Revenons un instant sur la désignation de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, un événement plutôt riche en significations. Les socialistes français peuvent-ils en être "fiers" comme a cru pouvoir l'affirmer un François Hollande en quête désespérée de motifs de satisfaction ? Rien n'est moins sûr.
Tout d'abord, DSK n'a pas vraiment été élu à la direction générale de la prestigieuse institution monétaire même si "Libération", cédant à son penchant humoristique, a pu titrer "Un socialiste enfin élu". Bien sûr, Strauss-Kahn a envoyé pas mal de CO2 dans l'air (100 000 kms d'avion) pour convaincre les pays du Sud qu'il était leur allié bien compris. Mais l'heureux élu doit surtout son succès à une sorte de mode de scrutin censitaire épaulé par une entente américano-européenne qui laisse peu de place au suspense démocratique.
C'est ensuite et surtout la trajectoire personnelle du chantre de la social-démocratie à la française qui laisse songeur. On peut comprendre sa tentation de s'extraire du bourbier de la gauche française pour se hisser dans les hautes sphères internationale grâce à un job fort convenablement rémunéré (300 000 euros par an, défiscalisés s'il vous plaît). Faut-il en déduire que son engagement politique et son ambition présidentielle étaient aussi peu profonds que certains l'en suspectaient ?
Au-delà du tempérament d'un homme, c'est l'image de la politique qui souffre ici. Ceux qui pensent que tout est affaire d'opportunités individuelles et que les convictions idéologiques ne sont que masques seront confortés par l'exemple de DSK. Preuve est administrée que l'on peut parfaitement prétendre au leadership de la gauche et se servir de Nicolas Sarkozy comme tremplin de carrière. Car, à en croire le récit publié par Raphaëlle Bacqué dans "le Monde", c'est le dirigeant socialiste lui-même qui aurait appelé le président de la République pour quêter son appui.
Toujours à l'affût de bons coups, Sarkozy a immédiatement compris l'intérêt multiple de cette proposition pour lui. "C'est ça l'ouverture", a-t-il pu triompher après la victoire de son poulain. L'envoi de DSK à Washington lui permet aussi d'éloigner le dirigeant de l'opposition qui était devenu le plus populaire. Les adeptes d'une vision "pipolisée" de la politique ajouteront que l'américanisation de Strauss-Kahn aurait même peut-être l'avantage d'écarter un hypothétique rival...
Sur le fond, enfin, on peine à trouver matière à fierté pour le PS. Jean-Pierre Chevènement se demande ironiquement si les socialistes français ne sont pas subrepticement devenus les "maîtres du monde" dés lors que "les deux institutions phares du capitalisme mondialisé" (le FMI et l'OMC dirigée par Pascal Lamy) ont un des leurs à leur tête. Et de présenter l'alternative: "Où bien ce système est devenu fou, ou bien ces deux personnalités n'étaient point socialistes".
Les modernistes répliqueront sans doute que c'est précisément en œuvrant à la "régulation" du capitalisme que la gauche peut se rendre utile. "Mais si finalement, c’était là une autre façon, de gauche, de vouloir faire de la politique à haut niveau", applaudit Didier Pourquery dans son éditorial de "Libération". Il est vrai que le nouveau dirigeant de la rédaction de ce quotidien est, lui aussi, un homme d'ouverture. Juste avant de revenir à gauche, il préparait le lancement, finalement abandonné, d'un quotidien inspiré du tabloïd racoleur "Bild" pour le compte de l'éditeur allemand Axel Springer.
Tiens ça me faisait penser à Lang qui succomberait bien lui aussi aux charmes de l'ouverture : http://fr.news.yahoo.com/afp/20071001/tpl-partis-ps-gouvernement-ouverture-ee974b3_1.html
Tiens un détail marrant, le Ps compte dans ses rangs à la fois le Dg du FMI et des gens comme Mélenchon ou G.Filoche sans compter la reconversion gauchisante de Fabius... Comme disait Gorce "une armée mexicaine dans une auberge espagnole"...
Plus sérieusement, est-ce que le FMI va changer avec DSK à sa tête ? Rien n'est moins sûr...
Rédigé par: Tefy | 01 octobre 2007 à 13h01
dans la mesure où ce ne sont pas les socialistes qui élisent au FMI mais les Etats, dans la mesure où cette élection ressort d'un troc de droits de vote entre USA et CEE sur le FMI et la BM, les socialistes n'ont pas de quoi etre fiers. Les autres oui, mais eux ne sont pas socialistes :-).
Ce qui aurait pu nous aider, c'est qu'ils élisent François Hollande.
Et sur l'ouverture, il y a une marge entre débaucher des droitiers au PS et inclure les opinions de l'opposition dans un rassemblement d'union nationale...Ca se fait en commissions, au Parlement, dans les Régions. Dans un contexte de mondialisation de la main-d'oeuvre, ça m'étonnerait que le sarkozysme ET SES ALLIES fassent des cadeaux aux classes populaires...
Pierre le Belge de Lille
Rédigé par: Belgo3.0 | 01 octobre 2007 à 13h08
Les socialistes se félicitent que DSK passe à la Direction Générale du FMI ? Tant mieux, et après tout pourquoi pas. Hollande, il y a deux jours, et même Fabius ce matin sur Europe 1. Re tant mieux.
Mais il faudra que les dirigeants du PS réfléchissent un jour avant de parler, et surtout règlent leurs problèmes de dédoublement de la personnalité.
Lorsqu'ils sont en campagne, et draguent ouvertement leurs "alliés naturels", i.e. le reste de la gauche, PCF et LCR, beaucoup des dirigeants du PS n'hésitent pas à brocarder le libéralisme, le cynisme et les ravages du FMI et de l'OMC. Il s'agit là de pure tactique, où le but est de chanter dans la même clé, les répertoires communs avec ses "amis" de la gauche de la gauche. Comme à droite, toutes les voix étant bonnes à prendre.
Récemment, défaits, nos socialistes sont encore allés prendre le pouls du côté de la gauche, de la gauche, donc rien n'interdit de penser qu'ils ne réitéreront pas leurs critiques en satanisme à ces deux organismes maintenant dirigés par des personnes issus de leur famille. Il apparaîtra donc incongru à beaucoup, de droite ou de gauche, si d'aventure, Hollande ou Fabius reprennent, pour des motifs électoraux, la phraséologie communiste pour taper sur des deux institutions qui empêcheraient le monde de faire de l'économie solidaire en rond.
Ce sera sûrement un bon sujet parmi les "n" que les socialistes devront traiter à leur congrès de fin 2008 : Le FMI et l'OMC sont telles des institutions à jeter définitivement, parfaitement infréquentables, jouant un rôle éminent "d'ennemi des peuples" ou ont-elles toutes leurs places et leurs rôles à jouer dans l'économie mondialisée.
Sur ce sujet, si on sait d'avance ce que répondront Mélenchon et Emmanuelli, voire Hollande, plutôt expérimenté en ambivalence, on s'arrêtera plus volontiers vers Fabius, version 2.0, c'est-à-dire ce Fabius qui a changé, et est soudain devenu un révolutionnaire dans l'âme, promoteur de la renaissance de l'Union de la Gauche.
Pas de quoi faire une scission, mais peut-être un point à ajouter à la liste des nombreux points de désaccord fondamentaux de la taule socialiste.
Et on notera effectivement que Sarkozy a bel et bien neutralisé un de ses meilleurs compétiteurs, et que tout socialiste qu'il soit, DSK arrivant comme beaucoup dans des tranches d'âge où le rétroviseur est beaucoup plus large que le pare-brise, n'a pas hésité à se staffer pour les 4/5 prochaines années, plutôt que d'attendre une hypothétique investiture (n'oubliez pas qu'avant sa candidature au FMI, le bonhomme passe aux yeux de l'aile gauche, pour un "traitre vendu à la droite"), et un encore plus hypothétique succès en 2012 face au petit Nicolas. L'abnégation a ses limites. Et on le comprend.
Rédigé par: matéo | 01 octobre 2007 à 13h48
Donc si je vous comprends bien un homme politique qui a des convictions ne peut jamais renoncer à briguer un poste en France sauf à démontrer un opportunisme de mauvais aloi. Le modèle de la probité c'est donc Jacques Chirac, accumulant toute sa vie les mandats et ne vivant que pour l'exercice du pouvoir politique national. A tout prendre je préfère le départ de DSK à celui de Lionel Jospin qui des années après son echec n'en finit pas de remacher son amertume. Jospin avait dit en finir avec la politique. La vérité c'est qu'il ne peut pas en finir et qu'il ne peut rien faire d'autre. DSK lui ne prétend pas avoir fini sa vie politque, mais pense pouvoir exercer d'autres fonctions sur le plan international.
Rédigé par: xtph | 01 octobre 2007 à 13h50
"Le modèle de la probité c'est donc Jacques Chirac"
M'enfin, vous ne saviez pas ?
Rédigé par: matéo | 01 octobre 2007 à 13h52
Quand je pense que j'ai failli voter pour ce type (par défaut, et j'ai fini par ne voter pour aucun PS).
Et ça fait frémir de penser qu'on confie le sort de la planète (oui, parfaitement ;-) à un type qui ne sait même pas ranger ses cassettes.
Ce qu'a dit Chevènement est très drôle.
Et on rira encore plus quand Jack Lang va, par pur dévouement n'en doutez pas, accepter d'être ministre de la culture du prochain gouvernement Sarkozy (j'ai pas dit Fillon ? Ah bon).
Normal : il n'a pas écrit sur lui le livre incendiaire qu'il avait pondu (puis censuré) sur Dame Blanche du Poitou.
Rédigé par: A | 01 octobre 2007 à 14h35
Je ne vois pas ce qu'il y a de si extraodinaire à ce que DSK soit nommé à la t^te du FMI. On avait déjà un cas similaire avec Pascal Lamy à l'OMC. J'étais d'ailleurs assez déçu qu'on ne trouve pas de place en France et au PS à une personnalité de la qualité de Lamy. Les voilà les "soc-lib": évités dans leur parti, ils partent dans les institutions internationales. Lamy en président français, ça aurait eu de la gueule, non?
Rédigé par: Karl Marx | 01 octobre 2007 à 14h37
Si tous ces "socios-libéraux" (socios au sens d''associés')étaient membres de la même Internationale ;-), en d'autres temps les médias auraient crié au complot international stalinien...
Encore heureux que Sarkozy ou Bush n'aient pas de moustaches...
le Belge
Rédigé par: Belgo3.0 | 01 octobre 2007 à 15h21
Halte au pessimisme ambiant !
Vu que nous serons bientot en faillite, DSK au FMI, ce sera pratique pour nous envoyer un peu de pognon.
Rédigé par: JD3000 | 01 octobre 2007 à 15h42
Je souhaiterai apporté une information complémentaire au sujet de la phrase "Toujours à l'affût de bons coups, Sarkozy a immédiatement compris l'intérêt multiple de cette proposition pour lui.". Cette phrase est bien sur correcte, mais il faut savoir qu'à l'origine c'est Junker qui a proposé à DSK la place de DG suite à la démission de Rato, qu'après l'accord de DSK, il a appelé Sarkozy pour lui demander son accord, et à ce moment là il est vrai que celui-ci a saisi l'opportunité. Mais en aucun cas il n'en a eu l'idée à l'origine.
Rédigé par: GED | 01 octobre 2007 à 17h00
Je ne vois pas de contradiction. La phrase de chevènement me semble infondée.
Pas plus de contradiction dans le fait que Mélenchon soit membre du même parti - du moins sur le principe.
Si j'applique le même raisonnement à l'échelle nationale :
Le PS est contre la politique du gouvernement Sarkozy (resp. le PS est contre la politique libérale du FMI) donc le PS ne doit pas chercher à gouverner la France (resp. un membre du PS ne doit pas diriger le FMI).
C'est à peu près la logique de Besancennot...
Pour moi la seule question qui vaille est de savoir quelle politique DSK va mettre en oeuvre. Si c'est une politique ultra-libérale, là, on pourra parler de contradiction.
Rédigé par: Gatien | 01 octobre 2007 à 18h00
Entretien de DSK au journal Le Monde :
"Le FMI, a-t-il déclaré, "ne peut plus se contenter d'être un +gendarme+ qui prête de l'argent en contrepartie de règles très dures pour les pays en difficulté"."
Il ne fait que répéter ce que disent des mouvements comme ATTAC depuis des années : imposer des réformes libérales à un pays en crise, comme si ça permettait de tout résoudre d'un coup de baguette magique, est au mieux inefficace, au pire catastrophique.
Donc décidemment, non, je ne vois pas de contradiction.
Rédigé par: Gatien | 01 octobre 2007 à 18h15
Pour une fois, je suis en désaccord avec Éric Dupin. De façon peu caractéristique le concernant, son propos ne s’écarte guère du tout venant des commentaires en provenance de la gauche que l’on peut lire ici et là. Quel est le fond du propos d’Éric Dupin ? Pour résumer: Strauss Kahn entre en contradiction avec lui-même, du moins avec ses engagements proclamés, pour le confort d’une position confortable, prestigieuse et bien rémunérée. Ce faisant, il porte un nouveau coup à l’image de la politique dans notre pays. Je ne crois pas déformer le sens général de sa pensée.
Je pense tout le contraire: (1) Strauss Kahn est dans la logique de son engagement politique. Pire, ne pas faire ce qu’il a fait serait une désertion du terrain politique; (2) ce faisant, il prend le risque (probablement immense à ses yeux) de ruiner sa carrière politique en France.
1) Qu’est ce que le FMI ? Un lieu de pouvoir, et donc un terrain d’affrontement. On ne déserte pas les lieus d’affrontement quand on est un homme de gauche. Et quel terrain ! Les relations Nord-Sud; l’irruption des pays émergents dans le concert financier international; l’influence des États-Unis et de ses alliés, etc. Strauss Kahn est un économiste de formation, un ancien ministre des finances: ce terrain d’affrontement est le sien.
2) Il prend un risque immense pour la suite de sa carrière politique en France. Il risque en effet d’y perdre une bonne partie de son crédit politique. On songe en particulier, non sans inquiétude pour lui, aux conclusions (surtout les recommandations) des missions de revue du FMI sur la France (les fameuses missions “article 4”), qu’il lui faudra assumer. Pourra t-il en infléchir le contenu ? On pense aussi à la publication du WEO (“World Economic Outlook”) rédigé par le “Research Department” du Fonds, pas toujours tendre avec le “modèle français”. Nul doute que certains – en particulier dans ses propres rangs au PS - sauront le lui faire remarquer.
Strauss Kahn ne va pas bouleverser l’ordre économique et financier mondial, il ne va pas modifier la façon de penser de générations d’économistes formés dans les universités américaines et anglaises, il ne va pas résoudre les problèmes du développement, etc. Nous le savons déjà. Mais il peut, de façon décisive, et durablement, orienter le cours des choses dans un sens favorable. C’est ce qu’a fait Michel Camdessus – qui n’était pas précisément un homme de gauche mais qui était sensible aux problèmes du développement – quand il a créé la facilité d’Ajustement Structurel Renforcée pour les pays les plus pauvres. C’était tout nouveau, les économistes du Fonds n’avaient jamais vu une chose pareille: le FMI se mettait à emprunter aux pays riches pour prêter aux pays pauvres, avec une forte concessionnalité, et non plus au taux du marché. Je sais bien, derrière ces prêts, il y avait une conditionnalité, parfois très contraignante. Mais ce financement répondait à un vrai besoin de ces pays.
Strauss Kahn arrive à un moment particulier, et crucial, de l’histoire du FMI. Cette institution se voit remise en cause dans ses missions traditionnelles – l’ajustement des déséquilibres de balances des paiements – par le nouveau contexte de la globalisation financière, par l’émergence de nouveaux pays qui demandent droit de citer (la question des quotas), par l’irruption de la Chine (aux immenses réserves de changes) sur la scène financière internationale. La question des taux de change des devises (dollars, euro, yen, yuan maintenant) s’inscrit désormais dans un cadre global et non plus bilatéral ou régional. Une chose est sûre: le nouveau Directeur Général jouera un rôle clé dans la réorientation de l’institution, et donc du système financier international. Je le dis sans ambages: dans ce contexte, il vaut mieux que ce soit un homme de gauche.
Se saisir du réel, l’affronter tel qu’il est, sans le fuir, au risque de se compromettre aux yeux de ses propres amis, n’est-ce pas faire de la politique au plus beau sens du terme, du moins pour un homme de gauche ? N’est-ce pas cela le courage en politique, tout simplement ?
Laissons sa chance à Strauss Kahn. Et on le jugera ensuite sur ce qu’il aura (ou n’aura pas) accompli.
Rédigé par: René Fiévet | 01 octobre 2007 à 19h29
Pour rassurer Chevenement et les autres "vrais" socialistes, les libéraux ne se reconnaissent pas du tout dans ces grandes institutions internationales.
Du constructivisme à l'échelle mondiale..
Bref, le monde n'est pas fou et ces personnalités sont peut être tout de même social-démocrates..
Rédigé par: Le libéralisme pour les débutants | 01 octobre 2007 à 21h20
Question qui me vient à l'esprit après plusieurs articles et le "C dans l'air" d'hier soir: DSK sera-t-il le fossoyeur du FMI, en tous cas tel qu'il existe aujourd'hui?
Il ne semble plus adapté (cf les posts précédents)aux besoins économiques et financiers. Peut-on avoir plusieurs organismes interétatiques sur des bases idéologiques différentes, le vénézuela s'étant extrait du FMI et de la BM, et d'autre pays souhaitant faire de même?
Si DSK réussit un gros coup de réforme de cette institution - ou sa suppression-, ça peut être un beau tremplin pour les socialistes français, en liaison peut-être avec le Modem. OU DSK quitterait-il le PS pour le Modem? Ca sent le scoop, çà, non?
Rédigé par: Karl Marx | 02 octobre 2007 à 07h00
"300 000 euros, défiscalisées s'il vous plaît"...
Dieu sait si j'apprécie de vous lire, et vous place bien au-dessus de la plupart de vos confrères de gauche (avec quelques autres, comme Jacques Julliard), mais vous ne pouvez pas vous empêcher de faire ce genre de remarques, un peu MJS (sans vouloir vous blesser). C'est plus fort que vous!
300 000 euros par an, par rapport aux salaires de Wall Street, c'est tout à fait raisonable! Faut-il payer les hauts fonctionnaires, chargés de réguler la mondialisation, au SMIC? Est-il vraiment scandaleux d'offrir aux hauts fonctionnaires internationaux, exerçant de hautes responsabilités, des salaires attrayants, pouvant rivaliser avec le privé?
Si l'on suit cette mode totalemetn démagogique qui consiste à dire que nos dirigeants roulent sur l'or, le résultat est aisé à prévoir : ne feront plus de la politique que les Besancenot, Buffet, Bové, Hamadi, Raoult (etc!) et autres esprits supérieurs!
Rédigé par: le gauchiste repenti | 02 octobre 2007 à 08h19
Cher bové repenti, on ne lit pas les mêmes mots vous et moi (et nous ?)
Il m'a semblé que ED* chipotait, non sur les 300 000 euros, mais sur le fait qu'ils soient défiscalisés.
Echapper à l'impôt quand on est très riche m'a toujours choqué.
(Ce n'est pas nous qui disons que "nos dirigeants roulent sur l'or", c'est Sarkozy lui-même qui s'affiche bruyamment au Fouquet's, à Malte et à Wolfeboro.)
* Vous pouviez éviter de lui envoyer des fleurs pour ensuite lui refiler les épines. M'est avis qu'il se fiche autant des unes que des autres.
Rédigé par: A | 02 octobre 2007 à 08h58
Ce "cher" DSK ne pourrait-il pas au moins s'appliquer la taxe sur les expatriés, qu'il avait proposée pour le programme socialiste, fort intelligemment et sans l'ombre d'un soupçon de démagogie ?
Rédigé par: Anne | 02 octobre 2007 à 12h33
Cher Eric,
Voici un avis sévère qui tranche avec les envolées lyriques d'un Elie Cohen énamouré.
Que DSK, à titre personnel, ait vu dans le FMI un moyen d'échapper au marasme politique du PS, c'est compréhensible. Même le courant DSKiste part en quenouille.
Que Hollande y voit un motif de fierté est évidemment une posture qui ne mange pas de pain.
Rédigé par: Karedig | 02 octobre 2007 à 13h05
300 000 euros, je ne trouve pas cela trop, pour un tel poste ( à chacun selon son mérite, à chacun selon ses besoins). Défiscalisation? C'est malheureusement le cas de tous les postes dans des institutions internationales, une sorte de "prime à l'expatriation". Surtout que ce type de nominations ne durent pas très longtemps. Je préfère çà que des backchiches!
Rédigé par: Karl Marx | 02 octobre 2007 à 13h24
sarkozy se cire tellement bien lui même les pompes que ses ménestrels en sont réduits à des prouesses quotidiennes pour que leurs coups de langue soient remarqués
dsk au fmi, une "grande victoire" pour sarkozy, ben tiens
sarkozy avat-il vraiment le choix? c'est-à-dire, pouvait-il utiliser son seul pouvoir en la matière, celui du veto à la candidature de dsk (veto possible car dsk est français)?
la réponse est très simple: c'est non.
d'une part parce que ce geste sectaire aurait réduit à néant sa com sur l'ouverture, d'autant qu'il n'avait personne d'autre à proposer.
d'autre part parce que ça aurait fait une pierre de discorde en plus avec juncker et merkel, qui avait déjà donné leur accord de principe
en résumé: nous sommes en france, un beau pays où sarkozy impose sa vérité.
Rédigé par: Martin P. | 02 octobre 2007 à 13h33
Comme je disais récemment à mon patron F Bayrou : " Il est malin NS"
et j'ajoute aussi que pendant qu'on perd notre temps ici, lui il continue ses "je vais vous dire ... " ou ses "est ce que vous croyez que si je suis la ... " ,
Et le cirque continue, il roule la foule, qui est devenue en sourdine pour l'instant la plus puissante ennemie de la démocratie:
On nage en plein fascisme, appuyé par la foule de complices décérébrés : la foule footée, rugbysée, baisée en fait, quoi ...
Rédigé par: roberdch | 02 octobre 2007 à 14h40
"Je préfère çà que des backchiches!"
Mais l'un n'empeche pas l'autre mon cher karl, CF Paul Wolfowitz à la BM...
Rédigé par: romain | 02 octobre 2007 à 14h47
je vous ferais remarquer qu'un certain flou existe sur les moyens d'un besancenot, d'une buffet. bové semble peut être le plus transparent..hamadi, je m'abstiendrai de tout commentaire peu flatteur quant à son intégité pécuniaire. désolée GR, il y a beaucoup d'argent en politique, l'argent appelle l'argent (DSK), et je me garderais bien de prêter foi à la détestation d'hollande envers les riches, au look "peuple" d'un besancenot etc...les grasses indemnités des sénateurs, députés, les présidences juteuses, les avantages en nature très...avantageux.
les 3 arcanes de notre démocratie dirigeante: politique, fric et sexe.
Rédigé par: pascale | 03 octobre 2007 à 09h48
Que le candidat au poste de directeur du FMI appelle le président fe la République Française pour obtenir son appui, je ne vois pas très bien où est le scandale, mais bon ... DSK l'a emporté largement, ça n'a strictement rien à voir avec le mode de scrutin puisque le candidat Tchèque n'était soutenu que par la Russie.
Et peut-être n'est-ce pas tant la rémunération que la possibilité qui lui est offerte de vraiment pouvoir oeuvrer pour changer l'équilibre mondial qui tente l'homme politique. Et vous savez très bien que de toutes manières s'il échoue à cette tâche, la tache sera indélébile. Et oui les socialistes n'ont pas encore renoncé à changer les choses, good news !!
De toutes manières, dès qu'il s'agit de DSK, nous aurons remarqué que vous êtes prompt à voir le verre à moitié vide. S'en était de même il y a deux ans, au point qu'à l'époque vous ne tarrissiez pas d'éloges sur Ségolène Royal.
Rédigé par: Alice | 03 octobre 2007 à 12h54
Quelqu'un se souvient si DSK en avait parlé dans sa campagne aux législatives ?
Je comprends que DSK ait sauté sur l'occasion mais ses électeurs ne peuvent-ils pas considérer qu'ils ont été floués?
Rédigé par: Assistant parlementaire | 03 octobre 2007 à 16h43
A ceux qui crient au loup sur le salaire futur de DSK, mais qui trouvent très bien que Lilian Thuram s'exprime publiquement sur des questions de société (sans-papiers, ...) : je ne crois pas que L Thuram accepterait pour ce qu'il fait un salaire de "seulement" 300 000 euros par an. Cela en fait-il un liberal-sans coeur-vendu au grand capital ? Je rappelle que les salaires des footballeurs sont payés par la télé, donc la pub, donc le consommateur qui cotise sur chaque pot de yoghourt, chaque vêtement de marque, ... Au bout du compte, ça doit faire bien plus que la fameuse franchise médicale de 50 euros maxi.
Rédigé par: un-centriste | 04 octobre 2007 à 11h53
DSK, Thuram... Qu'ils fassent ce qu'ils veulent après, tout, ce n'est pas mon problème e je m'en contrefiche car mes commentaires n'y changeraient rien. J'ai d'autres chats à fouetter...
Le web, c'est parfois aussi bien que le café de commerce :)
Rédigé par: Koan | 05 octobre 2007 à 18h56