L’UDF, qui se meurt aujourd’hui même, est née en 1978 dans l’espoir d’incarner une autre droite. Le Mouvement Démocrate, consacré ce week-end, rêve pour sa part d’inventer une autre gauche. Valéry Giscard d’Estaing voulait en finir avec la suprématie gaulliste. François Bayrou cherche à supplanter les socialistes comme force d’opposition au sarkozysme. C’est dire si son pari est à la fois ambitieux et risqué.
Pour son audacieuse entreprise, le principal atout de Bayrou réside dans son enviable capital de popularité. L’Ifop lui accorde pas moins de 70% de « bonnes opinions » (1). Selon Ipsos, 52% des Français jugent « favorablement » son action (2). Dans la dernière enquête TNS, le leader centriste fait partie, avec Bernard Kouchner et Jean-Louis Borloo, du trio de tête des personnalités dont les sondés souhaitent qu’elles jouent « un rôle important » dans l’avenir (3). L’ancien candidat a, semble-t-il, conservé l’essentiel de son audience malgré l’échec de sa formation aux élections législatives (7,6% des suffrages exprimés au premier tour). Une enquête d’intentions de votes présidentielles réalisée il y a un mois par l’Ifop lui accordait 17% contre 18,6% le 22 avril (4). La figure du courageux Béarnais se battant seul contre tous lui vaut la sympathie de larges secteurs de l’opinion. Bayrou est particulièrement populaire auprès des jeunes, des classes moyennes et des électeurs qui penchent à gauche.
Mais cette cote personnelle est loin de se traduire par une adhésion forte à son parti ou même à son projet. Le MoDem demeure, à ce jour, un objet politique assez peu identifié par les Français. Pas plus de 38% d’entre eux en ont une « bonne opinion » d’après TNS. La marque MoDem ne s’est pas encore imposée. Et l’épreuve des élections municipales s’annonce périlleuse pour le tout jeune parti centriste. Bayrou reconnaît lui-même que ce scrutin ne sera « pas une élection facile pour une famille en formation ».
Une fois de plus, c’est la démarche d’autonomie du leader centriste qui sera soumise à rude épreuve. Aux législatives, sa formation n’avait réussi à sauver que quatre députés. Bayrou souhaite présenter des listes MoDem indépendantes dans presque toutes les grandes villes. Mais cette logique militante se heurte aux pesanteurs d’élus en place ayant besoin d’alliances pour survivre. Une nouvelle cohorte de notables risque ainsi de s’éloigner de Bayrou. L’opportunisme électoral génère même des défections chez les nouvelles recrues. Jean-Marie Cavada a préféré se présenter dans le 12ème arrondissement de Paris sous les couleurs de l’UMP.
De vives tensions internes traversent le MoDem en de nombreux points du territoire. A Lyon, le sénateur Michel Mercier préfèrerait une alliance à droite, qui favoriserait sa réélection à la tête du conseil général du Rhône, tandis qu’Azouz Begag prétend à l’investiture du parti avec un discours violemment anti-sarkozyste. A Marseille, le centriste très modéré Jacques Rocca-Serra s’oppose à l’ancien dirigeant écologiste Jean-Luc Benhamias. Le mélange des cultures entre anciens élus de l’UDF et militants nouvellement arrivés au MoDem ne va pas sans heurts. Le débat stratégique est d’autant plus animé que l’on s’achemine vers des alliances à géométrie variable. A Bordeaux, le MoDem s’apprête à faire cause commune avec l’UMP d’Alain Juppé. A Dijon, c’est avec François Rebsamen, numéro deux du PS, que les centristes pourraient se marier.
Au vu de ces tiraillements, on comprend pourquoi Bayrou refuse l’existence de courants au sein de son parti. Conscient de son hétérogénéité de départ, il entend construire un « mouvement unitaire ». Les futurs statuts du MoDem accordent ainsi beaucoup de pouvoirs à son président. En son sein, Corinne Lepage n’a pas été la seule à s’en inquiéter.
Mais Bayrou considère qu’il lui revient de piloter le plus librement possible sa vaste entreprise de remodelage du système politique français. Il reste convaincu que le « projet inégalitaire assumé » de Nicolas Sarkozy finira par être rejeté par les Français. Et que les socialistes ne pourront, cette fois-ci, incarner l’alternance. D’ores et déjà, Bayrou figure, aux yeux de l’opinion, parmi les meilleurs opposants au pouvoir actuel. Nul doute qu’il continuera à être écouté tant que le PS sera neutralisé par ses rivalités de personnes et ses contradictions idéologiques. Mais que espace resterait au MoDem si les socialistes sortaient de leur léthargie, surtout s’ils choisissaient une ligne moderniste ? Peu suspect d’anti-centrisme, Michel Rocard a confié récemment qu’il « croyait » à l’avenir du PS, un parti qui « a survécu à tout ». Bayrou aura du mal à le tuer pour triompher.
(1) Sondage Ifop-Paris Match, 31 octobre-2 novembre.
(2) Sondage Ipsos-Le Point, 9-10 novembre.
(3) Sondage TNS-Sofres-Le Figaro Magazine, 21-22 novembre.
(4) Sondage Ifop-Journal du Dimanche, 31 octobre-2 novembre.
Article publié dans Le Figaro du 30 novembre 2007.
La secte orange a choisi le "ni droite-ni gauche" comme mythe fondateur. Ni droite ni gauche = pas de politique, pour l'opinion. Pas de politique = pas d'élu.
Pas d'élu à moins de de s'allier avec la droite ou la gauche, bonjour la palinodie.
Rédigé par : all | 30 novembre 2007 à 09h02
Eric Dupin,
J'ai voté Bayrou (que je n'aime pas) au 1er tour à cause des deux emplois dépénalisés, de sa lutte contre la pensée unique PS/UMP et surtout parce qu'il était le seul à devoir battre Naboléon !
Je me suis forcé à voter Ségolène au second, malgré toutes les conneries que lui ont fait dire les éléphants à un moment donné (vive mai 68, a bas la dépénalisation du travail, etc.)
J'admirais par contre le talent de CAVADA malgré son Européanisme alimentaire (il est député Européen).
Mais bon, c'est râpé maintenant, de telles occasions ne se représentent pas deux fois dans une vie...
A ciao Bayrou !
Rédigé par : Ozenfant | 30 novembre 2007 à 10h55
De temps en temps les sondages me font bien rire dans leurs intitulés et/ou questions...
Ainsi, vous dites ""Selon Ipsos, 52% des Français jugent « favorablement » son action (2)""...
Je veux bien croire ces chiffres, mais, parlant de Bayrou, j'attends qu'on m'explique où et quand il y a "action" ?
Car, à part papoter tout seul pour lui-même dans son coin, qu'a-t-il pu bien faire que l'on puisse qualifier d'action ???
Rires ... :-))))))))))))))))))))))
Rédigé par : Olivier | 30 novembre 2007 à 11h07
Avec le Modem, on reste dans l'hypothétique et ça finit par agacer, mais on peut y rester comme on peut rester au bord d'une piscine sans jamais pouvoir plonger et sans jamais pouvoir savoir.
A l'heure où tout est accessible, trop facilement à portée de main, le Modem qui ne parviendrait pas à émerger aux municipales, peut définitivement rester le symbole entretenu de l'inaccessible nécessaire.
Avec Marielle de Sarnez, candidate à la mairie de Paris sans alliance ni avec la droite ni avec la gauche, qui ose l'autonomie, les parisiens peuvent donner pourtant au Modem une occasion de faire ses preuves.
Les parisiens auront-ils assez d'audace pour nous faire ce cadeau?
Rédigé par : Annick | 30 novembre 2007 à 11h38
Ségolène Royal publiera donc le 3 décembre un nouveau livre intitulé:
Ma plus belle histoire, C'EST VOUS.
Aux éditions Grasset.
Selon nos informations, Mme Royal y révèle notamment le dialogue qu'elle a entretenu avec François Bayrou entre les deux tours. Elle se serait même rendue chez M. Bayrou, avant le face à face Sarkozy-Royal, et lui aurait proposé d'être son Premier Ministre. Elle aurait demandé à M. Bayrou s'il acceptait le poste afin qu'elle puisse l'annoncer lors du face à face. Mme Royal aurait donc dit face à Sarkozy : "J'ai proposé à François Bayrou d'être mon Premier Ministre et il a accepté le poste". Selon Mme Royal, cette annonce aurait changé le cours du face-à-face et aurait pu lui permettre de gagner les points qui lui manquaient pour battre Nicolas Sarkozy.
M. Bayrou a refusé qu'elle fasse cette annonce. Selon Mme Royal, c'est Fred Vargas, une amie personnelle de M. Bayrou et d'elle-même, qui aurait organisé l'entretien chez François Bayrou.
François Bayrou vient de confirmer l'information sur le site de l'hebdomadaire Marianne.
QUAND JE PENSE QUE MON AMI PASCAL (Poliblog) AURAIT ALORS VOTE Ségolène AU LIEU DE SARKOZY !!!
Rédigé par : Ozenfant | 30 novembre 2007 à 15h22
"De temps en temps les sondages me font bien rire dans leurs intitulés et/ou questions..."
(écrit par Olivier)
Encore plus drôle est le fait que des gens y répondent.
Je me suis plié en quelques occasions à des sondages par téléphone. Pour 50% des questions, aucune des réponses proposées ne me convenait. Dans ce cas je répondais "sans-opinion" ou "ne sait pas" alors que j'avais une opinion mais qu'elle n'était pas présentée comme choix possible. Dans 25% des cas je ne comprenais même pas la logique de la question. On dit de quelqu'un comme moi qu'il est psycho-rigide.
Rédigé par : Gatien | 30 novembre 2007 à 16h56
"Des remèdes au pouvoir d'achat qui laissent dubitatif."...... Loin de la pensée unique PSUMP, chez les B&B's
Rédigé par : Ozenfant | 30 novembre 2007 à 17h58
"Selon Mme Royal, c'est Fred Vargas, une amie personnelle de M. Bayrou et d'elle-même, qui aurait organisé l'entretien chez François Bayrou."
Ahhhh Fred Vergas... une bonne raison de ne plus voter ni pour l'un ni pour l'autre!!!
Rédigé par : Dominique | 30 novembre 2007 à 18h12
Comme l'on dit des commentateurs précédents, il est difficile de mieux démontrer l'inanité sondagière qu'en exhibant les sondages relatifs à l'Action de Bayrou !
Que 52 % des français puissent plébisciter la néantitude renvoie les sondeurs à leur futilité et les blogueurs à plus de réserve quant à leurs exploitations (des sondages)
Rédigé par : Candide | 30 novembre 2007 à 18h47
Certains commentaires laissent songeur. On ne voit pas Bayrou à la télé, donc ça veut dire qu'il n'agit pas. Donc, forcément, il doit se contenter de "papoter dans son coin"...
Bref, pour exister, faut être au JT. Après, on s'étonne que les Russes votent massivement Poutine...
Rédigé par : Marco | 30 novembre 2007 à 19h04
Heu Eric c'est fini 68 il faut arréter la fumette, bayrou il est out et le capital sympathie d'une partie des français est du au fait qu'il est vu comme un gentil clown mais pour présider il est nécessaire d'avoir autre chose.
Rédigé par : Jean Marc | 30 novembre 2007 à 22h11
Bayrou ne peut s'opposer durablement au PS et à l'UMP de Mr Sarkozy, car au fond, ce trio à la même pensée. En effet, ils sont tous pour l'Europe de Bruxelles, la réforme des régimes spéciaux, celui du régime général, celle des université etc. Après biensûr ce sont les modalités de réforme qui changent, mais ce que je veux dire, c'est que dans le fond, leurs réformes aboutiront à la même chose. A la rigueur Mr Bayrou pourrait jouer sur le fait que sarko n'engage pas de réformes en profondeur, qu'elles manquent de social et ainsi de suite mais je n'y crois pas trop, il n'a pas le charisme pour, et de plus, il incarne désormais avec son MoDem un parti un peu trop bobo-écolo. Sauf retournement de veste spectaculaire!
Rédigé par : Franck | 01 décembre 2007 à 10h46
Tout à fait d’accord avec Franck en ce qui concerne les convergences du trio, illustrées au demeurant par le gouvernement d’ouverture de NS. Cela dit, sachant ce que nous savons aujourd’hui -SR voulait faire de FB son premier ministre-, les électeurs socialistes n’auraient-ils pas été plus inspirés en votant FB au premier tour ?
Rédigé par : chatel | 01 décembre 2007 à 12h03
Le Monde dit de Bayrou que « ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections ».
Violence dont je parie qu’elle est à proportion de la honte qui doit en secret habiter ces bessons (nouveau mot pour « traître »).
Parce qu’ils agonissent de reproches quelqu’un qu’ils ont abandonné, non pour comme Cincinnatus reprendre sa charrue (Besson quittant le PS avait écrit qu’il quittait la politique), mais pour rejoindre un homme (plus exactement, un pouvoir, et donc des prébendes) qui présente un nombre élevé des défauts qu’ils attribuent à leur ancien leader, à celui qui a perdu tout attrait depuis son échec (pourtant honorable) aux présidentielles. Allons-y :
Simone Veil : « Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes (…) il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner. »
Dites, Momone, enlevez la référence à Dieu, n’est-ce pas un bon portrait de NS ? Qu’a-t-il fait d’autre en s’imaginant que « les autres ne peuvent que le gêner » quand sacrifie ses amis sur l’autel du débauchage de faux-socialos, quand il il agit en sorte que l’UMP ne soit plus dirigé par un présidentiable ?
Et Christine Boutin qui dénonce « l'ego d'une personne », comment s’appelle son président qui ne peut pas sortir une phrase sans « je », qui s’arrange pour être toujours le centre du motif » ?
Et Jean-Louis Borloo, son président n’est-il pas « un personnage très structuré, qui a toujours considéré qu'il avait un destin" (…) dans une relation unique et singulière entre lui et les Français. » ?
Et Gilles de Robien, sait-il que son président « n'admet pas la contradiction et a horreur de la contestation » ?
Et Jean-Louis Bourlanges, ne voit-il pas que son président « ne peut pas supporter que quelqu'un d'autre existe en dehors de lui et, du coup, s'enferme dans un comportement sectaire. Il n'y a que lui qui existe. Cela en devient presque puéril ». Que le même Nicolas est « un calculateur, qui analyse très bien les ressorts des gens et de la société, mais égaré par son égotisme » ?
Et Jean-Marie Cavada, qui doit se mordre les précieuses d’avoir trahi si tard (les places sont prises) qui ne peut qu’espérer qu’après avoir raté le grattage il se rattrapera au tirage ! « Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'y aurait jamais d'autre numéro deux que Marielle de Sarnez. » Ben c’est clair : je pars car je ne peux pas être Grand Vizir, je préfère aller passer la vizirette avec les autres domestiques de Nicolas 1er !
Je ne suis pas bayrouiste. Mais je pense que s’il avait été élu, au moins on n’aurait pas ces bruits de Rolex, ces discours dakaro-catastrophiques et ces tartag’ à la récré, ces quasi-incitations à la guerre civile.
Rédigé par : DD | 01 décembre 2007 à 12h53
Le Modem devra soit s'allier au coup par coup, soit debaucher des gens de gauche et de droite, ou meme du centre, pour durer. Mais si Bayrou a refuser le 1er ministrat de Sainte Marie-Ségolène, ce n'est pas pour s'allier au PS ni à l'UMP, et debaucher c'est qqch qu'il ne veut pas faire car Sarko lui a déjà piqué cette idée là. A Paris, faute de mieux, Delanoe sera élu. Et pourtant, nombre d'élsu de gauche rejoindraient bien Sarnèze, et à droite aussi, mais Panaf marque de plus en plus de points et l'espace de Marielle se réduit.
Rédigé par : Karl Marx | 01 décembre 2007 à 13h51
Bonjour,
Je ne comprends toujours pas la violence des mots concernant F.Bayrou. À moins qu'il ne fasse peur ... Pourtant il a beaucoup de défauts, il ne va pas souvent rencontrer GWBush, il ne passe pas ses soirées au Fouquets, il parle de la dette (ouh là là ce n'est pas bien !), il respecte les opinions autres, il gère un parti en pleine rénovation, il ne s'octroît pas une augmentation de salaire de 206 % (les salariés licenciés dEADS apprécieront), il ne magouille pas pour avoir + de finances publiques (suivez mon regard ...), il n'est pas très "people" (ça c'est pas bien !), il prône pour un rapprochement de personnes compétentes (de droite et de gauche), et non de ralliements afin d'obtenir un strapontin au gouvernement de "notre" roi soleil, il prétend (comme moults généticiens) que l'ADN ne doit pas entrer dans une procédure politique, il écoute d'abord avant de proposer, il est fidèle à ses idéaux, bref il n'a vraiment que des défauts. Heureusement que "notre" roi soleil a toutes les qualités ...
De grâce messieurs les "ronchons", laissez-nous tranquilles, laissez-nous expliquer calmement aux français vers quelle voie sans issue nous emmène "notre" roi soleil. Où alors c'est que vous avez vraiment peur ! Et ce serait dommage, car le MoDem est un parti tolérant et respectueux de l'autre. N'hésitez pas à venir en discuter avec nous, vous verrez nous ne sommes pas méchants, simplement nous croyons à la démocratie ...
Cordialement.
Patrick, Villeurbanne
Rédigé par : Patrick,Villeurbanne | 01 décembre 2007 à 19h12
Eh bien moi avait voté Bayrou au premier tour et Ségo au second, ce n'est pas l'annonce entendu à nouveau sur France Inter ce matin à propos des tractations occultes du Ps avec LO et la sémillante Arlette qui vont me ramener dans le giron du Ps pour les prochaines municipales, et je suis sûr que d'autres dans le même cas pensent ainsi. Bayrou a peu-être un égo sur-dimentionné mais au moins lui tente quelquechose de difficile et pour cela on peut saluer son courage.
Rédigé par : vox | 01 décembre 2007 à 21h30
Bayrou seul? Henri de Navarre aussi le fût en son temps. Je suggère de constituer une république Béarnaise indépendante, dirigée par Bayrou et Lassalle, avec Sarnèze en ambassadrice de la nouvelle république modémiste du Béarn, en France. Bayrou pourrait demander la protection de Zapatero pour son indépendance. lorsque les fascistes auront pris le pouvoir en France, nous aurions ainsi un territoire proche et ami où nous réfugier.
Rédigé par : Karl Marx | 02 décembre 2007 à 08h54
De toute façon l'udf pense incarner la solution aux problèmes..leur devise? Nous somme ouvert a toutes les idées ...tant qu'elle vienne de nous!
Ni droite, ni gauche moué on voit très bien qu'il est beaucoup plus virulent envers l'ump...
Rédigé par : loys | 02 décembre 2007 à 10h53
La complaisance des médias envers Bayrou est assez singulière. Passe encore qu'ils fassent si grand cas de celui qui a lancé une campagne présidentielle démagogique en leur crachant dessus. Je ne parle même pas des bouffonneries de Jean-François Kahn et de son concept inepte d'extrême centre. Mais que penser de tous ses journalistes qui écoutent obséquieusement les diatribes anti-sarkozistes de M. Bayrou, sans jamais s'interroger sur le vide sidéral du programme du Modem? Car, une fois qu'on a enlevé la colonne vertébrale de l'ambition bayrouiste (je veux être calife à la place du calife; je suis le messie que le pays attend et qui, par le seul don de sa personne à la France, bouleversera la vie politique hexagonale et résoudra tous les problèmes), que reste-t-il? Comme dans la conclusion d'un article de JFK : RIEN.
Rédigé par : le gauchiste repenti | 02 décembre 2007 à 12h21
Je ne trouve pas que les médias soient complaisants envers Bayrou: ils le taxent plutôt d'inanité, de cul-entre-deux-chaisisme et de manque d'alliés.
Sur l'anti Sarkozysme de Bayrou: c'est vrai, mais il a quand même applaudi à son discours tv. Il faut que le Modem joue un rôle d'opposant avant que le PS ne se reprenne, sinon, il est cuit. Et je ne pense pas que leur politique du "ni-ni" ou du "et-et" ne serve cet objectif.
Rédigé par : Karl Marx | 02 décembre 2007 à 12h30
Que, suite à la défection de Jean-Marie Cavada, M. Bayrou puisse, sans rire (et sans prêter à rire!) affirmer avec des airs de vierge effarouchée, que la politique ne devrait pas être affaire d'ambition personnelle (autre que la sienne cela va sans dire) en dit long sur le culot du personnage et sur le manque de sens critique des journalistes qui parviennent encore à interviewer le bonhomme sans jamais lui demander s'il compte un jour arrêter de prendre les gens pour des imbéciles!
Rédigé par : le gauchiste repenti | 02 décembre 2007 à 13h00
Vouloir être président en combattant les moulins à vent à la tête d'un Modem-Rossinante famélique et combattue de toutes parts, trahi par ses amis, méprisé par ses ennemis: est-ce cela, l'ambition personnelle? Si oui, il a vraiment un grain, le garçon!!
Rédigé par : Karl Marx | 02 décembre 2007 à 13h16
Pour connaitre quelques militants du Modem, je peux témoigner de grand écart, ou plutot des nondits- dont devra faire preuve Bayrou pour rassembler sa base.
Il y a des gens intéressants, mais la seule chose qui les unis est une sarkophobie maladive, et la prétention inouie (partagé avec le Front National) de faire la politique 'autrement'. Sans jamais préciser en quoi.
D'autant que le fonctionnement interne du parti montre déja que le autrement signifie pire que les autres.
Rédigé par : Le libéralisme pour les débutants | 02 décembre 2007 à 16h07
"La prétention inouie (partagé avec le Front National) de faire la politique 'autrement'. Sans jamais préciser en quoi."
Comme nos amis altermondialistes. Un autre monde est possible. Ah oui? Lequel? Il ressemble à quoi?
Rédigé par : Robert Marchenoir | 02 décembre 2007 à 18h22
Vu quelques secondes Cavada chez aul Amar.
Ai calé vite, écoeuré.
Comment peut-on trahir et se trahir avec autant de haine ?
Rédigé par : DD | 02 décembre 2007 à 18h29
Il n'y a pas d'autre monde parce qu'il n'y a d'abord pas ce monde-ci.
Rédigé par : bubu-odom | 02 décembre 2007 à 19h00
Bayrou est solide, audacieux et absolument seul. Sa chance, c'est son positionnement à l'affût au centre-gauche, dans l'espoir d'une "radicalisation" du PS au sens du Parti radical (MRG ou valoisien).
Si le PS se restreint en un syndicat d'élus, alors un boulevard s'ouvrira devant Bayrou, et le scénario qui a failli se produire ce printemps (2-Bayrou, 3-PS) pourrait devenir réalité.
Mais avant, il faudrait qu'il attire les bonnes volontés, alors qu'il continue à les faire fuir. Une belle victoire à Pau l'aiderait bien.
Rédigé par : Basta | 02 décembre 2007 à 20h31
Le positionnement de Bayrou est excellent. Le problème, c'est son immobilisme. Il n'est pas assez bon négociateur pour aggréger des forces autour de son positionnement. Les "lib-dem" représentent une force très solide en Europe, prête à flirter avec des soc-dem ou des lib-soc comme Zapatero ou l'olivier italien.
Rédigé par : Karl Marx | 02 décembre 2007 à 21h14
"Un autre monde est possible. Ah oui? Lequel? Il ressemble à quoi?"
Robert Marchenoir, vos questions ironiques montrent que vous continuez à confondre le possible et le réel et à tenir pour une évidence qu’il ne peut pas exister autre chose que ce qui existe effectivement. L’autre monde des altermondialistes n’est pas un monde numériquement distinct du nôtre, comme vous faites semblant de le croire. Sa possibilité est en effet inscrite en celui-ci. C’est seulement un monde qualitativement différent, dans lequel, la concurrence et le marché ne règlent pas la totalité des activités humaines. L’impossibilisation du possible, tel est l’objectif bien réel de ceux qui le combattent.
Rédigé par : chatel | 03 décembre 2007 à 00h22
Il est lassant de voir que pour une majorité de Français, et pire , de journalistes, la politique se limite à des maquignonage, ou vend l'avenir et les croyances des électeurs au nom de petits intérêts partisans et particuliers.
Avant de rechercher le pouvoir François Bayrou pose une vrai question : Quel est le modèle de société que nous voulons.
C'est en celà que l'action de Bayrou est porteuse de fond et d'espoir. C'est un vrai homme politique, car son but est de créer un modèle de société. Son choix est de construire un modèle humaniste opposé au modèle au matérialisme néoconservateur de Nicolas Sarkozy.
La naissance du Modem c'est l'emergence d'un nouvel espoir en l'homme. C'est le seul organe politique qui supporte à cette vision humaniste ( Le PS ayant perdu son humanisme en cours de route, entre 1983 et 2001)et par là même la seule solution alternative raisonable et réalisable face au modèle sarko matérialiste.
Rédigé par : Mikel1971 | 03 décembre 2007 à 12h41
Eric Dupin, vous dites "Mais quel espace resterait au MoDem si les socialistes sortaient de leur léthargie, surtout s’ils choisissaient une ligne moderniste ?"
Qu'appelez-vous une ligne moderniste ?
J'ai tendance à déduire de vos propos que choisir une ligne moderniste signifie grosso modo "marcher sur les plates-bandes" du Modem et que le PS donnerait ainsi du crédit à la ligne suivie par le Modem. C'est le PS qui ferait le chemin, qui s'alignerait. Sous-entendez-vous que le MoDem tient une ligne politique moderne ? ;)
En outre, s'il fait le chemin, le PS devra certainement accepter de perdre une partie de son électorat de "vraie gauche". Le PS n'a pas tellement besoin de Bayrou pour mourir tranquillement.
Quant aux vives tensions qui traversent le Modem, l'usage d'une "peridurale" en vie politique est-il si fréquent ?
Rédigé par : JD3000 | 03 décembre 2007 à 13h02
J'ose ajouter à l'attention des plus virulents critiques de Bayrou : il y a un an, sincèrement, auriez-vous imaginé qu'il atteindrait près de 19 % ?
La panique actuelle de Morin, de Santini ridicule qui veut un "grenelle du centre", de l'executif qui annonce enfin mais dans l'urgence quelques mesures en faveur du pouvoir d'achat devant l'inquiétante dégringolade dans les sondages -que ne les ont-ils annoncées voila quelques mois, quand Sarko était à 65% ?- le bouquin de Ségolène qui cherche à rentabiliser au maximum sa platitude, tout cela est de très bonne augure pour Bayrou.
Cela dit, tout baigne pour le pouvoir en place, puisque Madame Lagarde n'a toujours pas annoncé la rigueur.
Rédigé par : JD3000 | 03 décembre 2007 à 13h58
A mon avis voilà le scénario des élections 2012.
Marie Ségolène va créer son propre parti du centre (genre "Rénovation Socialiste", "Désir d'Espoir" ou un truc de ce genre); avec pour programme : travail, famille, patr... euhh non ca c'est un peu trop marqué... Egalité à tout crin, ni droite ni gauche, etc...
Elle va faire un pacs politique avec Bayrou, et pour savoir qui sera Président, ils vont tirer à la courte-paille...
Mais bon ils ne vont pas gagner car je préfère les histoires qui se terminent bien; zéro + zéro, ca fait toujours zéro.
Voilà voilà.
Rédigé par : Politique fiction | 03 décembre 2007 à 16h04
Le "gagne-pain" des médias et des politiques c'est de maintenir une ligne de partage simple, facile à comprendre par tous, une sorte de manichéisme primaire : tu aimes ou tu n'aimes pas la droite ou la gauche, t'es un méchant ou bien t'es un gentil, t'es humain ou bien tu ne penses qu'à ton fric, t'as un idéal ou bien tu crois en rien ? Avec ça, on fait de la bonne soupe facile à vendre. Et alors, entre les deux, il n'y aurait rien d'autre ?
Oui, mais c'est moins facile.
Qui ne voit aujourd'hui que la gauche est profondément divisée entre les idéalistes conservateurs et les progressistes sans illusion? Qui ne voit aujourd'hui que la droite est profondément divisée entre les ultra conservateurs individualistes et les progressistes sociaux ? Qui ne voit aujourd'hui que la droite et la gauche se divisent entre les pro européens et les nationalistes? Alors le MoDem, où est sa place ? Je pense qu'il peut réunir tous les progressistes qui croient, sans illusion mais avec détermination qu'on peut construire un avenir démocratique et social dans l'Europe avec tous les hommes et femmes indépendants des intérêts financiers et idéologiques. De ce point de vue, Bayrou me semble, et de loin, le meilleur.
Rédigé par : rêveur d'europe | 03 décembre 2007 à 16h51
"la prétention inouie (partagé avec le Front National) de faire la politique 'autrement'. Sans jamais préciser en quoi."
Enfin, en précisant. Ça tombe bien, c'est la même proposition que celle de Barack Obama, on pourra en entendre parler dans les médias !
Rédigé par : FrédéricLN | 09 janvier 2008 à 09h10
"la prétention inouie (partagé avec le Front National) de faire la politique 'autrement'. Sans jamais préciser en quoi."
En quoi? Un indice : en abordant les problèmes avec mesure et réflexion, plutôt qu'en lancant des anathèmes et de la poudre aux yeux. Rien que ça, ce serait - en France - un immense progrès. Aux US peut-être aussi...
Par ailleurs, la citation çi dessus est injuste pour presque tous les candidats. Vous en connaissez beaucoup, vous, des politiques qui ne promettent pas le changement et la politique autrement? Sarkozy et H. Clinton ne promettent pas autre chose.
Rédigé par : Gatien | 09 janvier 2008 à 18h32