Ma Photo

Les commentaires récents

juillet 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

--------------------------

RECHERCHE

  • Google

----

Blog powered by TypePad

« novembre 2007 | Accueil | janvier 2008 »

décembre 2007

20 décembre 2007

Dépolitisante ouverture

    Pas d'heure de fermeture pour "l'ouverture". Le scrutin municipal s'annonce comme une nouvelle étape dans le chassé-croisé des convictions et des intérêts. Sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, qui recommande à l'UMP d'"occuper tout l'espace politique", la droite multiplie les prises à gauche. A ce jour, la plus spectaculaire reste le ralliement à Jean-Claude Gaudin de Philippe Sanmarco, qui avait failli prendre le contrôle du PS marseillais après la mort de Gaston Defferre. En face, la pêche aux convertis est moins spectaculaire. Le socialiste Jean-Noël Guérini a tout de même réussi à attirer dans ses filets un ancien soutien local à Charles Pasqua,  devenu membre du bureau national de l'UMP, François Franceschi.

    L'ouverture est assez rarement le fruit d'admirables tentatives de surmonter les clivages politiques au nom de l'intérêt général. Règlements de comptes, recyclage des recalés à l'investiture dans le camp adverse et plat opportunisme rendent bien plus compte de ces débauchages.

    L'image de la politique en est d'autant moins rehaussée que l'ouverture pratiquée au niveau national dévalorise l'engagement sur des idées. Lorsque Bernard Kouchner déclare que l'élection de Bertrand Delanoë ne lui "déplairait pas", mais que celle de son adversaire Françoise de Panafieu ne lui "déplairait pas non plus", le suffrage universel prend les couleurs d'une farce. Comme si les joutes électorales ne portaient pas à conséquence. Un simple jeu de rôle entre des personnages finalement assez d'accord sur le fond des choses. Et l'on viendra se plaindre, ensuite, de l'audience des extrêmes et de la crise de la démocratie représentative...

17 décembre 2007

Article inédit

    Cet article a été rédigé le 17 décembre 2007 et envoyé à la rédaction du "Figaro", journal avec lequel j'avais un accord de collaboration comme chroniqueur chargé de l'opinion et des élections depuis octobre 2006. Il a été censuré, sans que l'on me fournisse la moindre raison, par Etienne Mougeotte, nouveau directeur des rédactions. Les lecteurs jugeront de la dangerosité de cette analyse. J'ajoute que j'en avais publié, à l'époque où Nicolas Beytout dirigeait la rédaction de ce journal, de plus sévères pour l'actuel chef de l'Etat. Naturellement, ma collaboration avec le Figaro s'est arrêtée là.

    Suite aux commentaires, voici quelques précisions supplémentaires. Et quelques explications sur mon évolution personnelle en sus.

   Les attentes sur le pouvoir d’achat minent la popularité de Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy est homme politique à susciter des réactions contrastées. Dans l’espace comme dans le temps. Le sixième président de la Vème République a savouré, en début de mandat, une popularité exceptionnelle. Sauf le général de Gaulle, aucun de ses prédécesseur n’avait connu pareille ferveur publique. Sept mois après son élection, le contexte a radicalement changé. Le chef de l’Etat doit se contenter d’une popularité modeste. A ce stade de leur mandat, tous les autres présidents français étaient plus appréciés, hormis Jacques Chirac qui avait déjà basculé dans la disgrâce (1).

    Ces comparaisons historiques ont certes leurs limites. L’opinion est aujourd’hui beaucoup plus versatile qu’il y a plusieurs décennies. Le temps politique s’est considérablement accéléré et le rythme propre à Sarkozy n’est pas de nature à le ralentir. La rapidité du changement de l’opinion à son endroit n’en est pas moins frappante. Cinq des six instituts qui mesurent la popularité de l’exécutif concluent à une forte chute de la cote présidentielle depuis la rentrée. Son solde de « confiance » TNS-Sofres (2) était positif de 32 points en septembre. Il est devenu nul avec autant de sondés (49%) qui accordent et qui refusent leur confiance à Sarkozy. Cette enquête, la plus sévère pour le président, a été réalisée alors que le mouvement de grèves dans les transports publics semblait s’éterniser.

    La fin du conflit social sur les régimes spéciaux de retraite puis l’intervention télévisée du chef de l’Etat le 29 novembre ont, semble-t-il, donné un petit coup de pouce à la cote présidentielle. Les deux instituts qui ont sondé dans les jours suivants ont enregistré un sursaut. Sarkozy regagne deux points d’opinions positives chez LH2 (3) même s’il en a, au total, perdu dix depuis septembre. La cote de confiance présidentielle remonte même de quatre points pour CSA (4), le seul institut à retrouver les niveaux obtenus à la rentrée.

    La pente est, au contraire, régulièrement descendante chez BVA (5) où le solde des bonnes opinions sur les mauvaises est passé, de septembre à décembre, de vingt-quatre à huit points. Même évolution pour Ipsos (6) où la cote de popularité du chef de l’Etat chute, au cours de cette période, d’un solde positif de trente-quatre à quatorze points. Le changement de l’opinion est encore plus spectaculaire d’après le baromètre Ifop (7) : le solde entre « satisfaits » et « mécontents » de Sarkozy comme président de la République a fondu de quarante à cinq points en seulement quatre mois. Le chef de l’Etat ne « satisfait » plus que 52% des personnes interrogées. Cette enquête a été partiellement réalisée au moment de la visite du colonel Kadhafi en France, peu appréciée des Français selon tous les sondages.

    Au-delà des raisons conjoncturelles, les causes de la chute de popularité de l’exécutif – qui touche aussi le Premier ministre – sont avant tout d’ordre social. La dernière enquête Ifop montre que Sarkozy mécontente désormais une majorité d’ouvriers, d’employés et de cadres moyens. Il n’est plus nettement populaire que dans la tranche d’âge, largement inactive, des plus de 65 ans.

    Le pouvoir d’achat est devenu la préoccupation dominante. Son maintien et la lutte contre la hausse des prix sont considérés comme devant être les priorités du gouvernement par 54% des sondés (contre 27% en juin) d’après TNS. Or si le mot d’ordre de « travailler plus pour gagner plus » reste populaire, sa traduction concrète se heurte à un scepticisme grandissant. Seulement 18% des Français pensent que la politique impulsée par Sarkozy améliorera leur pouvoir d’achat, 50% estimant qu’elle ne le changera pas et même 25% qu’elle le diminuera, indique BVA. Chez LH2, le pouvoir d’achat n’est cité qu’en septième position parmi les enjeux dont Sarkozy « s’occupe le mieux », sur dix thèmes proposés.

    Privée de leader et d’orientation claire, l’opposition est toutefois loin de tirer partie des difficultés de l’exécutif. Dans la même enquête TNS-Sofres (8), 40% des sondés ont une image « négative » du président de la République, et 72% de l’opposition ! D’après BVA, seulement 16% des Français pensent que le Parti socialiste « ferait mieux » que le gouvernement actuel s’il était au pouvoir. En l’absence de force d’alternance crédible, Sarkozy pourrait plus facilement endurer une période d’impopularité.

(1) Ces comparaisons sont basées sur l’étude du baromètre Ifop de l’exécutif, publié depuis 1958.
(2) Sondage TNS-Sofres-Figaro Magazine, 21-22 novembre.
(3) Sondage LH2-Libération, 30 novembre-1er décembre.
(4) Sondage CSA-I Télé-Parisien, 5-6 décembre.
(5) Sondage BVA-Orange-L’Express, 7-8 décembre.
(6) Sondage Ipsos-Le Point, 7-8 décembre.
(7) Sondage Ifop-Journal du Dimanche, 6-14 décembre.
(8) Sondage TNS-Sofres-Nouvel Observateur, 27-28 novembre.

13 décembre 2007

Sarkozyste DSK

    Lors de la nomination de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, quelques naïfs nous expliquaient que ce dirigeant socialiste ne manquerait pas d'imprimer une orientation de "gauche" à cette prestigieuse institution. Les premiers résultats sont édifiants. Les toutes dernières recommandations du FMI à la France applaudissent des deux mains la politique de Nicolas Sarkozy. "L'élection d'un nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues", s'enthousiasment ses experts. Ils valident également la méthode sarkozienne des réformes groupées: "Concernant l'enchaînement optimal des réformes, nous considérons qu'il faut chercher à engager, de manière concomitante, une « masse critique » de réformes dans un grand nombre de domaines, de manière à tirer profit des synergies ainsi créées". "Gagner plus suppose incontestablement de travailler plus", écrivent-ils encore.

    Et la mission du FMI en France de suggérer des évolutions qui relèvent, à coup sûr, du progressisme le plus audacieux: lutter contre "la hausse tendancielle du SMIC", faciliter les licenciements économiques, ou encore réduire le taux de l'impôt sur les sociétés. Le crédo libéral du FMI se marie admirablement avec le "socialisme" de DSK.

    Mieux, le zèle réformateur de son nouveau directeur l'amène à appliquer à ses propres troupes la "rigueur" à laquelle la planète est fermement conviée. Afin d'économiser quelques 100 millions de dollars, le FMI va supprimer 300 à 400 emplois (sur un effectif de 2600 personnes).

    La gestion "de gauche" strauss-kahnienne imite enfin Sarkozy en ce que le chef, pour sa part, obéit à la règle "s'augmenter soi-même pour gagner plus". Dans un louable souci de transparence, DSK a publié son salaire: la bagatelle d'un demi-million de dollars par an (net d'impôts). Or cette somme représente une augmentation de 7,5% par rapport à la dernière rémunération de son prédécesseur. Mais que ses amis politiques se rassurent. Strauss-Kahn reste "socialiste". Il est toujours en contact étroit avec le candidat du PS qui tente de conserver son ancien siège de député dans le Val d'Oise...

11 décembre 2007

Pragmatisme institutionnel

    Par nature, la question des institutions se prête à de savants affrontements. On se grise de joutes doctrinales. On rivalise d’ingéniosité en imaginant les dispositifs les plus complexes. Et puis, au final, rien ne change. Les grands discours sur la « VIème République » ou l’hyperpuissance présidentielle se perdent dans les sables. Et notre pauvre démocratie française continue de boiter, sa jambe parlementaire étant infiniment plus courte que sa jambe exécutive.

    C’est pourquoi il faut saluer le travail réalisé par le « Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République ». Présidé par Edouard Balladur, cet aréopage de qualité, mêlant politiques et universitaires de sensibilités et d’expériences complémentaires, a su produire un document utile. Son approche pragmatique et concrète pourrait, si les contingences politiciennes n’en décident pas autrement, inspirer le très souhaitable rééquilibrage de nos pratiques constitutionnelles.

    En installant ce comité, en juillet dernier, Nicolas Sarkozy est parti d’un constat objectif : « La présidentialisation est une réalité ». Le présidentialisme à la française est le produit d’une évolution qui a éloigné la France du régime semi-parlementaire mis en place en 1958. Le général de Gaulle a donné l’impulsion décisive avec l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Mais on ne saurait oublier les contributions de Jacques Chirac, qui a fait voter le quinquennat, ni celle de Lionel Jospin, qui a placé l’élection législative dans la foulée de la compétition élyséenne. Les débuts de l’hyperprésidence sarkozienne ont caricaturalement mis en évidence les graves déséquilibres du système actuel.

    Dés lors, à défaut d’improbable révolution institutionnelle, la question est de savoir comment redresser la barre. Sarkozy a été suspecté de vouloir faire entériner la présidentialisation du régime par le comité Balladur. En octobre, après la remise de ses propositions, François Hollande a même cru y déceler un « pouvoir présidentiel renforcé ».

    En réalité, l’ensemble des suggestions avancées par ledit comité renforcent infiniment plus le Parlement que le chef de l’Etat. Après discussions, la dyarchie de l’exécutif est maintenue. Une formule élastique, ciselée en pensant à l’hypothèse cohabitationniste, précise que le président « définit » la politique de la nation et que le gouvernement la « conduit ». La possibilité offerte au président de s’exprimer devant le Parlement, à laquelle Sarkozy tient beaucoup, peut aussi se lire comme une forme de responsabilité présidentielle devant les assemblées. Et il est proposé de limiter et d’encadrer le pouvoir de nomination du chef de l’Etat, parfois soumis à avis parlementaire. L’article 16, que le comité aurait pu avoir l’audace de supprimer, fait lui aussi l’objet d’une limitation.

    Si les pouvoirs du président de la République ne sont nullement étendus, au regard de la pratique actuelle, il n’en va pas de même pour ceux du Parlement. Le changement le plus lourd de conséquences porte sur son ordre du jour. Contrairement à leurs homologues étrangers, les parlementaires français sont pratiquement à la merci de l’exécutif pour ce qui est du calendrier de leurs travaux. Le rééquilibrage proposé est majeur : une moitié de l’ordre du jour maîtrisée par le Parlement, pour l’examen de textes de loi ou le contrôle de l’action publique, avec des plages réservées à l’opposition. Le renforcement des pouvoirs de contrôle des assemblées est une autre piste porteuse de changements réels : augmentation du nombre de commissions permanentes, comité d’audit parlementaire, assistance de la Cour des comptes, commissions d’enquêtes réservées à l’opposition etc.

    Dans la même logique, le comité Balladur avance toute une série de propositions destinées à donner enfin à l’opposition un statut lui permettant d’exercer sa fonction. On regrettera toutefois sa grande timidité à propos du mode d’élection des députés. Un parlement revitalisé devrait s’appuyer sur la légitimité d’une honnête représentativité. N’instiller qu’une dose homéopathique de proportionnelle (moins de 5% des députés élus selon un système compensatoire) n’y suffirait point.

    C’est pourtant déjà trop pour nombre de députés UMP allergiques à l’idée de réduire la part du festin majoritaire. Les mêmes ne digèrent pas une autre proposition, celle d’interdire le cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Un Parlement debout aurait pourtant besoin d’élus à temps plein. Ces grincements de dents ne sont pas étrangers à la tentation de reporter la réforme institutionnelle. Espérons simplement que Sarkozy ne finira pas en conclure que cette affaire ne peut que lui attirer des ennuis. Et qu’il serait finalement plus simple, pour lui, de persévérer dans l’omnipotence.

Article publié dans Enjeux-Les Echos de décembre 2007.

    Cet article a été rédigé à la fin octobre. Depuis, le processus de réforme - dont on avait pu craindre qu'il s'enlise - est engagé. Nicolas Sarkozy a adressé, le 12 novembre, une "lettre d'orientation" à François Fillon qui s'inspire assez largement des conclusions du comité présidé par Edouard Balladur.

06 décembre 2007

Négo Sarko

    "Tu n'y arrives pas ? Laisse-moi faire !" Certaines personnes - souvent des enfants - ne peuvent s'empêcher de se précipiter au secours d'autrui. Elles sont tellement persuadées être plus douées que les autres pour résoudre les pires problèmes. Nicolas Sarkozy semble quelque peu affecté par ce syndrome du Sauveur Providentiel.

    Confiant dans ses qualités de négociateur hors pair, notre bouillant président tente de sauver Ingrid Betancourt des griffes des FARC. Cet été, avec l'aide de son secrétaire général et de son épouse de l'époque, il avait réussi à faire libérer les infirmières bulgares détenues en Libye. A l'automne, ce sont des hôtesses espagnoles et des journalistes français qui ont profité de la diplomatie de la libération sarkozienne. L'homme commence à avoir de l'expérience. Expert dans l'art de jauger les rapports de force et d'imaginer les contreparties qui ouvrent la voie aux plus improbables accords, Sarkozy adore trouver le bon deal.

    La charge émotionnelle de ces opérations de sauvetage équilibre opportunément le froid réalisme commercial qui caractérise le tourisme diplomatique du président. En Chine, Sarkozy a échangé une discrétion sur les sujets qui fâchent Pékin - comme le Tibet - contre 20 milliards d'euros de contrats. En Algérie, le chef de l'Etat a déploré l'injustice du système colonial et ramené 5 milliards de contrats. Le président sait se rendre utile à son pays. Et il sait, en cette phase de baisse sondagière, ce qui peut toucher l'opinion.

04 décembre 2007

Impudique Ségolène

    Au risque de participer au redoutable plan média qui accompagne la sortie de son livre (qu'on se dispensera évidemment d'acheter, les rares passages de quelque intérêt étant publiés dans la presse), disons un mot de Ségolène Royal. Après une période de flottement, la voici repartie au combat. Une inébranlable confiance en soi constitue à coup sûr sa principale qualité. Hélas, cette caractéristique la prémunit aussi contre toute aptitude à se livrer à une véritable autocritique. L'ancienne candidate continue à attribuer commodément à la défiance d'éléphants socialistes, qu'elle avait elle-même mis à distance, son échec à l'élection présidentielle. Tout juste concède-t-elle du bout de la plume qu'elle n'a pas eu réponse à tout...

    Principale révélation de cet ouvrage, la candidate du PS avait proposé à François Bayrou le poste de Premier ministre dans l'entre-deux tours. Elle a même failli monter au domicile du chef centriste pour sceller cette entente. Il faut beaucoup d'aplomb à Royal pour annoncer ainsi aux socialistes, à qui elle reproche de ne pas avoir été assez en phase avec elle, qu'elle s'apprêtait à réaliser, en catimini, un spectaculaire retournement d'alliances. Il ne s'agit cependant pas seulement ici d'opportunisme électoral. Rien ne prouve que Royal est tellement plus à gauche que Bayrou. Sa quête du centre apparaît comme une orientation stratégique même si, avec sa légendaire désinvolture, la présidente de Poitou-Charentes lâche qu' "entre les idées de François Bayrou et d'Olivier Besancenot, je ne fais pas le choix". S'inspirant explicitement de l'évolution de la gauche italienne - qui s'est perdue dans un magma idéologiquement informe - elle en appelle au "dépassement du PS". Comprendre: sa disparition comme parti et l'abandon de la référence socialiste.

    Ségolène Royal a peu de chances de conquérir le PS sur cette ligne. Elle pourra longtemps continuer à se plaindre de son parti et à soigner son image de star blessée par la méchanceté des hommes. Si l'on comprend bien, François Hollande porterait une lourde part de responsabilité dans sa défaite. Non seulement il aurait "regardé de loin" ses propres exploits, mais leur séparation aurait porté un coup fatal au moral de la candidate. "Oui, pour gagner une prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate", ose-t-elle écrire. Explication: "La candidate n'a pas trouvé d'épaule où poser son front pour se lâcher, pour pleurer quand c'était dur". Son impudeur va jusqu'à révéler que son ancien compagnon aurait tenté une réconciliation: "Quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n'était pas une bonne idée". Pour le reste, on attend toujours de connaitre les "bonnes idées" de la championne de la "bravitude" pour donner un avenir à la gauche française.

Publicité

A droite toute

- - - -