Attaque royaliste
Sa détermination actuelle est à la mesure de ses hésitations passées. Ségolène Royal veut désormais s'emparer du PS. Elle a compris que le contrôle du parti lui était indispensable pour conduire les socialistes "vers d'autres victoires", selon son expression fameuse du soir de la défaite présidentielle. Fourbissant ses armes, l'ancienne candidate entend bien devenir la future première secrétaire.
Cette reconnaissance du rôle stratégique du parti - qu'on ne peut aussi facilement contourner par l'opinion qu'elle l'a longtemps espéré - ne signifie cependant pas que Royal a changé sa manière de faire de la politique. Le but de son entreprise est moins de prendre la tête d'un parti centenaire que d'en transformer radicalement la nature.
Pour sa première étape de conquête de la rue de Solférino, la présidente de Poitou-Charentes reste fidèle aux rites de la "démocratie participative". Elle se lance dans la bataille interne avec un texte supposé recueillir l'avis des militants et sympathisants socialistes. La méthode éprouvée permet d'afficher son ouverture d'esprit et sa capacité d'écoute tout en se préservant du risque d'assumer des positions tranchées. L'ancienne candidat navigue, avec plus ou moins de brio, au coeur des contradictions de la gauche. "Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme", affirme-t-elle, par exemple, avant de demander ingénument quelles "nouvelles règles" pourraient organiser ce protectionnisme sans protectionnisme...
Ce n'est pas sur des idées claires que les royalistes entendent gagner le prochain congrès. Ils comptent plutôt sur l'aspiration au changement, vive au terme de l'émolliente ère Hollande. La vérité de leur démarche est exprimée sans fard par Gaëtan Gorce, l'un des soutiens les plus réfléchis de Royal, dans une lettre aux dirigeants socialistes. Ce "rénovateur" convaincu fait du changement du "fonctionnement" du parti un "préalable" à sa renaissance. Il prône courageusement une présidentialisation du PS: le premier secrétaire serait élu avant le congrès indépendamment d'un texte politique; les courants disparaitraient au profit d'une "vaste consultation" de la base qui serait arbitrée on ne sait trop comment (ou plutôt si). Tout cela s'inspire à la fois des moeurs contestables de la Vème République - au moment même où il est question d'y remédier - et des pratiques encore plus douteuses du "centralisme démocratique" de culture communiste.
Le "reconstructeur" Jean-Christophe Cambadélis a donné la réplique à Gorce en pointant tous les dangers d'un tel changement de nature du PS. Sur le fond, ces deux dirigeants sont assez proches, partisans avoués d'une mue social-démocrate du parti. Mais leur désaccord est patent en matière de pratique politique. Alors que le premier tend la main à Bertrand Delanoë et que le second appuie Ségolène Royal, c'est bien la conception même du rôle d'un parti qui devrait cristalliser le débat entre les deux camps qui se dessinent.
On se permet ici de qualifier de "royalistes" les partisans de l'ancienne candidate même si cette dernière avait elle-même conseillé - avec succès - aux journalistes de parler de "ségolistes". Non seulement ce terme respecte le patronyme de l'intéressée, mais sa connotation n'est pas tout à fait étrangère à son projet. Ne s'agit-il pas de convertir le Parti socialiste à une sorte de monarchie participative ?

Eric Dupin a toujours été "sans concession" avec madame Royal, que cet article je le trouve finalement le plus mésuré...
Ce qui n'enlève rien au plaisir que j'ai à vous lire régulièrement...
Bonne continuation !
Rédigé par: Jean-Luc | le 07 avril 2008 à 12h09
Toujours les questions de personnes... La vraie politique, c'est pas ça : c'est par exemple les 7 milliards d'euros de coupe dans les services publics, alors que la France donne chaque année 65 milliards d’euros de cadeaux fiscaux au patronat.
Rédigé par: Actu Politique | le 07 avril 2008 à 12h25
Ségolène Royal n'a aucun intérêt, on s'en est lassé. C'est ni plus ni moins qu'une adepte des "coups" médiatiques, comme Sarkozy.
Dans le fond, rien d'intéressant, toujours cette même politique libérale postnationale à la sauce européenne, comme l'UMP
Rédigé par: Alex | le 07 avril 2008 à 12h39
Moi, ce qui m'étonne, c'est qqun qui vient de se présenter à une présidentielle il y un an, avec un très fameux pacte, se retrouve un an après à n'avoir que des questions générales et ambigues à poser aux gens.
Si seulement elle proposait aux gens d'argumenter sur des propositions. Non, même pas. Des questions, très très générales, et là encore, on va se retrouver avec un mélange d'avis contraires, de bonnes intentions, rien de très technique, bcp de slogans pour plaire aux médias. J'en ai bien peur.
J'ai l'impression qu'on est en train de refaire les mêmes erreurs. Bien dommage de ne pas savoir apprendre d'une défaite !
Rédigé par: Nicolas | le 07 avril 2008 à 14h03
@ Alex (12h39)
Elle est d'autant plus sans intérêt que le succès de ton blog a été principalement construit sur sa personne - que chacun a le droit ou pas d'aimer - et qui remonte depuis le début de la présidentielle...
Ce qui est souvent curieux, c'est que le gens qui passent leur à faire état de leur lassitude d'un "sujet" sont souvent le même qui ne manquent jamais de le commenter ou d'en faire état, en permanence. Incapables qu'ils sont, en réalité, de s'en passer...
Je prends pour exemple patent un certain ÉLIE ARIÉ - qui passera certainement par ici aussi - qui s'est rendu célèbre (du moins le pense-t-il) en se faisant le petit détracteur du "Ségolènisme" sur le web, mais passe la quasi-totalité de son sur tout ce que la "Ségosphère" compte de blogs et forums. Qu'un site de soutien à Royal est crée et aussitôt vous l'y retrouver, qui poste des dizaines de commentaires.
L'homme se présente comme un "Chevènementiste". Mais vous ne le trouverait jamais sur le site de son maître. Preuve en est qu'on est souvent attiré vers le "sujet" que l'on a envie de contester...
De la même façon la fin du "sujet" Sarkozy rendrait aujourd'hui malheureux bien de ses détracteurs sur internet... Ceux qui ont bâti leur succès web en tapant sur lui. C'est ainsi !
Rédigé par: Jean-Luc | le 07 avril 2008 à 14h17
Je ne sais pas comment ils vont tous s' en sortir, mais il est grand temps que le PS se remette en ordre.
La critique systématique venant de tous les "courants" tout en faisant montre d' une amnésie rare et, en guise de programme, les captivants débats sur un Secrétaire candidat ou pas, lequel parmi les 40 postulants, élu avant ou aprés le Congrés avec ou sans idées, le Congrés avec ou sans courants et comment et le candidat désigné tout de suite ou un an avant les élections, plus à nouveau la farce participative ... Ouf !
Tout ça finit par saouler tout le monde ou presque et enfonce chaque jour davantage le PS.
C' est un lieu devenu commun de dire qu' une majorité a besoin d' une opposition sérieuse faisant preuve de ... rigueur. Les zozoteries actuelles ne rendent service à personne.
Rédigé par: Erick | le 07 avril 2008 à 15h15
je ne suis pas sûr que devenir toute de suite Prem sec du PS serve Royal, être en première ligne c'est aussi s'exposer de plus en plus...
Rédigé par: tefy | le 07 avril 2008 à 15h38
Sego Sarko, c'est du kif-kif. Une soif de pouvoir: on commence par prendre la tête du parti par des méthodes plus proches du putch que de la démocratie et ensuite la politique du dictateur. Ta méthode Royal on l'a essayée et tu nous a failli. Tes méthodes réac sont démodées, tout comme ta vision de chef.
Merci Sego, laisse ton ego, donne une chance au PS, retire toi
Rédigé par: guillaume | le 07 avril 2008 à 17h22
Certains propos de l'article sont très justes. Mais il est normal que ce que propose SR puisse trouver un écho chez une partie des sympathisants de Gauche. Lors de la campagne présidentielle, tout le monde à l'UMP n'était pas aligné à 100% derrière Sarkozy. Certains n'aimaient pas beaucoup son "Ministère de l'Identité Nationale". Mais Nicolas Sarkozy a su faire taire les voix discordantes et l'UMP a su donner une image d'union de façade. Il est aussi normal que certains aient envie d'importer à Gauche des méthodes qui certes servaient une ambition personnelle mais ont au moins permis à un Chef de rénover la Droite. Il est compréhensible que la véritable machine de guerre électorale mise en place par Sarkozy en 2007 fascine. Il est enfin compréhensible que le succès de sa méthode -se mettre en campagne présidentielle le plus tôt possible- fascine, parce qu'elle tenait compte de l'accélération du temps politique du quinquennat.
Qui plus est, bien des non connaisseurs des stratégies internes du PS considèrent le système des courants comme de simples écuries à présidentiables plus que comme véritablement porteurs d'idées -Fabius vire à Gauche toute, les Fabiusiens historiques font pareil-. Ils voient également le PS comme le lieu des synthèses illisibles, le lieu dans lequel on sait ce que chaque Socialiste pense sur un sujet mais pas ce que le parti pense dessus. Le collectif que bien des Socialistes revendiquent en ce moment, ceux-là n'y croient pas à partir du moment où Fabius a voulu jouer personnel sur le TCE. Ils en ont marre qu'à chaque propos pertinent d'un responsable socialiste l'UMP réponde: "Oui, ce que vous dites est juste mais c'est votre opinion et pas celle de votre parti qui n'en a aucune.". Enfin, ils perçoivent le PS national comme déconnecté des aspirations de l'Opinion et incapable de proposer du neuf. Le fameux "c'est pas parce que certains sont pour l'immobilisme qu'ils doivent empêcher les autres d'avancer" sarkozyste semble avoir faire des petits à Gauche: au nom de quoi on nous empêcherait d'avancer sur l'immigration? l'insécurité? l'économie? les 35 Heures? Comme certains en ont marre qu'une partie du partie fasse barrage à tout changement, il est naturel que la technique du passage en force fascine.
Même si l'on peut pointer -très justement- les risques de ce type de solutions comme le fait le billet d'E. Dupin, n'est-il pas compréhensible qu'elles puissent tenter certains? Tout cela ne questionne-t-il pas l'état dans lequel les défenseurs du "vieux PS" ont mis le parti? La fascination pour ce type de solutions n'est-elle pas la conséquence de l'incapacité du PS à mettre à plat les vieux dogmes sans que ça crée de la zizanie, des lamentations sur la peur de la mort du Parti de Blum/Jaurés/Mitterrand et du proçès automatique en droitisation? Plutôt que de jouer la carte défensive, la meilleure riposte de Cambadélis and co serait sans doute de se demander pourquoi la vision du parti qu'ils défendent semble à bout de souffle aux yeux de l'Opinion. Et proposer LEUR rénovation des structures du parti.
Rédigé par: Myer | le 07 avril 2008 à 17h27
Eric Dupin,
Militant à 20 euros, je me doute bien que la ligne de conduite que doit déterminer le PS pour savoit quoi proposer aux Français est la clef de tout !
Nous avons aujourd'hui un partit dont pas un membre influant ne dit la même chose.
Risquant de perdre leur aile gauche s'ils suivent la ligne caviar des éléphants ou risquant de perdre leurs aile droite s'ils suivent la ligne NPS, le PS est pris dans un terrible dilemme:
Faut-il aller vers les bobos (DSK, Delanoë, Aubry), faut-il aller vers les gauchos (Mélanchon, Emmanuellei, Néo-Fabius).
Trente ans que l'absence d'imagination règne dans ce parti qui plane à des année lumières des préoccupations des français.
Ce PS qui ne comprend jamais pourquoi ses leaders se font dégommer aux élections !
Et qui, quand les français votent contre Sarkozy au municipales... sont assez bornés pour croire qu'ils ont été approuvés par les électeurs !
Je maintien que le PS n'a aucune chance de prendre le pouvoir (et surtout de réussir) tant qu'il cherchera à droite ou à gauche.
Sapin essaie de nous entraîner en bas, vers une plus grande pénétration des importations, alors qu'a l'instar de ce que disait Mme Royal en rentrant de son voyage Suédois:
C'est vers le haut, c'est vers la compétitivité de nos entreprise (PME à faire grossir) et la relance des emplois productifs qu'il faut viser, en pénalisant (au maximum de ce que Bruxelles nous autorise), les importations qui plombent notre balance commerciale.
Rédigé par: Ozenfant | le 07 avril 2008 à 18h32
Le pire pour la démocratie c'est la censure : celle violente d'un régime Chinois, celle subtile d'une accumulation incessante d'informations continues sans réflexion ni hiérarchisation , celle sans état d'âme de Ségolène Royal qui utilise la notion si forte de démocratie participative au service de sa carrière politique et dont le site Désirs d'Avenir a fortement pratiqué la censure pendant la campagne présidentielle;je me permets de l'affirmer parce que j'en ai été victime et que sans être moi même un "éléphant " j'ai pour certaines choses de la mémoire.
D'autre part , et cela indépendemment de sa personne , défauts et qualités comme tout le monde, à ce moment si "tendu " de l'histoire humaine , où de nombreux signaux d'alerte clignotent en rouge , ce spectacle politico médiatique ne me fait rire que sur Canal parce qu'il est proprement guignolesque et surréaliste.
Rédigé par: Di Girolamo | le 07 avril 2008 à 20h51
Cette auberge espagnole qu'est devenue le Ps ne peut fasciner personne. Tout le monde veut devenir calife à la place du calife, mais nul n'a le charisme nécessaire pour ce faire.
Et certainement pas Mme Royal, dont une partie de ses amis de Poitou-Charentes sont las. Il n'y a qu'à voir la façon dont elle a traité son premier vice-président, qui ne demandait légalement qu'à prendre la parole pour s'expliquer, alors qu'il était d'accord pour voter le budget de la région bien qu'étant d'un avis contraire, pour s'en convaincre.
Mme Royal est une femme autoritaire sous un beau sourire n'admettant pas la contradiction. Nul doute que le PS, avec elle à sa tête, sombrera corps et âme dans un océan de conflits. Cet autoritarisme est la preuve de sa faiblesse, et masque son incompétence.
Ce n'est pas avec des faibles qu'on va vers la victoire. Et quoi qu'on dise, la France est un pays de droite. La parenthèse Mitterrand ne fut due qu'au charisme de cet homme qui a su rassembler les membres du parti et un électorat voyant en lui un survivant à la De Gaulle.
L'horizon reste sombre malgré l'éclaircie municipale.
Rédigé par: Patrick PIKE | le 07 avril 2008 à 22h24
Que le PS puisse devenir une excroissance de Désirs d'Avenir, rien que d'y penser ça me donne des boutons.
Une affaire comme les possédés de Loudun, pas mieux, si les militants se laissent faire. Et m'est avis qu'il y a trois ou quatre Urbain Grandier cette fois, à défaire par le fer et le feu. Ceci dit il est certain que le premier coupable désigné par le couple Hollande-Royal est Laurent Fabius, ses mérites étant ce qu'ils sont.
Hollande, bientôt libéré de la fonction de rassembleur, vient d'écrire en lettres rouges "vengeance" dans son projet de modification des statuts qui vise à l'extinction des courants, et donc à l'éviction des rebelles.
Quant à Chabichounette qui n'en finit pas de ruminer son humiliation (voir video chez Birenbaum), elle est carrément en transe quand elle se compare aux têtes pensantes du parti : une bande de violeurs, d'exciseurs, de meutriers de femme fragile mais debout et sereine et drôle (revoir video chez Birenbaum). Elle veut leur peau, elle l'aura sinon elle meurt. Il est d'ailleurs intéressant qu'après avoir évoqué ses ennemis du PS elle reprenne le "casse-toi pauv'con" de Sarko, sans qu'on puisse trop savoir, dans l'espèce de confusion mentale qui préside à ses discours, contre qui elle retourne la formule (re-revoir la video chez Birenbaum !).
Ces deux-là se réuniront-ils pour caporaliser le parti ? Le premier, qui a ma connaissance ne s'est pas donné de successeur, croit-il à nouveau pouvoir instrumentaliser la seconde et tirer à la fin les marrons du feu ?
Reste à réussir un coup de force contre les reconstructeurs - en amadouant DSK, Delanoé, Aubry ( on pense pareil pas vrai, les uns et les unes ? ). Je conseille à ces derniers de faire appel à un exorciste.
En ce qui me concerne comme je ne veux pas que les "idées" royalistes me montent au cerveau au point de me rouler sur des tombes, j'ai pris la décision radicale de ne plus voter PS s'il devenait la chose de la sainte patronne.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 08 avril 2008 à 00h43
Ce qui est incroyable avec les gens de Désirs d'Avenir, c'est l'effet qu'à sur eux la manière de faire de leur leader.
Des analyses simplistes, des formules floues, des slogans tous plus creux les uns que les autres, quand ils ne sont pas carrément incompatible avec l'idéologie socialiste.
Et je rejoins tout à fait l'idée de monarchie participative ; la capacité de réflexion réduite au néant de pas mal de royalistes est extrêmement inquiétante, pour des gens qui se disent "de gauche".
Rédigé par: Edmond | le 08 avril 2008 à 09h58
D'après ce sondage :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080407/tpl-sarkozy-gouvernement-sondage-lead-ee974b3.html
la côte de popularité de Royal est à 42%, je trouve que c'est beaucoup (accessoirement, Fillon chute de 7 points et Sarkozy semble se stabiliser à 40), je trouve que c'est beaucoup.
A lire les commentaires sur ce blog, et à observer mon entourage, je me demande vraiment : mais où sont donc les ségoyalistes?!
Leur faible visibilité s'expliquerait-elle par le fait qu'ils sont en fait peu politisés?
Rédigé par: Gatien | le 08 avril 2008 à 11h54
Oh! pardon pour le doublon dans la première phrase.
Rédigé par: Gatien | le 08 avril 2008 à 11h55
SR n'est plus crédible: elle a fait campagne sur un programme auquel, de son propre aveu, elle ne croyait pas ; elle est favorable à une alliance avec FB -à qui elle avait proposé le poste de premier ministre- alors que le MoDem est en train d’exploser; elle n'a pas exigé de référendum sur le traité de Lisbonne en dépit de ses engagements de campagne; elle a reconnu des mérites au rapport Attali auquel plus personne ne se réfère aujourd’hui.
Rédigé par: chatel | le 08 avril 2008 à 12h33
Moi ce qui m'énerve, c'est que Ségolène Royal la joue perso, elle l'a toujours joué perso. Je n'aime pas ce principe de faire un programme en se basant uniquement sur l'intéligence collective. Un leader sait aussi impulser un souffle, un leader sait convaincre et persuader que ses orientations sont les meilleures. J'ai l'impression que Ségolène nous refait le coup des débats pendant les présidentielles. Déjà que cela nétait pas très au top, ça risque d'être bien pire, l'original étant tjs bien meilleure que la copie.
Rédigé par: Timothée | le 08 avril 2008 à 14h22
Ségolène Royale va droit vers une opposition frontale avec les autres ténors de son parti imitant en cela les socialistes en général qui ont la même attitude d'opposition frontale avec la majorité, on vient de le voir avec le dépôt d'une motion de censure dont on ne saisit pas bien le sens.
Je le disais récemment ici même, les socialistes ne disent rien, ne proposent rien, ne pensent rien y compris Ségolène Royale qui n'a d'idées qu'à travers la démocratie participe. C'est cette absence d'idées qui fait que S Royale envers son parti ou le PS dans sa globalité envers la majorité est la cause de cette opposition frontale. C'est dans tous les domaines le cas, car lorsque l'on a rien à dire ou à proposer il ne reste alors qu'une solution c'est de s'opposer y compris quand l'intérêt du pays est en jeu et cela quitte à pratiquer la caricature.
Rédigé par: flamant rose | le 08 avril 2008 à 16h58
Si c'est le charabia compassionnel et participatif de Ségolène qui doit sortir le PS du puit, alors c’est que ce ce jour là la France sera sous les eaux du global warming et que la Chine aura déjà mis le Japon, La Corée et l’Occident sous coupe réglée...
Rédigé par: Ozenfant | le 08 avril 2008 à 17h03
Je reste perplexe devant l'acharnement de Ségolène Royal à défendre une méthode "participative" qui a démontré son inefficacité à convaincre la majorité de l'électorat. Ou plutôt, je suis inquiet : si le but des partisans de Madame Royal est bel et bien de remplacer le vote des militants par un débat participatif, le résultat en serait pour le moins dévastateur. Pour avoir vu, au temps où j'étais parisien, le spectacle abominablement faussé et hypocrites des "conseils de quartier" à la mode Delanoë, je reste assez épouvanté devant les conséquences potentielles de l'expansion de cet esprit participatif-associatif-cucul.
Rédigé par: Nikita Malliarakis | le 08 avril 2008 à 17h45
très bien vu, Dupin!
parfois je me demande comment vos confrères parviennent à ne pas voir l'évidence: la rouerie de la dame est quand même au moins aussi pachydermique que n'importe lequel de ses concurrents.
Rédigé par: Martin P. | le 08 avril 2008 à 18h23
La démocratie représentative et professionalisée montre aujourd'hui ses limites. C'est même un élément aujourd'hui très limitant de la démocratie.
La démocratie participative permet de poser les problèmes sur le fond en ouvrant le débat public à tous les citoyens et en posant des questions essentielles comme le sens de la société et sa logique , les conséquences à long terme ; on sort du seul débat technique des experts et du blanc ou noir , du droite gauche centre ; la démocratie participative c'est une démocratie de raison, d'argumentation , de réflexion , d'échanges ,de débats ; une démocratie de projet : on sort du seul rapport de force. On observe , on cherche à comprendre comment ça marche , on élabore un diagnostic et on se met d'accord sur un projet ; c'est là où le vote prend tout son sens : il valide et légitime un projet collectif élaboré collectivement.
En ces temps sombres où la planète s'épuise et se dérègle , organiser la démocratie participative sur ce problème essentiel va devenir fondamental ;
Si j'en veux à Royal c'est d'avoir (et de continuer) gâché et dévalorisé ce terme en en faisant un "n'importe quoi" à son service.
Rédigé par: Di Girolamo | le 08 avril 2008 à 20h01
S.Royal pense-t-elle à la fable de La Fontaine,en s'élancant si tôt ,à l'assaut de la tête du PS ? "Rien ne sert de courir ,il faut partir à point ?"Va-t-elle en plus "se hâter avec lenteur ?" le tout finissant comme Perrette:"adieu veau ,vache ,cochon couvée ?"
Je crains que ne se profile ce genre de scénario....
Le problème de PS est son trop grand nombre d'hommes et de femmes de même tranche d'âge compétents et valeureux :d'ou ces rivalités,luttes féroces dissimulées sous les sourires...l'enjeu est et sera rude. ray
Rédigé par: Raymonde Meyer | le 08 avril 2008 à 22h11
Rédigé par: Erick | le 07 avril 2008 à 15h15
C'est bien la première fois que je suis entièrement d'accord avec un post d'Erick.
D'ici les prochaine sélections, je crois que je vais apprendre à pêcher les coquecigrues. J'aurai plus de chance de ne pas $etre déçu.
Rédigé par: DD | le 08 avril 2008 à 22h20
Au moment où Sarkozy se rend enfin compte qu'il faut changer à la fois d'image et être plus concret, Ségolène penserait-elle vraiment prendre la tête d'un parti sur son image et sa particicratie?
Quel rôle sera celui du PS dans les dixussions sur les réformes institutionnelles? C'est peut-être à cela qu'on verra enfoon si un vrai courant d'idée prévaut au PS.
Rédigé par: Karl Marx | le 09 avril 2008 à 07h49
DD,
Fort impoliment sans doute eu égard à votre assentiment, je vais rectifier une chose : les coquecigrues ne nagent pas; elles volent :-)
Rédigé par: Erick | le 09 avril 2008 à 08h03
@ Gatien:
>la côte de popularité de Royal est à 42%, je trouve que c'est beaucoup (accessoirement, Fillon chute de 7 points et Sarkozy semble se stabiliser à 40), je trouve que c'est beaucoup.
Le problème de ces fameuses "cotes de popularité", c'est qu'elles mesurent aussi des choses n'ayant rien à voir avec l'action politique concrète: le bruit médiatique et le "capital sympathie". Quelques exemples au hasard:
-Actuellement, Delanoé a des cotes de popularité titanesques n'ayant rien à voir avec ses capacités à gouverner le pays. Les raisons en sont la médiatisation du succès de Vélib' et sa réélection facile à la Mairie de Paris.
-Besancenot et Bayrou ont de bons sondages de popularité grâce à leur "capital sympathie". Le côté "ni Gauche ni Droite" plaît à beaucoup, même si les mêmes ne sont pas sûr que ça fonctionne face au réel. Et comme aucun vrai leader ne s'impose au PS Besancenot engrange les bénéfices de sa posture "d'opposition musclée", de même que le côté "facteur de Neuilly" sympathique aux yeux de gens qui ne voudraient pas de lui comme Chef de l'Etat.
Royal bénéficie d'une part de capital sympathie dû au souvenir des bâtons dans les roues bien réels mis par les éléphants durant les primaires et la campagne présidentielle, y compris aux yeux de sympathisants de Gauche qui voient ses limites. Surtout, elle est bien aidée par le reste du PS qui essaie depuis des mois non de proposer de nouvelles idées mais simplement de s'organiser pour faire barrage à son ambition à la tête du PS... quitte à faire dans le ridicule (ahhhhhhh les Fabiusiens et Strausskahniens d'accord sur rien qui s'allient pour lui faire barrage, ahhhhhh Lionel Jospin qui dit qu'elle aurait eu l'Elysée si elle avait su défendre ses 35 Heures à lui).
>A lire les commentaires sur ce blog, et à observer mon entourage, je me demande vraiment : mais où sont donc les ségoyalistes?!
Dans mon entourage, les pro-Sarko sont ultraminoritaires et pourtant il a été élu par un vote qui est un VRAI vote d'adhésion (et non pas comme le pensent certains à Gauche juste "un barrage anti-Ségo") et parce qu'il a su construire un discours pas consensuel mais mobilisateur pour sa base électorale.
Concernant Royal (je prépare mon bouclier au vu de la tonalité du blog:)), il existe des ségohystériques... mais aussi des sympathisants de Gauche comme moi qui s'ils n'avaient à choisir qu'entre elle et Delanoé la préfèreraient elle comme leader du PS. Concernant ses côtés caporalistes, tout ce que j'ai lu sur elle ne me paraît pas pire que ce que j'ai pu lire à propos du "management" hors caméra de Nicolas Sarkozy ou Rachida Dati. Elle ne me paraît pas plus cynique et calculatrice que ces deux-là, sachant que pour réussir en politique en France il ne faut pas être un cheval blanc. De plus, j'en ai marre du système des courants ou plutôt de ce qu'il est devenu: un facteur d'immobilisme. En effet, lorsque quelqu'un du courant C veut prendre la tête du parti, les courants A et B qui ne sont d'accord sur rien s'allient comme par hasard contre lui (je ne mens pas: Fabius comptait s'allier avec DSK en cas de second tour aux primaires). Ce système des courants a aussi abouti à une cacophonie médiatique qui discrédite le PS.
De plus, l'idée de faire du PS un "parti du présidentiable" me paraît inévitable au vu de l'accélération du temps politique du quinquennat -le système de "campagne permanente" de Sarkozy a admirablement fonctionné- et de l'attachement des Français à la Vème République: le PS ne peut faire autrement que de prendre le pli de la logique de la Vème République. Au vu de ce qu'a fait Sarkozy avec l'UMP, le PS ne peut non plus faire autrement que de devenir un parti de masse, surtout qu'actuellement sa structure sociologique ne reflète pas celle de la société française. L'autre problème du PS, c'est des structures qui donnent beaucoup de pouvoir à des vieux apparatchiks. Enfin, il y autour de Royal des personnalités de Gauche que j'estime (Manuel Valls, Gaétan Gorce) et qui souhaitent secouer les vieux dogmes du parti sur l'économie, la Nation, l'immigration, l'insécurité.
Alors pourquoi j'ai cette position "par défaut"?
1) Personne d'autre au PS n'a pensé que Manuel Valls et Gaétan Gorce, que j'estime beaucoup et qui ont construit un vrai discours de rénovation, étaient des talents à utiliser.
2) Le participatif une fois ça va pour essayer de reconnecter parti et Opinion... mais un leader ne peut être un simple réceptacle, il se doit aussi de proposer, quitte à ne pas spontanément fédérer. Sur beaucoup de sujets (35 Heures, Réforme des retraites...), l'électorat de Gauche est très divisé. Mais ce n'est pas par le flou discursif qu'il va être fédéré, surtout par quelqu'une qui n'a pas le génie de l'ambiguïté d'un Mitterrand. Je trouve également un boycott total des JO nuisible aux intérêts économiques de la France et pénalisant injustement les athlètes.
3) Le problème, c'est que je suis DANS LE MEME TEMPS favorable à une modification radicale des structures du parti et qu'elle est la seule à en proposer. Je ne crois pas que ce soit possible avec Delanoé (et encore moins avec Dray et Hollande). Et personne au PS n'a compris qu'il pouvait y avoir des sympathisants de Gauche à la fois plus que sceptiques vis à vis du personnage Royal mais estimant la mort de la forme actuelle du PS inéluctable s'il ne veut pas avoir le destin de la Droite suédoise écartée du pouvoir pendant des décennies.
Rédigé par: Stylee | le 09 avril 2008 à 11h33
@Stylee
D'accord pour distinguer côte de popularité et jugement sur l'action politique (surtout quand les personalités en question ne sont pas élues!), et s'il faut me ranger dans une catégorie disons que je suis, comme vous, plutôt sympathisant de gauche.
Sur la rénovation des structures, les courants, tous ces trucs là, j'avoue que ça me dépasse un peu, et m'intéresse d'autant moins que les grands stratèges et calculateurs (Mitterrand, Chirac, Sarkozy) ne me semblent pas forcément être de meilleurs gouvernants que ceux qui arrivent là presque par hasard (Balladur, Jospin - qui n'ont certes pas été élus P.R.), et qu'une fois élu les gouvernants gouvernent indépendamment de la structure de leur parti.
Je veux dire par là que si les structures ont un rôle évident, par exemple dans la désignation des candidats, je suis bien incapable de dire si telle modification de l'organisation a des chances de faire sortir un candidat plus ou moins bon, des idées plus ou moins bonne, etc.
Donc, je me contente d'attendre et de voir qui sortira candidat de ce chaos qu'est aujourd'hui le P.S., et je commencerai par le juger sur quelques critères simples avant de voter pour lui, comme par exemple 1) Le candidat est il un imbécile? 2) Me prend-il pour un imbécile? 3) A t'il montré qu'il été capable de gouverner?
Royal :
1) Oui (ou alors elle fait très bien semblant)
2) Oui
3) Non
(Pour poursuivre votre comparaison :
Delanoë :
1) Non
2) Non
3) Oui)
Conclusion, si vous comptez sur Royal pour faire du PS le "parti du présidentiable", ça ne marchera ni avec moi (je continuerai à voter blanc au deuxième tour) ni apparemment avec la majorité des francais, vu la claque que s'est pris le P.S. lors d'une élection réputée imperdable. Et le PS aura le destin à la suédoise que voulez éviter.
Au fond, votre point 3), c'est le changement pour le changement, ce qui n'a pas plus de sens venant de Royal (pour le PS) que venant de Sarkozy (pour la France).
Rédigé par: Gatien | le 09 avril 2008 à 13h56
@Gatien :
>m'intéresse d'autant moins que les grands stratèges et calculateurs (Mitterrand, Chirac, Sarkozy) ne me semblent pas forcément être de meilleurs gouvernants que ceux qui arrivent là presque par hasard (Balladur, Jospin - qui n'ont certes pas été élus P.R.)
Certes mais avant ça il faut se faire élire. Et avec l'inversion du calendrier électoral -voulue je le rappelle par Jospin comme il a voulu ce quinquennat qui a hyperprésidentialisé la vie politique française- le "par hasard" a de moins en moins de chance de se produire.
>Delanoë :
3) Oui)
Pour les raisons que j'ai expliquées concernant la "cote de popularité", pour moi c'est non aussi pour Delanoé. Il a prouvé qu'il pouvait réussir Vélib' mais qu'est-ce qui dit par exemple qu'il a à proposer une Réforme de l'Etat alternative à celle du Gouvernement Fillon qui rassemblerait l'électorat de Gauche? Déjà que Delanoé -comme beaucoup de monde dont Royal maheureusement- s’est révélé incapable de donner une position claire pendant la grève des régimes spéciaux : il a décommandé un passage radio à ce moment-là pour ne pas être perdant perdant (s’il défendait les grévistes, il se mettait à dos ses administrés pour qui la grève était impopulaire ; s’il défendait l’alignement des régimes spéciaux, il risquait de perdre l’aile Gauche du parti dans la perspective d’un « front anti-Royal »). Le oui) fonctionne pour DSK par contre vu son expérience à un poste ministériel important.
>si vous comptez sur Royal pour faire du PS le "parti du présidentiable", ça ne marchera ni avec moi (je continuerai à voter blanc au deuxième tour) ni apparemment avec la majorité des francais
Ca singnifie donc que vous supposez sans doute 2012 gagnable pour le PS. Je ne le crois pas. Avec un retour précipité au pouvoir grâce à la dissolution Chirac et une absence de réflexion sur le 21 avril grâce au système Hollande, le PS n’a pas réfléchi sur les erreurs des années Mitterrand et Jospin. Et là, toujours grâce à Hollande, il a perdu un an de travail de rénovation. Sarkozy peut déjà réserver son yacht pour dans 5 ans. Et encore plus si son adversaire est -comme il le souhaite ardemment !- Delanoé : les plus de 60 ans ont massivement voté Sarkozy en 2007, leur proportion dans la population française augmente et ils se mobiliseront massivement par peur d’un homosexuel à l’Elysée.
>la claque que s'est pris le P.S. lors d'une élection réputée imperdable
Je ne partage pas du tout la thèse de l'élection imperdable. Cette élection aurait été en théorie imperdable si le candidat UMP avait été un candidat solidaire du bilan des années Chirac. Dans ce cas, la logique du vote sanction du sortant à l'oeuvre depuis 25 ans aurait fonctionné. Or Sarkozy a depuis le lendemain du 21 avril joué ouvertement le rôle du "membre du gouvernement qui critique ouvertement l'action de son gouvernement" en espérant que ça plaise à une base électorale qui avait jugé l'action de Chirac au pouvoir "trop à Gauche". Cette désolidarisation a fonctionné dans les urnes et lui a même permis d'aspirer une partie de l'électorat lepéniste. Sarkozy incarnait à la fois l'expertise -expérience ministérielle à des postes-clés, passage à l'Intérieur ayant produit du résultat aux yeux des Français- et le changement -rupture avec le vieux Gaullisme-. Comme challenger sérieux, il aurait fallu un candidat incarnant à la fois l'expertise et le changement par rapport à l'ère Jospin. Il n'y en avait AUCUN au PS. D’ailleurs à mon sens il n’y en a toujours pas…
>Au fond, votre point 3), c'est le changement pour le changement
Non, c'est doter le PS de structures susceptibles de le rendre compétitif pour une présidentielle et surtout de créer un environnement favorable à la remise en cause des vieux dogmes. Les structures comptent : lorsque Blair est arrivé au Labour, il en a redéfini la ligne idéologique mais en a aussi modifié les structures pour en faire la machine de guerre électorale que l’on sait. A quelqu’un qui ne me paraît porteur ni d’une rénovation des idées ni d’une rénovation des statuts je préfère avec résignation quelqu’un qui lèguera au moins des statuts adaptés à l’époque à son successeur (et fera débarrasser le plancher à toute la « Génération 81 » qui bloque tout changement). Mais passons…
Le VRAI problème du PS à mes yeux, c’est que presque personne n’y ose clairement prendre position par rapport aux sujets qui fachent. Personne n’ose dire que tout ce que veut la base électorale du parti -le secteur public en particulier- n’est pas tenable au gouvernement : on ne peut pas ne pas travailler plus longtemps avec la situation financière des retraites, une cure d’amaigrissement du secteur public est inéluctable et un système de santé doit être financièrement viable. Dans ce parti, trop de monde dit une chose en public -les vieux discours- et une autre en privé : tout ce que veut la base électorale n’est pas tenable, la loi Aubry II a été trop idéologique… Ils espèrent secrètement que Sarkozy fera le « sale boulot » de serrage de ceinture pour qu’ils n’aient pas à le faire de retour au pouvoir. Je ne vois guère que Manuel Valls à avoir eu le courage de dire que la Gauche au pouvoir aurait dû faire la réforme des retraites. Le reste du parti a trop peur de passer pour « de Droite » aux yeux de la base électorale. La rupture avec le double discours, elle n’est malheureusement nulle part chez les figures « médiatiques » du parti.
@Chatel
Vu que vous avez posté dans le « mauvais » sujet, je me permets de copier coller votre intervention :«
« L'idée de faire du PS un "parti du présidentiable" me paraît inévitable … le PS ne peut faire autrement que de prendre le pli de la logique de la Vème République ».
Cette phrase me paraît caractéristique de l’état d’esprit de nombreux socialistes. Ils ont renoncé à transformer la société ; ils ont renoncé à combattre la mondialisation libérale ; ils ont renoncé à corriger la dérive présidentialiste de la Vème République à laquelle ils ont d’ailleurs largement contribué en instaurant le quinquennat. Pour eux, il faut « prendre acte » (c’est l’expression utilisée par FH et SR) de la décision de NS de ne pas organiser de référendum sur le Traité de Lisbonne alors que le PS pouvait lui en imposer un ; il faut prendre acte de la mondialisation (comme ne cesse de répéter par exemple H. Védrine) ; il faut prendre acte de « l’accélération du temps politique du quinquennat et de l’attachement des français à la Vème République » (Stylée). S’incliner devant ce qui est, se résigner et renoncer à changer quoi que ce soit, n’est-ce pas très exactement ce que préconise DSK ? Qui ne voit que le socialisme du réel est tout simplement la négation du socialisme ? »
Le problème de vos propos, c’est qu’ils font comme si au XXème Siècle les idéologies n’avaient pas fini dans le sang. Des régimes antilibéraux dans leurs principes -les régimes de l’Est- se sont révélés liberticides. L’idée de Paradis Terrestre s’est réalisée dans le sang dès Lénine. En pratique, Tous Egaux a donné Tous Pauvres dans les Pays de l’Est. Les idéologies ont montré leurs limites, les utopies aussi. L’idée de Révolution a également montré ses limites car plus personne n’accepte le changement par la violence. Le Captalisme a montré sa capacité d’endurance parce qu’il est le seul système malgré ses défauts à avoir donné aux populations innovation et élévation du niveau de vie. Après, on peut tout à fait essayer de créer de nouvelles formes de régulation des exçès de la Mondialisation et un moyen de concilier justice sociale et conditions nécessaires au développement économique.
Rédigé par: Stylee | le 09 avril 2008 à 15h47
@chatel:
Finalement vous aviez peut être posté dans le "bon" sujet... vu que ce sujet avait pour thème la question de l'écart entre le discours et la pratique chez certaines figures socialistes.
Rédigé par: Stylee | le 09 avril 2008 à 15h52
DD,
"Fort impoliment sans doute eu égard à votre assentiment, je vais rectifier une chose : les coquecigrues ne nagent pas; elles volent :-)"
Pas question de mal le prendre : j'avais vérifié que les coquecigrues n'étaient pas des poissons, pour être sûr de bien dire à quel point l'évolution du PS me paraît relever de l'impossible.
De plus, il n'est pas sûr que les coquecigrues volent : mon Larousse en 17 volumes parle de "chimère" (animal fabuleux pourvu de tout sauf d'ailes), mon Dico étymo ne garantit rien, proposant seulement : coq, grue, cigüe.
Donc, "quand les coquecigrues voleront, le PS donnera le PR".
Rédigé par: DD | le 09 avril 2008 à 17h55
Wikipedia dit:"La coquecigrue serait née de l'union d'un coq, d'une grue et de la ciguë, dont elle est d'ailleurs friande. Les coquecigrues se déplacent par bandes d'oiseaux migrateurs, mais dès qu'un humain les aperçoit, l'oiseau qui se trouve en tête pousse un cri perçant pour alerter les autres. Les coquecigrues s'envolent alors vers le ciel et deviennent invisibles."
Ca volerait donc... comme les idees des socialos (c'est affectueux, pas une insulte).
Rédigé par: Karl Marx | le 09 avril 2008 à 20h48
Quand j'étais jeune j'ai connu quelques grues.....Malheureusement pour moi je n'étais pas un coq et pour la plupart elles s'envolaient à mon approche.
Rédigé par: flamant rose | le 09 avril 2008 à 21h19