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21 septembre 2007

Commentaires

Guzet

Ci joint un article du Devoir (Le Monde montrealais) quu justifie (gentiment!) votre premier paragraphe et les critiques sur SR :

Édition du mardi 18 septembre 2007
La politicienne française atténue sa déclaration souverainiste
Québec -Antoine Robitaille -
"Un «sexisme» qui «s'apparente à un racisme»: c'est avec cette virulence, hier à Québec, que Ségolène Royal a rétorqué aux attaques dont elle fait l'objet dans un livre de l'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin.
Cherchant au reste à atténuer sa déclaration souverainiste de janvier, la présidente de la région de Poitou-Charentes a lancé, au sortir d'une rencontre avec le premier ministre Charest: «Aujourd'hui, les choses ont évolué, il y a une motion qui a été votée sur le Québec reconnue en tant que nation.» Pourtant, au moment de ses déclarations, le 22 janvier, il y avait près de deux mois que la motion de la Chambre des communes avait été adoptée.
Dans un livre dont une partie du contenu a été révélée hier et intitulé L'Impasse (Flammarion), Lionel Jospin accuse entre autres choses l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle d'avoir une «personnalité [qui] n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques» nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche, et «espérer gagner la prochaine présidentielle». Selon Libération, M. Jospin présente aussi Mme Royal comme une créature des sondages et des médias, «une candidate qui était la moins capable de gagner» et «une illusion» qui ne doit pas se prolonger.
En réaction à ces propos, Mme Royal s'est interrogée, hier: «Pourquoi tant de violence? Pourquoi tant de haine, presque? Ce qui me vient à l'esprit, c'est cette parole de la Bible: "Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font." Je pardonne à tous ceux qui m'agressent. Parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche.» Puis, elle a dit avoir vu dans toutes ces attaques du «sexisme» si fort qu'il «s'apparente au racisme» puisque c'est «aussi fort, inconscient, [...] répété». «Mais qui peut s'arroger le droit de juger de cette façon-là?», s'est-elle indignée, entourée d'une meute de journalistes en pleine salle du conseil municipal de Québec (elle sortait d'une brève rencontre avec le maire suppléant de Québec, Jacques Joli-Coeur.)
La politicienne française dit avoir été désolée d'apprendre au surplus dans le livre de M. Jospin, que certains «éléphants» (les vétérans du PS) dans son camp ne l'ont non seulement pas soutenue pendant la campagne présidentielle, mais l'ont carrément «combattue». Cela lui a inspiré une autre comparaison: «J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne D'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous ne sommes plus à cette époque.»
Après l'avoir entendue traiter l'ancien premier ministre de raciste, cité Jésus et s'être comparée à Jeanne D'arc, un chercheur accompagnant la délégation a qualifié la sortie de Mme Royal de «gratinée»: «Trois allusions, c'est trop. Elle aurait dû se borner à une seule.» Selon lui, c'était sans doute inélégant de «régler ses comptes ainsi à l'étranger», mais «on n'a pas idée de l'humiliation que lui ont fait subir les éléphants». Un autre observateur, montréalais celui-là, a eu ce commentaire: «Et dire qu'on croyait que ça jouait dur au Parti québécois!»
La présidente de Poitou-Charentes en est à sa première visite au Québec. Elle est ici d'abord et avant tout pour discuter des fêtes du 400e anniversaire de la capitale nationale. Elle a déploré hier un certain retard pris par la France dans l'organisation d'un de ses cadeaux et a promis «d'en parler» à Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français et président du Comité français d'organisation du 400e. Elle a du reste promis d'être de retour en juillet 2008 pour célébrer l'anniversaire de Québec.
Toute la journée, Mme Royal a répondu de manière évasive à des questions sur sa déclaration passée favorable à la souveraineté du Québec, expliquant qu'elle ne voulait pas «alimenter la polémique», que ses propos avaient été «déformés» et qu'elle était venue au Québec pour visiter «un territoire qui réalise des choses extraordinaires». Lorsqu'un journaliste lui a demandé si elle avait la même opinion qu'elle avait exprimée en janvier, elle a toutefois répondu: «Mais si!» Notons qu'elle ne se rendra pas à Ottawa, où elle a pourtant été invitée. Elle a cependant promis de se rendre «assez rapidement» dans la capitale fédérale, lors d'un autre séjour.
En après-midi hier, elle a rencontré tour à tour Jean Charest et le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont. Jean Charest s'était montré assez critique devant les propos de Mme Royal, en janvier. Au dire de Mme Royal, le sujet n'a pas été abordé lors de leur rencontre d'hier après-midi. Toutefois, elle a tenu à souligner que «dans tous nos pays, le sujet de l'identité est un sujet crucial [...] ce sont des sujets qui doivent dépasser les polémiques parce que ça touche aux identités intimes et à la profondeur de l'histoire et des racines».
Mme Royal a vanté «l'avance» prise par le Québec en matière d'environnement, déplorant le «retard de la France». Selon elle, l'urgence d'agir est grande au Canada en raison de la «fonte de la banquise». Elle a déploré au passage qu'Ottawa n'ait «pas ratifié le protocole de Kyoto». (En fait, le Canada a signé Kyoto en 1998 et l'a ratifié en 2002.)
Au terme de sa rencontre avec Mme Royal, le premier ministre ne s'est pas présenté devant les journalistes en sa compagnie. Après avoir rencontré les journaliste, la politicienne s'est rendue au bureau de Mario Dumont, avec qui elle a parlé de divers sujets, dont les accommodements raisonnables, l'immigration et l'identité. M. Dumont a le projet de se rendre en France au début de l'Année, mais aucune future rencontre avec Mme Royal n'a été discutée hier.
Ces dernières semaines, tant M. Dumont que M. Charest ont fait savoir à leur façon qu'ils étaient inspirés par les 100 jours du nouveau président français Nicolas Sarkozy. C'est plutôt au PQ de Pauline Marois, même après la défaite socialiste à la présidentielle, que l'on s'est référé à Ségolène Royal, notamment pour sa volonté de moderniser la social-démocratie. La chef péquiste rencontrera Mme Royal ce matin à Québec. Les deux politiciennes tiendront un point de presse commun. Mme Royal doit aussi aller rendre visite à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, à la Citadelle".

damocles

Votre article est d'une clarté et d'une synthèse assez remarquables. Il me remet en tête une de vos phrases, que j'avais relayée en son temps - autour de la fin juin je crois :

"Ségolène, c'est comme la fièvre. Elle révèle la maladie socialiste sans pouvoir, à elle seule, la guérir.

Tant que le PS n'aura pas défini un nouveau projet, la tentation démagogique du kitsch marketing subsistera."

Franck

Delanöé populaire, laissez moi rire!
Franchement Mr Dupin, cessez d'accorder autant d'importance à des pseudos sondages qui ne tiennent nullement la route. Ce sont les bobos qui ont porté Royal dans la bataille présidentielle. Les sondages faits presque un an avant l'éléction ne faisaient en rien apparaître l'état réel de l'opinion car conçus pour les médias et les bobos.
Soyons crus, les français (du moins pour le moment) n'ammèneront jamais un homosexuel qui plaît à certains bien pensants parisiens au pouvoir.
c'est d'ailleurs pour cela que Sarkozy l'apprécie et le soutient tellement, il ne peut pas rêver mieux comme adversaire à la prochaine présidentielle.

Vieux posteur

Hum, J L Mélenchon en rénovateur d'un PS en devenir, permettez-moi d'être dubitatif.
Excellent l'article compte-rendu de la visite de Ségolène Royal au Québec, elle n'a encore bien relu ses fiches (cf Kyoto), quant à ses réponses à Jospin, il faut attendre la parution de son propre livre, elle y règlera sans doute quelques ardoises avec ses "amis" les éléphants.

Tefy

A propos des "familles de gauche"... pas de gens votent à gauche sans se référer à un corpus idéologique, parce que le candidat est sympa, parce qu'il a fait de nouvelles crèches (c'est le cas pour les municipales)... et pas parce qu'il étatiste ou social-libéral...

Ce n'est pas à négliger(a fortiori dans une présidentielle)....

Eric Dupin

Tefy,

Non, les gens "de gauche" analysés dans cette enquête sont ceux qui se situent eux-mêmes "plutôt à gauche", "à gauche" ou "très à gauche" et non pas les électeurs qui ont voté pour un candidat de gauche. C'est ce qui rend la diversité de leurs positions idéologiques impressionnante !

Tefy

Merci de cette précision ! autant pour moi !

sur ce point, je dirais qu'à défaut de pouvoir trouver comment unir tout le monde autour d'un "pour" (pour un projet, candidat...), le PS arrivera à réunir contre (Sarkozy, la réforme des régimes spéciaux...)

comme en témoigne le "comité de riposte", sorte "d'auberge espagnole" idéologique qui n'a pour socle que l'opposition à Sarko...

c'est, je crois, ce qui a fait perdre la gauche en 2007, elle a cru que la seule impopularité du gvt, les mvt anti-cpe et le vote sanction en 2004 suffirait à les faire gagner...

Hollande avait dit : "Le rôle du PS n’est pas de prévoir des cortèges mais de faire en sorte qu'il y a des propositions en face de celles du Gouvernement" On en prend bonne note...

Annick

Ne pas rater ce soir Lionel Jospin sur France 2, à coup sûr plus intéressant que Sarkozy.

Jonathan_G

M. Dupin,

vous continuez dans votre "analyse" insupportable.

J'apprécie beaucoup M. Delanoë et son bilan à Paris est proche de l'exemplaire. Je ferai campagne pour lui s'il le fallait mais ses excellents scores dans les sondages actuels n'en font qu'un candidat des grandes villes, au mieux. Et Royal à 66% chez les sympathisants socialistes après tout ce qu'elle s'est prise comme remarques insultantes, vous oubliez de dire que c'est plutôt pas mal. Et qu'elle est la deuxième derrière Delanoë et loin devant les autres !

Votre prophétie de l'après-Royal est donc très rapide.

En outre, quand vous parlez de "déclarations peu assurées", mettons tout sur la table.
- Les références bibliques, elle joue de ce personnage (cf ses déclarations à Melle sur les "brebis égarés") et elle prononce d'ailleurs ces mots dans un grand éclat de rire ;
- Son discours sur la francophonie et l'international à l'Université de Montréal a été un vrai succès. Il est à la fois ingénieux et bien construit. Personne n'en parle ;
- Ses déclarations sur Kyoto auxquelles Vieux posteur font référence ? C'est tout de même incroyable puisque certes le Canada a ratifié le protocole mais le Premier ministre a exprimé très récemment ses grandes réserves à son encontre. Aucune mesure n'a même été prise. Au pire, il s'agit d'une légèreté, certainement pas d'une bourde.

En revanche, quand un Ministre des Affaires Etrangères déclare une guerre ou souhaite la démission d'un Premier ministre étranger, c'est quoi alors ?

Je n'aime pas ses accusations à l'emporte-pièces mais je crois que toutes ces mises en causes ont des relents sexistes inavoués. Aussi bien M. Aubry en son temps que R. Dati aujour'hui (même si je n'apprécie pas les lois qu'ell fait voter) en en sont victimes.

eglantine

Nous avons essayer de commencer à définir cette nouvelle cohérence qui conjuguerait les contraires; Nous avons appelé cela la gauche baroque : une base de valeur solide (et sociale), une structuration claire (économique et internationale) et une modernité de société (libéralisme politique).

Le détail de cette "théorie" de la gauche baroque sur www.eglantine.info

JD3000

C'est toujours hilarant de voir Daniel Vaillant se produire devant les caméras comme si de rien n'était, comme si il avait été compétent à son poste.

Aujourd'hui Fillon : "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer"
Même s'il édulcore ultérieurement ses propos, je crois qu'il a raison.

Aussi est-il de prime importance pour notre pays d'empecher tous les responsables de cette faillite -anciens premiers ministres et de l'économie notamment- d'accéder aux plus hautes responsabilités auxquelles souvent ils ont le culot de prétendre.
Attrapons-les et traduisons les devant des tribunaux populaires !

Rendez le pognon !

Franck Boizard

Si votre analyse était exacte, ça serait une bonne nouvelle pour le PS : je pense que SR est un obstacle majeur pour la rénovation.

Quant à Bébert, laissez moi rire : les qualités qui séduisent les bobos parisiens sont exactement celles qui font fuir la France profonde.

Mais, bon, chaque chose en son temps : se débarrasser de l'ex maldonne des sondages est déjà une première étape positive.

Enfin, pour être clair, je précise que je ne suis ni sarkozyste ni, encore moins, socialiste, mais libéral.

FB

PS : j'invite JD3000, et nos politiciens, à méditer cette citation d'Einstein, Albert : '"Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre."

pascale

ce qui ne lasse pas de me surprendre c'est le taux de popularité que conserve encore SR, 49%, 42%! c'est hénaurme à en croire ces outils précieux (!) que sont les organismes de sondages. à ce sujet, j'avais eu l'occasion de lire qquepart, que B. Hamon, actuel porte parole du PS....no comments...a bossé qques années, il n'y a pas si longtemps, à la direction d'IPSOS....bon, y faut bien gagner sa croûte, mais çà laisse quand même songeur.

la ridicule agonie du PS, a de beaux jours devant elle : ses caisses sont pleines (trésor de guerre des législatives).

ALLAIN JULES COM

Ceux du PS qui déteste vraiment Royal et se servent d'elle pour un petit pécule n'aiment pas le PS.

Ozenfant

Eric Dupin,

Vous avez certainement raison, dans la balkanisation de mon parti, Delanoë, avec l’aval de Jospin, est certainement le mieux placé dans les sondages.
Les bobos Parisiens lui sont reconnaissant d’avoir exclus les banlieusards de la Capitale et de leur avoir évité les désagréments qu’auraient inévitablement causés les travaux inhérents aux JO à Paris. (Joke).

Comment réunir:
1° Les socialistes solidaires et populaires qui avaient suivi Ségolène pour son image et pour les propos réalistes qui lui avaient valu d’atteindre 65% de popularité.
2° Les bobos du PS caviar et les fonctionnaires qui soutiennent maintenant Delanoë.
Pour faire simple les anciens et les nouveaux militants ?

Personnellement je suis un fan de Malek Boutih, mais l’angélique PS dans les déclarations d’intention, est trop raciste en réalité pour un "Barack OBAMA" à la Française. Et les jeunes Lions sont impitoyablement "Cassés" par la direction du parti.
Bref les gens pour qui le socalisme n’est pas une coquille vide, mais l’application de la solidarité nationale, ne voteront jamais pour un Jospiniste sachant que le fossé entre riches et travailleurs pauvres, s’est encore accru sous Jospin (et Mitterrand), ET QUE LES IDEES de DELANOË ne sont pas différentes des idées de cette gauche caviar qui à causé les débâcles passées du PS.

Les gens de droite doivent se frotter les mains en voyant se profiler Delanoë en leader du PS, Sarkozy le premier.

Monsieur Dupin,
Quel type de "programme commun" entre les travailleurs pauvres et les "Privilégiés du PS-caviar" voyez vous ?
Qu’est-ce qui pourrait rassembler des gens, style les copines de mon fils (bac +6), 30 à 35 ans votant PS, travaillant à la médiathèque ou n’ayant encore jamais travaillé…. avec le monde du travail tellement haï des éléphants ?
C’est çà le fond du problème !

Luc


Royal est une traumatisée. Son père ne l'a jamais aimé. Elle en a développé une misandrie absolument stupéfiante et le meilleur moyen de mettre un homme au tapis dans notre société c'est de taper en dessous de la ceinture, bref de l'accuser de sexisme. C'est le degré zéro de la politique. Oui Royal est une catastrophe ambulante et non ce n'est pas sexiste !
On est encore en démocratie dans ce pays !
Jospin à raison quand il dit qu'elle monte les socialistes les uns contre les autres. Si les socialistes continuent leur parti va imploser. Comment réconcilier des gens qui n'ont jamais été conciliés !?
Royal, par son orgueil de petite fille en colère et son délire messianique risque fort de foutre le débat démocratique en l'air. Car si elle prend le ps, elle le détruit et donc elle détruit le débat puisqu'il n'y aura plus qu'un seul et unique parti. Royal c'est, par sa nullité, un danger pour la République.

Ozenfant

"Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre."

C'est génial, c'est Einstein...
Ça vaut autant pour Jospin que pour Delanoë.

Seul bémol à ce que vous dîtes:
A part dans quelques dictatures, le monde EST libéral, que nous le voulions ou non.

On ne peut se définir comme libéral QUE parce qu'il existe en France une race d'Autruche inconnue dans le reste du monde (Le nandou pré-révolution d'octobre avec pour chef de troupeau le Mélanchon néanderthalien).
C’est tellement vrai que si vous demandez aux anti-libéraux "quelle est le nom de l’alternative au libéralisme"…. il ne répondent jamais!
Dans n'importe quel autre pays démocratique au monde, le fait de se dire "libéral", provoque une levée de sourcil stupéfaite, comme si vous aviez dit une Lapalissade style "Je suis un respireur d'air!".

pascale

AJC : çà n'est pas précisément un petit pécule. je n'ai pas le chiffre exact, mais c'est très confortable pour tenir 5 ans . et tout transite par la trésorerie de solférino, ce qui ne laisse indifférents ni hollande, ni son ex dulcinée, ni les autres.le ps présente un encéphalograme plat, mais le malade est riche et cossu.

Franck

La seule solution pour le PS est d'imploser.
Cela aurait du se faire depuis bien longtemps déjà, après le referundum sur la constitution européenne précisemment. Fabius n'a pas eu le courage de créer une scission, Mélenchon est le malheureux orphelin de cette histoire.
A savoir maintenant qui serait le gagnant d'une éventuelle scission du PS, Hollande qui pourrait ainsi créer un nouveau parti démocrate à l'américaine? Bayrou qui pourrait renforcer son nouveau parti bobo-écolo? grosse incertitude à vrai dire.

Quoi qu'il en soit je serais curieux de voir le résultat des prochaines élections. Si sarkozy échoue lamentablement et que le PS continue sa décadence intellectuelle, on peut s'attendre à de grosses surprises!

matéo

Ne confondons peut-être pas nos fantasmes avec la réalité : SR a toute les chances de devenir le nouveau chef du PS. Là encore, il y a peu de compétiteurs, et ils n'ont pas encore son poids.

Mais au delà des personnes, c'est le grand écart que doit faire le PS que décrit Eric Dupin qui impressionne, tant définir un commun dénominateur sur de tels écarts idéologiques n'est clairement pas faisable.

Ceux qui, comme moi, sont extérieurs à ce parti ne verraient pas d'autres voies que de se séparer, une bonne vieille scission, mais là deux impossibilités majeures. La première, c'est que c'est le purgatoire électoral garanti pour 15 à 20 ans, que Sarkozy soit bon ou mauvais, d'ailleurs. La deuxième, c'est qui s'en va avec les éléments constitutifs du fond de commerce (la clientèle, le stock, et l'enseigne) ? Celui qui perd ses parts dans le fond, a tout perdu.

Plus surprenant, ce sondage LH2. La surprise tient sûrement au décalage entre les mots. 26 % de sociaux-libéraux ? Ben quand on pense que la motion "social libérale" de Bockel et Marc d'Héré a fini bonne dernière au Congrès post TCE, au Mans, on en reste baba. 1% de mémoire des votes : une gifle ca comme. Cette motion était, elle, réellement très proche du blairisme, elle se fit battre par une motion, dont j'ai royalement oubié le nom entier, un truc du style "utopie et machin truc".

En gros, le blairisme battu par un courant folklo. Et là, ceux-ci péseraient 26 %. La vache, les lignes bougent à la vitesse de la comète de Halley.

Sino, je crois abusif tout argument expliquant qu'Hollande serait en capacité de se joindre à Bayrou. Je le crois plus capable de faire copain-copain avec Mélenchon, voire avec le PCF et la LCR, qu'à pencher vers les centristes. Question d'idéologie et de sensibilité. Bref je pense que certains prenent leurs désirs d'avoir un PS modéré, social démocrate, pour une réalité démentie chaque jour. Notre PS reste bien plus à gauche qu'il n'y paraît. Ce n'est pas là son moindre mal.

Ozenfant

Matéo,
En tant que patron socialiste, je suis bien plus à gauche que le PS sur tout ce qui touche les plafonds du chômage et des différentes allocations et la fiscalité favorisant la cupidité du patron à court terme et non l'embauche.
Mais je suis beaucoup plus à droite concernant l'assistanat, la flexibilité de l'emploi.

En fait Hollande s'est enfin mis au diapason le semaine dernière, en disant:
"Il faut d'abord une économie prospère, pour pouvoir en partager les bienfaits".
Douze années de règne au PS pour arriver a comprendre, que l'économie n'est pas de gauche ou de droite... elle EST l'économie et que c’est la solidarité qui est de gauche et pas de droite !

annick

"méditer cette citation d'Einstein, Albert : '"Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre." "

Je dirais plutôt 'créer les problèmes pour faire semblant d'y remédier', le meilleur exemple: la réforme de l'Assurance maladie.
A voir des ministres se jeter goulument sur des faits divers, on a l'impression qu'ils n'ont rien d'autre à faire.

Bastien

"c’est la solidarité qui est de gauche et pas de droite !"
C'est "grâce" à ce genre de déclaration martelée comme un axiome absolu que nous sommes dans la situation où nous sommes, typique de cette pensée unique imbécile qui nous a fait refuser toute politique d'inspiration libérale, ce simple mot étant devenu le symbole de ce qu'il fallait refuser ! Quelqu'en soient les conséquences économiques, donc sociales pour les Français !!
C'est désespérant à la fin de lire de telles affirmations, et surtout venant de la part d'un chef d'entreprise, c'est ça ??

Ozenfant

Bastien,
Vous avez tout compris à l'envers, c'est précisément parce que la gauche à toujours été trop conne pour ne pas comprendre que l’économie doit être BONNE et non "de gauche" avant de redistribuer quoi que ce soit que nous en sommes là.
En fait les Français oublient quelques fois d’être du parti de la France avant de défendre leurs idéologies et leurs dogmes, pour ne pas dire leurs idées fixes.
Je suis contre l’assistanat à outrance, contre tout ce qu’a fait le PS en matière d’économie…. et souvent beaucoup plus "libéral" que l’UMP. Le PS/UMP ont d’ailleurs ensemble et toujours fait une politique économique adaptée aux 30 glorieuses, autant dire rétrograde.
Les gens peu au fait de l’économie de terrain (que les profs d’économie appellent avec mépris la "micro-économie" alors qu’elle est la seule à jouer au plan français), croient qu’on peut attraper des mouches avec du vinaigre. Malheureusement NON. Il faut d’abord casser notre fiscalité anti-travail.
C’est pourquoi Fillon à raison de re-dénoncer la faillite de l’état français et la rupture économique et fiscal drastique que cela induit.

Patrons voyous, travail au noir, et démission de l’état !
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/09/patrons-voyous-.html#comments

matéo

@Ozenfant

Reste que vous avez écrit cette couillonade : ""c’est la solidarité qui est de gauche et pas de droite !"

Dans le genre péremptoire, c'est quand même pas mal. Je crois que la solidarité n'est pas l'apanage des uns ou des autres.

En revanche, on peut plus facilement avancer qu'en théorie la droite pense que l'économie précéde le social et la gauche l'inverse, en tous cas elle ne subordonne pas le social à l'économique.

Dans la pratique, nos gouvernants de droite comme de gauche ont quand même bien peu appliqué la phrasounette de Hollande. Ce dernier fait ce genre de sortie après les élections quand Gerhard Schröder déclarait la même chose avant les élections en Allemagne. Petite différence quant à la vérité du discours.

Dans un autre genre, François Fillon peut bien gloser sur la faillite de l'état, alors qu'il pond un paquet fiscal à 13 milliards d'euros, dans un contexte de dette abyssale, et de dépenses toujours structurellement supérieures aux recettes. Ca dure comme cela, peu ou prou, ne chicanons pas depuis 1980, le tout ayant été insensible jusque là aux alternances droite-gauche.

Le pire est que le pari du "paquet fiscal" en est bien un. Le présent gouvernement en attend les effets vertueux, et donc un retour sur investissement, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est plus qu'incertain. Le volontarisme, ça fait bien, mais dans ce contexte calamiteux de la dépense publique, on aurait préféré une prudence de circonstance et que le volontarisme s'attache à réduire la dépense publique, en commençant par réformer l'organisation et les méthodes de travail et de fonctionnement de la sphère publique. Après d'en réduire les effectifs, après d'utiliser les gains pour équilibrer les prochains budgets, encore après d'affecter d'éventuels excédents au remboursement de la dette, et enfin le cas échéant et si cela a vraiment un intérêt de diminuer les impôts.

Mais, à droite comme à gauche, pour faire comprendre cette méthodo assez simple, mise en oeuvre ailleurs, faut se lever de bon matin. Faire comprendre étant égale à pisser dans un violon.

Karl Marx

Le PS se recomposera peut-être aussi (ou pas) en fonction des orientations de la recomposition de l'ensemble de la gauche.
Le retour de Besancenot et de Krivine démontrent une nouvelle offensive de la LCR dans sa volonté de recréer un parti de gauche rassemblant notamment la jeunesse révolutionnaire (bobo, petite bourgeoisie désargentée, estudiantine)qui aurait pu se retrouver à l'ancien PC, et une partie des altermondialistes antilibéraux. Ledit PC est bien content de se débarrasser de cette jeunesse qui pourrait être le renouveau du vivier de militants. Dans sa mue entre un parti de masse et un parti de cadre, le PC arrive pratiquement à son objectif de départ. Il va pouvoir bientôt soit se dissoudre, soit conserver un nom en désossant son squelette marxiste. S'arrimer au PS ou en tout cas à une partie de celui-ci est un des objectifs du PC qui a mis sa disparition à l'ordre du jour de ses congrès de fin 2007 et fin 2008.
Les verts se posent la même question.
Comment se recomposera donc l'ensemble de cette gauche? Aura-t-on un grand parti unique de gauche, une coalition de deux grands partis, ou une balkanisation aggravée? Toujours est-il qu'on ne voit nulle part pour l'instant, se profiler un mouvement de gauche destiné à se rapprocher des couches vraiment populaires. Peut-être est-ce cette erreur stratégique qui va repousser durablement la gauche dans l'opposition, sauf à la voir s'allier soit aux démocrates de Bayrou soit aux Sarkozystes de gauche.

pascale

pour en rajouter une couche, il y a bien longtemps que le terme solidarité ne parvient plus ni aux coeurs ni aux cerveaux du PS. je vous éviterais le couplet de la gauche caviar ou pas, qui ne sait plus ce qu'est le monde du travail. la vraie solidarité, la générosité ne se proclament pas à longueur de réunions, de discours, de rapports. elles se vivent, par petites touches, sans tambours ni trompettes et surtout sans étiquettes.

Ozenfant

Mon bon Matéo,

Ce qui est vrai dans ce que vous dites, c'est qu’en effet la gauche-caviar que nous subissons depuis 1983, n’est pas plus solidaire que la droite.
Moi, je ne me permettrais pas de vous attaquer personnellement avec des jugements de valeur du style "vous avez dit une couillonnade !" Je trouve cela peu en adéquation avec le style de la maison Dupin !
Quand je parlais de gauche solidaire, je parlais de vraies gauches libérales et démocratiques à l’instar des pays évolués du Nord.
Alors OK, si ça peut vous faire plaisir on va dire que la solidarité est de droite, mais pour ne pas dire une énorme couillonnade… précisons quand même que dans le cas de la droite Sarkozyste c’est une solidarité avec les plus riches ! C’est nouveau, ça vient de sortir…. Du "Vu a la télé, quoi !".

Bastien

Si c'est "vu à la télé", alors !
Vous n'avez pas l'impression qu'il serait temps de remettre les choses en place : on produit de la richesse, et on distribue ensuite ; on fait de la solidarité, comme vous dites.
Toutes les gauches sociales-démocrates l'ont compris, sauf la nôtre qui balance encore entre caviar et cocos.

Gatien

Euh... au risque d'aller dans le sens d'Ozenfant... Je pense que la solidarité EST une valeur de gauche. Parceque la gauche ne se résume pas à quelques cadres du parti socialiste, d'une part, et parceque même chez ceux-çi on en trouve trace, d'autre part (CMU, 35h).

Quand à la droite...
Qui a inventé le mot "assistanat"?
Qui utilise ce mot à toutes les sauces pour dévaluer, justement, l'idée même de solidarité?
Qui préfère, au contraire, mêttre en valeur les self-made men, qui réussissent à la force du poignet sans rien demander à personne.
Le discours dominant de la droite consiste à reprocher aux pauvres de vivre au crochet de la société, je ne vois pas très bien où la solidarité va se nicher là dedans...

matéo

"Toutes les gauches sociales-démocrates l'ont compris"

Et les droites européennes, ajouterais-je

Et toujours pas la nôtre.

matéo

@Gatien

Mouais.

M'enfin, à ce que je sache, depuis 1981, on n'a pas vu disparaître les trois piliers de la solidarité, propres des économies européennes, que sont l'assurance chômage, l'assurance maladie, et le système de retraite par répartition.

Je veux bien accepter le principe théorique de la "valeur" de gauche, mais je n'ai pas vu la droite réformer l'assurance chômage comme l'a fait Schröder en Allemagne, baissant les indemnités, raccourcissant la durée d'indemnisation. J'ai vu droite et gauche me promettre la lune de la réduction du déficit de la sécu, pour en voir le montant explosé chaque année un peu plus.

Je n'ai pas vu disparaître le régime des intermittents du spectacle, certes durci, mais toujours le seul système de ce type à exister dans le monde. Je n'ai pas vu la retraite par capitalisation faire son entrée dans le système français. Je n'ai pas vu d'abrogation de la CMU ou du RMI.

On me dira que si, parce que ratiociné à la marge, tel médicament déremboursé, et tout le monde public et privé aux 40 annuités. Et la période d'indemnisation du chômage n'a pas été réduite.

Donc va pour la valeur "théorique", mais droite/gauche ayant alterné à grande vitesse dans notre démocratie, cela ne nous a pas à proprement parler fait passer du jour solidaire, à la nuit individualiste.

Le principe de solidarité est ancré dans la culture du capitalisme européen.

Gargamel

A propos d'un "Barack Obama francais" au sein du PS: il paraitrait, selon le chef du MJS, que ce serait Hamon...:-))

France

Voir Soeur Ségolène s'emparer de la bible, et se comparer à Jeanne D'arc m'a grandement amusée et rassurée.
Voilà donc la pucelle du Poitou qui nous explique qu'on lui en veut parce qu'elle est une femme.
Le parti socialiste en est encore aujourd'hui à " peiner " pour trouver son leader.
N'ayant toujours pas compris qu'avant de trouver un chef il faudrait trouver des idées.
A l heure ou il faudra bientôt argumenter sur le regime des retraites..
Quelle est le point de vue à gauche encore aujourd'hui..
c 'est "le Non c 'est pas bien "
Je constate toutefois que nous avons dépassé le stade du " à droite ce sont les méchants "
Effectivement Mr Sarkosy peut être serein..
Quand à Bertrand Delanoé, la France n'etant pas Paris, lui reste un long chemin à parcourir.
Quand à imaginer que l'on peut être plebicité au pretexte d'avoir une identite personnelle ambigue, cela revient au même que d'imaginer que l'on peut être presidente parce que l'on est une femme.
Ce sont des idées sans fondements et les Français ne s'y tromperont pas.

Karl Marx

La remarque de Bastien est très juste et révélatrice du véritable clivage au sein des gauches.
"on produit de la richesse, et on distribue ensuite ": ça définit très bien un des principes de base du capitalisme. L'économie marxiste vous dira que les rapports de force (et donc la domination dans le cadre du capitalisme) se déterminent dans la phase de production, pas dans celle de la distribution. Se placer dans le système de production capitaliste en prônant ensuite la plus grande solidarité dans la redistribution, ça relève historiquement du réformisme, de la social-démocratie. Le PS français a essayé de passer d'une analyse marxiste à une analyse réformiste, avec des relents de catholicisme de gauche qu'il a toujours tenté de gommer. On a fait la chasse aux sorières aux démocrates chrétiens de type Delors. Aujourd'hui, on ne blâme plus Ségolène qui développe une dialectique christique, on s'en moque au plus.

Gatien

@Matéo

Qu'il y ait une composante solidaire dans la culture européenne, je ne dis pas non.
Mais le fait que la droite n'abroge pas du jour au lendemain ce qu'a fait la gauche (et vice-versa) montre juste l'inertie d'un pays comme la France (et heureusement qu'il y a une inertie car sinon des illuminés dans le style Sarkozy ou Royal mettraient tout sans dessus-dessous en quelques jours).
Mais celà n'empêche pas de regarder dans quel sens tirent les un et les autres, à moins de considérer que mettre en place la CMU et "ne pas la supprimer" revienne au même, ce que je ne crois pas.

Mais, encore une fois, quand on parle de droite et de gauche, et si l'on admet que ça a un sens, il me semble qu'il faut surtout observer les électorats respectifs et leurs réflexes mentaux dominants. Et là, au risque de me faire insulter (voyons voir ;)), je crois que les gens de droite ont souvent des réflexes plus égocentrés.
Tout n'est pas noir/blanc bien sûr. On observe aussi, à gauche, des revendications type "touche pas au grisbi" basées sur le simple égoïsme, mais il y a quand même des tendances de fond.
Si vous voulez un exemple discriminant, prenez celui de l'immigration. Les électeurs de gauche se sentent généralement plus facilement solidaires des immigrants pauvres, des clandestins qui se font molesté, etc. Il y a là un clair clivage gauche/droite, qui ne s'explique ni par la préservation de privilèges acquis ni par un avantage personnel direct.

Trésor de bienfaits

Ni Allègre ni Jospin ne semblent persuadés que nous soyons dans l'après Royal. Le premier prédit qu'elle va continuer à dominer le PS parce qu'elle elle la seule dans ce parti à avoir l'âme d'un chef. Le second tente la chirurgie lourde, autant dire que le cas est désespéré et désespérant.

Pas sûr en effet qu'elle ne l'emporterait pas à nouveau lors d'un vote. Que sait-on aujourd'hui des effectifs du PS et de l'état d'esprit des militants anciens et nouveaux ?

J'ai relu avec intérêt Les Politocrates de Bazin et Macé-Scarron paru au seuil en 1993. On y trouve, illustrant la professionnalisation de la vie politique, un assez long développement sur deux personnalités comparables par leur culot...Extrait, pages 265 à 269, : " Ils ne doutent de rien. "Quand on ne m'invite pas, je m'impose, à la table, avec mon couvert et ma gamelle" déclare Nicolas Sarkozy. Sur un registre différent, ce "cynisme vrai" règle également la conduite de Ségolène Royal. ces deux-là ont admis que pour grimper dans le système, ils devaient se donner les moyens de leurs ambitions. Tous les moyens! Leur culot a quelque chose de scientifique. C'est ce qui les différencie de leurs aînés. [...] Cette gestion médiatique de la vie privée est l'une des traductions concrètes d'un néo-professionnalisme dans lequel le politocrate se doit de ne plus rien cacher. Foin de l'hypocrisie. On avoue tout. Ses émotions. Voyez Ségolène Royal! Ses ambitions. Voyez Nicola Sarkozy!"
Les dés roulaient déjà. Comment arrêter le dé royal désormais quand bien même il aurait une propension désolante à retomber toujours sur le mauvais chiffre ?

Trésor de bienfaits

Gatien, il y a heureusement des humanistes de droite. Je rends ici hommage à Etienne Pinte (Rebond remarquable dans Libé).

Erick

La solidarité, valeur de gauche et la seule qui vaille.
Parler de et faire la charité, valeur chrétienne, est une honte car c' est traiter les gens par la pitié et presque le mépris. Enfin, ce sont les vrais gens de gauche qui le disent.
Pendant des décennies, de grandes entreprises ont "fait du social". Fini : c' était soit un truc pour coincer les ouvriers à demeure soit, tout simplement, du "paternalisme". Honteux également.

S' approprier les mots tout en déconsidérant les valeurs de l' adversaire. Travail de sape et d' endormissement dont la gauche semble aujourd' hui être la première victime alors que les "gens" (comme dirait Ségolène) en sortent.

Gatien

"il n'y aura pas d'augmentation d'impôt (...) Plus la situation sera difficile, plus on fera des réformes"
(Henri Guaino, http://fr.news.yahoo.com/afp/20070925/tpl-economie-gouvernement-lead-ee974b3_1.html

"En essayant continuellement on finit par réussir, donc plus ça rate plus on a de chance que ça marche"
(Proverbe Shadock,
http://web.univ-pau.fr/~puiseux/enseignement/Recreation/img002.jpeg.html


@Trésor de bienfaits
Oui, heureusement, il y en a, des humanistes de droite. Je ne voulais vraiment pas suggérer le contraire. Et, assurément, tous les posteurs plutôt de droite intervenant sur ce blog en font parti. Donc personne ne devrait se sentir visé personellement ;).

matéo

Gatien

Je suis bien d’accord avec vous sur le sujet de l’inertie. Les valeurs de droite, les valeurs de gauche, la théorie sont une chose, mais ce qui distingue mieux l’action des hommes politiques dans ce pays, c’est son caractère « français » au sens franco-français. Comprenez une singularité de comportement et de décision en regard de pratiques plus communes dans le reste de l’Europe.

Vous avez fondamentalement raison cependant sur le fait que droite et gauche ne tirent pas dans le même sens. Le RMI ou la CMU n’ont pas été initiés par la droite, c’est clair. Ca ne revient pas au même en effet. Maintenant, je pense personnellement que monter des dispositifs de solidarité quand ils ne sont pas financés n’est pas faire preuve de solidarité, parce que c’est mettre en péril des finances publiques, et les premiers à faire les frais des déficits publiques sont ceux qui auraient besoin au contraire de politiques publiques musclées et ciblées. Je crois donc de telles pratiques potentiellement contre productives, après tout on ne sait pas de quelles nouvelles politiques publiques sont privées celles et ceux qui en auraient besoin, puisque les déficits empêchent de ce point de vue toute innovation « sociale ».

Il en va de même pour l’immigration. Est-ce solidaire d’être opposé à une régulation plus sérieuse des flux migratoires, ou pire d’être partisan de régularisations massives, qui posent des problèmes considérables dans des zones géographiques cumulant déjà toute une série de handicaps ? Je ne le crois pas. Quelque part si la solidarité consiste à charger le bateau au point que tout le monde coule, ce n’est pas se montrer très solidaire des banlieues en difficulté. Les maires de gauche des communes concernées, pour beaucoup franciliennes, ne disent d’ailleurs pas le contraire, ils divergent souvent de la position officielle de leurs propres partis. C’est plus facile d’afficher cette apparente bienveillance quand on gère Paris intra-muros, ou une petite ville bourgeoise de province.

Vous avez également raison sur l’égocentrisme, dans la mesure où une des valeurs de droite repose sur l’effort individuel et la responsabilité individuelle dans son propre destin, là où la gauche mise sur la collectivité, et la transformation de la société. Mal digéré, cela peut donner en effet des réflexes perdant un peu rapidement de vue que tout le monde ne peut pas s’adapter à l’économie moderne, et à ses exigences. Mais après tout si le catholicisme de gauche existe bel et bien, celui de droite n’en est pas moins présent, et là les valeurs de fraternité devraient jouer peut-être plus que les réflexes épidermiques que l’on constate. Je vous suis donc sur ces points.

Voyez : point « d’insultes » dans cet échange.

;-))

gribouilissousous

J'ai beau me triturer les méninges ,je ne vois pas comment de tels antangonismes dans le PS pourront un jour se concilier sans un éclatement (le mot est un peu fort)du parti.
J'entends par la qu'au dela des questions de personnes (et dieu sait qu'au PS les fortes personnalités ne manquent pas)les étirements ideologiques qui traversent ce parti ne manqueront pas un jour ou l'autre de resurgir a la moindre réformes (conf.les regimes speciaux)et qu'il serait peut etre préferable qu'Hollande et consorts s'attaquent à la rénovation du parti le plus rapidement et le plus fort possible.
Cela risque d'entrainer Mélenchon et d'autres dans la creation d'un petit parti stérile et voué au meme destin que celui du PC et ce d'autant plus si le PS ne fait pas alliance avec l'extreme gauche mais avec le centre.
Si le PS continue sur la recherche de l'unité de corps au détriment de l'unité d'esprit je crains qu'il perde les elections de 2012 mais aussi son ame.
Ceci ferait bien sur le bonheur (par un effet de vase communicant )du Modem qui y gagnerait bcp d'électeurs PS décus.
Alors oui l'après-Royal est périlleux d'autant plus si celle ci prend la tete du parti .
En cela je rejoins Jospin .Royale la gaffeuse ,Royale la démagogue et la Royale qui s'exprime comme un manche a balai (et un manche a balais pas doué en plus) était est et sera la plus mauvaise candidate des trois (Fabius Royal strauss-kahn).
Le "phénomene" Delanoé est, à mon sens, similaire a ce lui de SR :il est dans l'air du temps ,il ne represente rien de profond en tant que mouvement d'opinion reposant sur un discours crédible et une vision politique a long terme .
@Ozenfant :Je ne crois pas que la solildarité soit de droite ou de gauche ( tout comme l'économie).
Je concede que dans le discours la gauche utilise plus souvent le mot au risque de lui faire perdre son sens .
Mais la droite francaise n'est pas si dogmatique qu'on veut bien le croire et sa politique sociale est souvent passée sous silence dans l'histoire de la Veme.
Mais au final je leur decerne a toute deux une insuffisance et une méconnaissance de l'économie coupable d'avoir empechée une véritable politique sociale et solidaire intelligente .
D'ailleurs comme vous l'avez si bien écrit une politique sociale est d'autant mieux dotée si une BONNE politique économique est réalisée.

JD3000

Devant le triste spectacle offert par le PS, le peuple de gauche en quete d'une nouvelle voie et d'un nouveau guide qui tienne la route serait bien inspiré de se tourner vers Denis Gautier-Sauvagnac, haut-responsable du Medef qui aurait piqué 5,64 millions d'euros dans les caisses de L'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, organisation patronale, pour les redistribuer à des "oeuvres sociales de la métallurgie et l'aide aux retraités et malades du secteur"

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32579260@7-37,0.html

Vive Denis Gautier-Sauvagnac!
Denis Gautier-Sauvagnac au pouvoir !
Vive notre nouveau Robin des Bois !
Enfin l'espoir renait !

eva journaliste-résistante à l'intolérable qu'on nous prépare

Bonjour,
Pourquoi la gauche a perdu ? Voyez entre autres mes analyses sur http://r-sistons.over-blog.com, ou oulala.net à Eva la résistante. Il y en aura d'autres. Voyez aussi mes analyses sur les médias de propagande, sur mon blog. La société "se droitise", cf "Ils sont fous", sur E.U.; parmi les responsables, les médias. Eva

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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