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05 mai 2008

Commentaires

Annick

Les soixante-huitards ont cassé beaucoup de choses, mais ils n'ont laissé à ceux qui les suivaient (dont je fais partie), que les morceaux à ramasser sans mode d'emploi, un piètre héritage. On peut dire que ce mal fut nécessaire, mais en faire l'éloge n'est pas l'attitude appropriée.
Quelques années plus tard, la majorité à 18 ans dès l'élection de Giscard en 1974 puis la contraception remboursée en 1975 ont été aussi d'autres 'petites bombes' dans les familles bien mal analysées aujourd'hui.

Ozenfant

Eric Dupin,

Court, mais génial commentaire !
Laissez moi vous appeler "mon cher"... il y a tout dans ce texte concis !

Seul problème: Que répondre ?
Puisqu'ici en quelques phrases, tout est dit !

D.H.

"Contrairement à ce que l'on affirmait péremptoirement il y a quarante ans, tout n'est pas politique".

Nombre des acteurs principaux de mai 68 en ont convenu eux-mêmes peu à peu, en s'orientant notamment vers l'étude du religieux; on peut lire à ce propos « De la lutte des classes à la guerre des anges »,de Jean-Claude Milner ("Depuis 1968, ils sont passés de Mao à Moïse, à Mahomet, ou à saint Paul", commente Jean birnbaum dans un artice du Monde intitulé "Quand un absolu chasse l'autre") .
"Sous les pavés, la théologie" ajoute-t-il ailleurs. Ce qui ne serait après tout qu'un retour aux sources du politique (on pourrait dire sur le mode de l'ancien slogan, mais avec plus de justesse : "tout est religieux").

Ce qui a dû être terrible, au sens fort du terme, lors de ces événements, c'est l'expérience du "groupe en fusion" (proche de celle du Sacré, j'imagine) ; lorsque chacun revient à soi, cela doit faire, comme laisser des lambeaux de peau sur une plaque brûlante.

flamant rose

J'allais avoir19 ans en mai 1968. Aujourd'hui beaucoup de gens de mon âge et qui vivent de la politique critiquent la Chine et certains voudraient même que le chef de l'état boude la cérémonie d'ouverture et pourtant……….

…….Pourtant pour ces gens là Mao était une star en 1968. Pour eux le maoïsme représentait une alternative au communisme car ils étaient à la recherche d'un modèle révolutionnaire. En 1968 les maoïstes c'étaient les "Ulmards" des jeunes communistes de l'UJC et Robert Linhart en était le meneur. Pour les plus jeunes il faut rappeler que "libération" a été créé par les maoïstes de l'époque. La fin des années 60 , les années Mao c'est la naissance du gauchisme. Bien sûr libé a changé mais ses fondateurs, les maoïstes n'ont jamais reconnu leurs erreurs et pourtant Mao n'avait rien a envier à Staline. Si Robert Linhart fut probablement le plus brillent des "Mao", 68 l'a brisé et l'a amené dans le mutisme.

Virginie Linhart connaît ce que beaucoup d'enfants de soixante-huitards ont connu c'est à dire être éduqué dans le gauchisme, dans le tiers-mondisme, dans le féminisme, dans la haine et dans des familles ou seule la politique est abordée au cours des conversations. Ces enfants n'ont aucun repère, beaucoup sont perdus et en veulent à leurs parents. Il y a des gens qui reprochent au président de la république d'être omniprésent sans pour autant se rendre compte que chez eux c'est la politique qui est omniprésente. Je ne suis pas certain que la jeunesse de ces enfants de soixante huit ait été heureuse.

Depuis les nombreuses années que je suis dans l'autisme j'ai connu un cas semblable. Il s'agit d'un jeune homme d'une vingtaine d'années qui ne parlait plus depuis longtemps à la suite d'un choc psychologique quand un jour il a brièvement retrouvé la parole, a expliqué ce que lui faisait subir ses parents puis a replongé dans son autisme. Il n'a plus jamais reparlé. Je ne dis pas que c'est le cas de Robert Linhart. Il n'en reste pas moins vrai que ce cas est très proche de celui que je cite, ainsi lorsque sa fille lui a dit qu'elle voulait écrire un livre sur mai 68, son père a retrouvé très brièvement la parole lui a dit" C'est notre secret, ma petite fille, que tu saches tout ça, et que moi je ne parle plus." Puis il est retombé dans le mutisme dans lequel il est plongé depuis 27 ans. Je reste persuadé que Robert Linhart a sombré dans "l'autisme"et comme chez lui ce n'est pas génétique puisse t-il en sortir un jour.

Je comprends mal cette espèce de commémoration de mai 68 par les médias. Par ce commentaire je veux simplement raconter à quel point mai 68 a pu détruire des vies. Il y a au Japon des personnes qui n'étaient pas nées à l'époque mais qui subissent encore les effets de la bombe d'Hiroshima, idem pour Tchernobyl, certains subissent encore les effets de mai 68. Virginie Linhart est là pour le rappeler.

Franck Boizard

«Le complexe de supériorité des anciens gauchistes, trop confiants dans les pouvoirs de l'intellect et de la théorie, transparait au fil des témoignages.»

Hayek (quelle horreur, un libéral) a écrit des pages intéressantes sur ce qu'il appelle, en français dans le texte, «l'esprit de Polytechnique», à savoir ce complexe de supériorité de l'ingénieur social qui pense pouvoir faire sortir une société toute entière, évidemment parfaite ou presque, de son puissant cerveau.

Hayak disait que le libéralisme est une doctrine fondamentalement modeste, puisqu'elle part du principe que nul individu, ou groupe d'individus, y compris les libéraux, n'est assez informé et intelligent pour façonner une société.

On n'est pas obligé de le suivre sur ce terrain, ça mérite cependant réflexion.

Quant aux «événements», les évolutions positives qu'on attribue abusivement aux barricades de mai 68 auraient eu lieu de toute façon (la loi Neuwirth sur la contraception date de 1967) mais de manière plus raisonnable et intelligente.

Je ne suis pas partisan des révolutions, même en carton-pâte. Elles exacerbent les violences politiques, elles radicalisent les relations sociales et provoquent des excès, tant de progressisme que de réaction. La liste des victimes de mai 68 comprend l'éducation, ce n'est pas rien.

Je préfère les sociétés libres où l'innovation et l'adaptation passent par des évolutions individuelles et non par des psychodrames collectifs, symptômes d'immaturité.

Les pays occidentaux qui ont évité un mai 68 se portent mieux que nous.

Non, vraiment, il n'y a pas de quoi se vanter à s'être trouvé à vingt ans, ou plus, écervelé et immature.

A tout prendre, tant qu'à parler de mai 68, il me semble plus approprié d'évoquer ce qui se passait de l'autre coté du rideau de fer.

C'était plus grave que la poussée de narcissisme pseudo-révolutionnaire d'adolescents trop gatés.

DD

Allez zou, encore une couche sur les vilains soixanthuitards qui font rien qu'à être coupables de tout, et si ça se trouve, l'ouragan au Myanmar, hier, c'est de leur faute.

Et en tant qu'ex-soixanthuitard (qui n'en tire ni gloire ni honte), j'en ai marre !

Mais bordel, des enfants passés à droite ou à gauche car leurs parents étaient à gauche ou à droite, il y en a toujours eu et il y en aura toujours ! Des parents qui ont fait passer leurs engagements politiques, syndicaux, associatifs avant leurs mômes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours ! Des parents qui ont fait passer leur carrière, leur métier, leur hobbies avant leurs mômes, il y en a toujours eu et il y en aura toujours ! Qui peut croire un instant que NS, l'anti-68 le plus 68tard, élève bien ses gosses ?

Un midi, un collègue de ma fille nous a raconté à table l'histoire de son neveu. Huit ans. Ses parents ne s'en occupent jamais car ils sont cadres sup' tous les deux, donc pas d'heures. Et quand arrive le w-e, soit ils sont trop fatigués soit ils sortent. Elle regrette de l'avoir fait, car cela a ralenti sa carrière.

Alors pour compenser ils font marcher la CB. Le gosse a tout ce qu'il veut dont un mini-quad, passe son temps devant la télé et les jeux vidéo, et est donc affreusement capricieux : ses grands parents n'en veulent plus en vacances car rien ne lui plaît. Et finalement, il s'emmerde comme un rat mort.

Il a tout, je dis, y compris le "manque de repères". Seul truc que je ne comprends pas : non seulement ses parents ne sont pas des laxistes 68tards, mais ils ont voté Sarko, vous savez, retour à l'autorité, supériorité du prêtre et patin-couffin.

DH : ma peau n'est pas en lambeaux.

FR : Mai 68 n'a pas plus détruit de vies que d'autres époques, et je connais un tas de gens qu'au contraire il a rendus et rend encore heureux. Et attention : pas heureux dans la nostalgie, heureux dans leurs choix d'aujourd'hui qui sont des choix non d'égoïsme comme ces winners de parents indignes, mais de partage. Partage : ah le vilain mot, ah l'aspect de 68 qu'on fait tout pour occulter !
(Et j'ignorais que le féminisme fût une tare)

Voilà. Et je ne vais pas revenir lire ou poster sur cette note car les gens qui tirent sur les ambulances, j'en ai plein le cul.

noop

68 ? J'avais dix ans. J'ai pas vu et compris grand chose. Après oui, j'ai compris. Et je suis de ceux qui pensent que cette génération a fait une grosse crise "d'ado". Ce qui peut se comprendre lorsque l'on se remémore l'ambiance de l'époque. En 68, les "jeunes" ont ouvert les fenêtres d'une France un peu renfermée.
De là à se prendre pour des révolutionnaires, il y a un gouffre, que seul la prétention de certains à permis de franchir. Car pour le reste le bilan est pas terrible. Pour résumer, ils ont tout eu, ont érigé les verbes "profiter" et "jouir" en devise, et à l'arrivée il restera une belle ardoise pour les suivants. Merci.
Le truc qui me déplait le plus c'est de voir les 68tards s'auto congratuler. Pourquoi ne laissent-ils pas plus la parole à leurs enfants et petits enfants ? La trouille ? A moins qu'ils ne trouvent le spectacle de leurs successeur affligeant. A moins que le niveau de réflexion de ces derniers ne soit pas très reluisant après avoir bénéficiés durant toute leur formation des bienfaits de la pensée pédagogique "progressiste"... alors qu'eux étaient nourris à l'école républicaine mais élististe de grand papa.

Trésor de bienfaits

DD, je partage passionnément votre réaction, contre les jérémiades de ceux que ça arrange bien de tout mettre sur le dos de 68.
Combien de générations depuis, au moins deux, qui ne savent que mariner dans leurs petites peurs, parce que père et mère, papy, mamy ont été, il y a 40 ans, pris d'un magnifique coup de folie ! Je me souviens des trouducs qui manifestèrent leur revanche de froussards le 30 mai sur les Champs. On en a un au pouvoir et on voit ce que cela donne. Je me souviens de leurs potes d'Occident qui devaient déjà se préparer au choc des civilisations. Je vois que l'air du temps leur donne raison. Amère raison ! Où sont les fous qui nous redonneraient vie ?

"Dépolitisés, atomisés, acquis à la valeur monétaire -négation de toutes les valeurs -, au sport, à l'individualisme, à la culture d'experts...C'est ce que nous avons eu de meilleur que nous sommes en passe de perdre : nos âmes citoyennes, la générosité dont notre histoire n'est pas tout à fait exempte, l'identité très particulière que nous tenons de l'aptitude à abdiquer, parfois, notre particularité pour nous vouloir simplement hommes, libres, égaux et rien d'autre et, dans cette simplicité joyeusement consentie, nous tourner vers l'humanité. [...] On ne peut croire que ceux qui vont et passent, avec le souci du matin, la fatigue du soir, les phrases nulles et irritantes qu'ils se disent dans leur portable, soient tombés tout à fait dans l'oubli d'eux-mêmes, du passé, de leur propre possibilité" Pierre Bergougnioux dans le Monde des livres du 29 février 2008.

Je ne sais pas si je cite ici les meilleurs passages de cette tribune où l'auteur, sous le titre "Nous, les sexagénaires aux quarante printemps", se montre "effaré" du démenti que l'époque présente inflige à nos espérances d'alors, qui n'étaient pas toutes des sottises n'en déplaise à certains.
Oui il y eut, par delà les liturgies communistes, mao, trotsko, lenino et tout leur tremblement ou les exploits anarcho-situationnistes, quelque chose de sacré, dont on ne se remet pas quand on voit ce qu'on voit 40 ans après.

De ce quelque chose, qui est, comme le dit Bergougnioux, valoir plus et mieux que soi-même, il est difficile de rendre compte. Mais c'est cela qui fait qu'aucun des ex-leaders du mouvement ne peut prétendre en être l'incarnation. Nous étions dépassés par l'Histoire. Le "rouquin" ne peut se prévaloir de rien, il ne l'a pas fait exprès. Il s'est trouvé là, autre que lui. La vie, ensuite l'a rendu à son destin personnel, comme nous autres, ni plus ni moins. Certains en ont souffert, lui pas on dirait.

Scodex

Condamner une chose est encore se définir par rapport à elle. Il me semble qu'il serait grand temps de tourner la page de Mai 68. A titre personnel, il me paraît plus intéressant et judicieux de se confronter aux défis d'aujourd'hui que de se perdre dans l'exégèse ininterrompue d'un évènement propre à un époque révolue.

Trésor de bienfaits

Bergounioux et non -gnioux comme je l'ai écrit.

Trésor de bienfaits

Mais, Scodex, on ne tourne pas une page d'histoire à volonté. C'est comme la langue qui ne se modifie pas par décret. Le changement, le tournant, ça se fait quand et comme ça peut.

Passant

Devenir parent, bourgeois, propriétaire, capitaliste, consommateur, angoissé, politisé n'est pas une fatalité.

Il est toujours possible de faire le choix de la liberté, quoi qu'en disent ceux, innombrables, qui auront été arrachés à la boue par l'école pour mieux y re-sombrer pour être respectable.

Erick

Et tout ça pour arriver à la "Déclaration de Principes" ...

Pierre Bergougnioux

Intégrale du texte de Bergougnioux

http://www.michel-bellin.fr/bellin/blog-officiel-michel-bellin/index.php/2008/03/05/332-nous-les-sexagenaires-aux-40-printemps

flamant rose

Décidément les soixante-huitards n'aiment pas que l'on critique les 3 semaines de bonheur qu'ils ont vécues. En mai 68 tous les jeunes n'étaient pas dans la rue loin s'en faut. L'avis de Pierre Bergounioux est un avis comme tant d'autres et je ne vois pas pourquoi il ferait autorité.

En fait à cette époque on a eu à faire à des étudiants qui contestaient à la fois l'université et l'autorité. Mais ce que l'on ne dit pas c'est que pour la première fois ils avaient peur. En effet le nombre d'étudiants a explosé en quelques années, c'était l'effet du baby boom et l'étudiant moyen a pour la première fois tremblé face à l'échec car le système universitaire entraînait l'élimination de ceux qui ne suivaient pas. Une partie d'entre eux a donc contesté l'autorité des professeurs. Cela s'est matérialisé par le fameux slogan "il est interdit d'interdire". On nous disait que l'imagination était au pouvoir. Ce mouvement était officiellement mené par Alain Geismar, Jacques Sauvageot , Daniel Cohn-Bendit . En fait tout çà était dirigé par 2 hommes, 2 anciens normaliens JP Sartre et PM Foucault. Il faut savoir que PMF était un grand malade qui avait fait 2 tentatives de suicides et vivait en dépression permanente. Pour ces hommes la discipline ne devait et ne pouvait être représentée que par la liberté. Alors on s'est mis en ce mois de mai à refuser tout héritage quel qu'il soit et d'où qu'il vienne et y compris l'héritage culturel. Les meneurs sous l'impulsion de JPS et PMF inventèrent un nouvel art de vivre avec des mots et des phrases toutes faites, nous étions jeunes, spontanés, nous devions être libres, à l'écoute de ce qui nous faisait plaisir et rien ne devait nous l'interdire, pas d'entrave. En revanche l'autorité, le pouvoir, la morale toute ces contraintes qui nous enchaînaient comme des galériens devaient être rejetées. Et vive la liberté.

Finalement tout devait aller à la poubelle :La politique, la morale, la religion, la famille etc….on devait s'auto gérer. Aujourd'hui ces gens là sont chefs de parti, à la tête d'entreprises, patrons de presse, bien installés sur le plan social. On a eu à faire à une bande de doux rêveurs aujourd'hui ringardisés mais qui se veulent modernes. De plus ils ont l'outrecuidance d'être scandalisés si on critique leur mouvement.

Mai 68 n'a pas été une révolution, C'est au contraire de nos jours que l'on devrait se soulever contre les interdits que cette bande d'illuminés nous a imposés, ces interdits dissimulés sous une chape de plomb que personne n'ose enlever et qui fait que nous vivons dans un pays paralysé.

Si je me souviens bien, la nuit des barricades c'était le 10 mai, l'élection de Mitterrand c'était le 10 mai, ça se fête. Allez champagne.

Ozenfant

Les enfants de Mai sont morts ?
Une violente explosion à secoué le quartier de la rue de Solferino, ce matin à 10 h 54, l’attentat contre la direction du PS aurait fait des victimes. http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/une-violente-ex.html

matéo

6 ans en 68, je suis comme Noop, j’ai compris « après ». Je ne peux que reconnaître à mes aînés qu’ils ont probablement bien fait d’ouvrir la fenêtre de la société française d’alors empesée, même si à l’aune de la résistance à l’occupant au début des années 40, la chose soixantehuitarde fut l’affaire de peu de monde. En tous cas, sûrement pas « la masse en mouvement » qu’on se représente ou s’imagine à en entendre certains. Sortie de Paris, et de quelques agglomérations, de Brest à Antibes en passant par Calais et Mulhouse, ce ne fut pas non plus le rush "révolutionnaire". Comme à d'autres moments, la majorité fut silencieuse et fort sage.

Des héritages de 68, il y en a visiblement de bons autant que de mauvais, difficile de déterminer si le solde est positif ou négatif, disons qu’il doit être globalement positif. Comme Scodex, j’aurais tendance à regarder dans le pare-brise plutôt que dans le rétro-viseur. Je peux très bien imaginer que dans une société figée (tiens, tiens), des gens de plus ou moins vingt ans alors, et bien d’autres, aient eu l’envie de faire exploser les interdits, de là à faire la promotion du communisme de Mao, ou de l’anarchie quelque chose de souhaitable, peut-être pas.

Ce qui est amusant depuis 68 (donc), est que celles et ceux qui ont participé à la casse des codes sociaux d’alors ont développé et continuent d’entretenir un folklore "d’anciens combattants", avec ses figures héroïques, sa troupe étudiante déclinées en compagnies sorbonnardes, nanterriennes et j’en passe, ses brigades d’ouvriers « conscientisés », ses penseurs et théoriciens, ses porte-drapeaux et même ses porte-flingues. Pour des gens qui fustigeaient le gaullisme (« les trouducs »), faisaient la nique à la société des anciens, à ses codes, et globalement à « la tradition », il y a là quelque chose d’amusant, on n’ira pas plus loin.

On sent d’ailleurs en ces moments de grand- messes commémoratives que, fort d’un pouvoir d’achat en berne (et non, le « trouduc » actuel n’a pas décrété l’augmentation de 10 % de tous les bas salaires, colbertiste sûrement mais quand même pas Secrétaire Général du Soviet Supreme !), d’une réduction des effectifs de profs, et pourquoi pas de l’espionnage barbouzard du sieur Besancenot, il y aurait comme un frémissement où la société française, toute aussi figée dans un autre genre, serait prête à rejouer la partition. Les ponts du joli mois de mai, propices à la glande, si ce n’est le viaduc de la présente période, galvanisant l’envie de ne plus se lever pour aller au taf, de réclamer son du au taulier, de ne pas vouloir travailler plus longtemps, sûrement pas après 60 ans.

Sinon, pour une fois bien d’accord avec Dédé, pour dire que des parents, de tous bords, de toutes catégories, s’occupent parfois mal de leur progéniture, et qu’il y en aura toujours, comme il y aura toujours des pauvres et des riches, des gens qui veulent bosser et d’autres que ça emmerde, des râleurs patentés et des admirateurs inconditionnels du pouvoir. Je dirai simplement, dans un élan révolutionnaire dont je ne suis pourtant pas coutumier, que ce n’est pas parce qu’il y en a toujours eu qu’il ne faut pas tenter qu’il n’y en ait plus à l’avenir. Espérons donc que les prochains « manifesteurs », y compris l’espionné Besancenot, n’oublieront pas la leçon de Virginie, et sauront parler aussi d’amour, de poésie, et de la vie avec leurs enfants. Y'a pas que la dictature du prolétariat dans la vie, Olivier !!

En attendant, on attend avec joie les défilés des "anciens" du Boul’mich qui ne manqueront pas les festivités de mai 2008; mes enfants verront probablement d'ici quelques décennies le dernier soixantehuitard porté en terre comme récemment le dernier poilu ; les autres iront au taf, sans enthousiasme particulier, c’est sûr !

Karl Marx

Mai 68: beaucoup de choses sont dites, je ne vais pas y revenir.
Mais nos commémorations sont sélectives. Qui parle des 160 ans de la révolution de 1848? Juin arrive et cet anniversaire ne sera pas fêté.
Elle nous a pourtant donné, outre l'abolition de l'esclavage, le droit opposable au travail,au logement (déjà), de très grandes libertés, et notamment d'expression. La période était difficile: un pouvoir adepte officiellement de l"ouverture" aux républicains, mais un gouvernement très conservateur, répressif, et des capitaines d'industrie très libéraux et chouchoutés par le pouvoir, une situation économique difficile en pleine transition industrielle, avec de nombreux exclus.
Sans faire trop de parallèles anachroniques avec aujourd'hui, ces évènements importants dans notre histoire sont tus, méconnus du grand public, censurés? Qui a une explication?

Trésor de bienfaits

Karl,
Il y a au moins une raison au relatif oubli de 1848 : le massacre du mois de juin où l'on vit la "classe moyenne", qui avait participé aux émeutes de février, prendre peur et rallier le camp conservateur contre le "peuple" à nouveau soulevé, un peu comme si aujourd'hui comme si la gauche petite- bourgeoise faisait tirer sut les miséreux : immense traumatisme, culpabilité indicible.

Mon explication rapide est forcément simpliste. Un historien vous en dirait plus. Je recommande pour ma part la lecture de l'Education sentimentale de Flaubert très éclairante sur cette période.

DD

Bon, je ne peux pas m'empêcher de refaire un passage ici.

Simplement pour signaler à Matéo que DD n'est pas Dédé. Bien que 68tard, j'ai reçu et transmis une éducation qui proscrit la familiarité. Ce n'est pas moi qui lui dirais "kasstoipauvkon".

Je me bornerai donc à lui dire que nous n'avons pas gardé les "ressources humaines" ensemble.

Annick

Franck Boizard
Vous ne situez pas la période de votre vie qui correspond à cette période, aussi il est difficile de vous comprendre, et je vous trouve un peu sévère envers ces 'écervelés immatures de 20 ans' car si vous dites que l'éducation est une victime de Mai 68, je ne sais pas ce que vous avez connu de l'éducation pré-68, je pense qu'elle ne valait pas mieux et que nous y avons gagné. Simplement une fois que tout était par terre, il a fallu chercher un peu. Françoise Dolto créa vers les années 80 des 'maisons vertes' pour accueillir des parents et leurs jeunes enfants, la parole de Dolto n'est pas à prendre à la lettre, mais c'est la preuve que de nombreux parents cherchaient d'autres voies à trouver entre l'autorité et le laxisme.

Vous semblez aussi réduire les 'évolutions positives' à la loi Neuwirth. Dans la vie familiale, la reconnaissance de l'union libre et des enfants nés de parents non mariés en sont aussi d'autres, non négligeables.
On parle beaucoup de la libération de la femme, on oublie de dire que le désir d'enfant s'est trouvé aussi libéré de la contrainte du mariage.

Trésor de bienfaits

On en oublie, on en oublie, tout est simple de si loin.
On oublie aussi de dire que les années Pompidou ont fait tomber illico sur mai 68 une chape de plomb et une bonne dose d'hypocrisie (cf l'affaire Gabrielle Russier par exemple mais pas que).

Annick

@Tdb
Je ne connaissais pas cette histoire de G. Russier, enseignante amoureuse de son élève, qu'elle fût tue ne m'étonne pas vraiment, si une pratique était pesante à cette époque, c'était bien de taire les choses. Mais l'Internet a bonne mémoire (et même beaucoup trop!)
Aujourd'hui au contraire, on déballe, on déballe, à l'excès ... A croire qu'on ne sait que passer d'un excès à un autre.

JD

http://www.pauljorion.com/blog/?p=320

Les gens honnêtes liront. Les autres...

JD

http://www.chateaubriant.org/histoire/texte-mai-68.pdf

Autre lien sur Mai 68. Mais que les voyeurs soient prévenus : on n'y parle ni des étudiants, ni des vedettes ex-sorbonnardes auto-proclamées, ni de Paris.

Par ailleurs, moi aussi je hais "les jolis pont du mois de mai". J'ai demandé aux gens qui vivent du tourisme, glandeurs bien connus, de manifester avec moi. C'est bizarre, ils ont bien voulu, mais contre moi, et en me lançant des gros pavés libéraux sur la tête.

Karl Marx

@ Trésor:
C'est effectivement votre sentiment sur ces évènements. Mais ma question est plus large, et je trouve curieux qu'on ne parle pas de 1848 et de la richesse de ses évènements, puis des diverses révoltes ou révolutions dans plusieurs pays d'Europe. Mai 68 aussi est controversé, mais on en parle...beaucoup.

jjd

68 pour moi - né en 45 - c'est joyeux
c'est du théâtre de Brecht et de Tchékov
dans les usines occupées
c'est ni Marx ni Mao ni de Gaulle
ni la société bloquée
où l'absence de liberté d'informer
et des droits élémentaires des femmes
étaient flagrantes
et 68 - n'en déplaise à tous les fils et filles de cette époque -
ce sont surtout mes et nos filles
- mais qui sont nées
14 et 18 ans après -
dont je n'ai pas raté un jour de leur vie
et qui n'ont jamais pensé une seconde
que leur papa était un vulgaire
soixanthuitard - un mot que j'abhorre!-

et pour l'ÉTHIQUE
c'est celui que ces cons de maoïstes
et autres attardés idéologiques
de 69 à Nanterre
traitaient de clown
et chassèrent de l'institution
qui m'en donne la formule

ÉTHIQUE

VISÉE DE LA VIE BONNE
AVEC ET POUR LES AUTRES
DANS DES INSTITUTIONS JUSTES

c'était le doyen élu par ses pairs
il s'appelait
Paul Ricoeur


Annick

Merci, JD d'avoir mis en ligne ce texte pour les gens 'honnêtes' dont je suis bien sûr, mais surtout pour les courageux car le texte est assez long. Il faut le lire en entier pour comprendre qui sont selon l'auteur les vainqueurs et les vaincus, quelques lignes méritent d'être extraites ici, qui reflètent assez bien l'esprit de 68 et post-68, un esprit pas toujours assumé, mais qui méritait de survivre, plus que l'esprit de 'consensus mou' qui lui succéda :

"Nous voulions le nouvel homme, mais ce que nous avons vu, c’est ce dépouillement, cette mise à nu, la destitution des moyens de la défense sociale. Mais quoique on en ait dit après, notre idéal n’était pas celui-là, nos expériences de vie et nos attaques ne visaient pas le triomphe de l’individu absolu, le règne des intérêts cyniques et des impulsions d’enrichissement et d’oppression, la victoire des pulsions brutes ; nous ne voulions pas le triomphe de l’individu,
Nous ne voulions pas la victoire de l’individu neuf et brutal, la brute néo-libérale toujours à l’affût des occasions de duper son prochain en lui faisant croire que c’est pour lui faire toujours plus plaisir qu’on le trompe. Non, nous ne voulions pas le triomphe de l’égoïsme pur, celui de l’argent, du pouvoir, de la visibilité. Nous voulions comme tous les révolutionnaires changer l’homme, et pour le changer, reconstruire la grande maison humaine. Ce qui supposait cet effondrement des vieux murs, cet écroulement des anciens cadres qui supportaient le vieil homme, dont nous voulions changer la vie, en prenant le risque de théoriser l’animal sans freins, sans loi ni morale. Mais ce n’était point le but, c’était le moyen qui ainsi s’absolutisait chez certains."
[...]
"Quelle est donc cette expérience active et continuée qui définit le mieux ce qu’aura été le sens de notre génération sinon le refus obstiné de passer du côté de ceux qui dominent par les moyens communs, ordinaires et, la plupart du temps, bornés du pouvoir, c’est-à-dire par l’argent, la hiérarchie et la notoriété ? 68, c’est le nom du refus de cette jouissance du pouvoir au nom de joies plus sublimes et plus denses. Ce n’est pas que nous ayons fait voeu de renoncer aux biens terrestres, au contraire, c’est plutôt que par leur médiocrité, ces petites jouissances nous ont semblé ne pas mériter autre chose que le plus grand mépris. Mais est-ce même toujours cette disposition au mépris des aspirants à la visibilité, à la fortune, au commandement qui nous a fait refuser les carrières et les accumulations ?"
[...]
"Mais plus que tout, ce dont, de la façon la plus vitale, nous avons fait l’expérience aura été une vie qui sans détester le plaisir a tenté d’échapper aux formes les plus détestables de « plaisirs » de consommation qu’offre une société organisée comme celle qui nous a été imposée. "
[...]
"La question n’a pas été tant d’acquérir une position que de tenir une position, ou plus exactement le problème qui fut le nôtre a consisté à acquérir une certaine position professionnelle et sociale qui fût en même temps une certaine position dotée de sens moral et politique sur le terrain de la lutte générale. Ceux qui dans la plupart des occasions où il leur fut donné de prendre position, de choisir leur camp, de partager un combat, ont choisi l’opposition à ceux qui exerçaient un pouvoir de façon abusive, mensongère, exclusive, despotique, ou qui l’exerçaient de sorte à ce que cela renforce les situations d’oppression et d’inégalité "
[...]
"Quelles que furent par conséquent nos occupations, quels que furent les domaines de nos expériences et de nos fonctions, nous avons eu pour commune fidélité le refus de l’exercice oppressif du pouvoir. On dira sans doute, et l’on n’aura pas tout à fait tort, que cette ligne de conduite donna aux pires l’occasion de gagner les postes les plus propices à l’emploi de leurs volontés de pouvoir, de leurs pulsions d’emprise, de leurs petites ou grandes perversions. "
[...]
"Car 68 ne veut rien dire d’autre qu’une autre vie est possible. 68 veut dire l’inacceptable de cette vie-ci, ce qu’il faut refuser dans cette vie maintenant et ici, ce qui est intolérable. "

coco

Bonjour eric Dupin! Je suis contente d'être tombée sur votre blog par hasard (je vos lis régulièrement dans Enjeux-Les Echos).

Ce article et les réactions sont vraiment très très intéressants.

Ma réaction est plus modeste : trentenaire de base, je n'arrive pas à m'intéresser aux gesticulations de journaleux parisiens au sujet de mai 68. Je viens pourtant d'un milieu assez intello.

Ce message ets donc un petit contrepoint générationnel.

J'ai l'impression que la commémoration de mai 68 est un grand baroud narcissique et nostalgique qui intéresse surtout quelques cercles bien délimités, et que c'est tout. En tout cas il y a un décalage énorme entre tout le foin que la presse en fait et ce que les gens de mon âge (en tout cas, ceux que je fréquente), ressentent.

Je ne pense pas que ce soit fortuit. Peut-être que nous sommes mal informés et vaincus, lessivés par la méchante propagande capitaliste. Peut-être, plus prosaïquement, que nous regardons ce mouvement comme une giga boum de jeunes qui avaient envie de s'amuser. Nous avons connu ces envies dans notre jeunesse (encore toute récente pour certains), nous ne voyons rien de bien extraordinaire dans le fait de se réunir entre jeunes bavards, pour draguer, se mousser l'égo, tâter du flic (faut bien s'encanailler! ça éduque!), etc.

Une espèce de boum qui intéresse les principaux concernés, mais pas vraiment leurs enfants (ils ont eu une jeunesse? sans blague! Quelle aventure!).

Quant à la révolution des moeurs, faut-il rappeler qu'elle a démarré bien plus tôt? Que ni Neuwirth ni Weil n'étaient de grands soixante-huitards? (de toutes façons les débuts de l'émancipation féminine sont nettement antérieurs à mai 68... Mouvement par certains aspects, d'ailleurs, assez macho : combien de femmes oratrices là-dedans?).

Scodex

Trésor de bienfaits, avec quelque retard je réponds à votre interpellation. En fait, je n'évoquais pas dans ma précédente intervention une quelconque décision arbitraire de tourner artificiellement la page d'un monde qui ne serait pas encore achevé. De clore l'époque précédente, le temps (quarante ans, c'est important : il y a plus long entre Mai 68 et aujourd'hui qu'entre la Libération et Mai 68) et l'action des hommes s'en sont déjà chargés. Je préconisais seulement de s'occuper plus d'aujourd'hui et de demain que d'une péripétie d'hier.

Scodex

Trésor de bienfaits, avec quelque retard je réponds à votre interpellation. En fait, je n'évoquais pas dans ma précédente intervention une quelconque décision arbitraire de tourner artificiellement la page d'un monde qui ne serait pas encore achevé. De clore l'époque précédente, le temps (quarante ans, c'est important : il y a plus long entre Mai 68 et aujourd'hui qu'entre la Libération et Mai 68) et l'action des hommes s'en sont déjà chargés. Je préconisais seulement de s'occuper plus d'aujourd'hui et de demain que d'une péripétie d'hier.

Loïc

Ah ! Mai 68 !
Moi, qui aie 26 ans, je peux difficilement en parler...
Mais, je pense que si on en fait beaucoup sur les commémorations des 40 ans, c'est aussi que 40 ans, ça représente précisément une vie d'adulte en France : les jeunes étudiants soixante-huitards sont à l'aube de la retraite, et d'une certaine manière on peut faire le bilan de leurs vies...

Que Mai 68 ait permis d'accélerer certaines évolutions sociétales importantes : sur le droit des femmes, sur le statut des enfants hors mariage, etc..., je n'en doute pas...
Même si on peut se poser la question de savoir quelle est la part respective d'une évolution naturelle réformatrice (effectivement un peu anesthésiée par la présidence Pompidou, et un peu relancée par la présidence Giscard d'Estaing) et d'un coup de semonce révolutionnaire (limité à une partie de la France, comme cela a até dit) dans les causes de ces réformes sociétales essentielles...

Je pense que ce qui fait que d'autres générations peuvent avoir une certaine amertume par rapport aux soixante-huitards (et baby-boomers), c'est qu'on a l'impression qu'ils ont eu une fenêtre conjoncturelle chanceuses par rapport à eux : les soixante-huitards, c'est ceux qui ont grandi dans les Trente Glorieuses, dans des familles où le confort augmentait, qui ont ensuite fait une crise d'adolescence pour se libérer de certains carcans de cette vis standardisée, sans mettre en péril leurs études, et qui ont ensuite pu évoluer selon leurs trajectoires respectives dans un monde du travail sans grande menace du chômage et dans un monde de l'amour sans grande menace du sida jusqu'à 40 ans... Ensuite, certains se sont bien installés (d'autres non j'en conviens)... Et, maintenant, ils partent en retraite vers 60 ans, juste avant que la durée de cotisation doive augmenter...

Sinon, ce que dit Karl Marx sur 1848 est très intéressant : on a entendu parler vaguement du congrés de Vienne, des rois de la Restauration (Philippe Auguste, etc...), la Révolution Industrielle, "la Commune", de Lamartine, de Napoléon III, de la guerre de 1870, mais force est de constater que toute cette période entre Napoléon Bonaparte et la guerre de 14-18 est souvent laissée de côté aussi bien par les programmes scolaires (c'est à la limite de deux années) que par la sphére médiatique...Bien sûr, on peut se référer aux grand écrivains du 19émé siècle : Hugo, Zola, Balzac, Stendhal, Flaubert, mais une vraie analyse historique profonde en plus serait salutaire....

Bien sûr le face-à-face inévitable entre les grands empires européens et l’émergence du communisme, qui font une grande partie de l’histoire du début du 20émé siècle puisent leurs sources dans le 19éme siècle : achèvement du partage du monde en empires coloniaux, question de l’Alsace-Moselle, Karl Marx et son concept de lutte des classes.

Trésor de bienfaits

Scodex,
Je prends acte, avec retard moi aussi, de vos précisions. Je crois que je comprends ce que vous voulez dire, de même que l'amertume de la génération de Loïc. A chacun son tour de refuser de se laisser enfermer, voire duper par l'histoire des parents ou des grands-parents. Reste qu'on ne sait jamais, quand bien même on souhaite se construire un présent et un avenir bien à soi, quand un événement du passé a fini de produire ses effets positifs ou négatifs dans le tissu même du présent.

Karl Marx,
Ne réduisez pas - sur un ton que j'ai pu trouver un peu méprisant- ma réponse sur les événements de 1848 à une simple réaction personnelle sans lien étroit avec votre interrogation. Je n'ai fait que résumer à l'extrême les conclusions de plusieurs études sur la question, et de l'une d'entre elles en particulier : _Le Spleen contre l'oubli juin 48_ de Dolf Oehler. Sur la quatrième de couverture vous liriez par exemple ceci qui m'a paru être une réponse à votre commentaire : "Les massacres de juin 48 qui ont mis fin à l'insurrection parisienne -"péché originel de la bourgeoisie" selon Jean-Paul Sartre - constituent un refoulé de l'Europe moderne".
Relisez dans cette optique mon post précédent et vous aurez un commencement d'explication de l'occultation relative de ces événements qui vous intrigue tant.

Libre à vous cependant d'estimer que mes lectures sont à la mesure de ma débilité.

winrik

MAI 68 et aprés...

Je serais curieux de savoir qui sont les "commanditaires" de cette soit-disante célébration!!!On ne peut pas dire que les livres ou autres s'arrachent vraiment des mains(?).En 68 j'avais 20 ans et découvrais pour la première fois, en candide, ce monde "politique" et "syndicalo-marxiste"...Mais je découvrais surtout l'information et les médias et les manipulations médiatiques ! 1968 a été une duperie pour le monde du travail et les ouvriers et aujourd'hui ils en paient encore les conséquences ! Les ouvriers de chez Renault, rappelons le ne se sont pas associés à ce mouvement d'agitation et gréve qui leur a été volé et capté par une intelligentia bourgeoise de gauche applée aujourd'hui GAUCHISTE . Comme en 1789 mais à un moindre niveau d'enjeu,68 a été le départ de la conquête du pouvoir socialo-communiste .68 a perduré quelques années encore avec la mise en place du "programme commun socialo-marxiste" , programme par ailleurs mis à la poubelle en 1983 avec le remplacement de Pierre Mauroy par le trés courageux homme politique, fonctionnaire bien à l'abri dans les privilèges dorés de la Banque de France et qui plus est, ne s'est jamais présenté à aucune élection politique, je veux parler du trés courageux Jacques DELORS ancien CFTC puis, le vent tournant CFDT !!!.A Lille j'ai été témoin des charges de CRS sur la foule et les nombreux badauds, mais j'ai surtout été témoin de ces agitateurs gauchistes, promoteur de l'idéologie criminelle communiste (communistes troskystes, maoistes,anarcho-révolutionnaires) qui, en première ligne, excitaient les CRS et dés que la charge avait lieu, se défilaient instantanément et laissaient matraquer les pauvres idiots, qui, curieux ou sympathisants, se faisaient "massacrer" comme des veaux à l'abatoire; moi-même j'ai eu la chance et le réflexe de me plaquer contre la vitine du Furet du Nord pour éviter le massacre car les forces de l'ordre ne faisaient pas de quartier... VOILA ! c'était ça ces "valeureux" gauchistes !!!des voyous et non des croisés n'en déplaise; on doit le savoir et j'en fais foi, c'est cela aussi le devoir de mémoire! 1968 a été la prise du pouvoir d'un certain milieu qui n'a rien à voir avec le milieu social ouvrier, des gens qui bossent et qui peinent!NON!(d'ailleurs la gauche dite socialiste est morte et bien morte avec la disparition de la SFIO). Ce sont des bobo-gauchos, les mêmes aujourd'hui,40 ans plus tard,trés souvent des "fils à papa" de la haute et moins haute fonction publique,ce milieu privilégie et"garanti", notamment le milieu Education Nationale (congés 4 à 6 mois+ formation permanente ou absentéïsme organisé et légal le reste du temps d'"activité" ; mais aussi d'autres secteurs,qui aujourd'hui se sont introduits dans le pouvoir notamment et surtout les médias, et vous le savez bien ! mais aussi ailleurs dans les associations et autres ;ils ont fait carrière depuis et se sont embourgeoisés . Aujord'hui ils se posent en penseurs et moralisateurs et posent dans les émissions radiophoniques et télévisuelles. Un symbole ? ce pourait être ce triste sire et véritable parasite social vivant aux frais des contribuables:le député européen Daniel KONBANDIT...à la trogne bien connue mais aussi adepte de la pédophilie que Marine Lepen s'est plue à dénoncer en sa présence dans une émission télévisuelle pendant les présidentielles de 2007 en disant : " Moi mon père ne pas la main à la braguette des petits garçons... je cite de mémoire"(sic!).De là à dire que Nicolas SARKOZY veut s'approprier les médias c'est la plus grosse blague qui puisse exister mais qui avec la démagogie gauchiste pourrait affliger les pauvres ignorants car il y a longtemps que les médias sont "pénétrés" des gauchistes et pas des moindres...Il y a trop longtemps que l'on abuse de l'honnêteté des électeurs et le citoyens affranchis devraient apprendre à savoir utilser un vrai BULLETIN de VOTE.68 c'est quoi : individualisme, libéralisme excessif, renversement des valeurs, homosexualité, lesbienisme et mères criminelles, avortement, eugénisme,drogue, décadence intellectuelle avec le BAC donné à plus de 80%, fainéantisme et assistanat(social & financier), consommation délirante etc...Le seul point positif : l'occasion de remettre en cause l'ordre moral mais qui a produit malheureusement l'excés inverse comme décrit ci-dessus.68 a té une occasion manquée et détournée par des profiteurs les mêmes que l'on retrouve dans le midi avec la NOMENKLATURA COMMUNISTE qui blanchit son argent dans les placements immobiliers et autres aprés avoir massacré des millions d'innocents pour le "bonheur du peuple".

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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