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« Boule dure | Accueil | Confusion socialiste »

22 août 2006

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Voici les sites qui parlent de Lignée mitterrandienne :

Commentaires

Wilson

Politique : Opium du Peuple!

Christophe

Ségolène se place dans la lignée mitterandienne dans la perspective de l'élection présidentielle parcequ'elle sait que françois mitterand est le seul socialiste à avoir remporté cette élection. Le problème du PS n'a jamais été le programme. Il a toujours eu des idées et des hommes pour les inventer. Ce qui lui manque ce sont des stratéges; des hommes et des femmes qui aient l'intuition politique capable de réaliser leurs ambitions. Souvenons-nous de Lionel Jospin expliquant dans un soucis de "cohérence programmatique" que son programme n'était pas socialiste.
Utiliser une vieille ficelle c'est toujours plus malin que se tirer une balle dans le pied.

Siganus Sutor

Qui sait, ayant démarré à gauche, elle finira peut-être un jour à l'extrême droite, avec ou sans François, avec ou sans francisque.

jib

Ca y est c'est la reprise ?
Vous avez passé de bonnes vacances j'espère.

Ségolène est en tête des sondages. Elle semble assurée d’emporter l’investiture au PS.
Pourquoi prendrait-elle le risque de s’exprimer ou de présenter un programme ?

Elle garde de la marge de manœuvre pour la suite.
Les militants PS se contentent de quelques phrases, quelques poncifs, d’une pensée au père.
Les Français veulent-ils vraiment autre chose que de vagues slogans ?
Je ne pense pas, ils sont même prêt à croire au projet socialiste (+ de 40 % des sondés …).

DSK, Fabius, Lang l’attaquent sur son programme mais personne ne s’intéresse au leur …
Jospin n’incarne pas le « changement » …
C’est une femme, elle rassure face à l’inquiétant Sarko …

Tant que tout ça dure pourquoi Ségo changerait-elle de méthode ?

Gogol

Des attentats à répétition ont lieu en ce moment en Corse, dans l'indifférence générale. Ceci semble n'intéresser personne. En la matière, on a pu constater que Royal n'a aucune solution a présenter. Vous me direz, elle n'en a pas moins que les autres politiques français. Mieux vaut donc se consacrer à la question libanaise, un problème sans doute plus à la mesure de nos chers dirigeants.

Jeremy

"Alors que la candidate la plus populaire du PS en est toujours à nous livrer les prolégomènes de sa pensée, elle commence déjà à radoter. "

Aaaah les vacances, vous ont fait du bien Monsieur Dupin, votre jugement s'éclaircit ! :)

Monsieur Prudhomme

"l'ancien président de la République ... excellait dans l'intuition stratégique et méprisait la cohérence programmatique" cela me parait un peu court. En 1981 il se présentait avec un "programme commun" et 110 propositions si je me souviens bien. Ségolène se situe-t-elle dans cette lignée-là ?

Eric Dupin

Gogol,
Les vacances me font TOUJOURS du bien ! Et je n'ai aucune difficulté à reconnaître que mon jugement sur Royal devient plus sévère à mesure que son manque de densité se confirme. Remarquez tout de même que j'avais pondu, dés le 22 juin, une note intitulée "Creux Royal"...

Prudhomme,
L'union de la gauche autour du "programme commun" avait éclaté en 1977 et ne s'est pas reconstituée avant la victoire de Mitterrand en 1981. Pendant la campagne, celui-ci se référait aux plus modestes "110 propositions". La cohérence programmatique de ces mesures pointillistes était tout à fait discutable.

PMB

On n'aura pas la cruauté de rappeler à quoi ont abouti ces 110 propositions.
Ajoutons que 111, ça aurait été mieux, un joli chiffre, avec une 111° qui aurait été : "Nous proposons de quitter la politique si nous ne réalisons pas les 110 propositions précédentes."

matéo

bonjour à tous, heureux de vous retrouver.

Moi, je m'étonne de lire que les candidats auraient un programme propre. C'est sûrement le cas, mais seul le projet DES socialistes, du PS est aujourd'hui écrit et chacun des candidats ne manquent pas une occasion de dire et de redire que c'est LA feuille de route.

L'approche du moment où sera désignée le candidat officiel est évidemment un temps où la témpérature monte. Le jeu consiste à se démarquer à la marge du copain de bac à sable. Mais finalement pour la collectivité, là n'est pas tant le problème.

Car sitôt le candidat désigné, il ne fait aucun doute qu'à deux trois réactions fielleuses près, nos amis du PS se la joueront "tous unis", "tous derrière le candidat du parti". On se foutera alors au Parti de savoir que telle se réclamait de la filiation mitterrandienne, ou que tel se pensait seul disposer de la stature internationale machin chouette.

Reste que de droite ou de gauche, nous savons très bien le résultat des 14 ans de Mitterrand et des 12 ans de Chirac. L'état du pays n'est non seulement pas mirobolant, sans être catastrophique non plus, mais nos problèmes structurels ne semblent pas générer une convergence des partis en capacité de gouvernement sur les remèdes, à l'instar de notre voisin allemand. Là les divergences demeurent mais les préconisations sont de même nature.

C'est cet apparent détournement de la réalité qui me semble inquiétant. La campagne risque de se résumer au combat de la première femme candidate, de gauche, "mmodérée" (paraît-il) face au candidat liberticide ouvrant la voie au fascisme, à l'obscurité, voulant jeter le pays dans les bras de l'hydre libéral.

Les jeux étaient plus ouverts en 2007, et l'ensemble des citoyens louperait encore le train au profit d'un débat de nature pathologique. Quel dommage !

flamant rose

Madame Royale se dit être dans la lignée Mitterrandiene dites vous. Oui, mais de quel Mitterrand.. Est ce celui de juin 1981 qui a décidé l’augmentation du SMIC, des allocations familiales, du minimum vieillesse, qui a décidé de relancer la consommation populaire afin d’éradiquer le chômage, qui en décembre 1981 a fait adopter par le parlement la loi sur les nationalisations, qui a ramené par ordonnance la durée hebdomadaire du travail à 39 heures. En clair celui qui a fait illusion 1 an. Est ce au contraire le Mitterrand de 1982, celui qui a dévalué le franc 2 fois en un an, qui a bloqué les prix, les salaires, les loyers, qui a doublé le déficit commercial,. En clair la fin des illusions et le temps de la rigueur. Est ce le Mitterrand farouchement opposé aux institutions, hostile à la constitution de 1958, opposé à l’élection du président de la république au suffrage universel ou le Mitterrand qui s’est accommodé de cette constitution en étant le premier à profiter de la cohabitation . N’a t-il pas dit en 1986 à Solutré je cite « avant moi les institutions étaient dangereuses, après moi elles le redeviendront ». Est ce le Mitterrand devenu socialiste 15 jours avant le congrès d’Epinay ou celui qui fut décoré de la francisque, celui qui prit la défense de Pétain, celui qui fit entrer une cinquantaine de député FN à l’assemblée nationale et qui joua avec ce parti pour affaiblir la droite. Est ce le Mitterrand qui a aboli la peine de mort en 1981 ou celui qui s’est prononcé pour la peine capital d’un militant communiste en 1957.Est ce le Mitterrand qui….etc, etc. Madame Royale doit sa carrière à François Mitterrand, elle a au moins la reconnaissance du ventre (ne vous méprenez pas sur cette expression sans arrière pensée !!). Mais tout cela ne fait pas un programme. Après tout elle joue sur le fait que les français ont la mémoire courte. Et puis elle sait que l’élection présidentielle se fait toujours sur des critères de politique intérieure. Michel Rocard vieux routier de la politique a eu raison de dire que l’on ne confiait pas un 30 tonnes à quelqu’un qui vient d’avoir le permis poids lourd. Rocard est socialiste me semble-t-il.

Camille

La démagogie de la classe politique ne connait pas de limites. On croyait avoir atteint le fond avec Mitterand. Il y eut Mitterand II. On croyait en avoir fini, mais il y eut Chirac. C'était la der des der, promis juré. Chirac II fut porté en triomphe. Aujourd'hui, les finances publiques sont dans un état calamiteux, rendons grace à l'euro d'avoir permis aux gouvernements successifs d'enfoncer un peu plus le pays dans les sables mouvants. L'état des services publics est lamentable: justice, santé, éducation,... Quant à l'état d'esprit tout court, c'est un cauchemard: la retraite à 55 ans, la société de loisirs! Rajoutons des banlieues en flammes, une probité publique introuvable, des députés à la petite semaine atteints de dyarhée législative, et vous avez le portrait d'une république bananière. Le doute n'est plus permis: c'est Royal qu'il nous faut. Elle seule peut nous emmener plus profond.

le gauchiste repenti

Entièrement d'accord avec votre analyse, à ceci près qu'on pourrait le dire de TOUS les candidats à la candidature socialiste (car après tout MM. Lang, Fabius ou Strauss-Kahn n'ont pas davantage une vision du monde ou une pédagogie politique). On pourrait du reste dire la même chose de gens comme François Bayrou...
Depuis quatre ans, le débat politique français se fait en fonction des prises de position de Sarkozy, car il est le seul, parmi les prétendants sérieux à l'Elysée, à parler du fond, à avoir une vision claire de la société (qu'on soit pour ou contre ce projet n'empêche pas qu'il est à peu près le seul à avoir un discours réellement structuré).

Eric visiteur

Eric,

ce n'est pas sympa d'avoir ce grand sourire à l'evocation de Jack LAng que l'excellente journaliste du Monde allait oublié de citer pendant Cdans l'air.

Jack Lang a tout de meme fait un effort énorme d'imagination pour s'expliquer sur les 50000 voix qu'il a entendu aux Vieilles Charrues.

LIBERATION 22 aout 2006 - petites précisions qui vaut bien d'etre donnéesur les 50000 voix qui scandaient "jack président"

"«Mes propos sont à lire comme un raccourci de l'enthousiasme qui m'a accompagné toute cette journée.»

EH bien voila comme cela c'est tellement plus ..... plus clair ? peut-etre . Efficace j'en doute.

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MAIS il y a mieux, a la lecture d'un article du Point sur le nouveau livre (il arrete pas) de jack Lang qui cette traite de la fiscalité.

Message a suivre

Eric visiteur

JACK LANG (mitterandien aussi) et la vision fiscale de l'impot sur le revenu . Il y a des surprises.

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Interviewé sur son nouveau livre Jack Lang parle de l'impot sur le revenu

"En concentrant l'impôt sur les hauts revenus, on est obligé d'adopter des barèmes très progressifs pour procurer des recettes qui ne soient pas encore plus ridicules qu'elles ne le sont déjà "
"Dit autrement, il est illusoire de fonder une politique fiscale sur le seul niveau des taux d'imposition. Si on ne prête pas suffisamment attention à l'assiette de l'impôt, on en vient souvent à abandonner la proie pour l'ombre ! [...] Pour défendre la justice sociale, il faut souvent cultiver le goût du paradoxe et savoir aller à rebours des intuitions rapides et d'un « bon sens » souvent hostile au raisonnement économique. On verrait alors qu'une baisse des taux marginaux supérieurs de l'IR peut servir la redistribution verticale, à condition d'être couplée à une remise en cause de certaines niches fiscales. "

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DONC ON PEUT RESUMER, le propos: Il faut réduire les taux, tout en supprimant les niches fiscales inadéquates.

Je vous propose la lecture d'un extrait d'un discours de septembre 2005

"Elle (la structure de nos impôts) affiche des taux nominaux d’imposition très élevés, tandis que son assiette est mitée de plus de 400 niches dont le coût, pour les 50% d’entre elles qui sont chiffrées, se monte à environ 3% du PIB."

"Cela suppose une simplification déterminée de notre législation, la suppression des 150 taxes actuelles au profit de quelques impôts clairement identifiables, le passage à la retenue à la source et le choix de la stabilité juridique. Cela suppose de réduire, pour la plupart des impôts, les taux nominaux d’imposition afin de ne pas dissuader les facteurs mobiles de production et d’élargir, en contrepartie, les bases."

DONC CELA REVIENT A DIRE, on baisse les taux et on élargit les bases avec notamment corrections sur les niches.

JE VOUS LE DONNE EN MILLE. l'AUTEUR : NICOLAS SARKOSY

EN FISCALITE JACK LANG ET NICOLAS SARKOSY SUR LA MEME LIGNE ?

ou est la gauche ? quelqu'un annonce un clivage ?

Mais on est rassuré, interrogé sur BFM (radio economique), le journaliste demande a Jack Lang si tout ce debat sur le fond est bien utile puisque ce sont les débat d'image qui vont donner le tempo de la campagne.


AVEC DE TELLES QUESTIONS, C'EST A SE DEMANDER SI ON DEVRAIT PAS AUSSI LES JOURNALISTES , histoire de leur faire un 21 avril.

Ca nous gave de sondage a longueur de mois et voila que ca anticipe meme la possibilité de traiter le fond plutot que la forme.

BON c'est vrai que si les candidats commencent a parler de supprimer les niches dans l'Impot sur le revenu. Les 30% d'abattement supplementaires des mannequins et journalistes pourraient enfin arriver dans la liste des reformes.

A faire la lecon toute l'année sur ces francais qui ne comprennent pas ceci et ces francais qui ne veulent pas cela, voila une occasion qui seraient donner de maitre les instructeurs en situation , en premiere loge.

Sources:
http://www.lepoint.fr/economie/document.html?did=182223

http://www.u-m-p.org/site/GrandDiscoursAffiche.php?IdGrandDiscours=141

Michel

Eric visiteur,

Les propos de Jack sur l'IR sont une très bonne nouvelle.

Sarko avait fait des propositions semblables (baisser fortement le taux marginal de l'IR et supprimer les défiscalisations) avant d'être ministre des finances, mais il n'a rien fait aux finances en ce sens (ou si peu). Mais j'imagine qu'il n'avait pas la possibilité d'agir.

Droite ou gauche, une reforme fiscale s'impose: baisser fortement les taux, et supprimer les défiscalisations.

Les abattement Besson, Robien, Périsol etc etc sont un cadeau fiscal à ceux qui la capacité d'emprunt pour acheter et louer. Comme me l'a dit un ami, "J'ai deux appartements en Robien, c'est normal, j’y suis obligé, en ajoutant le loyer et la défiscalisation , l'achat ne me coûte rien. Il me rapporterait presque de l'argent."

Achetant moi-même un appartement en Robien, je confirme.

Et comme l'appartement ne coûte rien (ou presque) a celui qui l'achète, les prix peuvent monter et nos enfants doivent emprunter sur 30 ans pour acheter.

Par ailleurs, le taux d'imposition marginal est énorme. Pour un revenu libéral assujetti à la TVA, un rapide calcul montre que le taux marginal d'imposition avoisine ou dépasse les 70 % (en ajoutant TVA, CSG et IR à 50%). Avec de tels taux, il devient essentiel d'optimiser sa gestion fiscale en faisant le maximum défiscalisation et de frais. C'est beaucoup plus rentable que de travailler plus pour gagner à peine plus.

C'est ce que m'a confirmé une amie qui travaille aux impôts. Je lui expliquait que les taux marginaux étaient trop importants et spoliaient ceux qui créent les richesses. Elle m'a répondu que cela était faux, car avec les défiscalisations les riches payaient somme toute assez peu d'impôts.

Pourquoi la gauche, qui se bat bec et ongle pour maintenir des taux marginaux d'IR avoisinant 50% et un ISF qui coûte plus qu'il ne rapporte, ne parle pas des défiscalisations ? Belle hypocrisie. Les défiscalisations profitent aux gens riches de gauche comme de droite. Chut, pour vivre heureux, vivons cachés.

NouvelObs

Et cette affaire de vrai faux cambriolage ? Un nouvel observatoire ? ;-))

genifer

Le vent souffle fort venant d el'Ile de ré et celels et ceux qui se sont précipités vers la madone du chabichou vont être obligés de revoir leurs gammes.

Même l'opération cambriolage au palais Royal a démontré que les éléphants n'avaient pas trouvé ce qu'ils cherchaient : un programme.

Eric visiteur,

A michel,

Sur le de Robien et meme le Borloo nouveau, rien a rajouter. on est effectivement dans une immoralité totale.

ce qui amene a un peu plus de scandale quand il faut entendre les jeremiades sur l'ISF des pauvres propriétaires qui avec un abattement de 732000 sur les seuls biens imposables , pleurnichent encore.

Au passage, GRACE a la hausse de l'immobilier et parce qu'il ne faut pas esperer gagner tout le temps sur tout les tableaux, l'ISF rapporte 3 milliards (50% de plus qu'il y a 4 ans) pour un cout rester a 2 milliards.

Par contre concernant les niches fiscales a suppprimer, une recente interview a BFM de jack Lang montre deja que ce ne serait pas le chambardement ( pour donner des exemples, on a entendu des euh ,des ah et puis sont venus les habituels investissements outre-mer, comme si cela était l'essentiel).


Mais vous aurez remarqué que pour le moment la gauche de la place des vosges ne se pose pas de questions sur les ventes de HLM par les hauts de seine a 25% en dessous du marché (en plus sur des opérations classées) et ne posent toujours pas le principe pour une bonne fois du surloyer applicable automatiquement (et non a la bonne grace du bailleur social) a tous les locataires dont les revenus ne sont plus en rapport avec ceux qui leur avaient permis d'acceder a un logement social (meme topo sur le nombre de personne dans un appartement apres le départ des enfants .....)

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25 millions de foyers fiscaux, et 60000 logements en de robien et borloo par an . On sent parfaitement la democratie en action.

faut bien rattraper le bide de la nouvelle economie dont un certain Beigbeder fut un acteur important avec Selftrade ,dont les souscripteurs se souviennent avec ravissement (on dira perte de 99% de la valeur).

Qu'il est sympathique de venir nous vanter les vertues de l'energie liberalisée avec sa société Poweo maintenant , au nom de l'interet des consommateurs.

Quand je l'ecoute, je ne peut m'empecher de voir son dandy , pedant et demago frangin dont on se demande a quoi il sert autour de la table de denisot.

VOILA c'est dit !

Eric

Jospin ?

allez , allez. Et pourquoi pas Juppé aussi?

Le saint sauveur , on a deja teste en 88 avec tonton gardien de la paix civil et on va boucler JC garant de l'esprit republicain.

ON VA PAS EN REMETTRE UNE COUCHE ca va.

il veulent americaniser les institutions alors qu'ils passent leur chemin une fois la defaite intervenue. (on represente pas un kennedy , un Gore ou jackson.... et bien qu'ils commencent par s'appliquer directement leur potion anglo-saxonne)

Lang en est arrive a nous proposer un mandat de 4 ans . il va bien y en avoir un qui va nous faire l'election a l'année au nom de l'efficacité democratique


JFK

Rentrée politique réussie pour Ségolène Royal si l’on en juge l’écho médiatique rencontré par son intervention à la Fête de la Rose. Dominant l’actualité politique de la semaine, la dynamique autour de la présidente de Région a suscité nombre d’articles et de commentaires, en particulier sur les blogs de journalistes (Eric Dupin, Jean-Michel Aphatie,…).

http://www.election-presidentielle.fr/?p=257

Segolene Royale (avec un euh)

Lignée mitterrandienne, ou ligne téléphonique mitterrandienne, on n'est plus sur:

http://segoleneroyale.com/mittrrand_2007.jpg

casino Royal

Au casino Royal, à tous les coups on perd !
Lettre ouverte d’un militant socialiste à ses camarades

Ebranlé par le choc du 21 avril 2002, déboussolé depuis faute de leadership, incapable d’adopter une ligne politique en phase avec son électorat « naturel » et ses préoccupations, le PS est en danger.
Ayant perdu les deux dernières consultations nationales, il ne se relèverait probablement pas d’une troisième défaite.
Pourtant, certains de ses responsables et surtout de ses élus locaux, aveuglés par leur intérêt personnel, préfèrent tabler sur une nouvelle défaite - tel ou telle pour s’assurer une réélection dans sa baronnie, tel ou telle autre pour prendre date en 2012 et sacrifier l’actuelle génération de leaders.
Il faut en avoir conscience : tous les socialistes ne veulent pas gagner les élections présidentielles en 2007. C’est un premier danger.
L’autre danger, plus grave encore, c’est le risque d’accentuer le décalage entre le PS et son électorat « naturel ». Ce décalage s’est creusé entre le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005, pour devenir béant, et rien ne dit qu’il a été comblé par la vague d’adhésions par internet et à prix cassé.
Pour retrouver ses électeurs, le Parti socialiste doit retrouver une ligne politique en phase avec son électorat, et choisir celui qui portera cette ligne, car l’un ne va pas sans l’autre.
La difficulté de l’exercice n’est pas qu’il se déroule sous le regard des médias, car les socialistes ont depuis toujours l’habitude des débats démocratiques et maîtrisent « l’art de la synthèse », c’est-à-dire la capacité à se réconcilier au terme de débats qui peuvent être vifs. A condition que ces débats aient lieu.
La difficulté vient du fait que les médias, loin de jouer leur rôle d’observateurs neutres, jouent de plus en plus le rôle de prescripteurs d’opinion et entendent choisir le candidat socialiste, notamment grâce à cet outil anti-démocratique par excellence que constituent les sondages, mais aussi en surexposant médiatiquement la personnalité qu’ils ont choisie. Celle-ci se laissant d’ailleurs complaisamment faire, y compris lorsque l’emballement médiatique devient vulgaire et scabreux : en refusant d’engager un procès contre les journaux qui ont publié des photos d’elle en bikini, Mme Royal leur envoie un signal clair : continuez !
Ainsi, MM Dassault, Lagardère, Pinault, Bouygues - tous propriétaires ou actionnaires des principaux médias et bien connus pour leur sympathie socialiste - ont-ils délibérément choisi Mme Royal comme adversaire de leur candidat, à savoir Nicolas Sarkozy. Les journalistes mettent en scène, au sens propre, cet affrontement, comme ils avaient mis en scène celui de Jacques Chirac et Lionel Jospin, oubliant de garder une place pour Le Pen.
Cette logique est forte, très forte, elle intimide même certains ténors socialistes. C’est cette logique qui a eu raison d’Arnaud Montebourg, pourtant prompt à dénoncer, jusqu’alors, le fonctionnement de la machine médiatique.
Pour le moment, les médias facilitent évidemment et outrageusement celle qui aura le privilège d’affronter leur « poulain » au second tour. Mais évidemment, c’est avec la certitude que cette adversaire sera battue par Nicolas Sarkozy. Au pire, se disent-ils, même si elle l’emportait, nous ne perdrions pas beaucoup au change.
Ils ont raison ! Mme Royal n’a de cesse de singer les positions du président de l’UMP, sur les 35 heures, la délinquance ou, plus récemment, l’éducation.
Or le seul argument des partisans de Mme Royal, en dehors du fait que c’est une femme, ce qui est incontestable, c’est qu’elle peut battre Nicolas Sarkozy car elle est la championne des sondages (quand bien même les sondages se trompent tout le temps lorsqu’ils prétendent donner le résultat d’une élection).
Cet « argument » séduit forcément les militants et sympathisants, qui ont de l’affection pour leur parti, sont affligés de voir qu’il a subi deux cruelles défaites et rechignent à accabler leur sympathique premier secrétaire. Mais l’électorat de gauche n’est pas animé par de tels sentiments.
D’autant que cet « argument » disparaîtra dès l’éventuelle désignation de Mme Royal. Car on peut en être certain : le lendemain d’une éventuelle désignation par les socialistes, Mme Royal ferait l’objet - de la part de ceux qui l’encensent actuellement - d’une campagne médiatique aussi violemment hostile qu’elle est aujourd’hui outrageusement favorable. La logique économique (celle des milieux d’affaires proches de Nicolas Sarkozy) rejoindrait alors la logique médiatique (on adore brûler les idoles, demandez à Raffarin et Villepin, concurrents de Sarkozy, ce qu’ils en pensent…).
Qu’ils ne se bercent pas d’illusions, les socialistes ne pourront pas compter sur les médias pour cette élection.
Ne resterait alors, chez Mme Royal, que le discours et la ligne politique.
Et là, stupeur ! Avec Mme Royal, quand on n’est pas dans un vide sidéral (en matière internationale par exemple), on s’écarte franchement du projet socialiste (voir par exemple sa dernière proposition phare concernant la suppression de la carte scolaire, quand le projet socialiste propose de mieux l’appliquer…) et on navigue, en matière économique et sociale, quelque part entre M. Blair et M. Raffarin, souvent d’ailleurs plus près de M. Raffarin.
Qui peut sérieusement prétendre que les tempêtes qui ont emporté le PS le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005 vont être surmontées par une telle ligne politique ?
Pour que le PS ne s’égare pas et pour qu’une troisième défaite consécutive ne lui soit pas fatale, il est temps d’appeler les militants au sursaut. Sinon, le peuple de gauche se fera à nouveau voler sa victoire. Car au casino Royal, à tous les coups on perd !

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La Victoire empoisonnée

  • Je publie, le 10 mai aux éditions du Seuil, un nouveau livre consacré la campagne présidentielle de 2012. Il s'agit d'une enquête en profondeur mêlant de nombreux témoignages de Français de toutes conditions mais aussi de politiques de tous niveaux, des militants aux candidats en passant par les responsables et les élus. Cette sorte de récit analytique cherche à rendre compte des véritables lignes de forces de cette campagne, à expliquer la victoire désormais plus que prévisible de François Hollande, et enfin à proposer une réflexion sur l'avenir qu'elle nous réserve. Un blog lui est dédié. Vous y trouverez la quatrième de couverture du livre, la table des matières, l'introduction, quelques photos, une revue de presse et, bien sûr, les réactions des lecteurs.

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