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« DSK enfin | Accueil | Faux candidats »

27 octobre 2006

Commentaires

Erick

Ci-dessous, info récemment parue dans "le Point". Ca vaut ce que ça vaut mais ... bon !

Cela dit, Plenel voulait faire, paraît-il, de "Libé" un journal résolument anti-Sarko. Vu la teneur actuelle du journal, il me semble que le projet éditorial était plutôt limité et redondant.

Quant au gauchiste Plenel, il semblerait avoir trouvé son fromage, reconverti comme beaucoup des anciens congénères.

"Les lecteurs attentifs du Journal officiel - ils ne sont pas nombreux - auront sans doute été surpris d'apprendre, dans l'édition du 11 octobre, qu'Edwy Plenel a été nommé, par décret, « professeur associé à temps plein pour une période d'un an à l'université Montpellier-I dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion » (sic). Par décret ? Surprenant. Depuis quand l'ancien directeur de la rédaction du Monde, qui a jadis causé tant d'ennuis à Jacques Chirac, est-il dans les petits papiers du gouvernement Villepin ?

L'affaire mérite un décryptage : la lune de miel Villepin-Plenel date d'il y a plus d'un an. Le Premier ministre a commencé à inviter le journaliste à ses dîners, où se côtoient intellectuels et artistes. Séduit par le brio de l'homme politique, Plenel, ancien trotskiste, chante alors les louanges dans Le Monde de son nouvel ami. Cette récente affection est d'ailleurs l'une des raisons de la brouille entre Edwy Plenel et Jean-Marie Colombani.

De fil en aiguille, et si curieux que cela puisse paraître, Dominique de Villepin, le dernier des chiraquiens, et Edwy Plenel, l'ancien cauchemar du président, ont fait cause commune : abattre Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Premier ministre met tout son poids dans la balance pour persuader Edouard de Rothschild, l'actionnaire principal de Libération, d'offrir le gouvernail du quotidien à son ami Plenel. En vain. Et, puisque Rothschild ne cède pas, il fallait trouver un boulot à Plenel. Voilà qui est fait."

Eric Dupin

Erick, cette "information" du "Point" relève de la manipulation comme l'explique Guy Birenbaum.

Erick

Soit. Je n' étais pas particulièment convaincu par la note du Point. Cependant je note que Mr Birenbaum dénonce une manipulation en invoquant une autre manipulation. Cela aussi, ça vaut ce que ça vaut.

Michel

Sur le projet de ligne éditoriale Plenel lire sur le BBB:
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=449

bégé

Un Libé anti-sarko. Et si Sarko n'était pas élu en 2007 ?

jib

Personne n'était au zénith hier soir ?
J'aimerai bien qu'on m'en dise un peu plus.

Erick

"Un Libé anti-sarko. Et si Sarko n'était pas élu en 2007 ?"

Hé bien ! Libé pourrait enfin se saborder définitivement avec la satisfaction du devoir accompli.

PMB

Edwy P. ne m'inspire qu'une confiance relative, et dire ça relève de l'euphémisme. Mais son projet est celui d'un borgne, alors que le non-projet de Doudou est d'un aveugle à autre chose que I want my money back.
Je ne suis pas sûr que le projet de faire un Libé anti-sarko soit le seul projet de l'ex-trots', mais sûr que d'aucuns y pensent, que d'autres aucuns aimeraient qu'on réduise Plenel à ça. Parce qu'enfin, il y a d'autres moyens plus efficaces de faire de l'antisarkozysme que de transformer un journal en feuille militante.
Alors Libé ?
Si je ne pensais pas à tous ceux qu'il fait vivre (je parle des salariés, pas des lecteurs qui en ont fait leur bible) je dirais bien : qu'il se saborde, tête haute.
Et si pense à tous ceux qui le critiquent avec des yaka-faire-ceci ilfo-faire-cela, je leur dis : chiche, allez-y, on n'attend plus que vous.

Blue Shift

ça s'annonce conflictuel.

Erick

Qu' est-ce qu' un propriétaire de journal ? C' est bien entendu un gros richard plein de fric et ça c' est déjà suspect.
Qu' est-ce qu' il veut en faire de son fric, ce gros plein de sous ? Faire dans la philanthropie ? Se payer une "danseuse" ? Pas évident ... Le dernier amateur de danseuse, c' était Mrcel Dassault avec Jours de France; et encore !
Marcel Dassault avait aussi les mêmes motivations que les patrons de presse d'aujourd'hui : investir et ne pas se ruiner.
Si tout journaliste en tant que tel était un modèle de gestion et si on n' avait pas besoin des capitalistes, ça se saurait (hein Mr July ?).
Reproche-t-on à E.de Rotschild de se mêler de l' orientation politique de Libé ? Non. Son seul tort, semble-t-il, c' est de chercher à mettre sur pied un projet qui marche.
Voilà sans doute ce qu' on reproche aux investisseurs : se moquer de l' option politique prise par un journal pourvu qu' il ne perde pas d' argent et, si possible, en gagne. Il est bien entendu qu' on ne peut pas prétendre rester l' étendard de la gauche et en même temps rentrer dans le jeu du capitalisme.

Ajamais

Comment peut-on accorder un quelconque sérieux à cette note du Point.

Sur la nomination de Plenel comme « prof » à Montpellier. L’explication de Paul Alliès, professeur de science politique à Montpellier, élu socialiste proche d'Arnaud Montebourg et vieil ami de Plenel est parfaitement claire : « La commissions de science politique (section 04 du CNU) a voté à l'unanimité en juin dernier le recrutement de Plenel dans le cadre de la mise en place d'un Master Professionnel "Métiers du journalisme" dans le Département de science politique. Ce Master a été habilité par le Ministère (sans intervention de quiconque) il y a maintenant deux ans. Il marche fort bien. Et Plenel y a enseigné durant l'année dernière (33 heures) à la satisfaction générale des étudiants comme des enseignants. D'où cette décision. »

Pour le reste, Matignon et l’Elysée prêtant la main à une recapitalisation de Libération pour l’offrir à Plenel ? Certes on a vu des socialistes en 1986 envoyé M. Théret racheter le Matin de Paris pour leur propre compte. Mais bon, un journal de gauche racheté par la gauche, ça reste dans la famille. Mais là, quand même.

Mais à la limite, je ne verrais aucun inconvénients à ce que Matignon ou l’Elysée « aident » Plenel et la rédaction de Libé à trouver les 10 millions nécessaires. Quoique 10 millions me semblent insuffisants.

Ajamais

Voici comment Rothschild conçoit la réalisation d’un journal :

L'actionnaire propose un "quotidien haut de gamme, de 40 pages". Pour le réaliser, l'équipe a adopté ses propres ratios de productivité. "Un feuillet = 1500 signes ; un article = 3 feuillets en moyenne ; un journaliste = 1 article par jour en moyenne. Un éditeur édite 7 pages. Ce qui amène l'actionnaire à évaluer les besoins à 100 journalistes écrivants.

Facile ! Rires et pleurs des professionnels.

Ajamais

"Ungroupe de presse sérieux"

A qui pensez vous ? Ouest-France ? L'Est-Républicain ?

GED

Extraits de l’interview de Vincent Nouzille auteur de « Députés sous influence » sur BFM le 27 octobre 2006.

« Ségolène Royal : fait partie de députés quasiment absents de l’Assemblée Nationale depuis 2002 et encore plus depuis 2004 depuis qu’elle est présidente de la région Poitou/Charente.
Elle est membre de la commission des lois, n’y est quasiment jamais en réunion, elle est très peu présente dans l’hémicycle, elle n’a écrit aucun rapport, elle a rédigé 2 propositions de loi qui ont été sans suite, quand l’une d’entre elle a été reprise par un sénateur elle n’a pas participé au vote du texte ni en commission ni rien du tout, y compris sur les thèmes qui sont les siens. Elle s’était appropriée la famille, l’environnement, les droits de l’enfant etc...Elle est particulièrement inactive, elle a demandé la création d’un groupe d’étude parlementaire qui regroupe des parlementaires de tous partis sur les droits de l’enfant en 2002, le groupe ne s’est pas réuni depuis sa création, en quelques sortes inactivité assez étonnante »

PMB

(Message posté à libe.fr sur les réactions à l’article Plan de bataille. Non mis en ligne, c’est pour ça que je le poste ici.)

Ecrit après avoir lu la totalité des messages. Ceci s’adresse à ceux qui critiquent violemment Libé. Ceux qui font des propositions constructives peuvent passer.

Pauvres taches de droite, pourquoi perdez-vous votre temps à lire un journal qui vous débecte ? Lisez votre Figaro et f...ez-nous la paix, surtout que c’est un journal bien fait.

Pauvres taches « de gauche ». Quand ce quotidien aura disparu, que vous restera-t-il à lire ? Que vous restera-t-il à faire sinon à vous pogner sans rien faire sur votre révolution révolue ?

Je crois que c’est aussi ça qui est désespérant, qui signe ce que Libé est devenu : un mourant capable de faire dire les pires çonneries.
La palme revient à celui qui veut qu’on vende n’importe quoi : « des discours de mai 68 en sonneries de portable, des t-shirts Serjuly, je ne sais pas moi, inventez ». Du bizness, rien que du bizness ! Et en transformant la révolution en zique pour insup-portable pour boutonneux parento-dépendants ! Tu as de la chance que Debord soit mort ! Appelle Doudou Roteuse, mon pote, je sens que c’est bon pour toi !

PMB

- J'ai mis des guillemets à "gauche" car ces gens ne sont pas de gauche, ils sont de nulle part.
- GED, votre colère vous a égaré. Pour l'anti-ségolisme, c'est la porte à côté !

bernard

Un groupe de presse sérieux?
Marianne s'est semble-t-il porté candidat...

GED

Il suffit de lire l'article pondu par Libération sur Gérard Oury à sa maort pour comprendre que l'on a pas (par bonheur) le niveau intellectuel pour l'acheter.

Jules

"le mur de l'argent" ? Non, mais vous vivez dans quel siècle Mr Dupin ? La France d'avant 1945, merc, mais c'est un autre monde...

Libération est un journal certes, mais c'est avant tout une "entreprise". Le but d'une entreprise est de faire des bénéfices. Un entreprise qui ne fait que des déficits de plus en plus grands doit subir une cure forte.

Une rationnalisation des coûts, un plan social, sont la moindre des choses pour tenter de sauver la baraque. On peut se payer de jolis mots démagos, mais ils ne permettront pas à l'entreprise de "survivre".

Eric Dupin

Jules,
D'abord, je suis plutôt, si l'on veut absolument me donner un titre, M. Dupin et non pas Mr Dupin (Mister Dupin étant d'usage en langue anglaise).

Ensuite, il n'est pas interdit d'avoir un tout petit peu d'humour et d'utiliser l'expression "mur d'argent" en ce sens.

Enfin, il est préférable de connaître un tant soit peu la presse avant de nous servir la ritournelle passe-partout de la rationalisation (avec un seul n) des coûts !

Robert Marchenoir

Libération, un quotidien de gauche haut de gamme? Pourquoi pas. A condition de définir auparavant ce que signifient gauche et haut de gamme.

Le Monde n'est-il pas de gauche? Et n'est-il pas haut de gamme? Alors en quoi un Libération ainsi défini serait-il différent?

Je vois deux possibilités.

1) Un Libération d'extrême-gauche, altermondialiste, anti-libéral, bref anti-July. Version retour aux sources. Diffusion: quelques dizaines de milliers d'exemplaires, au mieux. Public: une bonne part de chômeurs, précaires, pauvres, qui vont y regarder à deux fois avant de mettre 1,30 € tous les jours dans un quotidien. Ressources publicitaires réduites en raison des lecteurs visés. Petite (très petite) équipe. Viabilité problématique pour une périodicité quotidienne.

2) Un Libération de centre-gauche, de qualité (c'est à dire nettement meilleur que le Monde sur un plan journalistique), qui aurait l'ouverture d'esprit, le pragmatisme et l'honnêteté qui font désespérément défaut à la gauche française. Qui ferait son aggiornamento social-démocrate avant les forces politiques qu'il est censé représenter. Journal coûteux, grosse équipe nécessaire, pour espérer atteindre la qualité apte à obtenir la diffusion et les ressources publicitaires conséquentes, indispensables pour financer le tout. Intellectuellement et financièrement, on en est loin.

Il pourrait y avoir une troisième option: un quotidien de centre gauche populaire. Un Parisien de gauche, quoi. C'est peut-être ce à quoi pense Jean-François Kahn quand il affirme être prêt à lancer le successeur de Libé si ce dernier meurt.

Mais, sauf erreur, Kahn se plaint déjà que les publicitaires boycottent Marianne, en raison de son positionnement politique. Et puis, y a-t-il vraiment une place au centre-gauche du Parisien et d'Aujourd'hui en France, pour un quotidien qui ne serait ni militant ni extrémiste? En d'autres termes, le Parisien est-il vraiment un journal de droite, et n'occupe-t-il déjà pas ce terrain?

Tout cela dans un contexte ou les sites d'information gratuits aspirent inexorablement les lecteurs.

Vraiment, j'ai du mal à voir la porte de sortie.

Anne-Sophie

L'avenir de la presse passe par le numérique.

GED

Libération : 1.30 euros par jour pendant 6 jours, pendant 52 semaines = 405.60 euros.
Smic net : 984.63 euros (35 heures).
Un abonnement ADSL annuel (base 30 euros mensuels) : 360 euros
1 hebdomadaire annuel (base 3 euros) : 156 euros
Le canard Enchaîné annuel : 62.40 euros.
1 ordinateur : environ 600 euros.
Sans commantaire

Robert Marchenoir

Et bien sûr, il y a aussi ce qui serait sans doute la seule voie possible, risquée, difficile, mais ambitieuse et en phase avec l'époque: supprimer le papier, et faire de Libération un site semi-gratuit, semi-payant.

Comme Salon.com aux Etats-Unis, où le lecteur a le choix entre deux versions: gratuite, avec pub, et payante, sans pub.

Solution qui impliquerait, sans doute, de nombreux licenciements elle aussi.

Mais lors de la dernière grève de Libé, on a pu lire sur le "blog" de la rédaction (blog, faut le dire vite...), une éminence journalistique de la rédaction faire l'éloge du papier, de l'encre, du journal que l'on déplie en public et qui tache les doigts... tout ça pour fustiger le numérique froid et stérile...

Alors quand des journalistes qui se prétendent d'avant-garde sont à ce point déconnectés du mode de vie de leurs lecteurs, quel espoir reste-t-il?

Quant à Rotschild, je ne comprends pas très bien ce qu'il veut faire du site avec sa "filialisation", mais j'ai l'impression qu'il le voit plutôt comme une vache à lait à faire cracher vite fait-mal fait que comme un investissement intelligent sur l'avenir.

P.S.: GED, au contraire, un commentaire de votre part serait le bienvenu. Vous croyez au papier? A Internet? Les deux? Ni l'un ni l'autre? On ne comprend pas bien.

Pour faire une comparaison valable, il faut prendre le prix de l'abonnement à un quotidien, et non le coût de l'achat au numéro tous les jours. Il est intéressant aussi de prendre en compte le prix de l'abonnement Internet seul, sans papier, à un journal comme le Monde, par exemple.

Enfin, le prix de l'ordinateur ne peut pas être introduit comme ça dans la comparaison: c'est un investissement qui s'amortit, pas une dépense récurrente. Et un ordinateur sert aussi à autre chose. On en a souvent déjà un. Sans compter que, bien souvent, on ne l'a pas payé: c'est l'ordinateur du patron, et on surfe au boulot. Regardez comment les commentateurs désertent les blogs le week-end, alors que, logiquement, c'est le contraire qui devrait se passer...

GED

Tout a fait d'accord Robert Marchenoir. Le « sans commentaire » signifiait simplement qu'il ne s'agissait que de quelques éléments de comparaison et en aucun cas d'une étude exhaustive. Simplement acheter un quotidien représente 400 euros par an ce n'est pas rien. Je me suis déjà abonné à un quotidien, mais près d'une fois sur trois je l'avais le lendemain donc l’abonnement n’est pas la solution. Il faut repenser la presse quotidienne mais pas en terme de type anti-Sarko ou autre par exemple. A noter je suis retraité et ne surfe pas sur Internet au boulot, et j’ai beaucoup d’amis retraités qui ne lisent les journaux que sur Internet. Ce sont les lecteurs potentiels d’un journal. C’est pourquoi pour moi, par comparaison, un ordinateur est amorti en un peu plus d’un an. A ma connaissance, je ne vois jamais d’offre commerciale via Internet à destination des retraités, probablement en raison de préjugés qui veulent qu’une personne d’un certain âge ne soit pas adaptée aux nouvelles technologies.

matéo

Eric Dupin a écrit : "Enfin, il est préférable de connaître un tant soit peu la presse avant de nous servir la ritournelle passe-partout de la rationalisation (avec un seul n) des coûts !"

Sûrement, sûrement, et "ritournelle passe-partout" pourquoi pas, reste que Presse ou pas, secteur spécifique ou pas, tout investisseur est en droit d'attendre un retour sur investissement ou à tout le moins de ne pas avoir à perfuser des années un moribond, en injectant du fric tant et plus. Pendant que tout ce petit monde phosphore à la formule magique du "grand quotidien" que Libé devrait être, ou du super-méga projet de presse salvateur permettant au journal de gagner ou de perdre moins, le compteur tourne.

On peut railler Rotschild, sa mauvaise méthode, sa mauvaise vision, ses abscences à tout sujet, mais c'est quand même le blaireau de service qui fait les chèques à la fin du mois et permet aux orthodoxes du canard de payer leur loyer et leurs Congès Payés. Je trouve perso que le gars Rotschild est patient et zen, parce que non seulement le ticket commence d'être un peu cher, mais en plus ça a l'air de bouger à la vitesse de l'escargot pour arrêter la spirale de l'échec.

Proposons donc, si presse signifie, elle aussi, "exception" comme à peu près tout dans ce pays, que l'Etat devienne actionnaire principal des organes de presse, et le comité de rédaction le collectif de gestion du titre. Ca permettrait d'en arriver in fine à ce que notre état perfuse encore un truc qui perd de l'argent, beaucoup d'argent, et de garder Libé comme grand journal quotidien, lu par des happy few. La collectivité nationale n'en sera pas à truc financé à perte près, et la sphère journalistique pourra continuer de voir le beau titre Libération vivre, jusqu'à la conservation dans le formol, si ça lui fait plaisir.

Le plus désolant est cette espèce d'acharnement à ne pas rechercher, voire à refuser, des solutions (enfin des pistes) innovantes. Cela devrait être normalement guidé par la nécessité, mais j'ai comme l'impression qu'une bonne partie de l'équipe Libé et de collègues extérieurs refusent même jusqu'à la contingence des choses.

Un autre monde.

lefunambule

Franchement, Libé, ce n'est pas une perte. Et ce journal est mort depuis longtemps. Tiens depuis que July a voulu le relooker pour en faire un journal épais comme un canard sudaméricain, laissant les mains pleines d'encre, sinistre, touffus et bref ruineux! Quant au fond, on connait la musique.
Edouard de R. a été c...? It's just business quand on s emêle de ce que ml'on ne connait pas, même chez les gens qui ont le coeur à gauche, ils ont un porte monnaie bien à droite!
Pour moi ce journal a toujours été hypocrite comme la plupart des socialistes français , grands bourgeois pour lesquels la gauche n'est guère plus qu'une stratégie de carrière quitte a ce que ce soit toujours au détriment de la France (et plus d'une fois!).
Ils n'ont jamais été que les héritiers laïcs des clercs catholiques dont ils suivront le même sort et le plus vite le mieux!

Eric Dupin

"lefunambule" - que ces pseudos sont agaçants - ne connait visiblement pas mieux les socialistes que "Libération"...

lefunambule

oh cher Monsieur... je ne connais pas Libé? quelle erreur et malgré l'ennui incommensurable que ses prétentions provoquent en moi je le lis tous les jours , sur Internet désormais, pour faire pendant au Figaro.
Quant à l'entreprise Libération, c'est une affaire comme une autre avec le + des problèmes franco-français. Un journal n'est pas fait pour se faire plaisir mais pour être vendu. c'est un produit strictement marchand. Il ne sera pas le premier à disparaître (et il s'en crée d'autres toujours sous de nouvelles formes) faute de client et par mauvaise gestion etc.
Enfin, les socialistes, je ne les connais pas autant que vous, certainement, mais comme les arbres cachent la forêt je les vois en gros et pas en détail et ma profonde connaissance et de l'Histoire et de l'Eglise m'autorisent à articuler des appréciations qui, je le reconnais, ne sont pas trés prisés en France!
Cela étant Cher Monsieur, je vous aime bien et que ce soit chez Calvi ou sur votre blog je vous suis avec plaisir!
Gabriel Fradet (Funambule: parce que grâce aux Français et à l'Eglise je suis réduit à cette précarité et je dois avancer avec la perche de la barre de fraction entre le Q de qualité et le P de prix ce qui me fait vivre pour quelques mois...en Nouvelle Zélande!

lefunambule

A Mateo
Oui, Mateo, un autre monde...comme La France, hélas!

GED

Pour M. Eric Dupin: ci-après un excellent article sur l'argentine dans le journal Le temps de ce jour : http://www.letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=192885

eczistenz

Oui GED un eczellent article qui montre que les temps changent...

Erick

Eczistenz,

Vous qui connaissez donc l' Argentine, vous n' en profitez pas pour nous refiler encore un petit couplet sur la démocratie directe ?

Erick

Oh ! Pardon ! Pas directe. Participative.

eczistenz

Bah non Eric, j'ai dit ce que j'avais à dire, on m'entend ou pas, mais je ne suis pas trop fan du ping pong.
J'ai entendu vos critiques, admis celles qui me semblaient fondées, rejetées en tentant d'argumenter celles qui me semblaient venir d'a priori ou de dogmes, mais on ne va pas non plus y passer des heures. Un blog n'est pas fait il me semble pour étaler sa ou ses connaissances, sa maitrise du français, ou son éventuelle aigreur, je le vois plus comme un échange, un dialogue... J'ai su dès le départ que je ne vous convaincrais pas, ce n'était pas mon but, mais ca me paraissait utile et intéressant de tenter de modifier des visions un peu stéréotypées. Les jurys populaires ne sont PAS la démocratie participative, et la démocratie participative n'est à pas à rejeter parce que Ségolène en parle, c'est tout ce que je souhaitais dire.
Et puis l'article en question parle de lui-même et illustre très bien mon propos, la reprise en main de la politique par l'Argentine d'en bas.

PMB

Merci à Eczistenz. Excellente répartie, et texte intéressant. C'est avec des gens comme vous qu'on en apprend sur les blogues (mais y a pas que lui, hein - je ne tiens pas à voir Matéo débouler dans mon bureau avec son kärcher ;-).
Bon, là, me reste plus de cirage pour Erick ;-)

Un salut des posteurs d'en bas, de ceux qui sont ulcérés par la façon dont le Monde a cavalièrement changé de plate-forme ce we, nous faisant perdre en qualité de saisie et de communication entre internautes pour pouvoir mieux vendre son quotidien. ED, tenez bon devant ce faux progrès !

lefunambule

pour compléter mon commentaire
j'ai lu la lettre de Edouard De R. et la trouve tout à fait pertinente.
A peu près ce que je disais.
Au diable cette manie française d'autoscralisation, d'intouchabilité corporative etc...aux frais des autres, bien sur, que l'on villipende fort benoitement par ailleurs!

GER

Une question personnelle à Eric Dupin sans rapport avec le sujet : aveez-vous manger chez Fortunato à Humahuaca? En ce qui me concerne j'en garde un souvenir inoubliable.

Michel

A propos de l'Argentine, je pense qu'il faudrait éviter de la prendre pour modèle en particulier pour la dette. L'Argentine est souvent présenté comme l'exemple à ne pas suivre d'un pays qui était riche et qui ne l'est plus, du fait de la démagogie (Peron) et du manque de courage politique de ses dirigeants.

Peut-être que la démocratie participative est utile pour remonter la pente dans un cas comme celui de l'Argentine. Espérons que nous n'en sommes pas là !

Erick

Michel,

Ci-dessous la conclusion de l' article cité plus haut par GED.

"«Ce qui s'est révélé être un scandale majeur du prosélytisme politique n'aura servi à rien. C'est une certaine idée de la république et de la démocratie qui a gagné dans la province de Missiones», écrit dans le quotidien La Nacion Joaquin Morales Sola, un des éditorialistes les plus respectés d'Argentine. Nestor Kirchner est prévenu: les Argentins votent avec leur tête."

Dans le contexte d' idées exprimées récemment, peut-être devrons-nous un jour prendre exemple sur l' Argentine en ce qui concerne l' exercice normal de la démocratie.

Si vous lisez un certain nombre d' ouvrages dont le dernier est "Le Papy-krach" de Bernard Spitz, vous verrez aussi qu' en matière de dette, nous n' avons de leçons à donner à personne.

Michel

Erick,
J'ai effectivement lu chez Koz que vous faisiez de la promotion pour le bouquin de Spitz (que je n'ai pas lu), dont les thèses sont peut être audibles ici, puisque Spitz est de gauche.
http://koztoujours.free.fr/index.php/2006/11/02/la-rage-du-papy-krach

Erick

Gauche tendance Rocard, ce qui devrait le rendre effectivement assez audible (même si Rocard en est resté à son Livre Blanc).
Quand vous le lirez, vous pourrez constater que le tryptique dette-emploi-enseignement qu' il développe est repris par certains leaders politiques que l' on s' ingénie à diaboliser. Qui veut faire l' ange fait (de plus en plus) la bête.

Gilles

Lefunambule
vous écrivez, avec très certainement une bonne dose de provocation, que "un journal n'est pas fait pour se faire plaisir mais pour être vendu. C'est un produit strictement marchand."; c'est précisément ce que nous avons pu lire sous la plume d'Edouard de Rotschild dans Libé il y a quelques jours. J'espère vivement que Libé ne ressemblera pas à "un produit strictement marchand", il perdrait alors beaucoup de lecteurs.

Robert Marchenoir
juste une opinion que vous trouverez peut-être très personnelle. Je pense, comme vous, que Le Monde est un journal "haut de gamme". Je ne crois pas en revanche qu'il soit de gauche.

Robert Marchenoir

Autre possibilité pour sauver Libération: faire du vrai journalisme.

Par exemple, celui que fait le Sunday Telegraph de Londres en publiant cette analyse incroyablement approfondie et étayée du dossier du réchauffement climatique, dont la conclusion est simple:

1) Le catastrophisme complaisamment répandu dans le monde entier est absolument injustifié.

2) Le rôle prépondérant des gaz à effet de serre (par opposition à d'autres causes possibles, comme l'activité solaire) n'est absolument pas prouvé.

3) Les orchestrateurs de la campagne, au premier rang desquels les Nations Unies, se sont livrés à au moins un mensonge et une falsification délibérés des données scientifiques, qui met toute leur démonstration par terre: ils ont occulté le fort réchauffement de la planète qui a eu lieu au Moyen-Age, à une époque où les activités humaines ne pouvaient évidemment pas générer les gaz à effet de serre mis en cause aujourd'hui, et qui a été bien supérieur à ce qu'il est actuellement.

L'enquête, signée par le Christopher Monckton, troisième vicomte de Brenchley (eh oui...), est tellement longue qu'elle nécessite deux publications à une semaine d'intervalle, plus la mise en ligne de l'argumentation scientifique détaillée qui la sous-tend, avec calculs, tables, graphiques et une bibliographie longue comme le bras, le tout constituant un document PDF de 40 pages mis à disposition sur le site du journal.

Bien entendu, le vicomte donne son mail et sollicite les commentaires et observations de ses "gentils lecteurs", selon ses propres termes.

Précisons que Christopher Monckton, descendant d'une illustre famille de pairs du royaume qui s'est notamment illustrée sur le front français, pendant la Seconde guerre mondiale, ne peut être balayé de l'habituel revers de main franchouillard et méprisant qui désignerait le noble anglais excentrique et dégénéré, puisque c'est un journaliste qui a exercé les fonctions de rédacteur en chef au même Daily Telegraph.

J'ignore qui a raison dans ce débat. Je sais en tous cas que le dossier de Monckton est un formidable travail de journaliste, qui mérite d'être porté à la connaissance du public et d'être pris en compte dans la discussion.

Il est naturellement inutile d'attendre, de la part des journalistes de Libération, la même quantité de travail, la même culture scientifique, la même exigence dans l'étude des données, le même degré d'approfondissement du sujet, la même rigueur dans l'analyse et l'écriture, le même scrupule dans la justification des arguments, le même respect des lecteurs.

Pour être tout à fait juste, il faut préciser que l'équivalent ne se trouve nulle part dans la presse française.

Il suffit de lire -- que dis-je, de parcourir cette enquête -- pour mesurer le gouffre qui sépare le journalisme français du journalisme anglo-saxon, et comprendre la brutale désaffection qui frappe la presse ici, beaucoup plus fortement qu'en Angleterre ou aux Etats-Unis.

http://www.6url.com/0ZFC

http://www.6url.com/0ZFD

Robert Marchenoir

Les liens abrégés que je donnais ci-dessus n'ont pas l'air de fonctionner. Voici donc les liens complets pour le dossier de Monckton sur le réchauffement climatique.

La synthèse publiée dans le journal (première partie):

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2006/11/05/nosplit/nwarm05.xml

L'étude scientifique détaillée qui l'accompagne:

http://www.telegraph.co.uk/news/graphics/2006/11/05/warm-refs.pdf

Robert Marchenoir

Ah! Et encore une pensée de l'escalier, en m'excusant pour le serial posting: pour faire un tel journalisme, il faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Parce que ça prend du temps. Beaucoup de temps. Donc il faut faire un journal qui rapporte du pognon, et ne pas se pincer le nez en disant d'un air dégoûté "la presse-n'est-pas-une-marchandise".

Tu le voles, le journal, toi, chez le marchand de journaux? Ah! tu ne l'achètes plus... C'est bien ce que je pensais. Moi non plus, d'ailleurs. Je lis le Daily Telegraph gratos sur Internet, et je m'en porte beaucoup mieux.

L'argent ne suffit pas à faire un journal de qualité. Mais sans argent, il n'y aucun espoir de faire de la qualité. Pareil pour l'université (voir les capitaux pharaoniques dont sont dotées les meilleures universités américaines), et tant d'autres domaines du savoir et de la culture...

Michel

Verel a posté au sujet du réchauffement à propos des prises de positions de Claude Allégre. Il y avait d'ailleurs du Libé dans le coup. Pour ce que j'en pense, voir mon commentaire.
http://verel.over-blog.com/article-4329917.html

Fradet

non vraiment je pense ce que je dis et l'un n'exclue pas l'autre.
J'ai toujours , toujours, vu que l'exigence de qualite est toujours la plus durablement profitable ( je ne prendrai qu'un seul exemple francais: le groupe Lafarge) et cela vaut pour tous les produits. Un journal est un produit. On gagne ainsi sur tous les tableaux.
Il y a en France un vice terrible inculque sans doute par le catholicisme: l'intellectualite. Nous nous auto consacrons ainsi et nous ne voyons plus rien pour planer dans un orgueillux irreel.
Cette ideologie de la gauche francaise a coute a la France tres cher. Faut-il continuer jusqu'a l'irreversible (s'il n'est pas deja atteint!).

PMB

Bien sûr qu'il faut tout lire, dont la remarquable presse étrangère. Tout, dont les réponses à Allègre de Sylvestre Huet de (ptoui) Libé.
Allègre, grand savant certes, mais qui a deux défauts :
- Il est de gauche (enfin, il en a l'étiquette s'il n'en a pas le contenu).
- Pour l'amiante à Jussieu, avec lui ce fut circulez y a rien à voir.

Moi aussi j'ignore qui a raison dans ce débat. Je remarque seulement que les opposants au catastophisme sont aussi des tenants de l'hyperconsommation. Après nous le déluge, n'est-ce pas...


lefunambule

j'avoue mon scepticisme pour la simple raison que les discours tragiques ne sont pas fondés sur des faits scientifiques mais des interprétations parfois (parfois?) idéologiques.
Je me souviens encore de ce que l'on disait
au cours des 3 hivers très rigoureux de 62/63 63/64 et 65/66. Et de ce que l'on disait au cours de la grande sécheresse de 1976.etc (à propos de cette dernière j'ai remarqué que les surfaces consacrées au maïs, plante tropicale comme on sait, avaient été depuis multipliées par...10? . Et que dit la Confédération paysanne là-dessus? Bernique!Et Nicolas Hulot etc.?

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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