Anticipations faussées
De retour d'une éprouvante soirée électorale, je réserve pour plus tard l'analyse précise et détaillée de ce premier tour des élections municipales (et cantonales). Mais une certaine tonalité du commentaire médiatique dominant m'étonne malgré ma connaissance du milieu. La gauche aurait obtenu le 9 mars des résultats quelque peu déçevants. Par rapport à quoi ? Les sondages ont, cette fois, été assez largement en phase avec le climat électoral. Le score triomphal de Gérard Collomb à Lyon semblait un peu exagéré. Il a été confirmé par les urnes. Rouen a bien basculé à gauche dés le premier tour et plusieurs grandes villes de droite semblent bien parties pour changer de camp dimanche prochain.
Peut-on alors parler vraiment de "vaguelette rose", selon l'expression du titre donné par Rue89 à une série de témoignages au demeurant d'excellente facture ? Paradoxalement, le site du Figaro est mieux inspiré en titrant "la gauche bien partie pour le second tour" sa revue des résultats municipaux...
Le problème vient sans doute de ce que les journalistes ont pris pour habitude d'analyser les résultats électoraux, non pas par rapport aux références antérieures d'un scrutin du même type (ici les municipales de 2001) ou même par rapport aux derniers équilibres politiques (ici présidentielles et législatives de 2007), mais au regard de l'impression générale dégagée d'une lecture détachée des sondages. Ceux-ci laissaient présager, à juste titre, une forte poussée à gauche. Ils n'ont jamais prédit de tsunami rose. La gauche n'a donc aucune raison d'être déçue par les votes d'hier. Ses meilleurs experts n'en demandaient pas plus !
Bonjour,
"La gauche aurait obtenu le 9 mars des résultats quelque peu déçevants. Par rapport à quoi ?"
J'oserais volontiers cette réponse : par rapport à l'invraisemblable focus médiatique sur la popularité présidentielle, quotidiennement oscultée, souvent pour le pire. A force de se convaincre qu'on irait à la catastrophe, la presse en finit presque déçue qu'elle n'arrivât point.
Rédigé par: Michel B. | 10 mars 2008 at 07h30
Ah, qu'il est difficile d'être synthétique à la radio. Il y manque toujours du temps pour exprimer ce qu'on veut dire ;-))
Rédigé par: Don | 10 mars 2008 at 07h31
Eric, vous êtes un journaliste méthodique, cela fait de vous une espèce en voie de disparition.
Regardez le site du Monde : pour les résultats par commune, il affiche les chiffres des présidentielles/législatives de 2007 pour comparaison, et pas ceux de 2001.
Les plateaux télé ont laissé gloser des gens qui étaient pieds et poings liés vis-à-vis des propos exprimables. France 2 faisait peine à voir, même Élise Lucet rigolait (souriait fort) lorsque Marielle de Sarnez a réussi à ne rien dire de choquant pour personne, mais vraiment personne, ça ressemblait à une chanson de Compay Segundo, après tout le monde se sentait un peu mieux sans savoir pourquoi.
Pire, et là c'est plus grave, les correspondants locaux étaient nuls. Je me souviens du type de la 2 au QG de Delanoë en début de soirée : "ici, l'abstention semble reculer au fil des heures" -- oui, c'est généralement le cas lors d'un dépouillement, le nombre de votants augmente avec le nombre de bulletins ouverts.
L'analyse électorale était vraiment absente du scrutin hier soir, c'est assez dommage mais compréhensible dans la mesure où l'analyse semble intéresser de moins en moins de monde, la "Conjoncture" est le maître-mot. On ne peut pas dire que ça a toujours été comme ça, plus ça change etc. Structurellement, ça se voyait : sur les plateaux, moins de lecteurs électoraux, sauf cette endive que je nommerais pas, plus de commentateurs politiques.
Rédigé par: Fr. | 10 mars 2008 at 09h37
Merci Fr pour votre message ! Hélas, vous avez parfaitement saisi le problème... Dans la fameuse démocratie d'opinion qui nous submerge, la dictature de l'instant triomphe. Et l'analyse objective est vite ravalée au rang de l'emmerdant et du superflu !
Rédigé par: Eric Dupin | 10 mars 2008 at 10h22
J'avais oublié que parmi les voix de l'ex-UDF ex-Bayrou de 2007, des voix se porterait sur le Nouveau Centre, ce parti de fayots au tempérament de suiveurs qui se mettent sous la protection de l'UMP et qui récupère sans doute les voix des électeurs qui lui ressemblent. D'où un résultat décevant pour ce qui me concerne dans ma ville où l'UMP a obtenu 44%.
Il parait que sur ce blog, il y en a qui voudraient se réjouir de la défaite de Bayrou à Pau, il faudra qu'ils patientent.
En attendant, je trouve pas mal le résultat de Mme Dati, qui, malgré l'exposition de ses bijoux et robes Dior n'a pas réussi à convaincre au moins la moitié des électeurs dans cet arrondissement très particulier de Paris qui se distingue par son prix du mètre carré.
Pas mal aussi le résultat du pauvre Serge Dassaut à Corbeil qui n'obtient que 40%. Ce vieux dynosaure ne fera pas le poids au 2ème tour face aux listes fusionnées PC-PS qui font 53%.
La faible participation ne donne ni l'impression de franche victoire ni de franche sanction pour le gouvernement surtout à Paris. Le Modem conserve un rôle d’arbitre gèneur.
Rédigé par: Annick | 10 mars 2008 at 10h55
Eric Dupin, je partage votre perplexité/lassitude:
J’avoue que la totale nullité de personnel politique français ne m’a pas poussé à écouter les mêmes sempiternels “experts” sans expériences, les éternels “spécialistes politique” spécialisés en rien. Et les mêmes con-vaincus que LEUR camp possède la vérité absolue.
La bataille des mauvaises foi est un spectacle qu’un être humain (au sens des Native Americans) a du mal à supporter (surtout quand elle vient des gens de notre propre camp).
Cela ne m’a pas empêché de commettre un texte sur des élections municipales que la raison voudraient essentiellement………….. MUNICIPALES:
Résultats du premier tour des élections municipales sans grande surprises: http://blog-ccc.typepad.fr/blo...
En fait, il semble que le problème majeur de la gauche française est que CONTRAIREMENT A TOUTES LES AUTRES GAUCHES EUROPEENNES…. elle est contre toute politique économique réaliste parce qu’elle déteste le monde du travail.
Non seulement CES QUELQUES GRANDS BOURGEOIS DU PS QUI N’ONT JAMAIS TRAVAILLé sont anti-monde du travail, mais de plus ils sont élitistes dans leur redistribution des prestations sociales:
HOLLANDE, FABIUS, AUBRY et consorts, FONT HONTE AU SOCIALISME !
Rédigé par: Ozenfant | 10 mars 2008 at 11h04
bonne analyse!!!
Rédigé par: king selewa | 10 mars 2008 at 12h04
Je crois qu'on a eu un vote "sensé". Ces élections ont probablement étaient faussées une fois de plus par les sondages. On s'attendait à un tsunami rose et au final la gauche sur l'ensemble du territoire possède 2,5 points d'avance. Elles démontrent si besoin était que toutes les analyses qui consistaient à vouloir remettre en cause les réformes entreprises ou à entreprendre, et à laisser croire que les français n'en veulent pas, sont erronées. Ces élections sont donc pour partie un soutien à F Fillon qui pourra continuer à réformer le pays. Elles viennent de plus confirmer que Nicolas Sarkozy malgré son impopularité garde son assisse électorale de 32% du premier tour des présidentielles ( CSA Marianne).
Il est indéniable que la gauche a obtenu de bien belles victoires car non seulement elles sont nettes mais de plus obtenues dés le premier tour. Mais il reste beaucoup à faire pour rétablir le balancier de 2001.La droite résiste mieux que prévue et elle a conservé certaines villes avec un score nettement meilleur que en 2001, Toulon en est un exemple.
Autre leçon à tirer de ce premier tour. Nous restons dans le système du bi-partisme . En effet le modem n'a pas réussi sa percée.
3 éléments pouvaient se conjuguer contre la droite:
Le bon score de 2001 avec le gain 42 villes de plus de 10000 hab.
L'impopularité du président
L'exercice du pouvoir
On peut par ailleurs noter que pas un ministre n'a été battu et ceux qui n'ont pas été élus au premier tour sont en ballottage favorable. En 2001 Catherine Trautmann ministre de la culture, Jack Lang ministre de l'EN et Elisabeth Guigou ministre des affaires sociales avaient mordu la poussière. Les candidats de l'ouverture se sont bien comportés avec Besson élu au premier tour et JM Bockel en passe de l'être au second.
La droite a obtenu une victoire pour l'instant symbolique mais intéressante au Puy en Velay. "Maman Julliard" a perdu son poste de maire dés le premier tour. Et c'est le porte parole du gouvernement Laurent Wauquiez qui l'a battue et avec plus de 56% .
On peut donc légitimement penser qu'en fait de vote sanction, on en a connu de plus désastreux et que l'ensemble des commentateurs n'a pas tord de le relever.
Rédigé par: flamant rose | 10 mars 2008 at 12h24
Ozenfant,
Vous faites, je trouve, un mauvais procès aux leaders de gauche que vous nommez.
Vous en connaissez beaucoup à droite, à gauche, ou au centre, des hommes politiques qui aient "vraiment" travaillé ?
Et qu'est-ce que le vrai dans cette affaire ? Seriez-vous de ceux qui parlent des "vrais gens" comme si cette catégorie existait dans une opposition frontale avec ceux qu'elle se choisit vaille que vaille comme représentants ?
Par ailleurs serait-il indispensable d'avoir un habitus du 9-3 pour représenter le peuple ? C'est ce qu'a cru Nicolas Sarkozy qui parle comme une racaille, et d'une autre façon Ségolène Royal quand elle invente de nouvelles expressions supposées mieux parler aux demeurés que nous serions (la vie chère et toute cette sorte de choses)...
Nos représentants appartiennent presque tous à la bourgeoisie ne serait-ce que parce que l'action politique suppose une culture qui ne se trouve pas dans un paquet-cadeau à la naissance. Et comme il y a de fortes chances que de bonnes études y contribuent, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils constituent finalement une élite. Mais peut-être préféreriez-vous un ignorant ras du front, ou une lectrice de Voici comme leader de la gauche ? Je n'ose l'imaginer.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | 10 mars 2008 at 12h46
Le problème est que les commentaires ne reflètent pas la réalité mais révèlent surtout les opinions des commentateurs, d'où le discrédit des médias....(cf, pour ne pas citer des exemples français , la dernière élection présidentielle US où tous le medias français prévoyaient la défaite de Bush..)
Rédigé par: Guzet | 10 mars 2008 at 12h54
Royal a encore manqué une occasion de faire preuve d'intelligence.
L'intérêt politique bien compris du PS et de l'UMP est de récupérer les électeurs qui ont fui leurs camps respectifs vers le Modem à l'occasion de la Présidentielle et donc d'étouffer François Bayrou en obligeant ses troupes à se rallier à leurs positions. La plupart des leaders sensés, de droite et de gauche, s'inscrivent dans cette stratégie, à l'exception de Ségolène Royal qui, en appelant à une alliance avec le Modem, le confirme dans sa prétention à avoir un poids politique durable. Cette femme manque définitivement de finesse politique. Elle crée des situations détestables ( avoir fait partir des électeurs chez Bayrou en avril 2007, se mettre en position de lui refaire la danse du ventre aujourd'hui ) puis se présente comme celle qui pourrait résoudre le problème qu'elle a suscité ! Elle s'imagine probablement en héritière de Delors, mais c'est avec de gros sabots. Sur cette ligne, Hollande et Aubry, qu'on les apprécie ou pas, ont au moins le mérite de la subtilité, autre nom de l'intelligence tout court.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | 10 mars 2008 at 12h58
Il y a en effet plusieurs manières d'interpréter les résultats d'hier. Si l'on cherche à savoir si ces résultats sont satisfaisants pour la gauche ou la droite, la question est : satisfaisants par rapport à quoi ? Et il existe forcément plusieurs grilles de lecture.
Si l'on se rapporte aux élections de 2001, qui avaient été un franc succès pour la droite, le cru 2008 est plus douloureux. Mais compte tenu du nombre important de communes qui avaient basculé à droite en 2001, il était assez prévisible que certaines de ces communes rebasculent à gauche. Il sera intéressant de voir si la gauche regagne plus de communes en 2008 que la droite n'en avait prises en 2001. Il semble que ce ne sera pas le cas.
Si l'on compare par rapport à la présidentielle, on est bien obligé de se rappeler que Royal était arrivée en tête dans de nombreuses grandes villes. Deux exemples intéressants :
- Laval vient d'être remportée par le socialiste Guillaume Garot contre le maire sortant et ancien ministre UMP François d'Aubert.
- A Saint-Brieuc, le maire sortant Bruno Joncour, MODEM soutenu par la droite, est arrivé en tête hier contre la députée socialiste Danielle Bousquet. Mais il est en ballotage défavorable, compte tenu de la meilleure réserve de voix de gauche dont dispose Danielle Bousquet.
Voici donc deux villes qui grossiront sans doute le nombre de villes prises par la gauche cette année. Sauf que dans ces deux villes, Royal était arrivée en tête à la présidentielle, et un député socialiste avait été élu dans la foulée. La victoire de la gauche en 2008 était donc annoncée dès 2007.
Je n'ai pas les chiffres en tête, mais il me semble bien que d'autes grandes villes qui ont basculé à gauche ou risquent de le faire (Rouen, Strasbourg, Toulouse...) avaient voté majoritairement Royal en 2007. L'équilibre de la présidentielle ne s'en trouve donc pas bouleversé.
Si l'on veut comparer les résultats d'hier par rapport aux sondages (serait-ce interdit, Monsieur Dupin, alors même que nous sommes entrés désormais dans une démocratie d'opinion et que ces sondages ont largement influé sur le vote des Français ?), on est bien obligés de constater que la victoire de la gauche est beaucoup moins large que prévu. Ce constat devra bien sûr être nuancé par les résultats du second tour, mais aujourd'hui les faits sont là, n'en déplaise à Monsieur Dupin et à ses amis de gauche.
Du reste, lors des législatives de l'an dernier, la gauche ne s'était-elle pas targuée d'une victoire de la droite moins large que prévu pour dire que les Français refusaient de donner un chèque blanc à Sarkozy ?
Parmi les résultats d'hier, il convient néanmoins de signaler que Xavier Darcos est en ballotage délicat à Périgueux. Mais globalement, les ministres du gouvernement se sont bien comportés. A ce titre, la victoire de Laurent Wauquiez au Puy en Velay face à la maman de Bruno Julliard est plutôt amusante.
Donc en effet, le désaveu massif de la politique de Sarkozy attendu par la gauche comme un troisième tour des présidentielles n'a pas eu lieu.
Rédigé par: johanono | 10 mars 2008 at 13h24
F Hollande déclare que le PS n'est pas dans une stratégie d'alliance avec le modem
S Royale appelle à faire des alliances partout avec le modem.
Manuel Valls invité de FR3 sur le même sujet, je le cite: "Finalement F Hollande et S Royale disent la même chose".
Bon Dieu, mais c'est bien sûr, c'est tellement évident.
Rédigé par: flamant rose | 10 mars 2008 at 13h38
Allez donc au bout de votre analyse M Dupin. Oui les résultats de ce 1er tour ne sont pas et de loin ceux escomptés par la gauche. La plupart des quelques villes qui ont déjà basculées à gauche sont celles reprise à la droite laqelle les avait arrachées à la gauche en 2001....effet balancier classique quand vous êtes au pouvoir.De sucroît toutes ces villes avaient voté Royale en 2007. Ou est le basculement ? l'analyse dont vous vous faites un expert devrait vous conduire au moins à relever ce point de comparaison. Au blobal, 47 % des voix pour la gauche et 45% pour la droite...après tant de réformes déjà sur les railles, apres tant d'outrance dans les médias , tant d'imposture intellectuelle et politique de la part du microcosme artistico-intello-politico parisien à l'égard du président et de ce gouvernement ouvert et courageux comme aucun ne l'a jamais été....je confirme, il y a de quoi être décu pour ce microcosme.Moi je reste optimiste pour les osi à venir. Ce pays va continuer légitimement à se réveiller, à se réformer, à mettre à mal ses mur d'immobilisme et ses rentes de situation trop longtemps préservés.
Rédigé par: optimiste | 10 mars 2008 at 13h52
Rions un peu : l'UMP lâche l'ex-PS Urrieta (fabiusien parait-il, hihihi) à Pau. Tout ça pour que Fafois Baillerou i soit moins messant avec l'UMP ailleurs.
Hé oui, FR, le bessonnisme (je veux dire : la trahison) ça ne paie pas toujours !
PS1 La victoire d'Aubry me va bien. Surtout que la liste des gens qui lui avaient savonné la planche, notamment chez ses amis, est longue.
PS2 Election de Sarkozy jr dans un endroit amoureusement couvé par papa pour que son fifils i se fasse pas bobo à son cucul. Bénéficiera-t-il d'une immunité pour ne pas avoir à répondre de son "délit de fuite" en scooter ?
Rédigé par: DD | 10 mars 2008 at 13h54
"à mettre à mal ses mur d'immobilisme et ses rentes de situation trop longtemps préservés."
Oh là là, Optimiste, seriez-vous un ennemi du MEDEF et de l'UIMM ?
Rédigé par: DD | 10 mars 2008 at 13h56
La droite a du mal.
La gauche a du mal...
a en profiter.
Et ce, malgré une campagne médiatique qui n'est même plus le simple "porte voix" du PS, mais bien une campagne active de conditionnement qui finira petit à petit de décrédibiliser les journalistes et autres "commentateurs". Mais pourquoi ces gens persistent-ils à prendre les électeurs pour des c... Sont-ils si sur d'eux et qu'au final ils finiront par faire pencher la balance du coté "où il faut" ?
Je rejoins l'avis de GUZET à ce sujet.
Rédigé par: noop | 10 mars 2008 at 14h26
Je me permet de vous envoyer le dernier texte de pangloss
La défaite en chantant
[re: pangloss] pangloss
10/03/2008 11:48
On suspectait quelques officiants du MODEF d’avoir trafiqué le vin de la Grand’Messe patronale, et d’en vider les burettes en catimini.
En particulier Denis Gauthier-Sauvagnac, Grand Intendant des Maîtres des Forges qui était compromis dans une affaire de pots de vins (forcément !) et, Horresco referens ! accusé de s’être graissé la patte en abandonnant sa sinécure, au prétexte qu’il pourrait bien livrer quelques noms si la mémoire lui revenait…
On savait le silence d’Or, mais à ce prix-là, il était de diamant.
Dame Laurence Parizot, grande Prêtresse du MODEF, avait fait un bel esclandre, sommé les trafiquants de rendre leurs surplis, et le téteur de burettes de rendre gorge.
Ledit téteur protestait comme un beau diable, disant qu’il n’était point le seul à téter les burettes patronales, et qu’il savait bien des choses…
On en était là à s’écharper comme des chiffonniers, la Grande Prêtresse brandissant la foudre, les officiants faisant la sourde oreille, et tout le monde se traitant de menteur.
Au royaume des aveugles, le borgne est roi.
Abélard Fillon, l’était devenu assurément, depuis la déchéance du Fourbe.
Bien que les sarkolâtres à l'affût du moindre sondage criassent Hosannah au moindre friselis, comme si le Fourbe remontait des abysses.
Pourtant, le miracle se faisait attendre.
C'est-à-dire qu’il descendait moins vite que s’il était remonté plus lentement.
Tout comme au soir des élections, Abélard Fillon annonçait avec la mine d’un nonnain en carême des résultats moins pires que s’ils avaient été plus catastrophiques, et qu’il présentait comme une grande victoire sur les Huguenots.
Les tonton-macoutes de la sarkosie tentaient de faire bonne figure en jouant les bravaches : même pas mal!...
Et faisaient leurs choux-gras de quelques victoires à la Pyrrhus. Oui-da, messeigneurs ! Allez donc conter ces sornettes aux Papistes déjà écharpés sur le terrain, et qui ne dissimulaient plus que le foutriquet les avait menés au désastre.
On voyait au minois défait des caciques que le coup avait porté.
Les sieurs Bernard, Devedjian, Coppé, et quelques autres sarkolâtres adressaient un vibrant appel au secours pour que les Papistes ne boudassent plus.
Les tata-macoutes n’étaient pas en reste non plus.
Malgré son œil de biche aux abois et sa bouche en cul de poule, la baronne Rachidati devrait pourtant retourner aux urnes, avec ce ballotage au parfum de défaite dans un bastion où même un manche à balai était triomphalement élu dès le premier tour, pourvu qu’il fût Papiste
Quant à la belle Rama Yadé, elle ramait à Argenteuil où la barque sarkosienne prenait l’eau...
Signe des temps, à Paris les morts n’allaient plus voter, comme au bon temps du Roué et de son Tiberi, qui ressuscitaient à chaque scrutin des cimetières entiers.
Même à Neuilly, qui était pourtant sa châtellenie, le Fourbe était battu en brèche.
Pour ne point perdre la face, les Moutons de Panurge volaient au secours de la victoire, en soutenant le Papiste qui avait osé se rebeller contre lui.
Du côté Huguenot, on se gardait bien de crier victoire.
Non point qu’ils doutassent d’avoir gagné, mais ils savaient que le Fourbe était l’artisan premier de sa défaite, et n’entendaient point gâcher son merveilleux travail de sape par des gesticulations :
Il avait suffi d’à peine dix mois pour que le Fourbe révélât son incompétence mégalomane et entraînât le camp Papiste à la défaite.
Et pourtant, les Huguenots étaient encore en chamaille ! Qu’en serait-il quand ils se seraient rabibochés…
Piqué au plus vif de sa personne, c'est-à-dire dans son nombril, le Fourbe faisait le Picrochole.
La campagne serait donc triomphalement nationale là où la sarkosie sauverait ses os, locale et subalterne partout où elle serait étripée.
Mais dans son fief d'Aquitaine, le beau Juppé faisait le chat en attendant son heure.
Rédigé par: Nos | 10 mars 2008 at 14h28
En appelant le MoDem au secours, l'UMP reconnaît sa défaite et ses craintes pour 2e tour. Si celui-ci devait confirmer voire accentuer l'avance de la gauche, le gouvernement devrait renoncer à certaines réformes libérales qu'il se coit à tort mandaté à accomplir. Souhaitons que les français comprennent bien l'enjeu décisif de ce scrutin.
Rédigé par: chatel | 10 mars 2008 at 14h35
Finalement Valls avait seulement un peu d'avance (enfin ça dépend à quelle heure il s'est exprimé).
En effet d'après le site de Libé il semblerait que ce matin Royal ait quelque peu rétropédalé puisqu'elle en appelle maintenant aux "électeurs" du MoDem et non plus explicitement à des négociations en vue d'un accord partout. Un courageux lui aura sans doute fait une explication de textes, à moins que l'éventualité d'un soutien UMP à Bayrou dans la ville de Pau en échange de quelque bons procédés ailleurs ne lui ait donné des palpitations...Le pauvre Peillon qui la soutenait hier va encore manger son chapeau.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | 10 mars 2008 at 14h37
Oui, je n'ai pas eu l'impression que les médias nationaux soient bien arrivés à traiter ces élections locales...
Ils ont choisi l'angle "baisse de popularité de Nicolas sarkozy" pour toute leurs analyses...
Franchement, commencer les bulletins d'information de la soirée municipale par "Nicolas Sarkozy passait son premier test électoral depuis le printemps 2007", c'est faire des raccourcis avec des gros sabots...
Un sobre commentaire sur le nombre de votants, en guise de phase d'introduction générale (je crois que la participation est en hausse, non?), puis on passe tout de suite au vif du sujet, commune par commune, avec une bonne explication des enjeux locaux...
Et, après toutes les déclarations des responsables nationaux, essayant de s'attribuer la compréhension des français, on les inclut dans un dossier final, en mettant bien en valeur l'idée que tout cela n'est avant tout qu'une bataille de communication...
Et, on fait le bilan des points chauds : ou les ballotages sont serrés pour le deuxième tour...
Je trouve que les municipales devraient être plus considérées comme des locales, et les législatives, en revanche, plus comme des nationales...
Mais, notre système qui favorise les députés maires des deux grands partis, est sclérosé...
Car, le vrai lieu ou il devrait y avoir des débats politiques entre les différents partis, des victoires et des défaites, ce sont les Assemblées...
Rédigé par: Loïc | 10 mars 2008 at 15h09
Je me demande si l'UMP ne se tire pas une balle dans le pieds en essayant de minimiser ce revers du premier tour.
Est-ce que ça ne va pas inciter les électeurs à enfoncer un peu plus le clou au deuxième tour?
Réponse dimanche prochain...
Rédigé par: Gatien | 10 mars 2008 at 15h38
Ah, ah, Gatien, je crois que vous n'avez pas tout à fait tort !
Rédigé par: Eric Dupin | 10 mars 2008 at 16h03
@Trésor de Bienfait,
Vous dîtes: "Vous faites, je trouve, un mauvais procès aux leaders de gauche que vous nommez."
Je ne leur reproche pas d'être nés bourgeois, mais de n'avoir jamais cherché à comprendre ce qui se passe en dehors de leur milieu (quelle drôles d'idées vous avez là!).
Quand on vole un peu au dessus des fraisiers, on doit être capable de défendre au delà de sa condition, c'est arrivé cent fois dans l'Histoire, (voir Lafayette).
Ce n'est pas le cas de ces ronds de cuir là.
Je ne leur fait aucun procès, je constate seulement qu'ils ont déjà fait la preuve de leur incompétence.
Parce que socialement ils trahissent les travailleurs et employés pauvres et qu’économiquement ils trahissent leur pays.
S’il y avait eu la moindre compétence en ces dirigeant là:
1° Le PS aurait gagné une élection imperdable (même avec l’ânesse du Poitou) !
2° Ces parfaits rêveurs arrêteraient d’applaudir à la délocalisation de nos usines en demandant une diminutions des taxes sur les produits d’importation ! (comme récemment Ségolène demandant une diminution de la TVA, au lieu de demander l’arrêt pur et simple de la taxes la + injuste: la CSG qui prend même aux plus démunis !)
3° Ils arrêteraient leur guerre datant de la révolution d’octobre contre les PME et leurs salariés (richesse potentielle inexploitée et même brimée par le PS français).
4° Les "éléphants" sont (pour faire très court) économiquement à gauche et socialement à droite (juste l’inverse de tous les autres PS d’Europe), ils sont non seulement là honte du socialisme, mais aussi le NON-AVENIR de nos enfants.
Bien sur, et vous avez là raison: bien d'autres à droite n'ont jamais non plus pris réellement contact avec le monde réel.
C'est une des désastreuses spécificités française !
Lors de déjeuners à l'AS et au magnifique restaurant du Sénat, j'avais déjà pu constater l'incroyable naïveté du personnel politique qu’il soit de droite ou de gauche.
Mais, Trésor de Bienfaits, quand c’est la droite, je me dis "tant pis pour eux", quand ce sont des gens de mon parti, voilà, j’en souffre !
Rédigé par: Ozenfant | 10 mars 2008 at 17h11
Sur le thème de L'UMP minimise ses revers:
Quels que soient les résultats du 2éme tour, la droite ne pourra jamais rattraper la gauche en matière de langue de bois. Pour théoriser mon assertion un petit rappel à partir d'une analyse de Catherine Nay après les élections municipales de 1983. A gauche on trouve Fabius, Chevènement, Hollande, Royale , Rocard etc….Enfin les mêmes que aujourd'hui
La droite remporte :
24 villes sur 36 de plus de 100000 hab
440 villes sur 862 de plus de 9000 hab
A Paris J Chirac remporte le 20 arrondissements
Jamais une défaite ne fut aussi cinglante concernant des municipales
Mais:
Mauroy est réélu à Lille
Deferre est réélu à Marseille avec 2497 voix de moins que JC Gaudin
Chevènement gagne à Belfort
Delors à Clichy
+ Quelques autres victoires
La gauche subit une véritable déroute, du jamais vu. Elle va transformer cette déroute en une modeste défaite. Pour cela le sophisme entre en action. C'est la droite qui perdu puisque elle n'a pas gagné toutes les villes…….C'est la gauche qui a gagné puisqu'elle en a sauvé quelques unes. Fallait oser!
C'est alors qu'entre dans la partie le directeur du monde de 1982 à 1985 à l'époque André Laurens. Il écrit un remarquable article dans lequel il démontre que les électeurs de gauche ont fait preuve de désaffection parce qu'ils veulent continuer le changement. Jean Marie Colombani chef du service politique du monde vient au secours de son directeur dans un article où il écrit je cite " Le sursaut du deuxième tour permet à M Mitterrand s'il le souhaite d'éviter toute dramatisation. Il n'est pas le dos au mur.
Cela ne suffit pas, alors je vais donner la parole à JP Chevènement je le cite " nous avons reçu un message du peuple qui nous demande d'aller plus à gauche.
Alors que les français viennent de faire triompher la droite, le PS démontre que le peuple veut promouvoir une politique de gauche.
Alors dimanche prochain 16 mars la victoire de la gauche sera probablement amplifiée. Récupérera t-elle les pertes de 2001 ? Rien n'est moins sur.
Et si le directeur du figaro écrivait à son tour " les électeurs de droite ont fait preuve de désaffection parce qu'ils veulent continuer les réformes"
Et si son rédacteur en chef écrivait " la défaite moindre que prévue permet à M Sarkozy s'il le souhaite d'éviter toute dramatisation. Il n'est pas le dos au mur.
Et si surtout un ministre reprenait les propos de Chevènement à son compte" nous avons reçu un message du peuple qui nous demande d'aller plus à droite.
Et si.....Je vous laisse deviner les réaction à gauche.
18 ans après, en 2001 la gauche a employé la même rhétorique pour masquer sa défaite en prenant bien soin de ne mettre en valeur que les victoires de Paris et de Lyon.
Nicolas Sarkozy à raison d'axer sa politique de santé sur la maladie d'Alzheimer, mais les franchises médicales ne suffiront pas car ceux qui ont besoin de soins sont trop nombreux.
J'espère que les journalistes à la fois intellectuellement honnêtes et compétents sauront rappeler le PS à un minimum de pudeur.
Rédigé par: flamant rose | 10 mars 2008 at 17h31
Flamant rose,
Trouvez une bonne bibliothèque, et consultez mes analyses des résultats des municipales de 1983 dans Libération. Vous verrez que je parlais très clairement de défaites cinglantes pour la gauche. Mieux, quelques temps après, l'élection de Defferre avait été contestée par Gaudin devant le Conseil d'Etat. Le candidat de droite accusait le ministre de l'Intérieur de fraude électorale. Le pire, c'est qu'il avait raison. Le Conseil d'Etat n'a pas osé annuler l'élection d'un ministre de l'Intérieur. Après étude du dossier, j'avais été convaincu que Defferre avait "magouillé" et je l'ai écrit. Certains m'en ont voulu au Conseil d'Etat, mais je n'ai pas été censuré par Libération. Cessez de croire que l'honnêteté intellectuelle est à sens unique ...
Rédigé par: Eric Dupin | 10 mars 2008 at 17h49
A flamant Rose:
BRAVO, tout est dit!
Rédigé par: eric | 10 mars 2008 at 18h02
Curieusement on ne parle pas du taux d'abstension qui pourtant est très important dans grandes villes. Il y a pourtant matière à analyse.
Rédigé par: Gerard | 10 mars 2008 at 18h38
Flamant Rose demande :
"Et si le directeur du figaro écrivait à son tour " les électeurs de droite ont fait preuve de désaffection parce qu'ils veulent continuer les réformes"
Et si son rédacteur en chef écrivait " la défaite moindre que prévue permet à M Sarkozy s'il le souhaite d'éviter toute dramatisation. Il n'est pas le dos au mur.
Et si surtout un ministre reprenait les propos de Chevènement à son compte" nous avons reçu un message du peuple qui nous demande d'aller plus à droite."
Vous pouvez enlever les "si" F.R. :
*Editorial d'Etienne Mougeotte :
"ceux qui ont donné leur voix à Nicolas Sarkozy en mai dernier mais ont souhaité hier exprimer leur mécontentement, leur impatience ou leur dépit en faisant la grève de l'isoloir [...]"
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/03/10/01005-20080310ARTFIG00483-un-deuxieme-tour-decisif-.php
*Dans la même édition, Charles Jaigu :
"Soulagement. C'était le sentiment dominant dimanche soir à l'Élysée et à Matignon. [...] «Il n'y a pas de vote sanction anti-Sarkozy», se rassurait-on au fur et à mesure que s'égrenaient les premières tendances."
et plus loin dans le même papier :
"Nicolas Sarkozy et François Fillon devraient cette semaine se répartir les tâches. [...] Au président l'affirmation de «l'ardente obligation» des réformes. Il devrait être mardi à Toulon, dans une ville où le candidat de la majorité a été élu dès le premier tour, pour redire sa détermination à «tenir le cap»."
http://www.lefigaro.fr/elections-municipales-2008/2008/03/10/01019-20080310ARTFIG00113-pour-l-elysee-il-n-y-a-pas-eu-de-vote-sanction.php
Rédigé par: Gatien | 10 mars 2008 at 18h59
Mais surtout, F.R., la question est de savoir si Etienne Mougeotte (et le directeur du Monde avant lui) a tout à fait tord.
A mon avis : non.
Rédigé par: Gatien | 10 mars 2008 at 19h10
@ Eric Dupin ,
Une première remarque : Je ne vous visais pas particulièrement.
Une seconde : Je n'ai pas dit que vous aviez fait une mauvaise analyse des résultats de 1983. Je n'en ai même pas parlé. J'ai seulement procédé à un rappel des événements.
J'ai simplement voulu signifier que devant certains propos tenus par les caciques socialistes une certaine rigueur intellectuelle voudrait que l'ensemble des journalistes qui composent la profession les ramène à plus de retenue en leur rappelant lesdits propos car ce sont quasiment les mêmes personnes qu'à l'époque. Je n'ai rien entendu à la télévision, je n'ai rien lu et je n'ai pas écouté la radio. Les socialistes peuvent ainsi dire ce qu'ils veulent, il n'y a personne pour les reprendre.
Si, aujourd'hui dans c'est dans l'air , il y en a un qui a rappelé que la droite avait gagné les municipales en 1995 et en 2001 et que par conséquent ce ne pouvait le cas à chaque fois. Pour une analyse correcte des résultats d'hier c'était un minimum et depuis ce matin nous sommes plusieurs à l'avoir écrit.
Pour le conseil d'état je savais. J'habitais Marseille en 1983 et j'étais dans l'équipe de Gaudin. Entre les 2 tours on nous avait accusé d'avoir commis un attentat contre une synagogue alors qu'il a été prouvé plus tard qu'il s'agissait d'un accident. Gaudin a perdu de nombreuses voix. Cela faisait aussi parti des méthodes douteuses de la gauche. Mais j'ai probablement tort, seule la droite est capable d'employer de tels arguments.
Rédigé par: flamant rose | 10 mars 2008 at 19h39
ED est étonné par la tonalité du "commentaire médiatique dominant" : il ne devrait pas. Nos chers journalistes politiques, agrégés de café du commerce, docteurs ès à peu près nous ont habitués depuis des lustres à leur inutile et vaine logorrhée. Il est dans ce genre des as : Nicolas Domenach, Maurice Szafran, Laurent Neumann, serge Raffy, Murielle Grémillet (et j'en passe!) et, last but not least, le pape du n'importe quoi journalistique, le champion de l'imposture pseudo-intellectuelle, le nec plus ultra de la pensée approximative, l'idôle des amateurs de réflexion à coup de serpe : Jean-François Kahn himself. Savent-ils seulement selon quelles régles électorales un conseil municipal est élu? On peut en douter (il est vrai que la chose n'est pas facile). Alors de là à attendre d'eux qu'ils nous éclairent sur le sens des municipales...
Rédigé par: le gauchiste repenti | 10 mars 2008 at 20h30
"Nicolas Sarkozy a raison d'axer sa politique de santé sur la maladie d'Alzheimer, mais les franchises médicales ne suffiront pas car ceux qui ont besoin de soins sont trop nombreux". Je pense que seul le dépit a pu inspirer à FR un tel commentaire à propos des dirigeants de gauche. J’imagine qu’il n’est plus tout à fait assuré que NS pourra « maintenir le cap des réformes », en clair liquider le modèle social français mis en place progressivement depuis la Libération. Puisse-t-il avoir raison d’en douter.
Rédigé par: chatel | 10 mars 2008 at 21h14
@Gatien
Vous dites :
"Je me demande si l'UMP ne se tire pas une balle dans le pieds en essayant de minimiser ce revers du premier tour."
Après réflexion et lecture du Figaro, non.
L'UMP mise sur une remobilisation de son électorat, et pour çà la seule méthode consiste à dire qu'on ne changera rien (sous-entendu : du programme-que-les-francais-ont-voté-pour-çà
et-qu'on-va-le-faire).
Faire mine de capituler ferait gagner peu de voix à gauche et pousserait l'électorat de droite à aller à la pêche (qui - en première catégorie - a rouvert ce dimanche dans mon département).
Par ailleurs, Gatien, il n'y a strictement aucune raison de mettre un "s" à la fin de "pied" au singulier.
Rédigé par: Gatien | 10 mars 2008 at 22h35
Il y a effectivement un net coup de barre à gauche de l'électorat, qui tranche avec l'évolution vers la droite des vingt cinq dernières années que vous avez couverte.
Rédigé par: FEROV | 10 mars 2008 at 23h21
Pourquoi reprocher aux medias ce que vous meme pratiquer : La vision partielle des resultats en ne commentant que ceux qui vont dans le sens de votre commentaire.
C'est oublie que tout le monde predisait une defaite cuisante de la droite a la limite de l'humiliation en sanction de l'action gouvernementale, mais voyez vous, la plupart des ministres qui se presentaient sont passe au premier tour tandis que les autre sont en ballotage favorable.
Non seulement la defaite n'est pas humiliante comme prevue, mais en plus elle ne semble pas etre une REELLE sanction de l'action gouvernementale.
A defaut d'etre une victoire de l'UMP (puisque c'est clairement une defaite) ce n'est pas la sanction que voulait le PS et en cela c'est un objectif manque de la gauche.
Rédigé par: sudoku | 11 mars 2008 at 09h09
Bonjour,
Tous ces électeurs dans les villes qui restent encore à droite ont une raison, ils s'imaginent que le gouvernement n'a pas eut assez de temps pour que soit prouvé les effets de leurs réformes, l'erreur de ces électeurs, est de ne pas analyser ces réformes, ils en attendent encore toujours les effets, ils s'imaginent que ces restrictions cette appauvrissement sont des passages temporaires obligés, que les résultats positifs se dessineront plus tard.
Là où la droite reste au pouvoir, l'électeur est en attente des effets de ces réformes, réformes qui d'ailleurs ne sont pas vraiment installées.
Le véritable problème va se dessiner plus tard, qui pourrait être très grave pour la droite, qui gère le pays à la petite semaine, sans savoir, ce qui se passe sur le terrain, les augmentations de 40- % et plus dans la grande distribution, négliger cette situation est impardonnable, imaginez, d'un côté on augmenterait les salaires,(de plus qui ne le sont pas), de l'autre côté tout augmente, et ils ne sont pas au courant !!!! gérer de cette manière c'est du pur enfoutisme!
Toutes ces réformes pas encore tout à fait terminées, appauvrissent le pays, soyons logique, tout emplois supprimés, baisse de pensions, d'allocations font que l'argent ne circule plus!
Il leur sera impossible de rétablir l'équilibre économique, ils s'enfonceront progressivement!
Ce gouvernement fait une fixation sur l'establishment, le monde des affaires, celui là fonctionne au top, le reste, c'est à dire la population, bien il faut la maitriser, voilà comment ce gouvernement
gère le pays, il gère les fluctuations de l'argent, le reste est une question de forcing, dont ils ont fait une devise, pas céder, que les revendications soient légitimes où pas, ils s'en foute, ils doivent prouver leur supériorité, il n'y a rien d'autre dans ce gouvernement!
Une ménagère qui a un budget de 1000 € ne sait pas dépenser plus que ce qu'elle à, et l'économie doit faire avec, maintenant elle possède 2000 €, bien l'économie brasse plus d'argents, que diable, un enfant se rendrait compte de ça !
Malheureusement tous ces ministres s'en foute, eux ont de quoi vivre largement, et l'establishment (auquel ils collent comme la mouche sur la rézine), brasse des centaines de milliards, alors vous savez le reste (nous), on va leur donner 1, peut être 2 € en plus, le comble c'est ce qui est arrivé dans une entreprise, j'ai oublié son nom, les travailleurs ont reçu 2 € sur les bénéfices fait par l'entreprise, qui fermait d'ailleurs.
Si ça c'est pas du mépris qu'est ce que c'est ? Mépris, pire enfoutisme oui!
Rédigé par: bedin | 11 mars 2008 at 12h50
@ Gatien
A mon avis, l’UMP ne peut guère espérer remobiliser son électorat en déclarant que le programme de réformes libérales du gouvernement sera mis en œuvre. En effet, les électeurs de NS n’ont pas tous voté pour lui afin qu’il liquide le modèle social et républicain français ; beaucoup, au contraire, ont même eu la naïveté de croire que son volontarisme permettrait de sauver le modèle français et de restaurer le primat du politique sur l’économique. L’élection de NS repose à l’évidence sur un malentendu. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’est pas en droit de considérer qu’il a reçu mandat des français pour appliquer au pays les recettes libérales. Les réactions au rapport Attali l’ont démontré en tant que de besoin. Il me semble qu’il ne serait guère dans l’intérêt de l’UMP de dissiper ce malentendu à la veille du second tour.
Rédigé par: chatel | 11 mars 2008 at 12h57
Le commentaire médiatique dominant qui chagrine tant Mr Dupin parce qu'il est moins favorable à la gauche n'est que la contrepartie du matraquage médiatique qui, pendant des semaines, a tenté de faire croire aux Français que les municipales seraient une sanction pour Sarkozy, les incitant ainsi à mettre leurs votes en adéquation avec le résultat annoncé.
Rédigé par: johanono | 11 mars 2008 at 13h25
Autre occasion de pointer les carences de nos médias : cent maires qui refusent d'organiser les scrutins, c'est pas banal. Je viens de faire une rapide recherche sur les sites du Fig, du Monde et de Libé : pas une dépêche sur le sujet depuis le 19 février, quand Libé l'évoqua. Pourtant un vrai débat d'enjeux locaux, me semble-t-il. Au lieu de ça, on préfère s'installer au spectacle de Sarkozy, et tout juger en fonction, que d'émotions !
http://www.rue89.com/2008/03/11/la-violence-faite-a-un-territoire-dans-la-republique
Rédigé par: Michel B. | 11 mars 2008 at 14h17
@Chatel
"l’UMP ne peut guère espérer remobiliser son électorat en déclarant que le programme de réformes libérales du gouvernement sera mis en œuvre."
Tout à fait d'accord. Quand Sarkozy ou son gouvernement déclarent qu'ils vont continuer les réformes pour lesquelles ils ont été élus triomphalement, ils se gardent bien d'en énumérer une seule. On reste dans l'incantatoire et le tautologique. Cette posture a marché pour les présidentielles, on en remet une couche, rien de plus. Toute autre réaction serait perçue comme une reculade, une chiraquisation, et que sais-je encore, par l'électorat de droite en particulier.
@johanono
"matraquage médiatique qui, pendant des semaines, a tenté de faire croire aux Français que les municipales seraient une sanction pour Sarkozy, les incitant ainsi à mettre leurs votes en adéquation avec le résultat annoncé."
Iriez-vous jusqu'à considérer que Sarkozy a été élu à cause du matraquage médiatique qui le donnait gagnant contre Royal, et qui a poussé les électeurs à voter de façon à donner raison aux sondages?
Et si météo-france prévoit de la pluie demain, est-ce que la pluie va tomber juste pour faire plaisir à météo-france?
Rédigé par: Gatien | 11 mars 2008 at 14h18