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29 mars 2006

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Voici les sites qui parlent de Présidentielle sociale :

Commentaires

tchetchene

Sarkozy se le joue en présidentiable potentiel. Il quitte le sillage Galouzeau...mais peut-être un peu tard...

Daryl

Exact Eric, Nicolas Sarkozy se trouve dans une position plus qu'inconfortable en essayant de varier sur le thème du "changement protecteur"!

Dominique de Villepin a choisi la politique du pire: s'il tombe, il ne tombera pas tout seul..

Le PS à l'instar de Ségolène Royal reste en effet dans une position attentiste et n'avance que de timides propositions (EVA de Martine Aubry)... Il surfe sur la vague mais je n'ai pas vraiment l'impression que le parti de gauche en profite.

L'UDF de François Bayrou et de Jean-Louis Bourlanges ;-), essaye de tirer les marrons du feu comme avec le coup d'éclat d'hier... La formation centriste peut également bénéficier du capital-sympathie dû à la grève de la faim de Jean Lassalle.

PMB

En ce moment j'écoute de la musique baroque, pour moi le meilleur anti-dépresseur en ces temps de CPE. Du Bach, bien sûr. Regardons la pochette. Aïe ! Carl Philipp Emmanuel ! CPE ! Je replonge !

Diogene

Je vous écoute sur France Inter c'est passionnant depuis Sloterdijk,Critique de la raison cynique (1987)

Fulcanelli

Voilà pourquoi je propose la case référendum


La constitution le prévoit dans l’article 11, un référendum peut être proposé par le Président avec deux propositions, ou bien celle du gouvernement ou bien celle des deux Assemblées. Au vu du contexte, la deuxième solution s’impose. On sait qu’en Italie, un million de signatures peuvent provoquer ce type de procédure et d’ailleurs, ce fut le cas récemment. Les deux à trois millions de manifestants pesant largement plus que le million de pétitionnaire, la légitimité démocratique d’un référendum sur le CPE ne fait aucun doute.

Quels en seraient les avantages ? Le premier c’est la sortie de crise. Chirac annonce sa décision et tout le monde se calme. Le second c’est d’exclure l’aporie politicienne avec le choix entre une suspension du CPE qui met à mal de Villepin et une promulgation qui va entretenir le désordre et rendre impopulaire le gouvernement, à moins que Chirac ne veuille jouer une partie de poker. Le troisième, c’est de redorer l’image des Parlementaires ainsi qu’une cohérence d’action politique. En effet, la représentation nationale prend note de la fronde nationale.

Les points communs entre l’affaire du TCE et du CPE ont été soulignés à maintes reprises. L’intérêt du référendum serait de libérer la parole et de favoriser l’accès à un débat de société car c’est bien de cela dont il est question à travers le CPE. La difficulté étant d’inscrire le CPE, un « banal texte de loi » dans un contexte nécessitant la convocation du peuple. Et donc, il faut qu’un bon préambule explicatif soit présenté comme motif de la question : êtes-vous pour ou contre le CPE. Il est évident que cet accès à la parole permettrait de vivifier la démocratie et de donner lieu au débat de société une audience médiatique considérable, de faire naître des idées pour l’avenir, de préparer des pistes et d’anticiper en quelque sorte l’élection de 2007 dont on sait qu’elle sera celle des choix décisifs pour l’avenir de la France et de l’Europe.

Additif : Un référendum sur le CPE, aussi improbable soit-il, présente de multiples avantages et pas des moindre puisque ce serait l’occasion de répondre à de nombreuses questions, sur ce que pensent les Français qui tous, souhaitent une baisse du chômage mais en excluant un certain nombre de moyens. Les jeunes viendraient exposer leurs craintes, les économistes leurs chiffres et les chefs d’entreprise leur difficultés etc. Il paraît que les élites savent quelles réformes sont nécessaires mais qu’ils ne parviennent pas à les expliquer à des Français arc-boutés sur des archaïsmes sociaux devenus obsolète. Il faut bien en finir avec ce dilemme et ce dialogue de sourd. Un référendum sera l’occasion de faire un point de la situation et vu les prises de paroles, la mobilisation médiatique et la durée des débats, il est impensable que nos élites soient aussi peu pédagogues au point de ne pas savoir convaincre des Français que l’on dit instruits et passionnés d’une mesure juste. Mais au fait, si c’était une question de QI. Les Allemands qui eux acceptent le consensus et les réformes ont paraît-il un QI moyen de 107 alors que nous n’avons que 96.

Compte-tenu des sondages, un tel référendum pourrait se solder par un non massif et ce serait une échec de plus pour le Président, après celui du TCE. On voit bien que le souci des têtes politiques compte plus que celui de l’avenir d’un pays et des débats qui s’imposent. Les élites ont décidé semble-t-il d’une évolution nécessaire et la vérité, c’est que la société du futur devra se faire en acceptant une casse sociale. Et le peuple français ne peut pas l’admettre quant aux élites, elles auront bien des difficultés à faire accepter ce principe en vigueur depuis plus de quinze ans. Je me souviendrai toujours de cette conversation avec de membre d’une association humaniste a-politique mais bien connue et très influente dans l’Orient-ation des évolutions sociales, un type très classe, antiquaire de profession, belle situation. Je l’interrogeais sur Maastricht et le coût social de l’euro en terme de chômage, évalué par des institut britanniques à la réputation indubitable. Il m’a répondu que si on veut avancer, on ne peut éviter la sociale et ici les jeunes en première ligne. Les Français n’en veulent plus mais quelles sont les solutions ?

Robert Marchenoir

Les Anglais aussi viennent d'avoir leur grande grève de fonctionnaires. Le Daily Telegraph écrit:

"Few private sector workers under the age of 45 will understand what is going on. Their parents were used to an economic culture blighted by the British disease of striking, in which it was sullenly accepted that capricious and pointless withdrawals of labour were part of our life. Most people now have no regard for such niceties, and see such industrial action as a bore and an absurdity."

Le parallèle avec la situation française est frappant. A ceci près que nous en sommes là où était l'Angleterre il y a vingt ans!

Vivement qu'une Thatcher française nous permette de sortir de cette "maladie française de la grève, où tout le monde accepte que des arrêts de travail capricieux et non fondés fassent partie de la vie normale".

L'exemple anglais nous montre que ce n'est pas une fatalité, et qu'un jour on s'étonnera d'avoir accepté toute cette violence avec tant de passivité.

PMB

"Un jour on s'étonnera d'avoir accepté toute cette violence avec tant de passivité."
En ce qui me concerne, c'est de la violence de ceux qui se servent de l'économie pour asservir que je m'étonne qu'on l'accepte.

PS Quelque chose me dit que le fonctionnaire que je suis va peut-être, pour la première fois depuis vingt ans, faire un caprice mardi prochain.

Daryl

Après "l'homme providentiel", certains attendent la "Margaret Thatcher providentielle" pour nous sortir de la culture de la grève.

Mais, il ne sert à rien de faire des parallèles, la grève des mineurs qu'avait affronté la Dame de fer était sans commune mesure par rapport à l'ampleur du mouvement antiCPE...

La sentiment égalitaire profondément ancré depuis des siècles (transmission égalitaire des terres dans le bassin parisien) a donné cet propension à lutter, revendiquer, c'est culturel, c'est même le fondement de l'identité française.

Bien sûr, il est naturel de se trouver fort marri de cette situation, il est normal de rêver à d'autres modèles, à se trouver prisonnier de ce pays.... Mais même la droite est vraiment de gauche malgré les rodomontades de Nicolas Sarkozy!

PMB

Daryl, pas d'ac' ;-)
- La droite n'est pas vraiment de gauche.
- La gauche n'est pas vraiment de gauche.
- L'extrême-gauche n'est pas vraiment adroite.
"On est mal, là, on est mal !" (Patrick Timsitt, Un Indien dans la ville).

Daryl

On a quand même la droite la plus à gauche du monde (malgré ce qu'en disent les gauchistes!) et ce sans "grande coalition"...

Ce sont les restes du surmoi gaulliste qui font que même Nicolas Sarkozy intervient quand Alsthom est en danger!

Sinon, j'ai bien regardé les cortèges et j'ai pu voir quelques salariés du privé... Le mouvement va donc au-delà des classiques fonctionnaires et autres jeunes. Le rejet est global et même près de 30% des électeurs UMP rejettent le CPE!!

Ah vraiment depuis 2002, il n'y a pas de quoi s'ennuyer dans ce pays... Quel premier quinquennat!

g

Des personnalités de gauche font également des propositions, notamment en ce qui concerne l'emploi des jeunes. Dire que la gauche ne fait que profiter passivement de la situation est une caricature !

Si vous êtes intéressés par les propositions alternative au CPE, DSK en parle sur son blog ( http://www.blogdsk )

les propositions sont détaillées dans le fichier pdf suivant :

http://www.blogdsk/dsk/files/emploi_des_jeunes_alternative_au_cpe_def.pdf

Michel

DSK termine sa première intervention sur le CPE par:

"La droite n’a qu’un seul ennemi, l’égalité, elle n’a qu’un seul drapeau, la généralisation de la précarité ."

http://www.blogdsk.net/dsk/2006/02/mobilisation_co.html#comments

Avec ce type d'arguments, inutile d'aller plus loin.

matéo

@PMB

"c'est de la violence de ceux qui se servent de l'économie pour asservir que je m'étonne qu'on l'accepte."

Je sais que vous êtes un habitué de ce genre de phrase, mais il faudrait savoir de qui vous parlez. Des patrons des grands groupes qui emploient 2.5 millions de salariés ou des patrons de PME qui en emploient 14.5 millions ? Votre boulanger, l'imprimeur du coin ou le cabinet comtpable du bout de la rue, de Chateauroux à Trans en Provence se serviraient donc de l'économie pour "asservir" leurs employés ? Ben on n'est pas sorti de l'auberge !

les patrons français n'ont qu'une seule obsession, licencier sans motif ceux qu'ils ont embauchés l'avant-veille. Avec de tels présupposés et une telle incapacité à négocier, la simple idée de négocier de la souplesse ou de la flexibilité est totalement hors de notre portée. Ca, c'est sûr !

Le type qui avancera avec comme idée,un même CDI pour tout le monde mais, comme l'Allemagne, avec une période d'essai de 2 ans pour tout le monde, ferait mieux de se jeter tout de suite dans la Seine.

La phrase de DSK reprend cette idée franco-française de la lutte contre la précarité, vocable essentiellement utilisé ici. C'est un truc de fou, un type impose (certes) un 38 ème contrat de travail dans l'optique (vraie ou fausse) de lever un des freins à l'embauche, donc pour créer, à l'aune de nos voisins, gouvernés par des partis de droite mais aussi par des gouvernements sociaux démocrates, de la flexibilité, et le combat (légitime ou pas, là n'est pas la question) d'une partie de la population est en train de virer à la surenchère pas seulement pour refuser le CPE, mais pour "lutter contre la précarité".

En début de carrière, quand on n'a pas un emploi précaire, précisons : à durée déterminée, on est au chomâge. Le chomâge ce n'est pas la précarité, c'est rien, pas de métier, pas d'emploi, pas de salaire. Donc alors qu'on voulait (encore une fois à tort ou à raison) fluidifier les entrées/sorties sur le marché du travail pour diminuer le chomâge, on en arrive maintenant à combattre la précarité. Pourquoi dans ce cas ne pas imposer le CDI généralisé avec une période d'essai de deux mois, point-barre. Restera à observer le résultat.

Et pis si cela ne marche pas, c'est-à-dire si nous ne résorbons pas plus le chomâge, pourquoi ne pas contraindre sous peine d'amende, les employeurs qui ont des comptes positifs d'embaucher ? Et de nouveau nous observerons les résultats.

La vraie question qui se pose aux jeunes n'est pas : est-ce que le gouvernement ultralibéral cherche à les précariser ?, mais comment, avec une croissance comparable à celle de ses voisins, la France crée si peu d'emplois et exclut du monde du travail les seniors et les juniors.

matéo

@g

Je suis avec beaucoup d'intérêt depuis 2 ans le blog et je reçois la newsletter de DSK "A gauche en Europe". Je me suis fadé la lecture des 5 motions présentées au Mans. Je m'étais cogné les débats internes et contributions de courants lors du débat sur le TCE, et je crois pouvoir affirmer que la gauche n'a pas de projet. Je ne dis pas que tel ou tel au PS, n'emette pas des idées, ne propose pas de solution, mais il n'est en rien caricatural de dire qu'elle ne propose rien.

Et cela est tout à fait normal, puisque si vous lisez les 5 motions, un projet serait le mariage de la carpe et du lapin. Les 40 % du PS qui versent dans le radicalisme sont beaucoup plus proches idéologiquement de l'extrême gauche que de la ligne majoritaire.

PMB

Matéo rappelle que j'ai écrit : "c'est de la violence de ceux qui se servent de l'économie pour asservir que je m'étonne qu'on l'accepte."

Puis il écrit : "Je sais que vous êtes un habitué de ce genre de phrase, mais il faudrait savoir de qui vous parlez".

Je suis également un habitué du mot précis (enfin, j'essaie), et je n'aime pas les généralités. Je me souviens même d'avoir reproché à un de nos blogueurs l'emploi excessif de l'article défini "les" (les profs, les fonctionnaires, les patrons, les hommes politiques, la liste est longue).
Conséquence, je suis enfin de ceux qui détestent qu'on leur fasse dire ce qu'ils ne disent pas (ce qui, je crois, n'est pas votre cas ici).
Je ne vise donc rien d'autre que "ceux qui se servent de l'économie pour asservir". Les autres, ceux qui se servent de l'économie pour l'épanouissement de tous, pour que la croissance se partage équitablement, je les respecte. Et j'en connais.
Alors, qui asservit ? A la différence de certains qui ont réponse à tout (et ce n'est pas vous que je vise, Matéo), je ne suis ni policier ni juge ni journaliste ni inspecteur du travail. A eux de donner la réponse.

matéo

J'entends votre propos PMB mais c'est la formulation et la conception du monde qu'elle sous-tend qui m'interrogent. Heureusement qu'on ne pense pas tous pareil, mais je serais bien incapable d'écrire cela. Je ne sais comment vous dire, j'y vois (il se peut que je simplifie trop) une vision manichéenne du monde, cette fameuse notion d'oppresseurs/oppressés, qui peut ou doit vous rappeler quelque chose.
Je serai intéressé que vous développiez ce point.

PMB

Matéo, j'essaie, mais je ne peux que faire court. Ou alors, j'écris un livre, mais je suis sûr qu'il existe déja. Le manichéisme nous guette tous, je n'ai donc pas de raison d'en être indemne. Essayons quand même.

Si vous écrivez "cette fameuse notion d'oppresseurs/oppressés, qui peut ou doit vous rappeler quelque chose" en suggérant que je suis communiste, mauvaise pioche. Je ne l'ai jamais été et ne le serai jamais, ne serait-ce que parce que je suis contre toute forme d'embrigadement et d'utopie pervertie en réalité monstrueuse. Mais la dialectique oppresseur-oppressé, j'y crois. J'y crois parce que l'homme, qui est un animal comme les autres, est donc un prédateur. Mais que ce qui doit selon moi (et un paquet d'autres, dont j'imagine vous) distinguer l'homme de l'animal se place dans la médiation, dans ce qui fait que je peux vivre et me réaliser sans écraser ni être écrasé. Pour cela on crée des lois. Et on essaie de les appliquer au mieux. Vaste programme, et bien flou, non ? Voilà, comme je l'ai dit je n'ai pas réponse à tout. Mais concrètement : le vilain patron contre le gentil ouvrier, non, le vilain capitaliste contre le bon communiste, non, le vilain blanc contre le bon noir, non. Etc.

Sans doute y a-t-il des gens plus portés sur l'oppression ou sur le chacun pour soi, et des gens plus portés sur le partage. Qui ? Où ? Quand ? Je n'en suis jamais vraiment sûr.

Un petit, tout petit, exemple ? Les gens qui se sont battus pour la fin du communisme dans les pays de l'Est ont le plus souvent tiré les marrons du feu (et donc, se sont brûlés) pour d'autres, souvent ex-membres des nomenklaturas, qui occupent à nouveau le haut du pavé.
J'ai des amis ukrainiens, lui chirurgien elle médecin dans le secteur public (donc, fauchés comme pas permis, quand je les ai connus il y a sept ans c'était Zola dans leur immeuble collectif). Etudiants, ils furent de ceux qui luttèrent pour l'indépendance de leur pays et la chute du communisme. A un repas donné par la mairie en l'honneur de notre séjour scolaire, nous étions à table avec un "businessman" (lisez profiteur) qui a passa tout son temps un caméscope rivé à l'oeil. Heureusement pour lui, comme ça il ne voyait pas la haine dans les yeux de mes amis. D'ailleurs, il s'en serait foutu comme de son premier pot-de-vin.

Fulcanelli

"Je suis également un habitué du mot précis (enfin, j'essaie), et je n'aime pas les généralités. Je me souviens même d'avoir reproché à un de nos blogueurs l'emploi excessif de l'article défini "les" (les profs, les fonctionnaires, les patrons, les hommes politiques, la liste est longue).
Conséquence, je suis enfin de ceux qui détestent qu'on leur fasse dire ce qu'ils ne disent pas (ce qui, je crois, n'est pas votre cas ici)." (PMB)

OUI
Je ne vise donc rien d'autre que "ceux qui se servent de l'économie pour asservir". Les autres, ceux qui se servent de l'économie pour l'épanouissement de tous, pour que la croissance se partage équitablement, je les respecte. Et j'en connais.
Alors, qui asservit ? A la différence de certains qui ont réponse à tout (et ce n'est pas vous que je vise, Matéo), je ne suis ni policier ni juge ni journaliste ni inspecteur du travail. A eux de donner la réponse.

Fulcanelli

Cela dit, comme je l’avais confié il y a un mois, je crains que la stratégie du pourrissement ne l’emporte, pourtant, je reste optimiste car le CPE est un sacré symbole et soutiens le mouvement, convaincu d’avoir en face deux demeurés.

matéo

@PMB

Ce que vous évoquez fait plus penser me porte dans ce cas à vous reposer la question pourquoi écrire "ceux qui se servent de l'économie pour asservir".? Votre développement évoque bien plus de choses que cette simple turpitude, cette malignité où le pouvoir économique, le patron ? le groupe industriel ? l'employeur ? comme le dit Jacques Marseille penserait le matin en se rasant à virer celle ou celui qu'il aurait recruté la veille.

Il y a sûrement une relation de dépendance mais la volonté malsaine de mettre les gens à sa botte n'a pas de valeur universelle, et relève de l'humain donc de l'unique.

Yuca 2 Taillefer

Je pense proposer bientôt le "modèle social normand" compromis entre le "modèle danois" ou scandinave et le "modèle français".

Vos contributions sont bien utiles.

matéo

Avec du pommeau, je prends !

PMB

Matéo : pas assez compétent pour pouvoir vous répondre. Et ce n'est pas une dérobade : sur les blogues, on voir trop de gens se couvrir de ridicule ou de déplaisant dans des joutes où ils ne maitrisent pas leurs arguments, je ne tiens pas à en être. J'en ai eu un sur le feu il y a peu, quelque part sur la toile (pas un d'ici, donc), je peux vous dire que, malgré ses rodomontades et ses vociférations, il a bien rissolé*...

En tout cas, ce n'est pas parce que "la volonté malsaine de mettre les gens à sa botte n'a pas de valeur universelle" qu'on ne doit pas la combattre là où elle s'exerce. Mais pas ailleurs, je le reconnais

* Attention PMB, quand on n'est flatté que de soi et son curé, c'est qu'on ne vaut pas cher !

matéo

@PMB

Pour la première partie, je pense que vous évoquez l'avalanche sur le blog de AH. C'est assez effrayant au niveau des échanges, et vous êtes clairement un "modérateur" plus prompt à l'échange.

Pour le "pas assez compétent", pas d'accord, vous êtes professeur de français, vos idées ont le mérite d'être le fruit d'une pensée personnelle. La maîtrise des arguments ne vous pose pas de problème me semble t-il, d'ailleurs si chacun pratiquait comme vous, on n'assisterait pas , pantois, à l'accumulation d'un salmigondis de faits et d'idées plus ou moins assimilées, comprises, et maîtrisées. D'accord pour le "combat" mais je persiste à penser que ce n'est pas le bon point d'entrée que de mettre en avant cette notion d'asservissement potentiellement contenue dans le pouvoir économique.

Bonne journée

eczistenz

Bah dans le fond je suis assez d'accord avec PMB dans le sens où effectivement il existe toujours des oppresseurs/oppressés, sauf que depuis le XIXème siècle, on se rend compte (pas tout le monde, y compris syndicats et partis de gauche) que ce ne sont plus "seulement" les méchants patrons qui oppressent... Aujourd'hui, les "oppressions" sont diverses (pollution, machisme, harcèlement moral, etc.) et pas seulement économiques, pas seulement liées à un seul secteur de la population (les "patrons"). La réalité est bien plus complexe que ca effectivement. J'avais cité une étude dernièrement, qui montrait que la principale motivation des patrons de PME pour créer leur propre entreprise était... justement des mauvaises expériences avec leurs anciens patrons...!

Michel

En tout cas, le débat semble lancé, et c'est tant mieux. Bien qu'à gauche (???) le monde fait ce qu'il peut pour faire de la pédagogie. Dernier papier en date:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-756204@51-749452,0.html

Mais, il y a du chemin à parcourir. Le dernier rapport du COR indique que pour les retraites, la reforme Fillon, qui avait mis 2 millions de personnes dans les rues, n'a fait que 1/3 du chemin nécessaire.

Et nous aurons bientot, comme à la Knesset, un parti des retraités qui diront: "Allez les enfants, encore un petit effort, nous n'avons pas encore visité la patagonie ! "

PMB

@ Matéo,

J’aurais la maîtrise des arguments ? Je dirais seulement la technique argumentatoire (allez, un néologisme). La forme, si on préfère, le contenant. Parce que le contenu, ici des notions d’économie, de sociologie et de politique, je n’ai aucun mal à avouer que si j’en sais plus que plusieurs, j’en sais moins que beaucoup. Pas de fausse modestie, non, je n’hésite pas à être fier de ce que je sais dire et faire. Mais chance de connaître (et encore, pas toujours) mes limites, connaissance qui m’évite (et encore, pas toujours) de me couvrir ici ou là de ridicule.

La technique argumentatoire est un bon outil, mais on peut en pervertir l’usage. Une histoire ? J’avais rencontré un jour Monsieur P..., dont les enfants suivaient mes cours. Un ouvrier, d’une franchise bourrue et bourré de bons sens. Nous avions beaucoup échangé. Huit jours après, réunion de parents d'élèves. Au premier rang une dame, bien mise en tous points, sort tranquillement quelques énormités disons, élitistes. Mais dans une langue d’une technique imparable. Au fond (est-ce un hasard), Monsieur P..., se trémoussant comme diable en bénitier, de la colère sur le visage. Mais muet. Je le retrouve peu après, et lui demande pourquoi il n’avait pas réagi.
- Ah Monsieur, j’savais pas comment l’dire...
Ce jour-là, je me suis juré que mon métier serait d’apprendre à mes élèves à ne jamais être des Monsieur P...

PS Fulcanelli : quel intérêt de reprendre intégralement un de mes messages pour seulement y placer un OUI ?

Michel

Ce que vous dites PMB à propos de Mr P... est très vrai. Le "solide bon sens" vaut souvent mieux que la "langue d’une technique imparable".

L'économie est une grande et belle science, mais ceux qui la font ont tendance à masquer sous de beaux discours des concepts assez simples. Parfois ces grands scientifiques sont carrément de de mauvaise foi, et les belles équations mathématiques ne servent qu'à impressionner la galerie et à masquer le vice (voire le vide) du raisonnement. C'est du moins ce que ma belle fille, qui est en Deug à Paris 1, à retenu des cours de B. Guerrien (c'est le prof qu'elle préfère), qui a écrit "Fausses évidences. De quelques idées reçues chez nos experts en économie" ou " Idées reçues et théorie économique". B. Guerrien n'est, semble-t-il, pas très aimé des ses collègues.

http://matisse.univ-paris1.fr/guerrien/

N'ayez donc aucun complexe à vous exprimer, et à apporter le fruit de vos réflexions et de vos expériences.

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La Victoire empoisonnée

  • Je publie, le 10 mai aux éditions du Seuil, un nouveau livre consacré la campagne présidentielle de 2012. Il s'agit d'une enquête en profondeur mêlant de nombreux témoignages de Français de toutes conditions mais aussi de politiques de tous niveaux, des militants aux candidats en passant par les responsables et les élus. Cette sorte de récit analytique cherche à rendre compte des véritables lignes de forces de cette campagne, à expliquer la victoire désormais plus que prévisible de François Hollande, et enfin à proposer une réflexion sur l'avenir qu'elle nous réserve. Un blog lui est dédié. Vous y trouverez la quatrième de couverture du livre, la table des matières, l'introduction, quelques photos, une revue de presse et, bien sûr, les réactions des lecteurs.

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