jour mon choix devait se limiter entre Manuel Valls et François Bayrou je voterai sans état d'âme pour le premier. Dans le même cas de figure mais avec Ségolène Royale il y a de fortes chances que j'aille à la pêche.
Rédigé par : Flamant rose | 29 octobre 2008 à 19h05
"Michel Rocard, n’a rassemblé que 15% des voix aux élections européennes de 1994".
Echec dû en partie au coup de pute, non, de mitte, qui fit croire qu'un Tapie pouvait apporter de la morale (hohoho) et de l'efficacité (hihihi) à la gauche. On ne réécrira pas l'histoire, mais je m'autorise à penser que si Rocard avait pu accéder à la PR, la gauche de gouvernement n'aurait pas combiné déshonneur et impuissance.
Plus que jamais, je me félicite de trois choses dans ma vie : mes enfants, avoir cessé de fumer, avoir refusé d'adhérer au PS dans l'élan de 81.
Rédigé par : DD | 29 octobre 2008 à 23h32
@ Flamant roses
"Si un jour mon choix devait se limiter entre Manuel Valls et François Bayrou". Il y a peu de chances pour que qu'on assiste à un tel duel de second tour. Heureusement d'ailleurs.
"Dans le même cas de figure mais avec Ségolène Royale il y a de fortes chances que j'aille à la pêche." Pourtant M. Valls soutient S. Royal...
" Au PS il y a une aile réformatrice qui pourrait constituer une opposition constructive." M. Valls et J Lang sont si constructifs qu'ils ne sont plus vraiment dans l'opposition. Leur place est auprès de B Kouchner, E. Besson etc. NS l'a d'ailleurs bien compris.
" Les socialistes français sont à contre courant de tous les autres socialistes européens". C'est tout à leur honneur...
Rédigé par : chatel | 30 octobre 2008 à 12h25
DD,
Bravo à toi ! lol
Un Besancenot où un Hamon qui aurait un programme économique NON ubuesque ???
Des anti-bobos, quoi !
Rédigé par : Ozenfant | 30 octobre 2008 à 12h57
Le problème pour le PS est paradoxalement que le peu d'extrémisme de l'électorat français lui garantit une ristourne automatique en cas de mécontentement vis-à-vis du gouvernement : voir à ce propos le succès engrangé lors des municipales de mars dernier, qui laisse rêveur quand on se rappelle qu'il a été remporté par un parti en plein marasme. Tant qu'une concurrence électorale sérieuse - en cas d'enracinement et d'envolée de Bayrou, ce à quoi je ne crois que moyennement - ne se détachera pas au niveau national, il y a un risque que le PS n'ait pas le coup de fouet nécessaire pour réagir en profondeur.
Rédigé par : Nikita Malliarakis | 30 octobre 2008 à 14h28
N'êtes vous as vous même saturé-s de n'avoir comme angle d'attaqu sur le Ps que sa crise. ça fait vingt ans que ça dure, sur toutes les ondes, sur tous les médias aujourd'hui sur le net, la mode est à l'acharnement . Que les dirigeants du Ps le méritent ou non, cet acharnement ne grandit pas votre profession, toute tendance confondue, sur toutes les ondes, dans toutes les chroniques, congrès ou pas, ça suinte la facilité, la bonne vieille blague, le bon mot. Que vous ayez de la matière ou pas, cette attitude trahit la médiocrité de la presse politique dans son ensemble. Une seule cible, un seul thème et on y va, quitte à être éternellement redondant. Un seul son de cloche. Ce qui se passe à l'Ump est sans doute aussi crade entre les ténors mais non pas un mot, tout juste de temps en temps, pour ne pas être l'objet de critique telle que la mienne, vous consentez à taper un coup sur la droite, de manière à respecter la règle d'or du journalisme enfermé derrière la célèbre formule "de gauche comme de droite". Votre analyse n'est ni bonne ni mauvaise, elle est convenue, rabâchée, colportée de blog en blog, de chronique en chronique, d'éditoriaux en éditoriaux,...bref, vous aussi contribuez à perpétuer cette fâcheuse tendance du journalisme à la française, de ne pas voir le péril d'une presse qui rime souvent avec paresse. dommage.
Rédigé par : Love Génération | 02 novembre 2008 à 08h08
N'est-on pas à une de ces périodes hitoriques où des partis, même importants peuvent disparaître? La crise pouvant donner un coup de grâce aux frontières classiques entre droite, centre, gauche et extrêmes droite et gauche?
Rédigé par : Karl Marx | 02 novembre 2008 à 21h02
Comment peut-on être vraiment de gauche et ignorer Nietzsche ?
"Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges."
Comment peut-on être de gauche et tolérer le mépris des bobos et du PS caviar pour les français d'en bas, tolérer sa non représentation black/beur, sa non représentation populaire, son irréalisme économique, pour tout dire son absence de pensée ?
Comment peut-on aimer bien sans châtier bien ?
Si j'étais Sarkozyste je serais fier de sa politique internationale (récente), mais je fustigerais sans répit sa politique fiscale élitiste et incohérente. Et bien d’autres attitudes plus ridicules et plus -petit-bourgeois-insupportable- que réellement graves lol.
Nous en avions en politique, des grands hommes capables de : BONNE FOI sans chapelles, vous vous souvenez ?
Rédigé par : Ozenfant | 03 novembre 2008 à 17h36
Quelques expressions si je peux me permettre mériteraient d'être expliquées de votre part, dans votre dernier billet, E. Dupin. Par exemple celle de "sinistriste"; mais surtout celle de "surmoi idéologique".
Qu'entendez-vous par là exactement? C'est une expression que j'ai vu apparaître personnellement pour la première fois sous la plume de Jacques Julliard dans les colonnes du Nouvel Observateur. Elle m'a toujours semblé être, entendue comme ce journaliste l'entendait, l'exact pendant d'une autre qui commençait d'être très employée également à la même époque : "la droite décomplexée", faisant appel d'ailleurs au même vocabulaire psychologique.
Lorsque je dis l'exact pendant, cela ne veut pas dire hélas que les deux expressions seraient symétriques : on pourrait penser en effet qu'un PS débarassé de son surmoi idéologique serait un parti ayant réussi à se soustraire au terrorisme intellectuel exercé par les libéraux, et par le vocabulaire trompeur de la "liberté de choix".
Mais non; il s'agirait plutôt de deux expressions parallèles.
De même en effet qu'une droite décomplexée est une droite vraiment à droite, un PS sans surmoi idéologique me semble être un PS... vraiment à droite.
Dans le cas spécifique du PS, l'expression "vraiment à droite" voulant dire : de centre-droit; ou au moins de centre-centre-droit, sur la rose des vents politiques.
Mais peut-être suis-je trop polémique? Je ne voudrais pas non plus me retrouver en méchante incarnation du Surmoi gauchiste!
Rédigé par : D.H. | 03 novembre 2008 à 19h23
Cher flamant rose,
les députés UMP se rebellent justement parce qu'ils ont un chef, un leader contre lequel se rebeller: Sarkozy, qui lui-même s'était déjà affirmé contre Chirac. Comment voulez-vous que la jeune garde du PS puisse s'affirmer lorsque ce parti souffre depuis le vrai-faux départ de Jospin d'une absence chronique de leadership? J'ose le dire, il aurait été mieux que Jospin reste en 2002 plutôt que de confier les clés au champion du monde des scrutins intermédiaires Hollande. Les jeunes socialistes auraient alors eu quelqu'un contre qui s'affirmer. A la limite, la seule bonne chose dont puisse accoucher le PS dans les mois à venir est UN CHEF, que ce dernier soit moderne ou archaïque.
Rédigé par : Obama-boy | 05 novembre 2008 à 11h17