Vacances caricaturales
Aussi tapageuses que fastueuses, les vacances américaines de Nicolas Sarkozy auront offert une image caricaturale du nouveau président.
L'ami des millionnaires. Chantre de la réussite matérielle, Sarkozy affiche sans complexe son goût du luxe. C'est son choix. L'ennui, c'est qu'il semble prendre l'habitude de profiter des largesses de ses opulents amis. Le coût de son séjour de deux semaines à Wolfeboro est estimé à 44 000 euros. C'est beaucoup, mais cela ne fait jamais que quelques 2% de la fortune officielle déclarée par l'entrant à l'Elysée. Ajoutons que si le traitement d'un président de la République est relativement modeste au regard de ses responsabilités, il peut être considéré comme de l'argent de poche: ce job-là est vraiment tous frais payés.
Sarkozy pouvait se payer sa petite folie américaine. Il a préféré se la faire offrir par deux amis plus millionnaires que lui. Au risque que certaines coïncidences laissent songeur. Parmi ces généreux donateurs figure la responsable de la communication de Prada France. Une amie de Cécilia Sarkozy. Les nombreux lecteurs de la presse people se souviennent que la famille du nouveau président était parée de Prada lors de la cérémonie d'investiture du 16 mai. Une très belle publicité.
L'ami des Américains. Bien sûr, l'air est exceptionnellement pur dans le New Hampshire. Mais Sarkozy n'a-t-il pas aussi été séduit à l'idée de passer ses vacances à 80 kilomètres seulement de la résidence familiale des Bush ? Même un peu gâchée par l'angine diplomatique de Cécilia, la hamburger party chez le président américain fut le moment fort de ses vacances. Pour Washington, il ne fait guère de doute que le nouveau président français sera plus accommodant que l'ancien. Et ce n'est pas le voyage de Bernard Kouchner en Irak qui démentira une inflexion atlantiste de la diplomatie française.
L'ami des médias. Sarkozy ne peut s'en passer. Mises en scène joggeuses, confidences distillées aux journalistes, pluie de communiqués présidentiels: il n'y a pas eu de vacance médiatique du président. Mais l'ami des médias veut aussi les contrôler. Sur ce point, il est désespérément français et pas du tout américain. Sarkozy a du mal à comprendre que dans cet étrange pays que sont les Etats-Unis, les journalistes s'imaginent libres et qu'on ne peut limiter leurs allées et venues sous prétexte de "respect de la vie privée" ou encore d'un "accord" passé avec certains d'entre eux. D'où le quiproquo de l'abordage. Sarkozy a trop l'habitude de "dealer" avec les médias. Le dernier exemple en date est celui de son coup de fil aux journalistes du "Monde": je vous dis qui a payé mes vacances, mais vous ne parlez pas de Cécilia. Fort heureusement, le quotidien du soir n'a pas obtempéré.
Les vacances de l'ex-président Chirac à l'île Maurice ont-elles été plus ou moins coûteuses que celles du président Sarkozy aux USA ?
Combien coûte l'entretien des résidences estivales de la république pour nos élus et du président de la République en particulier(Brégançon et autres)?
Quelqu'un a-t-il des éléments d'information ?
Rédigé par: bégé | 20 août 2007 at 11h18
"la famille du nouveau président était parée de Prada lors de la cérémonie d'investiture du 16 mai. Une très belle publicité"
Qui donc se fait le vecteur de cette publicité ?
Rédigé par: Monsieur Prudhomme | 20 août 2007 at 13h11
Vous m'avez soufflé la réflexion sur Prada, Monsieur Prudhomme !
Monsieur Dupin, vous ne semblez pas avoir compris que les préoccupations des Français ne sont pas celles des médias ou du petit microcosme parisien : d'aprés un sondage paru le 10 août, 66% d'entre eux se disaient satisfaits de leur Président, qui était déjà en vacances aux USA ; si celles-ci les avaient choqués, leur réponse eut été différente.
A vrai dire, je crois qu'ils ont compris qu'avec Nicolas Sarkozy le temps de l'hypocrisie était révolu : un Président, les Ministres et les membres éminents de l'opposition ne passent pas leurs vacances au camping de Palavas-les-Flots et ne s'habillent pas chez GEMO. Qu'ils soient invités ou qu'ils paient ces vacances sur leurs deniers nous chaut peu : ce n'est pas avec nos impôts (contrairement à ce que faisait Mitterand avec sa seconde famille...et le chat de Mazarine rapporté par un avion du GLAM!)!
Et ils sont assez intelligents (apparemment) pour avoir compris que Bush n'était pas les USA qui ont toujours été nos alliés, et dont nous avons besoin ; ce n'est pas une raison pour dire Amen à toutes leurs décisions.
Quant à l'amitié avec les journalistes, vous pourriez nous donner autant d'exemples de tentative de collusion ou d'intimidation des deux côtés.
Dommage de faire votre rentrée sur un billet aussi caricatural...
Rédigé par: Augustine | 20 août 2007 at 14h04
D'autres sont morts pour moins que cela.
Qui pense à Beregovoye qui c'est suicidé, entre autre, pour un pret sans interet d'un de ses amis... autres temps autres moeurs, la vertue n'est pas la meme pour tous. Souvenons nous de la campagne de lynchage pour Beregovoye....
Rédigé par: ChapiChapo | 20 août 2007 at 15h19
C'est vrai que Nicolas Sarkozy n'a pas eu à souffrir d'un lynchage en règle pendant la campagne électorale...fasciste, raciste, eugéniste, fou à enfermer (selon le cahier "spécial" de Marianne avant le premier tour) et j'en passe. Vous auriez voulu qu'il se fasse hara-kiri, ç'eut été plus "vertueux" ?
Il faut savoir encaisser. Le milieu politique n'est pas une cour de récréation de maternelle.
Mais que je sache, le Président actuel n'est pas soupçonné de malversations financières ? Où l'info m'a échappé ?
Monsieur Dupin, je vais vous la faire, puisque personne n'a encore osé : "Le Diable s'habille en Prada", n'est-ce-pas ?
Cordialement :-)
Rédigé par: Augustine | 20 août 2007 at 15h43
Les français ne sont pas dupes, et font très bien la différence entre un politicien arrivé, passif et opportuniste, et un homme d'état volontaire, déterminé et audacieux. Ils laisseront le second libre de ses actes quand le premier devra répondre de la moindre incartade.
Tant que Sarkozy tiendra ses promesses électorales, tant qu'il fera tout et même plus pour atteindre les objectifs qu'il a détaillés plus qu'aucun autre avant lui, alors les français le suivront. C'est ainsi. La gauche a beau jeu de pester contre lui quand elle n'a fait ces dernières années que prouver son impuissance polymorphe. Tant que Valls, Peillon et Cie n'auront pas renvoyé Hollande, Royal et consors à la retraite, il y aura un boulevard à droite et une place à prendre au centre gauche. DSK étant au FMI et Bayrou en quarantaine, du fait d'une atrabile peu commune, qui reprendra le flambeau?
Rédigé par: damocles | 20 août 2007 at 15h45
M. Mitterrand était entouré d'amis richissimes; il passait plus souvent ses vacances dans les grands hôtels vénitiens ou égyptiens que dans les "formule 1" du Nord ou de l'Est de la France. Mais lui n'avait pas le mauvais goût d'aller passer ses vacances dans l'Empire du Mal. Son honneur socialiste est donc sauf!
Rédigé par: le gauchiste repenti | 20 août 2007 at 16h16
J'ai oublié deux choses :
1/ D'abord, c'est un plaisir de vous retrouver après ce (long) mois de vacances (bien mérité!!!)
2/ Vous avez parfaitement raison lorsque vous dites que Sarkozy est plus français qu'américain lorsqu'il s'avère incapable de laisser les médias faire leur travail tranquillement. Encore une effort d'américanisation Mr President!
Cordialement
Rédigé par: le gauchiste repenti | 20 août 2007 at 16h26
Nous avons un Président médiatique, très médiatique.
On sent bien chez lui le désir de paraître et d’être partout, d’être au centre de l’actualité en bien ou en mal, peu lui importe dès l’instant où il fait « la une ».Il faut s’y faire qu’on aime ou pas. Ses vacances américaines entrent dans ce schéma.
Ajoutons à cela son énergie physique débordante et sa faconde, et, on comprend pourquoi ceux qui le critiquaient « avant » cherchent maintenant à se rapprocher de lui et obtenir une fonction, une petite place, dans son sillage.
Nous autres, les citoyens ordinaires, sommes les spectateurs de cette « Piste aux Etoiles ».Mais attention ! Une fois le poste éteint, l’éblouissement disparu, les problèmes, nos problèmes demeurent. Et c’est là que le Président est attendu. Septembre et la rentrée seront les premiers obstacles d’un parcours qui s’annonce difficile et il y a une sacrée différence entre les petites foulées du jogging et le franchissement des haies !
Rédigé par: LOUIS de SAINT-AOÜT | 20 août 2007 at 17h09
Monsieur Dupin,
Bon retour sur terre !
Les Français se sentent-ils très concernés par les vêtements et les vacances des nouveaux riches qui nous régentent ?
Rien n'est moins sûr !
Par contre les expulsions, pour lesquelles il a été élu (pas par moi) fonctionnent très bien mais le ciel pourrait bien s'obscurcir, financièrement parlant, pour la France:
Coup dur pour Sarkozy. Le Conseil Constitutionnel a annulé une des promesses les plus populaires de sa campagne. Contrairement à ce qu'avait décidé le président, après avoir d'ailleurs contredit sur ce point son ministre des finances, il ne sera pas possible de défiscaliser les intérêts des emprunts immobiliers antérieur au vote de la Loi.
Rédigé par: Ozenfant | 20 août 2007 at 18h38
Tant qu'il n'importe pas le modèle américain en France ça ira...
Rédigé par: franck | 20 août 2007 at 19h29
Il n'y a rien à prendre et tout à jeter dans le modèle américain ?
Un peu primaire, et à mon avis, il y a beaucoup d'éléments dans le nôtre dont ne voudraient pas les Américains...ni les autres d'ailleurs !
Rédigé par: Pierre | 20 août 2007 at 19h43
Monsieur Dupin, je regrette qu'un homme de votre qualité commence l'année scolaire nouvelle par un sujet si insipide. On se croirait chez Birenbaum. Pitié! Reprenez-vous! Merci d'avance.
Rédigé par: Bernard | 20 août 2007 at 20h56
Pauvre Eric Dupin, à peine rentré il faut déjà subir les attaques de ceux qui piétinaient sur place en attendant ce moment.
Bon courage !
Moi, je les trouve très bienvenues ces réflexions sur les vacances caricaturales de notre président.
Rédigé par: Maria | 20 août 2007 at 23h38
Cher Eric Dupin,
Votre retour de vacances me déçoit : vous ne voyez pas plus loin que le bout du microcosme médiatique, vous vous trémoussez au son de ce qui agite la mare aux canards, pas franchement glorieux.
Oui, les vacances de M. Sarkozy, et alors ?
Il y a longtemps que les Français ne se font plus d'illusions sur l'intégrité de leurs hommes politiques, et, à tout prendre, je crois qu'ils préfèrent le luxe assumé au luxe savouré dans le secret, dissimulé par des discours ronflants sur "l'argent qui corrompt".
Je pense que Nicolas Sarkozy encourt bien des reproches, mais fondamentaux, politiques, par exemple sur ses projets de loi.
Si j'étais tordu, je penserais que vous êtes un sarkozyste dissimulé, agitant de faux problèmes pour détourner l'attention des vrais.
Mais peut-être est cela que l'on appelle être de gauche, en France, en 2007 ?
Rédigé par: Franck Boizard | 20 août 2007 at 23h41
Elle est bien bonne celle là. Que nous dise les partisans ou du moins les défenseurs de sarkozy ?
1/les français s'en foutent. Il n'y a que les journalistes que ça intéressent. Donc ce n'est pas grave.
2/les autres ont fait pareil (donc ça doit pas être si grave, en plus lui il l'assume.
Et bien non, les conflits d'intérêt c'est toujours grave. C'était vrai hier pour mitterand ou chirac, ça l'est toujours aujourd'hui. Et le mauvais esprit, n'en déplaise à certain, est une qualité journalistique dans une démocratie qui veut le rester.
Rédigé par: titou | 21 août 2007 at 01h29
Mais non titou, le sarkozyste que je suis dit tout au plus qu'il n'y a pas lieu de défendre le Président, car il n'a rien fait de répréhensible. Il s'est fait offrir des vacances par des amis en toute transparence, sans que cela coûte 1 € aux contribuables.
Alors certes, cela change les habitudes de certains français, notamment de gauche, habitués à ce qu'on leur "cache cette facture qu'ils ne sauraient voir", même lorsqu'ils ne la payent pas. Mais Nicolas Sarkozy est libre, c'est même sous cet attribut qu'il a placé son retour en politique en 2001... et il faudra vous y faire.
Cette histoire aura au moins été révélatrice de l'un des tournants de la politique française du XXIème siècle : le conservatisme, c'est un fait désormais, est définitivement de gauche.
Rédigé par: damocles | 21 août 2007 at 07h29
Cher Eric Dupin,
Ils sont durs avec vous, les clients de votre blog !
Surtout les esclaves humains qui se définissent en "iste".
Le suffixe en "iste" signifie que nous faisons partie d'une multitude ou tout le monde pense pareil (capitalistes, économistes, islamistes, sarkozystes).
Hors, "Lorsque tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense beaucoup."
@Pierre,
Pour ce qui est du modèle Américain:
Le signe le plus convaincant de cette situation US de cloisonnement et d’aveuglement volontaires devant la connexion générale de toutes les crises, c’est le peu d’effets, de réactions, de commentaires qu’ont suscité les déclarations explosives du Comptroller General des USA David Walker, faisant un parallèle entre les USA et la situation de l’empire romain en train de s’effondrer. Toujours la même réaction de la crainte de soulever le pansement, — parce que Walker, lui, ne recule pas devant l’assimilation intime de toutes les crises en cours, dans ce cas pour les USA, comme signes divers d’un même mal :
« La chute de la République Romaine est due à de nombreuses raisons, mais trois d’entre elles valent la peine que l’on s’en souviennent: Déclin des valeurs morales et politiques de la cité, excès de confiance et excès de dispersion des forces militaires de conquêtes et irresponsabilité fiscale du gouvernement central. Ça vous semble familier ? De mon point de vue, il est temps d’apprendre les leçons de l’histoire et de prendre les mesures pour s’assure que la République Américaine soit la première à faire face au test de l’histoire. David Walker (US Comptroller General). »
Rédigé par: Ozenfant | 21 août 2007 at 09h29
Les défenseurs des vacances luxueuses offertes
à sarko confondent choix politique et morale
publique.Dans le premier cas,par exemple,c'est
sa visite "amicale" à un président en disgrâce
planétaire.Mais,politiquement,pas de surprise.
Dans le deuxième cas,le président français représente la France,même en vacances,et à ce
titre,c'est un salarié de l'Etat en quelque
sorte.Il est donc totalement incongru qu'un
financement privé intervienne pendant son mandat.
Rédigé par: polo | 21 août 2007 at 09h58
Certes tout ceci singularise notre néo-président.
Néanmoins je pense pouvoir observer quelque similitudes avec 1995.
Alain Juppé (1er ministre) se saisissait personnelement de tout les dossiers comme Nicolas Sarkozy (président), voir le dernier en date "la pédophilie". En cela, il méprisait et shuntait manifestement les membres de son gouvernement. Il a voulu frapper trés fort dans les 6 premiers mois, il s'est heurté aux réalités économiques du moment et n'a trouvé d'autres moyens que d'augmenter la TVA (voir le rapport BESSON qui nous attend).
J'aime à croire que comparaison n'est pas raison. Je pense NS moins intelligent mais plus habile que AJ. Mais j'attends dans l'expectative les résultats de cette "république de geste". Sans doute l'observateur informé que vous êtes Monsieur Dupin pourra confirmer ou infirmer mes craintes dans ses prochains billets.
Rédigé par: Gauthier | 21 août 2007 at 11h38
..."il s'est heurté aux réalités économiques du moment et n'a trouvé d'autres moyens que d'augmenter la TVA.."
Je crois plutôt Gauthier qu'Alain Juppé souhaitait mettre de l'ordre dans les finances publiques, réduire les déficits qui s'envolaient, s'attaquer au problème des retraites et des régimes spéciaux.
En bref la découverte de la situation l'a conduit, en homme politique responsable, à décider qu'il était impossible de tenir les promesses du candidat Chirac. Il l'a payé trés cher, étant trop en avance sur le "temps des Français".
E.Besson travaille sur la TVA sociale, qui peut amener une hausse de la TVA, compensée par ailleurs.
@Ozenfant : je ne me permettrai pas de contester l'analyse de David Walker sur la situation économique américaine. Mais vous savez trés bien que tel n'était pas le sujet évoqué par franck en parlant de "modème américain".
Rédigé par: Pierre | 21 août 2007 at 13h05
@ Ozenfant
Certes. Néanmoins, d'un autre côté, vous aurez du mal à trouver un bureaucrate français qui fasse référence à l'histoire romaine dans son travail quotidien.
En réalité, dans les bonnes facs américaines -- même celles de droit ou de science po -- on enseigne la rhétorique, l'histoire et la philosophie classiques. David Walker est diplômé d'Harvard et cela se sent.
Dans les facs françaises, ces temps-ci ... et bien, disons qu'on a du mal à enseigner aux étudiants comment faire des phrases.
Etonnante Amérique, n'est-ce pas ? Selon le vieux discours rebâché : pays d'idiots, pays corrompu, pays voué au fric, pays rongé par l'obscurantisme politique ou religieux, pays qui se plaît à détruire toute forme de culture ...
... et pourtant, pays où un haut responsable financier, connaissant son histoire romaine sur le bout des doigts, s'y réfère de la façon la plus naturelle qui soit.
Vous savez pourquoi l'Amérique domine le monde ?
Parce que c'est un grand, un immense pays de culture.
Rédigé par: Pierre-Henri | 21 août 2007 at 13h11
Pierre, Pierre-Henry,
Dans tous les domaines la France souffre d'un mal beaucoup plus dangereux que celui d'être de gauche (pour les gens de droite), ou vice versa.
La France, dans tous les domaines souffre de son idéalisme et de son absence de pragmatisme.
Le cas du tri-récidiviste sexuel (qui est heureusement âgé, sinon il aurait peut-être pu faire un excellent quinqua-récidiviste avec un peu de chance!), son cas donc, est exemplaire du fait qu’en France il faut d’abord faire plaisir aux lois, aux idéologies, aux médias, avant de se préoccuper des humains.
Le juge d’application des peines se préoccupe d’abord d’être en accord avec son syndicat ou sa hiérarchie avant de se demander s’il programme un crime de plus: http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/08/etre-humain-sui.html#comments
Rédigé par: Ozenfant | 21 août 2007 at 18h02
Se faire offrir des voyages quand on est Président c'est entrer dans la corruption. L'exemple vient toujours d'en haut. Je pense qu'il ne se rapproche pas, au niveau des pratiques, des Etats-Unis mais de l'Amérique latine.
C'est tout simplement indigne et sa rabaisse considérablement la fonction. Sa prouve également, qu'il n'en a pas pris la mesure. On peut dire maintenant qu'il est petit au sens propre et au figuré.
Quand j'entends, il a fait un sans faute à la télévision, c'est curieux il me semble que sur EADS ce n'est pas le cas.
Rédigé par: Mâchoire | 21 août 2007 at 20h10
Ce commentaire de rentrée est decevant et appartient au même monde de futilité artificielle dans lequel semble se complaire le nouveau président. C'est la même importance accordée à des choses qui n'en ont pas. Des bulles médiatiques qui répondent à d'autres bulles médiatiques, ce qui fournit du grain à moudre à tous ceux qui en ont besoin pour justifier leur existence, en appliquant la définition involontaire du journalisme par Laurent Joffrin : "Il n'y a rien à en dire, mais on peut en parler". Ce dont se satisfait une opinion qui semble préférer cela à l'affrontement avec la réalité... Jusqu'à quand?
Rédigé par: Lebas | 21 août 2007 at 23h43
Bonjour et bon retour à vous, Mr Eric Dupin !
A propos de votre premier commentaire intitulé "l'ami des millionnaires", me vient la réflexion suivante.
Un Président de la République n'est pas un personnage ordinaire : il est l'élu du peuple et sous le regard vigilant et critique de ce dernier, en permanence.
Ce qui est gênant dans les vacances américaines de Mr Sarkozy ?
- être (encore ! ) invité par des amis richissismes de milieux d'affaires ( même si cela ne coûte pas un sou au contribuable ) ne peut se faire sans contrepartie : cela impliquera forcément un "retour d'ascenseur" peu compatible avec une fonction politique du plus haut niveau qui, à mon avis, se doit d'être totalement indépendante des milieux de la finance.
- le choix géographique et politique de cette villégiature me paraît peu opportun : le Président Bush, en fin de parcours, est passablement discrédité dans son propore pays . En fait, plus qu'à un rapprochement atlantiste conforme aux fondamentaux sarkoziens en matière de nouvelle politique étrangère de la France, j'y vois un rêve d'enfant : se rapprocher d'une vaste Amérique mythique , poser en petit cow-boy solitaire aux côtés d'une grande famille "Wayne" incarnant sa conquête personnelle d'un vivifiant Ouest imaginaire et de toutes les vertus individualistes,arrivistes, auto-suffisantes, puritaines et bornées qui vont avec...
...A une époque,où, plus que jamais, l'avenir géopolitique du monde se lève à l'Est...
Autant de symboles ringards, dépassés , éthiquement peu flatteurs aussi et qui font de notre Speedy Gonzalès actuel un homme décidément très petit...
Rédigé par: Tocqueville | 22 août 2007 at 09h31
"Autant de symboles ringards, dépassés , éthiquement peu flatteurs aussi et qui font de notre Speedy Gonzalès actuel un homme décidément très petit..."
Rédigé par: Tocqueville | le 22 août 2007 à 09h31
... qui pourtant ne le sera jamais autant que ses détracteurs les plus primaires, qui sortis des commentaires infantilisants, aigris et calomnieux ne parviendraient pas à argumenter sur le début du commencement d'un débat de fond.
Sarkozy a le droit d'avoir des amis généreux. Il n'a pas fait le voeu de pauvreté en devenant Président, ni celui de misanthropie. Et le fait qu'il aille en vacances en un lieu donné n'oblige personne à s'y rendre avec lui ou à sa suite s'il ne lui plait pas. Il faut vivre et laisser vivre.
Rédigé par: damocles | 22 août 2007 at 11h19
Petits esprits ces Français toujours donneurs de leçons et de morale...Pourquoi faut-il qu'il n'y ait que chez nous qu'il y en ait autant ?
"Ceux qui refusent la liberté aux autres ne la méritent pas eux-mêmes… et ne sauraient la conserver." Abraham Lincoln
Rédigé par: Augustine | 22 août 2007 at 14h42
Comme le disait F.Hollande : "Moi ce que je veux, ce n'est pas d'aller chercher Nicolas Sarkozy sur son lieu de vacances mais sur ses lieux de travail et sur ses résultats." sachant que le PS a largement versé dans la polémique...
Le débat polt,c'est débattre des idées pas des vacances et des amis intimes...
Tout le reste n'est que démagogie et suspicions grotesque...
Rédigé par: tefy | 22 août 2007 at 17h22
Bonjour Eric,
j'espère que vos vacances furent bonnes ? Au fait ou les avez vous passé ? ;-).
Vous postez ce que vous voulez et nous réagissons comme nous l'entendons c'est le but d'un blog coopératif, mais je m'attendais à mieux de votre part, les vacances de NS c'est du passé tout le monde s'en fout (sauf la presse parisienne et FH).
Par contre un post de rentrée sur la crise financière qui s'annonce (non non le pire n'est pas derrière nous) et ses conséquences sur l'économie française avec l'angélisme stupide de Christine Lagarde qui voit toujours une croissance de 2,25 % en 2007 (Coué quand tu nous tiens) voila un bon sujet de discussion et qui vole un peu plus haut. Ou alors un article sur le retoquage des intérêts d'emprunts immobiliers par le conseil constitutionnel plus du à une haine farouche porté par JL Debré à l'égard de N Sarkozy que par une vraie raison constitutionnelle, ce que tout le monde pense tout bas mais que personne ne veut dire tout haut (dans ce cas pourquoi la loi d'amnistie de 1986 pour les politiques ne fut pas retoquée alors qu'elle était clairement retroactive ?, voila un autre article intéressant non ? Mais franchement qu'il aille au camping, à Brégançon ou dans une superbe villa aux US qui cela peut intéresser ? A remarquer le superbe silence de DSK qui lui habite un immense ryad à Marrakech ou il vient de se faire livrer des meubles en argent massif (Anne Sinclair en est parait il très friande) ? Il n'y a pas que le poste au FMI qui l'a fait rester muet comme une carpe mais aussi le fait de ne pas être totalement ridicule en prenant part au procès d'intention ainsi posé.
Rédigé par: Jean-Marc | 22 août 2007 at 20h33
@ Damoclès, je cite quelques extraits de votre réaction à mon post:
"... qui pourtant ne le sera jamais autant que ses détracteurs les plus primaires, qui sortis des commentaires infantilisants, aigris et calomnieux ne parviendraient pas à argumenter sur le début du commencement d'un débat de fond."....
..." Sarkozy a le droit d'avoir des amis généreux."
Relisez mieux ce post et vous y trouverez deux fondamentaux :
1) Que vous le vouliez ou non : il n'y a pas de politique sans éthique ni d'amitiés sans retour ni obligations à l'égard de ses amis. Combien d'hommes politiques ont chuté à cause de cela !
Me reviennent à l'instant les amitiés africaines de Giscard, les diamants "généreux" - pour vous paraphraser- de Bokassa et ce qui en a coûté à ce cher ex-Président.
2)Resserrer les liens avec un empire en déclin, un Président contesté chez lui et en fin de parcours est-il si urgent alors qu'il y a tant à faire à l'Est avec les puissances reines de demain que sont l'Inde et la Chine ?
C'est là que se jouera l'avenir du monde et non dans une nation vieillissante plus préoccupée par ses fonds de pension que par l'avenir de la planète qu'elle ne contribue guère à oxygéner (refus d'entériner le protocole de Kyoto quand cette nation est une des plus pollueuses de la Terre) ni à équilibrer (la boîte de Pandore d'une guerre civile ouverte en Irak, le conflit israélo-palestinien dans lequel elle est partisane)...
Voilà, c'est tout.
Rédigé par: Tocqueville | 22 août 2007 at 22h25
@Pierre,
Je ne saurais remettre en cause le sens de l'état et le soucis des finances publiques qui habite Alain Juppé, de longue date. Mon propos était juste de faire un parrallèle, peut être hasardeux et partiel j'en conviens, entre un président Omnipotent du moment et un premier ministre tout aussi omnipotent d'il y a 12 ans. Les deux succédent à leur camp, les deux découvrent une situation économique et des finances publiques en sale état, les deux travaillent "en solo" et sont sur tous les fronts, les deux choisissent le recours à l'augmentation de la TVA des produits courants (déjà élevée par rapport à nos partenaires Européens) pour augmenter les recettes. C'est une réflexion, et si je n'ai pas la prétention d'imaginer une concordance des temps en l'espèce, je reste troublé.
Rédigé par: Gauthier | 23 août 2007 at 10h07
Pourquoi ce déluge de futilités ; les vacances de NS, le livre de Reza, les poignées d'amour de NS, etc ? Est ce le résultat d'une hypertrophie du systéme médiatique, qui doit de plus en plus créer de pseudo-évènemnts pour justifier son existence? Ou, plus gravement, est ce l'itinéraire de fuite d'un pouvoir et d'une société, enlisés dans leur sclérose conservatrice et incapables d'affrionter des réalités top dérangeantes et trop exigeantes...?
Rédigé par: Guzet | 24 août 2007 at 08h43
Eric Dupin,
Dîtes leurs:
Les poignées d'amour, c'est commode, et il n'y a pas grand chose de consistant à se mettre sous la dent !
Mais c'est surtout que rien n'a filtré sur les priorités économiques du gouvernement.
Jean Arthuis est-il toujours en odeur de sainteté ?
Ou en est la rupture... pour le moment NS à bien rompu le pain avec Bush, mais nous restons sur notre faim.
Fin.
Rédigé par: Ozenfant | 24 août 2007 at 13h06
Et pourquoi personne ne dit rien sur le fait que c'est la gauche qui a saisi le conseil constitutionnel pour faire capoter l'affaire des emprunts immobiliers ? Il y a peut être quelques français sur les trois millions qui ont conclu un prêt immobilier depuis 5 ans qui aimeraient le savoir non ? Quelle silence assourdissant de la gauche sur ce sujet, pas un mot étrange non ? Y aurait il des gens de gauche qui auraient emprunté et qu'il ne faudrait pas facher pour les municipales de 2008 ?
Rédigé par: Jean-Marc | 24 août 2007 at 15h00
J'ai emprunté pour ma résidence principale en février 2007. Je n'ai rien demandé au gouvernement et ai monté mon budget sans d'hypothétiques exonérations. J'étais honnetement étonné d'une possible éxonération rétro-active, dont je n'avais pas relevé la proposition dans la campagne. Pour soutenir l'accession à la propriété j'aurais davantage imaginé un élargissement de l'assiette des prêts à 0%! Peu me chaut de savoir qui a saisi le conseil constitutionnel! Je trouve le paquet fiscal plutôt trés couteux pour les finances publiques, surtout quand nous ne sommes qu'à 0,8% de croissance à fin juin 2007! Et je déplore que la réduction du coût de cette mesure qu'entrainait la décision du conseil constitutionnel soit aussitôt anihilé par une décision gouvernementale qui sonne comme un baroud d'honneur. Que l'on interroge nos gouvernant sur l'état et le devenir des finances publiques!
Rédigé par: Gauthier | 24 août 2007 at 17h40