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« Décrochage Royal | Accueil | Mystère du néocentrisme »

05 février 2007

Synthèse magique

    Même si les dirigeants du PS s'efforcent de le relativiser, le rendez-vous du 11 février sera crucial pour Ségolène Royal. La candidate devra opérer une "mutation" - le mot est d'elle-même - en passant du statut de porte-voix de la "démocratie participative" à celui de championne d'un projet présidentiel. Périlleux, l'exercice l'expose à plusieurs écueils.
    Le premier est celui de la confusion. Invitée de toutes parts à redonner une dynamique à sa campagne, Royal peut difficilement rester dans le flou. Elle alimenterait le procès en légèreté politique qui lui est fait. Il lui faudra donc arbitrer entre des éléments hétérogènes: ses idées personnelles, les "désirs d'avenirs" de ses supporters mais aussi le projet socialiste. Car les dirigeants du PS rappellent avec insistance qu'il n'est pas question de le passer à la trappe.  Même sur un sujet relativement mineur comme le caractère obligatoire du futur "service civique" pour les jeunes, la candidate a déjà dû se plier à l'orthodoxie partisane.
    L'option de la clarification n'en est pas moins aussi risquée. Royal peut-elle se transformer en candidate efficace d'un "projet socialiste" plus proche des équilibres internes du PS que des demandes de la société française ? Elle serait peu crédible dans le rôle. L'écart entre son image lors de l'investiture et son discours dans la campagne serait trop grand. Il est d'ailleurs douteux qu'une majorité existe, dans l'électorat, sur l'orientation du projet socialiste.
    En théorie, Royal pourrait encore clarifier son projet en creusant son propre sillon sans trop d'égards pour les textes sacrés du PS. Mais cela supposerait une force politique personnelle qui lui manque depuis que l'opinion ne lui est plus aussi favorable. C'est grâce à sa popularité, elle-même acquise en se démarquant de son parti, que Royal se sentait libre par rapport au PS. Sa baisse dans les sondages la contraint de mieux le ménager.
    D'où la voie très étroite qui lui reste: affirmer son originalité personnelle mais dans le cadre des orientations générales de son parti. Frapper l'opinion par quelques mesures de son cru sans choquer les dirigeants socialistes. Cela exigera beaucoup de talent.  François Mitterrand, salué comme le "prince de l'ambiguïté" par Raymond Barre, saurait peut-être comment s'y prendre...

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Voici les sites qui parlent de Synthèse magique:

Commentaires

Je viens juste de terminer la lecture du livre de Valérie Précresse porte parole de l’UMP. Ce livre s’intitule « Etre une femme politique c’est pas si facile. »
Madame Précresse est ce que l’on appelle une élue de proximité puisque elle est députée de Yvelines. Ce livre rapporte les réflexions au quotidien d’une femme en général et d’une femme engagée dans le combat politique, une femme de conviction . Ce livre aurait très bien pu être écrit par une femme de gauche car elle montre que l’implication, l’engagement et le courage peuvent aussi être conjugués au féminin bien que les femme y soient moins préparées ce qui implique plus de travail et plus de capacité de persuasion et, que parité oblige elles se doivent d’être présentes.
Valérie Précresse aborde le cas « Royal ». Elle conteste le fait que Mme Royale se veuille la représentante des femmes et plus encore de toutes les femmes. Elle essaie de rendre incontournable cette cause dans ses discours et joue la dessus ce qui apparemment n’est pas du goût de toutes les femmes qui ne se reconnaissent pas en elle. En quelque sorte et quelque soit son discours la séduction et la modernité ne lui sont pas réservées. Je crois que au delà du contenu de son projet, lors de sa présentation dans quelques jours elle se doit de changer d’attitude

Le programme de la repentance :

"«La meilleure façon de s'excuser est de reconnaître la réalité des crimes qui ont été commis par la colonisation en Algérie de 1830 à 1962», a déclaré Jack Lang, dimanche, à Alger. Une visite au cours de laquelle il a dévoilé les positions de la candidate Ségolène Royal sur l’Algérie."

Le problème pour Royal n’est pas de choquer ou de rassurer son parti, mais de convaincre la partie de son électorat qui lorgne vers Bayrou, que voter Bayrou s’est assurer la victoire de Sarkozy. Le problème de Royal est en effet compliqué. Incontestablement une partie de son électorat, celle qui a voté oui en 2005, ne veut plus d’un programme socialiste classique tel que Jospin l’a en gros appliqué entre 1997 et 2002. Paradoxalement ceux qui ont voté non, n’en veulent pas non plus, mais pour des raisons diamétralement différentes.
Royal doit ainsi ressoudé un électorat coupé en deux. Elle avait momentanément réussi à le faire dans la première partie de sa campagne en particulier sur les thèmes de société. Sur le social et l’économie s’est autrement plus difficile.

"Que la fête commence!" s'est écrié Bartolone signalant ainsi le ralliement franc et massif de Fabius à la candidate...
En moins surréaliste ça veut dire que les éléphants pensent très fort aux législatives, aux municipales et aux futurs équilibres du parti.
J'espère que le meeting commun Royal-Fabius à Rouen sera accessible en vidéo.
Le monde est fou. Soyons gais.

"Sur le social et l’économie s’est autrement plus difficile." (Ajamais)
Jospin s'est évaporé dans un accès de franchise :"l'Etat ne peut pas tout". Prise de conscience qu'entre idéalisme et pragmatisme la marge de manoeuvre était étroite. Et le PS qui n'a pas voulu le savoir ne s'en est pas remis. La preuve : il a choisi l'illusion Royal comme on se suicide pour ne pas mourir.
Eric Dupin a raison : pour rebondir sur cet échec fondamental Machiavel n'aurait pas été de trop. Mais sans aller jusqu'à ce cynisme, un PS devenu adulte aurait pu attendre d'un Fabius ou d'un DSK des perspectives intéressantes.
Ils avaient me semble-t-il une bonne connaissance des dossiers et s'étaient préparés à transformer le projet socialiste en projet présidentiel. Ce n'est pas le cas de Royal qui n'avait que sa personne ébouriffante à offrir en partage.

@Trésor de bienfaits

Mais non. Vous ne comprenez pas. Le PS ne voulait ni de DSK, ni de Fabius. Le vote était clair. En revanche, effectivement, en faisant le choix de Royal, les militants du PS ont cherché un échappatoire – avec raison - à l’alternative Fabius-DSK.
Illusion ? Peut-être, mais pas sûr. En fait Royal devrait présenter un programme diamétralement opposé à celui de Sarkozy en misant sur le long terme, en refusant de jouer le jeu des dérégulations, en convainquant les Français ou tout du moins son électorat qu’il y a chez Sarkozy une véritable fuite en avant, en démontrant que l’illusion est là avec ses risques inhérents de « casse » sociale.
Le problème de Royal ce n’est pas une question de compétences mais de re-mobilisation d’une gauche qui ne croît plus dans les recettes classiques des socialistes tels qu’ils ont été mis en pratique par les derniers gouvernements socialistes. En gros, Royal c’est : « comment échapper au blairisme ? » Or le « blairisme » c’est Sarkozy.

Ajamais,

Là, le suspense devient haletant. A vous lire, Ségolène va adopter une ligne toute opposée à celle de Sarko, qui ne sera pas du blairisme, qui va se démarquer à la fois de Fabius et de DSK et s' écarter des vieilles recettes socialistes (c' est à dire aussi dans une large mesure du programme du PS).
Quel choix a-t-elle donc ? Déborder Besancenot sur sa gauche ou Le Pen sur sa droite ?

RRoyal n'a jamais de fait adopter le projet socialiste. Elle le remets à chaque instant en cause les 35 h les retraites à la sauce fillon, etc
Elle veut gagner mais s'éloigne de la gauche or au second tour elle aura besoin de toutes les voix...même des sans voix...

@Erick

J'ai écrit DEVRAIT. Conditionnel ! Ce n’est pas forcément ce qu’elle va faire.
Ce que je veux dire c'est que c'est la seule façon d'échapper au défi de Sarkozy : « avec moi, c’est possible ».
« Vous voulez gagnez plus, c’est possible ! »
« Vous voulez moins d’impôts, c’est possible ! »
« Vous voulez moins d’immigrés, c’est possible ! »
« … plus de sécurité, c’est possible… etc. »

Regardez la question du SMIG. Tout le monde en convient de Fillon à … Besancenot, le SMIG à 1500 brut en fin de législature, c’est exactement ce qui se passera uniquement par le jeu des rattrapages de l’inflation. Besancenot propose ainsi 1.500 net tout de suite. Evidement Royal ne peut pas le suivre sur ce terrain. Il faudrait donc qu’elle contourne la question, ou bien tout en restant à la proposition du PS, qu’elle s’engage à prendre des mesures contre les hausses de loyers, contre les hausses de prix dans les grandes surfaces (revoir le modèle permettant de calculer la hausse du coût de la vie), etc. A l’inverse la proposition de Sarkozy (faire des heures supplémentaires) peut séduire même si c’est un leurre.

Idem pour les impôts. Les propositions de Hollande sont purement idéologiques et sont sans efficacité économique. En plus elles contribuent à affoler certains électeurs de gauche, plus aisés financièrement. Qu’il faille revenir sur les baisses de la droite. Soit. Mais c’est parfaitement secondaire. Il faudrait plutôt s’attaquer à d’autres formes d’enrichissement, celles qui ne sont pas le fruit du travail, cesser les aides aux entreprises florissantes et qui licencient, etc….

Je précise que personnellement je serais pour un programme autrement plus audacieux, mais je ne suis pas socialiste. Je cherche seulement à comprendre ce qui serait acceptable pour l’électorat de gauche plus « traditionnel ».

Estimant qu'il y avait "un malentendu" à propos de la date du 11 février, le secrétaire national du PS à l'économie Eric Besson a déclaré dimanche soir que Ségolène Royal n'allait "pas révolutionner" le projet socialiste mais "l'amender" et "l'améliorer" sur un certain nombre de points

"On ne mise pas tout" sur le 11 février, date à laquelle Ségolène Royal présentera son programme, a assuré dimanche François Rebsamen, co-directeur de campagne de Ségolène Royal.

Les deux codirecteurs de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, ont toutefois cherché à relativiser l'importance du rendez-vous du 11 février, quand elle doit présenter ses "propositions" ou "grandes orientations" à l'issue de la phase des "débats participatifs

Ces 3 réflexions copiées sur Yahoo et que chacun à pu lire ne montrent-elles pas que même les ténors du PS savent (pour faire une métaphore par rapport au tennis) que la journée du 11 février ne sera non seulement pas celle du coup gagnant mais qu’ils craignent même quelques maladresses de la part de leur championne qu’il faudra rectifier dans les délais les plus brefs

Ajamais, je veux bien admettre que je me suis mal exprimée (synthèses trop rapides, ça m'arrive) mais il se pourrait aussi que vous m'ayez mal lue. Où ai-je dit que le PS voulait de Fabius ou DSK? Je crois avoir dit exactement le contraire et tenté d'expliquer pourquoi il avait fait cette "folie" à mes yeux de choisir Royal.

Par ailleurs concernant vos propos sur les choix qu'elle fait ou ceux qu'elle devrait faire je peine à démêler ce qui relève de la réalité ou de vos désirs personnels.

1)Il me semble qu'elle s'est présentée elle-même comme blairiste pendant sa précampagne.

2)Pour une ligne plus franchement à gauche et s'opposant clairement à celle de Sarko c'était le choix de Fabius.

Mais bon je ne vais pas vous faire un dessin non plus.

@Trésor de bienfaits

Le choix « clairement à gauche de Fabius » ? Vous voulez rire je pense. L’intuition de Royal c’est que le programme dont disposait le PS était un mauvais programme ou tout du moins un programme pour perdre ; ajouter à cela la dévalorisation qui a touché des hommes comme DSK et Fabius, usés par leur participation à plusieurs gouvernements de gauche qui avaient beaucoup déçu l’électorat de gauche. Alors après que Royal trouve la bonne solution, c’est effectivement autre chose, mais le « tout à gauche » est impossible avec le PS, contraire même à sa « culture de gouvernement », Fabius compris.
Les solutions que j’envisage ne sont pas les miennes (je suis à la LCR) ; j’imagine seulement des soltions pour Royal dans ses marges de manœuvres.

M. Dupin, je vais parler de ma vie. Si cela vous paraît inapproprié n'hésitez pas à me filtrer.

Je dois l'avouer, j'ai pour habitude d'écouter, le matin, à l'heure de mes ablutions, la radio qui nous vit tous naître, j'ai nommé Europe 1. Je précise ici à toutes fins utiles que je ne suis en aucun cas rémunéré pour ce genre de confidence, ou pour toute autre citation de marque, d'assurance par exemple.

J'écoutai donc la voix sereine et néanmoins pétillante de Nicolas Charbonneau, quand soudain surgit cette publicité, rejetonne d'une longue série : celle de la MAAF. Pourquoi m'a-t-elle frappé, ce 5 février 2007, alors que chaque matin, depuis de nombreux mois, elle ne monopolisait mon neurone matinal que le temps pour une vache de voir passer un train, à savoir quelques secondes? Christian Blachas seul le sait. Et puis moi, aussi, après coup. Bin oui, sans quoi ce ne serait pas rigolo.

Petit rappel de circonstance : cette publicité met en scène un personnage récurrent, un monsieur plutôt coincé, aigri, autoritaire et pète-sec, qui cherche en permanence à prendre en défaut son agent d'assurance MAAF, en faisant valoir mille et une raisons d'avoir des réductions de cotisation. Sans jamais s'énerver, l'agent en question, ou l'agente (Miss Maaf) répondent en expliquant au monsieur en question que sa requête a déjà une réponse concrète, dont ils lui détaillent les caractéristiques. Le monsieur procédurier est donc contraint de battre en retraite, et de ravaler ses arguments périmés. Il s'éloigne, ou raccroche son téléphone, non sans avoir murmuré son cri de guerre : "JE L'AURAI, UN JOUR, JE L'AURAI!"

Or ce matin, après une demi-heure d'informations pour la plupart d'ordre politique, cette publicité avait des allures de métaphore socialiste. On nous expliquait que les ségolénistes tentaient de dédramatiser la date du 11 février, qui ne suscite déjà plus de crainte que dans leur propre camp, et qu'ils tentaient de souffler désespérément sur les braises des rumeurs allumées ces dernières semaines. Bruno Rebelle, trop heureux d'enfin réussir grâce à Mme Royal ce que des années de militantisme n'étaient pas parvenus à lui accorder, à savoir la médiatisation, en redemandait. D'autres nous avertissaient quant à la stature dangereusement dangereuse de M. Sarkozy.

Or, virtuellement face à ce petit peuple grinçant des dents, j'ai vu dans les nimbes de mon esprit sa silhouette multiple prendre la forme, pour un instant, de ce monsieur maafieux, dont l'unique passe-temps, entre deux pubs, semble être de chercher à piéger ses assureurs. Le PS, depuis plusieurs semaines, se contente de semer des embûches sur le chemin de Nicolas Sarkozy : un RG par ci, un scooter par là, un complot médiatique par ci, un Georges Bush par là... et face aux sondages désastreux pour leur camp, aux ralliements toujours plus nombreux en faveur de M. Sarkozy, il me semblait entendre depuis ma salle de bains la voix étouffée de Jack Lang : "JE L'AURAI, UN JOUR, JE L'AURAI!"

Savez-vous, Ajamais, qu'une des plus proches conseillères et vieille copine de Ségo, Madame Sophie Bouchet-Petersen, est une ex de la ligue, capable de parler le LCRisme avec l'accent de Neuilly sur Seine :"Ils sont pétés de thunes" s'est-elle ainsi écriée à propos de Fabius et DSK.

Oui, je la connais. Nous avons même travaillé ensemble pendant un an il y a près de 30 ans, voyez vous.

Opinion (=sondages) contre parti? Ce sont donc les deux alternatives de soutien et de légitimité des politiques?
Au-delà de la question de l'indigence de notre base politique, je me rappelle la question de beaucoup concernant l'élection du président au suffrage universel: sauf à s'appeler Charles de Gaulle et à vouloir (i) se détâcher des contingences partisanes et (ii) respecter scrupuleusement le verdict des urnes (je rappelle qu'il a démissioné après un référendum défavorable: ça vous semble loin??), cette élection plébicitaire n'est sans doute plus adaptée ni aux moeurs politiques ni au fonctionnement des institutions actuelles.
Autre curiosité: Buffet démissionne du PCF, pour mieux "rassembler". C'est la seule position gaullienne (avec Bové?), alors que le PCF était opposé à l'élection présidentielle au suffrage universel. J'en perds mon latin politique, moi.

Nicolas,

Vous oubliez Mitterrand qui, aprés y avoir vu un "coup d' Etat permanent", a porté l' aspect "monarchique" de la fonction présidentielle à son plus haut degré.
Je ne vois pas en quoi les moeurs politiques (expression qui mériterait un développement) actuelles exigeraient un autre mode d' élection et lequel. Quant à la question du fonctionnement, il me semble qu' un candidat l' a bien prise en compte, tirant notamment les conséquences du passage au quinquennat.

Il est sûr maintenant qu' avec les derniers exploits de Jack en Algérie, les français tous repentants vont aller s' agenouiller devant la madonne.

Elle va aussi jouer sur la peur en caricaturant le projet de Sarkozy (ultralibéral, néoconservateur, et blablabla et blablabla). J'ai hâte de la voir dans quinze jours pendant deux heures face à 100 français. On verra si elle tiendra le choc, comme l'a fait hier le candidat de l'UMP, ou si, au contraire, la démocratie participative n'est chez elle qu'un slogan. A moins qu'elle ne passe deux heures à prendre des notes...

Mais non !
Elle va faire un tabac avec les homosexuels, parler des femmes battues, étendre les 35 heures aux TPE tout en glorifiant le travail, augmenter le SMIC, créér des droits opposables tous azimuts, alléger l' Etat mais charger les régions (comme Poitou-Charente qui est un paradis, etc ... et surtout en noyant tout ça dans la compassion.
Comme c' est une femme et que bien sûr il n' est pas question d' attaques personnelles, le débat sera soigneusement "cadré".
Sarko étant un hyperlibéral tendance facho, c' est normal qu' on lui envoie des fions. Pas à elle. PPDA a déjà fait carpette devant elle au JT, pas de raisons que ça change.

Et oui Erick, TF1 c'est comme la police toujours du bon côté du manche (pardon du pouvoir) quoi qu'il arrive !

@ Erick:

Je ne voulais pas m'étendre en parlant de Mitterrand et de Chirac, mais pour moi, ces deux présidents ont perverti la Vème république.
Deux exemples: Mitterrand a fait de lal présidence un outil de pouvoir personnel et privé.
Chirac aussi, et a également bafoué le verdict des urnes en (i) ne faisant pas un gouvernement d'union nationale en 2002 (alors qu'il est censé se situer au-dessus des partis et représenter la cohésion nationale) et (ii) en ne démissionnant pas après le résultat du référendum 2005.

Quant au quiquennat, il est bancal, car le parlement n'a pas les pouvoirs nécessaires pour un régime présidentiel.

@ Nicolas

Je ne vois pas en quoi J Chirac aurait bafoué le verdict des urnes. Le PS n’a pas été présent au second tour en 2002 pour des raisons qui le regarde et qu’il n’a pas encore ou mal analysé vu le comportement qui est le sien. La constitution est ce qu’elle est, si elle ne plaît pas on la change. Il n’y avait aucune raison de faire un gouvernement d’union nationale, nous ne sommes pas en guerre que je sache ni sur le point de l’être.

Pour ce qui est du résultat du référendum rien dans la constitution n’oblige le président à démissionner en cas de désaveu. Il n’était d’ailleurs pas obligé d’utiliser cette procédure, il y avait une autre possibilité et vous le savez.

Il ne s’agit pas de créer la confusion dans les esprits en essayant de les manipuler. En France il y a des élections présidentielles, législatives , municipales, cantonales, régionales voire sénatoriales pour les grands électeurs et puis il y a le référendum. Soyons sérieux et essayons de le rester en ne faisant pas un mélange des genres.

Vous faites un raisonnement apparemment logique dans le but d’induire en erreur cela s’appelle le sophisme et c’est une pratique courante et bien connue en politique. Heureusement avec un peu d’expérience cette façon de procéder peut se démonter facilement ce que, en ce qui me concerne, je ne manque jamais de faire surtout auprès de certaines personnes un peu moins aguerries à la politique et qui ont tendance à « gober » de tels raisonnements.

"On" nous fait croire qu'un candidat à l'élection présidenteille serait susceptible de gagner en oubliant que cette échéance comporte deux tours. Il semble que les deux candidats favoris par les sondages l'aient oublié,pour l'un commençant à draguer les électeurs de gauche et pour la seconde en tentant en empruntant un discours simpliste de droite sur certains sujets.
Je crains qu'à ce petit jeu, néanmoins dangereux,nous perdions, une fois encore.
Le débat démocratique frontal, programme contre programme, n'ayant pas lieu, le vote sera aussi représentatif que l'émission de TF1 recevant 100 français face à Sarkozy. Autrement dit, nous voterons pour le candidat qui aura su, non pas additionner l'intérêt du pus grand nombre d'intérêt particulier, mais de celui qui dénonce, sans vergogne, cette lamentable mascarade.

Sarko (à Maisons-Alfort)
"Je sens monter dans le pays une immense vague de fond."

Ségo (ce soir à Paris)
"Je sens une vague, je sens un souffle."

Ségolène Royal : les grands conglomérats ont peur de la gauche car ils savent ce qu'ils auraient à perdre si elle arrivait au pouvoir!
Du pur Mitterrandisme. On se souvient des diatribes de l'ancien président contre ceux qui gagnent de l'argent en dormant, alors que la bourse n'a jamais été forissante que sous Tonton (qui, par ailleurs, à titre personnel, aimait à s'entourer de gens fortunés).
Ah, la gauche populiste, donneuse de leçons et hypocrite ne changera jamais...

http://legauchisterepenti.oldiblog.com

Ca y est. Bon petit coup de barre à gauche rhétorique de Ségolène. Il n' y a plus qu' à attendre le 11 pour savoir si le programme du PS a repris le dessus.

A moins que l' on assiste à des contorsions comme celle racontée ci-dessous :

http://fr.news.yahoo.com/06022007/326/de-la-methode-participative-et-de-ses-aleas.html

Reflexion inactuelle par rapport à l'actualité du blog. Avant hier on nous a seriné (affaire Deniker) "Tout peut être dit". Hier on nous disait (affaires Frêche, P. Sevran) : "Il y a des propos inadmissibles". Aujourd'hui (affaire charlie hebdo) on revient au "tout peut être dit". A quand la suite..

Qui a employé les expressions ?

" héraut d'une "nouvelle oligarchie", d'un "système clanique" et des "puissances de l'argent" "le profit rapace", "le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage",

Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, José Bové , Léon Trotsky en 1920 lors du 9éme congrès ou aucun d’eux mais alors qui …. ?

En tout cas ça c’est un programme.

@ flamant rose
Sauve qui peut pour elle, sauve qui peut pour nous...:-)))

Je vous conseille d’écouter A. Finkielkraut sur France Inter ce matin. Son analyse de la gauche actuelle a quelque peu décoiffé le gaucho de service, Demorand…
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuftrente/

Flamant rose, il se pourrait que ce soit Sophie Bouchet-Petersen, l'ex de la LCR dont j'ai parlé plus haut. Mais il paraît, d'après le Canard, qu'elle est "rincée" d'avoir passé ses nuits à écrire les discours de sa copine. Elle passe la plume à Eric Orsenna dit-on.

Dans le "vite dit" du même Canard, en page 8, Aurélie Filippetti confesse qu'elle se marre bien avec Marie-Ségo :
"Elle parodie ses propres discours, s'amuse de ses propres expressions -je vous assure qu'on rigole..."

Quand je pense que 60°/° de militants du PS ne se sont pas rendus compte du foutage de gueule que c'est depuis le début.

"Pour ces conglomérats de la finance et des médias, il y en a tellement à perdre si la gauche gagne cette élection présidentielle."

Il faudra que Ségolène Royal nous explique comment cette déclaration qu'elle a faite hier soir est compatible avec ses prévisions d'il y a quelques semaines, selon lesquelles, dès qu'elle arriverait au pouvoir, la croissance reviendrait d'elle-même face à l'espoir qu'elle susciterait.

J'aimerais bien qu'on me dise comment la croissance peut s'obtenir sans la confiance des "conglomérats de la finance", je veux dire des entreprises.

Entre parenthèses, cete phrase confirme mon diagnostic précédent d'une Ségolène plus éléphante que les éléphants, archéo-mitterrandienne à donf, vieille gauche moisie lorgnant vers Marchais, Séguy et l'extrême-gauche.

Avec des fringues à la mode et des luminaires de chez Starck, certes.

Et prenant chez Blair le pire du blairisme, le politiquement correct à front de taureau.

Il est vrai que le débat politique française se caractérise par une absence d’acteurs institutionnels indépendants, rôle joué par les « think thanks » dans les autres démocraties. Voici justement le blog d’une « boite à idée » à la française qui mériterait à être connue : http://www.2007-desenjeuxetdesidees.org/

Au risque de me faire incendier par pas mal de gens, je vous livre un de mes constats.
Il y a à ce jour 4 candidats capables d'atteindre le second tour de la présidentielle. Deux sont de droite, un d'extrême droite et une seule de gauche.
On pourrait réduire le nombre à trois, parce que Bayrou, dont la coloration politique - même pastellisée- est tout à fait identifiable (ancien Baladurien comme Sarkozy et ministre de Jupé), me semble condamné à jouer le rôle éminemment journalistique du 3ème homme qui fait finalement 4.
Donc dans mon esprit d'électeur de gauche caricatural (enseignant, militant syndical, représentant du personnel etc.), je n'ai pas le choix : il me faut voter pour la seule candidate suceptible de porter des idées les plus proches des miennes.
La gauche institutionnelle a dans mon esprit deux avantages sur la droite : elle est plus sensible aux contre pouvoirs et elle est plus apte à admettre l'alternance politique. Bref, elle est plus adaptée à la démocratie. Et peu importe si ce n'est pas romantique ou exaltant, je m'en contente.

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