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« Cas DSK | Accueil | Relève socialiste »

03 octobre 2007

Commentaires

Franck

Eh oui c'est ça la société de consommation...nous sommes tous devenus des "consommateurs", terme qu'il m'est de plus en plus insupportable d'entendre. La seule fin de ce monde capitaliste et mondialisé est de consommer toujours plus. En gros nous sommes des robots, en particulier les jeunes qui ont un esprit critique de moins en moins développé (et quand je dis ça je pèse mes mots...).
j'ajoute que si l'offre gratuite augmente c'est qu'il y a une demande grandissante aussi. Or une société intellectuellement avancée (si on peut dire ça ainsi) et dont les citoyens (et non les consommateurs!!!) ont un esprit critique est en contradiction avec cette forme de consommation.
Ont peut donc en déduire que l'échec de l'éducation nationale à former des citoyens responsables et ouverts d'esprit, est bien réel et que nous continuons à nous diriger vers un modèle américain consumériste sans avenir (Lire Emmanuel Todd).

A

Première chose, et on n’y reviendra pas : la pub est un truc malin, qui réussit à nous faire croire que nous avons besoin d’elle, alors que c’est elle qui a besoin de nous.

Moi, elle ne me gêne pas partout pareil. Intolérable en radio (je n’écoute jamais les radios commerciales à cause de ça, nonobstant leurs qualités parfois). Intolérable quand elle coupe un film. Intolérable quand elle encombre ma boite à lettres. Intolérable quand elle passe par le harcèlement téléphonique. Mais elle ne me gêne pas trop en presse, car je peux l’éviter facilement si je veux. Pas du tout sur les blogues/sites où je vais (ex rue89.fr) car je ne la vois même pas.

Paradoxalement, elle me plaît… dans les revues anciennes ! Si vous avez des numéros de l’Illustration d’avant 1939, de Réalités ou de Plaisir de France des années 50, vous me comprenez.

Franck Boizard

Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de dégradant dans les termes "consommation" et "consommateur".

Personne n'est obligé de consommer.

A

Effectivement, les termes en eux-mêmes ne sont pas dégradants. Mias ce qui l'est c'est la surconsommation. Dégradant au sens propre d'ailleurs : observez lpar exemple l'aggravation de l'obésité infantile, le surendettement des ménages à faibles revenus, l'usage abusif des gros 4x4.

Louis de Saint-Aout

Nous pouvons très bien ne pas être esclaves soumis à la publicité.
Pour ceux qui se sentiraient impuissants devant les assauts publicitaires, voici quelques remèdes simples, voire simplistes :
-se désabonner des pubs reçues par mail ou expédier celles-ci directement à la poubelle sans les lire.
-installez sur votre ordinateur un chasse-pub efficace (c’est malheureusement rare) ou cliquez très rapidement sur la fermeture de fenêtre avant que s’installent textes et images.
-avertir le service de distribution postale ou autre que vous ne voulez plus de pub dans votre boîte aux lettres. Si, malgré cela, on vous distribue toujours des papiers jetez les à la poubelle sans les lire.
-devant la télé, zappez dès qu’apparaît une pub.
-évitez les radios périphériques. Vous aurez les mêmes infos sur les chaînes nationales et avec très peu de pub.
-si vous lisez la presse gratuite bourrée de pub, c’est par radinerie. Faites l’effort d’acheter un journal et choisissez celui délivrant un minimum de publicités.
Important : si malgré les précautions prises pour éviter la publicité il vous arrivait de voir ou d’entendre une marque de produit, systématiquement ne l’achetez surtout pas.
Et dites-vous que la pub c’est pour les autres, pas pour vous, et faites-le savoir.
Imaginez que tout le monde applique mes remèdes, ce serait l’écroulement de tout un pan de l’économie, mais quelle tranquillité !!!

Annick

Je suis allée sur ce site Rue89 une seule fois pour y retrouver une information concernant un questionnaire diffusé dans les écoles parisiennes pour dépister précocement la délinquance (!). L'information était si vague et incomplète que j'ai cherché bien évidemment à me renseigner ailleurs.
Pas déçue de mes recherches...

Annick

Je rectifie, il s'agissait de dépistage de troubles de comportement qui n'a pu m'empêcher de faire un rapprochement avec le dépistage précoce de la délinquance cher à Sarkozy...

Karedig

Le problème posé n'est pas tant celui de la présence de la pub que du modéle économique qu'elle induit. L'annonceur influe sur le média par une contrainte implicite.

On peut aussi choisir comme le Canard Enchaîné de faire payer le prix de son indépendance.

Mais il n'y a pas que la pub qui contraigne. L'exemple fameux de la disparition de la critique cinéma à la télé remplacée par la promo des sorties en salle est éclairant. Il y a des émissions de critique littéraire, mais les chaînes étant coproductrices de films...
(dans une petite mesure, Paris-Première a tenté l'expérience mais fût privée de certaines avant-premières)

Karl Marx

D'accord avec A sur la gène variable de la pub selon le suppot. Néanmoins, l'influence du financement sur le contenu de l'info est une question importante.
Ceci dit, sur le net, comme utilisateur, je ne vais pas beaucoup sur des sites payants d'info. A moins d'être abonné (mais dans ce cas, on reçoit aussi les publications papier, et donc on lit moins le site web), lire un article payant est tres cher (le journal papier en entier n'est pas beaucoup plus cher que le seul article). Si on veut continuer à voir une émission critique sur les médias (Arrêt sur Images), on doit aujourd'hui payer (mais c pas tres cher: 15 ou 30 euros l'année) alors qu'avant, c'était gratuit et financé par le service public.
Question: faudrait-il créer une bourse sinon publique, au moins mutualiste, pour financer plusieures publications gratuites sur le net et néanmoins indépendantes de la pub et des industriels/politiques? On peut réfléchir sur les modes de calcul et de constitution de cette bourse, de l'attribution des fonds, de la vérification de l'indépendance des publications etc... Avis aux amateurs!

Jean Michel Comte

"Ce qui est gratuit, ne vaut rien", c'est la devise capitaliste d'Oncle Picsou. À part le service public, qu'il ignore sans doute, Oncle Picsou a raison dans sa logique.
La télé a sombré, passant du service public à la réclame inintéressante.
Et Rue89 sera fatalement coincé par la pression des annonceurs et aussi par leur irrésistible désir d'avoir plus de moyens, qui ne pourra se faire qu'avec des discussions avec le diable, et par la signature d'un contrat.
Que faire : exister corrompu ou rester invisible ?

matéo

Au risque d’aller un peu à l’encontre du fil, je ferais remarquer que si chacun aime à se revendiquer publiphobe, les publicitaires (annonceurs et médias) savent l’impact de leurs campagnes et son effet sur la consommation.

Pour prendre une illustration basique de la pub, retenons les pubs lessivielles. On est évidemment tous totalement hermétique à des messages du style « la lessive machin lave mieux que la lessive truc ». Et pourtant si décennie après décennie, vous voyez des pubs de lessive véhiculant peu ou prou ce faible message, il faut savoir que ça marche. Une campagne Télé de la lessive bidule « dont-tout-le-monde-se-fout » et voilà les ventes en linéaires de nos hypermarchés favoris qui s’envolent, parfois avec des progressions à deux chiffres.

Le truc des supports gratuits, financés par la pub, impliquant une sorte d’allégeance des journalistes aux annonceurs me paraît une critique à la fois « bébête » et faiblarde. Si le prix de l’espace publicitaire est fonction de l’audience, je n’ai pas décelé que les journalistes du Nouvel Obs, du Point, de l’Express, du Figaro, de Libé ou du Monde, avait vu à ce point leurs lignes éditoriales évoluer au point de constater une « intériorisation des contraintes liées à l’audience ». J’ai cru même apercevoir, et bien avant les annonceurs, une mise en cause de l’actionnariat de certain journaux par des sociétés de rédacteurs ou de journalistes. Autant dire que si déjà les journalistes sont prompts à renvoyer dans leurs 22 (c'est de saison) ceux qui les font manger, c'est pas Monsieur Lustucru qui va leur dicter quoi écrire et comment l'écrire. Maintenant il y a des supports dont la vocation est effectivement totalement dédiée à l'audience pour l'audience, sorte de pompe à fric, comme VSD et la presse people en général.

Enfin la gratuité est souvent une apparence. Jon Henley, qui fut correspondant du Guardian pendant 8 ans à Paris et que je connais, m’expliquais de retour à Londres, que derrière la gratuité, selon lui et ses patrons, incontournable, se développaient des contenus payants, des services payants. Le truc consistant à élaborer ces nouveaux contenus et ces nouveaux services, bref à innover.

Abonné au Monde et au Courrier International, je ne connais pas la version gratuite de ces médias, en revanche pour avoir souvent cliqué des sites de journaux étrangers, et notamment américains, le payant ne m’a pas sauté aux yeux. En revanche, systématiquement les journaux américains, avant de vous ouvrir tout ou partie de leurs contenus, vous « qualifie ». Le marketing est génétique, outre atlantique, on commence donc par chercher à vous connaître, via un formulaire de questions sur votre profil, bien avant de vous demander du fric. Le propre des contenus payants, comme Le Parisien, est de correspondre à une stratégie hasardeuse, peu en phase avec « l’esprit » du web, où tout se croise et se mélange, où le surf et le zapping sont la règle. Peu compatible avec la conquête de nouveaux lecteurs, le caractère payant vous empêche par définition l’accès au contenu. Dans le cas du Parisien, intéressant à lire dans le cadre d’une revue de presse, en complément d’autres supports, mais pas à soi seul, le « payant » fait que l’on retire l’URL de ses favoris, et qu’on n’y fout plus jamais les pieds. Difficile à ce titre de séduire de nouveaux lecteurs dès lors qu’on a remanié telle ou telle rubrique, entré telle ou telle signature, ou qu’on a plus largement refondé sa maquette. Il ne reste plus alors au dit journal qu'à miser sur le hasard d'une prise en main pour faire découvrir une évolution du contenu, et pour transformer ce lecteur occasionnel en lecteur régulier ou en abonné.

A

Je suis, on a pu le lire, relativement publiphobe. Et pourtant j’achète, notamment de la lessive. En quoi cela peut-il autoriser les lessiviers à en déduire que leur pub a fonctionné. « On peut dire que ça marche » tout simplement parce que les gens lavent leur linge. Et qui peut dire que si la pub n’existait pas, on ne consommerait pas ? (Oui, c’est vrai, on consommerait moins, et notamment les gens le plus fragiles, les moins aptes à éventer les pièges du crédit facile.)

Je suis un grand garçon et n’ai pas besoin de la pub (qui ne cherche pas à m’informer mais à me séduire) pour connaître et satisfaire mes besoins. Que je satisfais en recourant à ce qu’on appelle, je crois, l’économie « grise » : les vide-greniers et les Emmaüs ou apparentés. Plus de vêtements neufs, presque plus de livres neufs, achats en neuf limités aux produits alimentaires les moins chers ou acheté sur le lieu de production. Je fais même de la récupération directe, à la déchetterie. Qui est par ailleurs le plus grand brocanteur de France. J’alimente ainsi mes collections (vieux verre, notamment) et je revends sur les vide-greniers. En dix ans, j’ai ainsi « tiré » de cet endroit un somme d’environ 5500 euros. Ça ne fait pas vivre, mais quand on est dans la précarité, ça aide.

Quant aux pressions exercées sur les médias par les annonceurs, un certains nombre d’affaires prouvent que ce n’est pas du fantasme. Je n’ai plus en mémoire d’exemples précis, mais je parie que notre hôte pourrait confirmer. On peut demander également à la direction de Marianne son opinion là-dessus.

matéo

@A

Ce qui autorise les lessiviers, qui ne berneront jamais A parce qu'il achète de toute façon de la lessive, à dire que leur pub a marché, c'est quand pendant et après une campagne, leur marque qui pesait, mettons 25 % de part de marché en linéaire sans pub, monte à 28 ou 30 % pendant quelques semaines. "A" n'est pas concerné parce qu'il est fin, conscient, et super attentionné, et grand garçon, mais sur la masse des consommateurs, c'est con à dire, mais ça fonctionne, et c'est pour ça qu'un lessivier continue à balancer des spots expliquant qu'avec sa lessive, les couleurs sont respectées, que l'environnement est protégé (que ce soit vrai ou pas ne changeant rien à l'affaire), voire qu'elle nettoie la cuve de la machine en fin de cycle. C'est comme ça.

Pas de commentaires sur "Et qui peut dire que si la pub n’existait pas, on ne consommerait pas ?" Ben si on consommerait, mais la pub reste jusqu'à ce jour le moyen le plus efficace pour un annonceur de développer ses ventes et son chiffre d'affaires. D'en vendre plus que son voisin. Le truc basique en quelque sorte de la bataille pour la part de marché. C'est d'ailleurs pour cela que le secteur emploie pas mal de monde.

Le premier sinon à mal vivre la carence de recettes publicitaires est Jean François Kahn, himself. Le lectorat de Marianne n'a pas forcément d'intérêt pour bon nombre d'annonceurs. Si ce lectorat s'habille chez Emmaüs, et s'équipe dans les vide-greniers, on peut comprendre que tout investissement sur ce média sera fait en pure perte. Autrement dit le lectorat ne correspondra pas à la cible de l'annonceur. Simple, non ?

En son temps, l'EDJ était en régie chez Medias et Régies Europe, filiale du Groupe Publicis, JFK est comme tout patron de journal, l'artiche des annonceurs est nécessaire.

A

"JFK est comme tout patron de journal, l'artiche des annonceurs est nécessaire."

Il n'a jamais dit, à ma connaissance, qu'il en voulait pas de cet artiche.

Pour le reste, j'ignore si je suis "fin, conscient, et super attentionné" (et si c'est ironique, chose qui m’indiffère), je sais seulement que nécessité fait loi, que cette loi n'est pas invivable. Sur les v-g où je vais, je voisine souvent (et bien) avec des familles qui visiblement sont là pour essayer de boucler leurs fins de mois. Les voir ensemble, au bon air, rencontrant les gens, papotant et pique-niquant à tout va au lieu d'être vautrés devant télé, ordi ou gameboy, ou se faisant des envies impossibles dans les grandes surfaces ouvertes-le-dimanche, ça nous va bien. On ne mendie rien à personne, on ne se la joue pas victimes d’un système qui marche bien, mais sans nous. On peut être de gauche et ne pas passer son temps à geindre ou à réclamer. Cool, zen, Lexomil. Non, pas Lexomil. Encore un truc que l’industrie pharmaceutique ne nous fourguera pas ;-)

Ninz

On peut être de gauche et ne pas passer son temps à réclamer, surtout quand on sait que le capitalisme a triomphé et qu'il n'y a aucun espoir d'un monde plus juste ou meilleur :)

matéo

Ben, disons qu'il reste quand même Cuba, la Corée du Nord, la Birmanie, et d'autres havres de paix qui ont échappé au capitalisme triomphant. Je pense qu'il reste de la place.

un-centriste

C'est clair que si les entreprises privées font de la pub, c'est que le coût (pourtant élevé) est inférieur à l'augmentation de la marge que cela génère. Individuellement, la pub ne contraint personne, mais collectivement elle manipule les masses et influence, comme le dit bien A, ceux qui n'ont pas autant de moyens de jugement critique que les bobos et les populations aisées. Avec en plus un effet très pernicieux : si vous n'avez pas le produit "vu à la télé", vous êtes ringard ou marginal, donc en plus de la manipulation émotionnelle, la pub met une pression sociale.

Du coup, c'est le consommateur modeste qui paye, à travers la marge des produits qu'il achète, tous ceux qui vivent de la pub : la vedette de la télé, le footballeur, et même le nouveau vélo en libre service, qui revient très cher et sert en premier ... aux bobos parisiens, aux étudiants et aux touristes. Le consommateur modeste, qui habite Poissy ou Achères et met plus d'une heure pour gagner le centre de Paris n'a, quant à lui, pas forcément l'envie de faire le zouave sur un Vélib. Même chose pour la presse gratuite, qui est à peu près le degré 0 du journalisme (compilation de dépêches d'agences et reportages mal ficelés), mais coûte quand même le prix du papier, celui du transport et pour les collectivités, celui de vider les poubelles pleines de journaux.

A

Tiens, samedi, je vais au v-g de A... C'est là qu'il y a deux ans, à une famille de fauchés qui vendait à côté de moi, j'appris que le pot Pernod qu'elle vendait 1 euro en valait 70. Si j'avais été un bon capitaliste, c'est à dire quelqu'un qui doit chercher la plus-value, j'aurais fermé mon clapet, et je l'aurais acheté pour lui faire faire la culbute sur le v-g suivant.

(Attention, je n'ai rien contre la recherche de la plus-value, c'est juste que je ne me vois pas le faire sur le dos des pauvres*)

* Oui, je sais, vous allez me dire : quand on n'est flatté que de soi et de son curé, c'est qu'on ne vaut pas cher. Panipwoblem !

Karl marx

@ Matéo: Si vous étiez allé à Cuba, vous sauriez que même là-bas, le capitalisme triomphe, sauf que c'est un capitalisme d'état version NEP de Lénine. Mais la prostitution, la violence et la recherche àtout prix de liasses de dollars est l'objectif premier de la plupart des cubains.

temps

Bonjour,
La publicité est un outil, la démarche du journaliste devrait être de savoir s'encadrer de développeur qui construisent des relations avec le marqueting, et non point l'inverse. Comprenez en ces termes, que c'est toujours l'évènement qui donne de la valeur au temps, et non pas le temps qui donne la valeur à l'évènement.
cordialement

A

Cher Temps, merci de donner de la valeur à l'évènement de votre arrivée ici ;-)

Oui, bon, c'est le w-e et je viens de trouver, pour vendre, deux vieux verres absolument trognons ! Moi aussi je fais ma pub, sauf que c'est le plus beau (ou presque) teasing qui soit : personne ici sauf notre hôte ne sait qui je suis et où je vends !

A (c'est le mot juste) plus.

matéo

@Karl

J'ai été à Cuba et je n'ai pas vu de capitalisme triomphant, ni de capitalisme tout cours. J'ai vu : des magasins d'état, pour la nomenklatura et les touristes,pleins, et des magasins d'état pour les cubains, vides; des "comités de défense de la révolution" dans toutes les rues, des agents en civil épier les cubains qui nous parlaient, des flics partout,les gens se siffler de maison en maison pour prévenir du passage du membre du parti venant contrôler les registres; une population en manque de tout (vêtements, chaussures, savons, nourriture), une Havane en friche, tombant en ruine. Il faut dire que je n'ai pas foutu les pieds à Varadejo.

J'anticipe l'éternelle couillonade de l'embargo, en vous répétant ce que me disaient les cubains : "Parce que vous croyez qu'on est trop cons pour fabriquer nos chaussures, nos médicaments, et nos vêtements, par hasard". No comment !

A

Ei si Cuba s'en sortait "à la Russe", au grand plaisir des pouvoirs "occidentaux" et autres, gageons que la classe qui tient ce pays par les cojones tel que décrit par Mtéo ferait comme l'ex-nomenklatura soviétique : tout voler illico au nez et à la barbe d'un peuple qui de ce fait deviendrait encore plus misérable et perdrait les rares avantages (santé éducation) que lui alloue le castrisme.

On appelle ça passer de la casserole dans la poêle à frire. Ils ont raison de vouloir sortir de la casserole, et peur de tomber dans la poêle. Qui aura le courage et l'altruisme de les aider à sortir de la casserole sans qu'ils tombent dans la poèle ?

Karl Marx

@ Mateo: Je ne suis pas alle a varadero non plus, j'ai voyage dans les cars a boeufs pour cubains. J'ai aussi vu les memes choses que vous, mais les magasins d'etat en USD etaient pleins, les cubains cherchaient a obtenir le plus de USD possible. Les soldats, les espions du parti (nous etions heberges chez des cubains qui se cachaient des voisins pour ne pas se faire denoncer parceque heberger des etrangers est interdit), tout ca est vrai, bien sur.Je ne suis pas non plus persuade que l'embargo US explique tout, loin de la, meme si ce n'est pas negligeable.
Par contre, je percois vraiment l'embryon d'un capitalisme debride, a la russe sans doute, et en tous cas du meme type que ce qui existait avant la revolution castriste, un "lupanar" des USA. tous les gosses cherchent a partir aux US ou a boire du coca cola (un Cuba Libre?). Les mentalites sont en tous cas pretes au capitalisme, les elites aussi et l'etat egalement. Les passe-droit au bon vouloir du prince, une nomenklatura qui s'en fout plein les poches et investissent dans les entreprises et l'immobilier, tout ca existe bel et bien. je parlais de capitalisme, pas de democratie, qui n'existe pas la bas, c'est un evidence.

A

Marx : c'est drôle (enfin, drôle..) mais moi qui ne suis jamais allé à Cuba, ce que je dis vous rejoint.

- J'ai le sens de la divination ?
- J'ai déjà lu ça quelque part ?

Pauvres Cubains, si près des "communistes" et si loin du communisme...

A

Au fait, j'ignorais que la Birmanie avait échappé au capialisme triomphant. Total et Kouchner aussi, d'ailleurs.

Je me disais ça en écoutant les infos ce matin, la belle prudence de l'Onu, la "découverte" d'armes dans les monastères (crétins de moines, qui avaient des armes et ne s'en sont pas servi).

Au fait, qu'attend Saint Georges le Bush pour aller libérer ce peuple de ses oppresseurs ?

matéo

@Karl

Vous avez du allé à Cuba, il y a bien longtemps. J'y suis allé en 2000, et déjà il était possible pour les particuliers d'accueillir des touristes, moyennant l'émargement d'un registre (toute la famille, enfants compris) et le prélèvement par l'Etat de 20 nuités par mois. Cette taxation est évidemment faite d'une part pour dissuader les cubains d'héberger des touristes, et d'autre part pour rendre cette "facilité" plutôt risquée. La plupart du temps, les cubains qui pratiquent l'hébergement de touristes, ne gagnent rien ou très peu. Le gain aléatoire tenant aux mois où ils louent plus de 20 nuités, par rapport aux mois où ils louent moins de 20 nuités.

Je n'ai pas compris votre "mais" : "J'ai aussi vu les memes choses que vous, mais les magasins d'etat en USD etaient pleins". Ai-je dit autre chose ?

Je vous rejoins sur le fait que Cuba serait probablement amené à voir un capitalisme débridé l'envahir si les régime castriste devait disparaître. Comme dans un mouvement de balancier, étant allé très loin d'un côté, le communisme, il serait susceptible d'aller très loin dans l'autre sens. Les millions d'exilés cubains en Floride ont fait leurs trous, montés des boîtes, ils constitueraient à ce titre le fer de lance pour tout retour au système capitaliste à Cuba. Pas de doute là-dessus.

Mais ce n'est pas d'actualité, le frère de Fidel lui succédera, et l'appareil est totalement verrouillé et la population sous surveillance.

Ce que vivent cruellement les cubains, enfin ceux que nous avons rencontrés, ce n'est pas tant les privations finalement de biens de consommation et d'équipement, de magasins achalandés ou d'une nourriture variée. C'est l'absence de liberté, et notamment la liberté d'expression qui leur casse totalement le moral. Pour les personnes âgées qui ont connu le "lupanar" des US, et les affres d'une société inégalitaire, ce sentiment est encore plus vif. En gros, c'était dur, c'était inique, c'était aussi miséreux pour certain, mais ils étaient libres. Libres de se déplacer, libres de s'exprimer, libres de se débrouiller. Les "vieux cubains" ont une mélancolie et une nostalgie profondes, parce qu'ils pensent qu'ils ne connaîtront plus ce sentiment de liberté.


@A

"Pauvres Cubains, si près des "communistes" et si loin du communisme..."

Oui, oui, on sait cela. On sait que pour chaque aventure, pour chaque traduction du communisme dans la réalité de tel ou tel pays, on vient nous expliquer que ces "expériences" sont des dévoiements de ce communisme théorique qui serait vertueux. Vous me permettrez devant la somme de ces "expériences" à travers le monde, et l'histoire, de condamner de façon ferme et définitive une idéologie qui contient en elle-même les germes de son propre vice, à commencer par la privation des libertés individuelles. Aucune vertu à cette idéologie liberticide et anti-humaine.

Si d'aventure, vous vous rendiez en Birmanie, vous y verrez un "capitalisme" proche de celui que nous avons connu avant la première révolution industrielle, enfin dans les échanges au quotidien. Le trait commun entre la Birmanie et les "démocraties populaires" communistes, tenant encore une fois à la mise sous cloche de la population, à la privation de liberté, notamment et encore une fois d'expression. Cela s'appelle des régimes totalitaires. Un seul parti, que ce soit une junte militaire, ou un Soviet Surpême, où toute opposition est soit "contre-révolutionnaire", soit "subversive", et sévèrement réprimée.

Chez nous, Besancenot n'est pas assigné à résidence, même si nous vivons les turpitudes d'un capitalisme échevelé.

A

(Si je puis me permettre) Matéo, je vous permets, cela d'autant plus que je 'y crois pas (je veux dire, au communisme): "Le capitalisme est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est l'inverse"

Ça, c'est toujours vrai. Les deux, bien sûr.

Par ailleurs, ce "communisme" tel que pratiqué par la Birmanie et surtout la Chine ne gène pas beaucoup nos grands pays capitalistes. Beaucoup moins, par exemple, qu'au Venezuela. C'est bizarre, hein ;-)

matéo

?????

"communisme pratiqué par la Birmanie" : ?

"La Birmanie et la Chine ne gènent pas beaucoup nos grands pays" : ?

"Beaucoup moins qu'au Vénézuela" : re - ?

"C'est bizarre, hein ;-)" : si vous le dites !

PMB

- "communisme TEL que pratiqué par la Birmanie (ma citation exacte) : c'est en référence à votre "trait commun entre la Birmanie et les "démocraties populaires" communistes". Je reconnais que c'est un raccourci inexact, mais qui n'empèche pas la question de fond : la mollesse des réactions (ses voisins opportunistes comme Chine, Inde et Russie, mais aussi les nôtres, affaires oblige, dont les USA de Bush le chasseur de tyrans).
- Dire du mal de Chavez (qui n'est pas mon idole) occupe beaucoup de gens dans le "camp occidental".

Et je répète que "le capitalisme est l'exploitation de l'homme par l'homme, le communisme c'est l'inverse". Du point de vue de l'exploitation, les deux se valent.

B

Oui, A et PMB étaiennt une seule et même personne. PMB a été dévoilé par le paramétrage automatique* de merde de nombreux blogues qui savent avant même que vous postiez qui vous êtes. Big brother is watching you...

* Si je dis "automatique" c'est en pensant que notre hôte n'y est pour rien. Pas envie de me faire blacklister ;-)

C

Et j'ai manqué de vigilance. Encore une preuve que je suis dépassé (comme homme de gauche, c'est normal).

Aujourd'hui il faut se méfier de tout et de tous, être constamment sur ses gardes et derrière le bloscop de sa porte. A quelq'un comme moi qui ne la ferme presque jamais, même pour dormir, ce genre de choses ne peut qu'arriver.

Robert Marchenoir

"Qu'on le veuille ou non, la logique de financement pèse sur les contenus. Les médias payants sont payés par des citoyens désireux de s'informer. Les médias gratuits sont rémunérés par des consommateurs influencés par la publicité." (Eric Dupin)

C'est une caricature. On reconnaît là le léger mépris des journalistes français pour les canaux d'information qui les court-circuitent.

Depuis quand le "citoyen désireux de s'informer" est-il différent du "consommateur influencé par la publicité"? Il s'agit, bien entendu, d'une seule et même personne.

Va-t-on prétendre que le New York Times, qui vient de mettre fin à l'expérience de zone payante sur son site Web, n'est lu que par des abrutis esclaves du marketing?

Les auditeurs des journaux de France-Inter, de France-Culture, d'Europe 1, de RTL, de BFM, sont-ils des boeufs incultes obsédés par la consommation, sous prétexte qu'ils ne payent pas pour écouter la radio?

Ce que beaucoup de gens oublient dans ce débat, c'est que la presse d'information quotidienne américaine, même si elle est inquiète pour son avenir face au Web, est en infiniment meilleure santé que la presse française, à tel point que les investisseurs se bousculent pour racheter les titres.

En France, quand un quotidien est en difficulté, les gauchistes pleurent qu'aucun capitaliste ne veuille mettre la main à la poche pour le sauver, et c'est tout juste s'il ne faut pas payer les repreneurs potentiels pour les attirer.

Alors, la gauche se tourne vers l'Etat et s'indigne qu'il n'allonge pas le pognon! Vision surréaliste de soi-disant militants de la liberté d'expression, qui se battent pour que la presse soit financée par l'Etat!

Ce n'est pas que les investisseurs français soient plus abrutis que les investisseurs américains: c'est que les quotidiens français, épuisés par des années de sous-capitalisation, de ponction systématique des profits par la CGT, et donc d'absence d'investissement éditorial qui facilite la médiocrité et la complaisance rédactionnelles, sont à bout de souffle et ne sont pas des entreprises viables.

Depuis 1945, les quotidiens français se sont livrés pieds et poings liés à la CGT du Livre. Avec des méthodes musclées, celle-ci a imposé un véritable détournement de la plus-value générée par la presse au temps de sa splendeur, et de ce qu'il en reste aujourd'hui.

Les rémunérations et les conditions de travail des ouvriers des imprimeries et de la diffusion de presse s'apparentent, depuis un demi-siècle, à un véritable abus de biens sociaux, imposé à coups de menaces et de grèves, bloquant la parution et la diffusion pour les prétextes les plus futiles.

Et quand je parle de méthodes musclées, il faudrait parler de méthodes fascistes. La récente révélation qu'un stock de plusieurs milliers de fusils, volés à l'ex-Manufrance, a été caché par la CGT du Livre sur les lieux même de travail, pendant des décennies, est passée pratiquement inaperçue.

Le plus révélateur étant que cette exceptionnelle cache d'armes ayant été découverte, la justice a été prévenue, mais aucune suite n'a été donnée, et personne n'en a rien su jusqu'à ce qu'un journaliste révèle cette information dans un livre récent, des années plus tard.

Dans ce même ouvrage, on a appris que des années durant, la CGT a régulièrement volé des bobines de papier entières dans les imprimeries de presse, les livrant par bateau au camarade Fidel Castro pour qu'il n'ait pas à payer le papier de ses torchons de propagande communiste!

Et après, on pleure parce que la presse quotidienne français est l'une des plus chères du monde pour le lecteur...

Résultat: comme il faut bien prendre l'argent quelque part, les journalistes sont incroyablement sous-payés par rapport à leurs homologues américains, la diffusion est dramatiquement déficiente et rétive à toutes les innovations, et il n'y a jamais eu d'argent pour investir dans les nouvelles technologies qui sont l'avenir de la presse.

Naturellement, la gauche vous dira que c'est la faute de l' "ultra-libéralisme"...

Maintenant que la presse écrite a son avenir derrière elle, il est trop tard. C'est avant qu'il fallait investir massivement dans les nouvelles méthodes de diffusion, dans le renouvellement de l'offre éditoriale, dans le Web.

Je ne crois pas me tromper de beaucoup en disant que le service infographique du New York Times compte autant de journalistes-infographistes qu'un (petit) quotidien français compte de journalistes dans toute sa rédaction.

Les sites Web des quotidiens américains, mais aussi des quotidiens anglais, qu'ils soient gratuits ou payants, sont d'une richesse et d'une qualité infiniment supérieure à celle des journaux français.

Ces grands titres de référence ont, tous, fusionné leurs rédaction Web et papier. Le Monde, au moins jusqu'à une période récente, non seulement avait confié son site à une équipe totalement distincte de la noble rédaction papier, mais l'avait exilé dans des locaux à l'autre bout de Paris!

Se pincer le nez devant Metro et 20 Minutes, les blogs et les sites d'information gratuits, est un réflexe de défense corporatiste bien tardif, qui donne bonne conscience mais qui est parfaitement inutile.


Rumeurs

Sincèrement j'aime beaucup l'interface visuelle de ton blog l(e contenu également d'ailleurs) :) à biientôt ;)

Ah

Ah, Rumeurs !

Un grand classique du troll :
- On passe un coup de langue (ici en gros balourd : aucun habitué de ce blogue ne tutoie son auteur).
- Et on renvoie tout de suite à son propore blogue.

M'étonnerait qu'on s'amuse longtemps de votre compagnie...

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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