Ma Photo

septembre 2017

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

--------------------------

RECHERCHE

  • Google

----

Blog powered by Typepad

script mobile

« Défense en feu | Accueil | Vitesse et imprécision »

11 septembre 2007

Commentaires

GED

Une question, Fillion parle d'aligner les régimes spéciaux sur les fonctionnaires et non sur le régime général, recul?

Michel

"Les défenseurs patentés des privilégiés s'offrent ici le luxe de partir en guerre contre les "privilégiés" du secteur public."

Joli petit couplet de langue de bois qui nous rappelle que vous être, malgrès tout, de gauche.

Sinon vous avez raison. Les syndicats sont des tigres de papier. Après la grève perdue des traminots, et celle de la SNCM certains syndicats durs risquent leur survie.

Et vous avez oublié de mentionner la grève des enseignants de 2004. 6 semaines de grèves pour rien. Et les jours de grèves n'ont pas été payés. Beaucoup d'enseignants ne sont pas partis en vacance cette année là. Ils s'en souviendront.

Erick

"On s'amusera enfin d'entendre Patrick Devedjian prendre appui sur la "demande d'égalité du corps social", concept assez peu prisé à l'UMP. Les défenseurs patentés des privilégiés s'offrent ici le luxe de partir en guerre contre les "privilégiés" du secteur public. Qui n'auront cependant jamais bénéficié d'une authentique "retraite-chapeau".

Ce qui m' amuse c' est le simplisme de cet argument. Pouvez-vous prétendre que la retraite-chapeau est la règle pour les salariés du privé ?
Ne pensez-vous pas que les salariés du privé souhaiteraient voir leur retraite calculée sur les 6 derniers mois (quand ce n' est pas sur le dernier) en profitant d' une dernière augmentation de salaire ou de promotion ? Et non sur la moyenne des 25 dernières années.

Les bonnes âmes de gauche répètent à l' envie qu' il ne faut pas dresser les uns contre les autres. D' accord. Mais c' est aussi en proférant des raccourcis à la limite de la contre-vérité qu' on y arrive.

Ozenfant

Personne n'est dupe de la volonté "d'égalité" de Patrick Devedjian !

Ce n'est pas pour cela que la mesure n'est pas juste.

Tout ce qui en France va vers une simplification du mille feuille législatif est souhaitable....
Tout ce qui nous éloigne de notre devise "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" est une bien....

A condition que cela aille vers l'intérêt général, ce qui à l'air d’être le cas.

Quand à la crédibilité des syndicats, il est à l'image de ses représentants:

Certains font rire, d'autres pas !

matéo

Cher Eric, il y a un truc que je ne comprends pas : pourquoi diable les menaces syndicales ne doivent pas faire illusion ? En quoi le rapport de force ne leur permettrait pas de s'opposer à la réforme des régimes spéciaux ?

Le changement de mentalité ? Hum, hum !

Je pense au contraire, au vu des réactions extrêmement violentes des grandes centrales syndicales, qu'on peut voir se reproduire un décembre 1995.

Ce projet de réforme visant à "réduire" les avantages spécifiques des personnels de certaines grandes entreprises nationales ne peut, selon moi, par sa force symbolique que fédérer une bonne partie de l'opinion publique, bien au delà des salariés concernés par la chose.

L'opinion publique peut au mieux majoritairement se taire,et laisser passer le bras de fer, mais il y a peu à parier qu'elle poussera derrière le gouvernement. Après tout, il s'agit de retirer des avantages à des gens qui ne sont pas pour autant des nantis.

A tout blocage du pays, de ses transports notamment, et compte tenu d'une loi sur le service minimum devenue purement cosmétique, le citoyen lambda se dira sûrement que l'équité visée par la réforme ne mérite certainement pas de renouer avec d'interminables galéres. La durée jouant contre le gouvernement en la matière.

La réforme des régimes spéciaux touche le coeur des troupes syndicales, les réactions du style "il va y avoir du sport" témoignent, selon moi au contraire, que les centrales en feront une heure de vérité. Si la réforme passe, il y aura d'autres défaites syndicales, et ils le savent. Il y a une dimension survie dans cet enjeu.

Ne doutons pas de la capacité des syndicats à rameuter tous les insatisfaits des débuts de la politique sarkozienne, les éternels supplétifs, toujours prompts "par solidarité" à "rejoindre le mouvement", le tout aidé par certains médias, une certaine presse, trop contents de participer au montage de la mayo.

Et comme le fait pertinemment remarquer GED, cette réforme est, elle aussi, déjà en recul. On a sûrement mal lu ou mal compris, mais il était, semble t-il, question d'aligner tous les régimes sur le régime général. Là, il n'est plus question que d'aligner les régimes spéciaux sur ceux ....de la Fonction Publique.

Le seul levier de négociation est de plus la pénibilité, notion qui prenant corps dans cette réforme, signifierait qu'une partie des bénéficiaires actuels de ces régimes auraient des dérogations (à la durée de cotisation ? A la période de référence unique ?). Bref, autant d'aménagements où l'idée de départ d'équité serait battue en brèche.

Se taper des galères pour un résultat aussi faible, et aussi éloigné de la promesse électorale, sûrement pas de quoi s'enflammer pour ce projet gouvernemental, sûrement de quoi demander au gouvernement de retirer ce projet pour pouvoir bosser et aller au travail sans galérer.

Pierre-Henri

Les syndicats attendent peut-être la rentrée universitaire, secteur où la situation est au bord de l'explosion. Ils tablent sans doute sur une jonction entre leur mouvement et celui, prévisible, des étudiants. Les deux revendications n'ont rien à voir (certains diraient même qu'elles sont contradictoires, arguant que la sécurité des uns provoque le chômage des autres), mais le CPE a montré que des alliances aussi étranges étaient possibles.

De toutes façons, une fois que le cirque est lancé, on quitte le domaine de la raison pour basculer dans cette mythologie révolutionnaire typiquement française. Quel mot employait Raymond Aron, déjà ? Ah oui : "psychodrame". La vie politique française, c'est le psychodrame permanent.

unionsbuerger

En Allemagne la retraite est à 67 ans. Si c 'est ce que vous voulez en France, ne vous en privez pas...

all

"la suppression de ces avantages particuliers ouvrira la voie à un nouveau durcissement du régime général des retraites"

Non seulement, mais aussi une préparation à la privatisation d'EDF et de la SNCF qui sont inéluctables. On assiste à la tatchérisation de Fillon avec un soutien populaire massif - même Valls s'y met, la direction de PS usant de son poncif consensuel "antistigmatatisation ".
Gageons que lors des grèves nous verrons peu de ces micros-trottoirs sur des quais de gares où des banlieusards, frappés de stupeur cathodique et atteints du syndrome de Stockholm, affirmeront partager les préoccupations des cheminots et supporter la gêne occasionnée. Ou sur France 3 peut-être.

Tefy

que les syndicats mettent en place un grand mouvement social... c'est fort possible.... quoique....

qu'il est un quelconque effet... d'un autre coté, on est à qq mois des municipales... enfin ...

"comment gouverner s'il faut être populaire pour élu et impopulaire pour réformer ?"

JD3000

La stratégie de Sarkozy est toujours la même. Vu la manière provocatrice dont il est mis sur le tapis, le sujet des régimes spéciaux de retraite - même s'il est légitime de l'aborder calmement - fournit une nouvelle fois l'opportunité au Président de détourner l'attention du public hypnotisé de ses débuts décevants, pour essayer de la fixer sur des boucs émissaires. Chaque fois qu'il se trouve en difficulté, on voit ainsi Sarkozy désigner ou faire désigner un jour les juges, le lendemain les chômeurs, le surlendemain les étrangers clandestins, la "racaille" des banlieues, la BCE ... Aujourd'hui c'est le tour des "privilégiés" des régimes spéciaux.
Et demain ? La presse, les statisticiens de l'INSEE, les Russes ?
Combien de temps le peuple béat devant toute cette grande gestuelle d'illusioniste se laissera joué par ce numéro répétitif ?
La stratégie de l'illusion réside dans la forme, la communication, les effets de manche.
Ensuite effectivement, il y a souvent recul entre ce qui est annoncé et ce qui est appliqué. Beaucoup de mousse, peu de bière sous la mousse.
Mais qu'importe, le truc a encore fonctionné et on a déja lancé un nouveau sujet, un nouvel os à ronger.

Guzet

Cher ED, vous êtes un cas bien interessant! Avec votre lucidité devant la réaité et, de temps en temps, la resurgence de bribes idéologiques héritées d'une autre vie, comme s'il fallait compenser, à vos propres yeux, les constats que la réalité vous amène à faire ! A propos des "régimes spéciaux" vous escamotez, comme l'ont fait partisans et adversaires chez Calvi, le fait qu'il s'agit, non seulement, d'un "avantage" pour ceux qui en bénéficient, mais aussi d'une "pénalité" pour ceux qui n'en bénféicient pas et doivent les financer..! Il est stupefiant que ce point ait été occulté et ceci en dit long sur l'état du débat public ou l'on préfére s'affronter à coup de pétitions de principe que d'observatiions de la réalité...

Eric Dupin

C'est assez curieux cette vision partagée ici par certains commentateurs: il y aurait d'un côté "la réalité" (qui donnerait bizarrement toujours raison à la droite) et de l'autre "l'idéologie" (à laquelle se raccrocheraient désespérément les attardés mentaux de gauche)...

Guzet

Cher ED, vous êtes un cas bien interessant! Avec votre lucidité devant la réaité et, de temps en temps, la resurgence de bribes idéologiques héritées d'une autre vie, comme s'il fallait compenser, à vos propres yeux, les constats que la réalité vous amène à faire ! A propos des "régimes spéciaux" vous escamotez, comme l'ont fait partisans et adversaires chez Calvi, le fait qu'il s'agit, non seulement, d'un "avantage" pour ceux qui en bénéficient, mais aussi d'une "pénalité" pour ceux qui n'en bénféicient pas et doivent les financer..! Il est stupefiant que ce point ait été occulté et ceci en dit long sur l'état du débat public ou l'on préfére s'affronter à coup de pétitions de principe que d'observatiions de la réalité...

matéo

@JD3000

Allons, allons, pas très pertinent vos remarques un peu usées de cette "stratégie" qui consisterait à détourner l'attention sur des boucs émissaires. L'annonce de la refonte des régimes spéciaux n'a pas été occultée pendant la campagne par Sarkozy et les siens. En la matière, il déroule sa pelote. Personne ne pourra arguer qu'on était pas prévenu. Il est abusif d'y voir une opportunité pour détourner l'attention.

Ce mauvais procès de la stratégie du "bouc émissaire" nous a déjà été servi à l'envie pendant toute la campagne, dans le travail con-con des opposants au candidat Sarkozy visant à diaboliser le bonhomme, au détriment d'une lecture critique des points de faiblesse du projet UMP. On sait maintenant que cette entreprise de diabolisation a été inefficace et contreproductive.

Dans le cas d'espèce, ce qui est dénonçable, c'est qu'il ne s'agit plus de faire converger les différents régimes vers le régime général, mais d'aligner les régimes spéciaux vers le régime de la Fonction Publique. Et ça, ça n'a jamais été dit. A l'identique accessoirement des trois premières réformes votées cet été, où il est aisé de constater l'écart entre l'annonce pré-électorale, et sa traduction effective dans la loi.

Les procès d'intention, en malignité, desservent, selon moi, l'observation critique des premiers pas de Nicolas Sarkozy mettant en oeuvre son programme, où il apparaît clairement qu'il n'a pas rompu avec cet exercice consistant à ne pas faire, ou à ne pas tout à fait faire ce que l'on a dit que l'on ferait. La pirouette que l'on peut attendre, face à ces renoncements et ces reculades, tient au fait qu'on ne va pas tarder à nous expliquer que l'esprit de la réforme est bien présent, même si la lettre n'est pas respectée.

N'empêche que ces écarts font la différence entre une réforme et une réformette ou une réforme de type cosméto. Pas de quoi atteindre l'efficacité en tous cas.

flamant rose

Jacques Chirac a rappelé en son temps que le débat sur ce dossier est normalement prévu par la loi en 2008. Ce dossier va revenir sur la table plutôt que prévu pour des raisons qui ne sont pas imputables au gouvernement. La cause en est l’évolution des normes comptables dites IFRS. la SNCF devait s’y adapter avant juillet 2007.

Tout le monde sait que plusieurs régimes spéciaux existent mais puisque Eric Dupin cite l’exemple des cheminots je vais rester dans le sujet.

Lorsque les syndicats se plaignent d’une soi disant précipitation ils sont de mauvaise foi. En effet Anne Marie Idrac présidente de la SNCF leur a adressé un courrier dans lequel elle expliquait que l’évolution des normes comptables conduit a examiner la nature des dispositions techniques concernant le régime spécial des retraites.

Alors quel est ce régime spécial. Il faut tout mettre sur la table afin d’avoir les éléments pour savoir de quoi on parle.

L’âge de la retraite
Les cheminots non conducteurs (la majorité) partent à 55 ans sous réserve d’avoir un minimum de 25 ans de cotisation. Les conducteurs partent à 50 ans s’ils ont au moins 15 ans de conduite. Les agents de la SNCF peuvent donc faire valoir leurs droits à la retraite dés qu’ils remplissent les 2 conditions d’âge et de durée de service.

Le taux de cotisation
Dans le privé ce taux est de 26% du salaire imposable réparti ainsi 15,5% pour l’entreprise et 10,5% pour le salarié. A la SNCF il est nettement plus important puisque il se situe à 40,97% réparti à 33,12% pour l’entreprise et 7,85% pour le salarié. On voit donc que si l’entreprise cotise plus, le cheminot cotisent moins. Pour être tout à fait complet il faut savoir que sur les 33,12% que versent la SNCF , 4,6% sont des cotisations patronales dites « complémentaires » qui ont pour but de permettre aux futurs retraités de maintenir leur pouvoir d’achat. Pour ce qui est des 7,85% de cotisations par le salarié elles se font sur la base du salaire liquidable c'est-à-dire sans prise en compte des indemnités diverses et sans les gratifications (ce chiffre est également celui des affiliés des autres principaux régimes de retraite du secteur public).
C’est ce taux élevé, payé par l’entreprise qui permet aux cheminots de partir soit à 50 soit à 55ans. En clair c’est l’entreprise qui paie par un taux de cotisation très élevé cet avantage.

le montant de la retraite
La retraite des cheminots est en moyenne de 1500 euros, les plus basses étant d’environ 1000 euros ce qui correspond au minimum de pension au chemin de fer. Elle est calculée sur les 6 derniers mois. Chaque année de service procure une fraction de pension égale à 2% de la rémunération de fin de carrière (ex : un cheminot qui a 30 ans d’ancienneté percevra 60% de cette rémunération) avec un maximum de 37,5 annuités soit 75% .C’est rarement le cas car la carrière d’un cheminot est prise en compte à partir de 18ans et comme il part à 55 ans cela fait 37 ans. Pour augmenter leur plafond en fonction de leur entrée dans l’entreprise où pour atteindre le plafond maximum certains salariés demandent et obtiennent une prolongation de service de quelques mois.
A noter que la retraite des cheminots bénéficie de ce que l’on appelle la péréquation automatique de la pension c’est à dire que la pension des retraités bénéficie des mêmes revalorisations que celle des agents en activité. Ce sont les 4,6% de cotisations patronales dites « complémentaires » qui permettent cet avantage supplémentaire.

Pour ce qui est de la « retraite chapeau », bien sûr cela n’a rien à voir avec les exemples mis en avant par Eric Dupin. Néanmoins les cheminots bénéficient lors de leur départ à la retraite d’une allocation de fin de carrière qui s’élève à 1/12 de la dernière rémunération brute. La pension est par ailleurs payée trimestriellement et d’avance le premier jour de chaque trimestre civil. Le premier paiement intervient dés la cessation de fonction et s’ajoute à la prime citée ci-dessus.
A noter que les conducteurs en plus de partir à 50 ans bénéficient pour leur retraite d’une bonification de 3 mois par année de conduite au delà de la troisième année de conduite. Cette bonification ne peut dépasser 5ans, atteints après 23 ans de conduite. Par ailleurs de nombreux cheminots bénéficient 6 mois avant leur départ d’un « coup de chapeau » sous forme d’avancement.

Le rapport actifs/retraités
Le différentiel important entre les retraités et les actifs provient du fait que après la deuxième guerre mondiale il a fallu reconstruire le réseau ferré. La SNCF a alors compté jusqu’à 450000 cheminots.

Guzet dit je le cite : « il s'agit, non seulement, d'un "avantage" pour ceux qui en bénéficient, mais aussi d'une "pénalité" pour ceux qui n'en bénéficient pas et doivent les financer..! » . Bien sûr qu’il a raison et j’ajouterai que c’est une solidarité à sens unique car si ceux qui ne bénéficient pas de ces avantages doivent les financer, la feuille de paie des cheminots n’est pas sujette à la cotisation chômage. Eux ne risquent pas le chômage donc ils ne le financent pas, ceux qui n’ont pas les avantages des cheminots doivent les financer. Vous avez dit solidarité….

Eric Dupin a parlé des cheminots mais cela aurait pu être une autre corporation. Demandez à un professeur du public et à un autre du privé la manière dont est calculée leurs retraites respectives. Vous aurez des surprises et pourtant….ils font le même métier. On pourrait allonger la liste.

Gatien

"La vérité, c'est qu'il existe des régimes spéciaux de retraites qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et qu'il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite" (dixit Sarkozy)

Solution proposée : il faut aligner tout le monde sur le même régime!

Vous voyez la logique? Moi non, mais je suppose que je perçois mal la réalité avec mes lunettes qui dévient à gauche.
J'ai plutôt l'impression qu'il faudrait regarder au cas par cas, mais çà suppose des négociations... ni plus ni moins que ce que demandent les syndicats.
Mais les négotiations c'est caca, parceque c'est difficile pour le président de revendiquer la paternité des compromis qui en résultent.

Sarkozy cherche t'il vraiment l'affrontement? Ce serait une première depuis son élection, mais c'est ce qu'attend impatiemment une partie de son électorat. Qu'on mette au pas ces co******!

LOUIS de SAINT-AOÜT

@flamant rose.
Votre commentaire, je le trouve excellent parcequ'informateur. Il est bon de rappeler les faits et les chiffres, trop souvent oubliés, voire occultés, dans les discussions.
Ceci dit,avoir travaillé à la SNCF, ce n'est pas mal du tout et je pense que le contenu de votre billet va faire des envieux parmi les retraités du "privé".
A l'occasion, faites-nous donc la même analyse pour les retraités de EDF, avant la nationalisation !

matéo

@UnionsBuerger

"En Allemagne la retraite est à 67 ans. Si c 'est ce que vous voulez en France, ne vous en privez pas..."

Ce n'est pas forcément ce que l'on "veut", mais c'est probablement ce que nous devons faire, pour conserver un système de retraite par répartition, qui, si nous ne touchons à aucun paramètre, mourra de sa belle mort. Il n'y aura alors pas d'autres choix qu'un système de retraite par capitalisation, qui n'est pas à ce jour le choix d'une majorité de nos concitoyens. Et même si le système de retraite par capitalisation est ouvert à nos fonctionnaires depuis 1967 via la système PREFOND, pour lequel il convient d'ajouter que seule une minorité de fonctionnaire y a recours.

Ozenfant

Eric Dupin, vous venez d'écrire:

"C'est assez curieux cette vision partagée ici par certains commentateurs: il y aurait d'un côté "la réalité" (qui donnerait bizarrement toujours raison à la droite) et de l'autre "l'idéologie" (à laquelle se raccrocheraient désespérément les attardés mentaux de gauche)..."

Je suis un patron encarté au PS et je vous avoue, que quand je vais aux réunions de mon parti, majoritairement constitué de fonctionnaires à la retraite... je suis atterré de leur ignorance du monde du travail.

Ce n'est pas un irréalisme spécifique aux théories de gauche, c'est un irréalisme spécifique à la "gauche caviar" qui ne comprend pas qu'il existe un état de fait dans le monde: "la loi du marché", qui doit être gérée d'une manière libérale.
A coté de cette loi du marché libérale, il est possible de redistribuer les richesses et protections sociales: PLUS OU MOINS SELON QUE L'ON SOIT DE DROITE OU DE GAUCHE.

Quel ouvrier français (et communiste) ne préfèrerait pas de toucher 1500 euros de chômage minimum, comme avec la droite Danoise ? Je connais des militants communistes qui voudraient bien cela en France.
J’ai travaillé sous les ordres direct de J.L. Lagardère ce qui, je vous le concède, ne veut pas dire grand-chose, et je ne dis pas non plus qu’il faut copier servilement le Danemark.

Il me semble seulement que nos «experts en économie» sont des experts (de droite comme de gauche) sans expérience, et que la réalité est différente des salades que veut nous faire gober le langage unique télévisuel !
Nos freins économiques sont très réels et très concrets:
A/ Une ignorance crasse de la presse des réalité du monde du travail.
B/ Des lois fiscales castratrices pour l’embauche et le développement des entreprises, prioritairement incitatrices au profit personnel à court terme.
C/ Un système ANPE/ASSEDIC stérile et à mille lieues des réalités de terrain.
D/ Une université déconnectée du monde industriel, professant souvent un lot d’idées reçue sur une «gestion d’entreprise» dont elle n‘a pas la moindre expérience et fustigeant «les méchants patrons», tous nés avec le gène de la cupidité et venus sur terre dans le seul et unique but d’exploiter ses employés.
E/ Des politiciens et des syndicalistes largués qui préfèrent accuser «en bloc»: le libéralisme, la mondialisation, la BCE, le FMI, la paresse des employés, la nullité des patrons, plutôt que d’avouer 30 ans de gestion catastrophique.
Il faut effectivement regarder aussi du coté de l'Allemagne pour s'inspirer de ce qui marche. S'il y a des choses qui ne sont pas transposables (par exemple les liens entre la classe politique et le monde syndical) il y a des modèles qu'on pourrait transposer. Je pense notamment aux instituts Fraunhofer qui assurent le transfert des découvertes scientifiques dans l'industrie. En France, les mondes de la recherche et de l'industrie sont presque totalement étanches, c'est ce qui explique notamment notre carence de PME "compétitives".
Bien sûr, le patron qui connaît son métier existe de moins en moins.
En Allemagne précisément l'expérience est privilégiée par rapport au diplôme.
L’exemple de Sweitzer chez Renault, haut fonctionnaire ne sachant pas reconnaître l’avant de l’arrière d’une «Velsatis», est caractéristique d’une société française qui privilégie le théorique sur le réel.
Nous sommes tellement habitués à entendre les «experts» parler de choses qu’ils n’ont jamais expérimenté, que les partis politiques et la presse finissent par les croire !
Non ce n’est pas une blague c’est une spécificité française !

Belgo3.0

tout à fait d'accord : bien écrit...

et offensif, ce qui ne gâche rien.

le Belge

Gatien

@Ozenfant

Pouvez-vous expliquer en quoi votre contribution contredit la citation que vous reproduisez?

JD3000

@ Matéo
voyez-vous, je crois au contraire que ce type
de remarques sera de plus en plus pertinent au fur et a mesure qu'on avancera dans le quinquennat.
Car nous ne sommes plus en campagne électorale, où les électeurs ayant tellement besoin de croire étaient prêts à croire n'importe quoi.
Tout change à chaque instant.
Après avoir cru, les électeurs français demanderont de plus en plus à voir.
Et vous m'avez mal lu, je ne dénonce pas la réforme elle-même il est vrai annoncée par le candidat Sarkozy, mais la manière dont elle est balancée dans l'actualité et qui contredit les recommandations du président à son premier ministre en mai dernier :
"Nicolas Sarkozy estime en outre que "nous avons besoin d'organisations fortes et d'un dialogue social responsable, à l'instar de ce que nombre de grandes démocraties ont su développer".
"Cette méthode, qu'il revient au Gouvernement de mettre en oeuvre sous votre autorité, est conforme à l'esprit dans lequel je souhaite inscrire mon action : une politique de changement et de réformes, fidèle aux engagements que j'ai pris devant les Français, et une place la plus large possible au dialogue social, comme les partenaires sociaux le souhaitent", conclut Nicolas Sarkozy."
http://actualite.aol.fr/france/nicolas-sarkozy-se-felicite-du-dialogue-social-engage/437105/p-article_cat/article_titre/article_id/article.html
aujourd'hui, le Président semble réfuter la méthode employée par son premier ministre dimanche dernier.
Non, Fillon aurait vraiment décidé d'annoncer aussi abruptement une réforme aussi délicate sans concertation avec le patron, de déroger aux recommandations de mai dernier de son propre chef ?
Je crois qu'il n'y a pas que les Bretons qui sont pris pour des cons !

bernard

J'aurais du faire Cheminot, c'est clair !

Mais faire rouler des trains jusqu'à 70 piges, heuu non merci!

Karl Marx

face à la démission de l'opposition des partis de gauche et à l'attitude défaitiste des syndicats (parler de la CGT comme le syndicat le plus dur est un leurre: ce suyndicat a revu ses ambitions à la baisse depuis 1995. FO se montre bien plus dur, souvent)me conduit à me demander vriament jusqu'où on puet pousser les gens les moins socialement favorisés vers un système inéquitable. Comment vont-ils réagir, s'ils ont encore la capacité de réagir? La rue? Une nouvelle forme organisée de lutte? Rien? Le chaos? L'anarchie??

Ozenfant

Gatien,
Cela ne contredit pas ! Cela complète !
Un autre exemple de l'irréalisme, non pas de la gauche uniquement, mais du microcosme politico-médiatique:
La TVA sociale dont Eric Besson souligne pourtant les effets bénéfiques est renvoyée aux calendes Grecques sous prétexte de débat national. Christine Lagarde, a remis à François Fillon son rapport sur la "TVA sociale ", dont elle craint des risques inflationnistes défavorables au pouvoir d'achat. - A noter que Mme Lagarde semble ignorer que l’augmentation du taux de TVA n’a qu’un seul but, celui de permettre une baisse des charges sociales pénalisant les salaires, ce qui dans le calcul du prix de revient signifie une baisse mécanique du coût de tous les produit "made in France", les sociétés du secteur tertiaire à faible main d'oeuvre étant défavorisées. Un risque inflationniste, certes, mais qui jouerait essentiellement sur le différentiel négatif de la balance commercial. Et surtout, une façon de rééquilibrer la dite balance commerciale déficitaire de la France. Mais Mme Lagarde n’a probablement jamais eu à calculer un prix de revient, alors ne lui en demandons pas trop ! Il faut ajouter qu'elle vient de ce secteur tertiaire non productif. On peut imaginer que les PME sont le dernier de ses soucis ?-
C'est ce que je développe plus avant dans:

La relance de l'économie n'est-elle plus la priorité du gouvernement ?

carolus

"Douze ans plus tard, les mentalités ont changé. Chacun jalouse autrement plus le voisin. Et les Français n'ont pas conscience que la suppression de ces avantages particuliers ouvrira la voie à un nouveau durcissement du régime général des retraites."

Je trouve votre explication bien légère. D'une part, le sujet des régimes spéciaux a été -à la différence de 95- assez largement abordé pendant la campagne. Le président élu s'était prononcé à leur sujet et son action dans le sens du respect de ses engagements bénéficie donc de sa légitimité électorale. Sans compter que Bayrou -et ses 18%- s'était aussi engagé à les réformer (certes plus progressivement que Sarko qui prônait une méthode plus kärchérisante...).
D'autre part, l'urgence en matière de retraites est plus grande et l'opinion y a été largement sensibilisée, depuis 12 ans. On sait désormais sans équivoque que l'équilibre des retraites n'est pas assuré et que les générations futures vont -avec quasi certitude- voire leur situation en la matière dégradée...
Enfin en 95, Juppé avait utilisé les "contraintes extérieures" (la nécessaire qualification pour l'euro) pour principal argument en faveur de la réforme des régimes spéciaux. Donnant ainsi le bâton pour faire battre son projet (lutte contre la mondialisation néolibérale et son cheval de Troie européen). La lecture de "La France injuste", de Thimothy B. Smith, est assez édifiante à ce sujet (bonne synthèse chez Pierre Bilger).

Je n'ai pas encore trente ans. Un durcissement du régime général aujourd'hui pour une sauvegarde demain m'irait bien...

Et après vous, le déluge?

Karl Marx

Décidemment, je ne comprends pas les syndicats: comment peuvent-ils jouer avec les préoccupations légitimes des gens sur leurs retraites en s'apprêtant à lâcher du leste sur ce sujet pour se concentrer sur le contrat de travail?
Cela montre leur incapacité à se focaliser sur les problèmes sociaux généraux, i.e qui touchent aussi les non salariés, les chômeurs et les retraités du privé.
Ils pourraient justement lier les revendications sur les retraites au combat futur sur le contrat unique, car ce dernier influera sûrement sur le calcul et le mode de financment des retraites. Juste un exemple: la sécurisation des parcours personnels. Comment peut-on faire pour que les personnes qui alternent CDD, interim, emplois précaires, formations, périodes dechômage etc., puissent obtenir des retraites décentes? Que penser du placement de cotisations (exemple du fonds de réserve des retraites, ou d'autres techniques)? Le débat n'est pas uniquement entre régime général et régimes spéciaux. Je trouve curieux que le gouvernement, les syndicats et le patronat veuillent restreindre la question des retraites à ce seul débat, susceptible justement de monter les catégories socio-professionnelles les unes contre les autres. Les syndicats seraient-ils "vendus"??

Gatien

"Douze ans plus tard, les mentalités ont changé. Chacun jalouse autrement plus le voisin." (E.D.)

"Je n'ai pas encore trente ans. Un durcissement du régime général aujourd'hui pour une sauvegarde demain m'irait bien..." (Carolus)

CQFD...

@Ozenfant
"Cela ne contredit pas ! Cela complète !"

Autant pour moi, le ton un peu véhément m'a induit en erreur.
Je partage la "surprise" d'Eric Dupin (bien que "surprise" soit une façon un peu candide de présenter la chose car on a eu le temps de s'habituer depuis un petit moment) face à l'idée que la droite aurait simplement une vision réaliste quand la gauche n'aurait que des idéologies. Je crois que c'est le même préjugé qu'on retrouve chez ceux qui pensent que la gauche ruine l'économie française alors que la droite serait supposée la redresser. Au cours d'un long débat à ce sujet, j'avais ressorti quelques courbes montrant l'évolution de certains indicateurs depuis 1970. A part une augmentation très nette de la croissance de la dette en 81 (d'ailleurs résorbée dans les années qui suivent - preuve de réalisme?), il est très difficile de montrer que la gauche a une influence plus néfaste que la droite sur l'économie. On a même plutôt l'impression du contraire parfois.

carolus

@ Gatien,
franchement, se soucier de son avenir c'est "jalouser le voisin"? N'oubliez pas, avant votre CQFD moralisateur, que de surcroît toutes les protections sociales sont en train de baisser.
Mais bien sûr, c'est d'un égoïsme si moderne que de vouloir que tout le monde participe aux efforts collectifs...

Considérez les générations comme des groupes sociaux et voyez-nous, jeunes, comme aujourd'hui structurellement faibles (notre poids politique n'étant pas la moindre de nos tares...) ; vous regarderez peut-être ainsi la question sous un angle moins idéologique (ou selon une grille de lecture idéologique qui vous convient certainement mieux).

Ozenfant

Carolus et Gatien,

Dans tous les domaines nous sommes régentés par des gens sans expérience.
Exemple concernant le projet de TVA sociale:
A ce jour La Reine Lagarde ne sait même pas si (et de combien de %) elle augmenterait la TVA sur les produit Agricoles non transformés.
Christine Lagarde, ne sait d’ailleurs probablement pas ce que veut dire «produits Agricoles non transformés», pas plus d’ailleurs que les profs d’économie.
Olivier Olga Boulba par exemple professe que cela concerne les produits frais uniquement. Sa cour de profs d’écoles de commerce ou d’agriculture aussi… et vous ?
Lagarde et Besson, ne savent pas s'ils toucheraient aux taux réduits 5,5% et 2,1% , ils disent disposer d'une fourchette d'augmentation allant jusqu'a 9,5% (le délire) !
Ils ne savent pas non plus quelle serait la réduction concomitante de la pénalisation du travail, hors tout l’intérêt du projet se concentre sur la connaissance de cette réduction (40% nous raccrocherait au peloton de queue de l’Europe, 50 à 60% replacerait en bonne position.
Personne ne sait donc si ce projet tient la route… et tout le monde politico-médiatique se permet d’en juger... dérisoire !

Gatien

@Ozenfant

Dans tous les domaines? vraiment? Qui construit les routes, les ponts, sur lesquels vous roulez?
Vous dites que Shweitzer ne sait pas reconnaître l'avant de l'arrière d'une Velsatis, est-ce que celà a empêché la commercialisation de cette voiture? Et est-ce que l'industrie automobile francaise fait si pâle figure que çà au niveau international?

Même si vous avez en partie raison, noircire le diagnostic à outrance n'est peut-être pas la meilleure façon de soigner la ou les maladies.

C'est un réflexe bien français de dire que tout va mal.

Exemple : la France est supposée au bord du précipice parceque sa croissance est une des plus faibles d'europe. Quand notre croissance était la plus élevée en Europe, sous Jospin, je n'ai pourtant pas perçu un enthousiasme proportionel au désaroi actuel. En réalité, le déclinisme est resservi à l'envie par la droite, prétenduement capable de redresser la situation catastrophique.

Il est amusant de constater que certains des raisonnements que vous faites pour illustrer la nullité (des politiques, des journalistes , des économistes, des patrons, etc.) sont eux même qualifiés de nullisime par ailleurs. Comme l'idée qu'une expérience dans l'industrie aiderait à comprendre l'économie d'un pays, alors que l'économie d'un pays n'a strictement rien à voir avec celle d'une entreprise. Ou encore cette sombre idée de TVA sociale...

@Carolus

Toutes les protections sociales sont en train de baisser, vraiment? Comme quand on a créé la CMU?

bernard

@ Gatien

En remettant Ozenfant en place vous vous faites une oeuvre de salubrité publique. Il est lourd, mon Dieu ce qu'il peut être lourd avec ses rengaines habituelles sur OBO (dont le blog est incourtournable) et ses éternelles lamentations sur les économistes et autres intellectuelles comme le ferait un populiste de base .

Merci Gatien !

Ozenfant

Bernard,
Merci de votre attaque personnelle !
Tiens puisque vous adorez les "experts" n'ayant jamis pratiqué avant d'enseigner style "OBO", je vous livre l'avis d'un homme d'expérience:
"Parfois je vais sur le site de bouba olga, ça fait quand même un peu site de potaches boutonneux qui font de l'économie dans leur club comme d'autres font du golf. Avec des sujets sur le lien entre prix du pétrole et obésité... Certaines analyses restent intéressantes. Rédigé par: olaf | le 13 septembre 2007 à 18:10"

@Gatien,
La "velsatis" et bien d'autres ont mis renault dans une merde, dont Carlos Gohsn à bien du mal à se dépétrer.

Je ne faisais pas allusion aux "ingénieurs de pont et chaussées" quand je parlais de gens sans expérience, je parlais aux contraire des "hauts fonctionnaires" et autres Olibrius balancés dans des domaines qu'ils ne maitrisent pas.

Mais vous avez raison, dépeindre le monde en noir ne sert à rien... les hommes préfèrent les bonnes nouvelles !

Karl Marx

Taper sur tout le monde indifféremment n'est pas trop crédible. Ciblons nos décisionnaires!
Sur Christine Lagarde, sa compétence est réelle en matière d'économie et de finances, moins en finances publiques, mais un autre qui s'en occupe.
Elle a été une bonne ministre du commerce extérieur, et a dirigé un grand cabinet d'avocats d'affaires US.
Et pourtant, je ne suis pas un grand fan de sa politique, mais je reconnais sa valeur.

condrieu

Au total, le montant total des scandaleuses "retraites-chapeaux" est une goutte d'eau rapport à l'océan du déficit des régimes spéciaux.

Ozenfant

Condrieu,
Autant j'apprécie le Condrieu, autant je déteste les sophismes.
Alors donc le fait qu'elle ne représente pas un énorme %, justifie l'obcénité d'une retraite ?

Voilà l'avis d'un patron socialiste sur les retraites:

Je ne suis pas très au courrant des régimes spéciaux de retraite, comme pour toutes les autres aides de l'état, la France est très élitiste, sans plafond de versements. Ainsi dans l’absolu, rien n’empêcherait Bernard Arnaud (pour autant qu’il ait cotisé la somme nécessaire toute sa vie) qu’il ne touche à lui tout seul autant de retraites que tout le reste de la population Française réunie.
Ainsi les hauts fonctionnaires, les cadres supérieurs et les patrons de multinationales comme s'il n'avaient pas assez gagné d'argent pendant toute leur vie, se voient accorder des retraites (et des taux de chômages) obscènes, pendant que les jeunes de la "génération à 1000 euros" travaillent pour des nèfles.
On dit que "nous avons cotisé toute notre vie avec les retenues sur notre salaire": c'est une façon de voir qui arrange tout le monde.
En fait ce sont les entreprises qui paient tout cela, en plus des salaires nets.
Le salaire brut est un "bazar franco-français obsolète, dont le seul but est de noyer le poisson.
Si le PS était vraiment socialiste, c'est à ces scandaleuses inégalités qu'il s'attaquerait.
Mais ce sont les élites qui font les lois… et les élites n'inventent pas de lois qui touchent à leurs sous-sous !
En ce qui concerne les retraites: Certains proposent d’introduire un plafond aux retraites et aux cotisations, ... Vernière L.,
http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=REOF&ID_NUMPUBLIE=REOF_078&ID_ARTICLE=REOF_078_0097

Cuisiner toutes les retraites à la même sauce, voilà le délice !

@Karl Marx,

Je suppose que vous êtes au courrant que la macro-économie ne s'exerce plus guère qu'au nveau des organismes de régulations internationaux.
Je veux donc dire la micro-économie de terrain.
Expliquez pourquoi l'avocate Lagarde aurait selon vous des compétences dans la seule économie qui sert les entreprises françaises(en dehors de la poignée de multinationnales qui "financiarisent à outrance") ?

Ozenfant

@Karl Marx,
Je vous prie de m'excuser, je suis souvent trop lapidaire, ce qui me rend souvent abscons !
Quand je parlais de l’ignorance des profs experts en économie (et de Lagarde) sur la nature des produits concernés par les TVA à taux réduits, je ne parlais pas en l’air comme vos propos l’expriment.
Je faisais allusion à la dernière déclaration de la ministre à ce sujet.
Déclaration où pour la 1ère fois le gouvernement envisage d’augmenter aussi, les taux réduits… et elle envisage même des augmentations relatives hallucinantes de 190% du montant de la taxe !!!!

flamant rose

@ ozenfant

Je fais un bref résumé des idées que vous voulez faire passer sur les nombreux blogs où vous sévissez. Génial économiste ou mythomane, mon jugement est fait mais n’a aucune valeur alors des faits, rien que des faits.

Vous traitez de brillants économistes comme étant je vous cite « des économistes de salon »

Vous dites « Quand aux patrons de PME, ils ne sont pas patrons de naissance et leurs éventuelles lacunes ne peuvent venir que des soi-disant écoles de commerce… j’ai bien fréquenté les petits trous du cul qui y sont formatés à la chaîne! ».

« C’est vrai, jusqu’en 2005 j’avais des brevets Européens dépendants de l’Aide des différents organismes d’aide à la recherche. Malheureusement les industries potentiellement intéressées par ces brevets se trouvent maintenant en Asie »

« Pour Alain Soral, je le connaissais de l'époque ou il était en odeur de sainteté dans la médiacratie. Je l'avais alors catalogué comme "Garçon intéressant, pas idiot, mais cherchant à tout prix à avoir des idées originales ».

Si mon copain Coluche était encore là il dirait :

J’ai travaillé sous les ordres direct de J.L. Lagardère

Christine Lagarde, ne sait d’ailleurs probablement pas ce que veut dire «produits Agricoles non transformés», pas plus d’ailleurs que les profs d’économie

Personne ne sait donc si ce projet tient la route… et tout le monde politico-médiatique se permet d’en juger... dérisoire !

Nicolas Sarkozy n'y comprend rien en matière d'économie, mais il n'est pas le seul.
En effet, parmi les innombrables spécificités Françaises, il en existe une totalement ignorée et particulièrement pernicieuse: Les écoles d’économies !

Jean Arthuis a été votre client.

Et votre dernière vous adressant à un intervenant je cite « Je suppose que vous êtes au courant que la macro-économie ne s'exerce plus guère qu'au niveau des organismes de régulations internationaux. Je veux donc dire la micro-économie de terrain » Wahou !! quelle explication. Qu’est que cela en jette.

Je pense même que vous êtes tellement modeste que vous n’osez pas nous dire que vous étiez le capitaine de l’équipe de France de rugby qui a gagné le premier grand chelem de son histoire en 1968.


Avez vous des complexes vis à vis des écoles de commerce que vous mettez à toutes les sauces et vis à vis des étudiants qui en sortent et que vous vous permettez de traiter de « petits trous du cul »

Contrairement à ce que vous prétendez sur je ne sais plus quel blog la macro économie n’est pas étudiée dans les écoles de commerce. Elle est étudiée en faculté pour ceux qui y sont et en classes prépa pour ceux qui veulent présenter les concours des écoles de commerce. Une fois en école cet aspect de l’économie n’est pratiquement plus abordé. Ce qui est étudié en école de commerce ce sont la gestion, le marketing, les ressources humaines …..etc. Et les » petits trous du cul » qui sortent de ces écoles, que vous traitez de pernicieuses sans le moindre début d’explication, ont probablement une hauteur de vue supérieure à la votre et des compétences plus étendues tout en étant plus modestes. Mais votre propre modestie fait que cela vous échappe probablement. C’est parce qu’ils sortent d’une grande école de commerce que ces étudiants ont une bonne situation, cotisent beaucoup et par suite ont ce que vous appelez une « retraite obscène ». Je pense au demeurant que vous auriez du employer l’expression de « retraites indécentes » expression plus appropriée pour le message que vous essayez de faire passer.

Continuer de sévir sur votre blog, continuer à vous conduire comme un gourou face à ses adeptes. En ce qui me concerne vos différentes interventions ne m’ont jamais convaincu de vos compétences sauf à faire croire que vous savez ce que nos plus éminents spécialistes ignorent. Vous devriez être dans le spectacle en tant qu’ illusionniste, en plus vous feriez fortune.

Alors illusionniste ou mytho. Et si c’était les deux ?

Annick

Bien vu Eric Dupin, c'est bien possible que ça se passe comme ça, d'ailleurs les

menaces sont déjà un signe d'affaiblissement ...
Devedjian s'appuie sur "la demande d'égalité du corps social" : émettre des

messages contradictoires est un moyen redoutable pour troubler donc affaiblir

aussi la pensée ... A suivre.

bernard

La France d'en bas s'exprime sur les régimes spéciaux :

"Travailler plus vieux, non merci"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-956030@51-952133,0.html

Belgo3.0

bien vu sur le populisme de Devedjian
et des soi-disant "libéraux"-libertariens
(en réalité l'extreme-droite)

le Belge

matéo

????

Bernard,

Un peu de distance peut-être avec ce « reportage » un tantinet misérabiliste serait nécessaire. J’aurais pu écrire à peu près le même avec mon beau-père et ses potes, mécaniciens d’entretien en imprimerie, dans le secteur privé, 40 ans de cotises, en 3/8 jusqu’à sa retraite à … 60 piges bien sonnée, ayant commencé à 14 ans en apprentissage, chaudronnier de formation. Lui aussi, se glissant dans des « bécanes », se prenant des purges d’huile sur la tronche, etcetera, etcetera.

Pourquoi donc la classe ouvrière du privé pourrait bosser jusqu’à 60 ans, et que celle de la SNCF partirait à 55 ans pour les non roulants, et à 50 ans pour les roulants. Le gars qui conduit des trains pensent ne plus avoir d’acuité et la forme pour conduire un train de frêt, ou de transport, les TGV c’est pas tous les conducteurs, alors qu’un colonel de l’Armée de l’Air peut piloter un mirage 2000 jusqu’à 55 ans. 9 G positifs, 5 G négatifs, et les généraux, pilotes de chasse, pilotent jusqu’à 60 ans. C'est balot comme comparaison, hein ? Mais c'est pour mieux dénoncer le foutage de gueule, du "j'ai peur de ne plus être en forme". Ben tiens !

Le problème n’existerait pas si les régimes spéciaux, enfin nombre d’entre eux, étaient bénéficiaires, mais le problème c’est qu’ils sont déficitaires, et que c’est le régime général qui comble les manques à gagner. Qu’est-ce qui peut justifier une telle situation totalement inique ? Rien.

En revanche, pour nos gars de l’atelier d’entretien de Sotteville-les-Rouen, comme pour mon beau père et les siens du privé, il y aurait probablement à prendre en compte la totalité de la carrière en termes de pénibilité. Mais pour ce que nous en savons, cette notion, parfaitement légitime et intelligente, sera un levier de la négociation de la réforme des régimes spéciaux, mais elle ne sera toujours pas introduite pour le régime général. Et on aboutira à cette situation où le réparateur de locomotives ou de wagon, le conducteur de train de marchandise, dérogeront à la règle du basculement vers le régime de la …Fonction Publique, là où l’ouvrier du privé restera en l’état dans le régime général d’un part, et sans aucune prise en compte de la « pénibilité » de son métier. Et vous pouvez étendre ça, aux métiers de l’Hôtellerie-restauration, au BTP, aux ouvriers à la chaîne etc…

On aura ainsi réformé les régimes spéciaux, ce qui sera une bonne chose, en maintenant des inégalités de traitement à pénibilité égale, du simple fait d’appartenir à une entreprise nationale ou à une entreprise privée. Super, ouééé.

bernard

Oui matéo , la pénibilité doit être prise en compte (objectivement!) y compris dans le "privé".

On ne peut pas aligner un cheminot avec un député , par contre un manoeuvre du BTP et un ouvrier de Sotteville pourrait être logé à la même enseigne pour ce qui est de leur départ plus anticipé en retraite qu'un député par exemple.

Par exemple Fabius et Juppé à quel âge sont-ils partis en retraite, et dans quelles conditions (durée de cotisation etc ...) ?

C'est l'ensemble qui doit être remis à plat. Mais pas de manière dogmatique ou automatique, du genre " allez hop , tout le monde doit partir à 65 piges, le député comme le chaudronnier !"

flamant rose

La pénibilité des cheminots n’est plus celle d’après guerre. Je vais essayer de le démontrer en suivant l’exemple donné par Matéo, c’est à dire pour un cheminot qui travaille en 3x8.

Chaque année ce cheminot a :
118 repos classiques
14 repos (récupération 35 heures)
10 jours (récupération fêtes)
28 jours de congés ouvrables

Ce qui fait un total de 170 jours

De plus au chemin de fer la pénibilité du travail de nuit est récupérée par 36 minutes par nuit. Sachant que au bout de 7 h 43 le salarié récupère ce qu’il appelle un repos nuit, avec un maximum de 6 par an.

En fin d’année un salarié du chemin de fer en 3x8 à une période de non travail de 176 jours, soit presque 1 jour sur 2. Je ne porte aucun jugement. Il faut le savoir quand on aborde le problème de la pénibilité , c’est tout.

bernard

@ flamand rose

C'est une donnée à prendre en compte ...

Selon M Rocard :

"Michel Rocard vient de faire observer qu'il n'y a à peu près rien de commun entre la retraite des cheminots et celle des clercs de notaire et qu'il n'est donc pas « raisonnable », selon ses propres termes, de vouloir traiter d'un bloc tous les régimes spéciaux. Il faut, dit-il, les réformer un par un en négociant des compensations régime par régime. L'homme qui a réalisé la plus profonde réforme sociale et fiscale de ces trente dernières années, la CSG - sans jeter un seul manifestant dans la rue -, mériterait sans doute qu'on l'écoute d'une oreille plus attentive."

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4622785.htm

bernard

des cas concrèts ici :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-956426@51-952133,0.html

bernard

A lire également

Régimes spéciaux : la réalité contre les idées reçues, par Liêm Hoang-Ngoc

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-956109,0.html

matéo

Bernard

Bien d'accord avec vous et avec Rocard. Nous en saurons plus ce soir, mais je crois le principe de la négociation branche par branche, entreprise par entreprise, acquis. Ca tombe d'ailleurs sous le sens. En revanche, la tendance ne sera pas de maintenir les choses en l'état, ou de diminuer les durées de cotisations, ou d'augmenter les prestations.

Le contexte général des retraites quels que soient les régimes et les caisses consiste à faire produire un effort à la masse des personnes concernées, vous et moi inclus d'ailleurs.

Sur votre phrase : "C'est l'ensemble qui doit être remis à plat. Mais pas de manière dogmatique ou automatique, du genre " allez hop , tout le monde doit partir à 65 piges, le député comme le chaudronnier !"

Oui, bien sûr, mais concernant la pénibilité, il ne serait pas admissible que seuls les cheminots en bénéficient. C'est ou tous les ouvriers qui ont un travail pénible, ou personne. Reste que le régime de la Fonction Publique est mieux disant que le régime général.

matéo

@Bernard

Intéressant article de Liêm Hoang-Ngoc dans le Monde en effet. Cependant beaucoup d'éléments me semblent pousser, au contraire de son propos, vers un basculement vers le régime général, notamment en regard du taux de cotisation supérieur à la SNCF et au fait que l'âge du départ à la retraite (50 et 55 ans) empêche la retraite à taux plein. A 60 ans pour tout le monde, on a résolu une partie de ce problème, les agents SNCF auraient alors le bon nombre d'annuités.

Sur l'argument des 88 % de la rémunération, et en admettant que je m'arrête demain, je préfère largement 88% de mes six derniers mois de salaires, que 100 % de mes dernières 25 années (je n'en ai fait que 20 à ce jour). Argument moyen.


Autre argument spécieux : "Le principal problème d'un régime spécial de ce type tient dans la faiblesse du rapport entre actifs et inactifs. A la SNCF, un actif finance deux retraités. Les projections du Conseil d'orientation des retraites indiquent cependant que d'ici à 2040, le ratio pourrait être de un pour un (en raison de la baisse du nombre de pensionnés) et que l'équilibre financier serait assuré dès 2020".

Pour le régime général, c'est en 2020 un actif pour un retraité, contre 4 pour 1, quelques années en arrière. L'apparente égalité de demain de "un pour un", ne laisse pas apparaître, contrairement à la SNCF, un retour à l'équilibre financier mais au contraire une situation calamiteuse, déficitaire, sans financement possible, et donc mettant en péril le système tout entier.

Pourquoi ?

Parce que, comme le dit l'auteur lui-même, aujourd'hui les cotisations "sociales" (employeurs et salariés) ne pèsent que 38 % du financement et : "La compensation opérée par le régime général représente 11 % et l'Etat finance les 50 % restant."

Sans toucher à rien, le rapport de 1 actif contre 1 retraité à la SNCF permet le retour à l'équilibre du régime avec ce "truc" hyper fastoche mais totalement injustifié du régime général qui compense, et de l'Etat qui se mange le gros de l'ardoise. Et il convient de ne pas oublier que cela se fait dans un contexte où l'employeur SNCF cotise à hauteur de 26.4 % contre 8,2 % pour les employeurs du régime général. Autrement dit le régime général et l'Etat, de base compensent les déficits du régime. Mais l'Etat paye deux fois puisqu'il comble les déficits de la société d'exploitation à coups de subventions, déficits auxquels les 26.4 % de cotisation de l'employeur SNCF ne doivent pas être étrangers. Le tout pour que les gars partent sans toucher une retraite à taux plein et que 88 % de leur rémunération de base. Vive le changement et la réforme de ce régime.

Si ce micmac, pervers de surcroît, ne pousse pas ramener tout le monde au même niveau, je ne sais pas ce qu'il nous faut.

L'auteur n'exclut pas cette hypothèse, mais a une curieuse façon de le solder : "A cet égard, abolir ce régime spécial ne réglerait pas pour autant le problème. Cela reviendrait à transférer vers le régime général la charge de financement des retraités de la SNCF. Il faudrait alors demander aux agents de la SNCF de cotiser plus longtemps. Mais ce serait aller à l'encontre de la prise en compte de la pénibilité du travail dans la définition des durées de cotisation"

Le serpent se mord la queue. Et les autres Mr Hoang-Ngoc ? Les ouvriers du privé, ils font comment ? On a la réponse, pour eux c'est depuis 1993, 40 annuités et 60 ans. Si on introduit pour eux comme pour les agents SNCF, la notion de pénibilité, cela veut dire que l'on n'a pas résolu le problème, et qu'on l'a même augmenté. Toute chose que d'autres devront compenser, car le bateau est commun. Ca signifie concrètement que pour tous les autres, il faudra augmenter les durées de cotisation, les cotisations salariales et patronales : super !

"Dans le secteur privé, l'âge moyen de départ à la retraite est resté à 57,5 ans, malgré la réforme Balladur, car les entreprises remercient leurs seniors pour réduire leurs coûts salariaux (les seniors ont des salaires plus élevés et une productivité présumée plus faible que les nouveaux entrants...). "

En prenant le soin de ne pas citer toutes les dispositions à visée protectrices, qui se retournent in fine contre ceux qu'elles étaient sensées protéger, expliquant pour partie un des plus faibles taux d'activité des plus de 50 ans. Un peu foutage de gueule.

"La dramatisation à outrance du dossier des régimes spéciaux, jouée par François Fillon, pourrait provoquer un conflit hautement symbolique, digne de celui par lequel Margaret Thatcher vint à bout de la grève des mineurs. Leur défaite avait ouvert la voie à dix ans de néoconservatisme, auxquels succéda le blairisme, en guise d'alternance.."

Nous y voilà. Néoconservatisme pour lequel il convient d'observer que Blair n y est pas revenu, et qui ont pour conséquence que le marché du travail anglais est quand même beaucoup plus dynamique et que la création de richesse y a été beaucoup plus forte que chez nous. Que cette progression du PIB ayant permis à l'Angleterre de dépasser monstrueusement la France, soit mal redistribuée est un fait à charge, qui ne doit pas nous détourner qu'il est sain de créer cette richesse. Les français n'ayant pas particulièrement à en remontrer aux anglais sur leurs travailleurs pauvres ou leur homeless.

"On ne s'étonnera aucunement que certains "modernisateurs de logiciel socialiste" n'aient "aucun tabou" à accepter l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général hérité des réformes réalisées par Balladur puis Fillon en 1993 et 2003, imposant aux salariés de cotiser plus pour gagner moins"

Ca, c'est sûr que ceux qui sont à la gauche de la gauche, et qui continuent à vouloir lutter contre le capitalisme, et l'économie de marché, préfèrent de loin maintenir des inégalités de traitement entre gens du privé et gens du public, et de se tamponner du financement du tout. Si la machine craquait, ils auraient tôt fait de dire que le capitalisme est en train de mourir de ces contradictions, appelant de leurs voeux la joyeuse société socialiste. On a un sens à géométrie variable du principe de la solidarité, de ce côté là. La collectivité a un problème "collectif",pouvant mettre tout le monde à l'eau, mais aux autres de bouger, ou aux gouvernants de trouver d'autres solutions : pourquoi ?

"Le Medef en profite déjà pour réclamer un recul de l'âge de la retraite pour tous les salariés. "

Pendant que dans un bel élan de réalisme, la CGT, les socialistes radicaux, et la LCR demandent le contraire.

Qui a raison dans un contexte où le système de retraite par répartition montre qu'il y aura moins d'actifs pour plus de retraités demain ? Surtout quand on sait que les seconds sont contre toute introduction d'une dose de capitalisation.

Serait pas un chouïa crypto Hoang-Ngoc ?


bernard

@ matéo

>"mais concernant la pénibilité, il ne serait pas admissible que seuls les cheminots en bénéficient"

Heuu je n'ai jamais dit le contraire !

>"Reste que le régime de la Fonction Publique est mieux disant que le régime général."

Oui alors alignons le moins disant sur le mieux disant !

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

Suivez-moi sur Twitter

Publicité