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« Mystère du néocentrisme | Accueil | Sarkozy favori »

12 février 2007

Ségolène Plus

    Ségolène Royal est devenue une autre tout en restant elle-même.  Désormais armée de son "pacte présidentiel" décliné en cent propositions, la candidate socialiste a nettement viré à gauche sans abandonner la singularité droitière qui fit son succès. Têtue, Royal a inséré dans son programme toutes les idées qui avaient bousculé le PS (jurys citoyens, assouplissement de la carte scolaire, encadrement militaire des jeunes délinquants etc). Pour ce faire, elle a prétendu s'appuyer sur la parole populaire émergeant des exercices de "démocratie participative" en la recadrant à sa manière: "Ce que je savais, vous l'avez confirmé".
    Mais la candidate a ajouté a son propos beaucoup d'éléments du "projet socialiste" comme la sécurité sociale professionnelle, où elle se montre même plus précise, ou encore la réforme des institutions dans un sens parlementaire. Championne de la vie quotidienne, Royal a encore multiplié les propositions concrètes (réduction des coûts bancaires ou triple indice des prix) susceptibles de frapper les esprits.
    La cohérence de l'ensemble reste à démontrer. On observe en tous cas que la candidate est resté dans le flou sur nombre de questions majeures. Celle des 35 heures est prudemment ramenée à la négociation pour "consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs", contrairement au projet du PS qui prévoyait sa généralisation. Le problème des retraites est, lui aussi, renvoyé à la sagesse des partenaires sociaux sur la base de quelques principes. Enfin, Royal n'a pas précisé comment elle entend financer un programme au total assez dispendieux. Il ne suffit pas d'évoquer la nécessaire "réforme de l'Etat", une réduction du nombre des ministères et une rationalisation des administrations centrales, pour apporter la réponse. Se gardant de reprendre l'idée de revenir sur les baisses d'impôts dont ont bénéficié les contribuables les plus aisés, la candidate a pratiquement fait l'impasse sur ses orientations fiscales. A ce stade, son projet n'est pas sérieusement financé. Celui de Nicolas Sarkozy non plus...

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Voici les sites qui parlent de Ségolène Plus:

Commentaires

Ce catalogue de promesses difficilement finançables, m’incite à penser que la réalisation aura du mal à suivre.

D’où cette question que je me pose à chaque élection : « être à gauche » signifie-il faire des promesses généreuses qu’on sait ne pas pouvoir réaliser ?

Le candidat UMP avait déjà ouvert le bal des promesses pléthoriques, promettant tout à tout le monde, chaque catégorie sociale, corporation, secteur ayant droit à son lot d’avantages mirobolants et contradictoires.

Ce que je ne comprends pas c’est que les électeurs semblent attendre ce genre de promesses intenables, et celui qui a le plus promis, a de fortes chances de gagner la course à l’Elysée. Puis, se voyant dupés, les électeurs se fâchent tout rouge et n’ont qu’une seule idée : virer les prometteurs impénitents, quitte à créer des « chocs systémiques », comme le 21 avril 2002 ou le 29 mai 2005…

Pourquoi une mémoire aussi courte ? Comment sortir de ce cercle vicieux dont les électeurs sont tout aussi responsables que les politiques ?

Hossana au plus haut des cieux !

The "magic programme" est arrivé. Y'en aura tant et plus pour tout le monde. La recette est connue, elle a déjà marché : des propositions "miroir aux alouettes" comme Mitterrand en 1981, une programmation non pas commune avec le PCF, mais un socle pas trop mal fichu pour faire le plein à gauche entre premier et deuxième tour. Le tailleur rouge vermillon était de circonstance.

Le programme est donc orienté "à gauche", et de nature redistributive pur jus. Si les autres gauches européennes, entendez les partis sociaux-démocrates, le parti travailliste anglais, le SPD allemand, les partis de gauche scandinaves ont non seulement élaboré des programmes, mais développés des politiques "de l'offre", tourné vers la musculation de leurs appareils productifs respectifs, les socialistes français nous refont le coup de celle de la demande : et que je distribue, et que je distribue.

On remarquera, si on s'y était interessé en son temps, que Gerhard Schröder et Angela Merkel avaient tous deux, peu ou prou, présenté des programmes économiques tournés vers l'offre, que Schrôder répondait aux surenchères sur sa gauche, en déclarant : "on ne peut distribuer que la richesse que l'on a créée", et les deux n'ont pas eu tant de mal que cela a créer une coallition (imaginez l'UMP se mariant sur un projet avec le PS) pour donner corps à leurs orientations.

Nous aut'es, on en sera pour nos frais. La gauche vient effectivement, à part quelques gimmicks "droitiers" à deux sous, de vous faire son show keynésien sur l'air "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Ce sera donc "quand il n'y en a plus, il y en a encore". Fortiche l'élaboration programmatique made in PS franco-français.

On est maintenant au clair. A droite comme à gauche, le "chiffrage" est secondaire pour ne pas dire accessoire. En gros, tout le monde s'en fout. Cela reste ou devrait rester l'indicateur de la "faisabilité" du projet politique, il n'en est rien. D'un côté comme de l'autre, nous sommes donc en position de voir nos futurs gouvernants échouer. Tout simplement parce que ni les uns, ni les autres n'auront les moyens des politiques qu'ils se proposent de déployer. Le risque que leurs électorats respectifs se radicalisent, ainsi que la vie politique déjà sérieusement frontale et manichéenne, est important. Dans tous les cas de figure 2012 pourrait générer des tremblements de terre, parce que si la politique 2007/2012 n'arrive pas à inverser la tendance "contre performance" du pays, ce sera l'échec de la nouvelle génération. J'ai bien peur alors que "c'est la faute au PS" ou "c'est la faute à Sarkozy" n'amusent plus personne, et que les électeurs se cherchent des champions ailleurs que dans les grands partis "en capacité".

Que du bonheur !

En notant au passage que l'abandon (à priori) de l'idée de "généraliser" les 35h est une des seule bonne nouvelle issu du plénum du PS de dimanche.

Nasdravié !

Le programme de Ségolène Royal tient en une phrase : plus de moyens pour tout le monde.

Qui serait contre ?

Un détail : qui va payer ? Dans l'état actuel des choses, le financement ne pourra provenir que de la dette, c'est à dire de nos enfants. Tout pour nous et rien pour eux. Ca leur fera les pieds.

En fait, je connais la solution à tous les problèmes du pays : inscrire dans la loi un droit opposable à la richesse.

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Article premier : tous les français sont millionaires. L'Etat garantit l'accès à la fortune pour tous.

Article deux : L'objectif est de parvenir à 80% d'une classe d'âge présente dans le magazine "Forbes".

Article trois : la pauvreté est désormais illégale. A partir du premier janvier 2008, toute personne non-millionnaire sera libre de saisir les autorités compétentes et de faire valoir son droit à la Rolls-Royce et à la villa sur la côte d'azur.

Article quatre : la loi garantit à tout français le droit de sortir avec Natalie Portman.

Article cinq : l'accès au bonheur est désormais garanti. Un recours devant les tribunaux compétents est assuré pour chaque français qui ne se sent pas heureux.
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Le droit opposable au bonheur ... je suis surpris qu'aucun candidat n'y ait jamais pensé. Notez qu'avec le programme Royal, on n'en est pas loin.

Rien de bien nouveau dans ce qu’a dit SR. Il fallait surtout reconquérir l’électorat de gauche qui filait sur Bayrou. N’est pas François Mitterrand qui veut et quand elle a dit « Moi ségoléne Royale », il n’y a ni les accents ni la gestuelle du « Moi François Mitterand » comme dans le reste du discours d’ailleurs .

Ceci dit j’ai eu l’impression de revenir quelques années en arrière lorsque les organisations syndicales venaient avec leur catalogue de revendications ( Nous exigeons une revalorisation salariale, un poste de nuit supplémentaire, une pause casse croûte, une prime de surcroît de travail, etc…) Très bien je vous accorde tout, Ca coûte combien ? c’est pas un problème si ça vous fait plaisir et puis la paix sociale à un coût payé par les contribuables. Cela fait partie du « pack ».

Elle propose la sécurité sociale professionnelle. Gratuité pour les soins des moins de 16 ans . Peut être ne suis je pas au courant de tout, c’est même certain mais entre la sécu et la mutuelle que ce soit pour mes enfants comme pour mon épouse ou moi même j’ai toujours été remboursé.

Elle veut surtaxer les logements inoccupés. Besancenot va être satisfait, les salariés du bâtiment peut être moins. Quelle idée de la démocratie ! je n’utilise pas un bien que je me suis acheté grâce au fruit de mon travail, donc on me le taxe parce que d’autres n’ont pas cette chance. L’état est incapable depuis de nombreuses années à faire face aux demandes de logements c’est pas grave on va taxer ces salauds de propriétaires pour qu’ils louent.

Les maires des villages n’en avaient probablement pas assez d’être responsables d’un trou dans la rue de leur commune, du but de football qui a blessé un jeune … on va créer des jurys citoyens, pourquoi ne pas être plus franc et dire création de tribunaux permanents pour les élus.

Je n’ai pas du tout apprécié lorsqu’elle a pris en exemple son statut de mère de famille pour mettre en exergue sa faculté de pouvoir résoudre les problèmes des jeunes de banlieues et ce d’autant plus que l’on sait l’attitude qui a été la sienne lorsqu’elle a voulu inscrire son fils au cours Florent. La démagogie à son summum.

Je n’ai pas du tout apprécié ce passage de son discours en parlant de la droite « des vies brisées, des familles humiliées, des destins marqués du sceau d'une malédiction qui ne dit pas son nom » c’est quoi ça. Et elle compte réconcilier les français, elle qui avait promis de défendre son programme sans attaquer ses adversaires.

Réduction des coûts bancaires. A moins de rationaliser, dans le privé c’est la concurrence me semble-t-il

Et puis rien ou presque sur les retraites, la fiscalité, l’Europe et bien d’autres choses encore.

Pour terminer une anecdote. A la Londe Ste Roseline petit village du Var se déroulait une réunion participative animée par le maire. Un des participants s’est levé pour dire qu’il, je cite « était perturbé par le fait que des ouvriers puissent voter pour l’UMP », le maire a pris la parole et lui a répondu que effectivement et exceptionnellement on pouvait rencontrer des gens ayant cette d’attitude. Ce qu’il n’a pas dit c’est que le vote UMP chez les ouvriers est majoritairement en faveur de l’UMP (car le mec se serait peut être étranglé), ce qui peut expliquer le discours gauchissant de Mme Royale.

Enfin sachez que tout ce programme va se faire sans hausse d’impôts et sans hausse des prélèvements obligatoires, moi je le crois je vous le jure.

j'ai écrit la Londe ste Rosseline il faut lire La Motte ste Roseline. Que le maire de la Londe ne m'en veuille pas.

On s' enfonce dans la République des droits. Quant aux devoirs ... En parler ne serait pas populaire. Crétinisation et infantilisation, voies de la "justice et du respect" !!!

Tiens, pour faire la balance, voilà comment Eric Le Boucher concluait son édito de samedi dans le Monde au sujet de Nicolas Sarkozy et de son programme :

"Mais l'ambiance reste à la dépense électoraliste, à l'économie de la demande. La perte de compétitivité de la France mérite une stratégie économique d'offre plus cohérente et plus ciblée que ne le croit "M. Mitraillette"."

A part ceux qui ont l'esprit de chapelle, qui sont voués corps et âmes à tel ou tel bord, les autres noteront qu'au delà du simple affrontement droite/gauche, il y a les marqueurs de la pratique "française".

Comme évoqué ci-dessus, l'homo politicus franco-français, quelle que soit la couleur de son chale, est celui qui continue de dépenser quand il faudrait économiser. Autrement dit personne ne s'avance en axant son projet politique sur la musculation de l'offre, ils ne savent se soumettre aux suffrages de leurs concitoyens que sur l'air des vaches grasses. Est-ce à dire que les citoyens de ce pays ne comprendraient pas qu'on leur parla d'autre chose ? Je ne suis pas loin de le penser.

Que nos finances soient au rouge, que notre déficit "d'exploitation" soit chronique, ne semble pas émouvoir grand monde. Que cela implique que nous n'avons pas les marges de manoeuvre pour ces dépenses supplémentaires (telles que figurant dans les programmes socialistes ou umpiens) ne fait pas dévier le citoyen du "plus" qu'il semble attendre systématiquement de ses dirigeants politiques.

Que notre gauche, enfin nos socialistes restent de dispendieux keynésiens est finalement dans l'ordre logique des choses. Leurs difficultés à se séparer entre ceux qui acceptent et reconnaissent l'économie de marché et ceux qui souhaitent encore en combattre l'existence les empêchent de rejoindre les orientations de leur équivalents en Europe. Mais, notre droite a ceci d'encore plus aberrant que de ne pas être capable, ne serait-ce que de se hisser au niveau des "gauches européennes".

Le pragmatisme n'est pas vendeur dans ce pays. Tout le monde y va de la déclinaison de théories plus ou moins fumeuses, prétendant réinventer l'eau chaude.

Nul doute que le SMIC à 1500 € permettra d'augmenter les embauches, de dynamiser le marché du travail. Même l'oncle communiste de mon épouse me confiait à la Noël, qu'il se battait pour expliquer à ses copains militants que si le SMIC à 1500€ peut ne pas poser problème en soi aux patrons des banques et des "grands-groupes-industriels-et-financiers", cela pouvait poser question dans les PME, chez l'artisan, le boulanger, l'imprimeur du coin, le peintre. Concluant sa remarque par un prosaïque : "tu comprends, tout est imbriqué en économie".

Ne le répétez pas, notre oncle militant communiste de base est plus pragmatique que les politiques droite /gauche de mon pays.

On assiste donc à une campagne où la gauche déploit un programme keynésien de relance par la consommation (version 2 de 1981) et une droite, soit disant libérale, qui compte relancer la croissance par la baisse d'impôt. Le tout dans un contexte où en l'état, sans toucher à la situation actuelle, nous dépensons déjà plus que ce que nous gagnions, et où nous finançons le manque à gagner du courant avec l'argent de nos enfants.

On croit rêver, mais on fait plutôt une cauchemar. Normalement dans un cauchemar, on finit par se réveiller, mais là rien, on continue à pioncer. A quand la crise cardiaque pendant notre sommeil. Un coup à mourir sans s'en rendre compte. Ca, ça serait de l'exception culturelle, et de la bonne.

Mateo,
Je crois que Piketty assez d'accord avec vous, et il n'est pas content...
http://vanb.typepad.com/versac/2007/02/piketty_nest_pa.html#comments
http://www.liberation.fr/rebonds/234540.FR.php

La question "Qui va payer ?" n'a aucune pertinence en France, pays qui évolue depuis 30 ans avec sa dette, et où la comptabilité est une discipline méprisée. C'est la dette qui va payer. Quand on en est à 1100 milliards, on peut bien aller à 1200-1300 milliards, non ? Et d'ailleurs, nous avons de nombreux économistes (Fitoussi en tête) qui nous expliquent, que ce n'est pas si grave, que ça peut augmenter encore. Qu'il y a une limite sans doute, mais qu'on ne peut savoir à quel niveau elle se trouve... Enfin, il y a un effet pervers de l'euro, qui va masquer l'envolée de la dette. En 1981-83, il y eut 3 dévaluations du franc, avant que Mitterrand n'arrête le socialisme. Cette fois, il n'y aura rien d'autre que des admonestations de Bruxelles, qui seront fustigés en lettres de feu par Marianne, l'Huma, Le Pen, Chevènement.

Et pour rembourser ? On fera "payer les riches" en espérant l'arrivée d'une vague d'inflation.

En Allemagne nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des femmes politiques françaises.

"La question 'Qui va payer ?' n'a aucune pertinence en France, pays qui évolue depuis 30 ans avec sa dette, et où la comptabilité est une discipline méprisée." (Basta)

En effet. Si vous voulez insulter quelqu'un en France, traitez-le de raciste, de pédophile, de libéral ou de comptable.

Comme dans cette épouvantable expression qui traîne sous les plumes réputées les plus sérieuses, "maîtrise comptable des dépenses". Expression que personne ne s'est jamais donné la peine de nous expliquer, naturellement.

Mais on sent bien que la "maîtrise comptable des dépenses", c'est quelque chose d'horrible, de répugnant. Un truc de négrier, d'esclavagiste.

Alors un comptable, pensez...

R.Marchenoir, je me souviens d'un ministre socialiste de l'époque socialiste de la présidence Mitterrand - peut-être bien Mme Questiaux - qui déclara : "je ne serai pas le ministre des comptes". Elle s'occupait de la Sécu, il me semble !
Ce que dit Royal, mais Sarko aussi hélas, c'est "Je ne serai pas la présidente des comptes, mais des guichets"

"La percée de Ségolène Royal s’inscrit dans le mouvement de droitisation des gauches dans les pays riches et vieillissants."

mais qui a écrit ça ?

Michel,

J'ai lu Piketty. Force est de dire qu'il n'a pas tort. Cette histoire de baisse de 4 points de notre taux de prélèvement est une couillonnade. Non pas que l'objectif de ramener la France à la moyenne européenne soit débile, mais la méthode défie le sens commun.

Parvenir à faire baisser le niveau de prélèvement signifie avoir moins besoin d'appeler de fonds qu'aujourd'hui. Pour appeler moins de fonds, il faut moins dépenser. Nous avons déjà 20 % de nos dépenses à résorber, en gardant constant nos prélèvements pour parvenir à l'équilibre dépenses/recettes.

Et on a compris. Enfin on aura compris que personne en politique française ne pointera le bout du museau avec un programme d'économies et de baisses significatives de la dépense publique. Personne ne s'avancera en expliquant qu'il va taper dans le dur, qu'on va passer aux vaches maigres.

De là à en rajouter en expliquant qu'on va commencer par baisser les prélèvements, il n'y a qu'un pas que notre droite française s'est empressée de franchir. Un libéral commencerait par concocter un régime basse calorie au pays, à réorganiser les services de l'état, à redéployer ses moyens et ses ressources. Il répercuterait les dividendes de cette cure, en baissant éventuellement les prélèvements. Pas l'inverse.

L'inverse, c'est le surréalisme cocardier, où droite et gauche rivalisent à considérer le citoyen électeur en "gogo". C'est bien là le signe d'une caste qui, peut être pas sciemment, insulte notre intelligence, enfin ce qu'il reste de nos cerveaux. C'est perso la raison pour laquelle, je ne suis inféodé à aucun bord, même si je suis plutôt de droite que de gauche. Mais sur ce coup, l'UMP et son candidat mériterait un bon coup de pied là où je pense.

Matéo,

Il y a au moins une différence avec le discours de Sarkozy : s' il y a des dépenses, il y a aussi un programme d' économies et une responsabilisation des acteurs économiques et sociaux.
Sous réserve d' un calendrier et des chiffrages prévisonnels qui sont encore à venir, il y a là le principe qu' on économise en vue de dépenser.
D' autre part le relance par le travail, c' est à dire par la hausse du pouvoir d' achat, si elle est effective, sera autrement plus saine qu' une relance par la demande financée (comment ? pour combien de temps ?)par l' Etat.

Un mot pour aller dans le sens de Flamant Rose : quid des problèmes de société ? de la mondialisation ? de l' international ? L' accueil de l' immigration à peine traité.
Le gag est le blanc sur la fiscalité alors que deux jours auparavant on nous a bassiné avec la clé USB de DSK.

C'est toujours la campagne du vide ou plus exactement du n'importe quoi. Je pense à la chanson de dalida paroles,paroles ...

Elle s'est habillée en petit livre rouge mais n'a pas prononcé une seule fois le mot "socialiste" comme pour escamoter les génuflexions faites à la brochette de statues de commandeurs venus lui réclamer leur dû.
Elle leur a servi, cela dit, un apéritif sans alcool : l'odeur et la couleur du socialisme, mais sans perspective. Du sous-Fabius avec un smig à 1500 euros quand on pourra. Du sur-Jospin avec des emplois tremplins pour tous, jeunes et parents, avec en prime une accentuation du discours moralisateur. Du néo-DSK avec le dégraissage de l'administration centrale - mais largement compensé par la surcharge des administrations régionales. Le tout agrémenté d'incantations sur l'entreprise et le syndicalisme sans que ni la question du temps de travail, ni celle de la sécu, des retraites ou de la fiscalité soient jamais sérieusement abordées.
On pouvait espérer, l'imagination de Jack Lang étant au pouvoir, quelque chose de neuf en matière d'éducation. On a eu, l'éducation, l'éducation, L'EDUCATION ! le diplôme pour tous (sic), la citoyenneté, le travail en équipe (rémunéré - à raison de 35 heures sur place? on ne sait), l'innovation (selon Cohn-Bendit?) bref la rengaine. Ne manquait plus que "l'enfant au centre du système éducatif", la proviseure et la rectrice comme au bon vieux temps du sous-ministère ségolien. A la place on a eu mieux si c'était possible, et sans notes pour une fois : l'appel vibrant de la "Mère", le serment de la mère, la mère d'élève du XVIè s'entend, qui dans une horrible crise d'hystérie s'est donnée des coups de poing dans le ventre...

Les éléphants-commandeurs auront-il apprécié la Ségo-touch? Auraient-il fait mieux ou autrement sur la base de leur projet?
En tout cas ce fut ringard et flou à souhait. Heureusement il y avait de la musique. Et à la Mutualité, le renard avec ses plumes partout qui fait campagne pour la gauche à force.

@Erick

Je sais que vous êtes plutôt partisan de l'UMP et de NS en particulier, vous ne vous en êtes pas caché et c'est tout à votre honneur. Cependant, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Les gains attendus du "programme d'économie" et de "responsabilisation des acteurs" ne compenseront pas les 20 % de recettes non financées par notre budget à l'heure actuelle, et à fortiori encore moins les 4 points de prélèvements que nous supprimerions arbitrairement, ex nihilo.

Et de toute façon faire précéder la baisse des prélèvements aux dividendes d'une politique de réduction de la dépense publique est malheureusement une orientation présente dans le discours de l'UMP, depuis que NS a chanté cette chanson là. C'est de plus une couillonnade assez énorme. Reconnaissons le, c'est de saison, une couillonnade électoraliste (chez moi, ça provoque l'effet inverse ce genre de fadaises).

enfin votre phrase : "D' autre part le relance par le travail, c' est à dire par la hausse du pouvoir d' achat, si elle est effective, sera autrement plus saine qu' une relance par la demande financée (comment ? pour combien de temps ?)par l' Etat" : comprends pas !

Il y aura peut-être ici ou là une hausse du pouvoir d'achat, si la politique de NS permet en effet de travailler plus et de gagner plus. Mais cela suppose que l'appareil productif ait besoin d'heures supplémentaires, et ça, ça n'est pas gagné. Et cela concerne les "insiders", ceux qui sont déjà à l'emploi, cela concerne moins les gens à la porte du marché du travail.

Quant aux impasses de Dame Ségolène que vous relevez, je laisse le soin à d'autres de lui tailler un short dans son tailleur rouge....

Mais moi je vous dis qu'elle va gagner !! (héhé)

Ajamais,
Je maintiens que la percée de Ségolène Royal dans l'opinion est liée à son positionnement droitier d'alors. Croyez-vous vraiment qu'elle aurait eu d'aussi bon sondages (qui ont donné à penser qu'elle assurait la victoire contre Sarkozy) si elle avait tenu le discours anti-droite de ces derniers jours ? Merci, en tous cas, d'avoir eu l'honnêteté de remarquer, sur votre blog, que son discours avait été faible question économie...

Matéo,

Je voulais simplement dire que le projet de relance Sarko me paraît plus sain que celui de Ségo.
Je faisais allusion à un calendrier à venir, c' est à dire le timing et l' articulation des différentes mesures d' économies ou de "gains" d' un coté et de dépenses de l'autre. Ce calendrier est annoncé et a déjà fait l' objet d' allusions.
De là à vous dire que tout cela va être facile à expliquer et à mettre en oeuvre de façon bien "huilée" et que je suis tout à fait tranquille ... Mon petit doigt est aussi muet.

PS - Un autre son de cloche sur le 11 mais dans la même tonalité.

http://fr.news.yahoo.com/12022007/326/segolene-l-impossible-synthese.html

Erick,

Je vous crois prêt à jouer votre sort aux dès. La petite couillonnade à vocation électoraliste des "4 points en moins de prélèvement" est une historiette à 68 milliards d'euros, soit dit en passant. Quand bien même, un ambitieux programme d'économie serait au fourneau, il va falloir se lever de bon matin pour atteindre cette somme. J'ajouterais de plus, que c'est vraiment trop con si quelqu'un savait comment restituer 68 MD€ aux français, de ne pas l'avoir dit plus tôt. J'oubliais enfin qu'il convient d'ajouter aux 68 milliards d'euros en question, les attendus du programme qui, eux, touchent dans les 45 milliards. Sortir 45 milliards, en se privant à moyen terme de 68 milliards, ce n'est plus une mécanique économisante où nous parlerions graissage, et burette d'huile, c'est de la hâche ou mieux encore de la bombe à neutron. Autrement dit un "truc" irréaliste, infaisable et donc relevant parfaitement du foutage de gueule.

Je peux croire à la volonté, et à l'ambition, mais je sais encore compter, et là y'a pas ambiguïté en arithmétique. Vous savez parfois, Erick, on ne peut défendre l'indéfendable. C'est la grosse crainte si NS remporte l'élection, ce qui vaut pour les autres, "c'est faire ce que l'on a dit", autant donc "ne pas dire n'importe quoi".

C'est exactement la même chose pour SR, tout le "truc" tient à ce que la machine redistributive favorise la croissance française. Si les gens dépensent consomment, dépensent, alors il faut plus produire, donc il faut plus d'embauches, donc moins de chômeurs, et donc moins besoin de cotisation. Oui. Mais si cela profite à nos entreprises, sinon c'est retour vers 1983.

Désolé, je veux bien voter par défaut, mais pas jouer aux dès. Et je trouve bien irrespectueux que l'un et l'autre des candidats représentant les partis majeurs "en capacité" d'une grande démocratie se permettent de nous proposer de telles copies. Un petit pays africain qui proposerait un tel plan d'action au FMI se ferait retoquer fissa, et nous, de droite ou de gauche, on discute de la couleur des rideaux, de leur assortiment avec le canapé...

Dans les écoles de commerce on enseigne aux étudiants que l’on peut trouver des tas de bonnes raisons pour expliquer l’échec des économistes à mettre en pratique leurs théories. Ils ont tendance à mettre en pratique une théorie qui veut que l’on s’appuie sur des programmes passés parce que l’on peut les évaluer plutôt que sur des systèmes en devenir qui doivent être étudiés. Par ailleurs l’économie se frotte sans arrêt à des questions de politique si bien que les théories économiques ne sont pas seulement des programmes de recherche scientifiques (PRS) mais également des programmes d’action politique (PAP). Dans un livre Mark Blaug (googlez Mark Blaug puis Economics and International Studies: Professor Mark Blaug ) explique que cette double fonction des théories économiques rend compte des situations dans lesquelles une théorie particulière est à la fois un PRS passé et un PAP en progrès, c’est à dire qu’il offre au gouvernement un éventail croissant de mesures politiques. Quoiqu’il en soit il y a un point sur lequel la majorité des économistes se rejoignent c’est que aujourd’hui encore nous ne pouvons pas prédire la croissance du PNB plus d’un an à l’avance.

On peut lire sur ce blog et d’autres des posts où chacun dit ce qu’il croit être sa vérité. En fait quand on oppose les économistes de droite et de gauche toujours selon Blaug on entre au cœur des controverses entre Keynessiens et monétaristes sur l’efficacité de la politique fiscale et monétaire qui divise le monde économique. Des tas de bouquins sont là pour nous monter les différences et démontrer que la théorie des autres n’est pas la bonne.

Pour ce qui est de la théorie de la croissance elle revient à la mode avec les modèles walrasiens ( http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Walras ) afin d’expliquer la croissance économique comme un processus endogène engendré par les économies externes dues au progrès technique.

Mais finalement si on regardait simplement du côté de ceux qui réussissent (Angleterre, Allemagne, Espagne….) en laissant de côté les théories, en reconnaissant ne pas avoir la science infuse et en mettant en œuvre des processus qui ont fait leurs preuves ailleurs.

Aujourd’hui j’ai rencontré un copain qui a trouvé S Royal très habile en commençant son discours en évoquant la dette. Je lui ai répondu que c’était une façon très particulière de voir les choses. On parle de la dette ( évidemment la cause en est la droite cela va de soit) et immédiatement derrière on présente un catalogue de promesses très coûteuse et non chiffrées. J’ai dit à mon pote que l’on ne devait pas donner la même définition au terme habileté mais il le savait déjà.

Je note avec désolation que tout le monde a désormais ouvert à donf le robinet à cadeaux et à allocations.

Néanmoins, je me souviens bien qu'il n'y a pas si longtemps de cela, le programme UMP-Sarkozy comprenait une partie qui ne devait être mise en oeuvre qu'à partir d'un certain seuil de progrès des comptes publics.

Et je persiste à penser que la logique financière et sociale martelée par Sarkozy (gagner plus en travaillant plus) est intrinsèquement plus saine que celle au coeur de la pensée ségolienne (l'assistanat de l'Etat protecteur, les "garanties" et les "boucliers" tous azimuts).

On peut certes s'inquiéter en constatant que même Sarkozy est tombé dans la marmite gauloise à "droits opposables" et autres "sécurités".

M'enfin, la terre ne ment pas. Heu... je veux dire: l'ADN idéologique ne ment pas. Il y a bel et bien une inspiration libérale chez Sarkozy, et c'est bien le premier et le seul à l'avoir en France depuis... des décennies? des siècles?

En parlant d'ADN idéologique, avez-vous vu les sondages? Sarkozy fait jeu égal avec Ségolène chez les ouvriers, et il la dépasse nettement chez les jeunes et les vieux. En revanche, Ségolène écrase Sarkozy les doigts dans le nez chez... les fonctionnaires. Ca vous étonne?

http://www.6url.com/14YR

Enfin, Thomas Piketty (économiste de gauche) a peut-être raison quand il écrit qu'il est démagogique, de la part de Sarkozy, de prétendre baisser les prélèvements obligatoires de 4 points en si peu de temps. Argument: personne n'y est arrivé, même pas Thatcher.

Cependant, il y a un trou dans son raisonnement qui fait la taille du tunnel du Mont-Blanc. Il cite, pour se justifier, le taux de prélèvements obligatoires dans un certain nombre de pays comparables (Angleterre, etc). Or, l'écart entre le taux le plus bas qu'il cite et le taux français atteint, de mémoire, dix à vingt points.

Alors? Comment s'y prennent les autres pays? Peut-être ne peut-on pas y aller si vite. Mais s'ensuit-il 1) qu'il ne faille pas y aller, 2) qu'on ne puisse pas y aller?

Egalement, Piketty fait mine de croire que la seule façon de baisser le taux des prélèvements obligatoires, c'est de baisser les salaires des fonctionnaires.

Et supprimer des postes de fonctionnaires partant à la retraite? C'est pas possible? On est bien sûr qu'il n'y a pas un seul fonctionnaire en trop dans ce pays?

Et améliorer radicalement l'efficacité de l'administration? On est parfaitement certain que le service public franchouillard est au top classe mondiale de l'efficacité, du rapport qualité/prix du service rendu?

J'adôôôre les économistes "impartiaux de gauche" qui écrivent des points de vue dans les journaux...

C'est assez clair, le "pacte" de SR comprend une telle avalanche de mesures qu'il ne pourra jamais être honoré en entier, du moins d'ici 2012.

Je m'étonne cependant qu'Eric Dupin n'ai rien dit à propos du début du discours de SR, qui attaquait (je me suis pincé) par un rappel dramatique de notre dette, suivi d'un vibrant hommage aux… entrepreneurs ("Eh bien je suis reconnaissante à ces entrepreneurs du risque qu'ils prennent", etc.).
L'un de nos doctes commentateurs aurait-il un avis là-dessus ?

Pour commenter cet inventaire à la Prévert que fut le discours de Mme Royal et son coût qui risque d'être faramineux, je donnerai la parole à un socialiste :
« Il est décisif pour l’avenir que nous amplifions certaines orientations (…) : soutien à l’innovation et à la croissance, souci des équilibres macro-économiques, encouragement à l’activité, allègement des charges. Sans remettre en cause le financement nécessaire des services publics ni la redistributivité de l’impôt, mais en comprenant et en faisant comprendre qu’on ne peut répartir que la richesse produite, que le monde et la France sont désormais ouverts, que la compétitivité n’est pas une invention diabolique mais une donnée incontournable (…) »
« La tonalité de ce texte c’est : comment on va distribuer de l’argent et donner du temps libre, il faudrait expliquer comment on crée des richesses».

Le nom de ce socialiste? Laurent Fabius (enfin la version du début 2002!)

Si vous voulez en savoir plus, voir Jean-Michel Helvig, L’homme qui voulait être président. Robert Laffont, 2006, notamment pages 284 et suivantes.

http://legauchisterepenti.oldiblog.com

Pour commenter cet inventaire à la Prévert que fut le discours de Mme Royal et son coût qui risque d'être faramineux, je donnerai la parole à un socialiste :
« Il est décisif pour l’avenir que nous amplifions certaines orientations (…) : soutien à l’innovation et à la croissance, souci des équilibres macro-économiques, encouragement à l’activité, allègement des charges. Sans remettre en cause le financement nécessaire des services publics ni la redistributivité de l’impôt, mais en comprenant et en faisant comprendre qu’on ne peut répartir que la richesse produite, que le monde et la France sont désormais ouverts, que la compétitivité n’est pas une invention diabolique mais une donnée incontournable (…) »
« La tonalité de ce texte c’est : comment on va distribuer de l’argent et donner du temps libre, il faudrait expliquer comment on crée des richesses».

Le nom de ce socialiste? Laurent Fabius (enfin la version du début 2002!)

Si vous voulez en savoir plus, voir Jean-Michel Helvig, L’homme qui voulait être président. Robert Laffont, 2006, notamment pages 284 et suivantes.

http://legauchisterepenti.oldiblog.com

J'ai lu le livre d'Helvig. Très intéressant. Montre la complexité du personnage, son parcours, ses qualités et ses failles.


Je crois qu'il faut sortir d'une vision par trop économique des programmes des uns et des autres, là n'est pas l'essentiel.

Dans un article du Monde de ce jour, un conseiller de Sarkozy précisait que celui-ci avait l'intention de réformer le droit de grève en vue de s'attaquer en position de force et le plus rapidement possible (dans les trois mois)aux réformes les plus douloureuses de son programme : régimes spéciaux, contrat unique...

NS adopterait ainsi une stratégie "thatchérienne" consistant à "rentrer dans le lard" des syndicats marxistes dès le 18 juin, lendemain du second tour des législatives.

L'histoire récente de la France a montré que face à un mouvement social ou étudiant d'ampleur, le pouvoir a toujours reculé (projet de loi Devaquet, réforme Juppé, CPE...). Tel ne semble pas devoir être le cas de Sarkozy, qui prendrait ainsi sciemment le risque d'un affrontement violent avec la rue ; affrontement qu'il ne souhaite sans doute pas mais il ne cherchera pas non plus à éviter à tout prix.

Un affrontement violent avec la rue, il faut être clair, cela veut dire des morts. Des morts de grévistes ou de manifestants, éventuellement des morts de policiers.
Lorsque Mme Thatcher a affronté le syndicat des mineurs dans les années 79-80, il y a eu quelques morts et cela n'a pas empêché le peuple britannique de continuer à la soutenir car Maggie avait précisément été élue pour venir à bout une fois pour toutes de la résistance de l'archéo syndicalisme. Je ne crois pas que Sarkozy aurait un tel mandat des Français, d'autant qu'il ment sur ses intentions réelles comme rarement un dirigeant politique aura menti.

Certes, le candidat de l'UMP n'est pas un un Poutine à la française ni une réincarnation du général Cavaignac. Sarkozy, pour faire passer ses réformes, prendra un risque important mais calculé, espérant pouvoir négocier en sous main et donner des contreparties et ainsi éviter le pire. Il est bien le dernier à avoir intérêt à ce que les choses tournent vraiment mal. Mais n'a t-il pas tendance à sous-estimer l'intensité des haines sociales présentes aujourd'hui dans le pays?

Doit-on réformer la France d'un coup, d'un seul, au risque d'une vraie rupture sociale?

C'est maintenant qu'il faut se poser ces questions et pas après...

Au risque de vous choquer, j’en serais ravie que l’on fasse enfin le ménage parmi certains syndicats et associations d’étudiants trop politisés, même si cela doit provoquer des grincements de dents. Cela fait des décennies qu’en service commandé ils fichent la pagaille dans ce pays.

J’aimerais que quelqu’un fasse l’addition du coût de tous les jours de grève, du coût de la casse et des jours de travail perdus depuis 25 ans avec l’obligation de publication dans tous les médias. Sans parler de toutes les reformes avortées ...

Sans vouloir parler des ingrédients démagogiques du discours de S. Royal, ce qui m’a beaucoup frappé, c’est l’ambiance surchauffé, des supporters excités, ressemblant davantage à certains supporters d’un match de foot, totalement indignes et immatures, mais tellement significatifs des procédés employés par une certaine gauche qui cache mal sous l’angélisme larmoyant une violence totalement antidémocratique.

Comparez le discours de S. Royal de mardi et celui de dimanche…bel exemple des deux faces du PS …

Marl: si seulement l'intention de Sarkozy était d'administrer toute la potion d'un coup! Si seulement il faisait le coup à Thatcher! Je l'espère, mais je n'y crois pas trop.

Cela dit, sur les morts, il faut arrêter un peu de jouer à se faire peur. C'est incroyable à quel point, depuis quelques années, des gens qui se disent informés vous assènent, dans le dîners en ville ou sur les blogs: nous sommes en période pré-révolutionnaire... tout cela va se terminer dans le sang... il y aura des morts...

Faudrait voir à se calmer un tout petit peu. On aime beaucoup se passer des films révolutionnaires, en France. Mais c'est surtout en paroles. Y'a pas plus pantouflard, comme peuple.

Alors, si Sarkozy, pour une fois, dit non à la rue, que risque-t-il de se passer? Ben rien, tout simplement. Le problème, voyez-vous, c'est que personne n'a essayé, depuis bien longtemps, de dire non à la rue. Aucun gouvernement démocratiquement élu. Donc, que pourrait-il se passer? Des semaines de grève, voire des mois, ça, certainement. De l'agitation, des indignations, de la mousse, des saccages en provenance des professionnels de la revendication non démocratique et du lumpen-prolétariat à la dérive, comme on l'a vu lors du CPE, bien entendu.

Et alors? Ce sont eux qui perdront leur salaire à faire grève. Quelques intermittents du spectacle, drogués et autres marginaux feront quelques mois de prison pour avoir agressé des flics et mis le feu à des bâtiments officiels. Il y aura des nuisances pendant quelques mois pour beaucoup d'honnêtes gens, et quelques millions d'euros de dégâts.

Et alors? En quoi est-ce comparable au chômage, au racisme, à la ségrégation sociale, à l'inculture, à la pauvreté de long terme, qui exploseront si on ne fait rien?

Quant au maintien de l'ordre, il y a des techniques pour cela. C'est le boulot de la police de faire en sorte qu'il n'y ait pas de morts. Je ne vois pas pourquoi on devrait partir a priori avec l'idée qu'il y en aurait.

Sauf si, une fois de plus, on se met dans une posture de chantage (de la part de ceux qui menacent) ou de lâcheté (de la part de ceux qui sacrifient la démocratie aux manifestations).

Lu à l'instant dans Le Monde:

" 'L'idée qu'il faudrait faire des économies dans les budgets publics risque de nous conduire à la catastrophe', a mis en garde Jean-Christophe Le Duigou, numéro 2 de la CGT."

http://www.6url.com/14ZL

Bon, voilà, c'est clair.

Au bout de décennies de mise de tête dans le sable, toute la classe politique, de Ségo à Sarko en passant par Bayrou, reconnaît la nécessité de réduire la dette. (OK, Matéo, elle le dit pas bien fort, mais elle s'est mise à le dire quand même. Je sais, il suffit pas de le dire, il faut encore le faire. Mais tout de même: c'est, en soi, une révolution copernicienne.)

Et la CGT, non. La dette n'est pas un problème. C'est la réduction des budgets publics qui en serait un.

Cette déclaration montre bien que le choc frontal avec le syndicalisme à front de taureau est non seulement inévitable, il est nécessaire.

Il y a un moment où il faut cesser d'écouter les bonnes paroles des gens (la main sur le coeur, la défense des opprimés, etc), et reconnaître la force incontournable des bons vieux intérêts corporatistes. Ces gens-là se battent pour conserver leur château-fort, les subventions quasi-clandestines et sans contrôle qui alimentent les coffre-forts de leurs syndicats, leurs dizaines de milliers de permanents payés en sous-main par les contribuables, leurs postes de pouvoir aux points-clés qui permettent de bloquer la société, les millions qui coulent à flots dans le comité d'entreprise d'EDF, etc, etc.

Il faut être bien naïf pour penser qu'ils vont abandonner tout cela en échange de quelques bonnes paroles sur l'intérêt des Français, et sans une vraie épreuve de force.

Je propose le SMIG équivalent à l'indemnité parlementaire, ainsi toutes les mères de France pourront éduquer dignement leurs enfants.
Trève de plaisanterie, cette campagne électorale est globalement une escroquerie "citoyenne".
Toujours plus de promesses donc toujours plus de déficits et donc plus de pauvres, voilà ce qui attend la France.
Les fameux riches continueront à partir comme beaucoup de diplômés, ces entreprises exploiteuses du CAC 40 déplaceront leurs sièges à Londres ou ailleurs !

Lu sur Yahoo : Le porte-parole du PS, Julien Dray en réponse au chiffrage du programme de SR Nous n'avons pas de comptes à rendre à la droite, ni de leçons à recevoir de ces gens-là". Quel mépris que l’expression « ces gens là ». Ce qui est certain c’est que le monsieur il a des comptes à rendre aux électeurs.

Quand à ce que dit Robert Marchenoir sur les syndicalistes et pour les avoir côtoyé pendant 35 ans je dirais qu’il a non seulement raison mais qu’il est presque en dessous de la vérité. J’ai personnellement payé le prix fort de la paix sociale et de ce que j’estimais être juste au profit du délégué cadre CGT de mon entreprise et c’est ainsi que j’ai fini mes dernières années de carrière dans ce qu’on appelle pudiquement le placard et le mien il a été sans promotion.

Ceci dit sans fréquenter les dîners en ville j’ai entendu dire que NS s’il est élu ne ferait qu’un seul mandat. Si cette information est exacte je pense que effectivement il appliquera son programme car il ne sera pas obnubilé par une éventuelle réélection et dans ce cas s’il faut aller à l’épreuve de force je crois que lui osera. La France ne s’en sortira qu’avec un président qui n’a en tête que l’intérêt du pays même si plusieurs milliers de personnes doivent manifester. Le social à crédit ça va un temps mais les jeunes qui soutiennent certaines revendications archaïques se rendent-ils compte que c’est eux qui devront payer ? Si c’est le cas le prochain président devrait pouvoir y arriver sans trop de casse dans le cas contraire…..J’ai eu à faire aux nervis de la CGT aussi je pense que NS est un enfant de chœur par rapport à eux.

Les pères et mères de familles doivent parfois dire non à leurs enfants, cela génère des conflits. Est ce pour autant que cela se passe mal. Parfois oui mais généralement ce n’est pas le cas si on a une position à la fois claire et juste.

Force est de constater la cohérence des propositions du pacte présidentiel de Madame Royal, prenons comme exemple les propositions 23, 28 et 29.
Tout d’abord, la proposition « 23- Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans. Assurer la maîtrise de la langue parlée à la maternelle. ». Assurer la maîtrise de la langue c’est d’après le dictionnaire de l’Académie Française « Supériorité, autorité qu'on détient sur quelque chose ou dans un domaine particulier. » (Voir ci-après les définitions). Il n’y aura plus que des génies en France. C’est pourquoi cette mesure implique la proposition « 28- Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus. L’excellence scolaire ne doit pas être réservée aux établissements de centre ville ». Car si dès 5 ans les enfants ont déjà la maîtrise de la langue, on peut supposer que le niveau de chacun lui permettra d’envisager une grande école. Mais, ils faut penser aux parents, pourront-ils suivre leur progéniture ? Comme notre mère à tous en doute elle propose d’ «Epauler les parents en difficulté » avec la proposition « 29- Créer des emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité. »
N’est-ce pas extraordinaire !

(1)MAÎTRISE n. f. XIIe siècle. Dérivé de maître.
I. Domination, suprématie. 1. Supériorité, autorité qu'on détient sur quelque chose ou dans un domaine particulier. Avoir la maîtrise des mers, des airs. Notre armée a la maîtrise du terrain, des opérations. Garder la maîtrise du jeu. S'assurer la maîtrise d'un marché. Fig. Maîtrise de soi, domination, empire qu'on exerce sur soi-même. Perdre, recouvrer la maîtrise de soi. Absolt. Conserver sa maîtrise dans le danger. 2. Sûreté, habileté par laquelle on marque sa supériorité dans un art, une technique, une science. Acquérir, montrer de la maîtrise. Posséder la maîtrise d'une langue.
II. Titre, fonction de maître. 1. Qualité de maître dans certaines corporations et certains corps de métier. On obtenait la maîtrise après de longues années d'apprentissage et la réalisation d'un chef-d'œuvre. Passer sa maîtrise. 2. Qualité de celui qui dirige. Se dit notamment de la fonction de maître de chapelle et, par méton., de la chorale attachée à une église, ou d'une école où l'on forme au chant des enfants et de jeunes adultes. Concert de la maîtrise. Dans une entreprise. La maîtrise, l'ensemble des contremaîtres, techniciens, chefs d'équipe ou chefs d'atelier, qui encadrent le personnel ouvrier et surveillent l'exécution des travaux. Un agent de maîtrise. 3. Charge ou dignité de maître dans certaines sociétés, certains ordres. La grande maîtrise de Malte, de Saint-Lazare, de l'ordre Teutonique. 4. Dans l'Université. Maîtrise ès arts, ancien grade universitaire. Désigne aujourd'hui un grade universitaire qui fait suite à la licence et qui précède le doctorat. Un mémoire de maîtrise. Une maîtrise de littérature française. Spécialt. Maîtrise de conférences, fonction de maître de conférences.

(2)ASSURER v. tr. et pron. XIe siècle. Emprunté du latin populaire *assecurare, « rendre sûr », puis « mettre en sûreté, protéger », « promettre ».
I. V. tr. 2. Affermir, rendre plus sûr, plus fort. Assurer les pas d'un enfant en lui tenant la main. Assurer sa fortune, sa puissance, son indépendance. Assurer sa voix. Par anal. Assurer sa contenance, son maintien, son visage, prendre une contenance, un maintien, un visage ferme.

Elle a mis trois mois à comprendre, semble-t-il, la complexité du problème iranien (combien de cours de soutien, au prix que ça coûte?)

Combien de temps faudra-t-il lui expliquer le caractère contre-productif d'une dérégulation de la carte scolaire ainsi que l'aberration pédagogique de la présence d'un deuxième adulte dédié à la discipline dans les classes difficiles quand il faudrait d'abord des classes moins chargées, des profs mieux formés et mieux considérés et des programmes plus sensés?

Devra-t-on lui faire faire un séjour dans un centre Défense-Deuxième chance et un autre dans un chantier humanitaire (où ça d'ailleurs?) pour qu'elle cesse de voir le monde comme un immense camp scout où, sous l'effet conjoint de la discipline militaire et du contact avec de gentils pauvres, nos fortes têtes se transformeraient sans problème - merci mon dieu! - en bisounours citoyens?

Quant aux jurys citoyens...

Il y a quelques semaines, devant l'insistance de la gauche à réclamer de noueaux "emploi-jeunes", j'avais écrit quelque part, en commentaire de blog, qu'on allait bientôt nous proposer des "emplois-adultes".

Je pensais me gausser.

Et voilà que Ségolène arrive avec ses "emplois-parents".

Avec ces gens-là, le pire est toujours sûr. La fiction est toujours en-dessous de la réalité. Le foutage de gueule se décline au carré, au cube, à la puissance 4. Pour tenir le choc, la connerie est contrainte à devenir logarithmique.

Je propose qu'on passe tout de suite au communisme intégral, avec la propriété collective des moyens de production, tous les contrats de travail signés par l'Etat, et le logement nationalisé à 100%.

Qu'on élise Ségolène.

Et puis là, elle nous montrera ce qu'elle sait faire.

Parce que là, ça commence à faire un bout de temps qu'on essaie d'abolir les lois de l'économie dans un rayon de 500 kilomètres autour de Clermont-Ferrand, comme l'écrivait il y a quelques jours un blogueur de The Economist.

Et dire que Le Duigou nous est souvent présenté comme un cégétiste "modéré" : ça fait pas peur ça ? Que doivent être les "ultras" de la centrale ? Probablement ceux que Flamant Rose appelle les nervis, et qu'il a visiblement côtoyé.

Une chose me paraît sûre : si la représentativité des salariés n'est pas mieux assurée, la "rupture" pourra retourner au vestiaire. Cela apparaît même comme un préalable, que les règles de création d'un syndicat soient modifiées, de telle manière qu'il soit possible de se syndiquer autre part qu'à la CGT, FO ou à la CFDT. Avec les règles actuelles, on connaît la chanson, c'est 8 % de taux de syndicalisation, c'est le plus faible de tous les pays de l'OCDE.

Si on veut associer les "partenaires sociaux" à des réformes en profondeur, touchant le code du travail, les conditions de départ à la retraite, le contrat de travail, et j'en passe, il ne faut pas que nos gouvernants de demain se retrouvent face aux idéologues professionnels, corporatistes en diable, des grandes centrales qui trustent la représentation salariale.

Et je pencherais assez favorablement pour que l'affrontement ait lieu au plus tôt après l'élection. Histoire d'en baver un bon coup, en termes de grèves à répétition, de défilés à tout prétexte, de journées de débrayage, de "journée d'action"(!!), avant de voir des "NEGOS" intervenir et changer une donne jusqu'à présent immuable. Il ya effectivement fort à craindre que les centrales se battront becs et ongles pour préserver leurs positions, leurs prébendes, et il faut s'attendre à une ambiance équivalente à Thatcher I. J'y verrai cependant une opportunité. Seul bémol, la citoyen se fait volontiers larmoyant, et son coeur risque de pencher vite fait pour les "pôvres" syndicalistes cégétistes, cédétistes et forceouvrièristes, plutôt que pour un gouvernant prêt à faire sauter un de ces bons vieux verrous de la société françaaaiiise.

Il faudra de la détermination, du sang froid et une p....de motivation. Mais le jeu en vaut la chandelle.

A, disons 15/20/25 % de syndiqués, l'avis des salariés pésera enfin vraiment dans la négo, et notamment celui des salariés du privé, généralement joyeusement oubliés, par les officines syndicales quasi exclusivement issues du secteur public.

Inch'Allah !

Matéo: le plus extraordinaire, c'est que le taux de syndicalisation est également très faible en France dans le service public!

Avec tout ce qu'on lit dans les journaux, la fréquence avec laquelle les grandes centrales entonnent le refrain de "la défense du service public", les grèves répétées et concentrées quasi-exclusivement de ce côté, on pourrait croire que les fonctionnaires sont syndiqués à... mettons 80%, 60%... à l'extrême rigueur 50%...

Eh bien non! J'ai la flemme de vérifier maintenant, mais c'est beaucoup, beaucoup plus bas! Un truc comme 16%, je crois. Autrement dit, ils ne sont même pas foutus de représenter correctement leur pré carré minoritaire dans la population active, de convaincre les agents du service public de prendre leur carte! Et les cotisations syndicales permettent d'ores et déjà d'obtenir des dégrèvements fiscaux...

Je rappelle que dans l'un des pays scandinaves (le Danemark, je crois), le taux de syndicalisation global (public + privé, évidemment) est de l'ordre de 80%! (Là encore je n'ai pas vérifié, mais je ne pense pas me tromper dans l'ordre de grandeur...) Et ils n'ont pas de salaire minimum. Y en a pas besoin. La négociation produit de bons salaires.

Pire encore, à mes yeux, que les emplois parents, quoique dans le même ordre d'idées, l'école des parents! Où des dames très gentilles et des messieurs pétris de conformisme petit-bourgeois se verront confier la tâche d'infantiliser, d'humilier et finalement de noyer dans le flot ségolinant de leur bien-pensance des hommes et des femmes que la vox populi ou l'assistante sociale du coin leur aura désignés comme incapables d'exercer leur autorité de père et de mère.
Evidemment cela concernera surtout les immigrés, qui sont si différents de nous n'est-ce pas, quand ils n'égorgent pas leurs enfants dans la baignoire. Pas Monsieur et Madame De Machin Chose dont le fils se drogue, terrorise Madame et pique dans le porte-monnaie de Monsieur pour se venger d'avoir été frappé depuis tout petit.
Evidemment il s'agira de femmes seules et pauvres dépassées par des adolescents mal grandis à qui on expliquera qu'elles ne savent pas s'y prendre parce que c'est elles qui ne vont pas, et qu'il faudrait faire comme ci et comme ça, pour être enfin une bonne maman avec des fils adorables qui travaillent bien à l'école...Pas de Maries-Ségolènes qui se sont déchargées de leur progéniture sur la nounou au pair et les meilleures écoles, tandis que maman, une fois la photo de famille prise par Paris Match, repartait chercher la gloire sous d'autres cieux.

Je constate que les dignes représentants de la droite sur ce blog ont carrément pété les plombs aujourd'hui.

Un dernier sondage IFOP donne Sarko gagnant à 54°/° contre Ségo à 46, au lendemain du meeting de Villepinte. Est-ce de là que vient votre euphorie hargneuse, vrais gens de la droite dure?
Ne rêvez pas si vite. Dimanche monsieur tout le monde a regardé les Chirac chez Drucker. Comment voulez-vous qu'un meeting de plus ou de moins ait eu un effet quelconque sur une tendance affirmée depuis deux ou trois semaines?

Matéo,

"Néanmoins, je me souviens bien qu'il n'y a pas si longtemps de cela, le programme UMP-Sarkozy comprenait une partie qui ne devait être mise en oeuvre qu'à partir d'un certain seuil de progrès des comptes publics."

Robert fait parfaitement allusion à ce que je pensais lorsque je parlais de "calendrier" qui, je crois, est toujours à venir.
Les 68 Mds€ que vous citez correspondent aussi au montant de toutes les aides diverses versées aux entreprises et dont j' ai compris qu' elles allaient être regardées de trés, trés près surtout dés qu' on aura baissé le taux sur les BIC.

Marl

"Dans un article du Monde de ce jour, un conseiller de Sarkozy précisait que celui-ci avait l'intention de réformer le droit de grève en vue de s'attaquer en position de force et le plus rapidement possible (dans les trois mois)aux réformes les plus douloureuses de son programme : régimes spéciaux, contrat unique..."

Oui; Sarkozy l' a dit lui-même. C' est bien pour cela que la gauche répète comme un slogan que Sarkozy fait peur. Bien sur ! gauche et syndicats ne pourront s' opposer à la légitimirté de son élection.


TdB,

Je ne sais pas si les "dignes représentants de la droite" ont pété les plombs mais vous, vous nous faites péter l' oxymore ("euphorie hargneuse" !). C' est comme une certaine littérature qui privilégie le style par rapport au fond. Mais je suis injuste. Au vu de votre commentaire de 14h34, la hargne, vous connaissez vous aussi.

Robert,

C'est ça : 15/16 % le taux de syndicalisation du public, et malgré cela un pouvoir de nuisance Kolossal. La pratique de la grève, façon SNCF, est édifiante et parfaitement comparable aux "Agès" estudiantines.

Le principe est connu, il est stalinien. On réunit les troupes, on fait intervenir un ou deux "prédicateurs" qui, à la castro, donnent des discours fleuves, et on fait voter à main levée, avec le SO de la CGT au fond de la salle. En général le vote est majoritairement pour la grève. Si d'aventure, il est minoritaire, alors re-discours fleuve, re-vote jusqu'à temps que le vote soit favorable. Certains cheminots, et de nombreux étudiants ont dénoncé les intimidations et les violences de ce type de simagrées.

Le bon peuple relaie ensuite la "cause" en s'émeuvant de 100, 400, 600 mille personnes dans les rues. Il y là un barème, qu'on ne connaît pas, qui n'est écrit nulle part, et qui tend à donner un poids aux effectifs "en grève" une représentativité de la population autre que celle issue des urnes et des isoloirs (le procédé républicain versus le procédé stalinien). Magique, fastoche et diablement efficace.

A noter que les taux de syndicalisation très élevés en Suède et au Danemark comportent un biais important. En effet, pour accéder à certaines prestations et services sociaux, il est obligatoire d'adhérer à un syndicat.

Mais à 8 %, nos syndicalistes n'ont pas de leçon de représentativité à donner à qui que ce soit.

"Au vu de votre commentaire de 14h34, la hargne, vous connaissez vous aussi."

Erick, ce n'est pas de la hargne, c'est juste une petite fixette obsessionnelle sur, comment dit-elle déjà ? Ah oui, Marie Ségolène.

Plus que deux mois et demi à tenir, TDB (+ 5 ans si tout se passe bien : mauvais début de retraite ?)

Ma seule fixette, Mateo, c'est tout sauf Sarkozy. Et je suis persuadée , malgré les sondages, qu'elle est très partagée.

Cela étant je ne vois pas pourquoi l'état du PS et son symtôme marial devrait me remplir d'aise.

Autrement dit, vous vous déchaînez (c'est votre droit le plus absolu) sur Ségolène, pardon Marie Ségolène, mais vous voterez pour elle au cas où elle serait au finish contre NS.

Beaucoup de bruit pour rien, et un esprit de chapelle parfaitement assumé en quelque sorte.

Quand aux sondages, ils n'ont vocation qu'à être démentis.

Sur l'école des parents, qui n'est pas une question nouvelle, il y a longtemps que je me suis fait une religion, bien avant la désignation de la chaisière.
Et encore une fois je ne vois pas pourquoi je devrais adorer tout ce qui est de gauche.
Mais de toute évidence ce n'est pas ainsi que vous fonctionnez vous et vos semblables, on l'a bien vu à vos posts fanatiques d'aujourd'hui.

Juste pour rire, mais c'est toujours bon de le rappeler: le taux de syndicalisation est plus important aux Etats-Unis (pays de la droite dûûûre et de l'immonde Bush) qu'en France.

En fait, les syndicalistes français ne sont pas des militants de la classe ouvrière: ce sont des fonctionnaires, si l'on veut bien considérer objectivement leur financement majoritaire par l'Etat, et leur irresponsabilité totale tant vis-à-vis de leur bailleur de fonds principal (même pas d'obligation de tenir une comptabilité) que de leurs mandants supposés (très faible représentativité au sein des salariés).

Des fonctionnaires à la française, bien entendu, car un fonctionnaire dans une démocratie digne de ce nom est au service des citoyens et a des comptes à rendre, ce qui n'est visiblement pas le cas chez nous.

Une bureaucratie mafieuse et surpuissante, qui fonctionne en autarcie totale et à son propre bénéfice.

On est loin des idéaux socialistes.

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