Trois calculs
Nicolas Sarkozy a-t-il commis une boulette en s'en prenant à nouveau, avec sa brutalité coutumière, aux magistrats ? D'un strict point de vue de stratégie électorale, rien n'est moins sûr. Quand bien même le chef de l'Etat, interpellé par le premier président de la Cour de cassation, rappelerait à l'ordre le ministre de l'Intérieur, celui-ci saurait en tirer profit. Sa posture de "rupture" avec le pouvoir chiraquien s'en trouverait confortée. De l'art de jouer, à la fois, au gouvernant et à l'opposant...
La nouvelle charge sarkozienne lui permet encore de soutenir la concurrence de Jean-Marie Le Pen. A un électorat excédé par la violence, le candidat de l'UMP promet une mise au pas des magistrats que le candidat du FN serait bien incapable de faire miroiter de manière crédible. De l'intérêt de faire sentir le goût de son pouvoir proche...
Sarkozy piège enfin les socialistes. Avec quelque inconscience, ceux-ci croient pouvoir mettre en difficulté le champion de la droite sur le terrain de l'insécurité. Si son bilan est effectivement contrasté, la crédibilité de Sarkozy sur ce terrain demeure supérieure à celle d'une gauche qui n'a toujours pas clarifié sa doctrine. De l'avantage d'obliger l'adversaire à venir sur son terrain favori...

Nicolas Sarkozy ne peut plus s’exprimer. Quoiqu’il dise, quoiqu’il fasse c’est de l’électoralisme, c’est de la démagogie….Pourtant les problèmes sont là . Les bonnes consciences, toujours les mêmes décident pour tous de ce qui est bien et de ce qui ne l’est pas, de ce que l’on peut dire ou ne pas dire . En effet nous devons être très prudents dans nos propos sous peine d’être traités de xénophobe. Une femme se fait violer dans un train, une autre agressée….c’est pas la faute de l’agresseur le pauvre il est au chômage, il est mal logé, c’est la faute à la société, à vous, à moi. Il ne peut pas se payer du matériel HI-fi, il le vole normal, j’ai une belle voiture il me la vole, encore normal puisque lui ne peut pas s’en acheter une. On s’attaque aux flics, normal quelle idée de faire ce métier de facho. NS ne le voit pas comme ça, quelle erreur , il reproche au juge de relâcher ce pauvre jeune homme alors là ce n’est pas normal, c’est même immoral, vite il faut faire appel aux bonnes consciences déjà prête à rendre service (Ps, Pc, MRAP, ligue des droits de l’homme, LICRA, SOS racisme, LCR, LO…)
Les juges font appel au président de la république. Normal ils ne sont pas critiquables au nom de l’indépendance de la justice. Il faut dissocier les pouvoirs disent-ils avec un bel ensemble.
Cette sacro sainte indépendance. Ils oublient simplement de rappeler que le cimetière des scandales étouffés grâce en partie à eux ressemble à celui des éléphants du PS. Luchaire (trafic d’armes avec l’Iran), Greenpeace ( explosion du rainbow warrior), Péchiney et société général ( délits d’initiés), annulations de procédures, non-lieu, enlisement. Indépendance, vous avez dit indépendance messieurs les juges.
Rédigé par: flamant rose | le 21 septembre 2006 à 20h48
Merci, on a tout à fait compris ce type d'opinion, mille fois répétées. Est-ce trop demander de réagir à l'argumentation de la note (en l'occurrence la stratégie de NS) ? Un blog n'est pas essentiellement destiné à permettre aux humeurs récurrentes de s'épancher jusqu'à plus soif. Merci d'avance !
Rédigé par: Eric Dupin | le 21 septembre 2006 à 21h03
Tant que le discours des présidentiables du PS se contentera de jouer au coude-à-coude avec les thèmes choisis par Sarkozy, le PS s'empêtrera dans ses contradictions, tiraillé entre ses tentations électoralistes et son coeur idéologique. Parce que NS peut jouer à la fois sur les regsitres libéraux, conservateurs, sécuritaires, non-laïc, méritocratiques selon les besoins du moment là où les gammes auxquelles peut faire appel une personne revendiquant l'étiquette PS sont infiniment plus réduits.
Même le PCF l'a compris, en ne retirant pas ses amendements malgré l'accord passé entre PS et UMP autour de GDF. à quelle époque faut-il donc remonter pour voir le PCF parvenir à tenir la dragée haute au PS ?
L'aventure de Mme Royal, son individualisme, et son ambition sonneront peut-être le début d'une longue nuit polaire pour le PS.
Rédigé par: Boaf | le 21 septembre 2006 à 22h20
Peut tout se permettre, peut-on tout dire à partir du moment où c’est politiquement payant ? Nicolas Sarkozy a répondu oui quitte a baffouer la constitution et la séparation des pouvoirs.
Rédigé par: gerard | le 21 septembre 2006 à 22h40
"Est-ce trop demander de réagir à l'argumentation de la note (en l'occurrence la stratégie de NS) ?"
Désolé Eric, c'est trop demander.
Vous êtes criticable sur la forme, car poser le problème en terme de stratégie, comme vous le faites, signifie que vous considérez implicitement que NS agit par calcul. Vous suivre sur votre terrain, c'est se laisser manipuler, et accepter de reconnaitre que NS est avant tout un cynique.
Vous avez consacré un chapitre de votre livre en présentant NS comme l'archétype du cynique. Je ne vois pas en quoi il l'est. En tout cas votre precédente note "American Sarkozy" démontrerait plutot l'inverse puisque l'on voit NS prendre des positions qui vont à l'encontre du courant de pensée dominant et qui sont risquées sur le plan électoral.
Vous êtes également criticable sur le fond. Lorsque l'on vit dans le 93, et que l'on lit le rapport du prefet, la question que l'on se pose est "comment mettre fin à la culture de l'impunité, sans se comporter en salaud ?". Il y a un problème réel, et il faut trouver des solutions. Il faudra des changements législatifs puisque les magistrats de droite ou gauche ne font qu'appliquer la loi. Que faire ? Qu'ont fait nos voisins. Que propose l'UMP, le PS, le PC, les verts et les altermondialistes. Voilà les questions importantes.
Face à cela, la statégie électorale de tel ou tel est de peu d'intérêt.
Rédigé par: Michel | le 21 septembre 2006 à 22h53
Sarkozy met Chirac dans l'embarras puique ce dernier va devoir faire des ronds de jambe devant les juges. Mais se distingue-t-il vraiment de lui en s'en prenant à l'indépendance de la justice? Sur la forme il a des manières de dictateur que Chirac se garde bien de prendre, mais sur le fond, n'est-ce pas apparaître comme le même mais en caricature?
Il n'est pas du tout certain que cela gêne Le Pen, au contraire. En forçant le trait en permanence il me semble qu'il contribue à la lepénisation des esprits et donc qu'il roule bon gré mal gré la boule du FN. Et comme il a atteint un tel degré de virulence qu'il n'apparaît même plus comme la version politiquement correcte du gros, les extrémistes peuvent choisir en toute bonne conscience de rester dans le non à tout avec papy, tandis que le centre droit, inquiet tout de même, pourrait se remettre à espérer une candidature Villepin (voir le rôle de modérateur joué par celui-ci ces derniers temps).
La gauche est surtout piégée par elle-même, par la plaie toujours ouverte de l'échec de 2002 qui s'est fait sur l'insécurité. Jospin avait raison sur le long terme en pensant que l'emploi était la solution, et sur le court terme en misant sur la prévention. C'est vrai que sur le volet répressif il avait un peu trop donné dans la bien-pensance ségolinante, celle de certains cathos de gauche qui essaient maintenant, avec la bourge du Poitou, de faire oublier leurs péchés. La crédibilité de Sarko sort évidemment renforcée du mea culpa de l'adversaire. Il peut tout se permettre puisque la dame de fer dans son corps de rêve s'est jetée dans ses bras, en faisant honte aux camarades qui n'en peuvent mais. Bon calcul de Sarko ou résultat du mauvais calcul de la boulette de gauche?
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 21 septembre 2006 à 23h44
D'accord avec boaf dont je n'avais pas lu la contribution avant de poster la mienne ( c'est fou le temps que je passe à m'abîmer les yeux sur l'écran et à trouver les bonnes lettres!)
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 21 septembre 2006 à 23h51
Assez d'accord finalement avec les formules : "De l'art de jouer, à la fois, au gouvernant et à l'opposant..." en jouant de la rupture, face au conservatisme-immobilisme des gaullistes, et donc de Chirac. D'accord aussi avec celle-ci :"De l'intérêt de faire sentir le goût de son pouvoir proche..." concernant Le Pen, et où perso je préfère voir certains électeurs revenir dans le giron de la droite républicaine que de persévèrer dans l'aventure-impasse du vote extrémiste.
En revanche, je crois les formules : "Sarkozy piège enfin les socialistes" ou "De l'avantage d'obliger l'adversaire à venir sur son terrain favori..." au delà du réel. On le voit d'ailleurs très bien dans l'actualité. Dénoncer des défaillances, décrire une réalité, en l'occurrence qu'un des leviers de la lutte contre la délinquance fait cruellement défaut, déclenchent un tollé, des indignations, et fait pousser des cris d'orfraie à toute la classe politique, y compris dans son camp.
Nous voilà confrontés aux réactions indignées des tenants de la politique française depuis 30 ans, soudainement attachés au respect des conventions, ou de "règles de savoir vivre". On ne peut dénoncer un dysfonctionnement, tel que décrié par 28 préfets, ou relayés par les maires des banlieues, sans être accusé, ma chèèère, d'avoir "mis en cause l'indépendance de la justice". Ah tiens, il aurait donc dit que celle-ci devait être rattachée à son ministère.
La gauche n'attaque pas tant Sarko, sur le bien fondé de sa critique, le contenu de ces dysfonctionnements, mais sur le ton du "ça ne se fait pas". On en là presque rendu à dire que c'est bien mieux quand la droite défendait la répression, la gauche la prévention, et quand les gouvernants ne s'attachaient in fine, ni à développer l'un, ni à muscler l'autre. Ce ronronnement où chacun est à sa place était quand même plus rassurant, chacun vote pour le candidat pour qui met en avant le même corpus idéologique que soi, et les vaches sont (étaient) bien gardées. La gauche, qui trouve ce matin, dans radios et journaux, d'opportuns supplétifs, pour s'offusquer des transgressions du mécréant de service, va donc avoir beau jeu. Dans la mesure où l'on diabolise à l'envie, tout ce que dit ou fait le candidat ministre, ou l'on s'emploie à amplifier, dramatiser la forme, on prendra le soin de passer le fond, "là où il doit être" : en arrière-plan.
Cela me rappelle le cas Allègre, il disait des choses sur le fond, mais le SNES s'est attaché à la forme, à la méchanceté supposé du ministre, et l'heureux concours du journal Le Monde a fait le reste.
Donc pas de terrain et de match, où Sarko aurait comme par avance gagner, il a déjà perdu. C'est toute la société française, pour ceux que l'on entend, qui a refusé l'invitation, et l'a convoqué au tribunal des choses qu'on peut dire et des choses qu'on peut pas dire : tribunal donc, mais pas terrain.
Et je persiste ce n'est que le début, les tirs croisés, les tirs de barrage, les mobilisations contre l'homme et sa malignité, "sa haine de la démocratie" et sa volonté en fait de nuire au plus grand nombre sont devant nous. Là ce ne sont que des vaguelettes de nature préparatoires, un échauffement, le tsunami de la diabolisation tout azimut est devant nous.
Et ça marchera, on se rassurera en votant pour quelqu'un qui aura des idées, quelques unes, mais qui globalement promettra tout plein de choses super chouettes, mais de ne rien bouleverser du tout. On pourra continuer à bloger à l'infini sur ce qu'il aurait convenu de faire, mais qui n'a pas été fait, on pourra dénoncer l'immobilisme, et donner dans le lyrisme du Yaka comme dirait mon ami PMB. Et puis un autre bonhomme se pointera, de gauche ou de droite, et tentera le discours de vérité, s'engagera à agir, et on le clouera au pilori, et ainsi de suite....
Rédigé par: Matéo | le 22 septembre 2006 à 08h28
Vous me reprochez de ne pas répondre à votre note et surtout à son argumentation. C’est difficile de le faire car vous raisonnez en termes de stratégie. Je ne conteste pas le fait que NS souhaite être le prochain président de la république et dans ce qui faut bien appeler sa campagne électorale il pose des problèmes réels, ceux que connaissent tous nos concitoyens. Alors de deux choses l’une : Ou je vous suis dans votre raisonnement et alors je dois considérer que poser les vrais problèmes c’est du calcul politique, de la stratégie, du populisme et je vous dis Eric vous avez raison, NS ne fait que ça et dans ce cas je me sens manipulé ou alors je vous dis ce que je pense réellement à savoir que NS a eu raison de dire ce qu’il a dit. Les juges perdent le sens de la mesure et il est bon de faire un rappel à l’ordre. Un juge fusse t-il un haut magistrat n’a pas à condamner la répression et demander plus de prévention, Il est là pour faire appliquer la loi point barre . Il y a problème et ce n’est pas moi de la France d’en bas qui le dit, ce sont des préfets. Il me semble que dans ce pays il y a une élite qui pense bien ( journalistes bien sûr, show biz…et d’autres ce que l’on appelle les intellectuels) et la France d’en bas qui ne doit pas penser sauf ce qu’on lui demande de penser, c’est cela la manipulation. Si NS tient le discours de cette élite c’est bien dans le cas contraire il est cynique, stratégique etc…Si la gauche condamne cette position c’est par idéologie et miss sondage beaucoup plus terre à terre prend ses distances avec cette gauche bien pensante et dont le discours se voudrait dominant ce qui lui vaut sans cesse des rappels à l’ordre mais qui lui permet de distancer largement ses rivaux : sincère ou stratége ?. Et croyez vous que Fabius le fossoyeur de l’Europe ne s’est pas positionné uniquement par stratégie afin de pouvoir survivre politiquement ? Nous ne sommes ni dupes ni imbéciles nous savons très bien que dans le discours politique il y a une large part de stratégie. Perso je m’en moque, cela ne m’intéresse pas, je veux que les problèmes soient posés et que l’on trouve des solutions afin qu’ils soient résolus. D’autres pays ont réussi ou sont en passe de réussir. Le reste c’est de la littérature et je n’en ai que faire . C’est vrai la France d’en bas a des raisonnements simples pour ne dire simplistes n’est ce pas ce que pensent les « élites » ?
Rédigé par: flamant rose | le 22 septembre 2006 à 10h16
Il est un fait - c' est tout au moins moins mon impression - que les commentateurs ne traitent les positionnements de NS qu' en terme de stratégie en oubliant souvent d' en vérifier la cohérence avec ses discours et que dans la perspective de la rivalité (dont on a du mal à saisir le champ et la profondeur et dont on nous rabat les oreilles) entre lui et Chirac et/ou Villepin.
Ayons aussi une pensée pour les tenants du PS au sujet duquel les commentaires se limitent à la palinodie des candidatures.
Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 10h52
La stratégie de NS ?
POur moi elle est claire : Diviser pour mieux régner!
Il saute sur le moindre fait divers pour désigner un bouc-émissaire. Il cherche à lézarder la société en montant de clans, en montant les uns contre les autres. Si les problèmes existent ce n'est certainement pas de cette manière (médiatico-politicienne) qu'ils se résoudront. Mais dans le contexte de la course à l'Elysée peu importe, ce qui compte c'est le tapage et les embrouilles qui en résultent. Cela permet en effet à NS d'apparaître dans les médias, de monter des phrases chocs (le poids des mots, le choc des photos) afin d'exister sur la scène médiatique.
Cette stratégie sera peut-être pour NS mais je doute qu'elle soit bonne pour le pays.
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 11h19
"Cette stratégie sera peut-être payante pour NS ..."
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 11h21
Voilà qui vient de sortir sans l' aide de Sarkozy et qui est un exemple frappant du laxisme de la magistrature ainsi que de la misère sociale qui absout les dangereux criminels.
Cela montre aussi que l' école est aussi un lieu de fermeté contrairement à ce qu' on prétend.
(Entre nous, j' ignorais que le touche-pipi était devenu un délit.
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Quatre enfants renvoyés de maternelle pour attouchements à la récréation
AVIGNON (AFP) - Quatre enfants de cinq ans ont été renvoyés de leur école maternelle, à Jonquières (Vaucluse), accusés d'avoir contraint une petite de quatre ans à des attouchements durant la récréation, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Selon la Provence et le Dauphiné Libéré, les faits se sont produits la semaine dernière à l'école Frédéric-Mistral.
L'inspection académique du Vaucluse a confirmé que les enfants avaient été renvoyés, sans pouvoir préciser si la décision était définitive.
Interrogé par l'AFP, le magistrat de permanence au parquet de Carpentras a indiqué manquer d'informations sur ce qui s'était exactement passé: "Il n'y a pas vraiment de témoins: ni adultes ni enfants. Ils ont essayé de déshabiller une petite fille. On ne sait pas s'il n'y a pas un peu plus". "Les gens s'affolent. On oublie qu'on a tous joué au docteur", a-t-il ajouté.
Une enquête a cependant été ouverte, notamment sur les conditions de vie des enfants, "pour voir s'ils ne sont pas perturbés".
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Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 12h15
Sarko anticipe sur son bilan critiquable et sur une reprise eventuelle des émeutes en banlieue en désignant des boucs émissaires. La limite de sa politique du tout repressif, ce n'est pas l'attitude des juges. C'est en aval, en prison, qui est la meilleure école du crime et du terrorisme. Dans l'état actuel du système carcéral qui n'est pas près d'évoluer, la politique préconisée par Sarko nourrirait le crime et le terrorisme. Et ça lui reviendrait en pleine figure s'il était élu.
Rédigé par: gimik | le 22 septembre 2006 à 13h56
Je constate qu' un des grands arguments contre une politique dite "répressive" est, comme il est dit plus haut, que la prison est une école du crime. L' argument n' est pas neuf.
Je suis prêt à l' accepter (sans toutefois en tirer toutes les conclusions extrêmistes) mais entre les "vérités assénées" et la "vérité vraie", quelle est la réalité ?
J' ai lu ou entendu quelque part que globalement la récidive (et retour en prison) en matière de délits était de l' ordre des 30%. Cela signifie que, au moins pour 70% des délinquants, la peine carcérale produit un effet; c' est mieux que le verre à moitié vide.
Quant aux 30% restant, qu' est ce qui permet de distinguer entre l' influence du milieu carcéral ou du milieu extérieur ou du facteur purement personnel ?
S' il existe des statistiques précises et fines ainsi que des études concluantes sur le sujet, j' apprécierais d' en avoir les références.
Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 14h37
Pour rire.
Il y a quelques années, j'avais demandé à mes élèves, le jour de la sortie, de me raconter une bêtise faite dans leur enfance. Alors que je m'attendais naïvement à de la boulette de papier mâché, voilà des filles qui me racontent comment un garçon avait parié qu'il se déshabillerait devant elles, comment elles l'avaient laissé faire... et comment elles l'avaient dénoncé ensuite ! Tout ça raconté le sourire aux lèvres. Mais attention, pas de la caillera, pas de la taspé : des demoiselles du meilleur monde, et sympathiques comme tout, qui, quand je les revois maintenant qu'elles ont adultes, sont de bonnes mères de famille n'ayant strictement rien à voir avec des mange-bitume-la-nuit. Ce serait aujourd'hui, les enverrait-on tous chez les flics, les psys, les juges ?
Pour pas rire.
- Si la petite fille de Jonquières n'était pas d'accord, pourquoi aurait-elle dû accepter ?
- A quoi rime tout ce vacarme qui ne servira à personne, sauf aux médias qui en font leurs choux gras équivoques ?
Rédigé par: PMB | le 22 septembre 2006 à 14h51
"Je suis donc pour que nous fassions un effort exemplaire en la matière. C'est l'intérêt de tout le monde", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Il faut qu'on aide les personnes à se réinsérer", car "ça ne sert à rien de faire des prisons l'école du crime ou l'école de l'extrémisme". Nicolas Sarkozy (qui dit tout et son contraire)
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060213.OBS6268.html
Rédigé par: gimik | le 22 septembre 2006 à 14h56
POur compléter gimick :
""Je suis persuadé que la sanction ne suffit pas. La question de la sécurité, c'est une question de société qui va bien au-delà de la sanction, même si celle-ci reste nécessaire", a-t-il dit en réponse à ceux qui lui reprochent de s'attaquer à la prévention ou au contraire de ne pas s'y intéresser.
Nicolas Sarkozy a souligné que l'augmentation des violences aux personnes démontrait "les limites à l'action des forces de sécurité"."
Extrait de :
http://www.liberation.fr/actualite/reuters/reuters_france/204192.FR.php?rss=true
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 15h17
Ci-aprés le texte d' un discours de NS lors d' une convention UMP sur la Justice.
Je pense que le contenu de ce discours, plutôt que des petites citations rapportées, montre la cohérence de ses propos.
Ayez la patience de le lire; c' est tout de même un peu plus développé qu' une manchette de journal.
http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=195
Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 15h21
Merci pour le lien Erick
S'il y a des professionnels du Droit qui fréquentent ce blog ils pourraient commenter ce long laius.
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 15h36
Je ne pense pas qu' il faille absolument être un juriste pour comprendre ce qui est dit de l' indépendance de la magistrature et du problème des prisons.
Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 15h56
Je pense que le score du FN est bien plus élevé que la presse ne le laisse apparaître, il est donc indispensable pour NS de rattraper cet électorat. Ce qui semble marché quand on lit les blogs (bien que il fasse être très prudent quand on connaît la force de frappe Internet de l’UMP et du PS) ou que l’on entend les commentaires dans les lieux publiques.
De plus il est menacé par Ségolène Royal sur ce thème. Sa stratégie consistant à attaquer les magistrats a pour but de marginaliser Ségolène Royal sur ce thème, qui sera central dans la campagne. Il est évident que la majorité des magistrats est de tendance socialiste et que le manque de sanction suite à l’affaire Outreau les a décribilisé pour longtemps Le PS n’étant pas crédible sur ce terrain.
Toutefois sa stratégie est confuse, sans ligne directrice, il va dans toutes les directions et souvent contradictoires. Je ne pense pas qu’il sera élu car son thème de la rupture correspond surtout à une insécurité dans le travail, et il ne faut jamais oublier que la première insécurité est le chômage.
Rédigé par: Ged | le 22 septembre 2006 à 16h27
Désolé, Ged, pas d’ accord.
La stratégie de Sarko, si stratégie il y a, est d’ appeler un chat un chat et ce dans la logique d’ un dessein plus général. Voir par exemple ce dont on parle plus haut : la critique de la magistrature rapporté au discours prononcé il y a cind mois traitant de ma justice et de l’ emprisonnement.
Rattraper le FN ? Oui sans doute mais sans faire pour autant du suivisme. N’ a-til pas dit plusieurs fois qu’ il voulait représenter une droite qui n’ avait pas honte de ne pas être la gauche ?
L’ insécurité du travail ? Alors que les 35 heures ont amené baisse du pouvoir d’ achat donc baisse de l’ activité, il veut libérer le temps de travail pour produire l’ effet inverse.
Y a-t-il une stratégie dans ses discours sur l’ enseignement, la formation et l’ orientation professionnelle, dans ses propos sur la nation, l’ europe, les relations internationales y compris avec les USA ?
Avoir une vision étendue sur tous ces sujets, est-ce aller dans toutes les directions ?
C’ est sans doute un des personnages politiques qui, aujourd’hui, a le discours le plus étendu et le plus complet. On peut ne pas être de droite, ne pas vouloir qu’ on touche aux régimes spéciaux de retraite, ne pas vouloir qu’ on supprime la carte scolaire, etc … et donc ne pas voter pour lui. Mais à le lire (ou l’ entendre complètement, pas les extraits du JT) on ne peut nier qu' il présente un projet cohérent, pas un plan tactique.
Rédigé par: Erick | le 22 septembre 2006 à 17h16
Pas de stratégie Sarko ? Non, il se dirige au vent, au pifomètre, surtout pour accéder au trône Elyséen.
Concernant le tribunal de Bobigny, il sembreait qu'il ait été audité en 2005, audit dont les conclusions contredisent les "vérités assénées" par NS :
" Un audit du tribunal de Bobigny datant de 2005, publié dans Le Monde de samedi, contredit les affirmations de Nicolas Sarkozy. Il montre, statistiques à l'appui, que les magistrats du parquet y sont de plus en plus répressifs.
Il relève néanmoins un problème dans l'exécution des décisions, imputable au manque d'effectifs. Avec 1,89% du budget de l'Etat en 2006, la justice française est une des moins bien dotées d'Europe."
http://fr.news.yahoo.com/22092006/290/jacques-chirac-rassure-les-juges-nicolas-sarkozy-persiste.html
Mais peut-être que NS n'a pas lu le rapport de cet audit ?
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 19h31
réponse à Erik: tu as raison il a une stratégie celle de la girouette, elle change constament en fonction du vent médiatique.
Ps je suis militant de rien du tout.
Rédigé par: GED | le 22 septembre 2006 à 19h45
Pour moi la strategie de Sarko est simple:
son bilan sur la securite est nullissime (mais vraiment, c'est une honte vu la mousse qu'il a produit sur le sujet), il cherche donc un bouc emissaire.
" C'est pas moi, c'est les juges"
Il est president d'un parti qui possede la majorite a l'assemblee, et ministre de l'interieur. Il cumule donc le pouvoir executif et le legislatif.
Et il reussit a taper sur le judiciaire, et le gens acquiescent. Qu'est ce qui l'empechait de faire voter les lois necessaires ? Les juges suivent les lois, pourtant non ?
C'est incroyable, ce gars ne respecte rien. Tout ce qui compte, c'est d'arriver au pouvoir et de diviser pour regner.
Rédigé par: nimbus | le 22 septembre 2006 à 20h23
"C'est pas moi c'est les juges"
NS cherche à se dédouaner. La ficelle (la diversion) est grosse.
Pour en revenir au tribunal de Bobigny voici plus d'infos concernant les résultats de son audit :
http://fr.news.yahoo.com/22092006/290/un-audit-de-2005-flatteur-pour-les-juges-de-bobigny.html
la propagande sarkozienne (c'est la faute aux juges) en prend un sacré coup et montre à quelle point la staratégie de NS vise consiste clairement à stigmatiser, "boucemissériser" tel ou tel.
La stratégie : Diviser pour mieux régner. Elle apparaît pour ce qu'elle est : démagogique.
Rédigé par: bernard | le 22 septembre 2006 à 20h31
Et en quoi l'opinion exprimee par le Ministre de l'Interieur mettrait-elle a mal les "fondements premiers" de la democratie ? Quel article de la Constitution ? Quelle loi ? L'antienne de l'independance de la justice est tout bonnement grotesque. L'entendre reprise par Canivet qui a ete nomme a son poste par Chirac finit d'achever la boufonnade.
Rédigé par: Ever | le 22 septembre 2006 à 21h12
Constitution française :
"Titre VIII : DE L'AUTORITÉ JUDICIAIRE
Article 64
Le Président de la République est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire. Il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature.
Une loi organique porte statut des magistrats.
Les magistrats du siège sont inamovibles.
Article 65
Le Conseil supérieur de la magistrature est présidé par le Président de la République. Le ministre de la justice en est le vice-président de droit. Il peut suppléer le Président de la République.
(Loi constitutionnelle n° 93-952 du 27 juillet 1993) " Le Conseil supérieur de la magistrature comprend deux formations, l'une compétente à l'égard des magistrats du siège, l'autre à l'égard des magistrats du parquet.
" La formation compétente à l'égard des magistrats du siège comprend, outre le Président de la République et le garde des sceaux, cinq magistrats du siège et un magistrat du parquet, un conseiller d'État, désigné par le Conseil d'État, et trois personnalités n'appartenant ni au Parlement ni à l'ordre judiciaire, désignées respectivement par le Président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat. " La formation compétente à l'égard des magistrats du parquet comprend, outre le Président de la République et le garde des sceaux, cinq magistrats du parquet et un magistrat du siège, le conseiller d'État et les trois personnalités mentionnés à l'alinéa précédent.
" La formation du Conseil supérieur de la magistrature compétente à l'égard des magistrats du siège fait des propositions pour les nominations des magistrats du siège à la Cour de cassation, pour celles de premier président de cour d'appel et pour celles de président de tribunal de grande instance. Les autres magistrats du siège sont nommés sur son avis conforme.
" Elle statue comme conseil de discipline des magistrats du siège. Elle est alors présidée par le premier président de la Cour de cassation.
" La formation du Conseil supérieur de la magistrature compétente à l'égard des magistrats du parquet donne son avis pour les nominations concernant les magistrats du parquet, à l'exception des emplois auxquels il est pourvu en Conseil des ministres.
" Elle donne son avis sur les sanctions disciplinaires concernant les magistrats du parquet. Elle est alors présidée par le procureur général près la Cour de cassation.
" Une loi organique déterminé les conditions d'application du présent article. "
Article 66
Nul ne peut être arbitrairement détenu.
L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi."
Rien ici qui autorise un ministre de l'intérieur à intervenir, comme vous le voyez.
Quand je lis que 77°/° des Français approuvent Sarkozy sur ce coup-là je me dis que le combat des Lumières est à recommencer de A à Z : la France, ce vieux pays, est retombé en enfance.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 22 septembre 2006 à 22h17
Et je suis gentille en parlant d'enfance.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 22 septembre 2006 à 22h18
Ever écrit : "L'antienne de l'independance de la justice est tout bonnement grotesque."
- Connaissez-vous notre Constitution ? Avez-vous entendu parler de la séparation des pouvoirs entre le législatif, l'exécutif et le judiciaire ?
- En quoi le fait que le Président de la République (quoi qu'on pense de celui-ci) nomme un juge comme la loi le prévoit est-il une bouffonade ?
- Pouvez-vous faire la différence entre ce blogue et le café du Commerce (même si celui que je fréquente a une remarquable cave à bières) ?
Rédigé par: PMB | le 22 septembre 2006 à 22h21
Sarko le dictateur ?
En remettant en cause le travail des juges, le ministre de l'Intérieur remet clairement en question cette notion moderne de la séparation des pouvoirs, énoncée par Montesquieu en 1748. Par là même, il poursuit sa tentative d'ascension au pouvoir. La dictature est-elle l'aboutissement ? Sans affirmer quoit que ce soit, il est bien temps de se pencher sur les actions de Nicolas Sarkozy et de se poser de vraies questions quant à l'avenir démocratique de ce pays.
"Il n'y a point encore de liberté si la puissance de juger n'est pas séparée de la puissance législative et de l'exécutrice"(Montesquieu, De l'esprit des lois). Parce que posséder le pouvoir, c'est être tenté d'en abuser, le pouvoir risque de tendre au despotisme. Il faut donc instituer des contre pouvoirs. Reconnaissant trois pouvoirs dans l'État (législatif, exécutif et judiciaire), Montesquieu pense que la condition de la liberté est que ces trois pouvoirs soient indépendants de façon à ce que chacun contrebalance les deux autres. En remettant en cause le travail des juges, le ministre de l'Intérieur remet clairement en question cette notion moderne de la séparation des pouvoirs, énoncée par Montesquieu en 1748.
M. Sarkozy n'en ait pas à son coup d'essai, il rogne petit à petit les libertés des citoyens français. Avant la justice, il s'en ait pris plusieurs fois à la presse en intervenant auprès des propriétaires des journaux pour faire modifier des articles à sa guise. La vérité l'importe peu quand sa vérité peut être imprimée. Evidemment, la censure concernant Cécilia, l'amour de sa vie, prête à sourire ; mais la censure reste réelle. La proxémique entre le ministre et les dirigeants des journaux est tellement grave que François Bayrou l'a dénoncée, alors qu'il n'est pas vraiment membre de l'opposition. « Oui il faut être ferme en rappelant la proximité qui est la sienne (celle de Sarkozy) avec des responsables économiques extrêmement puissants. C’est une proximité qui est affichée, assumée, et même étalée dans les journaux comme vous le savez. »
Enfin, faut-il rappeler qu'avec les lois qui portent son nom, le ministre a déjà réduit l'espace des libertés individuelles de chacun d'entre-nous. Un exemple, depuis les lois antiterroristes, vous pouvez rester 96 heures en garde à vue, puis passer 20 heures en rétention, soit une semaine à la disposition des enquêteurs ! Avant cette loi, la détention devait être de 24 heures renouvelables une fois et seulement une. Après cela, il fallait un chef d'inculpation et un jugement. Un autre exemple ? Les fouilles de voiture. Depuis les lois Sarkozy, elles peuvent s'effectuer sans indices vous mettant en cause mais sur simple présemption de culpabilité, si je puis dire. Des sceptiques me diront que les honnêtes gens n'ont rien à craindre puisqu'ils n'ont rien à cacher, dans leur coffre ou ailleurs. Pour autant, peut-on accepter des fouilles sur le bon vouloir des forces de l'ordre ?
Un dernier exemple pour la route : aujourd'hui, il suffit de commettre un délit, même mineur, pour que vos empreintes génétiques soient consignées dans la base informatique des forces de l'ordre. Evidemment, cette base ne tient pas compte des peines accomplies. Pas question d'effacer l'ardoise. Mieux, la base peut désormais être consultée avant d'être mis en examen. Il est évident que pour certains crimes (sexuels par exemple), ces mesures sont nécéssaires. Sont-elles légitimes pour tous les délits ?
Pour finir, et c'est là son plus beau coup, le ministre de l’Intérieur, en excellent communicant, semble avoir répondu au sentiment d’insécurité, qui semblait tant préoccuper les Français. Cinq ans après, pourtant, si on fait le bilan des années Sarkozy, peut-on réellement dire que l'insécurité a disparu ? Le plus surprenant, me semble-t-il, est que personne ne remarque les grosses ficelles utilisées par ce nouveau petit Napoléon pour parvenir au sommet du pouvoir.
Une dernière phrase pour rappeler la définition du mot " dictature ": régime politique dans lequel une personne, un groupe, détient tous les pouvoirs en interdisant toute forme de contrôle et toute manifestation d'opposition. Relisez ce qui précéde et demandez-vous sérieusement si Nicolas Sarkozy ne cherche qu'un simple mandat présidentiel. Il serait absolument scandaleux de comparer son ascension et celle d'Hitler en 1933 puisque le président de l'UMP revendique son combat contre le racisme et l'antisémitisme. Pourtant, plus le temps passe, plus je ne peux m'empêcher d'y penser et de crainte l'étincelle qui lui ferait prendre les pleins pouvoirs. Espérons que le futur me contredise. C'est mon plus grand souhait.
Rédigé par: sebchab | le 22 septembre 2006 à 22h23
Et voilààà ! Je me suis fait griller la politesse ! (Et bien, en plus). Dites, Trésor, savez-vous ce qu'est le respect dû aux personnes du troisième âge ? Sauvageon, va ;-)
Rédigé par: PMB | le 22 septembre 2006 à 22h25
Trésor de bienfaits, le sondage est ici:
http://www.alain-lambert.org/documents/Sondage_Securite.pdf
et le rapport "Situation de la délinquance en Seine Saint Denis" écrit par le préfet du 93 est ici:
http://www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-815110,0.html
Il y a effectivement un vide juridique qui permet aux mineurs de moins de 16 ans d'agir sans risque. Un exemple. Il n'y a plus de parcmètre à pièce, tout simplement parce notre société issue des Lumières s'est révélé incapable d'empècher des enfants de les piller.
A mettre les valeurs des Lumières trop en avant, nous sommes simplement devenus fous et stupides. Empècher les enfants de les piller des parmètres, ce n'est pas être faciste, ni renier ses valeurs. C'est en tout cas ce semblent penser 77% des français. Cela vous étonne ?
Rédigé par: Michel | le 22 septembre 2006 à 22h57
Vous vous masturbez le bulbe comme à votre habitude. Ce n'est pas à Sarko ou à un juge du syndicat de la magistrature qu'il faut demander si tel ou tel parquet condamne suffisamment la délinquance. C'est à la police !
Je bosse pour une assoc qui fait de la "réeducation d'adulte", on a souvent à faire avec la police pour certains de nos "pensionnaires" souvent multirécidivistes et bien, je suis catégorique, Sarko est à coté de la vérité. Non seulement certains parquets sont vraiment idéologisés et incompétents mais en plus les jeunes délinquants sont bien conscients de l'impunité qui est la leur. Donc oui, les policiers arrêtent systématiquement les mêmes qui sont relachés le lendemain ou jamais condamnés à de la prison ferme.
En conclusion , ouvrez les yeux, quittez votre appart du 14eme arrondissement ou votre pavillon cossu des belles périphéries et renseignez vous sur la réalité du terrain.
Rédigé par: XTime | le 22 septembre 2006 à 23h09
Michel et Xtime, s'il y a bien vide juridique, est-ce la faute des juges ou du législateur ?
L'ump a la majorité absolue au parlement depuis 4 ans. Pourquoi essayer de faire porter le chapeau de son échec en matière de délinquance sur les juges du tribunal pour enfants de Bobigny?
Rédigé par: gimik | le 22 septembre 2006 à 23h38
Il n'y a pas de vide juridique. Les peines prononcées (ou plutot non prononcées) ne le sont pas sous la contrainte d'un vide juridique mais sous l'emprise d'une idéologie.
Rédigé par: XTime | le 22 septembre 2006 à 23h47
Bonsoir à tous.
Il me semble que vos commentaires ainsi que les nombreux discours de sarko mettent en avant deux aspects de sa politique : un projet plutôt cohérent et une stratégie pour arriver aux fonctions qui lui permettraient de l'appliquer.
Je ne vois rien de surprenant à celà, mais sa méthode habile (crudité et brutalité de son "parlé vrai", fragmentation clientèliste, utilisation des différents registres et thématiques de la droite) ainsi que la puissance de sa machine politico-médiatique ont de quoi effrayer et exaspérer.
Calculer et prendre des postures fait partie du "jeu" dont on/ils/il nous saoule, pour des résultats décevants quelqu'aient été les hommes concernés (Chirac et ses 1ers ministres, Sarkozy dans ses différents ministères...)
Et je doute que cet homme là puisse faire ce qu'il annonce, car il n'arrive décidément pas à faire preuve d'autant de dureté (qu'il croit éducative)avec lui même qu'avec ceux qu'il dénonce.
De plus, compte tenu des excès qu'il s'autorise dans le cadre de son plan stratégique et de la lâcheté dont il fait preuve face à ses piètres performances, l'on peut légitimement se demander par quoi d'autre nous devrions en passer pour qu'il puisse achever son dessein, son "projet pour la France".
Je m'interroge sur le pouvoir réel de celui-ci, qui se veut et se rêve puissant, quand, au terme de 4 ans au sein des gouvernements successifs, il ne trouve plus rien d'autre que d'accuser son voisin (pauvre Clément qui ne souhaitait qu'aller en paix au bout du cycle Chirac)et ses troupes, afin que son échec à l'Intérieur n'apparaisse qu'en cause secondaire de l'échec de l'action menée pour la sécurité.
Quelle influence a-t-il eu en conseil des ministres ou auprès des fonctionnaires de Bercy? Comment un homme si intelligent a-t-il pu voter les budgets très faibles de la Justice, tout en promettant de sécuriser le pays? Pourquoi avoir toujours voulu en tant que ministre ne considérer des problèmes de société que par le petit bout de la lorgnette "sécuritaire"?
S'est il planté où est-ce calculé? Echec non avoué ou cynisme et mensonge?
Avec davantage d'humilité, d'honneteté et d'ouverture de la part du petit homme, je n'aurais sans doute pas posé ces questions mais reprendrais probablement la formulation de Michel "comment mettre fin à la culture de l'impunité (et j'ajoute donner une vraie égalité de statut entre les Français, dans le travail, la vie etc...), sans se comporter en salaud ?"
Je pense que la communication et le relationnel sont indispensables à la réussite d'une entreprise, mais qu'il faut aussi de la compétence et le navire France n'est pas une petite PME dont on tutoie et nomme par son prénom les employés comme il s'est plu et se plait à le faire dans ses fonctions...
Comme en plus les frères Sarkozy ne semblent pas avoir le sens du "business" (faillite de l'industrie du frangin l'année dernière et de sa candidature à la présidence du MEDEF), je souhaite à Nicolas autant de réussite que son frère dans l'étape électorale.
PS: Vive la rupture, l'inverse de ce qui va mal, non à la rupture qui casse ce qui est juste et fonctionne de façon acceptable.
Rédigé par: Séverin | le 22 septembre 2006 à 23h50
@Michel et Xtime
On est d'accord, sur l'impunite des jeunes deliquants. Et svp, ne venez pas nous sortir du "vous etes des bourgeois qui sortez jamais de chez vous" merci, je me suis fait tabasser trois fois, je sais ce que c'est que l'imbecilite.
Ce dont on parle, c'est autre chose. La justice manque de moyen. Soit. La justice manque de reponses adequates. Soit.
Mais qu'un homme de pouvoir (double faut il le rappeler, ministre et chef de majorite) foule au pieds les principes de la bienseance republiquaine c'est insurportable.
Cet homme est venu, claironnant, fanfaronant, annoncer qu'il allait nettoyer les citees, et se retrouve deux ans plus tard, avec un bilan desastreux.
Et cet homme la se permet de critiquer ce qu'il y a de plus sacre dans une democratie, la Justice.
Allez lire "journal d'un avocat", blog celebre, et vous verrez qu'en premiere ligne de la realite, il y a les membres du corps judiciaire.
Les juges sont confrontes tous les jours a la douloureuse question de la sanction. Prison ou relaxe ? Impunite ou ecole du crime ?
C'est une question complexe qu'on ne peut resoudre qu'avec de grands debats et certainement pas a coups d'ideologie primaire, de concepts boutoirs ou de je ne sais quelle autre niaiserie digne du plus bas des cafes PMU.
La realite est complexe, mais la verite est simple. La verite, c'est que Sarkozy a ete nul sur toute la ligne, en jouant la provoc, en supprimant la police de proximite, et en croyant que les formules incantatoires pouvaient remplacer un bon budget de la justice.
Evidemment on l'attend au tournant. Et evidemment, il soigne ses arrieres.
Et c'est pas parceque quelqu'un parle fort, qu'il a raison. N'importe qui peut decrire un probleme. Proposer une solution constructive, c'est plus difficile et, apparemment, hors de porte du petit Napoleon qui reve d'etre calife a la place de l'escroc.
Tant qu'il sa'agit de radar automatiques, ca va, les resultats suivent, les idees primaires marchent. Quand on parle de ministere del'economie ou de l'interieur, aie ca coince.
Ce monsieur a eu la latence d'appliquer ses idees pendant trois ans. Ben desole, ca coince, son bilan est nul. Qu'il parle fort n'y change rien. Il a eu des occases, il a pas transforme l'essai. C'est un echec.
Rédigé par: nimbus | le 23 septembre 2006 à 00h57
Un bilan sur la délinquance et la criminalité ne peut s'évaluer que sur le seul ministère de l'intérieur. La Justice est un maillon essentiel de l'évaluation de ce bilan. N'oublions jamais que la police est un outil de la Justice et pas l'inverse.
Je ne vois pas comment on peut dire aujourd'hui que la politique de sarko à l'intérieur est un échec sans chiffres ou arguments vérifiés et analysés correctement.
Rédigé par: XTime | le 23 septembre 2006 à 01h05
Qui vous parle de nier les réalités du terrain? Les sociétés fortement inégalitaires ont toujours suscité une délinquance importante, y compris chez les enfants. Lire ou relire Les Misérables (ou Oliver Twist). Avant les grands travaux du Second Empire les ruelles du centre de Paris étaient des coupe-gorges; le quartier Saint-Marcel quant à lui a longtemps été considéré comme le repaire des canailles. Rien de nouveau sous le soleil.
Si tout ce que vous avez à proposer comme solution avec Sarkozy c'est de forcer la main des juges pour qu'ils mettent en taule tous les enfants de cas sociaux plus ou moins délinquants ça va faire du boulot : des locaux à construire, des gens à embaucher, à former...Un vrai fromage pour la délinquance en col blanc. Une taule par quartier pourri au moins. Mais c'en est une bonne idée économiquement parlant! Les gars, vous pensez que vous êtes les sauveurs de la France et de mon sac à main du troisième âge et vous avez raison. Je m'en rends compte, en l'écrivant. C'est comme si j'avais eu un voile sur les yeux et qu'il se soit soudain déchiré!
N'oubliez pas les murs, autour des taules, très très hauts les murs sinon on vous trouverait laxistes. Le plus sûr ce serait de les attacher, en plus, on ne sait jamais, car ces mômes-là ont la ruse dans le sang.
Et puis quand les juges auront pris l'habitude d'enfermer les jeunes selon le bon vouloir du Président-de-l'intérieur que nous aurons grâce à vous, on leur "conseillera", par le biais d'une nouvelle loi dite "à la tête du client" de mettre à l'ombre un peu n'importe qui, tiens, au hasard, les gens qui se "masturbent le bulbe"(comme c'est bien dit) ou ceux qui les côtoient. Même Xtime, à ce compte-là, pourrait se trouver pris dans la nasse, sans qu'on lui dise jamais pourquoi il a déplu. Lire ou relire l'Ingénu de Voltaire.
Rédigé par: Trésor de bienfaits | le 23 septembre 2006 à 01h07
Ne nous ressortez pas une longue litanie aux teneurs pseudo-liriques. Zola & co c'est une autre époque. La délinquance de l'époque n'a rien à voir avec les phénomènes de guérilla dont on parle maintenant.
Votre bien pensance n'arrangera rien, bien au contraire. Elle est même au pouvoir en France depuis 3 décennies.
Rédigé par: XTime | le 23 septembre 2006 à 01h11
@Xtime
je quantifie l'echec de Sarkozy en matiere de securite de la meme maniere qu'il le fit vis a vis de ses predecesseurs. Les violences aux personnes sont en hausse de 15 % depuis qu'il est arrive.
C'est la meme base d'evaluation que celle qui lui servit de campagne-tramplin pour se faire remarquer.
C'est bien beau de venir dire: on va regler tout ca, vous allez voir, ca va changer, et puis de revenir en disant : ca n'a pas marche, mais ce n'est pas de ma faute.
Ou bien il aurait mieux fait de se taire avant, ou bien il ferait mieux de se taire maintenant. Dans les deux cas, il parle trop, c'est tout.
Il y a des gens (les juges) qui ont tire la sonnette d'alarme pendant 10 ans. 10 ans, c'est long. Venir leur faire porter le chapeau, ce n'est pas simpliste, ce n'est pas injuste, c'est tout simplement degueulasse.
C'est tout. Ce monsieur n'a aucune fierte, aucun honneur. Rien. De ce qui fait un homme, il n'en est pas pourvu. Il aurait pu dire " ca va etre difficile" ou "j'ai echoue". Ni l'un ni l'autre.
L'echec de sa politique primaire sur un sujet complexe, il en est le seul responsable.
Rédigé par: nimbus | le 23 septembre 2006 à 01h26
Malheureusement, la meilleure "réponse" aux attaques populistes de Sarkozy contre la justice n'est pas politique, mais vient des magistrats eux-mêmes.
Donc, elle n'a pas le même impact médiatique, les magistrats apparaissant comme défendant leur corporation, leurs privilèges, loin des "petites gens" qui souffrent de l'insécurité etc. et alimentent encore plus la ésonance des propos de Sarkozy.
Les politiques, eux, répliquent sur le thème de la sécurité et non sur celui de la justice, ni d'un nécessaire rappel de la procédure pénale en France (les gens connaissant mieux la procédure US, via les séries TV - Law & Order- et les films). Et comme l'indique Eric Dupin, c'est un piège, le même qu'en 2002, le même qui est tendu depuis 5 ans. Lutter sur le terrain de Sarkozy n'est pas la bonne solution, pour l'opposition républicaine, sinon pour le FN, qui continue à en conserver la position dominante.
Quand les médias et les politiques pourront-ils dire enfin, que la répression policière est un élément -seulement- de l'appareil pénal (Loi - Ministère Public - Police - Justice), et que la répression systématique est un aveu d'échec.
Entendu (en substance)récemment dans un reportage sur les gendarmes guyanais: "il faut être sur le terrain, allier la proximité avec les illégaux brésiliens, violents et armés, à une meilleure connaissance du terrain, de leurs réseaux, en dénouant aussi parfois leurs conlits internes (nous rendant ainsi indispensables, créant des réseaux d'informateurs) à des démonstrations de notre force quand il le faut, sans l'utiliser, et ne l'utiliser qu'à bon escient sur des objectifs ciblés, en essayant d'isoler les fauteurs de troubles des autres. Il nous faut éviter de donner le sentiment d'injustice, mais d'apparaître utiles." Ca, c'est intelligent, comme attitude, non? Et efficace, en tous cas.
Rédigé par: Nicolas | le 23 septembre 2006 à 06h02
Sarkozy ne changera rien à la tendance lourde de l'insécurité. Il n'est ni meilleur, ni plus mauvais que les précédents ministres de l'Intérieur.
la séparation des pouvoirs n'est qu'un idéal. D'un point de vue pratique, les pouvoirs doivent collaborer entre eux. Le juge n'est pas dans une tour d'ivoire. Ce n'est que de l'interaction que nait l'équilibre, pas d'une séparation illusoire.
S'offusque-t-on lorsque le conseil de la magistrature fait des commentaires sur les lois? Je n'ai alors pas vu beaucoup de journaux crier aux loups. Pourtant c'est une atteinte à la séparation des pouvoirs si on pousse ce raisonnement jusqu'au bout.
Sarkozy attaque une poignée de juges, mais en quoi les juges ne seraient-ils pas criticables? C'est comme si en France les juges seraient infaillibles, alors qu'ils commettent des bourdes comme tout le monde. Ils font leur travail en toute impunité, ce qui est une condition nécessaire d'indépendance. J'aurais aimé que, au lieu de s'arquebouter uniquement derrière des principes comme à Outreau, la justice sache faire à l'occasion un mea culpa, bref être humaine en reconnaissant ses erreurs.
La démocratie ce n'est pas du figé, mais un dialogue permanent.
Que les juges critiquent les lois ou qu'un membre de l'exécutif critique les juges, cela peut aussi créer un débat nécessaire. Sarkozy en tant que ministre de l'Intérieur n'a aucun pouvoir pour forcer la décision d'un juge. Il en serait autrement s'il devenait président de la République. C'est sans doute sous-estimer son intelligence ou surestimer la profondeur de ses convictions que de penser qu'il se hasarderait au même type de commentaires une fois élu.
Rédigé par: undeplusundemoins | le 23 septembre 2006 à 09h27
Béni soit dieu ! Il m’a fait don d’un miracle ! Et c’est pour récompenser mon saint zèle à le louer urbi et orbi, j’en suis sûre comme dieu et dieu font quatre ! Regardez dans Marianne la photo où le futur Sa Majesté Nicolas 1er serre la main de Saint Georges ayant terrassé le dragon Saddam Hussein. Tout le monde sait bien que le seul défaut de Sa Majesté est sa taille, qui lui aurait interdit la Légion Etrangère où tant de ses méchants ennemis auraient aimé la voir s’engager. Et on constate, en voyant SM et Saint Georges pris successivement à côté de cette traînée d’Angela Merkel dans ses vestes de chauffeur de bus (qu’est-ce qu‘elle a de plus que moi, hein, hein ?), que le dragoncide est plus grand que mon idole après dieu. Or, sur la photo où posent de concert les deux Maîtres du Monde, SM a l’air aussi grande que Saint Georges. Comme SM, bon sang, ne saurait mentir et monter sur un tabouret, je ne peux croire que ceci : elle lévite ! Elle marche sur les os (de ses ennemis vaincus) !
Bien. Quand je vais réussir à la voir, il faudra que je lui demande de chasser mes verrues.
Rédigé par: Soeur MST | le 23 septembre 2006 à 10h01
J'invite les lecteurs de ce blog a lire le billet de Maitre Eolas.
Le pompier pyromane
Rédigé par: Nimbus | le 23 septembre 2006 à 10h12
La maniere dont Nimbus (le bien nommé) fait l'impasse totale sur :
1 - la mise en place par sarko d'un organisme indépendant de statistiques sur la délinquance avec de nouvelles prises en compte des délits et des crimes. Ce qui explique pourquoi il est osé de comparer les chiffres de maintenant à ceux d'il y a 10 ans.
2 - Si en admettant, que quoi qu'il en soit, ces chiffres étaient en augmentation, le fait que sur 1632 comparutions au tribunal de bobigny, 1500 ont été relâché de suite. Sauf erreur de ma part, cela fait 1500 caïds dans la nature à nouveau. Et qui se devra de les arrêter à nouveau ? La police. Et comment se constituent les statistiques ? Par leurs interventions.
3 - Nimbus occulte aussi l'indéniable endoctrinement des juges "rouges" affiliés au SM.
Fin de la démonstration (ca semblait pourtant simple).
Rédigé par: XTime | le 23 septembre 2006 à 10h22
Sarko-le-malin s'est bien arrangé par son brouhaha pour qu'on ne parle que de la partie judiciaire de la lettre du préfet du 93, beaucoup moins de la partie qui concerne l'"intérieur".
Concernant les juges on comprend que le préfet se lache un peu puisque ce n'est pas son ministère. Mais ce n'est qu'une petite partie de sa missive (censée rester interne). Le reste, 5 ou 6 points sur 7 concerne l'"intérieur". Et s'adressant à un supérieur hiérarchique, on comprend qu'il y mette un peu la forme quand il critique l'action de son propre ministère. Mais si ce n'est pas la description d'une défaillance politique, qu'est-ce que c'est ?
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20060920/815110_note-prefet9-3.pdf
Rédigé par: gimik | le 23 septembre 2006 à 10h26
Ecoutez, Mr Xtime, j'ai d'autre choses a faire plus constructives que de chipoter avec vous sur la teneur des statistiques.
Il me semble que la reaction des prefets est clair et sans appel: de nettoyage il n'y en a point eu.
Cela dit, je vous invite a lire ce que c'est que l'ordonnance de 45. Un juge respecte la loi, et en France on ne peut pas incarcerer les mineurs , sauf pour crime.
Voila c'est tout. Il ne s'agit pas de volonte deliberee des juges, il s'agit d'impuissance. Leur faire porter le chapeau est abject. Surtour quand on dispose du pouvoir legislatif qui aurait permis de faire la loi qui faut.
Rédigé par: nimbus | le 23 septembre 2006 à 10h30