Ma Photo

juin 2009

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          

--------------------------

RECHERCHE

  • Google

----

Blog powered by TypePad

« Vases communicants | Accueil | Apolitique Hulot »

04 janvier 2007

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c632c53ef00d834d4063553ef

Voici les sites qui parlent de Vents de droite :

Commentaires

Plutôt d' accord avec vous. Cela fait un bout de temps que je pense que les électeurs socialistes en ont assez des discours convenus de gauche et louchent du coté de ce qui se fait et se dit à droite.
Cependant je serais moins catégorique sur le "virage" marqué par Mme Royal. A part la sécurité (et les camps militaites), qu' a -t-elle dit de précis ? Le temps de travail ? C' est une avancée magnifique mais aussi ça n' est pas bon partout ... L' éducation ? Il ne faut pas écouter "sa" vidéo ... Le programme du PS ? Pas un mot.
Attendons donc un peu.

Il me semblait que la valeur de droite par exellence, c'etait l'ordre. On a vu ce que cela a donne lorsque Villepin a voulu faire passer le CPE: des facs paralysees par de petits branleurs, que l'on a complaisamment laisses s'installer. Apres ca on parlera de "derive droitiere" ? Amusant.

Je ne partage absolument pas votre point de vue sur un virage droitier de SR et du PS.
Les quelques petites phrases de SR par ci par là ne sont que de la poudre aux yeux destinées à donner l’impression, mais quand on analyse le programme du PS et les déclarations récentes de ses plus proches collaborateurs et d’elle-même aujourd’hui au sujet des réquisitions d’appartements, on a l’impression d’une vaste manipulation destinée aux gogos qui s’arrêtent aux images et à quelques phrases éparses. Encore une fois le PS tente d’enfumer copieusement les masses populaires…

http://info.france2.fr/europe/27157978-fr.php
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-846839,0.html

C’est quoi être de droite, vouloir vivre en sécurité, vouloir travailler librement , être très famille, aimer sa patrie. Si c’est ça alors les français dans leur ensemble sont de droite. On veut nous faire croire que la droite c’est l’anti social, le profit et que la gauche au contraire c’est le social , l’égalité. Le PS parti de gouvernement a toujours estimé que prendre en compte les évolutions de la société et donc évoluer à son tour c’est se déjuger ce qui l’a amené à ne pas mettre en œuvre les réformes qui s’imposaient car elles sont considérées comme étant de droite. En Angleterre la gauche de Tony Blair est plus à droite que la plupart des libéraux français.

En politique il s’agit en fait d’essayer de se démarquer des autres pour exister (voir Bayrou). La différence essentielle réside dans le fait que certains classent la « liberté » devant « l’égalité » ils sont bien sur de droite, pour les autres c’est l’inverse. Le temps ou JP Sartre parlait du bien contre le mal est dépassé.

Dans leur ensemble les français ne sont pas particulièrement de droite ou de gauche , ils sont logiques, savent qu’il faut réformer mais les politiques reculent toujours face à une poignée d’inconditionnels qui ne représentent finalement que eux mêmes. Il faut se souvenir de ce que disait Jean Baptiste Doumeng surnommé le milliardaire rouge « Avec 5% le parti communiste peut paralyser le pays en organisant des grèves et piquets de grève dans les gares, ports et aéroports.

Les verts sont des écolos de pacotilles. Tout le monde sait qu’il s’agit d’anciens trotskistes qui ont fait une OPA sur l’écologie. L’extrême droite, ravivée par F Mitterrand dans les années 80 dans le seul but de gêner la droite afin de garder une majorité, n’existe que par la personnalité de son chef. Ségoléne Royal a parfaitement compris que les clivages sont dépassés et que les thèmes honnis par la gauche (sécurité, éducation) doivent être pris en compte. Elle essaie donc de nager au milieu de ses contradictions ce qui lui réussi bien pour l’instant.

Quant à tous ceux qui se disent traumatisés par les résultats du 21 avril 2002 et qui n’ont pas compris que c’est la perte de millions de voix de leur favori qui a créé cette situation comment peuvent-ils reprocher à Nicolas Sarkosy d’essayer de récupérer des voix qui se sont portées sur le FN ? Veulent-ils que le FN baisse ou pas ?

Je suis bien d’accord avec Vienne, l’idée d’ED, fort étayée cependant, consistant à parler de droitisation de la et des politiques me paraît une vaste fumisterie.

Cela relève de l’apparence des choses plus que de leurs réalités tangibles. La phrasounette d’untel, les vagues intentions « musclées » de telle autre, seraient les signes d’une droitisation, alors que les projets politiques restent des catalogues de dépenses publiques diverses et variées, et que personne ne programme l’assainissement des finances publiques ou une politique économique de l’offre.

Camp militaire pour Madame, orientation sécuritaire pour Monsieur, autant de signes facilement rangés, un peu benoîtement d’ailleurs, dans la case « droite/ droitisation ».

Que le programme de l’un, dans les 40 milliards d’euros, prévoit la généralisation des 35h (toujours seuls, toujours plus haut, toujours plus fort), un xième revenu, de solidarité active ce coup-ci, et évidemment un grand « plan » d’investissement de la recherche et de l’université, soit autant de lignes de dépenses à la fois colbertiste et d’inspiration keynésienne, ne pèse rien face à la petite phrase « fouettarde » de la championne du PS, sensée lui donner une coloration droitière. Le ton, la manière et le niveau avec lesquels elle s’adressa à Laurence Parisot en dit assez long, au contraire, d’un dogmatisme réel, de cette vision socialiste du patronat en général, et de l’activité d’employeur en particulier.

Le programme de l’autre, un peu moins dépensier, mais fort coûteux quand même, ne dispense nullement le candidat Sarkozy de fustiger BCE, euro et mondialisation, à l’instar de notre vieux président qui a du commettre en 5 ans pas moins de 200 discours anti-capitalistes, anti-mondialisation. Comme au bon vieux temps, où le politique français menait sa petite dévaluation compétitive à l’approche des élections, histoire d’amorcer une reprise des embauches. Le même, en dérive droitière, paraît-il qui convoquait les grands distributeurs pour exiger des baisses de prix que le simple jeu du marché ne permettait pas, faute d’une politique économique tournée vers l’offre. Le même, présenté en France comme libéral, ce qui ferait marrer un social démocrate suédois ou anglais, qui se proposait de « punir » les pays entrants qui n’auraient pas une fiscalité aussi lourde que la notre.

Alors on peut bien ne retenir que les phrases « fouettardes », repérer les postures sécuritaires ou autoritaires, pour ne retenir que la droitisation de tel ou tel, mais ce qui reste bien plus avéré est l’étendue de la pensée de gauche dont la traduction concrète tenait récemment à la quasi dernière position de nos concitoyens sur leur confiance dans l’économie de marché, puisque les « confiants » étaient non seulement minoritaires (36 %) mais de plus, champion toute catégorie des pays industrialisés.

Clairvoyance franco-française, motif d'autosatisfaction ou déni de la réalité, motif d'inquiétude sur le choix d'un homme et d'un programme pour les 5 ou 10 prochaines années ?

Effectivement Mateo, je partage votre pessimisme concernant la volonté de réforme des uns et des autres.

L'idée de d'un droit au logement opposable à été lancée en premier par Sarko. Et comme l'explique Maître Eolas et ses compères Lieu Communard (http://lieu-commun.org/index.php), il s'agit d'un OJNI (Objet Juridique Non Identifié) sans efficacité réelle (et qui, s'il était efficace aurait sans doute l'effet contraire à l'effet voulu).

Lire part exemple:

http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/01/03/505-le-droit-au-logement-opposable-ou-de-l-art-de-prendre-l-electeur-non-juriste-pour-un-benet#co

Bref, avec une droite pareille nous sommes mal.

Et Maryse Le pen de reprendre ce matin sur France Inter les aguments de Maitre Eolas en expliquant que les lois destinées à protéger les locataires se retournaient le plus souvent contre eux, car les propriétaires demandaient en contre partie de plus en plus de guaranties.

Propriétaire moi-même je confirme. Caution solidaire pour les location de mes enfants et beaux enfants, je confirme également. A chaque fois le texte de caution est plus long et plus précis, et les guaranties demandées plus importantes. Je me demande à chaque fois comment, ceux qui ne bénéficient de cautions solides, peuvent se loger.

A force de vouloir être surprotégé dans tous les domaines et avec la complicité de l’état et de certaines associations les choses finissent par se retourner contre ceux à qui on voulait apporter un plus. Il y a des slogans auxquels on ne prête pas attention et pourtant…..

Il faut payer des impôts mais trop d’impôts tue l’impôt, il n’y a qu’à constater la fuite des capitaux.
Il faut une protection de l’emploi mais trop de protection tue l’emploi, les chefs d’entreprises hésitent avant d’embaucher.
Pourquoi veut-on qu’une personne seule qui touche le RMI plus une allocation logement accepte un emploi payé au SMIC car elle perdrait alors le bénéfice de cette allocation logement et son revenu globale serait le même qu’en ne travaillant pas.

On pourrait encore citer plusieurs exemples mais j’en viens au logement

Trop de protections des locataires amène les propriétaires à vouloir de plus en plus de garanties. A partir du mois de décembre on ne peut plus mettre dehors des locataires qui ne paient plus leur loyer et ce jusqu’en mars. Ensuite une procédure d’expulsion dure des mois ce qui nous ramène à l’hiver suivant. Pendant ce temps ces « salauds « de propriétaires doivent payer les crédits, les taxes foncières mais on s’en moque s’ils sont propriétaires c’est qu’ils ont du fric alors il faut penser au pauvre locataire qui dans cet appartement dont il ne paie pas le loyer regarde sa télé, joue avec son ordinateur, regarde ses DVD, utilise son téléphone portable. Les propriétaires lassés de cette situation exigent des garanties, voire préfèrent ne pas louer.

Que l’état prenne ses responsabilités, que certaines associations arrêtent leur démagogie, car c’est vrai que à vouloir trop protéger on fini par avoir l’effet contraire et pas que dans le logement.

Au fait il y certains personnalités que l’on a pas encore vues dans ce débat, elles n’ont probablement pas de film ou de CD à promouvoir sur le dos des plus faibles.


Savez-vous pourquoi il y a tant de logements inoccupés car non loués ?
La loi de 48 bloquait les loyers à un niveau ridicule (pendant que nombre de locataires sous-louaient pour se faire un pécule !) ce qui privait les propriétaires de moyen pour maintenir et embellir leurs biens. De plus le bail était quasiment transmissible aux enfants du locataire dans les mêmes termes ...
Depuis longtemps, les normes de confort et les exigences ont tellement évolué que les biens en l' état sont inlouables. Quand on sait ce que coûte la remise au standard moderne d' un appartement ancien et des parties communes ...
A la disparition des locataires type 48, les "vieux" propriétaires soit vendent, soit gardent mais, sans moyens et échaudés, ils ne louent pas.
Ils ont été en quelque sorte spoliés par la loi de 48. La réquisition-acquisition de Ségolène sera vue comme une deuxième spoliation.

Ce laïus un peu long pour illustrer le propos de Flamant cad les effets pernicieux de la loi de 48, protectrice du locataire, qui à mon sens se font encore sentir.

Il est tout simplement hallucinant qu'un pays se prétendant le phare intellectuel du monde ose même imaginer une loi qui punirait l'Etat, parce qu'il aurait été incapable de satisfaire un citoyen mal logé.

La seule façon, pour les partisans d'une telle loi, de rassurer les populations sur leurs facultés mentales seraient qu'ils se prononcent simultanément pour l'interdiction de la propriété privée de logements, et la nationalisation intégrale de l'immobilier.

Et qu'ensuite, bien entendu, ils se bougent le cul une fois au pouvoir pour assumer les responsabilités qu'ils auraient imprudemment endossées, et qu'ils nous prouvent par les faits que le communisme peut fonctionner.

Sauf erreur de ma part, je n'ai rien vu de tel.

Le fait qu'il puisse être électoralement payant de se prononcer pour "le droit opposable au logement", et qu'une telle prétention ne provoque pas un immense éclat de rire à travers tout le pays, est probablement la preuve que l'opération de décervelage et d'endoctrinement de la population menée au travers de l'Education nationale a produit les effets attendus.

Je ne vois pas d'autre explication.

Bah je ne sais pas si il y a dérive droitière de la société française, en tout cas il y a clairement dérive droitière du blog et de ses commentateurs. Ca ne me dérangerai pas plus que ca si les pseudos "débats" ne se limitaient pas à du ping pong, à "salauds de propriétaires" on ne sait répondre que "salauds de locataires", à "salauds de patrons" on ne sait répondre que "salauds de chomeurs qui abuuuusent". Il est très clair que ces personnes qui vivent dans la rue depuis des années sont surprotégés, vivent "d'avantages acquis" sans travailler, les fourbes ! En plus ils "boivent" leur rmi ! Et ils ont des tentes gratuites en plus, quel scandale ! Que fait la cour des comptes !
Mouais, à mon sens, la société ne se droitise pas, elle se "polarise". La société ne se droitise pas, elle l'était déjà car l'homme est "de droite" à la base puisqu'il est égoiste, un "loup pour l'homme"... Aaargh ! Moi aussi je suis polarisé !

Bonne année, ecsistenz, mais ça va être dur.

Autrement, j'ai lu que NS était furax parce que cette idée de "droit opposable au logement", c'est lui qui l'avait eue le premier. Info, ou intox ?

"il y a clairement dérive droitière du blog et de ses commentateurs".

Effectivement, ED ne manque pas de signaler que les commentateurs de son blog sont plus à droite que lui (même si Ed publie dans Le Figaro). Mais noter que les commentateurs sont de droites, ne vaut pas argument ni débat. Eczistenz, si vous voulez que le débat ne soit pas "spseudo" argumentez et repondez aux arguments de Mateo, RM and co.

Ce que je noterais plutôt, c'est que les arguments presents ici, et ailleurs

http://vanb.typepad.com/versac/2007/01/droit_au_logeme.html

ne sont pas mentionnés dans les médias traditionnels. Bref, comme le signale Jules, les journalistes ne font pas très bien leur boulot:

http://dinersroom.free.fr/index.php?2007/01/04/309-quel-journalisme-a-l-ere-de-la-condescendance

Quant à Eolas, Versac ou Jules que je cite, ils me semble qu'ils seraient plutôt de gauche.

"Autrement, j'ai lu que NS était furax parce que cette idée de "droit opposable au logement", c'est lui qui l'avait eue le premier. Info, ou intox ?"

C'est NS bien sûr. NS avait sorti l'idée avant que les médias ne parlent des Enfants de Don Quichotte.

Non. Ce n'est pas NS qui en a eu l'idée. En France, les idées naissent rarement des élus, qui ne savent que les récupérer. Le droit au logement opposable est une idée défendue depuis longtemps par les associations, ATD quart monde, Emmaus, Amnesty, etc. qui ont crée une plate forme pour le droit au logement opposable dès l'été 2005, reprenant une revendication apparue il y a plus de 20 ans.

J'aimerais savoir comment réagiraient les bien-pensants de droite qui expriment ici leur obsession de LA réforme, si cette réforme (on ne dit jamais laquelle bien sûr!) supposait qu'ils en fassent eux-mêmes les frais en priorité plutôt que le mal loti, le chômeur ou le rmiste.
Je m'étonne en outre que ni l'un ni l'autre n'ait à l'occasion des voeux repris son antienne contre les fonctionnaires...Pourtant ces derniers n'ont-ils pas eux aussi le scandaleux privilège d'avoir des téléphones portables?

NS (...) cette idée de "droit opposable au logement", c'est lui qui l'avait eue le premier. Info, ou intox ?"

"C'est NS bien sûr."

Affreux. Si même notre futur sauveur est décervelé par la prétendue Education Nationale, on est foutu. Et c'est Michel qui le dit. Ah, RM, être trahi par les siens...

Cher Michel dans le fond vous avez tout à fait raison, mais je suis fatigué à vrai dire, je commence bien mal l'année... ;-) Je ne réponds plus parce que personne n'écoute les arguments qui ne vont pas dans son propre sens. C'est pour cela que je parle de ping pong incessant et de polarisation. Ce ne sont pas des "discussions" ca n'a donc que peu d'intérêt. Ca me saoule, et j'ai décidé qu'en 2007, je deviendrai un troll moi aussi, balancant des opinions tranchées sans savoir, et en gobant tout ce que disent les médias, sans se bouger le Q d'une quelconque façon... mais en dénigrant tout et en ralant sur tout.

Quant aux propriétaires qui un peu partout dans Paris louent la peau des fesses des logements dont l'électricité n'est pas toujours aux normes ou dont la tuyauterie date de Mathusalem, ce n'est pas moi qui vais les plaindre.

Etre de droite,ou de gauche pour nos politiques c'est comme un béret ça n'a pas de sens.La seule chose qui les interessent c'est le pouvoir! on peut tout promettre ça n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. la preuve : aucun de nos hommes politiques n'est pret a nous dire que ça va etre trés trés dur pour les francais, que l'on est un pays qui s'appauvris tous les jours un peu plus, mais malgré ça on exporte les bac+5 ,et comme on est riche?? on importe les bac-5 il n'y a pas de probleme ON EST RICHE!!!.Il y a meme des abrutis qui quittent ce pays idyllique qui a le meilleur systeme de santé la meilleur éducation pour tous,
? j'en passe et des meilleurs ,et qui partent vivre dans des cabanes en bois et peller la neige. C'est vrais que celui qui dit la vérité sera exécuté donc il ne sera pas a la veille d"habiter à l'Elysée . aprés ça ce déclarer de droite ou de gauche m'a plus beaucoup de valeur aujourd'hui.

Trésor de bienfaits

Je suis plutôt bien loti, mais mes enfants galèrent (sauf peut être ma fille qui est au RMI). S'il y a réforme, je m'attends à devoir en faire les frais, et je trouve normal d'en faire les frais avant mes enfants, car, comme je l'ai déjà dit, même en étant très riche, je ne pourrais pas les aider tous (2 enfants, 2 beaux enfants adultes).

Quant au contenu de la reforme, il y deux niveaux: l'état des lieux, et les actions pour réformer. L'état des lieux: lisez le Papy Krach (cité plus haut), le rapport Pebereau, Campdessus etc. Je pense que l'on peut tous se mettre d'accord sur l'état des lieux.

Pour les propositions de reforme, il y a bien sûr débat, car comme le dit si joliment maitre Eolas "les français aiment se payer une bonne conscience en envoyant la facture aux autres..."
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/01/03/505-le-droit-au-logement-opposable-ou-de-l-art-de-prendre-l-electeur-non-juriste-pour-un-benet#co
: commentaire numero 95

Mais si l'on est serieux et de bonne foi, on peut avoir une idée des réformes nécessaires en regardant ce qui s'est fait il y a 15 ans au Canada et au Pays Bas, ce qu'on fait et font Schroder et Merkel en Allemagne. Regarder aussi ce que proposent C. Blanc, J.M. Bockel et A. Lambert,
http://www.energies2007.com/DetailElement.aspx?numStructure=39602&numElement=15549&numRubrique=28349
On peut aussi aller sur le Blog "Le débat 2007":
http://www.debat2007.fr/blog/index.php
où justement il y a débat.

Quant aux fausses bonnes solutions, elles sont souvent dénoncées par les blogeurs de Lieu Commun qui ne sont pas tous du même bord politique:

http://lieu-commun.org/index.php


Pour répondre en partie à TDB, je suis volontiers de droite, je ne suis pas sûr de pouvoir endosser la fonction de "bien pensant de droite", mais je veux bien tenter une réponse.

Comment réagirais-je si je devais "faire les frais" de LA réforme (je vous en rappelerai les termes plus loin) ? J'imagine, mal.

C'est d'ailleurs un peu la difficulté de l'exercice réformateur, pour ne pas dire réfondateur, que c'est que "ça fait toujours un peu mal". Mais il convient d'ajouter, qu'à priori, si des réformes sont ou ont été menées avec succès, donc si on s'est fait du mal, c'était pour aller mieux, c'était parce qu'on était encore plus mal auparavant. Première remarque : Tout se passe comme si une majorité silencieuse de nos concitoyens ne considéraient pas la situation actuelle de notre pays comme "mauvaise". Le fameux rapport au réel propre à notre culture, me semble t-il, et/ou le déni pur et simple de la réalité.

Faut-il évoquer les réformes structurelles de pays dont les situations étaient similaires à la notre. Des états aux effectifs imposants, des déficits budgétaires structurels, c'est-dire annuels, un endettement confinant à la cessation de paiement (tout le monde n'a pas le luxe de se faire financer par la Chine, et un peu le japon), des systèmes de protection sociale musclées mais déficitaires, donc sans moyens, et potentiellement en état d'implosion.

Le Canada en 5 ans, la Suède et le Danemark en 10 ans, et pour ne prendre que ceux-là (voire également l'Australie, La Nouvelle Zélande, etc..) ont réussi à inverser la tendance. Si vous souhaitez que l'on résume grossièrement LA réforme, dont on ne vous aurait rien dit et qui poserait encore question, sachez que cela consiste peu ou prou à réorganiser le travail, l'organisation et les modalités de fonctionnement de l'état et plus généralement de la sphère publique, que cela aboutit (c'est un des buts) à diminuer les effectifs globaux du nombre de fonctionnaires, que cela permet de diminuer le poids de l'état sur l'activité économique et donc les prélèvements et/ou les contraintes (les freins) la fluidité de l'emploi. L'appel au marché financier pour financer son déficit devient peu à peu moins fréquent, le service de la dette diminue. Le but est simple, enfin normalement quelqu'un de gauche ne peut rester stoïque : retrouver des marges de manoeuvre pour l'état.

Les réformes des systèmes de retraite ont pu dans certains de ces pays sociaux démocrates faire appel, très tôt, aux fonds de pension, sans engendrer le débat pathologique dans notre pays, il y a quelques années.

Ces réformes de l'état amenant l'assainissement financier, débouchant sur des marges de manoeuvre nouvelles pour la puissance publique, ne permettant pas seulement le financement du fonctionnement, mais aussi des investissements de plus long terme, d'équipement notamment. La réforme des systèmes de protection collective que sont la maladie, le chômage, et la vieillesse correspondent effectivement, généralement, à diminuer les prestations, à raccourir les "périodes", à élever les conditions d'accès. On peut bien sûr, ce que de nombreux voisins ont fait, moduler pour les citoyens les plus exposés, les plus défavorisés, mais la tendance est baissière en matière de prestation pour tout le monde.

Ce qui est remarquable, c'est que nous aut'es les français, on pense qu'on pourra faire l'économie de telles mesures, qu'il y aurait des vases communicants avec le grand capitalisme mondial, et qu'y suffirait de prendre le pognon "là où il est" pour résoudre bien moins douloureusement nos "éventuels" problèmes (car ici la réalité, le réel, fait débat).

Ce qui est souvent oublié dans ces réformes vues comme une infâme soupe à la grimace, c'est que le but est accessoirement de pérenniser (de rendre durable, parce que stable et sain) des systèmes de protection sociale performants, pour lesquels on se plaît à dire que "nos aînés se sont battus",ou qu'on est "attaché aux acquis sociaux". On obtient rien sans rien, il faut que de droite ou de gauche, nous nous en donnions la peine.


Point de pingpong là dedans, simplement l'observation que des citoyens suédois, ou danois, pas moins de gauche que notre électorat de gauche à nous, ont compris la nécessité de ces réformes, et l'intérêt à moyen terme pour eux et leur descendance. Il se sait d'ailleurs dans nombre d'autres endroits de la planète "qu'on s'enrichit à payer ses dettes" ou "qu'on ne peut pas dépenser plus que ce que l'on gagne", "qu'il faut préparer l'avenir".

Des réformes en "bon père de famille" en quelque sorte. Une chose est sûre TDB, ce n'est pas sans mal, et même en modulant, c'est toujours les plus faibles qui en pâtissent le plus.

Difficile de juger si on se droitise ou non si on ne définit pas ce qu'est la droite ou la gauche!
Pour moi, la gauche s'était la volonté d'un progrès et d'un progrés qui profite à tous
Or que voit on depuis pratiquement 20 ans? : des partis de gouvernement de plus en plus portés sur l'immobilisme et des partis protestataires aux deux extrèmes qui finalement disent la même chose: c'était mieux avant!
Le discours des deux favoris de la présidentielle marquent une volonté de changement de mouvement, ce qui peut être vu comme des discours de gauche, mais mon sentiment est que le discours de S Royal comporte beaucoup d'idées du type c'était mieux avant, ce qui la rendrait à mon sens plus à droite que son adversaire!!!
Le problème est que nous sommes emmenés par les médias dans des fantasmes de réalité. Un exemple, que l'on retrouve dans les commentaires ici, celui de la multiplication des logemenst vacants à cause de ces salauds de riches
Or la réalité, c'est un taux de vacance de logement le plus bas depuis le début des années 60 et des propriétaires pauvres qui gardent leurs logements vacants plus que les riches!
Tout cela dans une étude très documentée ici:http://www.statistiques.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/NS_162_3-14_cle6f9194.pdf

Verel est il de droite ou de gauche ? A vous de juger.
http://verel.over-blog.com/article-2676521.html

"J'aimerais savoir comment réagiraient les bien-pensants de droite qui expriment ici leur obsession de LA réforme, si cette réforme (on ne dit jamais laquelle bien sûr!) supposait qu'ils en fassent eux-mêmes les frais en priorité plutôt que le mal loti, le chômeur ou le rmiste."

Allez, TDB, je vais m'estimer visé par votre remarque, même si je ne me considère ni bien-pensant ni de droite.

Pour vous dire deux choses.

1) Si vous n'avez jamais remarqué "quelle est la réforme" dont il est question, ce n'est pas qu'on ne vous l'a pas dit, c'est que vous refusez de l'entendre. Matéo, avec son infinie patience que je n'ai pas, vous l'a rappelé, mais ça a déjà été dit, écrit et répété noir sur blanc et sur tous les tons, par des hommes et des institutions très différents, partout et depuis des années.

2) Si cela peut vous intéresser, je vous signalerai que je fais partie d'une des catégories qui "feraient les frais" de la fameuse réforme, et très directement. Je ne vous dirai pas laquelle, car je ne veux pas de débat ad hominem, qui a la faculté de pervertir tout de suite n'importe quelle réflexion politique.

Mais peut-être pouvez-vous concevoir que l'on se batte en faveur de quelque chose qui s'appelle l'intérêt général, que l'on ne soit pas motivé uniquement par ses intérêts personnels immédiats, et que l'on ait la conviction qu'en se battant pour l'intérêt général, on favorise aussi, en définitive, ses intérêts personnels.

Et -- mais là, je crains que ce ne soit très, très difficile à concevoir -- qu'il puisse y avoir un souci de l'intérêt général en dehors de la gôgôche à la française.

Enfin, votre phrase est objectivement et politiquement fausse, quand vous opposez "les bien-pensants de droite qui feraient les frais de la réforme, plutôt que les mal lotis".

Toujours le vieux cliché droite = riches, gauche = pauvres.

Parmi les les électeurs du Front national, dont le caractère "de droite" n'est contesté par personne, il est désormais prouvé qu'il existe une très large part de "mal lotis".

Ah! mais, j'oubliais. Le Front national, c'est le diable, et ses électeurs sont des salauds. Donc ils ne comptent pas.

RM : "même si je ne me considère ni bien-pensant ni de droite."

Et vous n'êtes pas de gauche. Alors, centriste ? Marchenoiriste, peut-être ? Oh là là ma tête, voilà le tournis qui me reprend.

" Si cela peut vous intéresser, je vous signalerai que je fais partie d'une des catégories qui "feraient les frais" de la fameuse réforme, et très directement"

Oauah! Marchenoir, vous êtes conducteur de train alors, qui l'eût cru?

" Si vous n'avez jamais remarqué "quelle est la réforme" dont il est question, ce n'est pas qu'on ne vous l'a pas dit, c'est que vous refusez de l'entendre. Matéo, avec son infinie patience..."

C'est vrai, pour vous répéter, vous vous répétez ! Je remercie d'ailleurs Matéo qui chaque fois me donne envie de renoncer à ma sécu, à mon école et à mon hôpital, et me conduirait presque à reverser par anticipation l'argent de ma future retraite si cela pouvait sauver les enfants de la France de toute cette gabegie qu'il explique si bien.

Pour rebondir sur la remarque de Verel, la mousse médiatique autour du nombre de logements vacants est une bonne illustration de l'effarante absence de culture économique qui sévit en France, et des raisonnements absurdes auxquels cela peut conduire.

Prononcez les mots "nombre de logements vacants", et, tout de suite, le logiciel de pilotage automatique en mode gauchiste de l'affect français se met en marche: quoi! il y a des logements vacants! alors que tant de miséreux dorment dans la rue! putain! salauds de riches! qui refusent de louer leurs appartements! etc.

Un tout petit détail échappe aux victimes de ce "raisonnement" automatique: heureusement qu'il y a des logements vacants, car sinon, comment feraient-elles pour trouver des logements à louer?

En effet, dans l'hypothèse absurde où 100% des changements de locataire se feraient sans un seul jour de vacance entre l'ancien et le nouveau locataire, c'est à dire où il n'y aurait aucun logement vacant (supposons un instant que la totalité des logements soient affectés à la location), on voit bien que le marché de la location serait tendu à l'extrême, et que l'offre d'appartements à louer serait beaucoup moins importante que la demande, n'est-ce pas?

Et l'on s'aperçoit alors, au contraire de ce qu'on pense, que la situation serait beaucoup plus favorable aux locataires si le nombre de logements vacants était très élevé...

Car cela voudrait dire, alors, que les propriétaires auraient du mal à les louer... que les locataires auraient l'embarras du choix... car le rapport entre l'offre et la demande, sur le marché, leur serait favorable! et les loyers seraient inférieurs!

Naturellement, cette vérité, qui est exactement l'inverse de la "sagesse populaire" habituellement perçue, est inateignable à une population endoctrinée depuis l'école dans la croyance que le marché, c'est le mal, qu'on peut s'en passer, et que tout doit être analysé en termes de lutte de classes entre riches et pauvres...

Sans voir que l'hypothèse décrite ci-dessus serait exactement le reflet de la situation actuelle, dénoncée par les mêmes, où un nombre très élevé de chômeurs (les travailleurs vacants) offrent leurs services à des employeurs peu nombreux (l'équivalent des demandeurs de logements), et où, par conséquent, ces derniers ont la faculté de proposer des salaires bas (l'équivalent des loyers modestes)...

Bien sûr, il y a une autre grandeur qui est importante pour évaluer les répercussions du nombre de logements vacants, c'est la durée de la vacance (tout comme ce n'est pas très grave qu'il y ait un certain nombre de chômeurs, à partir du moment où ils retrouvent rapidement du travail...).

Et effectivement, il y aurait matière à préoccupation si l'on s'apercevait qu'il y a à la fois un grand nombre de logements vacants et une longue vacance par logement... Mais alors, il conviendrait de rechercher si ce taux de vacance élevé s'accompagne d'une difficulté générale pour les candidats locataires à trouver un logement...

Et si c'était le cas, il deviendrait alors évident qu'il y a un blocage sur ce marché... Soit que les propriétaires ne trouvent pas à louer au prix qu'ils demandent... Soit qu'ils n'aient pas confiance pour d'autres raisons (législation trop favorable au locataire en cas de non paiement)...

Et si l'une de ces deux dernières hypothèses était exactes, il resterait à trouver un remède pour débloquer le marché...

Or les remèdes, il n'y en a pas cinquante catégories. Il y en a deux: ceux qui incitent les propriétaires à louer, et ceux qui mettent le logement à la charge de l'Etat.

Et il y a une troisième catégorie, qui ne marche pas: celle des remèdes qui prétendraient forcer les propriétaires à louer, et aux conditions voulues par les locataires. Cette catégorie, la favorite de l'imaginaire gauchiste, ne peut pas fonctionner.

En effet, personne ne peut obliger une personne, ou une entreprise, à devenir propriétaire de logements, et à les louer (sauf une dictature sanguinaire type Arabie Saoudite, où ce genre de choses se pratique effectivement).

Si le propriétaire n'y a pas intérêt, si la location n'est pas rentable et sûre, eh bien soit il ne louera pas (logements vacants pendant longtemps), soit il sortira de l'état de propriétaire (il vendra).

Mettre le logement à la charge de l'Etat, c'est ce qui se pratique avec les HLM. Si cela peut être nécessaire de façon marginale, transitoire, ou les deux, il est illusoire de penser que cela puisse être une solution de masse.

L'Etat n'est en effet pas bon gestionnaire, ne serait-ce que parce qu'il est tenté de se servir du logement social comme outil clientéliste.

De plus, par sa présence écrasante sur ce marché, il exerce une concurrence déloyale vis-à-vis du secteur privé, qui pourrait fort bien -- et le fait dans de nombreux pays -- satisfaire à des conditions intéressantes pour les propriétaires et les locataires (et plus efficaces, c'est à dire plus profitables à la collectivité) les besoins de logement à bon marché.

A condition de libérer ce marché des contraintes excessives qui l'enserrent: celles, nombreuses et croissantes, qui s'opposent à la construction de nouveaux logements, et celles qui, protégeant excessivement le locataire, dissuadent de nombreux propriétaires de louer.

Exactement comme sur le marché du travail, avec le couple chômage-droit du travail.

Sans parler, dans les deux cas, des prélèvements obligatoires.

D'accord avec ED sur la constatation de base de la droitisation de l'ensemble de la classe politique française.
Curieusement, les mouvements associatifs qui ont initié les mouvements populaires récents (critique de gauche de l'union européenne, rejet du CPE, drot au logement opposable)semblent, eux, être sur une base de gauche abandonnée par tous les politiques, y compris la gauche communiste, altermondialiste et trotskyste.
Néanmoins, sans relai politique efficace, on peut se poser la question de l'efficacité à moyen-long terme des actions associatives. D'autre part, si ces actions remportent souvent une assez large adhésion auprès du public, ce dernier semble effectivement être victime de la droitisation générale.
Une chose qui m'étonne en ce moment, est l'absence de rebondissement des partis de gauche sur le droit au logement opposable, vers, par exemple, un droit au travail opposable.
D'un point de vue de gauche, il serait assez logique que la deuxième mesure phare de la révolution de 1848 (début de la IIème république) ne soit pas repris par la gauche. je remarque également que cette révolution qui allait très loin dans les mesures concrètes de gauche ne soit jamais citée ni par les communistes, ni par les trotskystes (Marx écrit le manifeste du parti communiste en 1848 également et s'est beaucoup inspiré de cette révolution).
Pourtant, si cette révolution a échoué (deuxième révolution "bourgeoise" cette même année, et élection du prince Louis-Napoléeon Bonaparte), elle avait donné naissance à des expériences concrètes appliquant le principe du droit au travail et au logement pour chacun. Le débat politique se jouait aussi sur fond d'abolition de l'esclavage, de libéralisme économique débridé et de reconnaissance de l'opinion du peuple. Curieuse ressemblance avec notre époque, non? La droite était divisée entre trois familles: une bourgeoisie libérale, des légitimistes conservateurs et des légitimistes autoritaristes.

Trésor de bienfaits,

Pour avoir une idée des réformes vue de gauche, lisez donc l'analyse des propositions fiscales de Mr Hollande par Didier Ribadeau Dumas qui ne cache pas sa sympathie pour Madame Royal.

http://www.debat2007.fr/blog/index.php?u=dribadeau

Il me semble que l'argument: "il faut qu'il y ait des logements vacants, sinon il n'y aurait pas de logements à louer" est un peu limite. En effet, le scandale (s'il y en a un) des logements vacants ne concerne pas le parc locatif, mais plutôt les immeubles entiers et vides que possèdent de nombreux acteurs institutionnels.

Maintenant, y a-t-il un tropisme de gauche dans la classe "intellectuelle" française dès qu'on aborde un sujet de société? sans doute... mais il y a aussi une posture libérale, qui consiste à se placer du côté de la "réalité" avec un grand R, à tout voir en terme d'efficacité, de performance. Et c'est tout aussi trompeur.

Dans la réalité, me semble-t-il, nous sommes pris au piège d'une mayonnaise infernale, qui mélange le discours ultra libéral anglo-saxon et le mandarinat à la française. Le discours libéral devient alors une façade, qui permet toutes les manipulations, toutes les injustices, dans le but de conserver ses privilèges (ou d'en faire profiter les copains)... exactement ce qu'on reproche aux syndicalistes et autres grévistes...
Le simulacre n'a pas de bord politique.

Ps: c'est la première fois que je poste sur ce blog, dont je trouve les échanges souvent pertinents. je vous adresse donc à tous mes plus cordiales salutations.

Je ne sais pas s’il s’agit d’un vent de droite mais il est incontestable qu’on assiste à un découpage du paysage politique français sur les bases des modèles anglo-saxons.

Des primaires au sein des grands partis traditionnels qui se transforment parfois en plébiscite, la notion de « vote utile » comme si un vote pouvait être inutile, une bipolarisation « démocrates républicains » ou « conservateurs réformateurs » ou autres, une évaporation du centre qui ne sait plus comment il pourrait continuer à exister, nous conduisent à l’instauration d’un modèle anglo-saxon.

Que trouve-t-on aujourd’hui ?

Un représentant de la droite des partis « dits » de gouvernement dont la trajectoire s’incurve un petit peu plus à droite, une représentante d’un autre parti de gauche « dit » de gouvernement qui se démarque peu à peu des dogmatiques du ps pour, comme candidate à la Présidence de la République, commencer à rouler à droite alors qu’un autre grand représentant du troisième parti « dit » de gouvernement, tenant d’une position centriste qui n’existe plus, essaie de survivre par tous les moyens.

Les clivages traditionnels ont incontestablement évolué.

Si j'étais responsable de "Solidarité des Français", en réponse à la sentence des juges de la "Bien-pensence", j'aurais immédiatement organisé, d'immenses méchouis, réservés exclusivement aux SDF de confession musulmane, des bols de semoule étant réservés aux autres.Malgré celà, je ne doute pas qu'il y aurait encore des hordes de pisse-vinaigre pour trouver à redire à mon initiative.Que peut-on faire dans ce pays, où chaque jour, un peu plus, on vit en "liberté surveillée"?

Bonjour Marmalow,

Votre remarque sur les immeubles vides détenus par les institutionnels n'est pas incompatible avec ma démonstration. "Les institutionnels" ne sont pas des acteurs économiques différents des autres. Eux aussi cherchent, tout à fait légitimement, la rentabilité.

Il y a quelques mois, je lisais un dossier dans un journal financier consacré à je ne sais plus quel support d'investissement immobilier (donc, de la pierre-papier).

Il y avait une minuscule ligne du journaliste, cachée au fond de l'article, qui disait tout sur le problème du logement en France. En substance: "En France, il n'y a aucune société financière qui investit dans le logement résidentiel, parce qu'il n'est pas rentable, et que la rentabilité n'est possible, à la rigueur, que grâce à des exemptions fiscales réservées aux particuliers."

Comment voulez-vous résoudre un problème de cette dimension en ne comptant que, d'une part, sur les HLM, et, d'autre part, sur une poignée de cadres supérieurs, pharmaciens, gros commerçants, qui vont acheter deux ou trois logements locatifs chacun pour faire baisser leurs impôts, ce qui est la situation actuelle?

C'est pour cela que devraient se battre les Don Quichotte et autres têtes de linotte romantiques: pour favoriser l'arrivée en masse des capitalistes sur le marché du logement résidentiel, et pas pour décourager les rares propriétaires particuliers qui s'y risquent encore, en réclamant des "réquisitions" qui servent tout juste à faire bander quelques pseudo-révolutionnaires subventionnés par le chômage des intermittents du spectacle.

Et bien sûr, pas en occupant des immeubles vacants d'institutionnels à la veille d'être vendus (cas à Paris tout récemment), histoire de bien confirmer ces derniers dans leur décision que le marché du logement résidentiel n'a décidément aucun intérêt en France dans les conditions actuelles.

Evidemment, cela est tout à fait contraire au tropisme français de haine des riches, qui se retourne donc tout naturellement contre lui-même. Pour mettre des logements à la disposition des gens, les acheter et surtout les construire (puisqu'on en manque), il faut beaucoup d'argent. Si vous partez avec un postulat anti-riches, vous êtes battus d'avance. Les marchands de tentes ont un bel avenir.

Sinon, je suis d'accord avec vous quand vous dites:

"Nous sommes pris au piège d'une mayonnaise infernale, qui mélange le discours ultra libéral anglo-saxon et le mandarinat à la française. Le discours libéral devient alors une façade, qui permet toutes les manipulations, toutes les injustices, dans le but de conserver ses privilèges (ou d'en faire profiter les copains)..."

C'est l'une des spécificités du soi-disant modèle soi-disant social français, en effet, de cumuler les pires aspects de l'étatisme et du capitalisme.

C'est bien ce qui complique l'indispensable marche de la France vers le libéralisme, et rend souvent la pédagogie de ce dernier inaudible.

Les étatistes français ont bien appris la leçon du "plus de profits" du capitalisme (ou la leçon de l'intérêt particulier), mais ils ont omis son corollaire, qui est "le client -- ou l'usager -- est roi".

Ils savent bien appliquer le volet de la démocratie selon lequel "les citoyens ont des devoirs vis-à-vis de l'Etat" , mais ils oublient commodément sa contrepartie, "l'Etat est au service des citoyens".

Le mot "responsabilité" n'est pas un mot français.

Les patrons et managers français, pays quasi-socialiste quand on le compare objectivement à ses voisins capitalistes développés, ont souvent des pratiques, vis-à-vis de leurs employés et de leurs clients, qui ne seraient jamais admises dans des pays beaucoup plus libéraux, comme les Etats-Unis.

Les petits chefs fonctionnaires sont les premiers à pratiquer le harcèlement moral vis-à-vis de leurs troupes, et se défendent fort bien sur ce terrain face aux odieux capitalistes à haut-de-forme et cigare.

Les Etats-Unis sont certes le pays où Enron est possible. Mais ils sont aussi le pays où les responsables d'Enron ont été condamnés à des peines de prison qui, chez nous, ne sont appliquées qu'aux assassins.

C'est quoi "être de droite"? A mon avis, c'est de croire que chaque individu a une responsabilité sur son destin et que la société, l'état ne peuvent être accusés de tous les maux.
Je veux bien admettre de que façon temporaire, l'état peut et doit aider quelqu'un à en s'en sortir dans une période délicate (chômage, maladie..) ou d'une manière plus permanente pour les anciens et les handicapés. Mais à chaque "Droit" doit correspondre un "Devoir". Droit au logement c'est bien à condition d'avoir le devoir de payer son loyer et d'entretenir ce logement, d'autant plus que l'on est aidé par la société (APL). Droit au RMi, à condition de ne pas oublier l'insertion. Droit au chômage, à condition de faire les efforts nécessaires pour retrouver du travail (formation, déplacement, changement d'activité). Droit aux allocations familiales mais devoir d'éduquer ses enfants, avec le contrôle des naissances nul n'est obligé d'avoir une famille nombreuse etc.

Bien entendu, l'exemple devrait venir des élites et de nos élus. Par exemple: Arréter d'accuser les autres: l'Europe, les immigrés, la mondialisation etc, tant que le France n'aura pas fait l'effort necessaire d'adaptation. Ne plus faire des promesses sans avoir prévu de les financer autrement que par la dette.

Il est vrai que sur ces critères, les candidats doivent être peu nombreux et s'ils prenaient de tels engagements, ils auraient peu de chance d'être élus

Je ne sais pas si le sinistrisme a été remplacé par le dextrisme. Ce qui est certain en revanche, c'est que la gauche et la droite, en France, sont toujours foncièrement antilibéraux. Je suis toujours frappé par le nombrilisme de la classe politique française. Il suffit de regarder ce qui se passe ailleurs, en Europe notamment, pour constater que toutes les gauches y sont plus libérales que la droite française! Et ce ne sont pas les conseils que M. Sarkozy prend auprès de M. Guaino qui vont changer cette triste exception!

Ceux qui s'obstinent à ne pas voir quelle est "la réforme" nécessaire doivent, pour leur confort moral, continuer à s'abstenir soigneusement de lire la chronique d'Eric le Boucher chaque semaine dans le Monde, qui est à peu près le seul article intéressant de ce journal.

Par exemple, celle d'aujourd'hui:

Le droit au sérieux opposable

par Eric Le Boucher
LE MONDE | 06.01.07 | 14h20


"Jusqu'au bout, Jacques Chirac aura multiplié les 'droits à'. Le président des aides, des subventions, des crédits, des principes de précaution, des garanties, des assurances et, maintenant, des droits 'opposables', laissera la trace d'un gigantesque distributeur de billets. Et aussi de celui qui a fait passer la dette de l'Etat de 58 % du PIB en 2002 à 66,6 % en fin de parcours. La maison Chirac panse les fractures sociales à crédit."

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-852699,0.html

Comme le signalent Versac,
http://vanb.typepad.com/versac/2007/01/droit_au_logeme_1.html
Jules
http://dinersroom.free.fr/index.php?2007/01/06/312-cochon-d-ordre-public-la-soupe-au-lard-etait-elle-discriminatoire
et Eolas,
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2007/01/06/507-l-avant-projet-de-loi-sur-le-droit-au-logement-opposable-decortique
Frederic Rollin a pu avoir le texte du pré- projet de loi sur "le droit opposable au logement " et a passé sa nuit à l'analyser pour vous:
http://frederic-rolin.blogspirit.com/

Il me semble qu'avec la perte d'identité de la classe ouvrière c'est une grande partie de la population française qui a sombré dans l'inculture politique. Beaucoup de gens, notamment les partisans de Royal, ne veulent plus entendre parler d'un clivage droite-gauche parce qu'ils n'en ont plus qu'une très vague représentation. Fin du poing et de la rose dilués dans le bleu céleste, rejet du militantisme au profit d'activités ludiques ou d'une sorte de catéchèse. L'idée même de lutte semble avoir fait son temps chez des électeurs qui, devenus infantiles, s'en remettent à la puissance publique pour régler leurs problèmes.
Les volte-face de Sarko, comme le refus de Le Pen de critiquer Ségolène Royal dans le dernier Paris Match, témoignent parallèlement de l'impossibilité de se présenter à droite devant ce nouvel électorat dont l'unique revendication est la prise en compte du ressentiment sans contours définis dont il est animé.

Là où beaucoup de commentateurs voient une évolution vers le modèle anglo-saxon et, pensent-ils, une forme de modernité, ne devrait-on pas plutôt diagnostiquer une crise des valeurs sur fond de mutations sociales mal digérées, un repli dans l' obscurantisme du tout se vaut plutôt qu'une avancée? D'où l'impossibilité de prévoir le résultat de l'élection que la prévalence de l'irrationnel apparente à une loterie.

Je reste persuadée que le sinistrisme de Fabius (authentique ou non de sa part, ce n'est pas le problème) était seul à même de faire ressurgir une pensée articulée, en lieu et place de ce flou où nous allons nous perdre.
Mais, la décomposition du politique était peut-être trop avancée pour qu'il soit encore audible. L'heure est donc aux sarkolènes qui nous disent la bonne aventure.

Trésor de Bienfaits,
Je ne sais pas si cela va dans votre sens, mais A.Lambert voit Le Pen en tête au 1er tour en 2007:
"Comme ils ne voient pas aujourd’hui que vraisemblablement les deux champions de la droite et de la gauche, à ce jour, ne concourent que pour la deuxième place ! Le Pen me semblant en tête."
http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2007/01/01/893-jacques-chirac-present-dans-la-campagne#co
commentaire d' Alain Lambert, le samedi 6 janvier 2007 à 14:19

Dans le Monde aujourd'hui:

"A la fédération UMP de la Corrèze, on soupèse déjà les effets du crépuscule de la Chiraquie. La moitié est du département a bénéficié, depuis quarante ans, d'une protection ministérielle, parisienne ou élyséenne. "On a mangé notre pain blanc. Le prochain président s'occupera de son secteur comme les Chirac se sont occupés du nôtre ; c'est la démocratie. Pour la région, et pas seulement pour le canton, ils ont apporté beaucoup de choses qu'on n'avait pas. On s'en rendra compte plus tard", estime Georges Gorse, premier adjoint au maire de Corrèze, le chef-lieu du canton dont Bernadette Chirac est la conseillère générale."

Voilà. En 2006, en France, un élu estime publiquement que "la démocratie", c'est que le président de la République en exercice arrose son département d'origine de subventions, de cadeaux et de traitements préférentiels. Et il a l'air de trouver ça parfaitement normal.

La République française, c'est la monarchie, c'est l'Ancien régime. C'est le Moyen-Age, avec le bon plaisir du seigneur.

Corine Lepage affirme même que le président de la République a beaucoup plus de pouvoirs que n'en avait Louis XIV.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-852657@51-850679,0.html

C’est tout de même curieux la politique, elle m’intéresse toujours , malgré tout moins qu’il y a quelques années et ce thème droite/gauche me laisse perplexe. F Mitterrand était perçu comme un homme de gauche et J Chirac l’est comme un homme de droite. Je pense exactement le contraire. Tout le passé de Mitterrand démontre qu’il était de droite ayant même flirté avec l’extrême droite et celui Chirac qu’il est de gauche ayant flirté avec l’extrême gauche.

J Chirac lorsqu’il était à Sciences-po pensait que les mouvements de gauche de l’époque étaient réactionnaires, c’est peu dire. En réaction à ce qu’il pensait il s’est tourné vers les socialistes qui étaient alors dirigés par Michel Rocard ( Chirac et lui sont très amis dans la vie). Mais une fois de plus Chirac à trouvé les socialistes un peu trop conservateurs et il les a quittés. Pour aller où….vers le parti communiste où il n’ a pas voulu rester car contre la pensée unique et imposée.

En 1950 J Chirac signe la pétition sur « l’appel de Stockholm » avec à l’époque Montand, Signoret …. Cliquer sur le lien ci dessous
http://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_de_Stockholm.

Puis il fit l’école de Saumur dont il est sorti major mais on refusa de le nommé officier car il était fiché comme communiste, il retrouva son grade grâce à l’intervention du général Koenig
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Pierre_K%C5%93nig
Le général s’aperçoit alors à la lecture du dossier de Chirac que c’est l’affaire de l’appel de Stockholm qui le poursuivait.

Alors Chirac de droite, plutôt radical socialiste. C’est probablement le plus à gauche ou tout au moins un des plus à gauche des dirigeants européens et sûrement le plus anti front national des hommes et femmes politiques français.

Chirac dit que son père spirituel en politique fut G Pompidou. Alors il faut également rappeler que lorsqu’il était étudiant à normal Pompidou était adhérent aux étudiants socialistes.

A mon sens le futur président, que ce soit N Sarkosy ou S Royal, ce sera quelqu’un de plus à droite que Chirac.

Si la question est de savoir quelle est la ligne de démarcation entre la gauche et la droite, la question de "l'ordre" me paraît moins centrale que le rapport au libéralisme, qui est au coeur de notre vie, de notre quotidien, de nos rapports à l'autre et au monde.

Robert Marchenoir, puisque vous avez eu la gentillesse de me répondre longuement, je voudrais préciser ma pensée.
Je ne crois pas que la France soit compatible avec le libéralisme à l'anglo-saxonne. Et tant mieux, parce qu'il risquerait fort d'être instrumentalisé, dévoyé (Italie).

Le libéralisme idéal que vous appelez de vos voeux n'a personne pour l'incarner, parce qu'il ne correspond pas à l'identité culturelle de ce pays. Ce n'est ni un mal ni un bien, c'est un fait.

Est-ce être complètement réac et ringard de dire que le libéralisme est une doctrine qui est ancrée dans une tradition, en l'occurence protestante anglo-saxonne, et qui n'est pas forcément décalquable telle quelle, à l'infini.

En d'autres termes, y a-t-il une voie entre le libéralisme et l'étatisme? A mon avis, être de gauche, c'est se poser ce genre de question.

"y a-t-il une voie entre le libéralisme et l'étatisme? A mon avis, être de gauche, c'est se poser ce genre de question. "

Et être de droite c'est aussi se poser cette question !

N'y a t'il donc que cette alternative et est-elle crédible?
Ne sommes nous pas en train de définir les moyens avant de préciser les objectifs ? Certes, j'en conviens, c'est plus aisé : forger des outils avant de savoir à quoi ils vont servir. Très société de consommation en fait.

"Le libéralisme idéal que vous appelez de vos voeux n'a personne pour l'incarner, parce qu'il ne correspond pas à l'identité culturelle de ce pays."

Il est possible qu'il ne corresponde pas à l'identité culturelle du pays jusqu'à présent. Contrairement à vous, je pense que ce serait un mal, car sortir des problèmes actuels ne se fera pas sans une vision libérale des choses.

Mais les identités culturelles ne sont pas éternelles.

Vous dites que personne n'incarne le libéralisme en France; c'est faux; c'est en train de changer.

Au niveau économique, sans doute la plus grande partie des patrons, et un grand nombre de cadres supérieurs, sont totalement convertis au libéralisme.

Mieux, une fraction croissante de la jeunesse, celle qui a bénéficié des programmes Erasmus, celle qui a choisi de faire des études à l'étranger, celle qui est partie trouver du travail en Angleterre, aux Etats-Unis, en Irlande, en Chine ou ailleurs, celle pour qui l'Europe, la mondialisation, la technologie et la langue anglaise vont de soi, celle-là, probablement, sera le ferment qui fera basculer la France dans le libéralisme.

Ces jeunes-là savent que le monde ne se limite pas à la France, ils n'ont pas le village gaulois pour idéal.

Autrement dit, le moteur de la France, et son moteur de demain, sont, très vraisemblablement, en majorité libéraux.

Et, bien que le monde politique français soit l'un des plus sclérosés de la planète, on commence à en voir le reflet au niveau politique.

Il existe depuis l'année dernière un parti politique libéral, Alternative Libérale. Son président a vingt-sept ans.

Nicolas Sarkozy, qui, avec sa cinquantaine, fait figure de jeune dans le monde politique français, est, clairement, le premier homme politique de premier plan en France à oser énoncer sans complexes des thèses ouvertement libérales.

Je sais bien que les libéraux purs et durs l'accusent de trahison, et qu'il a pris plusieurs positions anti-libérales récemment. J'ignore la part de la sincérité et de la tactique.

J'affirme simplement qu'il suffit de lire ses déclarations pour constater qu'il y a une ligne de fracture libérale, avant et après Sarkozy.

Or c'est précisément ce qui manque à la France pour avancer: changer de repère; sortir du logiciel étatiste; abandonner la culture anti-libérale.

C'est loin d'être fait. Mais on aurait tort d'affirmer qu'il ne se passe rien, et que la France est immuable sur son plateau de 365 fromages.

Quant à la nécessité d'être anglo-saxon et protestant pour être libéral, je ne nie pas l'affinité entre les premières qualités et la seconde. Cela dit, il ne faut pas s'obnubiler avec le "monde anglo-saxon", ce à quoi l'anti-américanisme historique des Français les conduit trop souvent.

La vérité est que, comparés à la France, la quasi-totalité des pays développés de la planète sont libéraux; or tous sont loin d'être protestants, ou anglo-saxons.

C'est bien la France qui, avec son anti-libéralisme forcené, est une exception mondiale. Mais le Japon aussi, il y a un temps, a cru nécessaire de préserver son exception culturelle en se fermant au monde extérieur. Ce dernier l'a contraint à s'ouvrir. Cela ne lui a pas trop mal réussi.

En 1788, l'identité culturelle de la France, c'était la monarchie de droit divin. On sait ce qui est advenu depuis.

"A mon sens le futur président, que ce soit N Sarkosy ou S Royal, ce sera quelqu’un de plus à droite que Chirac."

Ce n'est probablement pas totalement faux.

D'un autre côté, la question du clivage libéralisme/étatisme ne me semble pas être homothétique à celle du clivage droite/gauche.
La droite peut être étatiste (et l'a souvent été dans les 50 dernières années, à commencer par lla politique économique de de Gaulle) et la gauche libérale (Mitterrand et les médias français par exemple).

Le libéralisme a été politique avant d'être économique (cf les philosophes libéraux français du XVIIIème siècle). Les lib-dem anglais sont très libéraux sur le plan sociétal et plus démocrates sur le plan économique (et sont plus à gauche que beaucoup de socialistes français). Les démocraties scandinaves allient une grande intervention de l'état sur le plan économique, en collaboration très étroite avec les entreprises et les syndicats, à une politique très libérale sur les questions de société, plaçant aussi le bien être des gens au 1er plan de leurs priorités (crêches en entreprises, flexibilité des vacances, santé etc...).

En France, avoir une politique étatique très contraignante sur la sécurité, la famille, la justice , est-ce vraiment libéral? Je ne crois pas.

Certains "anglo-saxons" comme je lis sur ce blog (il me semble curieux d'associer USA, UK et Australie ou Canada en les présentant comme un modèle unique) , USA compris, ont d'abord mis en place des canaux d'intervention étatique très forts et des règles de bonne conduite très contraignante, avant de laisser une certaine flexibilité au marché. En France, on veut souvent passer à une totale dérégulation en laissant tout et n'importe quoi se faire.
La question droite-gauche n'est-elle pas de savoir quel est le contenu des politiques, qu'elles utilisent plus ou moins l'intervention de l'état ou la liberté?

(Texte à méditer quand on sait que pour certains « vent de droite » est aussi « vent d’est ». Texte trouvé ce texte sur la Chine d’aujourd’hui sur leblogfinance.com. Je soulignerai le passage où on parle d’appeler « le gouvernement à obliger les entreprises à respecter la loi. ». Vu les chiffres sur l’irrespect des droits, ledit gouvernement est plutôt inefficace. Rien d’étonnant quand on sait que ce gouvernement est « communiste » tendance « capitalisme casino ». Je recherche également un autre article (Marianne, je crois) qui parle de la montée exponentielle de la pollution dans certaines régions de Chine. Au fait, notre Ségolène, s’est-elle renseignée sur la « bravitude » de ces façons de faire ?)

« La Chine ne se contente pas d'être un géant sur papier et de bâtir une nouvelle muraille pour maîtriser les investisseurs étrangers, il s'avère maintenant que l'immense majorité des plus de deux millions d'entreprises privées chinoises exploitent leurs salariés, 80% d'entre elles refusant de signer des contrats, indique une étude officielle citée jeudi par le quotidien China Daily.
Ce rapport - chinois !! - a été réalisé ces derniers mois, dans sept provinces et auprès de 2.255 sociétés, à la demande du comité permanent de l'Assemblée nationale populaire pour faire le point sur le respect de la loi du travail adopté en 1995.
"Les droits légaux des employés sont fréquemment violés dans plus de 80% des entreprises privées, en particulier dans le secteur immobilier, l'industrie légère, celle des vêtements, la restauration", a déclaré He Luli, vice-présidente du comité permanent de l'ANP, mercredi lors d'une session du comité permanent.
Selon le rapport, parmi les moins de 20% d'entreprises qui respectent la loi, la plupart des contrats sont de moins d'un an, a souligné Mme He."Les employeurs refusent de signer des contrats de longue durée pour éviter les obligations légales", a-t-elle dit, précisant que la plupart des contrats stipulent seulement les obligations des employés et les droits des employeurs.
"Certains contrats établissent même que la responsabilité de l'employeur ne peut être engagée en cas de maladie ou même de mort de ses employés, même si cela se passe sur le lieu de travail", a-t-elle affirmé, appelant le gouvernement à obliger les entreprises à respecter la loi.
Le rapport ne précise pas si des entreprises étrangères font partie du panel de celles qui ont été inspectées, mais, précise le China Daily, dans le secteur de l'habillement l'année dernière les investisseurs étrangers ont représenté 45,34% de la valeur de la production totale.
Dans un rapport publié début décembre, l'internationale syndicale CISL a accusé le Parti communiste chinois au pouvoir de s'être converti, sans aucune retenue, à un "capitalisme casino", marqué par l'enrichissement d'une minorité grâce à l'exploitation d'une masse d'ouvriers mal payés et sans aucun droit, issus des campagnes. »

Je n'ai pas le sentiment d'assister à une lame de fond libérale en France. Les manifs anti-CPE et le rejet du TCE ont plutôt montré l'inverse.

Evidemment, comme vous le dites Robert Marchenoir, les dirigeants d'entreprise et les cadres sup' sont, fort logiquement, des adeptes du libre-marché. Vous pouvez y ajouter la majorité des étudiants de grande école, les managers réduits en esclavage de la restauration rapide et, sans doute, pas mal de grossistes de shit de banlieue. Pour eux, le libéralisme va de soi.

Mais tout le monde n'est pas aussi entreprenant.

Certes, le libéralisme s'est imposé sur la planète, mais au bénéfice de qui? Les Etats Unis sont peut-être le pays où les dirigeants d'Enron sont condamnés à de lourdes peines, mais c'est aussi le pays où de nombreux travailleurs doivent cumuler plusieurs jobs, n'ont souvent pas les moyens de se payer la sécurité sociale et consomment à haute dose des émissions de télé-réalité d'une violence et d'une débilité inouïes.
Et l'un ne va pas sans l'autre. Le libéralisme entraine cette violence. Il entraine aussi la soumission, qui est le corollaire logique de la précarité. Alors, la liberté d'accord, mais pour qui?

Il y a des gens qui ne seront jamais des managers ou des entrepreneurs. Il y a des gens qui ne profiteront jamais des "bienfaits" du libéralisme, et ils sont très certainement plus nombreux que les autres. Tout projet politique doit prendre en compte cette donnée, c'est une question de démocratie.

Libéralisme: ca y est, les grands mots sont sortis... Une fois de plus un débat théologique sur fond de sémantique bidon. Quelle blague. Les fondamentaux publics sont dans un état de décomposition avancée. Les délais des décisions de justice sont invraisemblables, quantités de peines ne sont pas appliquées, la condition pénitentiaire est déplorable. L'Education Nationale remplit chaque année avec plus de brio la mission impossible que des sophistes lui ont fixée: fin Juin, un Jésus déguisé en ministre de l'éducation nous annonce la multiplication des bacheliers, malgré des épreuves de difficulté croissante. Amen. D'où sortent alors ces analphabètes qui s'empilent en octobre dans des amphis ouverts par dérogation à l'avis négatif de la commission de sécurité ? Les voies du seigneurs... Le parlement, qu'il soit de droite ou de gauche, s'obstine a voter lois sur lois sans se soucier le moins du monde de leur application. On ne compte plus les textes inappliqués ou inapplicables: loi Evin, code du travail, sécurité routière. La structure administrative du pays fait le bonheur des géologues avec ses stratifications administratives successives, ou bien encore des ingénieurs shadock avec ses innombrables usines à gaz. Mais que l'on se rassure: les bobos campent canal St Martin.

"Certes, le libéralisme s'est imposé sur la planète, mais au bénéfice de qui?"

Il s'est imposé en Chine au profit de 300 millions de chinois qui enfin vivent correctement. Pour eux, il n'y a pas photo.

Bien sûr, il reste 1 milliard de chinois sur le bord du chemin. Ils devront atteindre encore 10 ou 20 ans pour voir une vie meilleure, mais c'est mieux que rien.

Libéralisme en Chine?

Non, je ne crois pas. Il s'agit plutôt d'un capitalisme sauvage et débridé (pardon pour le mauvais jeu de mot), sans une once de libéralisme politique.
J'aimerais bien qu'on utilise enfin les mots adéquats: ce qu'on appelle libéralisme, ici, c'est du capitalisme, et pas du libéralisme.

Il est d'ailleurs assez cocace de voir que les anciens pays soviétiques ou maoistes se convertissent très facilement au capitalisme. Il est un fait que la liberté est un concept qui leur était étranger (Russie et Chine)quand ils sont passés par des révolutions puis par des régimes autoritaires , et qui leur semble toujours incompréhensible (c'est pas dans notre culture, certains disent-ils).

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Publicité

A droite toute

- - - -