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14 décembre 2006

Commentaires

Eric

MERCI DE DONNER VOS COMMENTAIRES
PEUT ON AVOIR DES RPONSES SIMPLES A DES SUJETS SIMPLES ?

je suis sidéré de lire dans l'article de la Tribune du 11 decembre ceci :
"Les calculs de l'UMP rejoignent ceux de l'Institut de l'entreprise sur les principales propositions du programme.Par exemple, le coût des exonérations des charges sociales et fiscales sur les heures supplémentaires est évalué de part et d'autre à 4,6 milliards d'euros "

MAIS LE TRAVAIL DE JOURNALISTE EST IL DE POINTER DEUX CHIFFRES SANS VOIR SES COMPOSANTES ? L'UMP donne ce chiffre pour l'ENSEMBLE DES 5 ANNEES alors que l'Institut de l'Entreprise donne ce chiffre pour CHACUNE DES ANNEES, et de surcroit en cote basse.

Le chiffre de l'UMP decoule des 27 milliards dont il est dit :"les mesures nouvelles prioritaires représentent un montant estimé d’environ 27 Mds d’euros AU TOTAL EN CINQ ANS.Il s'agit ...du choc en faveur des revenus du travail par l’exonération des charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires (4,6 Mds),..."

Le chiffre de l'Institut de l'entreprise ( debat2007.fr) se decompose en 2,83 milliards au titre des exonerations de charges sociales et 1,75 milliards au titre des exonerations d'impots. Pour evaluer ces dernieres , l'institut détaille son calcul sur la base de 400 millions d'heures supplementaires ANNUELLES.
400millions x smic x 1,8 x 28,6% = 1,75 milliards.

DES LORS COMMENT PEUT COMPARER ET DECRIRE COMME SEMBLABLES UN CHIFFRE POUR UNE ANNEE et UN AUTRE POUR 5 ANS ?

Je trouve pour le moins surprenant de voir le silence radio devant pareils propos.


Si ma présentation souffrait d'une erreur de raisonnement j'attend vivement les commentaires.


PS: et la meme question vaut pour l'approche sur les droits de successions: UMP 3 milliards pour 5 ans et institut de l'entreprise 4.5 milliards par an.


http://www.latribune.fr/info/Polemique-autour-du-chiffrage-du-programme-legislatif-UMP-~-ID61A256D217FB89CCC12572410059FF4A-$Db=Tribune/Articles.nsf


http://www.debat2007.fr/index.php?id=lespropositionsde0

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/communiques/le_chiffrage

Trésor de bienfaits

Réaction d'un lecteur de Libé : "il faut de l'intelligence et de l'entrejambe politique".
Ben oui, sinon comment reconquérir l'électorat populaire ?

romain

Je ne suis pas sur qu'en combinant le nouveau positionnement du fn et le populaisme qui gangréne la politique que l'extreme-droite ne se soit pas une deuxiéme fosi au second tour

Nikita Malliarakis

Intéressante analyse, à l'heure où chacun - et notamment JM Le Pen lui-même - remâche l'idée d'un possible 21 avril bis. Le net positionnement à droite de Nicolas Sarkozy et la place médiatique occupée par Ségolène Royal me semblent en effet plus à même d'attirer leurs électorats traditionnels que les campagnes de Chirac et Jospin en 2002. Un autre facteur peut jouer : celui de la réduction du nombre de candidats. Le PRG et Chevènement seront absents, Madelin et Boutin aussi, Voynet ne rééditera sans doute pas le score de Mamère et la présence de Besancenot, de Mégret, de CPNT et du PT n'est pas non plus acquise du fait de l'obstacle des 500 signatures. Cela ne veut rien dire à stade, mais la dispersion des voix a des chances d'être moindre, sans parler du "traumatisme" de 2002 qui peut inciter une partie des électeurs à "voter utile" dès le premier tour. La situation peut énormément changer en cinq mois mais il est clair que la lassitude engendrée en 2002 par cinq ans d'affrontement larvé Chirac-Jospin ne pèsera pas sur le résultat : au contraire de Chirac et Jospin, Sarkozy et Royal sont relativement "neufs" et leur pouvoir d'attractivité a beaucoup moins souffert. Aucun ne prétend par ailleurs incarner une continuité parfaite, mais au contraire une manière de rupture. Autant de facteurs qui pourrait en effet modérer la déperdition des suffrages au premier tour.

matéo

On ne peut que se réjouir de la perspective où le FN serait absent du second tour. Il n'y aurait pas grand chose à gagner de ce côté là, cela ne ferait pas avancer la machine. E Dupin apporte des éléments d'analyse sérieux, et un peu décontenançant, puisque ce matin un "analyste" d'Europe 1 annonçait encore le leadership de JMLP dans le vote "ouvrier". Je m'en remets donc bien volontiers aux sources citées par notre hôte. Bien d'accord aussi avec Nikita sur la "manière de rupture" des deux têtes de série, même si les scores actuels risquent de baisser au fur et à mesure que nous approchons de l'échéance.

Mais pour Eric qui s'émeut, voire se fâche, il faut quand même dire que si l'UMP (ici dans ce cas précis, cela aurait pu être le PS ailleurs), chiffre fort différemment certaines dispositions de son projet, par rapport à l'Institut de l'Entreprise, c'est parce que le "réalisme" du chiffrage n'est pas encore à la mode dans notre beau pays.

C'est une des raisons pour lesquelles les "journalistes" comme il dit, ne s'empressent pas de dénoncer ces "atténuations", selon l'adage franco-français qui veut que "l'on fait dire aux chiffres ce que l'on veut" et que c'est prendre le risque de verser dans le débat d'expert (dont tout le monde se fiche).

Mais c'est aussi parce que tout de droite que soit le programme de l'UMP, et tout de gauche soit le programme du PS, les programmes sont "français". Au bas mot, les programmes oscillent tantôt dans les 40, tantôt dans les 30 milliards d'euros. Autrement dit, ne se profilent aucunement de projets de réformes "à la finlandaise", "à la canadienne", ou "à la suédoise". Ces pays qui étaient globalement dans la même situation que celle où nous sommes, ont vu leurs compétiteurs politiques rivaliser dans des programmes d'assainissement, de redressement. Ces électorats n'auraient d'ailleurs pas compris qu'on leur parla d'autre chose.

Chez nous, personne ne moufte en entendant nos "grands partis" (les autres, c'est encore pire) se tirer la bourre du "toujours plus".

Le pompon me semblant tenir à nos chers socialistes, qui, tel qu'expliqué par Montebourg, ont un programme "qui boucle" : en redistribuant du pouvoir d'achat, ils vont fabriquer de la croissance. Plus les citoyens disposent d'un revenu disponible important, plus ils consomment, il faut donc plus produire, et donc embaucher, donc moins de chomâge et donc plus de cotisations, donc moins de déficits de comptes sociaux, plus de recettes fiscales, donc moins de déficit de l'état, et donc moins d'endettement = pas mal, non ?

Espérons que ce "réchauffé" de 1981, ne se tranformera pas (de nouveau) en une hypertrophie de nos importations, et donc que la relance de la production par la consommation ne se fera pas au profit des emplois, et des entreprises étrangères. En 1982, on chicanait les magnétoscopes japonais à Poitiers (tout un symbole). Que trouverons-nous demain pour exercer un protectionnisme déguisé si ce mirobolant projet se transforme en cauchemar au détriment de nos emplois, de l'équilibre de nos caisses et de notre budget de l'état ?

Le rapport Pébereau a été rangé sur l'étagère. 5 ans, il nous faudrait de l'ordre de 5 ans pour inverser la spirale des contreperformances, mais tout le monde semble se détourner des méthodes qui le permettent. Pas de doute, nous sommes toujours bel et bien en France. Réjouissant.

flamant rose

Je comprends mal ce que l’on appelle le traumatisme du 21 avril parce que JM Le Pen n’a pas tant progressé que ça. Pas besoin d’avoir fait des études poussées pour comprendre qu’avec à peine plus de voix mais beaucoup moins de votants son pourcentage soit plus élevé. Entre 1995 et 2002 L Jospin a perdu 2 487 693 voix , J Chirac 682 811, JM Le Pen a progressé de 233 575 voix et l’abstention de 6,46%. S’il y a reconquête populaire les candidats républicains vont non seulement récupérer les voix perdues en 2002 mais de plus il y aura plus de votants ce qui mécaniquement fera baisser Le Pen en pourcentage même en cas de légère progression en voix. Ce raisonnement ne tient évidemment que si cette reconquête républicaine évoquée par Eric Dupin se confirme.

« Mais le travail de journaliste est-il de pointer deux chiffres sans voir ses composantes » telle est la question posée par Eric Dupin. Certains le font, et parmi eux Eve Métais journaliste économique et déléguée CGT. En 1994 Nicolas Sarkosy (déjà) alors ministre du budget d’Edouard Balladur est l’invité du 20 heures sur la 2, il venait présenter des mesures fiscales (à la baisse). Eve Metais présenta alors un sujet où elle démontra que la baisse des impôts annoncée par NS aboutirait en fait à un alourdissement de la fiscalité ce qui eu le don de l’exaspérer. Eve Métais fut convoquée par sa hiérarchie qui lui demanda d’aller s’excuser auprès de NS non pas parce que son sujet était mauvais ou faux mais tout simplement parce que elle avait osé mettre un ministre de la république face à ses contradictions, elle avait osée pointer et recalculer les chiffres avancés.

Je cite l’exemple de NS parce que Eric Dupin fait référence aux calculs de l’UMP mais en face ils ne sont pas plus crédibles. Matéo y fait référence dans son paragraphe sur Montebourg. Les exemples pourraient être multipliés.

Trésor de bienfaits

Peut-on prévoir de quelque manière le taux d'abstention ? Peut-être le mesure-t-on dans les sondages mais n'ayant pas en général de bonnes relations avec les chiffres je n'ai rien repéré qui m'éclaire sur ce point.
En revanche les 26 °/° que les idées de Le Pen ne choquent pas m'interpellent "quelque part" (j'adore cette expression...).

Je reste persuadée que le duo Sarko-Ségo, trop peu différencié politiquement encourage le tout se vaut et le tous pourris et que leur positionnement en fonction des enquêtes d'opinion, où s'exprime avant tout le ressentiment des couches populaires et moyennes, fait bien plus le lit de Le Pen qu'il ne donne un sens au non.

Eric

Merci Mateo d'avoir reagi.

Me facher ? a dire vrai je pense que je suis en train de franchir les degrés de l'agacement a grande vitesse.

Quand les médias passent leur temps a se pamer dans un role de transmetteur d'information et sont dans le registre des perroquet maquillé et poudré nicamisés, cela devient effectivement vecteur d'agacement.

Deux choses tout de meme.

Je suis fatigue de l'exploitation a outrance du grand theoreme journalistique qui veut qu'une information fausse c'est une autre information a fournir garantie.

par ailleurs la flagellation continue du FRANCAIS commence aussi a me "ravir". Mais que sont les vies politiques des voisins . Demandez a des belges , des luxembourgeois leur pensée profonde sur leur vie politique nationale. que revelent donc les poussées des extremes dans les pays nordiques, les coalitions allemandes ou italiennes ?

On fait dire aux chiffres ce que l'on veut. Personne n'a encore dit qu'il y a vait une suite : qu'il fallait se contenter d'ecouter sans repondre.

En l'espece , je le redis , je suis atteré surtout venant d'un journal economique , du manque de professionnalisme.

Et en plus il faut se faire les propos des uns et des autres qui se drappent dans leur carte de journaliste , label rouge d'un professionnalisme.... il y a des jours ces a se demander si pour les journalistes urbains de bureaux cela ne se résume pas a l'abattement complémentaire de 30% sur les revenus imposables.

C'est marrant d'ailleurs , pas un papier sur ces niches fiscales des abattements professionnels . Se concentrer avec une grande régularité sur les abattements en outre-mer .....

Faché ? non ......

flamant rose

Bien sur que l’on fait dire aux chiffres ce que l’on souhaite qu'ils disent. Même si cela n’a aucun rapport avec le chiffrage des partis politiques il faut se rappeler ce que disait les uns et les autres lorsque on connaissait l’inflation. Le chiffre était mauvais mais il fallait le faire passer auprès de l’opinion, alors on le comparait à celui du mois précédent, si cela ne convenait pas on le comparait alors au même mois de l’année précédente, et si cela n’allait encore pas en moyenne annuelle, ou autres encore….Si on ne trouvait pas de solution on le comparait alors à d’autres pays européens qui faisaient moins bien. Quoiqu’il en soit il fallait que dans la phrase annoncée l’expression « il y a du mieux » apparaisse. La manipulation des chiffres n’est pas une chose nouvelle. Il y a bien une solution , je ne me souviens plus du nom de cette femme ministre de la santé dans un des gouvernements Mitterrand qui avait dit : je ne serai pas le ministre des comptes. Ici pas de problème on ne compte pas mais on sait où ça nous mène.

matéo

La manipulation des chiffres me paraît abusivement invoquée. Si elle est effective chez nos hommes politiques de tout bord, elle semble être une bonne excuse de la paresse intellectuelle du citoyen-électeur face au "débat politique". Paresse qui explique le vote réflexe, l'esprit de chapelle.

Tout citoyen doté d'un cerveau de taille normale, avec son stock de neurones moyen, peut mettre côte-à-côte sur un papier le budget de l'état, et son déficit annuel, la dette, les intérêts annuels de la dette. En ajoutant la fonction +/- au cerveau moyen de taille normale, les écarts peuvent faire littéralement peur. Il est vrai, à la décharge du citoyen électeur, que sur nos ondes nationales, ou dans nos journaux quotidiens les plus sérieux, on trouve et on lit des tas de type qui, par iconoclasme ou par malignité, s'ingénient à vous expliquer par exemple, que la "dette n'est pas un problème", que ce sont là des "dogmes" libéraux (dans un bel élan projectif), ou que le déficit est un bien.

C'est un peu spèce !

Hussard Bleu

Très honnêtement, je pense que se battre aujourd'hui pour l'électorat populaire est une impasse électorale.
Le combat électoral se gagnera sur les classes moyennes. Celles qui ont le plus le sentiment de verser peu à peu dans la précarité, d'être en permanence les vaches à lait fiscales de l'Etat (les riches partent à Gstaad et les pauvres ne paient pas d'impôt), les oubliés des grands discours.
N'oublions pas la leçon du New Labour qui a bati sa reconstruction et sa conquête du pouvoir sur la Middle-Class britannique...

Hussard Bleu
http://francepolitique.blogspot.com/

flamant rose

Le problème n’est pas simple, on peut toujours trouver du pour et du contre.

Est-il normal qu’un sportif ( tennisman, pilote automobile par ex) ayant bénéficié des infrastructures publiques donc payées par nos impôts parte dans un paradis fiscal pour éviter d’en payer, en quelque sorte de rendre en partie une fois fortune faite ce que son pays lui a permis d’acquérir ?

Est-il normal qu’un chercheur ayant fait ses études en France donc bénéficié de nos professeurs et maîtres de conférences s’exile à l’étranger ?

Est-il normal qu’un chef d’entreprise décide de délocaliser tout ou partie de son entreprise ?

On est bien sur tenté de répondre par la négative, de traiter ces gens de profiteurs soit parce qu’on le pense vraiment soit par idéologie politique. Mais est ce que l’on se pose d’autres questions ?

Est-il normal de laisser l’impôt sur la fortune alors que tout le monde sait que la collecte de cet impôt coûte plus cher que ce qu’il rapporte ? Certains protégent leur argent peut-on le leur reprocher ?

Est-il normal de laisser des étudiants dans la précarité ( frais d’études, de loyer …) ce qui les amènent à travailler à Mc do ou ailleurs et entraîne parfois des redoublements dus à une fatigue excessive. Eux estiment ne rien devoir, peut-on le leur reprocher ?

Est-il normal qu’un chef d’entreprise au prise à des difficultés tant les charges sont importantes accepte cet état de fait sans réagir ? Il délocalise, peut on le lui reprocher ? Un salarié payé 1000 euros coûte à peu prés 1700 euros au chef d’entreprise

Et nous on achète bien des voitures étrangères ou autres produits. On ne se le reproche pas.
Où croit-on que sont fabriqués la plupart des jouets de Noël que l’on va offrir à nos chers petits? Est ce on les boycotte ?

Il faut comprendre certaines réactions, elles sont légitimes. Il faudrait une harmonisation fiscale, mais là encore nous sommes l’un des pays qui à la plus forte pression fiscale (directe et indirecte). Croit-on que les autres pays vont accepter d’augmenter leur fiscalité pour s’harmoniser avec nous ? pour nous faire plaisir ? La fuite des capitaux, des intellectuels, des chefs d’entreprise est un vrai problème. Et l’idéologie dans tout ça, je pense à ce professeur et chercheur de médecine que la France a mis à la retraite d’office parce qu’il avait 65 ans. Il est allé exercer ses talents ailleurs et ce sont les Etats Unis qui en profitent. En France on crèvera de refuser le changement et les réformes qui s’imposent.

Sabine

Et si Le Pen - qui n'est pas au mieux de sa forme - mourait en pleine campagne? Sa cote de martyre dynamiterait tous les pronostics. Ce serait le premier élu post mortem...

argonaute

mon dieux quelle horreur !!!et si jean marie avait raison?????
c'est quand meme incroyable que nos deux duettistes de la presidentielle nous sortent les recettes du F N .vous n'allez pas me dire qu'il(le FN ) avait peut-etre raison. pas sur tout biensur mais quand meme ça interpelle quelque part non .c'est désolant de penser que l'on a été aussi c..!moi le premier
!

flamant rose

Pardonnez moi d'être particulièrement C... et de ne rien comprendre à la politique. Dans mon post du 16 décembre à 11 h54 je dit que en France la pression fiscale directe et indirecte est trop importants. François Hollande vient de déclarer que si la gauche gagnait les élections un nouvel impôt verrait le jour payé à la fois par les salariés et les entreprises,il aura pour nom CSG retraite.

La Rupture Tranquille

Bonjour,

La France qui souffre, elle est ici aussi !

Vous attendez quoi Mr Nicolas SARKOZY pour agir !

Un peu de courage, ce n’est pas compliqué de répondre à une vraie requête au profit pour l'Emploi !

Est-il vraiment courageux ? Qu'il adresse réponse alors !

Un petit effort Mr Nicolas SARKOZY, vous qui nous dites tous les jours qu'il faut y croire !

Mais croire en qui ? En vous ou le père Noël ?

La Rupture Tranquille
www.larupturetranquille.com

Michel

"François Hollande vient de déclarer que si la gauche gagnait les élections un nouvel impôt verrait le jour payé à la fois par les salariés et les entreprises,il aura pour nom CSG retraite."

SUPER.

Je serai bientôt à la retraite et mes enfants vont pouvoir payer un peu plus pour moi. Et j'espère bien, qu'en tant que retraité, je serai exempté de ce nouvel impot.

Et si Hollande ne sais pas défendre mes intérêt, je me vengerai avec mon bulletin de vote comme mes ainés l'ont fait avec Rocard, qui avait eu le culot de refuser d'exempter de CSG les revenus des retraités.

Nicolas

Les deux ténors réussiront-ils à fédérer leur camp (droite/gauche) ou bien fédérer certaines catégories au-delà de leur camp traditionnel, et en tous cas, remporter à eux deux plus de 60% des votes?
sarkozy qui reprend un slogan de jospin, Ségolène parlant en coulisses d'un aménagement des 35 heures sur deux fronts: volontariat façon loi de robien et paiement des heures supp, les lignes bougent-elles, ou ne sont-ce finalement que des sujets pouvant être aussi bien de gauche que de droite?
Le grand sujet: la voie économique et sociale (et la vision de l'Europe, absente des débats)ne semble pas être un sujet de clivage entre les deux: voir les accords Sarkozy-Boutih chez Moati il y a 8 jours, et les réactions de Royal chez le même Moati dimanche dernier.
Je me demande quand même si sont réellement solutionnées les raisons pour lesquelles les français ont (1)voté Le Pen et d'autres candidats incarnant des visions claires de la société (trotskystes, souverainistes et républicains, etc...)en 2002, (2)rejeté le traité constitutionnel européen en 2005; (3) laissé le clivage social, ethnique et géographique s'accélérer, (4) rejeté le CPE, (5)paniqué en voyant les banlieues flamber et laissé un gouvernement les éteindre par un état d'urgence anti républicain.
Les jeunes se sont inscrits en masse sur les listes électorales (et cet élément n'a pas été pris en compte dans les analyses des politologues pour effectuer les panels représentatifs de leurs sondages)et paraissent assez anti-système: aurons-nous quand même une surprise ou non? peut-être pas la même qu'en 2002, mais qui sait?
Eric Dupin me semble un peu trop naif sur ce sujet, comme tous les journalistes en ce moment, "Marianne" y compris. Si les journalistes ne sont plus en mesure (parfois de bonne foi)de ressentir voire de refléter les remous de l'opinion publique, n'est-ce pas grave pour le jeu démocratique??

Eric Dupin

Je suis peut-être un gros naïf mais Nicolas commet une erreur en croyant que les sondages sont effectués avec des "panels". Il s'agit, en fait, d'échantillons représentatifs qui interrogent les personnes inscrites sur les listes électorales au moment de l'enquête. Il est, par ailleurs, un peu tôt pour affirmer que "les jeunes se sont inscrits en masse sur les listes électorales". Distinguons les efforts d'incitation et les résultats effectifs...

Erick

Pour aller dans le sens d' Eric Dupin concernant l' assise des sondages, je dirai qu' il arrive parfois d' être interrogés par téléphone. Je dis bien parfois; qui nous "remplace" lorsque nous ne sommes pas appelés ? Ou est "l'échantillon représentatif" ?
La plupart du temps, c' est à l' heure ou seule mon épouse est chez nous. Comme elle est de nature un peu "méfiante", elle dit rarement ce qu' elle pense.
Si cet exemple n' est pas rare, quelle est la marge réelle de fiabilité des sondages ?

Eric Dupin

Erick,
Les enquêteurs appellent un numéro au hasard dans une zone géographique. Ils cherchent ensuite à remplir leurs cases pour constituer au final un échantillon représentatif. C'est la raison pour laquelle, parfois, l'enquêteur arrête le sondage après les premières questions d'identification sociologique. En fin de travail, il lui faut - par exemple - interroger un homme employé de 18-24 ans et vous ne ferez pas l'affaire si vous êtes une femme cadre de 25-34 ans !

Quant au problème de la sincérité des réponses, il est évidemment majeur et explique en grande partie la difficulté de mesures des "extrêmes" (hier le PCF, aujourd'hui le FN). Mais pourquoi voudrait-on que les sondés soient moins menteurs que les gens en général ?

Pour mieux connaître la technique des sondages: la FAQ d'Ipsos.

Jean-Marc

Cher Eric,

les gens votent dans un isoloir ou le sens de leur action est très intime, les sondés sont soit face à un sondeur dans la rue, soit répertoriés vis un numéro de téléphone et une liste electorale et ne veulent pa forcément livrer le fond de leur pensée surtout quand celui ci ne s'inscrit pas dans la pensée unique. Moi même j'ai été plusieurs fois sondé dans ma vie et j'ai souvent fourni de fausses réponses dans le seul but de voir la dérive du sondage par rapport à la réalité, il est parfois saississant de voir que de nombreux sondés font de même, je pense pour ma pat que les sondés sont souvent plus menteurs que les gens en général ce qui fait que les instatuts de sondages pondèrent les résultats (parfois en fonction de celui qui les a commandé et de la question posée d'aillaurs) et se plantent souvent (voir le 21/04/2002).

Nicolas

@ Eric Dupin:

Je tiens l'information sur les panels ou "échantillons représentatifs" d'amis travaillant dans deux instituts de sondages parmi les plus grands. Ils m'ont avoué clairement que justement, les échantillons n'avaient pas été mis à jour et étaient déterminés par rapport aux inscrits des dernières élections.
Je ne peux mettre en doute leur témoignage. Si vous avez d'autres infos, merci de nous les transmettre.
Concernant le nombre des inscrits parmi les jeunes, cela ressort de nombreux articles de presse, de témoignages notamment des associations. ceci dit, vous avez raison, nous le saurons définitivement qu'au début 2007.

Nicolas

D'autres instituts de sondage qu'Ipsos ne souhaitent justement pas utiliser UNIQUEMENT les sondages téléphoniques, mais diversifient au maximum les méthodes de sondage, dont les sondages sauvages (i.e, sondages dans la rue), plus utilisés en province qu'en région parisienne.
Mais pour revenir au sujet de fond, je suis inquiet de constater que les analyses politiques se fondent de plus en plus sur les sondages, imparfaits, partiels etc... alors que les politologues des instituts de sondages eux-mêmes ne cessent d'alerter sur la nécessité de pondérer ou de dépasser les résultats des sondages par l'analyse. Mais encore une fois, les journalistes et politologues ne sont-ils pas de plus en plus éloignés de l'opinion publique? en tant que journaliste, Eric, pouvez-vous nous parler du nombre de plus en plus réduit dans la presse écrite et audiovisuelle, des reportages et des enquêtes?

Trésor de bienfaits

J'aimerais savoir si les personnes interrogées qui refusent purement et simplement de répondre au sondage sont prises en compte de quelque façon.
Ma question est sans doute naïve mais il me semble que ceux qui n'aiment pas être sondés - que ce soit comme moi par rejet de la sondocratie ou comme d'autres parce que leur opinion ne regarde personne - et ceux qui acceptent volontiers de répondre n'ont probablement pas le même profil. De ce fait, un nombre important de refus ne risque-t-il pas de biaiser les résultats?

Eric Dupin

Jean-Marc,
Les gens se comportent effectivement très différemment face à un sondeur et dans l'isoloir. D'où les problèmes de mesure. Mais si les sondages se plantent parfois, il faut aussi relever les nombreux cas où ils ont fourni une appréciation correcte des rapports de forces (ex régionales et européennes de 2004, référendum européen de 2005).

Nicolas,
Vos témoignages ne sont pas contradictoires avec ce que j'ai voulu dire: les sondeurs peuvent interroger de nouveaux inscrits. Mais il est vrai que la matrice des échantillons reste construite à partir de la proportion antérieure d'inscription des jeunes sur les listes électorales. Celle-ci va-t-elle beaucoup changer cette fois-ci ? Les articles de presse sont généralement rédigés dans le contexte de campagnes d'associations militantes. Les expériences antérieures montrent que les résultats sont souvent plus modestes... même si le réflexe anti-Sarko fournira des bataillons de jeunes à la gauche.

Par ailleurs, je suis totalement d'accord avec vous sur la place excessive prises par les sondages dans le commentaire politique. J'en suis un spécialiste et tente donc d'en tirer quelques enseignements. Mais les enquêtes d'opinion ne devraient pas guider à ce point les médias. Il est d'autres manières de juger un dirigeant politique que ses performances sondagières ! Cette dérive tient à la fois de l'opportunisme et de la paresse de beaucoup de journalistes... Et, à coup sûr, on préférerait avoir plus de reportages et d'enquêtes sérieuse - ce qui demande plus de temps et d'argent qu'un petit sondage.

Trésor de Bienfaits,
Le taux des refus de répondre est très important: environ les deux-tiers pour les enquêtes à domicile (d'où le développement du téléphone où les refus sont un peu moindres). "On ne sonde que les gens aimables", me disait en souriant une enquêtrice ! Le profil sociologique des répondants est particulier: plus intégrés, plus politisés etc. C'est un facteur non négligeable des biais qui obligent au redressement des résultats avec toutes les acrobaties que cela suppose.

Jean-Marc

Eric,

C'est vrai mais en même temps le résultat de référendum de 2005 était tellement flagrant qu'il fallait être une buse pour penser que le oui allait passer, de partout j'entendais le peuple de gauche et de droite dire non (après la reprise du non par certains m'a laissé un mauvais gout dans la bouche, une certaine amertume dirais je).

Je ne suis pas contre tous les sondages mais trop c'est trop, il y a la de la pensée unique à vouloir nous faire croire que les résultats sont là et que quoi que l'on vote cela ne changera rien.

Le Pen en 2002 au second tour c'était ultra prévisible, quand vous laissez pendant des années aucun échappatoire à un peuple pour s'exprimer, celui prendra n'importe quel moyen pour le faire et ce moyen est souvent celui du bulletin dans l'urne, ce qui peut paraitre incompréhensible à un anglo-saxon de voter pour quelqu'un que l'on ne veut pas voir être élu l'est parfaitement dans notre système franco-francais légèrement skyzophrène. De la à l'exprimer dans un sondage .... Il y a un grand pas psychologique à franchir surtout quand la bien pensance de la gauche parisienne vous traite de facho ...

yfmw

Encore une fois, et c'est regrettable, les commentateurs politiques refusent (ou sont incapables, de par leur formation ) de prendre en compte deux éléments majeurs qui feront que JMLP sera encore très haut en 2007:
-l'idée que des électeurs puissent ADHERER intellectuellement au programme du FN et non pas s'y réfugier (comme un enfant qui a peur dans les bras de son papa) ou voter pour sanctionner l'UMPS (comme un enfnat qui boude parce qu'on ne lui a pas acheté le bonbon qu'il voulait); je sais bien que c'est le propre des commentaires politiques que de disséquer les motivations des électeurs et donc de les réduire à des motivations primaires qui ne sont séparées de la pulsion que par la grâce de la sémantique, mais, SVP, respectez les électuers FN autant que les autres, vous vous respecterez vous-même.
-le fait, difficilement discutable, et qui sera probablement un argument massue pour JMLP pendant la campagne: ce qu'il avait annoncé sur les conséquences de l'immigration sur l'identité française et la composition ethnique de la France est vérifié. La droite et la gauche "de gouvernement" pouvaient ordinairement opposer la réussite économique à JMLP, ce sera difficile cette fois ci. D'où peut-être cet alignement à droite qui paie tant que les deux candidats favoris des médias disposent de l'exposition médiatique optimale, mais qui risque également de les faire se marcher sur les pieds, se cannibaliser l'un l'autre, lorsque la campagne officielle débutera.

Enfin nous verrons.

Trésor de bienfaits

-Changer fort
-la vie chère
-avoir plein d'énergie
-être dans l'honnêteté (Montebourg)
-La bravitude
-L'impuissanté des gouvernants (Lang)

Déjà ce n'est pas très supportable : novlangue prétenduement "disruptive", langage de secte, niaiserie dangereuse.
Mais quand Jack Lang explique que l'expression droits humains est meilleure que droits de l'homme parce que cette dernière exclut les femmes je craque carrément.

Trésor de bienfaits

La candidate me donne l'occasion de corriger mon post précédent et de compléter le dico ségoliste.

Sur Itv, Jack Lang, se vautrant au sevice (laisse ce lapsus me souffle mon ange gardien) de sa candidate, avait émis la possibilité d'employer le néologisme "impuissanteté" à propos des gouvernants et non "impuissanté" comme mal écrit ci-dessus.

Il y a quelques jours Ségo s'est enchantée de la France "respirante" (image champêtre?)

Et aujourd'hui, parlant de faire de l'esprit (comme Montebourg) voilà qu'elle appelle ça "de la spiritualité"...

Mon Dieu !

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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