Extrême centre
Et si François Bayrou songeait à gouverner avec Ségolène Royal ? Ce n'était certes point son objectif initial. Le président de l'UDF a longtemps rêvé - et peut-être n'est-ce pas fini - que la crise française et le discrédit de la droite comme de la gauche lui permettent de chambouler le système politique à son profit. C'est la stratégie du triangle contestataire: après tout, si Jean-Marie Le Pen a réussi à se faufiler au deuxième tour de l'élection présidentielle, pourquoi une telle promotion serait-elle à jamais interdite à Bayrou ? Le leader centriste a même sa petite idée. Il a suggéré d'en finir avec la règle limitant l'accès au tour final de la compétition élyséenne à deux candidats. Ne devrait-il pas logiquement décrocher la présidence si une triangulaire l'opposait alors à un candidat de gauche (ou droite) et un autre d'extrême droite (ou bien d'extrême gauche) ?
Bon, d'accord, tout cela est un peu compliqué. La stratégie du triomphe de l'extrême centre est diablement aléatoire. Bayrou n'est à ce jour crédité que d'un score modeste dans les sondages (de 5 à 7% des intentions de vote). Il lui faut aussi réfléchir à un schéma plus modeste. Pourquoi ne pas imaginer un rapprochement avec les socialistes s'ils devaient être représentés par la présidente de Poitou-Charente ? Quelqu'un à qui il arrive de dire du bien de Tony Blair ne peut être totalement allergique aux centristes. Revenu aux commandes, le PS aura besoin d'alliés alors que le PCF louche toujours vers l'extrême gauche. Et Bayrou aime à rappeler que Romano Prodi, le nouveau chef du gouvernement italien, est de la même sensibité politique que lui. Ce qui ne l'empêche pas de pactiser avec la gauche - communistes compris... Voilà, en tous cas, qui donnerait une certaine rationalité au vote de la motion de censure par Bayrou et ses amis.
L'extrême centre que je connaissais est celui là.
http://extremecentre.org/
Il est listé parmi les liens militants de "un Swissroll"
Rédigé par: Michel | 16 mai 2006 at 10h31
Dans l interet des socialistes je vois mal (même avec Segolene) faire une alliance avec Bayrou comme tu l'affirme.
Politiquement je n'imagine apres la claque du 21 avril les socialistes dirent qu ils vont s'allier avec les centristes .Je vous racontent pas l eparpillement des voix a ce moment la .
De plus je les voie mal s'allier avec un homme qui fut ministre sous Balladur et qui malgre les critiques a l encontre de l ump n'a pas empecher les candidats aux dernieres regionales a s'allier avec les candidats issu de la majorité.
Toutefois cette rebellion centriste est salutaire pour la France . Bayrou adopte une demarche resolumment critique.Meme s'il n est qu'accrediter que de 7 % d intentions de vote , il demontre que le rale bol n'est seulement la propriété de la gauche . Alors est ce que cette strategie vas payer ? Je pense que Bayrou prend un risque au sein d une formation qui n est pas habitué aux prises de positions aussi tranchées, surtout vis a vis de de son faux frere, la droite.
Rédigé par: farmer | 16 mai 2006 at 10h51
Bayrou épouse une stratégie pour que l'UDF existe et puisse être au monde. Pas étonnant qu'il ait eu cette brillante idée de 3 finalistes pour la présidentielle, cela ferait du lui un arbitre, il pourrait alors jouer un rôle.
Reste que les oeillades au PS, le garçon est plein de déférence sur les plateaux télé pour tout ce qui est peint en rose, sa stratégie apparaît comme une impasse. Le PS est déjà fondamentalement divisé, les radicaux dénoncent sans cesse les concessions faites par les majoritaires à l'économie de marché et au capitalisme en général. La ligne de fracture très marquée apparue lors du débat et de l'arrêt de la position officielle du PS sur le referendum sur le TCE n'a pas entraîné de rupture ou de scission au Congrès du Mans. Le PS ne tient pas à se taper un purgatoire de 20 ans en recourant au divorce. Le Congrès du Mans a donc débouché sur une synthèse faite de bric et de broc, où les communs dénominateurs apparaissent bien palôts en regard de conception du monde, et d'orientation très opposées. Le courants s'observent donc en chien de faïence, et ce n'est pas le moment pour les socialistes modérés de tendre la main à Bayrou. Ils n'en ont d'ailleurs aucune envie, probablement pour les mêmes raisons que celles évoquées par farmer ("ministre de Balladur", "alliance électorale avec l'UMP").
Quant à l'alliance avec les communistes de Romano Prodi, il existe une sérieuse différence entre ceux-ci et les nôtres. La rupture avec le marxisme, et tout le tutim remonte au milieu des années 80. Nous avons un des derniers partis stalinien du monde occidental, et là pour le coup, je suis à peu près sûr que ça "personne nous l'envie".
Rédigé par: matéo | 16 mai 2006 at 11h30
Merci à Eric Dupin d'avoir évoqué ce problème de la limitation à deux candidats du second tour de l'élection présidentielle, ce discours fondamental de Bayrou et l'hypothèse, nullement farfelue, d'un second tour avec l'extrême-droite opposée à l'extrême-gauche.
Ce qui me pose un problème toutefois, c'est que ce discours a six mois mainenant, et que je viens d'en prendre connaissance par ce blog.
Je n'en ai rien lu dans la presse.
Je ne dis pas qu'il n'y ait eu aucun article là-dessus. Il est impossible de faire une telle affirmation. Mais enfin, s'il avait fait les gros titres, s'il avait provoqué un débat d'importance, comme la femme de Sarkozy, les factures d'épicerie de Chirac ou la moto de Fabius, je ne l'aurais certainement pas manqué.
D'après le décompte de Bayrou, 40% des Français votent pour les extrêmes. Un second tour d'une élection présidentielle avec Marine Le Pen opposée à Olivier Besancenot est donc parfaitement possible.
Et la presse française ne considère pas cela comme un débat fondamental et urgent.
Rédigé par: Robert Marchenoir | 16 mai 2006 at 11h45
François Bayrou fait partie de ceux qui réclame la dissolution de l’assemblée nationale sous prétexte que les français ne sont plus en face avec le gouvernement ce qui est probablement vrai. Néanmoins la logique voudrait qu’il s’applique à lui même ce qu’il réclame des autres à savoir que lui et les députés UDF ont été élus sous la bannière majorité présidentielle après accord avec l’UMP dés le premier tour ou après accord de désistement pour le second.S’ils veulent être logiques avec ce qu’ils préconisent les députés UDF devraient démissionner afin de provoquer des législatives partielles. Ils se présenteraient alors sous leurs propres couleurs et ce serait honnête de leur part. Non seulement ils ne le font pas mais ils s’allient avec les représentants des partis d’opposition. On en prend note pour l’avenir. Les socialistes ont raison de se réjouir car la trahison se paie tôt ou tard mais elle se paie toujours.
Rédigé par: flamant rose | 16 mai 2006 at 13h27
Peut-être est-il temps de poser les problèmes autrement qu'en termes de trahison, c'est à dire qu'en termes de logique mafieuse et de guerre civile?
L'union nationale des démocrates par-dessus les frontières des partis, peut-être?
C'est ordinairement ce qu'on fait quand un pays est plongé dans une crise grave, profonde et reconnue par tous.
On peut toujours rêver.
Rédigé par: Robert Marchenoir | 16 mai 2006 at 13h41
les idées de bayrou sont souvent dignes d'intérêt ou en tous cas dignes de faire débat.
1) un 2ème tour à 3 candidats au-dessus de 16, 17 ou 18%, ca peut être intéressant. Qu'aurait été l'élection de 2002 dans ce cas?
Un vrai choix aurait été fait.
2) Le grand centre: on oublit trop souvent les autres centriste: le Radicaux. J'avais entendu parler d'un tentative des radicaux associés à l'ump, sous la houlette de Borloo, de prendre leurs distnace avec le grand frere, et ensuite, de se rapprocher avec leurs cousins des Radicaux de gauche (emmenés par Tapie? un remake politique de OM-VA). Je n'en entends plus parler.
Pourrait-on voir une grande alliance UDF- Radicuax rassemblés? dans ce cas, les libéraux du PS se rapprocheraient-ils de ce grand mouvement, ou le PS ferait-il des alliances ponctuelles en fonction du résultat des élections?
Rédigé par: Nicolas | 16 mai 2006 at 13h53
Autant Douste est un vrai niais, autant Bayrou est un faux niais.
Bon, c'est caricatural, je sais (attention, pour faux niais seulement). En fait, j'écoute de plus en plus ce qu'il dit, et pour une raison toute bête : ses discours sont bien plus rassembleurs que diviseurs. Et une encore plus bête : on n'a pas l'impression que ses dents raient le parquet.
Le jour où le centrisme sera plus symbole de rassemblement que d'indécision, pourquoi ne pas voter pour lui. Parce qu'un vrai rassemblement dans un pays de plus en plus happé par les peurs, les méfiances, l'individualisme et le communautarisme, ça me tente. Allez, cherblogueurs, affinez-moi tout ça, vous êtes plus doués que moi en matière politique.
Rédigé par: PMB | 16 mai 2006 at 15h00
Je trouve que la Vieme république a fossilisé la droite et la gauche. Anéantissant le centre.
Pour que Bayrou ai une chance il faudrait repasser dans un régime parlementaire. Quand à la présidentielle « triangulaire » sans vouloir vexer personne c’est complètement débile. Sauf à vouloir en permanence un Le Pen au second tour, renforcer « l’alliance » implicite entre le PS et le FN et dénaturer complètement l’esprit de la constitution. Je ne vois pas en quoi ça apporterait une réponse au besoin des Français et ce ne serait que veccteur de confusions calculs mesquins et politiciens.
Le mieux pour restaurer le centre serait sans doute de faire les derniers pas vers un régime présidentiel à l’américaine, en restaurant une part de proportionnelle (ce qui permettrait de faire rentrer plus de « minorités visibles »), supprimant le premier ministre et en découplant les présidentielles et les législatives. Renforcer le pouvoir du parlement permettrait sans doute de dénouer la main mise des grand corps et des énarques sur les institutions. Cela permettrait aussi de voir émerger des figures « législatives » en complément d’un président exécutif –et la je pense à Bayrou- …
Je serai même pour coupler les européennes et les législative car je ne comprends pas comment il peut y avoir deux « assemblées » représentant les Français.
Rédigé par: JIB | 16 mai 2006 at 15h27
Je pense que beaucoup rêve. Si Bayrou et l'UDF ont fait, font et feront encore des alliances avec l'UMP, c'est parce qu'ils sont de droite. De droite dans le sens où ils sont pour le système capitaliste, l'économie de marché, et surtout pour le primat de l'économie sur le social. Même en "zone frontalière", le clivage reste entier. Les socialistes modérés qui sont pour un capitalisme régulé, enfin plus régulé encore, qui pourraient tendre la main ou accepter de saisir celle de Bayrou, qui fait sienne cette notion de régulation bute sur ce primat, qui chez les socialistes modérés est celui du social sur l'économie.
Un centre ne peut, de mon point de vue voir le jour que si le PS enterrine les divisions de fond qui le minent depuis 100 ans, et qui viennent cruellement de se cristaliser avec la disparition de l'union politique de l'Europe, pour cause d'une mauvaise lecture d'une partie de ses militants. Le Congrès a préféré logiquement une synthèse qu'une scission, et les socialistes plus modérés que les autres ne peuvent matériellement pas tendre le bras de l'autre côté.
La scission aurait permis de voir se constituer une gauche radicale entre socialistes radicaux, communistes et partie de l'extrême gauche et des alter, un centre composé des UDF et des socialistes modérés créant une certaine dynamique en leur faveur, et une droite de droite, et une droite nationaliste et souverainiste. Nul doute que cette scission engendrerait automatiquement une nécessaire refondation de la droite républicaine qui ferait un peu les frais de la chose.
Mais bon la politique fiction, ça ne fait pas avancer les choses, nous n'en sommes pas là.
Rédigé par: matéo | 16 mai 2006 at 16h22
Ah ah ! Bayrou veut 3 finalistes ! Il veut vraiment achever la mise en miettes du champ politique français... C'est lui, n'oublions pas qui fut le plus convaincu partisan de la fameuse "inversion" du calendrier électoral 2002. Il l'appelait le "calendrier dingo".
Ce que nous avons vu ensuite, le "séisme" resté sur l'estomac de la gauche, doit beaucoup à cette manipulation.
Et maintenant, ce sont -sauf aléa du genre dissolution ou départ prématuré du Président - toutes les échéances à venir, et d'abord 2007, qui sont préformattées par cette séquence Présidentielle/Législative.
Alors Bayrou concocte une nouvelle catastrophe à sa manière. C'est le seul moyen qu'il trouve de garder vivante son ambition présidentielle.
Et voila qu'il se compare à Prodi ! Or, l'Italie voit alterner deux grandes coalitions qui rassemblent 98% de l'électorat. L'Italie évolue vers une bipolarisation de plus en plus solide. En France, c'est l'inverse : l'émiettement généralisé, la destructuration accélérée de la vie politique. Le modeste Bayrou accomplit sur ce front là du joli travail.
Rédigé par: Basta | 16 mai 2006 at 20h04
Nous venons d'avoir les résultats de la motion de censure. 19 députés UDF sur 30 n'ont pas suivi Bayrou. Question: Leur chef de file ne les a-t-il pas convaincus ou ne sont ils pas suicidaires?
Rédigé par: flamant rose | 16 mai 2006 at 20h29
Les députés UDF élus sur un programme d'alliance avec l'UMP en 2002, et qui collaborent avec ces derniers localement auraient bien du mal à voter la motion de censure. Bayrou le savait.
J'ai cru entendre de la part de proches de Santini (André, pas Jacques!) que Bayrou était content de ce résultat, qu'il n'attendait pas autant de votes pro-motion dans le groupe UDF à l'assemblée.
Rédigé par: Nicolas | 17 mai 2006 at 15h23
Il y a encore des gens pour répondre aux notes d'Eric Dupin.Hmmmm!ringard
Rédigé par: Gil Berbéco | 17 mai 2006 at 18h17
Oui, Eric est ringard, cher Gil. Tellement ringard*, tellement démodé qu'il ignore la nouvelle mode de la goujaterie : poster pour seulement faire la pub d’un blogue ou un site. Le vôtre, cher Coucou, semble parler d’une Ecole Normale Supérieure. On ne sait pas ce qui est normal chez vous, mais on devine ce qui est supérieur. Et cet aperçu n'est pas à votre avantage, cher Malotru.
* Finalement, je me demande s’il n’est pas plutôt retors. Lui qui modère assez énergiquement son blogue a, si ça se trouve, choisi de laisser votre post pour que tout un chacun voie ce que vous êtes : prétentieux et surtout, ridicule.
Rédigé par: PMB | 17 mai 2006 at 19h05
j'ai lu avec interet la théorie de notre hote sur l'extreme centre et le triangle contestataire.
Je me demandais comment concilier la posture contestataire avec des appels aux alliances politiques: Bayrou avec le PS, Besancenot avec la gauche noniste et Le Pen avec le MPF et Maigret?
Rédigé par: Nicolas | 17 mai 2006 at 21h06
Je pense sincèrement comme Emmanuel que c'est scandaleux d'agir de la sorte.Vous savez,PMB,moi je suis un baroudeur du web et j'accepte pas de voir un certain nombre de petits malins qui s'amusent à poster pour ne rien dire...
Rédigé par: Rios | 17 mai 2006 at 21h26
Ne nous méprenons pas, le vote de la motion de censure par l'UDF n'est qu'un superbe coup de pub de François BAYROU pour se mettre en selle pour les élections de 2007. Soyons méfiants et souvenons nous que l'UDF a été créé par les Giscardiens et le 1er d'entre eux. Les valeurs qu'ils portent ne sont pas des valeurs de gauche et je doute qu'une alliance Bayrou/Royal soit envisageable !
Rédigé par: renover maintenant21 | 17 mai 2006 at 21h46
Très drôle, Rios ;-)
Rédigé par: PMB | 17 mai 2006 at 21h59
Bien que partisan de Montebourg comme vous érenover maintenant",je ne partage pas votre scpeticisme sur les mutations de l'UDF.Pour moi,on peut tendre la main à Bayrou mais pas,en effet,à l'ensemble de son parti.Mais je reconnais être volontairement avant-gardiste dans cette voie.
amitiés,
Rédigé par: Bernstein | 17 mai 2006 at 22h45
Quelles sont les valeurs de gauche qui sont incompatibles avec celles de l'Udf de Bayrou ? Rester enfermé dans des schémas des années 70, ne prédispose pas à un renouvellement du paysage politique français. Pour moi Bayrou n'est pas Giscard. Je n'arrive pas à sentir l'ambition dévorante chez cet homme, peut-être à tort. Par contre l'ambition des caciques du PS est évidente : lequel d'entre eux accepterait un ticket éxécutif Royal-Bayrou alors qu'ils auraient déjà dû tirer un trait sur le poste de N°1 ? De toute façon aucun présidentiable ne s'avancera sur une telle alliance avant les présidentielles. Seules les législatives se prêtent à ces calculs, les scores de chacun étant connus.
Rédigé par: Aiglon | 17 mai 2006 at 23h04
On pensait que Bayrou jouait avec le feu mais non,il était sérieux.Il était sérieusement exaspéré par ce qui se faisait,qui s'est déporté à droite d'une manière jamais vue.
Est-il pour autant devenu de gauche,de centre-gauche?L'avenir le dira,mais une chose est sure:il a brisé un tabou qu'ne leur temps Raymond Barre et Bernard Stasi s'étaient bien gardés de défier.La droite commencait alors au PSD de Max Lejeune et de Charles Baur,au CDS de Jacques Barrot et Pierre Méhaignerie.
Une situation inédite:la mythridatisation d'un chef de parti par des chefs de partis de son opposition...
Rédigé par: Bernstein | 17 mai 2006 at 23h19
Il faut se rappeler qu’il a été ministre de l’éducation nationale de 1993 à 1997. Il été personnellement touché dans sa chair puisque son fils et sa fille ont été en 1992 victimes d’abus sexuels par leur professeur de mathématiques qui par ailleurs était un ami de la famille. C’est ce que l’on a appelé l’affaire Garric. En 1993 alors que François Bayrou était ministre depuis quelques mois le pédophile a été condamné à 6 ans de prison par la cour d’appel de Bordeaux. Un rapport très sévère a été établi puis synthétiser par la chef du service de l’inspection et intitulé « note au ministre » ; Dans ce rapport qu’elle avait encore durci elle demandait des sanctions extrêmement dures et écrivait notamment « L’institution sortira grandi de l’épreuve, sachant sanctionner ceux qui la flétrissent au lieu de la servir et apporter aux victimes un soutien moral indispensable ».Bien que personnellement touché François Bayrou a dit à l’un de ses conseillers qu’il ne voyait pas l’intérêt de salir l’éducation nationale et qu’il craignait la réaction des syndicats. Voila l’homme qui reproche à d’autres de manquer de courage politique. Par la suite il n’alla pas non plus au bout de ses convictions en capitulant devant l’ampleur des manifestations alors qu’il voulait supprimer la loi Falloux qui réglemente le financement public de l’enseignement privé.
Réf : L’omerta française de Sophie Coignard et Alexandre Wickham
Rédigé par: flamant rose | 18 mai 2006 at 14h28
le probleme avec FB, c'est qu'il a de bonnes idees, mais pas toujours cohérentes: c'est vrai que pour un regime plus parlementaire, l'élection législative (permettant des alliances comme en allemagne ou en italie: ses modèles)devrait précéder la présidentielle!
Autre faiblesse: son manque de sens stratégique. Si son discours est rassembleur, ses actes le sont moins. Une main tendue vers ses collègues adicaux (doite et gauche) serait un premier pas, en acceptant de ne pas forcément être le numéro 1. ensuite, séduire des deloristes ou des rocardiens serait une 2nde étape.
Mais parler tout de suite d'une alliance à l'allemande est un peu prématuré dans le paysage politique français.
Le non au référendum européen lui a peut etre en revanche sauvé la mise en le faisant apparaître comme le plus européen. Si le oui l'avait emporté, on ne lui aurait pas crédité la victoire. de plus, des gens comme JL Bourlanges étaient très critiques avec le texte du traité constitutionnel et avaient peur de s'éloigner d'une europe fédérale avec ce texte. Mais il a préféré se rallier au OUI à défaut d'opposition vraiment pro-européenne au texte.
Rédigé par: Nicolas | 19 mai 2006 at 14h14
Bayrou est un clone de plus dans la course aux presidentielles. Que propose-t-il de nouveau ? Rien. Oh pardon, si: faire don de son corps a la nation pour l'exposer au palais de l'Elysee. Grotesque.
Rédigé par: Carmen | 19 mai 2006 at 16h04
S'il ne fait rien de mal, c'est déjà mieux que les 2 précédents!
Rédigé par: Nicolas | 19 mai 2006 at 20h59
On peut faire la fine bouche sur Bayrou...il est ceci, cela, il a quelque chose qui ne me plait pas,blablabla... bref on n'est jamais content....mais c'est l'un des rares à avoir un discours d'opposant offensif, cohérent
Ecoutez Hollande, Fabius, Buffet, Besancenot, Royal, Bové et j'en passe, il faut avouer que leurs discours d'opposant est vraiment convenu,très conformiste, un vieux disque rayé, rien d'original....c'est à pleurer....
Rédigé par: n.eric31 | 19 mai 2006 at 23h16
Marielle de Sarneze entendue ce matin sur France3 IDF: elle est candidate UDF pour la mairie de Paris en 2008.
Son discours se veut vraiment au centre (gauche surle plan sociétal et social et droite sur le plan économique), européen et social. Et surtout, soulève la question la plus importante à mes yeux: comment proposer une nouvelle politique démocratique et républicaine pour laquelle voter positivement au 1er tour de 2007? La second tour Sarko-Ségo n'est vraiment pas gagné d'avance.
Rédigé par: Nicolas | 20 mai 2006 at 13h48
Il faut vraiment etre naif pour croire que les Francais ne vont pas se faire un petit plaisir en votant Le Pen au premier tour... Bayrou est un homme du systeme tout comme Royal, quoi qu'on en dise et leur projet est pour le moins brumeux. Pourquoi devrait-on leur faire confiance ?
Le vote sanction est promis a un bel avenir. Par ailleurs Le Pen est objectivement le seul a pouvoir se targuer de resultats en matiere de securite et ce sans meme avoir ete aux commandes: cf. le calme constate dans les banlieues a l'entre-deux tours.
Rédigé par: Carmen | 20 mai 2006 at 14h27
Carmen : "Le Pen est objectivement le seul a pouvoir se targuer de resultats en matiere de securite et ce sans meme avoir ete aux commandes: cf. le calme constate dans les banlieues a l'entre-deux tours."
Le Pen terrorisant la caillera ? Heu, ça serait bien de nous donner la marque de la moquette que vous fumez, parce que c'est de la bonne ;-)
Rédigé par: PMB | 20 mai 2006 at 19h05
La bienveillance soudaine pour Bayrou, me rappelle celle dont bénéficia en son temps Barre. Considéré du temps de Matignon comme un réac absolu, sa déclaration d'un jour "Les chomeurs n'ont qu'à créer leur entreprise" lui fut mille fois balancée à la figure. Et puis, il se mit (rancoeur suite à son échec présidentiel ?) à envoyer régulièrement des piques assassines... contre son camp. Alors, il fut considéré avec respect par le microcosme, pour finalement accéder au rang de père noble.
Ainsi, Bayrou totalement stigmatisé pour ses valeurs démocrate-chrétiennes, se voit accorder quelque considération depuis sa dérive vers la gauche, vers l'extrême-gauche même tant il reprend des thèmes protestataires voire "alter-mondialistes" (Boutin est sur la même trajectoire).
Il ne faudrait tout de même pas oublier l'incapacité à faire campagne qu'il a montrée en 2002 (présidentielle) et en 2005 (referendum TCE). Dans les deux cas, il fut totalement transparent, la providentielle gifle strasbourgeoise à part. Et s'il fait mieux en 2007 où prendra t'il ses voix ? Peut-être plus au PS, où existe depuis toujours une sensibilité chrétienne, qu'à l'UMP.
Rédigé par: Basta | 20 mai 2006 at 21h19
Comment ca PMB ? Les banlieues ne se sont pas calmees durant l'entre-deux tours ?
Rédigé par: Carmen | 21 mai 2006 at 12h59
On peut se demander si la stratégie inhérente à la création même de l'UMP (i.e unifier au sein de la droite toutes les cultures politiques: libéraux, centristes, bonapatistes, légitimistes, cathos, souverainistes, républicains, sécuritaristes...), imaginée pour faire gagner Chirac en 2002 mais mise en place après l'élection, n'a pas été de nature à justement occulter le débat politique entre ces grands mouvements de pensée?
A moins de créer le débat au sein du parti (ce qui semble peu compatible avec son objectif 1er qui est de créer une machine politique à faire gagner des élections), cela fait sans doute perdre en lisibilité: on retrouve ces grands courants de pensée dans les deux camps: droite et gauche (peut-être moins les sécuritaristes à gauche, quoi que...).
L'idée de recentrer le débat politique autour de ces grandes cultures avec des synthèses nécessaires et des arbitrages pour pouvoir gouverner n'est peut-être pas une mauvaise idée.
Rédigé par: Nicolas | 21 mai 2006 at 13h44
"Dans l interet des socialistes je vois mal (même avec Segolene) faire une alliance avec Bayrou comme tu l'affirme."
Sauf si l'interet est de finir d'écarteler la gauche, d'encourager l'abstentionnisme et le vote extrème.
Rédigé par: Croqueville | 25 mai 2006 at 19h07