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« Hommes de paroles | Accueil | Communication et propagande »

03 mai 2007

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Voici les sites qui parlent de Adversaire de rêve :

Commentaires

jean

Il semblerait, hélas, que quelque soit la nature du débat, il ne pourra infléchir en aucune manière les "tranchées" dans lesquels sont cantonnés les pro-sego et les pro-sarko. Ce qui est même effrayant pour la suite, c'est cette impression de cassure à tous les niveaux de la sociétes. Cette rupture tant désirée est bien présente, mais peut-être pas celle qu'on croit. La fracture social est devenue abyssale (merci Chirac).
La détestation de l'autre, de la différence de l'autre, de celui "qui est payé à rien foutre", parfois même la remise en question du principe de solidarité est aujourd'hui assumée ouvertement par une partie de la population. Il y a bien là une lepénisation des esprits qui s'est enfin révélée. Le fruit était mûr...
Accordons, au passage, une pensée aux "voltigeurs" du Centre, ni à droite, ni à gauche, lâchés en pleine campagne et livrés à eux-mêmes après la reddition complète de leurs élus à l'UMP.

flamant rose

PPDA dés le début de l’émission : Madame Royal parlez nous des institutions
SR : Je prends le changement de question et je parle du bilan du gouvernement.

PPDA : Madame Royal quelle est votre position sur les 35 H ?
SR : Je fais appel au public les partenaires sociaux.

PPDA : Madame Royal quelle est votre position sur l’entrée de la Turquie dans la CEE
SR : Je prends le 50/50 : Aujourd’hui je suis contre mais demain je peux y être favorable.

PPDA : Madame Royal ou prendrez l’argent pour financer les emplois publics ?
SR : Je fais appel à un ami.
Allo : ….. Zut au PS personne ne me répond.

Fin de l’émission :

PPDA : J’appelle un fonctionnaire pour vous raccompagner...

PPDA : Désolé Madame Royale, il y a 2 h d’attente.

SR : C’est insensé, mais c’est quoi ça, y a personne ou quoi

PPDA : Calmez vous Madame Royale. On va venir vous chercher

SR : Mais monsieur PPDA, c’est une colère saine, me faire attendre c’est immoral. Mais où sont-ils tous ces chauffeurs.

PPDA : Ils raccompagnent à leur domicile et amènent à leur travail les policières, les infirmières, les cheminotes , etc….Ca en fait du monde madame Royal.

franck, naturellement

Je partage - malheureusement - votre analyse : Ségolène Royal n'a pas su marquer sa vraie différence avec Sarkozy. A un tel point que sa conclusion aurait pu être mise dans la bouche de Giscard en 81, ou Chirac en 95, c'est dire le glissement à droite de la société française, et accompagnée ici par la candidate socialiste.
Bien plus, sur certains thèmes, je pense en particulier aux crimes sexuels, elle a été plus réactionnaire que Sarkozy. L'un veut un contrôle à la sortie de prison, l'autre ne veut laisser personne sortir avant d'être sûr que le criminel n'est plus "nuisible".
Je vais voter SR dimanche, malgré tout, mais la gauche moderne aura besoin d'un vrai travail de fond dès dimanche. Car, pour l'instant, le compte n'y est vraiment pas.

Balise

En disant cela, vous dites un peu que les Français vont encore une fois gober le numéro de Sarkozy. C'est à dire que, de votre point de vue, qui, si j'ai bien compris est profondément opposé au cynisme ambiant, vous prévoyez le pire : les Français, selon vous, sont prêt à se faire rouler une nouvelle fois dans la farine, en votant pour un, il faut le dire, assez mauvais comédien ? Voilà notre Sarkozy tout assagi, prenant la pause du "bon sens près de chez vous", ce qui aurait pu convenir s'il avait voulu nous vendre un aspirateur, mais qui, en ce qui concerne la gestion d'une France (confrontée, du point de vue des affaires intérieurs, comme du point de vue des affaires internationales, à à des problèmes majeurs) est largement insuffisant. Vous n'aimez pas le cynisme, mr Dupin, si j'ai bien compris. Que pouvez faire d'autre Ségolène Royale que d'essayer de faire apercevoir, en face d'un candidat qui compte sur leur aveuglement, aux français, que les actes de Mr Sarkozy, des gouvernements auxquels il a participé, sont sans rapport avec le discours qu'il tient ? J'ai cru comprendre que vous n'aimiez pas le cynisme, Mr Dupin. Ne serait-il pas temps de dire aux Français que la prestation de Mr Sarkozy, jusqu'au ton qu'il a employé, en avalant un peu ses mots pour imiter ce qu'il croit être l'accent du français moyen, est mauvaise comédie ? Elle avait raison, la belle : il y avait quelque chose de révoltant à entendre Monsieur Sarkozy dire que "si dans les 5 ans un parent d'enfant handicapé ne pouvait pas trouver d'école "normale" pour scolariser son enfant, il pourrait aller devant les tribunaux" et de même pour la question, par exemple des crèches. Il y avait queque chose de révoltant, révoltant de cynisme justement, à écouter quelqu'un trouver des subterfuges politiques pour entériner des situations misérables, provoqués par la politique de Monsieur Sarkozy et de ses alliés, en mettant de son côté une fausse morale, qui argue de textes de loi inapplicables pour affronter des situations intolérables.

"Le droit opposable à"... mr Sarkozy, avocat, sait bien que cela revient, au lieu d'agir politiquement pour résoudre dans le dialogue des situations difficiles, à en confier l'administration à des avocats, qui, Mr Sarkozy est placé pour le savoir, sont habiles, aussi habiles que lui, à servir ceux qui les payent !

Alors, je veux simplement dire qu'il est possible que vous ayez raison, que l'habileté de Mr Sarkozy, que sa faculté à maquiller la réalité sociale et l'action des gouvernements auxquels il a participé, aient réussi à convaincre les Français... mais si tel était le cas, cela signifierait que le cynisme, que vous, Mr Dupin, n'avait eu de cesse de dénoncer, aura gagner une nouvelle fois les élections présidentielles, et cela, il n'est plus certain aujourd'hui que la France est l'estomac pour le supporter.

Parce que, que dites-vous dans cet article : que Sarkozy a été plus "habile" que madame Royale, qu'il a su la "mettre en défaut", comme il a su mettre en défaut tous ses adversaires jusque à présent. Ce sont des techniques de communications, de combat, qui n'ont rien à voir avec la bonne gestion d'un pays ni avec l'efficacité d'une action gouvernementale.

Mais les Français vont-ils, après avoir avalé "Chirac, l'homme de parole", jusqu'à plus soif, jusqu'à avoir envie de vomir la politique, encore gober ça ?


Mr

Adversaire de rêve, oui. Et cela renvoie à l'hypothèse que Mme Royal est pour une bonne part une création des médias et des sondages contrôlés par les amis de NS, qui ont tétanisé les militants du PS et porté à la candidature non la plus compétente mais la plus plaisante.

On va donc voir le résultat.

Et, pendant cinq ans au moins, on ne va pas rêver. "On" ? Moi je ne suis pas à plaindre, à mon âge de petit retraité. Mais tous les pauvres qui ont cru aux promesses du Prince des Pauvres en son fief de Neuilly, c'est pire qui les attend. Bah, ils auront le spectacle émouvant de la richesse des autres.

Maule

Cher Monsieur,

J'apprécie vos analyses stimulantes, mais je vous trouve excessivement sévère envers SR, et ce depuis le début. Même si vous mettez en avant des analyses politiques, il me semble qu'il y a derrière une méfiance initiale, pour ne pas dire une aversion qui peut-être est en partie inconsciente (tout journaliste devrait lire l'analyse de C. Limieux cf blog du MOnde sur A Chabot).
Sur l'analyse, ne sous-estimons pas la droitisation de la France sur laquelle vous insistez en général. A partir du moment où les sondages restaient à 52 /53 pour Sarko, il était évident que la marge de manoeuvre de SR était faible. Quand on mène 3 ou 4 à 0 à la mi-temps, on ne se edécouvre pas. Elle aurait été encore moins "une candidate de rêve" à 51 /49.
Je teminerai par 2 points:
1) Reconnaissons que la droite à pu définir un programme cohérent depuis longtemps tout en trouvant les astuces ( revaloriser le travail etc....) pour le faire avaler aux naïfs. Le PS lui, est parti sur une alliance classique avec la gauche avant de devoir lorgner (durablement?)vers le centre.
2) En période de difficultés, il est beaucoup plus facile de faire un programme de droite que de gauche. Il suffit de dire + de sécurité - de laxisme, -de fonctionnaires, + de travail etc..., alors qu'un programme de gauche visant à rendre la société plus harmonieuse, implique une redistribution plus compliquée des cartes.

En conclusion, je suis agacé qu'on accepte l'idée, comme une évidence que Sarko serait plus compétent: il confond impôts et prélèvements obligatoires (niveau seconde en lycée), il ne chiffre pas le coût (élevé) des allégements sur les HS, il propose une escroquerie intellectuelle avec la "TVA prétendûment sociale"etc..
On peut sûrement beaucoup critiquer SR, mais on peut le faire avec plus d'objectivité que ne le laisse entendre votre titre.
Cordialement!

Gerard

Je vais peut-être dénoté mais c'était le débat Maman contre Papa, elle toujours compassionnelle, une petite colère feinte sur les handicapées dans la série le monopole du cœur est de gauche. Lui parlant de la valeur du travail et posant la valeur de l’effort.
Je ne trouve pas que ce débat ait été d’un haut niveau, quand à la conclusion les trois dernières minutes ont été, à mon sens au net avantage de Sarkozy, alors que Mme Royal a de nouveau mis en avant son rôle de mère ce qui est un état et aucunement une qualité.
Quand au deux horloges parlantes qui accompagnaient les deux candidats, elles sont apparues dans toute leur nullité.

Makhno

« Le personnage de Marivaux, … , est un homme sans passé, ni futur, qui naît à chaque instant. Les instants sont des points qui s’organisent en une ligne, mais ce qui compte, c’est l’instant et non la ligne. L’être marivaudien n’a aucun sens de l’histoire. Rien ne suit ce qui s’est passé précédemment. ….. Il ne peut prédire ses propres réactions aux événements. Il est cerné par une situation d’essoufflement et d’éblouissement. »
Donald Barthelme (1968)

Makhno

« Le personnage de Marivaux, … , est un homme sans passé, ni futur, qui naît à chaque instant. Les instants sont des points qui s’organisent en une ligne, mais ce qui compte, c’est l’instant et non la ligne. L’être marivaudien n’a aucun sens de l’histoire. Rien ne suit ce qui s’est passé précédemment. ….. Il ne peut prédire ses propres réactions aux événements. Il est cerné par une situation d’essoufflement et d’éblouissement. »
Donald Barthelme (1968)

bernard

Aucun des 2 ne maitrise le fond des problèmes. Ce fut un duel de pure forme, l'idéologie et le superficiel a primé.

Décevant et inquiétant pour l'avenir!

Eric M.

Ce débat fut consternant pour le citoyen et sûrement très décevant pour Nicolas Sarkozy, lui-même : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. ».
Une fois de plus le débat n’a pas eu lieu !

Certes, notre favori a eu toute latitude de répéter, à qui voulait l’entendre, les principales lignes de son Programme Présidentiel ! De façon nette, claire et précise !
Bravo !

Ce qui est néanmoins satisfaisant, c’est qu’au vu des réactions des électeurs de gauche, NS aura fait moisson de ralliements bienvenus d’électeurs de SR au 1er tour ! Comment pourrait’ il en être autrement ? On peut logiquement en déduire qu’il y en aura encore plus au centre.

Globalement SR a fait une nouvelle fois la démonstration de l’inadaptation de sa candidature au poste proposé. Mais comment le PS a-t-il pu se fourvoyer ainsi ?!

Inacceptables à ce niveau de débat:

- La non réponse aux questions précises.
- Le non respect du protocole : nos deux journalistes se sont trouvés face à une mission rendue impossible !
- L’absence de mesures concrètes et mesurables (que SR me pardonne … j’ai oublié le baby-sitting des auxiliaires féminines de la Police !).
- Le volontarisme incantatoire et sans démonstration de faisabilité.
- La perte de contrôle de soi, alors même, que dans le calme, il lui aurait suffi de répondre que le ‘droit opposable’ n’était pas forcément la meilleure des solutions eu égard à la durée limitée de la petite enfance ! Elle aurait gagné le point ! De plus elle n’avait pas le droit de mettre en doute la bonne foi de son opposant, pas à ce niveau de débat, car, quoi qu’il arrive, l’un des deux sera Président de la République et les deux méritent le respect de l’autre ; et le retour ne s’est pas fait attendre, attendu que Nicolas Sarkozy est bien meilleur qu’elle-même dans l’affirmation de ses convictions.

Enfin, ce qui fait froid dans le dos c’est son appel incessant à l’arbitrage des partenaires sociaux ! Soit ce n’est qu’un artifice pour masquer son absence de réponse à la question, soit Mme Royal aurait du préférer comme slogan, en lieu et place de « La France Présidente », le label : « Les Syndicats, Président de la France ».

Il est vrai, que l’élimination régulière de tout membre de son équipe et/ou la non consultation des quelques uns qui restent, lui rendent la tâche bien difficile !

Ce débat tronqué a volé à Nicolas Sarkozy un acte fondateur de sa légitimité pour la suite !

Un seul moyen de reconquérir le bout de chemin perdu, c’est le vote massif dimanche 6 mai.
Il faut que ce jour là les résultats frôlent le plébiscite !

C’est possible !

Eric M.

Bravo à Flamant Rose!
Enfin un post qui devrait rester dans les annales de ce débat!
MERCI.

georges

Le nucléaire


1. Part du nucléaire dans la production d’électricité française : 78%

2. Part du nucléaire dans la production d’électricité mondiale : 17% (mais la question de Mme Royal portait sur la France).

3. Part du nucléaire dans la consommation d’énergie en France : 41% (ce chiffre comprend l’électricité et les transports pour lesquels il n’y a pas de nucléaire). C’est à cette question que Nicolas Sarkozy répond lorsqu’il dit « la moitié ».


Conclusion : grâce à son énergie nucléaire, la France émet 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. La priorité est de développer le nucléaire au niveau mondial, beaucoup trop bas (17%), merci Mme Royal de l’avoir rappelé, afin que le monde entier réduise ses émissions de gaz à effet de serre.

georges

Les mensonges de Ségolène Royal

1. C’est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l’inscription de droit des enfants handicapés dans l’école de leur quartier. Cette loi est la première grande loi sur le handicap après celle de 1975. Toutes les associations en ont salué les avancées. Mme Royal et le parti socialiste ont voté contre cette loi.

2. Le nombre d’enfants handicapés scolarisés dans les écoles « ordinaires » est passé de 89 000 à 160 000 entre 2002 et la rentrée 2006.

3. Le nombre d’auxiliaires de vie scolaire qui les accompagnent est passé de 4 700 à 8388, soit une augmentation de 80%.

Trésor de bienfaits

Elle a incontestablement déstabilisé Sarkozy de la même façon qu'elle mit à la peine ses adversaires socialistes à l'occasion des primaires. Face à une adversaire atypique (pour ne pas dire anormale, ou monstrueuse) qui mélange tout en permanence, qui privilégie la posture au détriment du contenu, qui vend sa personne (elle a tout de même fait quatre enfants toute seule!) et qui, avec un culot phénoménal, abuse de sa féminité pour agresser un interlocuteur dont elle sait qu'il s'efforcera de rester courtois, on se demande comment quelque candidat que ce soit à la fonction présidentielle aurait pu supporter sans quelque étonnement un tel contournement des dossiers, un tel refus des règles - dès le début quand elle ne répondit pas à la question des institutions - et une telle indifférence au sérieux de la chose. Il ne pouvait qu'être désolé du tour affligeant que prenait le débat et s'en trouver fatigué au point de juger inutile de le poursuivre comme l'a montré son renoncement aux minutes de paroles qu'elle lui devait à la fin des fins.

Cependant Sarko, à mon avis, n'a pas démérité pas plus que n'avaient démérité Fabius ou DSK dont la compétence supérieure était restée évidente aux yeux de ceux que la chose publique intéresse plus que la star académie. Il est resté rationnel jusqu'au bout et ne s'est pas laissé engluer dans le scénario SM auquel le conviait la maîtresse. S'en tenant à l'ordre du jour et à la nécessaire pédagogie de son projet vis à vis des électeurs il n'est tombé ni dans l'insulte ni dans la victimisation ce qui, pour le coup, aurait achevé de ridiculiser la France déjà bien en peine avec la médiocrité patente d'une campagne populiste de part et d'autre.
S'il a fait quelques erreurs et des fautes de français (mais moins qu'elle) ce fut avec moins d'arrogance restant ainsi dans les limites du supportable.
Bref, on m'aura comprise : si j'étais de droite, voire de centre-droit, si je souhaitais un bouclier fiscal, une suppression de l'impôt sur les successions et le fameux "travailler plus pour gagner plus" je voterais Sarkozy. En me bouchant un peu le nez, certes, comme doit le faire Simone Veil, à cause de l'odeur puissante du FN qui attire les mouches.

Mais je ne suis pas de droite. Dois-je pour autant voter Ségolène en faveur des camps militaires, du doublement des policiers, de la remise en cause inconsidérée de la carte scolaire ou de la suprématie annoncée des parents d'élèves consommateurs (pardon, on dit "partenaires" ou "coéducateurs", ça le fait mieux) dans un système scolaire déjà mis à mal par les démagogues de tout poil?
Dois-je donner ma voix à une personne manifestement incapable d'articuler et de structurer sa pensée, donc inapte à la négociation et à la conduite des affaires, qui confond la transgression et l'audace, et dont l'obsession est de faire rendre gorge à tous les hommes et tout d'abord au sien ?
Je ne sais pas.

Quoi qu'il arrive je serai dans l'opposition.

Mr

Bonjour Eric,

Je vous lis d’abord :
« Ségolène Royal m'est apparue, hier soir, comme une adversaire de rêve pour Nicolas Sarkozy. Les observateurs qui ont foi dans la religion de la communication louent la pugnacité de la candidate socialiste et s'extasient devant sa "saine colère". Une analyse plus politique du débat est autrement plus sévère pour elle. Observons d'abord que Royal n'est pas parvenue à donner de son adversaire l'image inquiétante souvent évoquée d'un personnage colérique et autoritaire. Sa propre agressivité lui a même souvent donné un visage assez peu sympathique. Des images qui comptent sur la frange la moins politisée du public... »

Puis je m’en vais lire David Abiker sur le BBB, quelqu’un dont on ne peut pas dire qu’il soit totalement ségoléniste :

« Ca m’en arrache une de l’admettre mais elle a été meilleure. Evidemment, tout cela c’est de la forme mais quand même. Il n’était pas dans le coup ce soir. Bizarre, quand même. Mauvaise derrière la tribune, sa technique d’éloquence l’emporte sur le plateau. Elle lui fait le coup qu’elle a fait à la jeune militante socialiste en Bretagne. Elle le questionne, l’interrompt, le nargue. Il a choisi de dire Madame, d’être poli, de dire qu’elle a raison sur certains points, de jouer fair-play. Peine perdue. »

Et je me dis, en ne vous supposant à l’un et à l’autre (pour ce que j’en vois et peux en juger) ni incompétence ni a fortiori malhonnêteté, que la subjectivité a, heureusement sans doute, de beaux restes. (Je ne chercherai pas à vous départager : ma télé est en panne.)

Pour autant, pourriez-vous me signaler, dans ce blogue, une note où vous critiquez Nicolas Sarkozy ? Par exemple, sa capacité à promettre tout et son contraire, à contrôler les médias par puissants amis interposés, à bravituder comme une vulgaire Royal, héritationnant de son art de néologiser et de se tromper sur les chiffres. Sa fragilité nourrie à l’esprit de revanche ? Son instrumentalisation, comme SR, de sa vie privée ? (Il n’a pas pu s’empêcher de ressortir Louis l’héritier dans Match – regard flouté, oh là là, que de pudeur. Sa capacité à faire ce qu’il reproche aux autres Tiens, rien que de reprocher à Mme Royal de l’agressivité : on a encore assez de mémoire pour ne pas avoir oublié la liste des gens, rivaux ou « amis », qu’il a insultés...

Tout cela dit en n’étant, comme Abiker, pas vraiment ségoléniste...

Car oui, elle est moins compétente. Moins habile, il faudrait dire. Incapable de promettre que demain on rasera gratis. Incapable d’habiller la nécessaire modernisation de la France avec les habits de la destruction des plus faibles, ceux à qui le Maire de Neuilly, celui qui s’ennuie dès qu’il passe plus de dix minutes en province, celui qui ne fréquente que des riches*, ne donnera que des belles paroles. Donnera ? Heu, jusqu’à vendredi. Parce qu’après...

* Oui, je sais, Mme Royal aussi. Mais les siens paient leurs impôts en France.

vienne

En dehors de ces considérations politiques je dois dire que je suis sortie de ce débat consternée et inquiète.

Royal représente à la perfection une certaine gauche manipulatrice, méprisante, hautaine et agressive. Plaise au ciel qu’elle ne devienne pas notre présidente, car sa dureté et son sectarisme face à son adversaire ont transpiré tout le long du débat.
Cela me fait penser à une petite phrase de Bayrou samedi dernier qui lui demandait à quelle Royal il avait affaire … roucoulante et mielleuse avec l’un, agressive et méprisante avec l’autre.
Ce débat a confirmé pour moi ce que je pressentais depuis longtemps après moult lectures et écoutes des deux candidats, Royal est une harpie sans intérêt, Sarkozy, contrairement à l’image que l’on essaie de colporter sur lui, est humain, sérieux et responsable.

E. Besson remonte dans mon estime, car il a parfaitement analysé la situation et tiré courageusement les conclusions.

damocles

LA MAGICIENNE AU LAPIN ABSENT

Lorsque je repartis hier soir un peu avant minuit de l’appartement chaleureux dans lequel il me fut donné d’assister à la confrontation télévisuelle tant attendue, je pensai naïvement que le débat avait eu lieu. Je m’en accommodai, la tête encore pleine de répliques et de regards, de piques et de sourires, d’arguments et d’esquives. C’est en pénétrant dans ma voiture et en allumant la radio que j’ai compris mon erreur. Le débat n’avait pas eu lieu : IL COMMENÇAIT.

Que pourrait-on attendre de la part des journalistes après une telle confrontation ? Déjà, qu’ils tranchent sur les imprécisions techniques : qu’en est-il de la question des handicapés à l’école ? Quelle est la part de l’électricité nucléaire consommée en France ? Ces points de détail, révélateurs partiels de compétence, occupent déjà la plupart des conversations, y compris sur les blogs… et je ne laisserai ma part à personne.

Plus étonnante est la volonté universelle de dégager de ce débat, ou plutôt de ses deux premières mi-temps, un vainqueur. Et ce à grands renforts d’exégèses qui bien souvent, ai-je appris hier soir, tiennent plus de l’hagiographie médiévale que de la science politique. Au point qu’en arrivant chez moi, au terme du trajet motorisé sus-évoqué, je n’étais plus si sûr d’avoir assisté à la même émission que celle décrite par les commentateurs « autorisés », au sens coluchien du terme.

Un « vainqueur »… encore faudrait-il que les protagonistes existassent sur le même terrain. Or hier soir il semblait que les règles du jeu politique n’étaient pas du tout les mêmes pour les deux parties en présence. Un peu comme si Roger FEDERER s’évertuait à servir consciencieusement, du plus profond de sa raquette, sur une Amélie MAURESMO qui soudain, lâchant la sienne, se saisissait de la balle à pleine main pour aller marquer un panier. « Ah, s’exclame-t-on l’œil brillant, c’est la modernité politique ». Non, serais-je alors tenté de rétorquer. C’est juste de l’improvisation institutionnelle.

Ségolène ROYAL n’a même pas la cohérence politique de Gérard SCHIVARDI. Ce dernier avait annoncé qu’en cas d’élection, il serait président deux mois, le temps de mettre en place une Assemblée Constituante, puis se retirerait. Interrogée en début de débat sur les institutions, Ségolène ROYAL aurait eu l’opportunité de se prononcer pour une VIème République où la Présidente ne serait qu’une arbitre prenant acte des décisions émanant de discussions entre partenaires sociaux. Elle ne l’a pas fait. Elle a donc présenté durant ces deux heures quarante minutes un programme approximatif, aux propositions non abouties et non financées, l’ensemble reposant sur une « confiance » toujours réclamée et jamais légitimée. Un non-sens républicain, au Vème sens du terme.

Mon impression générale à la sortie du débat était celle d’avoir assisté à la représentation ratée d’une magicienne sans pouvoir. Aux longues invocations, aux litanies incompréhensibles, aux mantras déclamés, succédait inexorablement le moment de l’Abracadabra, où le lapin devait sortir du chapeau. Or jamais nul rongeur ne montra le bout de son museau à l’orée du couvre-chef au moment fatidique. Nicolas SARKOZY avait beau en explorer la profondeur relative à l’halogène, RIEN. Cela finissait par devenir douloureux. On en venait à avoir presque mal pour la candidate socialiste, à redouter ses prises de parole, comme lorsque un candidat de la « Nouvelle Star » entonne « L’Hymne à l’amour » sur l’air de « Gare au Jaguar » de Joe STARR. Nicolas SARKOZY lui-même semblait soudain pris de compassion, plus mesuré dans ses arguments… pour mieux être frappé, incrédule, par l’aplomb de celle qui lui reprochait son « manque de crédibilité ».

Et puis il y eu la colère, pâle remix du débat de 1993. « Summum de l’immoralité politique », que de désirer pour chaque enfant handicapé une place en établissement scolaire. A l’évidence, il s’agissait surtout d’une libération nerveuse, une forme de décompensation brutale de tensions accumulées plus tôt, une purge des ridicules assumés, comme le redéploiement des fonctionnaire d'un ministère à l'autre (bin voyons), le refus d'assumer les propos de François HOLLANDE (juste Premier Secrétaire du PS), l’accompagnement chez elles des femmes fonctionnaires (bel exemple de parité…), la question des retraites (synonyme de flottement impardonnable dans la vision à moyen terme), les attaques sur le REXECODE (dont le président avait été appelé par Lionel JOSPIN), ou encore la constance de l’appel au « dialogue avec les partenaires sociaux » dès qu’il s’agissait d’être précis et d’envisager une politique (enfin) cohérente.

« Qui est le vainqueur ? », entends-je. La question elle-même me semble indécente. Il n’y a pas eu match. Il y eut une bruyante et continuelle érosion, celle d’une triste mystification. Pourtant, la mystification perdure ce matin dans les commentaires. Et quel que soit le résultat dimanche, près de la moitié des français votera pour la Magicienne au Lapin Absent. Confiance aveugle. Plus que jamais aveugle.

Marianne, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Mr

Flamant Rose : très drôle, votre skecth, vraiment ;-)

Mais ce n'est qu'un sketch.

Alors que le scandale qu'a fait votre candidat dans les studios de France 3 où il jugeait qu'on le faisait attendre comme une vulgaire Royal ("C’est insensé, mais c’est quoi ça, y a personne ou quoi"), ce scandale n'est pas un sketch.

Scandale où le "personnage colérique et autoritaire" n'était pas une image, Eric...

silk

Cher Monsieur Dupin,
Votre analyse me réconcilie avec la presse.
j'ai suivi le débat d'hier puis, dès l'épilogue, j'ai zappé sur France 3 où une brochette d'experts plus ou moins avertis (quelle drole d'idée d'inviter Jeanne Balibar !) débataient sur le débat avec comme conclusion que c'est Ségolene qui en sortait victorieuse!
Quel choc pour moi-même et les trois personnes qui ont suivi avec moi cette joute!
Loin de me surprendre, j'ai trouvé la candidate agressive (attaquand directement sur le bilan de la droite, mettant en doute la sincérité des éléments avancées par son adversaire, lançant des piques et "bons mots sans fondement : "Merci Medef"...).
Si Mme Royal reproche à NS de mettre dos à dos chomeurs/assistés et salariés, elle a choisi, quant à elle d'opposer les patrons voyous (c'est à dire tous les patrons) et les salariés/retraités écorchés vifs par le système : quel modèle de société!

Bref, ce débat a conforté mon opinion sur les deux candidats et j'étais très marri de constater que les experts de la comm avaient vu le contraire...

Je comprend que les thuriféraires de chaque camp voient la performance de leur champion comme une victoire sur l'autre.
Je comprend moins que des experts objectifs y voient la victoire écrasante de l'une sur l'autre.

Donc, merci de me conforter dans mon opinion.

Mr

Balise, sors du corps de Eric M !

Louis de Saint-Aoüt

A Eric DUPIN

Votre analyse sur le débat de hier au soir me paraît pertinente et je partage votre point de vue.
Oui SARKOZY a su, avec tous ses atouts (élocution, subtilité, cynisme) mettre au pied du mur Madame ROYAL.
Oui SARKOZY a démontré qu’il était à la hauteur de la fonction qu’il brigue d’atteindre. Il connaît les dossiers même s’il ne sait pas, d’évidence ,ce qu’ils contiennent.
Oui SARKOZY promet et promet encore….Mais il le fait avec une telle assurance que le bon peuple le croit.
Pourquoi Madame ROYAL s’est elle laissée enfermer dans des sujets ,certes nobles (raccompagner des femmes- policiers ) mais trop ciblés, trop ponctuels ? Je pense qu’elle aurait dû , au contraire, élever le débat en appuyant sur des propositions « choc », en oubliant volontairement son état de «femme-mère » . La sensibilité féminine n’est pas , à priori, un avantage quand on débat avec un rival parfaitement insensible.

Mr

Texte de Thierry Pech, trouvé sur un blogue.

Ah ça lui va bien, NS, d'avoir joué hier le pauvre petit devant la mégère. C'était un rôle de composition


N. Sarkozy : le pari de la division

Nicolas Sarkozy faisait, dimanche 30 avril, son dernier grand meeting de campagne à Paris devant une foule d’au moins 20 000 partisans. J’ai suivi, médusé, son discours à la télévision. Ce fut un condensé de la pensée et de la stratégie du maître de l’UMP.

Jamais je n’avais entendu dans mon pays un tel déferlement de stigmatisations et de ressentiments de la part du leader d’une des principales formations politiques. Installé à son pupitre, l’homme faisait et refaisait ses guerres, excitant les désirs de revanche, flattant les rancunes sociales, coalisant les aigreurs, fédérant les hostilités idéologiques (68…), galvanisant la foule assemblée sur l’air d’un général règlement de compte. Nicolas Sarkozy nous racontait une histoire merveilleusement simple, une intrigue faite de coupables profiteurs et de victimes silencieuses, de parasites et de laborieux, de paresseux et de besogneux.

Du côté des coupables, la grande armée des lève-tard, des assistés, des resquilleurs, des soixante-huitards, des élites parisiennes, des chômeurs oisifs, des voyous, de la racaille, des libéraux-libertaires, des fonctionnaires surnuméraires, des gauchistes, des grévistes, des laxistes, des droits-de-l’hommistes, des communautaristes, des irréalistes, des planqués à l’abri des régimes spéciaux, des intégristes, des mous, des indulgents, des complices de l’adversité, des sans-papiers, des traîtres au monde ouvrier, etc.

Du côté des victimes, la troupe innombrable des « majorités silencieuses », des veuves sans-le-sou, des lève-tôt, des travailleurs mal payés, des provinces perdues, des martyrs de l’insécurité, des ouvriers que l’on n’écoute pas, des humiliés et des oubliés de la pensée dominante, de ceux à qui la fierté nationale est contestée par les champions de la repentance, des « sans-grades », etc.

Les amateurs d’histoire politique n’hésiteront sans doute pas à ranger ce discours parmi les chefs d’œuvre de la rhétorique populiste (je dis bien de la rhétorique populiste et non du populisme qui est autre chose).

Je ne crois pas exagéré de penser que, si cet homme-là est élu dimanche prochain, il le sera en grande partie sur la base des hostilités réciproques qui caractérisent la société française et qu’il n’aura cessé d’aiguiser au lieu de les recoudre. Il faudra alors en tirer toutes les conséquences. Son élection sera le signal d’une société décidément dominée par la méfiance et les divisions entre les différentes catégories qui la composent. Car une société ne se définit pas seulement en référence à ses différentes strates ou classes sociales : elle se définit aussi par le regard que ces milieux portent les uns sur les autres, par ses rapports sociaux. En France, aujourd’hui, on peut dire que ces regards ne portent guère au compromis. Là est sans doute toute la difficulté (et toute la noblesse) d’une proposition sociale-démocrate qui cherche à recoudre un pacte commun. Mais là réside aussi la formidable énergie d’un discours de division.

Mr

Plus que jamais, je regrette l'absence de Bayrou au second tour.

Lui au moins c'est quelqu'un de normal.

Unionsbuerger

SARKOZY, en réponse à ROYAL, a proposé comme Source de Financement les Droits de Douanes. Il sait pourtant bien que notre Tarif Exterieur Commun est géré par l Union Européenne. SARKOZY veut il que la France sorte de l Europe COMME LE FRONT NATIONAL ?

Comme 28 % des Francais residents en Allemagne, j ai voté BAYROU au premier Tour pour barrer la route au renouveau du Nationalisme Français et je suis fier que SARKOZY n ait fait que 25 % en Allemagne.

Dimanche je voterai avec les 37 % qui veulent la FRANCE PRESIDENTE dans une UNION EUROPEENNE libérée de ses vieux démons nationalistes.

Michel

Mon épouse infirmière était de garde hier. A propos, du "raccompagnement nocturne de toutes les femmes fonctionnaires", la réaction unanime des collègues de mon épouse à été: "Oh oui chouette, mais à conditions qu'il s'agisse de beaux mecs !".

Vous expliquez par ailleurs à proposedu nucléaire que SR "avait ici préparé un petit piège de connaissance, mais qu'elle s'est emmêlée les pinceaux en confondant électricité et énergie. " J'aurais tendance a penser que SR ne s'est pas trompée, mais qu'elle menti volontairement afin de pousser NS à la faute. Cela a marché puisque NS s'est emmélé les pinceaux parlant de 4eme génération de réacteur, et que les journalistes considèrent que SR a marqué un point au sujet du nucléaire. Mais l'important est ailleurs. NS ne s'est pas emporté et ne l'a pas accusé d'incompétence. Par contre, SR a montré publiquement qu'elle était capable de mentir sans broncher.

Quant à la "sainte colère" qui a clos le débat, j'imagine qu'elle était entièrement calculée. Voyant que NS restait calme, à 10 minutes de la fin SR a joué le tout pour le tout. Cela a d'ailleurs en parti marché comme le signale swissroll
http://swissroll.info/?2007/05/03/947-l-effet-femme#tb
NS a eu le tord de dire: "Vous vous êtes énervée or quelqu'un qui est en charge de présidence de la République doit rester maître de ses nerfs." ce qui a permi a SR de répliquer "Vous ne devez pas avoir peur d'élire une femme" (sous entendu: mais je conçois qu'on puisse avoir cette appréhension). "La preuve: il y a déjà des femmes présidentes de par le monde, comme Merkel ou, surtout, Bachelet". Bref, elle a utilisé les égards qui lui sont dus en tant que femme pour clouer le bec à son adversaire, qui a su garder profil bas.

Pour ceux qui ont eu en main le bouquin de Besson (j'ai eu l'occasion d'en parcourir quelques passages), ce débat confirme la description de SR faite par Besson.

Olivier

Qu'aurait été le jugement de la presse en général sur le débat d'hier sans la fameuse colère de 22h50 ? Probablement que Sarkozy ressortait assez nettement. Decomposez le débat et vous verrez que 90% Royal a été assez malmenée du fait de sa volonté de répondre à côté des questions et de livrer des monologues épuisants. Il fallait qu'elle crie pour exister, ce qu'elle a fait et que l'on retiendra.
Heureusement, qu'on mette le bulletin dans l'urne en couinant, hurlant ou en silence, celà ne change rien.
Et de ce côté là, le seul qui compte finalement, çà me paraît plié, et bien plié.

Mr

Preuve que je ne suis pas ségoliste, je vous invite à lire un texte très dur sur elle, écrit pas Claude Askolowitch sur son blogue. Le titre est long comme tous ceux d’Asko :

"Immoral", disait-elle, et ce n'était plus un débat, mais la lutte de la Dame du Bien contre l'Antéchrist... Troublante, troublante Royal...

Là, j’ai retrouvé en une seconde la Ségolène Royal fanatique, celle qui a diabolisé les enseignants et sacralisé la parole des enfants, qui a refusé de recevoir la famille d’un homme que l’application sans discernement (et lâche) de sa circulaire a poussé au suicide :

http://bernardhanse.canalblog.com/

Mais je voterai contre Nicolas Sarkozy, contre la France divisée qu’il nous prépare...

Gilbert Sorbier

Ces deux candidats n'ont strictement aucune notion de la place de l'énergie nucléaire en France, l'un qui la place à 50% au lieu de 78%, l'autre qui confond le nombre de centrales avec le pourcentage du nucléaire dans la production d'électricité, et les deux qui semblent "paumés" sur le numéro exact de la "génération" de l'EPR.

Mais le plus grave est leur totale vacuité au sujet de l'économie. Nicolas Sarkozy entend relancer l'économie avec une mesurette comme la détaxation des heures supplémentaires..... Si! je vous le jure ! Tout chef d'entreprise, tout gestionnaire sait bien qu'il ne donne des heures supp. que dans les secteurs en surchauffe, pendant les saisons de surproduction et a la condition que les carnets de commandes soient bien remplis. Cette mesure, très "pratique" pour les chefs d'entreprises, va au contraire accroître les inégalités et plomber un peu plus les caisses de l'assurance chômage, en évitant aux patrons les embauches saisonnières. Ségolène Royale n'y comprenant rien non plus à été dans l'incapacité de démontrer l'imbécillité de cette mesure, se contentant de dire qu'elle coûterait 5 milliards ! Juste ce qu'il ne fallait pas dire, parce que si elle coûtait vraiment 5 milliards, cela prouverait au moins que cela a un effet ! Sarkozy n'a pas parlé franchement de l'augmentation de la TVA et de la réduction de la pénalisation des salaires, c'est même Royal qui à proposé la réduction des charges pour les PMI/PME: le monde à l'envers! A noter que dans leur totale absence de notions d'économie, les deux candidats confondent "charges", "taxes" et "impôts", ce qui, pour un gestionnaire d'entreprise est invraisemblable car les charges sur les salaires ont un effet "débauchant" alors que les impôts sur les bénéfices après investissement ont un effet "embauchant". Seule, la nullité des journalistes à permis aux deux candidats d'être jugés "sérieux" dans leurs propositions économiques. Tant pour "Bécassine" qui à prouvé hier être plutôt "Vampirella" que pour "Césarillon" qui s'était transformé pour l'occasion en "Agnelet".

Mr

"Réussite du plein emploi" au Royaume-Uni dont Nicolas Sarkozy est si fier :

3.8 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté (200.000 de plus en un an)

http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk_politics/6497981.stm

Ce sont sans doute les enfants des "working poors", ces merveilleux sous-produits du thatchéro-blairisme.


PS. (non, pas PS !)- Accord avec Gilbert Sorbier sur :
- le flou artistique de nos candidats sur les chiffres.
- l'incapacité des journalistes à rectifier ces erreurs et imprécisions.

Mais si les domestiques avaient le droit de se mêler à la conversation de leurs maîtres, ça se saurait...

gimik

Sarkozy ne maitrise absolument pas le nucleaire !!!

(Royal un peu mieux)

pauvres de nous ! ;)

Mr

On a dit que la colère de Mme Royal défenseure de l’handicap fondant sur l’agneau de Beauvau avait été préméditée. Faux, c’est NS qui est parti sur ce terrain, terrain dont vont parler ci-dessous ceux qui le connaissent le mieux (votre opinion, Flamant ?)

Communiqué de presse de L’Association Nationale Pour l’Intégration des Personnes Handicapées Moteurs

L’Association Nationale Pour l’Intégration des Personnes Handicapées Moteurs dénonce vigoureusement la prise en otage des enfants en situation de handicap dans un échange purement politicien lors du débat télévisé de ce soir entre les deux candidats à la Présidence de la République, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Primo, il est exact que Ségolène Royal a créé les groupes handiscol lorsqu’elle était ministre déléguée à l’enseignement pour favoriser l’intégration scolaire des enfants dits handicapés et a favorisé le recours à des emplois sociaux (contrats emploi-solidarité, contrats emploi consolidé) par des associations de parents dont l’objectif était de créer un corps d’auxiliaires de vie scolaire pour accompagner les enfants à l’intérieur de l’école et permettre ainsi une scolarisation maxima, corps d’auxiliaires de vie scolaire développé ensuite par le recours aux emplois jeunes qui a permis d’atteindre les 5000 postes créés en avril 2002.

Secundo, il est exact que la suppression des emplois jeunes au terme du contrat de cinq ans a créé une profonde émotion dans les rangs des associations gestionnaires de services d’auxiliaires de vie scolaire, et ce d’autant plus que la création de ces services avait largement permis d’augmenter le nombre d’enfants intégrés à l’école.

Tertio, il faut savoir que l’exigence de très nombreux directeurs d’école consistant à n’accepter d’intégration d’enfant qu’à la condition que celui-ci soit accompagné d’un auxiliaire de vie scolaire, que l’enfant en ait réellement besoin ou pas, avait créé à ce moment-là un flottement dans le développement de ces services et imposé à tous la nécessité de réfléchir plus avant pour mettre en place une politique cohérente d’intégration scolaire des enfants en situations de handicap.

Quarto, il faut savoir que la décision du Président de la République, à la suite des premiers travaux déjà réalisés dans le cadre du ministère de Ségolène Royal, de procéder à la réforme de la loi de 1975 dite « en faveur des personnes handicapées », a conduit le gouvernement à transférer au sein de l’Education nationale les auxiliaires de vie scolaire gérés jusque-là dans le cadre associatif au cours du deuxième semestre 2002, décision qui avait ajouté à l’émotion des associations de parents, gestionnaires de ces services, craignant que de surcroît ces services soient totalement supprimés.

Cinco, il faut savoir que fin 2002, dans une certaine confusion il est vrai quant au nombre réel des auxiliaires de vie scolaire opérationnels à ce moment-là, comme produit de la pression revendicative de l’ensemble du mouvement associatif le Projet de Loi de Finance 2003 voté à l’Assemblée nationale prévoyait le financement de 1000 auxiliaires de vie scolaire supplémentaires, pour porter année après année le nombre actuel à environ 7500.

L’ANPIHM se montre aujourd’hui très réservée sur l’intérêt du « droit opposable » dans la mesure où un enfant, certes en situation de handicap, est d’abord et avant tout un enfant ayant les mêmes droits que tous les autres enfants, c’est-à-dire le droit à une scolarisation, selon des moyens adaptés si nécessaires, avec l’ensemble des autres enfants, chaque fois que les limitations découlant de sa déficience n’appellent pas une scolarisation dans une structure médico-sociale.

L’ANPIHM se déclare scandalisée du fait que cette question, vécue le plus souvent douloureusement par les familles dans la mesure où l’intégration scolaire des enfants en situations de handicap constitue encore aujourd’hui un véritable parcours du combattant, ait pu être délibérément l’objet d’une joute politicienne au travers de l’expression d’une colère sciemment composée tout aussi condamnable que la compassion savamment exprimée.

L’ANPIHM tient à rappeler à cette occasion la nécessité impérieuse de revisiter l’ensemble de la loi du 11 février 2005 dite « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » dans la mesure où cette loi ne répond pas aux attentes et aux aspirations maintes fois exprimées par les personnes en situations de handicap lorsqu’elles ont eu la possibilité de s’exprimer librement au cours de ces derniers mois.

Cleo

Merci M. Dupin pour cette analyse qui nous change avec concert des commentaires de nombreux observateurs ce matin qui louent la combatitivité, voire le panache de Ségolène Royal et en font même la gagnante de ce duel.
Certes, contrairement à ce qui était annoncé, on ne peut dire qu'elle ait été battue à plate couture mais c'est tout de même un Nicolas Sarkozy calme qui menait le débat et mettait en valeur toutes les insuffisances de fond de Mme Royal.

philippe raynaud

Bonjour,
On a vu Madame Royal meilleure en d'autres circonstances.
Mais elle était hier soir médiocre!!!
Et la sérénité était chez Mr Sarkozy.
Ph raynaud

noop

Que peut produire cet "incontournable" débat ?
Faire bouger les partisans, les convaincus ? Bien sur que non.
Quand on lit jusqu'à quels aveuglements, jusqu'à quelle mauvaise foie sont réduits ceux-ci pour défendre leur champion, c'est tout le contraire. Pour eux avec le débat, c'est un arrêt cérébrale. Exit la reflexion. Bonjour les habits d'avocats, ou pire la panoplie du supporter obtus.

Non le débat peut décider les indécis. Qu'est-ce qu'un indécis ? Quel est son profil type ? Si il y en a un.
J'aurais tendance à le voir comme quelqu'un qui doute, mais que l'on peut convaincre non pas par des postures toutes faites, mais par des démonstrations précises, non pas par de l'émotion, mais par du raisonnement.

Et de ce coté là Sarkozy c'est montré plus à son affaire, moins cassant, moins dogmatique, moins sectaire et plus tolérant... Plus calme, plus clair et plus pédagogique ... Etait-ce un leurre ? Etait-ce sincère ? Ségolène Royal m'est apparue plus maladroitement manipulatrice, je n'ai pas cru à sa "saine colère", peut-être en a t-elle fait un peu trop.

approximation

Mais qu'avez-vous besoin d'inventer une "séparation entre l'état et les collectivités en matière d'emploi public ?" ? D'où tenez vous une pareille ineptie quand Sarkozy lui-même a évoqué le transfert des emplois TOS de l'état vers les régions ? Le plus "cocasse", c'est bien quand les journalistes se permettent de ne pas vérifier l'information !

Au sujet de "l'accompagnement nocturne" : qu'y-a-t-il de ridicule quand de telles pratiques existent déjà dans de nombreuses professions (et même chez les chauffeurs de taxi !) et ne nécessite qu'un très faible investissement ?

Quant au soit-disant manque de précision sur les retraites ou les 35 heures, il me semble que le bon sens même invite à éviter de s'engager sur un chiffrage et une mise en oeuvre "a priori", c'est-à-dire avant que l'on connaisse précisément la teneur du consensus.

L'accusation d'incompétence et de manque de précision, c'est habituellement l'apanage de la droite. Je ne comprends pas ce qui vous motive dans votre volonté de renforcer ces lieux communs.

Mr

Volée de bois vert administrée par Jacques Attali aux quatre larrons du débat d'hier. patttonm48 va nous en péter une chenille ;-) et il aura raison. Blabla, si tu nous lis...

"Merci aux organisateurs de ce débat entre les deux candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle d’avoir réussi à laisser s'écouler deux heures avant d’obtenir une réponse à leur première question, portant sur les institutions. Merci plus encore à eux d'avoir accompli le tour de force de laisser se terminer ce débat sans leur poser une seule question sur la défense, sur le terrorisme, sur l’identité nationale, sur les relations avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Maghreb et tant d'autres sujets mineurs . Merci enfin à ces grands experts de la politique francaise d'avoir laissé commettre tant d’erreurs, par l'un et par l'autre, sans être capables de les relever.
Grâce à eux, jamais l’image donnée par la France à elle-même ne fut plus nombriliste, locale, approximative, dérisoirement minuscule qu’hier soir."

gimik

ben moi, ce qui m'a vraiment géné dans ce débat -c'est idiot !- c'est que Sarkozy a passé la moitié du temps à parler à deux marionnettes. ;)

Vérité

Moi j'étais hésitant mais je ne le suis plus. J'ai vu hier S. Royal aggressive, désordonnée et floue. J'ai été assez surpris et déçu par ce comportement. De plus aujourd'hui j'apprends que sa soit disante colère sur les enfants handicapés n'a aucun fondement et n'avait pour but que de faire craquer son adversaire: c'est pathetique. Je donnerai ma voix à M. Sarkozy qui s'est montré courtois et a défendu ses idées clairement et avec des précisions.

philbr

Deux acteurs pas très bons chacun dans sa posture, aucun homme d'état en tous cas, les cinq prochaines années quel que soit l'élu(e) ne nous promettent vraiment rien de bon

gimik

vainqueur du débat : Bayrou ?

Paul b

J'ai au contraire trouvé que le débat etait d bonne tenue malgré les erreurs commises par chacun des acteurs.
De la , je ne vois pas comment vous pouvez conclure aussi froidement.
de même, je ne comprend pas aprés ce débat comment quelqu'un d'indécis si cela existe, peut il dire qu'il penchera plus d'un côté que d'un autre, tellement les programmes sont opposés.

lawren00

Que de commentaires ! En tant que futur expatrié en Corée du Sud, je dois avouer que je me suis bien amusé sur le "combat" d'hier soir. Ca me rappelle les débats de groupe non préparés. On avance des chiffres en ayant l'air convaincant pour essayer de combler son manque de connaissance. Je trouve cet article bien plus crédible que ceux qui proclament un 50/50 entre les 2 candidats ou pire, ceux, amer comme Le Monde, qui font de la désinformation en disant que SR l'aurait remporté. Elle a surtout démontré toute son incompétence et maladresse même quand elle est censée maîtriser des dossiers (17% de la production d'électricité est d'origine nucléaire). Ca me semble tellement évident que je me demande pourquoi il y a tant de discussions et de débat.

stephane

VIVE Ségolène...

Je suis content !

Ce matin en me réveillant, j'ai gagné plus de 10 minutes sur la routine quotidienne.
Quelle ne fut pas ma surprise en me regardant dans la glace et découvrant un visage parfaitement lisse et dénué de la moindre pilosité !

En effet, hier soir, Ségolène a rasé gratis !

C'est en jubilant sur ses excellentes bonnes idées qu'elle nous a asséné trois mesures populaires (... populistes ?) révolutionnaires hein ?


1) Les femmes gardiens de la paix se verront raccompagnées le soir (uniquement si c'est tard je le lui concède) par leurs collègues masculins.

En voilà une nouvelle qu'elle est bonne n'est-ce pas ? En effet deux jours avant on apprenait que l'une d'entre elles s'était fait violer en sortant tardivement de son travail.
Dites-moi madame Royal, vous faites quoi avec les infirmières, les commerçantes ... On colle un flic derrière chacune d'entre elles ?
A priori non, vous n'en avez pas parlé... Tant pis, elles, elles ont qu'à faire gaffe !

Bref, pour quelqu'un qui a prétendu à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas jouer avec le malheur des autres, c'est raté.

Peut-être vaut-il mieux s'attaquer aux racines du mal et mieux prendre en charge ces délinquants dont il statistiquement prouvé que les récidives sont innombrables.


2) Aucun lycée ou collège de plus de 600 élèves.

Il y en a qui se réveillent en ayant rêvé aux numéros du loto…
Moi, « i’ve made a dream » ;
Je crois que je vais acheter quelques actions BOUYGUES...
Certes ce n'est pas grâce aux collèges que je vais faire fortune, mais par contre les lycées, ça paye bien...

"... Dans le secteur public, les établissements sont plus grands [que dans le privé] ; un peu plus de 40% des lycées publics ont une taille comprise entre "900 et 1500 élèves" et encore un établissement sur sept accueille au moins 1500 élèves."

Sources : http://media.education.gouv.fr/file/36/2/2362.pdf

Donc 40 % + 14 % = 54 %. Oui ! vous lisez bien ! 54 % des lycées ont plus de 900 élèves.
Si on ajoute à cela ceux compris mettons entre 700 et 900, c'est bien le diable si on n'ajoute pas 10 % (désolé, je n'ai pas trouvé de chiffres précis).

A ce compte, madame Royale, c'est au moins 64 % des lycées qui sont concernés. Il va y avoir quelques chantiers à prévoir, sans oublier de financer les travaux de rénovations du parc existant. Merci pour eux !

Et ça coûte combien toussa ?


3) Aucune classe de plus de 17 élèves.


Pour le second degré, la moyenne nationale calculée sur la base des collèges, SEGPA, Lycées professionnels, Lycées pré-bac, CPGE et STS nous amène à un résultat de 24,1 élèves par classe (face à face pédagogique) en 2004.
Le nombre moyen d'élèves par enseignant, quant à lui, était de 12,2 en 2003 dans le second degré.

Sources : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/etat15/etat19.pdf

Passer d'une moyenne de 24,1 élèves à 17 élèves, comme s'est engagée à le faire madame Royale, amène à augmenter le nombre de faces à faces pédagogiques de près de 40 %.

Deux petites questions...
a) Combien d'enseignants supplémentaires cela nécessite-t'il ? (compte tenu de leur nombre d'heures de travail, du nombre d'élèves , toussa quoi...)
b) Que faire pour limiter l'augmentation de l'amplitude horaire des cours ? (et oui, il va y avoir plus de cours, donc soit ils sont donnés en parallèles, sous réserve de salles disponibles, soit il faudra prévoir 1 heure de math et 2 heures d'anglais le samedi de 18 à 21 heure)


Et ça coûte combien toussa ?


C'est décidé je vais remettre 100 balles sur BOUYGUES... Ca va bétonner dans les académies.

Bref, je crois qu'en plus du rasage gratis, je vais gagner gros en bourse.

VIVE Ségolène... ;-))))))))))

Mr

Moi, je viens de lire l'édito du Monde sur les deux France. Dieu sait si JMC n'est pas ma tasse de thé. Mais ce qu'il dit de la France de Charléty, multiple et en quête de solidarité, me conforte dans l'idée que ce qui est à faire à partir de dimanche soir (ne rêvez pas, il va passer) n'est pas de se mettre à pleurer, ni même "résister" (en tout cas, pas avec la guerre civile ou la manif'), mais de reconstruire* : associations sociales, culturelles, soutien scolaire, travail sur la récupération, le recyclage, l’économie solidaire, réhabilitation de la vie de village, de quartier, de cage d'escalier, de jardins ouvriers.

On ne va pas lâcher.

* La reconstruction du PS, on va les laisser s’en occuper, hein. Tous seuls. En 1981, porté par la vague rose, j’ai failli adhérer. Et non. Mes enfants, avoir arrête de fumer et ça, c’est ce dont je suis le plus heureux dans ma vie. Penser à tout le temps que j’aurais perdu à faire le marchepied pour des arrivistes, oh là là.

Aimable TWAHIRWA

Bonjour tous,
Aimable est mon prénom, je suis rwandais et je vous écris de kigali.Avant tout, mes sincères remerciements à TV5 qui nous a permis de comprendre mieux les choses.Moi qui suis comédien de formation, j'ai conclu que Monsieur Sarkozy en est aussi, mais le très mauvais.Madame Ségolène est naturelle.Et sa colère était juste.Elle n'est pas une copie comme l'a été Mr Sarkozy qui voulait nous montrer que quand il veut il peut aussi être calme,tranquille ... humain enfin!!
Mon seul regret c'est de ne presque pas entendre sur la politique française dans nos pays d'Afrique.Avant de parler du Darfur ( rien que de la parodie alors que les vies humaines périssent ) que ces deux grands candidats français reconnaissent la participation active de leur nation au génocide des tutsis au Rwanda et qu'ils nous disent qu'ils sont prêts à réparer toutes ces bétises humaines.1 000 000 de morts en 3 mois et les soldats français y étaient!!!Nous sommes toujours au deuil des nôtres.Aujourdhui l'Ambassadeur du grand pays qui est la France a été chassé (24heures) du Rwanda,le petit pays qui se débrouille tant bien que mal et il est parti avec tout son personnel ainsi que celui du Centre d'Echanges Culturels franco rwandais toujours fermé,... ET personne n'ose parle de ce dossier même les journalistes français encore,les vrais démocrates nous ont ils appris!!!OUI c'est vrai que tout ne peut pas être débattu mais quand même un nombre innombrables des rwandais on péri il n'y a meme pas 15 ans!
Avec ou sans un des deux candidats qui sera à la tête de la France, le Rwanda continuera de vivre.Mais en tant que citoyen du monde, je prefère AVEC.Mais ceci demande certains sacrifices de la part de nos amis français.
A tout le peuple français apprécié ici au beau pays des mille collines,nous avons constaté que vous n'y êtes pour rien mais quand même en tant que pays civilisé comme nus l'avons tjrs appris, faites attention et demander des fois des comptes à vos dirigeants qui ne se comportent comme des bon leaders.So,courage et bon vote.
Un message particulier pour des jeunes français: peut être c'est vous qui allez changer les choses!!
Karibu au Rwanda.
Aimable.

joel60

très bonne analyse
Mme Royal a été imprécise et aggressive
son seul programme est d'inventer une nouvelle taxe, de nouveaux impots,
à dimanche

Mr

C'est marrant, tous ces posteurs qui viennent en bande nous chanter caca-Ségo gentil-Nico et qu'on n'a jamais vus ici avant...

Pas réalistes, les chiffres de Royal, cher actionnaire de Bouygues stéphanois ? C'est possible. Avec un peu de chance, on va voir arriver Balise qui va dézinguer tout aussi fort ceux de SuperSarko. Ça va baliser sec !

Il suffit d'attendre...

jr

Que de plaintes sur l'"agressivité" de Ségolène! Certes, on n'a pas eu l'habitude depuis 5 ans de voir Nicolas ainsi bousculé. Car Arlette, Patrick (et tant d'autres) sont moins "agressifs", et réservent les questions génantes à d'autres que lui.

Sur un autre plan: reprocher à Ségolène ses attaques désordonnées, idem. Difficile en 1h04mn de dynamiter 5 ans de démagogie patiemment bétonnée à l'abri des questions "agressives".

Comment se fait-il que les questions posées par Ségolène hier soient à ce point inédites?

Mais n'ayez crainte, électeurs sensibles, c'est promis, on n'"agressera" plus Mr Sarkozy, pour les 5, 10, 15, 20 prochaines années. Bonne nuit à tous.

gimik

Ca me semble tellement évident que je me demande pourquoi il y a tant de discussions et de débat.

Rédigé par: lawren00 | le 03 mai 2007 à 14h52

on est déja lundi ?

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