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« Sarkozy favori | Accueil | Percée au centre »

26 février 2007

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Voici les sites qui parlent de Bayrou de secours :

Commentaires

Pierre Guillery

Effectivement, tout à la fois Sarko et Ségo doivent être très ennuyés par l'extrême centriste : plus ils l'attaquent, plus ils le renforcent - au moins auprès de ceux qu'ils (le couple médiatique) voudraient "protéger" du Béarnais...

Plus il monte dans les sondages, plus il va devenir risqué pour eux de l'attaquer, car on se rapprochera de la marge : là où 300.000 voix de plus ou de moins font la différence pour être au second tour (ou pas)...

gimik

"Bayrou de secours"
oué ! malgré mon faible niveau intellectuel et politique (dixit le futur Ministre Sarkoziste de la Bonne Parole Marchenoir), je crois j'ai compris. Enfin, peut-être...
Merci en de rester accessibles à tous vos lecteurs! ;)

pas perdus

Les sondages ne sont pas une science exacte. Ils permettent surtout de parler de tout sauf de l'essentiel.

La preuve Bayrou a présenté son programme et tout le monde s'en fout parce qu'on sait qu'il aura besoin de l'UMP comme d'habitude.

Erick

Combien de "déçus du ségolénisme" vont continuer à aller ou rester chez Bayrou ?
Combien de "traitres en leur for intérieur" vont revenir chez Ségolène ?
Combien, parmi les maigres troupes anti-libérales vont voter "utile" ie pour SR ?
Combien vont-ils aller ou revenir chez Sarkozy par peur du syndrome "4eme république" ?
Etc, etc, etc ...

On va pouvooir épiloguer sur chaque sondage et se perdre en spéculations. Grâce à quoi on va finir par oublier qu' on n' est pas au PMU. Il ne s' agit pas simplement de jouer
au tiercé mais aussi de choisir une orientation politique plus qu' un catalogue de mesures.

gimik

Jean Véronis fait ressortir les mots clés des grands discours programmatiques des trois candidats. C'est très intéressant. Le discours de Sarko est d'une pauvreté incroyable et ne projete pas vraiment dans l'avenir. Comme le souligne Véronis, Bayrou "est le seul candidat à mettre la recherche au centre de son programme..."

http://aixtal.blogspot.com/

bégé

Bayrou a joué son seul coup politique: en dénonçant la connivence des patrons des principaux médias et de Sarkozy.
And so what ?
Qui va attaquer, sans rire, un type qui explique que demain les hommes de bonne volonté gouverneront ensemble "pour sauver la France" ?
Non, on va lui dire gentiment que l'élection présidentielle est réservée aux grands partis.
Or,sondage ou pas, l'UDF, est un groupuscule et Bayrou son candidat veut rester dans le jeu démocratique, imposé par la V République.
Donc, il rentrera dans le rang, en négociant la survie de son groupuscule.

le gauchiste repenti

"une version light du projet sarkozien". Bref, l'éternel ni-ni qui est LA cause du marasme français, cette incapacité à opter entre une approche libérale (qui devrait être le programme de la droite) et une approche social-démocrate (qui devrait être le programme de la gauche). Résultat : comme dirait Minc, on a des prélèvements à la suédoise et des inégalités à l'américaine. Bref, on cumule ce qu'il ya de pire dans chacun des deux systèmes...
Le bayroutisme, héritier de l'immobilisme mitterrando-chiraquien!
http://legauchisterepenti.oldiblog.com

le gauchiste repenti

Bayroublardise à usage de bobos!

Nikita Malliarakis

Sans vouloir faire des parallèles abusifs avec 2002, Bayrou ne se retrouve-t-il pas dans une position comparable à celle de Jean-Pierre Chevènement, profitant moins d'un réel attachement à sa personne et à son programme que d'un rejet des principaux candidats et à la tentation du "ni droite ni gauche" ? Sa position contestataire et "anti-système" rappelle en tout cas celle du patron du MRC. Bayrou ne subira sans doute pas son sort, mais il n'est pas dit qu'il réussisse mieux que lui à récupérer les déçus de la politique classique.

Gerard

Trop de sondage tue les sondages. Peut-on raisonnablement ce baser sur ceux-ci?

HenryXVIII

re: gimik

Voila autre chose: l'analyse lexicale des discours politiques. Manquerait plus que ca n'arrive aux oreilles de nos chers journalistes, avides de gadgets mathématisants! Déjà que la couverture médiatique est orientée par l'incessant revirement des sondages... Quelle absurdité.

vienne

Plutôt centriste au départ j’ai toujours pensé que l’UDF avait le rôle de modérateur de la droite gaulliste, trop nationaliste et désuète sur bien des sujets.

Mais là je dois bien avouer que je n’y comprends plus rien, qu’il me semble que Bayrou fait preuve d’un populisme primaire et d’une position assez incohérente. Son programme penche clairement à droite par rapport au programme de Royal et n’a finalement que peu de différences avec celui de Sarkozy. Personnellement je préfère l’original à la pâle copie.

Qu’il cherche à piller d’un côté une gauche archaïque incapable d’effectuer son adaptation socdem et de l’autre de jouer une partition anti-droite, j’ai bien peur qu’il ne se trouve à la fin entre deux chaises, parterre.

La gauche, telle qu’elle se présente maintenant va vers une nouvelle gauche plurielle royaliste/jospiniste et la droite risque fort d’envoyer paître Bayrou aux législatives, s’il contribue à l’échec de Sarkozy aux présidentielles.

En tout cas les électeurs de droite que je connais n’ont pas l’intention de le lui pardonner, ni à ceux qui se présenteront en son nom aux législatives, un positionnement qu’ils considèrent comme une traîtrise opportuniste d’un ego démesuré et une basse vengeance contre Chirac, qu’il fait payer à Sarkozy et au pays qui a enfin une chance de sortir de quelques décennies de gauchisme, de sur place ni-ni de cohabitation et de Chirac.

Michel B.

Voilà 5 semaines Sarkozy lançait la phase "rassemblement" de sa campagne. Les 2 sondages du jour confirment son tassement depuis Villepinte. Il faut regarder l'évidence : Sarkozy ne rassemble pas au delà de son parti. Bayrou est beaucoup plus gênant pour Sarkozy que pour Royal, il est une capacité de mobilisation supplémentaire dans son propre camp, sans qu'il puisse y aller franco. Cet échec à ce jour de l'opération "rassemblement" de Sarkozy est un élément important de cette campagne. Encadré par 2 troisièmes hommes, sa campagne ne va pas être simple.

gimik

la logique de l'électorat ne suit pas la logique des partis qui n'en représentent qu'un infime partie.
Les derniers scrutins n'ont pas été pris en compte, l'UMP a tous les pouvoirs depuis 5 ans, on place ses copains à des postes clés, de plus en plus de médias ont perdu leur crédit et leur indépendance...
Ceux qui s'attendent à ce que le peuple vote bien gentiment pour le choix qu'on a tenté de leur imposer vont être déçu. Le peuple ne va pas voter utile. Il va voter très utile : Il va battre les cartes et les redistribuer.

Bayrou.de

Si les Allemands pouvaient voter, ils voteraient www.bayrou.de

Robert Marchenoir

Très juste, Gauchiste: on a les inconvénients des deux systèmes. Ca se voit à chaque pas dans la rue.

Il suffit de rentrer dans un bureau de poste. Impossible de repartir avec un tarif imprimé. J'ai lu de mes yeux une affichette dans un bureau de poste qui disait: les tarifs ne sont plus affichés parce que les clients les prenaient.

On a les prélèvement à la suédoise avec les inégalités à l'américaine, dit Minc. Voilà un type lucide. Pas étonnant qu'il soit l'une des têtes de turc favorites des gauchos de tout poil...

Ben oui, connard. Les clients les prennent parce qu'ils en ont besoin. Parce qu'on ne leur offre pas de tarif à emporter, comme dans n'importe quel commerce privé avec des tarifs un peu compliqués. Parce qu'ils préfèrent affranchir leur courrier et leurs paquets chez eux, plutôt que de faire la queue debout pendant une demi-heure.

Mais à la poste, les tarifs sont faits pour les fonctionnaires: ça ne regarde pas les clients. De toutes façons c'est des tarifs obligatoires, alors qu'est-ce que ca peut vous foutre de les connaître?

De même, il y a un demi-siècle, dans n'importe quel bureau de poste public de pays pauvre, les formulaires de recommandé étaient à la disposition des clients, pour qu'ils les remplissent avant de faire la queue au guichet. Pas dans la France socialiste de 2007.

Le modèle social que le monde entier nous envie vous force à faire la queue, puis à perdre encore du temps -- et à en faire perdre à ceux qui attendent derrière vous -- pour remplir le précieux papier que seul le guichetier peut délivrer. Un postier que j'ai interrogé sur ce point m'a répondu que c'était parce que "les clients les prenaient".

Ben oui, connard. C'est fait pour ça. C'est pas fait pour décorer le comptoir.

Donc, la connerie la plus crasse et la plus passive-agressive du service public à front de taureau.

Et en même temps, la rapacité la plus mesquine et la plus vulgaire du privé. Des présentoirs à la con de cartes postales, de cahiers, de papeterie, des machines à développer les photos. Tout cela mis en place par des sociétés privés, naturellement, moyennant redevance. Ca encombre, ca réduit la place pour des trucs utiles, ça n'intéresse personne, et je suis sûr que ça rapporte des boutons de culotte à la poste.

Et les timbres! Une catastrophe. Je pense que les pays dont le peuple meurt de faim à 50% prennent davantage soin de leurs timbres, y mettent davantage de fierté que la France éternelle: un désert de laideur, de bêtise et de corruption. Maintenant, nous avons des timbres vendus à des annonceurs publicitaires! Qui ne sont pas vendus moins cher pour autant, faut pas rêver, c'est écrit La Poste, là, hein. Jamais vu ça chez les odieux ultra-libéraux anglais ou américains!

Le glorieux service public socialiste français, lui, ne recule devant aucune prostitution.

Blanc Cassis

Largement supérieur à SR car il a traité de presque tous les sujets d'une présidentielle.
Mais ses références à Mendes et De Gaulle ne m'ont pas convaincu quand on sait que l'un n'a pas pu faire ses preuves et que l'autre était combattu par ses prédecesseurs démocrates chrétiens.
Sa "gentillesse" avec les syndicats prouve ce qu'il avait été quand il était Ministre de l'EN, période pendant laquelle, il leur a laissé le pouvoir.
Il va rassurer les Bobos, les ruraux, les catholiques,la gauche socio-libérale et les déçus de la girouette programmatique qu'est Sarkosy.
C'est un peu Pompidou.
Il peut être la vraie surprise du 2ème tour surtout s'il met Borloo et Besson dans sa poche.
Il faut attendre maintenant ses prestations télévisuelles.

guzet

Marchenoir décrit trés bien ce qui est sans doute le plus grave dans la situation française actuelle, à savoir la désorganisation rampante de la vie quotidienne, que l'on constate partout, aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées, qui tient à un mélange d'absenteisme, d'incompétence, de négligence professionnelle, d'indélicatesses, d'incivilités, le tout justifié par une atmosphère de victimisation générale, qui permet à chacun de s'abstraire de ses "devoirs" en ne se préoccupant plus que de ses "droits", dans un climat de dérision à l'égard de toute discipline sociale, qui crée ce que quelqu'un a
appelé trés justement une "société de chiens"....! 1968, le chiraco-mitterandisme sont passés par là, mais ce n'est pas Sarko ou Ségo qui pourront, d'un coup de baguette magique, remédier en un jour à cette décomposition...
PS. Les remarques de "Blanc cassis" sont assez judicieuses, concernant les limites de Bayrou et sa séduction face aux genuflexions compassionnelles de SR et au "girouettisme programmatique" de Sarkozy...

Le Pen

Ce n'est pas à la baguette qu'il faut remédier à cette chienlit, Guzet, mais au bazooka.

Moi, si on me fait le même coup qu'à Marchenoir, un type tout juste bon à venir se plaindre sans rien faire, je ne discute pas : je ventile, j'éparpille aux quatre coins de Paris.

Robert Marchenoir

Tout ça pour ça... C'était bien la peine de jouer les Le Pen du centre pour retomber à la télé, hier, dans les lâchetés éternelles de la droite et de la gauche françaises.

Bayrou est le seul à insister à ce point sur la réduction de la dette. Bravo. Très bien.

Après, ça se gâte.

"«Au lieu de faire la chasse aux postes» d'enseignants, dit-il, il faut «garantir les postes pendant cinq années»."

Ben tiens. Cinq ans, la durée du mandat présidentiel. Ca doit être un hasard. Et la baisse du nombre d'élèves, une chance historique qui ne se représentera pas, on va pas en tirer profit pour baisser le nombre d'enseignants? Et les 28 000 enseignants qui ne voient jamais un élève (chiffre cité de mémoire), on ne va pas les remettre au boulot?

Comment on va réduire la dette, si on ne réduit pas le nombre des fonctionnaires? En évitant de mettre les récépissés de recommandé en libre disposition dans les bureaux de poste?

"La «présence des syndicats dans l’Education nationale est une chance, même si je suis probablement le seul à le penser». Insistant sur la nécessité d’ «écouter les syndicats», et de «ne pas les humilier», François Bayrou plaide pour la «sauvegarde du modèle républicain pour la France.»"

Ah oui, c'est sûr. Ca, c'est très, très différent de la droite et de la gauche qui monopolisent TF1 avec la complicité du grand capital: écouter les syndicats. On fait que ça depuis cinquante ans, écouter les syndicats. Eviter de les "humilier". Reculer devant les réformes dès que cent branleurs subventionnés et "en colère" descendent dans la rue pour défendre "le modèle républicain", qui est surtout le modèle de leurs intérêts particuliers.

C'est sûr qu' "écouter les syndicats" et surtout "ne pas humilier" ces sensitives à l'épiderme délicat et au psychisme tourmenté -- mais aux exigences financières inextinguibles, c'est la recette numéro un pour réduire la dette publique.

"Sur la question des méthodes de lecture, le candidat centriste estime «que ce n’est pas au ministre de décider». Je sais avec certitude que ce n’est pas une circulaire qui règle le problème. On ne peut pas décider à la place des enseignants». Il se fixe pour objectif «0% d'illetrisme en trois ans»."

Ah ben s'il "sait avec certitude", alors... Heureusement que le crime suprême de nos jours, en France, c'est d'être "péremptoire", et que Bayrou est la modestie incarnée...

La contradiction flagrante entre l'objectif du zéro illettrisme en trois ans et les propositions qui précèdent ne gêne pas outre mesure le révolutionnaire centriste.

(D'ailleurs, zéro illettrisme en trois ans, c'est irréalisable quelle que soit la méthode : comment va-t-on faire pour résorber, en trois ans, les millions d'illettrés adolescents ou adultes déjà produits par le système?)

Comment va-t-on mettre fin à l'illettrisme si on ne déclare pas la guerre à la secte pédagogiste, qui tient l'Education nationale, et à ses croyances, parmi lesquelles figure en bonne place la méthode semi-globale d'apprentissage de la lecture?

Qu'il soit ridicule qu'un ministre de l'Education en soit réduit à choisir lui-même les méthodes d'apprentissage de la lecture, c'est bien certain. Mais si le ministre a dû mettre son poids sur la balance, c'est bien que la secte pédagogiste tient le mammouth par les couilles et résiste férocement à toute tentative d'introduire un tant soit peu de bon sens dans l'instruction publique.

D'ailleurs, le ministre anglais en a été réduit aux mêmes extrémités. Le pédagogisme est une hydre internationale dont les tentacules repoussent dès qu'on les coupe, depuis la Seconde guerre mondiale.

Sarkozy a certes caressé les enseignants dans le sens du poil (qu'il a long et emmêlé), comme il convient à tout candidat, mais il a clairement désigné le pédagogisme comme étant l'ennemi. Et surtout il a prôné la seule solution qui permettrait de progresser, vu l'ahurissant conservatisme du mammouth: l'autonomie des écoles.

Cela donnerait mécaniquement le pouvoir aux parents, ce qui condamnerait à brève échéance les méthodes globale et semi-globale.

"«Je suis contre toutes les discriminations, parce que les discriminations positives, elles creusent aussi le fossé entre les Français». Et d’asséner : «Ce n'est pas une idée bien inspirée et ça ne marchera pas en France»."

Et revoilà ce vieux canard fatigué, cet éternel argument des conservateurs français de droite comme de gauche, ce dérisoire éclair d'intelligence des défenseurs de tous les corporatismes, intérêts particuliers et avantages acquis: "ça ne marchera pas en France".

"Ca" marche ailleurs, dans des dizaines de pays à travers le monde -- la discrimination positive, l'abolition du statut des fonctionnaires, l'interdiction du droit de grève dans le service public, l'autonomie des écoles, le chèque-éducation, l'obligation pour les chômeurs d'accepter les emplois proposés, des ANPE qui fonctionnent comme des agences d'intérim privées, un ministère des finances avec 300 fonctionnaires et non 180 000, l'impôt proportionnel et non progressif (la "flat tax"), la retraite à 67 ans, les pauvres correctement logés grâce au secteur privé et sans HLM, un environnement fait pour séduire les entreprises et non les punir, la résorption du déficit sans révolution communiste -- peu importe le sujet, mais tout "ça" ne peut pas fonctionner en France.

En France, voyez-vous, nous sommes faits différemment des autres, nous n'avons pas deux bras, deux jambes et un trou du cul comme tout le monde, nous sommes d'une catégorie à part; d'une race supérieure, il faut bien le dire.

(C'est ce qui fait que nous sommes anti-racistes à donf, d'ailleurs: nous pouvons et devons accueillir toute la misère du monde, puisque la supériorité morale innée de la France fera que, pourvu que l'on appuie sur les bons boutons gauchistes, les immmigrés seront logés, éduqués et employés sans coût aucun, par une sorte d'effet magique.)

Surtout, donc, ne regardons pas ce qui marche à l'étranger, on risquerait de l'adopter et ça risquerait de marcher chez nous.

Des fois, d'ailleurs, ça marche déjà chez nous, comme la discrimination positive, justement, que le patron de Sciences-Po a mise en place tout seul avec ses petits bras, sans attendre la bénédiction des politiciens qui savent "ce qui marchera" et "ce qui ne marchera pas" en France. Et, pour l'instant, apparemment, tout le monde s'en félicite.

Mais la rue Saint-Guillaume à Paris, c'est encore trop loin pour Bayrou. Trop fatiguant d'aller voir jusque-là.

Pas étonnant pour un homme qui a vigoureusement défendu son député Jean Lassalle, qui a menacé de se laisser mourir de faim parce qu'une usine voulait, peut-être (bien que ses patrons l'aient vigoureusement démenti) se déplacer à une soixantaine de kilomètres hors de sa circonscription (chiffre cité de mémoire).

Voilà le "modèle républicain" que défend Bayrou: le summum de l'égoïsme local, le chantage "républicain", le retour à l'époque où les gens du village voisin étaient des étrangers dont il convenait de se méfier.

Entrons donc de plain pied dans le XXIème siècle en dénonçant comme une odieuse "délocalisation" la construction d'une usine dans une ville française voisine -- forcément, c'est fait par des Japonais, ces gens-là ne sont pas comme nous, "ça ne peut pas fonctionner en France".

http://www.6url.com/15V4

noop

Bayrou a un problème quand même.
Pour l'électeur moyen, qui ne suit pas toutes les déclartions, toutes les émissions, tous les journaux, le programme de Bayrou se confond trop, sinon se réduit, à l'affirmation de son positionnement politique.
Que celui-ci soit efficace dans un scrutin à deux tours est révélateur du sentiment de dépit des français.
L'analyse de Bayrou est juste, sur le ras-le-bol de cet électeur "moyen" (pas le partisan que l'on voit dans les meetings mais qui représente si peu la majorité) face à l'opposition et l'alternance stériles et partisanes de la droite et de la gauche pendant que la France s'enfonce.
Sur le site "votez2007" qui organise une élection par semaine, pour la première fois cette semaine depuis janvier 2006 que le site est ouvert, Bayrou est arrivé au 2e tour, et l'a emporté largement face à ... Sarkozy. Ce n'est que du "net". Mais avec le nombre de "votants" je crois que les résultats de ces dernieres semaines commencent à avoir du sens, peut-être pas autant que les sondages, mais quand même.
Mais pour le vrai scrutin, saura-t-il, pourra-t-il faire passer son programme ? Et si non, son simple positionnement suffira-t-il ?
En 2006 pour ses adversaires, la perspective de se retrouver au 2e tour face à Le Pen, avaient fait croitre beaucoup d'appétit (chez les éléphants du Ps par exemple). Mais un deuxième tour face à Bayrou, que ce soit pour Royal ou Sarkozy ce sera beaucoup plus dur. Car Bayrou sera à la fois un vote protestataire et un choix crédible et raisonnable.
Pour Bayrou le plus dur ne sera pas le deuxième tour mais le premier, là ou la radicalisation s'exprime.

Erick

La discrimination positive de Sarkozy n' est pas réservée à une "race" ou une "ethnie" mais à tous ceux qui sont laissés pour compte. De ce point de vue, je ne pense pas que Sarko (cf son concept d' "excellence") renierait le "coup" des classes préparatoires et je ne pense pas que Bayrou propose cela pour les seuls "doués, riches et nantis". L' art de jouer sur les mots...
En s' attachant aux mots, on peut voir d' ailleurs que si la discrimination positive ne doit pas marcher en France pour les individus, elle est initiée pour une classe (les femmes) et elle pourrait s' appliquer à une entité économique, les PME.
Que la dialectique centriste est parfois difficile !

argonaute

bAYROU
bof,, bof??? ON EST VRAIEMENT TOMBE BIEN BAS

duong

Le programme de Bayrou est entre celui de Sarko et celui de Royal.

Si le programme de Bayrou est à droite, alors celui de Royal est au centre-droit.

Les journalistes, toujours un peu paresseux, ont préféré une lecture rapide des propositions, privilégiant les symboles ISF et autres.

Et hop j'ai de quoi écrire mon papier !

La chose est plus complexe.

Bayrou ne propose rien sur l'ISF (il voulait élargir la base au départ mais est revenu là-dessus) et presque rien sur l'impôt sur les successions (les abattements pour les petites succession dont il parle existe déjà : ils seraient un peu étendus).

La prime de 35% aux salariés pour les heures supplémentaires est une remise en cause des 35 heures, qui se rapproche autant des déclarations de Royal que de Sarkozy puisque dans la proposition "Bayrou", l'entreprise n'aurait aucun intérêt aux heures supp, qui coûteraient le même prix.

Pour moi, Royal et Bayrou sont deux centristes. Royal incarne plutôt le centre-gauche, Bayrou le centre-droit.

Je suis centre-gauche (ou plutôt de gauche réaliste : je voudrais une vraie politique de gauche, avec une vraie solidarité, mais c'est impossible dans une démocratie latine où les individualismes prédominent), mais Royal incarne aussi l'irresponsabilité et la démagogie.

La priorité de Bayrou c'est la réduction du déficit et la relance de l'économie, thèmes qui rassemblent dans les deux camps et qui sont malheureusement une nécessité pour l'avenir d'un pays qui refuse une vraie solidarité de gauche.

Donc mon choix est fait.

D'autant que si Bayrou gagne, tout le système va péter ! Et on verra ceux qui ont vraiment de la bonne volonté pour leur pays.

duong

Le revenu minimum d'activité -en fait le revenu de solidarité active- est aussi dans le programme de Royal.

Gerard

Je ne suis pas fonctionnaire, mais que ceux qui veulent changer le statut me cite une démocratie où les fonctionnaires n'ont pas la garantie de l'emploi. En revanche, un minimum de réflexion permet d'imaginer un pays où le pouvoir politique peut licencier les fonctionnaires, le résultat a un nom corruption.

Militant Istréen

A 6 % parler de vote Bayrou succitait rires et sarcasmes..

A 12 % parler de vote Bayrou succitait un haussement d'Epaule et l'on vous parlait de chevénementisation

A 18 % : Que va t'on donc nous inventer...

En fait, plus on tape sur Bayrou, plus il monte...

gimik

Sarkozy qui se met a boire du pinard, c'est Ballamou en 94 qui enlevait sa cravate et montait sur la table pour faire "peuple". ça sent la fin.

Erick

Gérard,

Je ne saisis pas trés bien votre propos. Qui a dit qu' il voulait changer le statut des fonctionnaires ? Qui a dit qu' il voulait les licencier ?

gimik

Jean-François Copé : retour remarquable à la langue de bois
ce matin sur RTL
Christophe Hondelatte: "Ma dernière question est une question de Trivial Poursuit : combien y a-t-il de sous-marins nucléaires français d'attaque dans la Marine française ?"

Jean-François Copé : "Alors, je vais vous dire une chose : ça vaut la peine bien de préciser ça. Nicolas Sarkozy a eu raison de le dire... Sur le sous marin nucléaire, lanceur d'engins, c'est-à-dire lanceur d'engins nucléaires : c'est quatre. Et il sait bien ce qu'il a dit hier."

Sauf que... sauf que... la question de Bourdin hier sur RMC portait sur les sous-marins nucléaires d'attaque (et non "lanceurs d'engins") et la réponse est bien 6. Arf! Arf! Arf!
Je suis d'accord avec Lellouche, délégué à la défense de l'UMP (pour une fois) quand il dit : "Ne pas savoir de quoi est composée notre force de frappe alors même qu'on a été membre d'un gouvernement pendant des années, cela est quand même problématique"

http://mamblog.free.fr/index.php/2007/01/29/143-le-second-porte-avions-et-les-sous-marins-nucleaires-dans-la-campagne

Eric Gillot

Monsieur Robert de Marchenoir,
Je suis d’accord avec tout ce que vous dîtes sur la Poste et le délitement de la société française.
J’approuve votre écoeurement devant l’hypocrisie des bobos planant sur la misère du monde.
Mais là ou je m’écarte de votre approche, c’est que nous devons çà, précisément à 30 ans de gestion conjointe de deux partis économiquement anti-libéraux: le PS et l’UMP.
Là ou ça se corse, c’est que si l’on compare le PS et l’UMP aux partis de droite Européens, leur volet social est très élitiste et beaucoup moins social malgré un assistanat exponentiel.
PS et UMP surfant sur la pensée unique franchouillarde entretenue par nos médias continuent leur promotion d’un système obsolète.
Monsieur Robert de Marchenoir, pour sortir du régime que vous décrivez dans votre très juste analyse, je suggère que nous élisions un candidat ultra-libéral qui va booster les implantations d'usines étrangères en continuant de leur accorder le non paiement de leur charges sociales.
Un candidat qui va supprimer l’ISF pour faire revenir les riches, et nous offrir le bouclier social à 50% afin d’attirer de l’étranger dans les beaux quartiers de Paris, des gens assez fortunés pour payer des loyers devenus trop dispendieux pour nos fainéants de Parisiens.
Un candidat qui va continuer à privilégier la taxation des salaires des laborieux par rapports aux revenus boursiers afin de faire venir en France ces milliards d’euros d’investissement financiers qui font la fortune de nos grandes multinationales dont le prestige rayonne dans le monde: Nicolas Sarkosy.

gimik

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=517068&rubid=17311

http://www.1001podcast.com/podcast/RMCInfo/channel38/20070226_invitebco_sarkozy.mp3

Jojo

Pour avoir écouté attentivement l'émission de lundi dernier "J'ai une question à vous poser", je dois dire que Monsieur Bayrou semble très gentil mais il ne répond pas exactement aux questions posées, il s'écoute parler - ce qu'il fait remarquablement bien; voix posée, mono-corde, claire et rassurante - je crois que dans le trio de tête, c'est lui le champion toute catégorie de la langue de bois. J'attends avec impatience les débats entre candidats où les arguments s'opposent (même si au final c'est assez peu constructif). Un président doit être compétent mais aussi combatif car il représente aussi la nation à l'extérieur. Un(e) présidente trop mou se fera manger tout cru au niveau international...

gimik

@Jojo
"Un(e) présidente trop mou se fera manger tout cru au niveau international..."
Un excité du bulbe pourrait conduire le pays a participer à un désastre irakoïde

Robert Marchenoir

"Je ne suis pas fonctionnaire, mais que ceux qui veulent changer le statut me cite une démocratie où les fonctionnaires n'ont pas la garantie de l'emploi. En revanche, un minimum de réflexion permet d'imaginer un pays où le pouvoir politique peut licencier les fonctionnaires, le résultat a un nom corruption." (Gérard)

Voici quelques informations pour vous permettre de quitter le terrain de l'imagination et de revenir à la réalité:

"La Suisse a supprimé le statut de la fonction publique [...]. Le changement le plus manifeste réside dans l'introduction d'un régime contractuel de droit public très proche du code des obligations dont dépend le secteur privé. [...] Cette nouvelle loi introduit aussi un nouveau système de rémunération qui favorise la qualité des prestations et l'évaluation individuelle des agents."

"[En Italie, la fonction publique] est dotée d'un nouveau statut qui ressemble de plus en plus à celui des employés du secteur privé. [...] L'ensemble du personnel public, à l'exception de celui qui relève des ministères régaliens [relève désormais] du droit commun applicable à l'ensemble des emplois du secteur privé."

"En Belgique, [il a été prévu en 2000] l'élargissement des circonstances qui peuvent donner lieu à l'engagement de personnel sous contrat de travail [...]. Ce texte prévoit de porter davantage l'accent sur la serviabilité de l'agent à l'égard de la population. Le principe de « travail consciencieux » est introduit."

"Aux Pays-Bas, les agents publics bénéficient d'un contrat proche du contrat de travail de droit privé."

"Le cas de la Suède est très proche, la tendance qui s'est affirmée étant un quasi-alignement des agents publics sur les droits et obligations des salariés du secteur privé."

"En Finlande, a été engagé un processus de transformation des contrats de droit public dont bénéficiaient les fonctionnaires en contrats de droit privé, dans le cadre de la transformation des services publics en agences puis en entreprises commerciales d'Etat ou en sociétés anonymes d'Etat. Ces deux catégories de structures ne peuvent d'ailleurs employer du personnel que dans le cadre de contrats de droit privé."

"En Nouvelle-Zélande, la frontière statutaire entre le secteur public et le secteur privé s'est estompée au fil des années : 42 % des agents publics bénéficient désormais d'un contrat individuel à durée déterminée, contre 17 % il y a 5 ans. La quasi-totalité des directeurs de départements ministériels sont également recrutés sous contrat, y compris à l'étranger, seuls deux postes de directeurs généraux étant réservés à des ressortissants néo-zélandais."

"En Allemagne, [...] a été adoptée, le 24 février 1997, la loi sur la réforme du droit de la fonction publique, qui améliore la gestion du personnel en vue d'un meilleur rendement et vise à accroître la volonté de concurrence et d'efficacité au sein de l'administration publique. [...] Un critère de performance individuelle a été introduit dans la carrière des agents qui n'accèdent plus à la même cadence à l'échelon supérieur. [...] Les organisations syndicales des fonctionnaires ont accueilli favorablement l'introduction d'un salaire au mérite."

(Extrait du rapport de la commission des finances du Sénat du 31 mai... 2001)

http://www.6url.com/15VR

Toujours en Allemagne, le service public est divisé en deux. Les fonctionnaires d'Etat, environ la moitié, bénéficient de l'engagement à vie. Mais, en contrepartie, ils n'ont pas le droit de grève. Les agents et ouvriers de l'Etat, qui composent l'autre moitié, ont le droit de grève. Mais, en contrepartie, ils relèvent du droit du travail privé. Dans la pratique, ils bénéficiaient d'une garantie d'emploi après une certaine ancienneté. La loi de 1997 a apporté des assouplissements à ce cadre très ancien, en autorisant notamment des recrutements de fonctionnaires à durée limitée, et en prévoyant le refus de l'engagement à vie en cas de mauvais rendement.

(Source: intervention de Sabine Kuhlmann, de l'université de Constance, au colloque Europa de Limoges "La fonction publique en Allemagne entre continuité et rupture", 2004)

http://www.6url.com/15VT

Le rapport du Sénat de 2001 mentionnait également: "La réalité de la gestion de la fonction publique française a été mise en évidence par un rapport particulier de la Cour des comptes relatif à la fonction publique de l'Etat. Ce rapport est accablant : emplois en surnombre ou bloqués, existence de mises à disposition ou de détachements injustifiés ou irréguliers, système de contrôle des effectifs réels insatisfaisant, gestion prévisionnelle des ressources humaines défaillante, voire carrément inexistante, dépenses indemnitaires financées sur des ressources extra-budgétaires, avantages indus sans base juridique autre qu'une simple décision ministérielle, méconnaissance des effectifs de fonctionnaires... Hélas, le deuxième tome de cette enquête, très récemment publié, vient confirmer ces pratiques, et ne fait guère état d'amélioration en la matière."

Vous voyez donc que le diagnostic est fait depuis longtemps. Ce rapport n'est qu'un rapport parmi des piles et des piles d'études qui aboutissent, toutes, à des conclusions similaires.

Les objectifs sont donc connus. Il ne reste plus aux Français qu'à se décider à se sortir les doigts du cul.

Enfin, puisque vous mentionnez le risque de corruption, je vous rappelle que ça ne peut pas être pire qu'aujourd'hui: la France est bien mal classée dans les enquêtes internationales relatives à la corruption et à la transparence, par rapport à ses prétentions à porter le flambeau des droits de l'homme dans le monde.

Eric Gillot

R. Marchenoir,
Mais oui, nous savons cela, c'est parfaitement vrai.

Pour parler (pour une fois) sérieusement, je ne vois pas qui pourrait bien changer les lourdeurs et autres mille-feuilles de notre secteur public, entre un PS des fonctionnaires et un UMP qui s'écrase dès que quelques centaines de lycéens déscendent dans la rue !

Christofav

Quand les sondages vont tous dans le même sens et quand ils passent du court terme au moyen sinon long terme: on ne passe pas dans la tendance?
et celle ci n'est-elle pas à la hausse et continue?
J'avoue mon étonnement après tant de campagnes passées toutes pour moi sans aucune surprise véritable!
Ce coup ci, je n'avais pas prévu ça! en tout cas pas autant, pas à ce point là ni à ce niveau là!

ceux qui comparent à JMLP en 2002 se trompent: il ne s'agit pas d'un vote contestataire et n'aboutissant à rien car extrémiste!
le pen au 2nd tour, c'est la victoire assurée pour l'adversaire à +de80% et tout le pouvoir pour le gagnant comme vu en 2002.

ceux qui comparent à JPC se méprennent également car il réunissait des à gauche de la gauche avec des à droit de la droite... intenable sur la distance!

j'aurais tendance à comparer aux écologistes qui un jour en france étaient donnés à 20%: quelle belle occasion manquée que celle là!

Va t'on encore rater une telle occasion par esprit obtu, partisan ou blasé?! Pourquoi ne pas tenter le coup?! C'est que pour 5ans et jamais de ma vie je n'ai été aussi curieux et intéressé par la politique que ces temps ci avec cet espoir fou de voir changer et bouger les choses car quelle révolution que voir éclater l'UMPS! (UMP et PS) salutaire.

Libéralisateur

Si lundi 26 sur TF1 Bayrou n'a pas franchement mis la barre à gauche, c'est à plus rien y comprendre quand tous s'accordaient à penser que l'UDF et Bayrou n'était que de droite.

Pourquoi fait-il celà ? En accord avec l'UMP et Sarko pour qu'il ne lui prenne pas trop de voix ? Pour prendre des électeurs au PS, il rêve.
Il veut simplement exister. Mais en France où toute la classe politique n'est plus crédité de la moindre confiance, toutes ses gesticulations concernant son positionnement ne sont pas propres à faire changer les électeurs français dans leurs convictions. Tous des incapables.

Lui le troisième homme, un ectoplasme plutôt ! Mais pourquoi les commentateurs politiques ne dégonflent-ils pas cette baudruche qui veut se faire "plus grosse que le bœuf" ! Attendent-ils qu'il explose simplement.

Mais pendant ces "parlottes" tout le monde s'écarte des vrais débats et le temps passe. Il faudra bien mettre un bulletin dans l'urne le 22 avril ! Le Pen qui lui .... ne fait pas la girouette et depuis des décennies.

Prof Kilner

Mais c'est plutôt simple!
Avec Sarko: 5 ans de grèves et des manifestations dans les rues.
Avec Sego:les entreprises et leur chefs quitte la France pour l'étranger.
Heuresement qu'arrive Bayrou.
Alors,FAITES VOS CHOIX.

vienne

J’ai l’impression que d’autres militants que ceux de Le Pen et du PS ont compris le système, il faut faire peur aux gens : tous sous les plumes du paon Bayrou, avec lui on avancera en reculant comme avec Chirac…dormez bien braves gens …le réveil sera encore plus dur dans 5 ans !

levoisin

Soit, voter Bayrou, c'est prendre le risque d'avoir un président qui aura du mal à constituer un gouvernement cohérent, mais c'est aussi de forcer les politiciens de gauche et de droite à choisir entre leur parti avec sa clientèle électorale d'un côté, et la France avec l'ensemble du peuple français de l'autre.

Voter utile, et vous serez sûr d'avoir un président qui pourra constituer une majorité forte, mais ce sera un président qui gouvernera pour sa clientèle électorale habituelle : 20% des français.

Alors avant de voter utile, écoutez un peu.

Dans vingt ans,après de multiples alternances gauche-droite improductives dans la lignée des trente dernières années, qui auront conduit la France à la banqueroute, où la population vivra dans la terreur de tomber dans la misère suite à une suppression des allocations ou à un licenciement sec sans recours,
ne voudrez-vous pas donner une large partie de ces vingts années pour avoir une chance, une seule chance de revenir le 22 avril 2007 et par votre vote, dire à ces politiciens de gauche et de droite qu'ils ont pu confisquer la liberté et la justice et détruire l'égalité et la fraternité mais qu'ils n'auront jamais notre dignité ?

Gogolène

Bayrou propose in fine de vouloir faire travailler des PERSONNES de droite et de gauche ensemble ...

Quelle grave erreur et surtout quelle grave utopie !

Je veux bien qu'on puisse vouloir regrouper des IDEES de gauche avec des IDEES de droite, car, Oui, il y de bonnes IDEES de tous cotés...

Mais comment concilier des PERSONNES ????

Outre qu'il faille déjà à Bayrou d'être élu, mais il lui faudra AUSSI gagner une majorité parlementaire !
Car je ne pense pas que, battus, l'UMP et le PS se laisseraient aller à concéder les circonscriptions !
(et d'ailleurs : avec quels électeurs seraient élus les député bayrouites ???)

Ou alors il faut qu'il change de constitution DES juin...

Parce que réunir des PERSONNES de gauche ET de droite dans un même gouvernement, avec un parlement éclaté en tendances ...
Hé bien, réunir tous ces députés reviendrait à une chose : voir une gestion des lois qui reposerait sur du COPINAGE et de la TRANSACTION PERMANENTE...
==> les députés d'un bord : Ok on vous accorde ceci mais vous nous passez telle loi... pour compenser ...
==> idem dans l'autre sens
==> et ainsi de suite, petits arrangements entre bons intérêts et négociations de coursives !!!
==> un donnant-donnant (mot à la mode !) perpétuel et imprévisible...

Bref, une gestion virevoltante, au gré des humeurs et des intérêts particuliers, au jour le jour...
Et bien entendu, sans vision à moyen terme pour la France, a fortiori à long terme !

Quid des équilibres ?
Quid des arbitrages ?
Quid de la confiance et de la relance économique ?
Quid d'une avancée sur l'Europe ?
Quid d'un accord sur les budgets ?
Quid des institutions ? Résisteraient-elles ?
Quid du temps, de l'argent et de l'énergie perdus ?
Quid de ... etc ... ?

Voila ce que nous propose Bayrou !

Jean54

Par votre brillante démonstration Gogolène vous accréditez l'opinion "tous pourris" des hommes politiques et ne gouvernant que pour leur clientèle, si l'expérience Bayrou ne marche pas vous aurez eu raison, permettez-nous encore notre part de rêve de croire qu'en France les hommes et femmes politiques ne sont pas tombés si bas ou alors fuyons, ce pays est perdu.

Erick

Jean54,

Non, il n' y a pas de "tous pourris" là-dedans. Simplement l' expression du scepticisme de beaucoup en ce qui concerne la "voie étroite" choisie par Bayrou.
Mais vous avez raison : rien n' interdit de rêver.

Nicolas

Le programme économique de Ségolène est également bien à droite: aménagement des 35 heures, aides aux PME, refonte de l'administration etc...
Bref, nous avons 3 candidats avec des programmes économiques de droite.
Les différences entre ces 3 là? Il y en a: il s'agit de politique étrangère, de social (mais dans la limite où celle-ci peut être indépendante de l'économie), de sujets de société (mariage/adoption homo, famille, etc...) et surtout, de méthode et de dicours populiste: ces 3 là sont des populistes, masi chacun avec son style : si tu bosses dur, tu gagnes beaucoup/je t'écoute, tu n'es plus seul/ si t'en as marre des médias et du bipartisme, je suis là.

On n'est plus, de fait, dans des débats droite/gauche.

Gtaak

OK Bayrou n'est pas brilliant (qui est?),mais il a l'air d'un homme chaleureux,sincère avec une certaine éxpèrience et, surtout,il veut réunir 85% de la population pour faire progresser la France plutôt que sa propre parti (qui va probablement grandir en Juin)

En face,il a deux 'arrivistes' qui étaient nommés largement pour achever les rêves des militants des partis qui chacun ne représente qu'environ 35% de la population.

Quelle approche préferez vous?

Erick

Gtaak,

Vous avez un talent certain pour poser des questions orientées. N' est-ce pas vous qui dirigez les sondages sur Bayrou ?

Viennoiserie

J’ai l’impression que d’autres militants que ceux de Le Pen et du PS ont compris le système, il faut faire peur aux gens : tous sous les plumes du paon Sarkozy, avec lui on avancera en reculant comme avec Chirac…dormez bien braves gens …le réveil sera encore plus dur dans 5 ans !

gand  michel

je crois surtout que la france a surtout besoin de retrouver au niveau des élites deux mots a) le bon sens b) la notion de l'exemplarité.un si beau pays qui n'est pas capable de faire un effort collectif a besoin de fermeté pendant un temps donné.
que le prochain qui arrivera a l'élysé réalise sa politique avec vigueur redonner du sens aux arts qui sont en décrépitudes,faire respecter l'etat. que voit on se présenter l'extréme gauche qui oublie de rappeler que staline ,mao cent millions de morts. la gauche qui a toujours en horreur le patron( qui fait rentrer l'argent)la droite qui enlisée par une attitude de froussard n'a rien fait ou pas grand chose. reste le centre regardez l'italie et l'allemagne ou les "hommes de bonnes volontés ont des "réticences jusqu'aux élections prochaines. reste un courageux qui fait des réformes dans l'instant ou on va se foutre sur la gueule

Rafme

C'est inoui,mais en dépassant
Sego(dans quelques jours?),Bayrou fera un service au Socialistes:Empêcher Sarko de gagner au 2e Tour!

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La Victoire empoisonnée

  • Mon dernier livre, publié le 10 mai 2012 aux éditions du Seuil, est consacré à la campagne présidentielle de 2012. Il s'agit d'une enquête en profondeur mêlant de nombreux témoignages de Français de toutes conditions mais aussi de politiques de tous niveaux, des militants aux candidats en passant par les responsables et les élus. Cette sorte de récit analytique cherche à rendre compte des véritables lignes de forces de cette campagne, à expliquer la victoire désormais plus que prévisible de François Hollande, et enfin à proposer une réflexion sur l'avenir qu'elle nous réserve. Un blog lui est dédié. Vous y trouverez la quatrième de couverture du livre, la table des matières, l'introduction, quelques photos, une revue de presse et, bien sûr, les réactions des lecteurs.

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