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13 novembre 2006

Commentaires

florent

http://www.votez2007.com/tour1vote.asp

Matéo

Merci Jean.

Merci d'avoir opposé une nième non réponse, un bottage en touche.

Vous écrivez : "Je ne suggère, ne propose, ne conseille rien à banquier, médecin, garagiste. Mais si je ne suis pas content, j'en change". Le client Jean est donc un client docile et binaire. Il ne dit rien et se barre quand il n'est pas content. L'heureux homme.

Sauf qu'en matière d'enseignement, on ne peut pas changer. Ou plutôt, tout le monde ne peut pas changer. Maternelles, primaire, collèges, lycées sont imposées. Les plus thunés peuvent "changer", les autres c'est ça ou rien. Bref normalement de quoi avec un soupçon d'humanisme d'être à l'écoute des parents, non pour souscrire à toute suggestion, remarque ou critique, mais pour simplement répondre, argumenter, expliquer.

Même dans l'intuitu personnae du présent blog, trois posteurs non enseignants ne peuvent obtenir de réponses simples sur "comment vous bossez, comment vous êtes organisé" de leur trois amis posteurs de l'EN. La fatigue est à ce point présente que Jean se contente en guise de réponse d'un "déjà dit, déjà écrit".

Sûrement ami, mais c'est de nos copains de blog qu'on aimerait apprendre des choses sur l'organisation et la façon de bosser. Ce ne sont pas les jérémiades anonées ici ou là "on manque de moyens", "il n'y a pas assez de personnel" que nous souhaiton re-relire, c'est du factuel apuré du pathos, des éléments du réel dénué de tout jugement de valeur, de toute appréciation perso. Juste de quoi comprendre la réalité du job.

Nous en resterons là, c'est-à-dire dans la fin de non recevoir, et l'évasive. Ce qui constitue en soi un feed back d'ailleurs : la réticence à dire ce que l'on fait, et donc un relatif "je m'en foutisme" des parents contributeurs-utilisateurs. Nous reste à ronger le nonosse du "on nous aime pas", "on nous valorise plus".

Le moins que l'on puisse objecter c'est qu'à ce compte-là, cela ne peut que s'aggraver.

Vous nous permettrez donc en l'état de rester hermétiques aux gesticulations syndicales, aux slogans d'Aschieri, et à vos antiennes professionnelles. Sans éclaircissements, sans explications, nous reste que nos bons sens organisationnels tels que propres à nos univers privés, capitalistes et libéraux. Sans échange, sans transparence, je ne vois pas comment faire autrement.

Au fait, vous n'aviez pas de photocopie et manuel ? Et saviez-vous cher Jean, qu'on peut tout à fait se noyer dans un verre d'eau. Quand on additionne à priori les QI, les diplômes, bref la somme de gens extrêmement intelligents qui naviguent à l'EN, et le nombre vertigineux de ceux qui donnent cours, de ceux qui sont dans l'administration (rectorats..) et au ministère, savoir que vous en êtes encore réduits aux problèmes des photocopies ou de manuel a quelque chose d'abyssal. Un motif parmi "n" pour mettre un petit coup de pied dans la termitière.

Dont acte.

Jean Dupont

Petit point de détail et d'incompréhension (je vous dis pas le reste).

Nous avons des manuels, et je peux faire toutes les photocopillages que je veux. Mais comme je suis un grand garçon j'arrive à ne pas me noyer dans un verre d'eau, je fais un mix, avec mon scanner et mon traitement de texte, je pars de documents trouvés dans des manuels ou dans des livres (romans, pièces, recueils de poésie). Ça me permet de présenter aux élèves un document propre (la simple photocop d'une page de livre, c'est parfois craspec et inexploitable pour des enfants qui n'arrivent à lire du Times qu'à partir du corps 12) et adapté (à la vitesse où leurs compétences décroissent, ils n'arrivent plus à répondre à un questionnaire élaboré il y a cinq ans).
Si votre adresse est opérationnelle, je vais vous en offrir la preuve.

Pour le reste : "déjà écrit, déjà lu", je confirme. Content de vous avoir donné une raison supplémentaire, si j'en crois la fin de votre post, de me prendre et de nous prendre de haut.

Matéo

"de me prendre et de nous prendre de haut" : mettons cette remarque finale sur le compte d'un petit mécanisme projectif.

Trois internautes qui posent des questions simples et volontairement naïves, pas de réponse malgré les sollicitations répétées des uns et des autres : et c'est nous qui vous prenons de haut.

"Déjà lu, déjà dit" genre, ça me gonfle de redire, et le "je vous dis pas comment vous n'avez rien compris", et c'est moi ou nous qui vous prenons de haut.

Seriez pas dans l'enseignement par hasard ?

;-))

Jean Dupont

Bien d'accord sur le fait que vos questions sont naïves (au bon sens du terme). Simples, peut-être, mais pas la réponse, qui demanderait beaucoup de temps. Libre à vous de penser que c'est une dérobade. Moi je pense que c'est inutile. Je l'ai fait, nous l'avons fait sur le BBB et ça n'a rien changé d'un iota dans les réactions des autres posteurs qui ('s'il vous plaît, ne le prenez pas mal) sont ni plus ni moins intelligents que vous. Les parties jouées d'avance ne m'intéressent pas. Pas de mépris ici, du réalisme. Et du pessimisme : le pire est devant nous.

Pas compris la fin de votre message. Mettons-la sur le compte d'un petit énervement.
Pas grave.

Et tenons-nous en (pour ma part, au moins) là.

Robert Marchenoir

Le déroulement de ce fil de discussion est extrêmement instructif.

Si, au niveau individuel, il reflète fidèlement l'état du dialogue entre le gros des troupes de l'Education nationale et le pays -- et il y a tout lieu de le penser --, alors il constitue la démonstration scientifique, expérimentale, que le Mammouth ne bougera jamais.

Il constitue la démonstration que les arguments les plus factuels, les plus précis, les plus détaillés, les chiffres réclamés par ceux-là même qui les ignorent ensuite, les critiques les plus équilibrées, prenant en compte les difficultés et les positions des uns comme des autres, les ouvertures les plus conciliantes, se heurtent, immanquablement, à ceci: la loi du silence, le refus de discuter, l'omerta mafieuse et corporatiste, la geignardise continuelle, la posture victimaire, le renversement des valeurs, l'accusation infamante d'arrogance et de mépris, alors qu'à l'évidence, l'arrogance et le mépris sont du côté des serviteurs de la nation qui refusent de répondre aux légitimes interrogations de la nation.

C'est bien la preuve que toutes les politiques d'apaisement, de dialogue constructif, de bonne foi, de négociation, de conciliation avec les troupes de la fonction publique et leurs syndicats, que les gouvernements de gauche et de droite mènent depuis des décennies, ne marcheront jamais, pas plus qu'elles n'ont jamais marché dans le passé.

On ne négocie pas avec des terroristes. On les combat.

Il faut casser la fonction publique française et ses syndicats. Il n'y a pas d'autre issue. C'est la nation dans son ensemble, contre 25% de mafieux autistes qui n'écoutent que leurs intérêts.

Il faut une Margaret Thatcher à la France.

Quant aux enseignants qui ne trouvent rien de mieux à répondre, aux critiques dirigées contre l'Education nationale, que l'inénarrable "venez faire mon boulot à ma place si vous n'êtes pas contents", qu'ils démissionnent s'ils n'aiment pas leur travail, au lieu de nous faire l'éternel chantage du petit voyou qui se croit irremplaçable.

Et qu'ils laissent leur place aux deux tiers de jeunes profs qui sont satisfaits de leur salaire, et aux 90% d'entre eux qui aiment leur métier, qui se félicitent de l'avoir choisi et qui n'ont pas l'intention d'en changer.

Jean Dupont

Monsieur Marchenoir,

Merci pour vos propos conciliants, apaisants, constructifs, sagaces, modérés, dénués d'arrogance et de mépris.

Jean Dupont

"petit voyou qui se croit irremplaçable."

A ma liste d'adjectifs louangeurs, Monsieur Marchenoir, je dois ajouter "élégant".

Pierre-Marie Bourdaud

Finalement, la vie est plus belle et je vaux mieux que je le crois.

Car je suis capable, avec deux collègues, de bloquer à moi tout seul la remarquable (pas d’ironie ici) machine à réfléchir de ce blogue et de déclencher une des plus saintes, des plus grandioses, des plus terrifiantes colères de Robert Marchenoir, qui a pourtant quelques fameux ouragans à son actif dans la blogosphère, l'atmosphère et même la stratosphère. Pas trop fatigué, mon Robert ?

Vais me coucher, moi (38° de fièvre, mais désolé, pas à cause de vous, les poteaux ;-).

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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