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24 août 2007

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Voici les sites qui parlent de Hyper-prés(id)ence médiatique :

Commentaires

Monsieur Prudhomme

"La réalité n'a aucune importance. Il n'y a que la perception qui compte", voilà un thème sur lequel les journalistes et patrons de media devraient réfléchir.

DD

Concerant votre deuxième paragraphe, on peut conseiller la lecture de l'article de Dominique Simonnot dans le Canard : "Sarko révise encore le Code Pénal". Pourquoi voter de nouvelles lois si on ne donne pas les moyens d'appliquer les précédentes.

Et quand Sarkozy veut frapper l'opinion, c'est parfois pour obtenir un résultat inverse : ainsi son calamiteux discours aux étudiants de Dakar (lire article de Philippe Bernard dans le Monde) dont on peut penser qu'il va nuire aux intérêts français en Afrique, et n'a pas été sans effet sur les Guinéens qui ont rossé Pandore sur l'aéroport de Conakry.

Yann

Premier billet intelligent et lucide de Mr Dupin depuis que je fréquente ce blog (6 mois) je tenais donc à le dire.

Yann

Gageons que c'est un début qui promet.

Eric Dupin

Quel masochisme de fréquenter un blog pendant six mois sans lire un seul billet "intelligent et lucide" !

flamant rose

On se déchaîne sur certains blogs, c’est à celui qui donnera le plus dans l’anti Sarkozy. On se croirait parfois dans une salle des ventes tellement on fait de la surenchère. Un commentaire anti Sarko et on suit par un j’ajouterai ceci, je compléterai par cela etc…Et pour démontrer que l’on est dans le vrai on joint des liens qui vont dans le sens souhaité évidemment. On est entre copains, on se félicite, on est content de soi, on est infaillible. On a un point commun : on n’aime pas Sarkozy et on le fait savoir.

Ce billet reprend la plupart des commentaires à la mode. Tout d’abord l’hyper activité du président. Ce phénomène est dénoncé par François Hollande depuis le début de la prise de fonction de Nicolas Sarkozy. Le président s’occupe de tout et son implication se fait dans tous les domaines. Sous la 5éme république le président a toujours été le maître d’œuvre de la politique mais sans en assumer les conséquences. Si il y avait réussite il en tirait tout le bénéfice, mais en cas d’échec il se servait du premier ministre comme d’un fusible. Aujourd’hui le président assume et le premier ministre ne sera plus un paravent. C’est tout à son honneur car si quelqu’un doit payer les pots cassés ce sera lui. Je crois que cela porte un nom qu’aucun de ses prédécesseurs n’a assumé : La prise de responsabilité et par conséquent le risque politique.

Sur l’affaire du viol du jeune Enis les propositions de Nicolas Sarkozy n’ont pas convaincu la plupart des professionnels concernés dit ce billet. Comme il s’agit d’une affaire qui a fait beaucoup parler on peut également assurer que les propos de ces professionnels n’ont pas convaincu grand monde, ils ont même scandalisé un certain nombre de personnes. Déjà pendant la campagne électorale NS s’affichait auprès des victimes. Cette attitude ne convient pas à tout le monde et elle est qualifiée par l’expression « caresser l’opinion » mais ce n’est pas grave. On sait que les marins se sont sentis soutenus par la présence du président aux obsèques de l’un des leurs, on sait également que le père d’Enis a été sensible à l’invitation du président. Ceux qui se posent en directeur de conscience sont plus préoccupés par les conditions de vie des prisonniers que par celles de leurs victimes. Sarkozy à mis fin à cette façon de voir et c’est tout à son honneur. Bravo !

Pour le reste dont il fait état dans ce billet (les promesses) Eric Dupin parle de recul. Comme beaucoup de gens de gauche le mot « négociation » ne doit évidemment pas concerner Nicolas Sarkozy. Seule la gauche négocie, ce mot est banni en ce qui concerne la droite, on a l’habitude. Donc on recule. En fait en ce qui concerne tous les problèmes nationaux ou internationaux (mondialisation) la gauche est muette , elle n’a plus rien à dire sauf en ce qui concerne les avantages acquis où là elle se fait entendre en s’opposant systématiquement. On le constatera à nouveau quand viendra la négociation sur les régimes spéciaux. Pour le reste c’est le néant, il ne faut rien changer. Le PS est tellement désorienté qu’il ne sait que demander des commissions d’enquêtes et saisir le conseil constitutionnel.

Un exemple de la gêne du PS : l’affaire des infirmières bulgares François Hollande a parlé je le cite « de coup d’éclat permanent », Benoit Hamon a accusé NS de je cite encore « voler le succès de l'Union pour que Cécilia puisse s'ébrouer dans le champ de la République », puis Pierre Moscovici dénonçait je cite toujours « la stratégie du coucou, qui pond des oeufs dans le nid des autres ». A la suite du succès de l’opération changement de ton de Hollande. Je cite à nouveau « Evidemment nous devons nous réjouir et nous en tenir à cela. On demandera des explications, mais plus tard » André Vallini, qui était avec le premier secrétaire pour parler de la réforme des institutions, est ressorti du bureau de Hollande avec des consignes claires. « Aujourd'hui , assure-t-il, on fait profil bas. On se doute qu'il y a eu des contreparties, mais pas question d'évoquer cela maintenant. » Une fois de plus, le PS se trouve dans l'incapacité d'attaquer le chef de l'Etat, qui engrange ainsi un bel unanimisme. (le point N° 1819 du 26 juillet).

En ce qui concerne le paquet fiscal et la loi sur le service minimum puisque ces sujets sont abordés, ces 2 lois ont été validées par le CC l’une dans son intégralité et l’autre presque (droits de successions, bouclier fiscal, heures supp etc..). A été censurée la déduction fiscale sur les emprunts immobiliers d’avant la loi. Que ceux qui avaient emprunté quelques semaines avant remercie le PS surtout s’ils sont de gauche. Je rigole mais j’en connais un et je me doute que ce n’est pas drôle.

Je suis particulièrement satisfait de la suppression des droits de successions. En effet je trouvais tout à fait anormal voire scandaleux que le patrimoine accumulé après des années de travail soit imposé 2 fois. La première à la disparition du premier conjoint et une seconde fois à la disparition de l’autre. Que la gauche pousse des cris et qualifie cela de cadeaux fait aux riches m’indiffère complètement. Le conservatisme fiscal n’a pour elle aucune limite.

Alors bien évidemment sur certains blogs il n’y a que des spécialistes. On peut lire ça et là qua F Fillon et JL Borloo ne comprennent rien à la TVA sociale, que N Sarkozy et C Lagarde n’ont aucune notion de l’économie, que E Cohen et J Marseille sont des économistes de salons, que les écoles de commerce ne servent à rien etc… Mais ceux qui tiennent ces propos évidemment sont des génies de l’économie, eux ont tout compris. J’ai également pu lire sur un blog lors de la crise des subprimes que la BCE avait donné gratuitement 100 millions d’euros aux banques et au système financier, et dans un autre post 150 millions pour sauver ces pauvres riches au bord de la faillite pour cause de cupidité incompressible (que c’est joli, mais ça veut dire quoi en fait ?). Pas un instant il n’est venu à l’idée de cet internaute que l’on pouvait surtout sauver des dizaines de milliers d’emplois. Devant un tel raccourci on se demande si l’auteur de tels propos est de mauvaise foi ou s’il veut nous faire croire qu’il y comprend quelque chose. Et dire que personne ne l’a repris, au contraire on le félicite pour ses connaissances. Personne ne l’a repris pour lui dire que la BCE possède son propre budget , que celui ci est indépendant de l’UE et que son capital est à la fois souscrit et libéré par les banques centrales nationales, personne ne lui a dit que l’eurosystème, et ce dans le but de ne pas subir une influence quelconque et de préserver ainsi son indépendance, n’a pas le pouvoir d’accorder des prêts à ce que l’on appelle les « organes communautaires » et surtout dans cette affaire personne ne lui a dit que la BCE dispose à la fois des outils et des compétences qui lui permettent de conduire la politique monétaire telle qu’elle l’entend. Je rassure ce monsieur, dans l’affaire des subprimes la planche à billets n’a pas fonctionné que ce soit pour aider les « riches » ou pour tout autre raison. Voilà quelqu’un qui en disant des inepties ferait pour ses interlocuteurs passer des vessies pour des lanternes. A ma connaissance et je connais un peu de monde pas un financier et pas un économiste responsable ne tient ce genre de propos même s’ils divergent par ailleurs sur les causes, les conséquences et les remèdes à apporter.

Que de gens compétents rencontrent-on sur les blogs. En économie, en politique nationale et internationale, en tout…Zont de la chance les gars. Ils devraient offrir leurs services à la communauté.

belka

Je pensais que l'urgence pour lui était d'aider les-blessés-de-la-vie et ceux qui-avaient-un-genou-à-terre, ceux dont il avait parlé le 6 Mai et même le 22 avril. Bilan pour eux : oualou.
Que des images (retouchées ou pas) et des déclarations. C'est pâle pour les 100 jours d'un hyper-président hyperactif et omnipotent.

Si ce qui compte c'est la perception que l'on a de la réalité (cette affirmation n'est pas de moi mais d'un marketeur lambda), cette perception commence à aller de travers.

Maria

Impression, quand même, qu’avec son dernier coup d’éclat - traîner les fous devant les tribunaux - la perplexité devrait s’installer dans les cerveaux les plus précédemment enthousiastes.

Franck Boizard

Félicitations. Après un retour de vacances fort décevant, vous reprenez de la hauteur.

tefy

Par contre, il ne me semble pas l'avoir vu aux antilles après le cyclone Dean, il est vrai que vouloir passer la guadeloupe au Kärcher passerait mal...

Idem pour la TVA sociale, qu'on essaie d'enterrer sur le tapis...

Sarko va apprendre la différence entre conquérir le pouvoir et l'exercer....

au fait, il me semble que Solly est "l'ancien" chef de cab' de sarko... il a été muté à TF1...

Eric Dupin

Tefy,
Oui, Solly était chef de cab' au moment où Yasmina Reza recueillait ses informations. Il est devenu depuis grand chef à TF1, ce qui est piquant mais pas surprenant compte tenu de la citation ici reproduite...

DD

On ne l'a pas vu non plus au chevet du bébé défiguré par un chien de combat. Ni de celui du petit Yvan. Ni auprès des veuves de gens qui se suicident sur leur lieu de travail.

Il y a de bonnes et de mauvaises victimes.

Karedig

Joli billet.
Mais Eric, de grâce,arrêtez de nous infliger des vestes aussi criardes à C dans l'air...

(un ami qui vous veut du bien)

damocles

Concernant l'intervention auprès de la famille de l'enfant violé, je ne vois pas où est le problème. A quel autre moment de leur vie auront-ils plus besoin d'être considérés et soutenus par la République? C'est la même chose pour le lycéen noir insulté par son enseignant, que Sarkozy a reçu hier.

A propos du "danger" de la réaction à chaud : je trouve cet argument d’un cynisme assez abject. Comme si la morale citoyenne, c’était de relativiser et de rationaliser ce qui n’est ni relatif ni rationnel. Un viol est un acte absolu, et s’il n’y a pas de hiérarchie dans l’horreur, s’en prendre à un enfant reste supérieurement barbare.

Flamant Rose, il faut absolument que vous ouvriez votre blog. Assez tergiversé maintenant ;-)

Guzet

Félicitations pour la rectification du tir et pour l'état des lieux fait dans le dernier paragraphe, en distinguant la réalité de son écume médiatique. Avec cette question récurrente : cette inertie conservatrice est elle le résultat d'une défaillance de la volonté politique ou n'est elle que le reflet d'une sclérose généralisée de l'ensemble de la société française?

le gauchiste repenti

Je suis assez d'accord avec vous. Sarkozy avait quelques mois pour mener à bien la rupture libérale qu'il avait promise. En effet, passé l'état de grâce, où un président récemment élu a une légitmité incontestable pour réaliser ses promesses et dispose donc de réelles marges de manoeuvre; passé ce délai, le syndicat des conservatismes et des corporatismes (gauche + syndicats + rue et médias manipulés) reprendra inéluctablement le pouvoir. J'ai bien peur que Sarkozy ne soit un digne héritier de l'immobilisme mitterrando-chiraquien...
Pendant ce temps, l'Allemagne tire pleinement les bénéfices de la politique libérale initiée il y a quelques années par le social-démocrate Schröder. Vérité en-deça du Rhin, erreur au-delà...

noop

Eric Dupin, bonjour.
Est-ce l'effet des vacances ? Vous me semblez avoir perdu de la distance dans votre "analyse". Cet article reflète un parti prix très "signé". J'ai peu regardé la télé cet été, j'ai préféré lire. Hier j'ai zappé. Et je suis tombé sur un "editorial" de Gérard Leclerc au journal de France 3. C'était du même tonneau. Ce n'est plus vraiment du journalisme. On aurait pu se trouver dans une conférence de presse rue de Lille, ça n'aurait pas surppris....

Chercher à agir contre la récidive des délinquants sexuels, c'est chercher à être en empathie avec le peuple ???
Alors qu'il a toujours été urgent de ne rien faire ???
Alors qu'on en arrive à ce que ces fameux professionnels, que Sarkozy semblent contourner, prescrivent du "viagra" à des personnes qui devraient au contraire être calmées de ce côté.... ???
"Castration" "prédateur", mais vous vous rendez compte, quel vocabulaire violent. Non, ce n'est pas possible... La principale violence M. Dupin est celle faite aux victimes, si vous avez un tout petit peu d'imagination.
A vous entendre il faut rester serein... Et continuer à faire confiance au "pros" qui obtiennent les résultats que l'on voit. Mieux vaut lire cela que....

Pour le reste de cet article, comment faire croire que les cadeaux fiscaux sont "populaires" alors que les médias semblent relayer le PS dans la dénonciation des cadeaux faits aux "riches"... Ces affreux riches, honnis jusque dans la tête de la sublime Fanny Ardant. Ces riches qui entreprennent, qui deviennent patrons (beurk) alors qu'ils auraient pu suciter l'admiration de la belle en s'orientant vers la radicalité terroriste meurtrière...
Drôle de monde, où plutôt de pays que la France.

Seule la dernière phrase de votre article a mon adhésion.

franck

Je trouve cet article fort intéressant Mr Dupin, vous tapez dans le mille!

Je pensais qu'on se retrouverait face à une présidence de ce type, beaucoup de mots mais pas grand chose de concret. De l'émtionnel en gros...
La réalité me donne raison.

Concernant la soit disant hyperactivité il faut relativiser, tous les présidents de la Veme République ont été hypercatifs hormis Chirac et Mitterrand dans son second mandant. La différence c'est qu'avec Sarkozy on est dans l'hyperactivité conjoncturelle, dans la résolution de problèmes divers peu intéressants et en plus on fait ça mal, à la va-vite. De l'émtionnel comme je ne cesse de le répéter. Evolution de société ou faiblesse des gouvernants à résoudre les vrais problèmes? Les médias ont aussi leur part de responsabilité tous comme les gens de gauche (Hollande, Besancenot, Mamère...) qui caricaturent les débats.

Bernard

Merci, Monsieur, pour votre franc-parler, profond, modeste et exigeant.

Bernard

...et vrai

DD

Question à Bernard : vos félicitations vont elles à Franck, ou à ED ?

(Pour les qualifier, j'hésite entre sincères et ironiques...)

Augustine

Monsieur Dupin, voilà un sondage IFOP qui contredit vos propos dans "C dans l'air" d'hier, à paraître dans le JDD de demain :
- Nicolas Sarkozy est à 69 % de satisfaits,
- François Fillon à 63 % !
Cela doit vous décevoir ; vous sembliez savourer quelque peu une baisse du Premier Ministre.
Les côtes respectives sont au plus haut depuis les élections.
Les vacances US, "l'hyper Présidence médiatique" ou le rôle du Premier Ministre ne semblent pas pour l'instant perturber les Français autant que le microcosme journalistique.

malakine

Comme je l'ai écrit sur mon site, au bout de 100 jours l'état de grâce est fini. On se rend compte que la rupture de Sarko ne porte que sur le style (et encore le nouveau style commence sérieusement à agacer). Sur la méthode c'est toujours la même chose, l'occupation du terrain médiatique et l'action pour la communication. Sur le fond, c'est les mêmes vieilles recettes, les mêmes réactions stéréotypées : Plus de sécurité, plus de répressions, plus de compassion ...

On attends toujours la première réforme structurelle qui pourrait marquer un avant et un après.

Et si Sarko avait touché ses limites et était en train de prouver qu'il n'est tout simplement pas capable d'être autre chose que le super ministre de l'intérieur qu'il a été entre 2002 et 2007 et le super candidat dopé aux discours de Guaino qu'il a été entre 2006 et 2007 ?

marl

La plupart des économistes doutent de l'efficacité des mesures prises par Sarkozy, tout en lui laissant encore le bénéfice du doute puisque d'autres dispositions seront prises à l'automne.
Le bénéfice du doute, c'est sur cela que repose aujourd'hui la popularité de Sarkozy. Si les résultats ne sont pas là dans les 6 mois - et quoiqu'en pense Monsieur Solly, les Français s'en rendront vite compte - les choses commenceront à tourner mal pour lui.

Autre sujet de tracas pour le démiurge : l'affaire du traité simplifié. Ce texte reprend à 90% le contenu de la Constitution rejetée par référendum. Le discours de Sarkozy sur le sujet a toujours été clair : "vote et tais -toi". Sarkozy n'aime pas les référendums, il préfère la démocratie "représentative", à condition bien sûr que les représentants soient muselés. En élisant Sarkozy, les électeurs ont validé l'adoption du traité par voie parlementaire. Mais si la supercherie est démasquée, si par exemple d'autres Etats de l'UE organisent des référendums -le Royaume Uni y songe - l'électorat populaire,très majoritairement noniste,laissera tomber Sarkozy.

Sur la répression des mouvements sociaux par un "Sarko-Facho" brandie par une partie de la gauche pendant la campagne, on ne voit par contre rien venir. Sarkozy reste prudent, voire timoré (réforme des universités). Un bon mouvement étudiant ou étudiant + salarié pourrait calmer une fois pour toutes ses ardeurs réformatrices, mettant en fureur une partie de ses électeurs -longtemps très représentée sur ce blog - qui espéraient un Thatcher français.

Duprat

Et si on se demandait ce que serait aujourd'hui l'état de la France si, en 1988, le couple infernal Chitac-Mitterrand n'avait pas mis Barre hors course.... !

JD3000

http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/barofigmagsofres.htm

voir les priorités des français (toujours les memes)
voir l'indice d'efficacité du gouvernement concernant ces priorités. Voir son évolution

se demander en effet quelles mesures efficaces ont été prises concernant ces priorités depuis cent jours

ça allait démarrer fort, continuer tout l'été, vous allez voir ce que vous allez voir !

Certes, on pédale à fond, mais on pédale dans la semoule.

a part ça, comme dit Augustine, 2/3 des français seraient contents, et heureux de l'etre.
Normal : quand on est sur la plage, tout baigne !

Jean-Luc

Heureux de vous retrouver sur ce blog, flament rose avec à chaque fois un commentaire qui me convient parfaitement.
Je n'intervient pas souvent
Je trouve comme certains blogueurs que l'hyperactivité dénoncée du nouveau président de la république Nicolas Sarkozy (j'utilise à dessein cette expression pour éviter les "Sarkozy" ou "Sarko" et même "le nain a talonette" utilisés par les adversaires farouches de N.S.) est au contraire un changement complet par rapport à l'immobilisme de son prédecesseur J.C.
Qu'il fasse ce qu'il a dit qu'il ferait et qu'il travaille au bien être de tous les français.
Il a cinq ans pour le faire alors laissons lui au moins plus de cent jours pour mettre en route un pays dont les rouages sont bien grippés depuis des années.
On pourra toujours reprendre une de ses promesses électorales et démontrer qu'il n'a pas pu obtenir ce qu'il voulait, mais pour autant, on doit reconnaître de façon lucide et non partisane qu'il a envie que ça réussisse et pas seulement pour sa satifaction personnelle mais aussi pour son pays.
Comme d'habitude ses adversaires prédisent: 2/3 des français sont satifaits, c'st parce qu'il sont sur la plage.... mais vous allez voir à la rentrée.....
Ben voyons, faire de l'obstruction systématique parce qu'on s'est pris une veste aux élections, c'est bien un réflexe socialiste.
Damoclès dit:
"Flamant Rose, il faut absolument que vous ouvriez votre blog. Assez tergiversé maintenant ;-)"

Vous aurez au moins deux fidèles lecteurs, Damoclès et moi.

EM

Je suis étonnée de voir un tel indice de satisfaction alors que les réformes phares de la campagne ont été (partiellement) vidées de leur contenu :
- service minimum (pas d'instauration d'un service minimum en cas de grève),
- réforme de l'université (la question de la sélection des étudiants et de l'augmentation des frais d'inscription ont été pour le moment écartées),
- remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (pour 2008, ce sera finalement 2 sur 3),
- politique de rupture avec l'Afrique (entretiens et hommage appuyé à Omar Bongo quelques jours après son entrée à l'Elysée)... sans parler du contrat de travail unique dont le nom n'apparaît plus en tant que tel dans la lettre de mission adressée à X. Bertrand.
Toute l'habilité de Sarkozy semble résider dans sa capacité à occuper la scène médiatique pour faire croire que ses réformes et sa rupture sont bel et bien en marche... et visiblement ça fonctionne dans l'opinion publique.
Lemonde.fr invitait récemment ses lecteurs à indiquer leurs sujets de satisfaction et de mécontentement après les 100 jours de la présidence Sarkozy et il était surprenant de voir que certains lecteurs se félicitaient de la mise en place d'un service minimum (alors qu'il n'y en a pas dans la loi adoptée). D'autres saluaient l'augmentation substantielle du budget de la justice (ah bon, ce n'est pas prévu pourtant... Dans le programme de Sarkozy, la réforme de la justice, c'est la réforme de la carte judiciaire, pas une augmentation substantielle des moyens).
Bref, c'est un peu comme si l'agitation médiatique du président lui permettait de faire oublier les "reculades" consenties lors de l'application des réformes.
Jean-Luc, vous dites à juste titre qu'il dispose de 5 ans pour appliquer ses réformes. C'est vrai. Cela dit, il est généralement plus facile de mener des réformes difficiles en début de mandat, lorsque l'on jouit d'une forte légitimité issue des urnes.

marl

"Faire de l'obstruction systématique parce qu'on s'est pris une veste aux élections, c'est bien un réflexe socialiste".
Jamais l'UMP ne ferait de l'obstruction systématique, n'est-ce pas?

Allons, arrêtons une fois pour toutes les gamineries. Il est temps de prendre conscience dans ce pays que l'adversaire n'est ni l'UMP ni le PS mais nos concurrents hors d'Europe et même en Europe, qui ne nous font pas de cadeaux. Notre brave Union européenne continue de s'enfoncer dans la stagnation, la France en tête, alors que la croissance n'a jamais été aussi forte partout ailleurs dans le monde.

Laisser sa chance à Sarkozy, oui, car tout le monde a intérêt à ce qu'il réussisse. Mais pour ce que l'on a vu cet été, le berlusconisme n'est pas très loin.

Lafon

Questions à E. Dupin si attentif aux questions électorales. Que restera-t-il de l'électorat sarkozien en mars prochain? Comment se fait-il que NS, si averti de ces questions, ne se pose pas cette question? Est -il persuadé que la toute puissance des manipulations médiatiques lui conservera tous les gogos qui ont voté pour lui en croyant à la rupture qu'il annonçait?

Augustine

Merci pour les gogos, Lafon. Ils sont largement majoritaires. Et pour que 69 % des sondés se disent satisfaits du Président, il faut qu'il y ait des sympathisants de gauche dans le lot.
Pour ce qui concerne ses électeurs : il ne vous vient pas à l'idée que pour certains NS était le seul - et de loin - à pouvoir paraître éligible et compétent pour diriger le pays, au vu de ses adversaires ?
Et sans vouloir enfoncer un peu plus le PS qui n'a pas besoin de moi pour ça, nul doute que si la campagne indigne du Tout Sauf Sarko n'avait pas laissé de traces, Royal n'aurait sans doute atteint que les 40 %...et dans la douleur.
Cent jours pour faire les réformes structurelles nécessaires depuis si longtemps, avec tous les corporatismes tenant au statu quo, vous pensez que c'est possible ? NS a promis de réaliser ses promesses sur le quinquennat ; laissons-lui un peu de temps, il faut commencer par changer les mentalités.
Et il faut croire qu'il y a du nouveau dans la loi sur le service minimum puisque nos chers syndicats parlent d'atteinte au droit de grève.
Et le vote de l'autonomie des Universités est un premier pas révolutionnaire sur le fond.
Le chant des pleureuses, semblant prier pour l'échec du Président me perturbe un peu : quel intérêt y aurait-il à le souhaiter, pour nous, nos enfants et le pays ?

Revolutionnaire

C est combien le prix du pain et du lait ?

Ozenfant

Eric Dupin,
Le retour de vacances est difficile, et votre article est "trop" vrai, trop évident.
Nous les 61% de Français qui (les gogos comme moi) continuons à soutenir le président, faisons partie des "patients".
Nous pensons comme tout le monde, donc nous pensons peu... mais cela pourrait changer...

@Marl,
C'est vrai que nous espérions un Thatcher à la Française !

@Noop,
Je viens de traiter le sujet des pédophyles dans mon blog: avec un grand succès d'audience ! Et, pour finir, Noop, j' ai pondu dans mon blog un sujet "froissant" pour tous les idéologues, mal écrit et mal mis en page:

"On voit tout de suite le paradoxe de la limitation de la liberté de la presse à «ne pas utiliser d’expression choquante, voire blessante pour la sensibilité d’autrui» !
Cela revient à dire que dans l’Allemagne hitlérienne, d’après la Ligue des Droits de l’Homme, la Presse n’aurait pas été en droit «d’offenser gratuitement la sensibilité» des Allemands qui soutenaient la doctrine de «Mein kampf»."

un-centriste

Révolutionnaire : le prix du pain, c'est entre 90 centimes et 1 euro, pour une baguette qui a de la saveur et qui est encore bonne à manger le lendemain, alors qu'il y a quinze ans, c'était 3 francs pour une baguette immangeable et qui était rassise et bonne à jeter dès l'après-midi. Les boulangers se sont remis à faire de la qualité ; la qualité, c'est du temps passé à pétrir la pâte et cela se paye au coût de la main d'oeuvre.

Mais peut-être faudrait-il délocaliser la production en Chine ? Le pain (médiocre)serait vendu 2 euros le kilo dont 1,99 pour les transporteurs, les intermédiaires et les importateurs de tout poil et un centime pour le producteur. Comme pour les baskets, les jouets et les t-shirts (et même paraît-il les drapeaux américains).

Pour être plus en rapport avec le sujet de ce jour, il est clair que Nicolas Sarkozy arrêtera de faire de la communication "émotionnelle" le jour où les médias audiovisuels laisseront de côté les faits divers pour s'intéresser au fond des problèmes qui touchent les français. Tant que leurs sujets de prédilection seront les viols (si possible les viols d'enfant), les infanticides, les accidents spectaculaires (de fête foraine, c'est plus vendeur), les meurtres si possible sordides, et qu'un ministre pourra perdre sa crédibilité pour ne pas s'être rendu toutes affaires cessantes sur le lieu d'un accident, nous aurons des gouvernements de l'"événementiel". Nicolas Sarkozy qui tient plus à son image dans l'opinion publique que le regretté Raymond Barre, a parfaitement compris cela, tout comme d'ailleurs Ségolène Royal, qui en avait joué jusqu'à la caricature.

Le risque de Nicolas Sarkozy, comme pour ses prédécesseurs, c'est que l'écran terriblement épais qui se tient entre l'Elysée et le peuple ne l'amène de plus en plus rapidement à se déconnecter de la réalité. C'est en cela que des contre-pouvoirs sont utiles. Les journalistes - et particulièrement les journalistes audiovisuels qui ont une audience très large - ont une responsabilité toute particulière. Mais cela suppose qu'ils adoptent une approche différente, qu'ils laissent le monopole du faits divers aux romanciers et aux scénaristes de fiction, et qu'ils s'entourent de (vrais) spécialistes capables d'entrer dans le fond des choses et de pédagogues capables de les expliquer devant un micro (une caméra). Une révolution ?

Gatien

<< Pour être plus en rapport avec le sujet de ce jour, il est clair que Nicolas Sarkozy arrêtera de faire de la communication "émotionnelle" le jour où les médias audiovisuels laisseront de côté les faits divers pour s'intéresser au fond des problèmes qui touchent les français.>>

Rédigé par: un-centriste | le 27 août 2007 à 09h49


Il y a du vrai, mais on pourrait pousser le raisonnement et dire que les médias arrêteront d'alimenter leur "information" par des faits divers le jour où les gens ne les regarderont plus. Or, j'ai bien peur que l'attrait pour la violence soit viscéralement ancré en nous...
Les journaux télé sont donc remplis de faits divers simplement parceque çà fait de l'audience.

Ca n'empêche pas de se demander si Sarkozy braque délibérément les projecteurs sur des faits divers, et il me semble plutôt que oui, alors que le rôle des politiques est précisément de poser le "fond des problèmes".

Sur ce point, Sarkozy-président et l'égal de Sarkozy-ministre de l'intérieur. Rien de bien étonnant donc, malheureusement.

Ou peut aussi se demander à quel jeu joue TF1 sur ce terrain, sachant que dans certains cas (notamment campagne pour la 2ème élection de Chirac) des sujets à sensation ont été repris par les chaînes publiques - soucieuses de ne pas râter un coup - après avoir été lancés par TF1.

Karl Marx

Je suis assez d'accord avec le constat de ED. Mais si je peux être personnellement assez satisfait que les actions de Sarkozy et de son gouvernement ne sont pas à la hauteur des promesses du candidat que j'ai combattu, j'ai peur quand même que ses échecs ne se voient au bout d'un moment et rejettent ses électeurs dans le camp d'un Le Pen ou de quelqu'un qui aura repris ce créneau protofasciste. Surtout qu'en attendant, les actions de Sarkozy auront néanmoins émoussé la réaction des forces de contestation sociale du pays, et surtout, acclimaté l'opinion publique avec des propos grossiers (au sens 1er du terme, cad le contraire de fins, subtils et détaillés)flirtant avec les thèmes de la contre-révolution chers à feu Jean-Pierre Stirbois. J'espère me tromper, mais je crains que Sarkozy ne nous prépare à l'arrivée au pouvoir de fascistes véritables, Sarkozy n'en étant pas un lui-même, bien entendu.

socialiste

Vu sur le site de Martine Aubry après sa tribune dans Le Monde du 25 août. Intéressant non ??


Bravo Martine pour cette tribune !

Tout à fait en accord avec toi, le Parti socialiste doit revenir à ses valeurs, la gauche doit se réunir !

Amicalement,

Jean-Christophe Cambadélis

Ozenfant

Cambadélis !

J'espère que vous avez utilisé un nom usurpé, sinon d‘habitude, pour dire de telles banalités.... les être humain normaux vont se cacher !

Un Socialiste (et non pas un sbire de la caviar-bobocratie).

Karl Marx

Autre exemple de promesse sarkozienne sur le point de ne pas etre tenue: la lutte contre le dopage sportif.
Ca semblait bien parti avec le regroupement du ministère des sports et celui de la santé, sous l'égide de Roseline Bachelot. mais voilà! Le futur grand pourfendeur du dopage ne sera autre que Bernard Laporte, qui ne devrait pas ignorer que son sport favori est au niveau professionnel au moins, gangréné par le dopage. Eh oui, j'entends en ce moment de ferveur rugbystique pré-coupe du monde, les journalistes faire des sujets sur le "gabarit" et la "musculature" des joueurs qui a bien changé. Et il est vrai que pour contrer les joueurs All Blacks, australiens, sudaf ou anglais, il nous faut aussi des joueurs qui s'entrainent en piochant le matin au p'tit dej, dans un bol de jolies pilules multicolores, ou pire encore. Comment donc Laporte peut-il lutter contre ce fléau dans l'avenir ayant été entraineur national? Je crains qu'il ne soit pas crédible. a moins que Bachelot garde ce dossier, mais alors quelles seraient ses relations avec son secrétaire d'état, "ami" du chef?

Ozenfant

Eric Dupin,
Bin oui, on ne peut pas dire le contraire, il est le président des médias et de la parole.
J’ai pourtant soutenu le programme économique de Jean Arthuis (avec qui j‘ai eu des relations professionnelles) et donc de Sarkozy !
Avant les élections je disais qu’il ne fallait pas croire ceux qui le pensaient «fasciste», qu'il n'était pas un dictateur, mais un "prometteur".
Et qu'en banlieue, nous avons attendu en vain que la moindre promesse se transforme en réalité.
Je souhaite me tromper, pour la FRANCE, mais plus le temps passe......

@Karl Marx,
Vous nous manquez chez Pascal !

matéo

"Qu'il s'agisse de la réduction du nombre de fonctionnaires, du service minimum dans les services publics ou de la réforme de l'université, l'action a été en recul par rapport aux paroles. On ne saurait parler ici d'hyperactivité".

Bien d'accord avec ce commentaire d'Eric Dupin. Sur trois thèmes pourtant "au coeur" du projet de Nicolas Sarkozy, les réformes de fond "dont nous avons pourtant tant besoin" sont devenus des réformettes. On n'en tirera pour autant des plans sur la comète, nous n'en sommes quand même qu'au quatrième mois sur soixante du mandat, mais la "rupture" n'a clairement pas été au rendez-vous sur ces trois premiers dossiers. Faut-il y voir une prudence de serpent ou plus simplement le signe que ce gouvernement, comme ses nombreux prédécesseurs, a les chocotes ? Il n'y a qu'un pas que je franchirai bien volontiers.

On devait sélectionner l'entrée à l'université, vous vous étiez trompé, cela ne concernerait, et selon certaines modalités, le passage de la troisième à la quatrième année. Du coup, l'université continuera d'offrir une palette large de cursus, où filières bouchées ou pas, le principe d'y accueillir toutes celles et tous ceux qui veulent s'y engouffrer est donc maintenu. Belle continuité.

Ceux qui doutaient déjà sur le papier de l'efficacité d'un paquet fiscal à 13.6 milliards d'euros, en période de vaches maigres, observent assez facilement qu'un des volets de son financement (le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux) est d'ores et déjà réduit. 70000 fonctionnaires partants en 2008 signifiait 35 000 suppressions de postes, nous voilà ramenés à 22 700, pour cause de pragmatisme "le temps nécessaire à la conduites des réformes de structures". Continuité là encore dans cette mauvaise habitude des gouvernants français que de "mettre la charrue avant les boeufs". Les mêmes auront noté accessoirement qu'avec un point de plus sur les taux d'intérêt en 2007, la facture du service de la dette s'en trouve alourdie de 10 milliards d'euros, soit peu ou prou le montant du paquet sensé nous faire gagner un point de croissance. Et pourquoi pas jouer à la roulette russe ?

Enfin, le sujet dont on parle depuis 25 ans en France, le service minimum, ne sera donc pas à l'image de son homologue italien où les trains circulent normalement les jours de grève entre 6 h et 9 h et entre 18h et 21h. Une bonne purée de pois est sortie du chaudron, à moins que ce ne soit une bouillie.

On peut avoir soutenu et le candidat et son projet, mais la crainte restait et reste l'aptitude à "rompre" et à mener les réformes de fond. Je crois pour ma part que vainqueur ou pas à 53 % avec 85 % de participation, nos gouvernant ont une fois de plus les chocotes d'avoir à faire face à la rue. Personne ne sait en effet ce qui se passerait si on ne cédait pas, comme le font tous les gouvernements ayant tenté quelque chose ces 25 dernières années. D'où cette situation finalement assez dans la continuité où l'on veille plus à ne pas froisser Bernard Thibaut, Bruno Julliard et Gérard Aschieri qu'à faire ce que l'on avait annoncé, et promis aux électeurs.

Lebas

Suite du mail précédent : le virage sur la Turquie au moment où un islamiste y devient président de la République ....
La liste est déjà longue et va sans doute s'allonger...

damocles

"Sarkozy devrait peut-être moins sautiller sur les sujets d'actualité et se pencher plus attentivement sur les réformes structurelles", dites-vous en conclusion.

Eh bien vous devez déjà savoir que Michel Rocard, ancien hypo premier ministre, en opposition à l'hyper président actuel, a accepté de se pencher lui aussi sur la réforme structurelle de l'EN. Et ce après Védrine, Lang, Hirsch, Amara, qui sautillent eux aussi à qui mieux mieux sur d'autres réformes structurelles.

On devrait quand même leur dire : à leur âge, sautiller ainsi... ça fait désordre. Même pour la République.

Ozenfant

Lebas,
En Turquie, vous le savez forcément, les islamisants sont Européistes et les kémalistes/laïques contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

Étonnant non ?

Moi, à la place de la caviar-bobocratie, je me poserais des questions... mais pensent-ils seulement, ces gens là ?

A

Incise : lire l'interview d'Eva Joly sur nouvelobs.com, où elle compare Nicolas Sarkozy et Sylvio Berlusconi.

Il y a les bons et les mauvais délinquants...

Précisons que Mme Joly n'est pas vraiment de gauche. Le Floch-Prigent, lui, l'était.

bernard

@ E.D

Bravo pour ce billet !

Juste en passant : "Hyperactivité ? Si si ! Mais dans le sens "moulin à vent" ou "brassage d'air".
Il y en a dans certains bureaux qui sont très forts dans ce domaine. Histoire de donner l'illusion de beaucoup travailler.

Mais les médias aiment çà : çà remplit ! Du coup quelle pub pour notre "hyperactif" président !

A

Ouf ! Notre Président est pour la dépénalisation du droit des affaires ! Il veut qu’on arrête de sanctionner ce qui ne lèse que des intérêts privés et de façon pécuniaire !

Je me présente. Je suis dans les affaires : voleur de mobylettes, que je revends. A mon compte, donc privé, et je ne vole que les mobylettes d’inconnus comme moi, aussi privés que moi (donc pas question de voler le scooter du fils de Monsieur Sarkozy : pas fou, moi ;-)

Affaires, intérêts privés, façon pécuniaire : ben là, je suis tranquille ! J’ai bien fait de voter pour quelqu’un dans mon genre !

bernard

"- François Fillon à 63 % "

Normal , il est quasi-inexistant ! On voit donc mal comment il peut devenir impopulaire.

Par contre quand la cote sarkozienne chutera (parce que çà arrivera) eh bien la cote Fillonienne suivra la même pente !

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La Victoire empoisonnée

  • Je publie, le 10 mai aux éditions du Seuil, un nouveau livre consacré la campagne présidentielle de 2012. Il s'agit d'une enquête en profondeur mêlant de nombreux témoignages de Français de toutes conditions mais aussi de politiques de tous niveaux, des militants aux candidats en passant par les responsables et les élus. Cette sorte de récit analytique cherche à rendre compte des véritables lignes de forces de cette campagne, à expliquer la victoire désormais plus que prévisible de François Hollande, et enfin à proposer une réflexion sur l'avenir qu'elle nous réserve. Un blog lui est dédié. Vous y trouverez la quatrième de couverture du livre, la table des matières, l'introduction, quelques photos, une revue de presse et, bien sûr, les réactions des lecteurs.

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