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« Sanction palestinienne | Accueil | Elite inamovible »

30 janvier 2006

Commentaires

matéo

On ajoutera cependant que ces "mobilisations" sont la règle dès lors qu'un gouvernement tente une réforme de fond. On critiquera à bon ou mauvais escient le CPE, mais on constatera que ce dispositif visant à augmenter le taux d'activité des moins de 25 ans parmi les plus faibles d'Europe, sans être une panacée est cependant "annulable" s'il est sans effet dans les deux ans.

Mais, le raidissement "général", toujours emmené par les mêmes officines, ne se dément pas sur tout projet de "faire bouger" les choses. Espérons qu'entre les résultats tangibles de ce dispositif, et le "réalisme" de la majorité siliencieuse de nos concitoyens, on finira par au moins tenter de sortir des nos impasses nationales. Et si ce CPE ne prouve rien, alors il sera toujours temps d'en annuler l'existence.

Puisse l'éternel "drame psycho social" à la française être le plus court possible, et qu'on passe à la suite ...Ce ne sont pas les sujets qui manquent !!

JIB

Je comprend la situation ainsi :

Les syndicats veulent utiliser la fougue et les illusions de la jeunesse pour se refaire une santé. Le PS veut apparaitre à nouveau comme un opposant.

Leur objectif n'est pas d'améliorer le sort des nouveaux entrant sur le marché du travail mais faire de nouveaux peur au gouvernement.

Une fois le CPE abandonné les syndicats réclameront une hausse salariale pour les fonctionnaires. Le PS criera victoire. Les jeunes seront toujours en CDD ou en Stage.

Ces "jeunes" aprés quelques années de galéres ce sentiront peut-être un jour cocu, certains auront fini par avoit un CDI et se rendront compte que la sécurité qu'on leur avait vendu est complétement factice, cela valait-il vraiment le coup le chomage le RMI les stages ? Si l'entreprise doit elle licencie.

Mais c'est ce qu'il y a de bien avec cette catégorie c'est qu'ils auront été remplacé par d'autres. Tout aussi pret à se faire entuber par leurs ainés.

vladtepes

@ jib

euh ... prenez vous les "jeunes "pour des imbéciles?
Oui les syndicats veulent faire peau neuve, votre analyse n'est pas fausse, à la seule différence qu'aujourd'hui, les jeunes et les moins jeunes se sentent mal, un malaise décennal, depuis l'euro, un infarctus du compte en banque, une ambolie des salaires...
La population (dans sa grande majorité) grogne, contre tout? comme se plaisent à nous dire politiques actuels et leurs toutous (médias...) non, simplement contre un niveau de vie catastrophique!!!
Faut consommer... ben oui mais avec quoi ma bonne dame? 10 euros la place de ciné, faut pas télécharger! bientot 7 euros les cigarettes,faut pas fumer ça donne le cancer!
(en attendant ça rapporte) la TVA à 5.5% ???
le français grogne, pourtant il n'est pas difficile à gouverner cet homme là.
Un salaire descend (pas de multimilliardaire) , de quoi aller une fois par semaine au ciné, au théatre, au restau avec sa petite famille, de pouvoir partir en vacances ( pas à tahiti), et de bien manger!!
aujourd'hui, c'est mission impossible, les loyers ont triplé, le prix du m²a doublé, l'alimentaire a doublé aussi (faites vos calculs) les transports ne cessent d'augmenter, (100% pour le tiket de métro depuis 98), on part en voyage ou mais ...à crédit!!! on fume encore, provenance étranger, la situation est catastrophique mais on ferme les yeux, on fait semblant, on est dans un régime "totalitaire", et certes plus en démocratie (demos cratia)...
ben... 1789, 1870, 1968 .... 2006?

JIB

C'est marrant quelqu'un qui comme pseudo valdtepes et qui parle comme Calimero.

Perso je crains aucune révolution ou alors ce sera la première révolution de neurasthéniques.

matéo

En parlant de jeunesse, il faudra calmer nos ardeurs à y voir "la conscience morale" du moment. D'abord le vote Le Pen était majoritaire chez les 18 - 24 ans le 21 avril 2002. ça, c'est pour décongestionner tous ceux qui voit toujours la jeunesse comme prompte à s'engager, comme dans les années 1960, derrière le "mouvement social".

Martine Aubry avait beau s'enflammer devant les manifestations "djeunzs" entre les deux tours, y voyant un sursaut moral initié par la belle jeunesse de France, la réalité électoral du premier tour des présidentielles n'en était pas pour autant gommée.

Ensuite, il faudra bien un jour qu'on nous communique le fameux barême, sur lequel notre constitution de 1958 semble définitivement muette, qui dit le niveau de performance des manifs de rue. Je ne connais pas d'événements moins démocratiques que celles-là. 10 000? 50 000 ? 100 000 ? 350 000 ? manifestants permettraient de dire que c'est "peu", "pas mal", "très" ou "super" représentatif de l'opinion publique. Du coup, ces décomptes imprécis fonctionnent par la suite comme des "élections", faisant et défaisant les lois initiées par nos députés (élus, ceux-ci). Quand on possède un corps électoral de 24 millions d'inscrits, et que, allez, 12 millions votent effectivement, on ne peut raisonnablement pas s'en remettre aux vociférations de 10, 50, ou 200 000 manifestants de la rue. Ou alors changeons de constitution et de république, cela ira plus vite !!

Praxis

Apparemment, nombreuses sont les personnes qui ne veulent pas que se généralise un contrat précaire. D'abord CNE pour les entreprises de - de 20 salariés, puis CPE pour celles de + de 20 salariés.

Et puis ? veut-on nous faire croire qu'en augmentant le nombre de contrats on permet de lutter contre la précarité ?

Pourquoi accepter un contrat qui peut se briser unilatéralement pendant deux ans ? qui fait supporter tout le risque d'une embauche à l'employé ? et rien pour l'employeur ?

C'est un peu fort de café, vous ne trouvez pas ?

Et puis si pour certains faire avancer la société c'est lui retirer le bénéfice d'une certaine sécurité et d'une certaine justice sociales pour la faire entrer dans l'ère de la précarité, il se trouvera toujours beaucoup de monde pour faire barrage et favoriser la recherche de solutions plus équitables. Parce que ces solutions existent pour celui qui n'écoute pas que les sirènes du libéralisme décomplexé.

Des solutions de fond, qui ne sont pas des mesurettes à l'emporte-pièces, rédigées dans l'urgence et l'opportunisme.

Réfléchir sur le lien unissant l'école à l'entreprise par exemple.

Favoriser la formation, les contrats de professionnalisation (et là je suis plus en accord avec ce gouvernement, sur ces contrats et sur l'apprentissage).

Réformer le SP de l'emploi, offrir des suivis individualisés aux chômeurs qui ont le moins de ressources (pas de diplôme, des petits emplois qui s'enchaînent).

Fusionner les contrats, en faire un contrat unique, avec une période d'essai plus longue (de 6 mois) mais les garanties du CDI et qui iraient du temps-partiel au temps-complet.

Et la liste est encore longue.

JIB

Praxis

la période d'essai des CDI étant de 3 mois renouvelable, nous avons déjà 6 mois d'essai.

Le titulaire d'un CPE pourra lui aussi casser son contrat plus facilement.

Le probléme c'est aussi que bcp de personnes "employable", bien formés, parfois expérimentés, ne trouvent pas de poste car il n'y pas de création d'emploi.

J'entend dire qu'il n'y a pas de création de poste que le recul du chomage n'est du qu'au départ à la retraite.

Mais c'est déjà une victoire que les retraités soient remplacés ! Tout le monde fait comme si c'était une évidence, ça ne l'est pas du tout.

matéo

@Praxis

Qu'on le veuille ou non, le marché du travail est soumis à la loi du marché (offre et demande), l'alternative pour celui qui cherche un emploi n'est pas précarité ou sécurité, c'est emploi ou pas d'emploi du tout.

Je suis effectivement bien d'accord avec vous, ces CNE ou CPE n'ont absolument pas pour but de "lutter contre la précarité", ils ont pour but d'augmenter le taux d'activité des - de 25 ans parmi le plus bas d'Europe, permettant d'évoquer en France, un marché fermé où les jeunes (15/25ans) et les + de 50 ans restent à sa porte. Ce gouvernement, et moi avec, fait l'hypothèse qu'un assouplissement de la législation sur le contrat de travail sera de nature à augmenter l'employabilité d'un certain nombre de nos concitoyens qui sont aujourd'hui de fait "en dehors" du travail.

Sans être ni libéral pur jus, ni socialiste bon teint, je pense effectivement qu'on a plus de chance d'aboutir plus vite à un emploi stable et durable quand on est "au" travail (fut-il effectivement précaire) que quand on y a jamais mis le pied.

Il ne s'agit donc pas de "retirer" le bénéfice de la sécurité, ou de la justice sociale, puisqu'en l'état il n'y a pas de sécurité quand on n'a pas d'emploi, et ce marché français du travail fermé est profondément injuste (entre ceux qui en ont et ceux qui ne sont pas près d'y entrer).

Il existe un certain nombre de garde fous contre les excès induits de la précarité, notamment en terme de garantie pour le logement, et même d'ajouts aux dispositions actuelles (droits ouverts à la formation), mais je serai très "pour" une contrepartie intelligente, telle que le retrait de ce statut si on constate dans deux ans que le taux d'activité des jeunes n'a pas augmenté de façon significative.

Praxis

Je ne souscris absolument pas à l'argument "c'est l'emploi ou c'est pas d'emploi du tout". Avec ce type de pensée, on peut aussi manger de l'herbe, c'est toujours mieux que rien.

Je crois que la question de savoir quel emploi on occupe est cruciale. Je ne pourrais pas travailler dans les conditions du CPE ou du CNE. Deux ans pendant lesquels on peut me remercier n'importe quand ? non merci ! Imaginez un peu l'ambiance au boulot. Je me verrais pratiquemment dans l'obligation de plaire à mon patron, à ma hiérarchie. Ce serait atroce. La précarité ce n'est pas seulement un mot, c'est un sentiment, c'est une situation. Je ne vous les souhaite pas, ni à personne d'ailleurs.

Je donne mes solutions plus haut, qui me semblent de nature à renforcer le marché de l'emploi sans introduire la flexibilité / précarité sur laquelle vous pariez le dynamisme de notre vieux pays.

Je trouve aussi votre dernier argument fallacieux. Qui retirera les CPE et CNE dans deux ans ? Si ce pari est fait, c'est en imaginant que la droite soit au pouvoir - puisque la gauche les supprimera automatiquement. Vous voyez la droite au pouvoir dire : "ok, ça ne marche pas, on retire ces contrats précaires qui n'ont servi à pas grand chose".

Maintenant, je crois que les camps sont très marqués. Certains imaginent enfin une vague de libéralisme sur la France, qui rénoverait ses vieux os. D'autres disposent d'une occasion rêvée de montrer qu'il existe belle et bien une différence entre la droite et la gauche : la justice sociale.

PMB

Exagéré-je si je dis que ce qui est en projet, derrière cette réforme, c'est la généralisation des bas salaires et de la précarité pour tous et tout le temps ?
Ma fille (mais on pourrait dire n'importe quel jeune adulte), Bac+5 et des mois de chômage, vient enfin de trouver un boulot, au SMIC et pas dans sa branche. Ce qu'elle dit, c'est que ses copines qui ont bossé dès après la 3° gagnent aussi bien qu'elle leur vie, et depuis huit ans. Ce qu'elle sait, c'est que dans deux ans son mastère ne vaudra plus rien ; ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle est entrée dans un tunnel qui va durer non des mois mais des années. Tunnel qui finira peut-être comme pour les filles de SEB : plus rien, sauf aller en Chine où ils sont déjà plus d'un milliard.
Ce que je sais, c'est que quand je dis à mes élèves d'étudier s'ils veulent trouver un boulot plus tard, je me sens un peu escroc.

PS Au fait, personne ne m'a encore dit qu'il était d'accord pour que les banquiers eh ben euzaussi i soyent précaires. Pas fous, les mecs !

vladtepes

@jib

calimero ou vlad tepes ?

pas vraiement la meme coquille
quand aux neurasthéniques, si vous vous considérez comme tel alors effectivement!!!
regarder et commenter c'est bien jib, mais agir c'est mieux non?
Les grandes idées et grands débats autour d'un contrat avillissant et générateur de NON emploi, n'est ce pas essayer de se cacher derriere son doigt?
rendez vous à l évidence, les gens en ont marre, il faut se l'avouer cher jib, et ne prenez pas les français pour des neurasthéniques, ils pourraient vous en vouloir. ;)
quand à la révolution, elle va de paire avec évolution , et pour évoluer, il faut savoir se situer, où vous situez vous mon cher jib?
alors, un conseil bien modeste mais partant du coeur, regardez votre situation, comparez là avec 10 ans de recul, cherchez votre évolution (pas la psychologique... pas encore) et projetez vous dans l'avenir en appliquant la même évolution.....
Que voyez vous jib?

Robert Marchenoir

"Je me verrais pratiquement dans l'obligation de plaire à mon patron, à ma hiérarchie. Ce serait atroce." (Praxis)

Atroce, vraiment?

Il me semble au contraire que c'est la moindre des choses. C'est d'ailleurs le cas aujourd'hui, quel que soit le type de contrat.

Il n'y a que les fonctionnaires qui ne soient pas dans ce cas, et encore: la forte prévalence du harcèlement moral dans le secteur public est la conséquence directe de l'impossibilité de licencier.

Pour ma part, je ne crois pas qu'étendre la logique du fonctionnariat à l'ensemble de la société soit la solution pour améliorer la justice sociale.

Si plaire à votre patron vous révulse à ce point, créez donc votre propre entreprise, ou embrassez une profession libérale.

Mais là, vous devrez plaire à vos clients, à vos fournisseurs et à vos banquiers: je vous préviens, c'est souvent plus difficile que de plaire à un patron!

Praxis

Ah oui, pardon, je n'ai pas précisé ma pensée en allant jusqu'au bout :

"Je me verrais pratiquement dans l'obligation de plaire à mon patron, à ma hiérarchie. Ce serait atroce... car dommage pour les relations entre salariés. J'aurais peur que l'on parle de moi en de mauvais termes, je concluerais sans doute des alliances, je ferais du lèche-bottes, bref, ce serait vraiment atroce !"

matéo

@Praxis
Que vous ne souscriviez ou pas à l’argument « emploi / pas d’enmploi » ne change rien à la réalité du marché du travail. En l’état vous pouvez tout au plus aspirer à ce qu’il en soit autrement, à revendiquer des principes, des valeurs, ou des dogmes (soit autant, soit plus de sécurité, jamais moins) ou tenir compte de la réalité, où parmi n facteurs nationaux, les contrats de travail existants ne permettent pas autant qu’ailleurs en Europe de mettre les moins de 25 ans au travail. Vous pouvez penser que ce facteur n’est pas déterminant, et donc penser la mesure inutile.

Moi, les différences droite / gauche sur la « théorie », le « dogme » voire la « théologie » me lassent, quand devant la réalité on agit aucun levier, ou on s’enfonce dans des artifices protecteurs qui explosent en fait à la figure des plus exposés. Je ne perds de vue que l’emploi est à plus de 85 % dans les PME en France, avec près de 14.5 millions de salariés (chiffre INSEE 2000 – Industries-Commerce- Services), et je pense pertinent cette modification du contrat de travail pour ce type d’entreprise. Ces entreprises ne disposent pas des RH, et sont peu expertes voire même souvent peu averties d’un droit du travail, dont on peut dire, à minima et sans excès, qu’il est « complexe ».

Vous dites : « . Je ne pourrais pas travailler dans les conditions du CPE ou du CNE. Deux ans pendant lesquels on peut me remercier n'importe quand ? » Tant mieux pour vous, beaucoup n’ont pas l’occasion de la faire la fine bouche, et si le CNE ou le CPE favorise une plus grande fluidité de l’entrée dans la vie professionnelle, alors Inch Allah ! Et pour eux bienvenue dans la vie, et pour leurs employeurs. N’étant pas politique, mais plus soucieux de résoudre ou pas un problème, je n’hésiterai pas à annuler ce dispositif s’il est sans effet sur le taux d’activité. Ma conviction personnelle est en revanche très claire quant au fait que je pense qu’il est préférable dans ce monde pour quelqu’un de – 25 ans, à fortiori, d’avoir un pied dans un job, et que la probabilité de transformer rapidement son CNE en CDI est plus forte quand on est dans l’activité de ce marché. Cela me paraît beaucoup moins vrai dans la situation actuelle, et n’avoir jamais accédé à l’emploi ou avoir été en interruption quelques mois, vous tiennent à l’écart du travail de façon plus sûre. Et plus le temps passe, plus le temps joue « contre » vous. Le dispositif me semble à retenir avec toutes les réserves formulées.

Praxis

D'abord, première remarque, vous me semblez facilement acquis à la thèse du : "le monde est tel qu'il est, il n'en existe pas d'autres." Permettez-moi d'en douter. Je travaille dans l'économie sociale depuis toujours, je sais quelle est la réalité : complexe, protéiforme, changeante. Et je connais un très efficace levier d'action sur cette réalité : la volonté politique.

Sur les contrat CPE / CNE, libre à vous de préférer un contrat qui reporte tout le risque de l'emploi sur le salarié. Selon-moi, loin d'améliorer le marché de l'emploi, ces contrats vont le détériorer. Ils ne sont pas de mesure à rétabilr la confiance des français et donc le cycle vertueux de la croissance qui, vous le dites très bien, est le seul véritable créateur d'emplois pérennes.

jib

Justement il y a dix j'ai passé le Bac.
En dix j'ai vu dans le désordre :

- Une croissance attone, une absence d'envie, une RTTisation de la société -vous vous souvenez de la société de loisir ?-.
- Toutes les maisons -même les moches- de campagne autour de chez moi achetés par des anglais -où des hollandais-.
- La moitier de mes amis passer plus d'un an au chomage. certain y sont encore. Les autres ont été OBLIGE de devenir prof - bonjour la vocation- pour s'en sortir.
- Pas mal qui ont du partir à Londres, Barcelone, Dublin pour trouver un travail.
- J'ai des cousins anglais qui n'ont JAMAIS été au chomage qui ont changé 3 fois de branche qd ils en avaient envie -sans faire de grande études- qui ont réussi à acheter à Londres ! Alors que je peux pas acheter Paris -Et qui vont finir par acheter une maison de campagne dans ma province-.
- J'ai vu la pensé "Mitterrandienne" correcte se délitter sous mes yeux, à coup de delinquance, d'angélisme et vote FN.

En résumé ces dix derniere années j'ai vu la France devenir la Tunisie de l'angleterre (On ne peut plus dire l'espagne bientôt ils seront plus riche que nous), une société qui se deteste, une identité Française contesté, une France en Repantance permanante.

La seule chose de vraiment "grand" qui soit arrivée ces dix dernieres années c'est a coupe du monde de foot 98 (et leuro 2000). C'est pas vraiment suffisant.

Alors c'est pour dire à quel point j'ai envie de gouter un peu à autre chose que la "défense des acquis sociaux", et du "modèle français" et à quel point les gens qui tiennent le même discours depuis que je suis en âge d'entendre sont totalement discrédités à mes yeux par l'ampleur de l'echec.

jib

J'en ai marre du berret de la baguette. De la France du bon pif et de la haute couture.
Je veux vivre dans un pays qui va de l'avant qui n'a pas peur de prendre des risques, qui construit pour l'AVENIR. Qui soit connu pour autre chose que ses fromages et son chomage record.
J'en ai marre du Paris musée où rien ne se fait, rien ne se construit, où on crée une misérable ligne de tram qd Madrid construit 40 km de metro.
J'en ai marre du CNRS, de la SNCF, de la SECU, qui se cachent derriere de grands mots pour dissimuler leur inefficassité totale.
J'en ai marre des gens qui partent en RTT en permanence et qui s'étonnent qd leur emploi est délocalisé.
J'en ai marre des Français qui font un caprice quand il faut prendre ses responsabilités et voter une constitution européenne.
J'en ai marre -qd par miracle quelqu'un essaie de debloquer un peu la situation- de ceux qui poussent des cris de cochons qu'on egeorge.
J'en ai marre du discours culpabilisateur permanent -sur les banlieue : c'est les Français qui sont raciste, sur l'histoire honte à la France Repantance ! -.

Et je suis désolé mais pour l'instant le dynamisme l'envie je le vois -un peu- plus ds le CPE que dans le statu quo.

Imothep

Je remarque à mon humble niveau une chose tout de même dans cette histoire de CNE et CPE...Une chose toute simple qui est finalement un dérivé de l'intérim, dans son principe. Et d'ailleurs à ce propos, il est vrai que partout on nous parle de l'inactivité des jeunes, elle n'est pas fausse, mais elle est faussée. Justement parce qu'en sortant des études quand on a pas de boulot, on est dans une sorte de noman's land des statistiques. Accrochez-vous, c'est un peu compliqué. En tant que demandeur d'emploi, on entre pas dans le calcul du nombre de chomeurs. Et si on travaille en intérim, on entre pas dans le calcul des actifs, parce que justement demandeur d'emploi.
Ceci pour dire qu'il faut considérer les chiffres concernant le nombre de jeunes inactifs avec beaucoup de prudence.
Ensuite, je dirais que finalement dans vos échanges tout le monde a un peu raison. Il n'y a pas de remède miracle.
Pour être passé par la phase intérim à la sortie des études, il m'est apparut évident qu'on en sort pas comme ça....de mission en mission, on s'enfonce dans un processus d'instabilité professionnelle.
Alors oui, je suis d'accord pour dire que ces contrats peuvent être une première chance pour travailler, mais il faut aussi considérer que si l'employeur ne veut pas jouer le jeu, cela ne résoudra au final pas grand chose.
Je trouve les propositions de Praxis non dénuées d'intérêts. Quant à la période d'essai de 3 mois renouvelable, il s'agit la plupart du temps des postes de cadres. certains sont à 6 mois renouvelables et d'autres à 2 mois ce n'est pas une uniformité.
Le propos de vladtepes concernant le niveau de vie n'est pas faux non plus, il faut bien se l'avouer et cela ne vient pas que du fait de l'emploi ou alors la situation serait vraiment simple.
Pour ma part, je continue à penser que temps qu'une société à plus d'intérêt à se séparer des ses employés que d'en embaucher, on pourra inventer tous les types de contrats le problèmes de fond restera. Je peux me tromper, mais c'est la sensation que j'ai en regardant autour de moi.
Qui plus est, dans certains secteurs on peut se demander quel effets pervers ce genre de contrat peut amener. Prenons les SSII, la majeur partie du temps vous êtes embauchés pour être vendu à un client sur un projet. Généralement dans une technologie spécifique. Ce qui signifie que demain votre projet se termine avant les 2 ans, il vous faut évoluer vers une autre technologie pour être repositionné. Et là je me demande ce que l'employeur choisira entre casser les contrats et prendre une personne possédant la compétence, ou vous payer une formation....
Je suis d'accord c'est un exemple non représentatif, mais il soulève cependant des questions.

matéo

Ainsi la réalité du monde est une thèse ! Ah oui ! Il existe d'autres mondes : mars, Jupiter.. et "il y a un truc" comme disait Gérard Majax un pote à moi, la Volonté Politique. Jib le dit mieux que moi le brillant résultat de l'empilement de textes, lois et réglements, tous protecteurs, tous devenus des "acquis",et qui nous scotchent à 10 % de chômage. Ici en Gaulle, ça crie, ça gueule, mais il ne passe pas grand chose et on regarde les trains passer.

Sur l'histoire du CNE, comment partagez vous donc le risque pour l'employeur ? Par un artifice consistant à engager l'employeur plus tôt, plus vite, ou plus fort : il vous répondra OK votez votre loi, et derrière le même marché fermé, votre employeur lui aussi "en risque" ne se mettra aucun fil à la patte. Encore faudrait-il comprendre que l'employeur avant d'employer est déjà en risque, je crois même que cela s'appelle un capital, à commencer par ses bras et son cerveau. la situation du taux d'activité de notre jeunesse serait sûrement amélioré s'il y avait plus d'employeurs.

Avant que nous n'accèdions au nouveau-meilleur-que-lemonde-nous-enviera, on peut tenter ce genre de manip ou c'est tabou ?

Reste une bonne soluce qui pourrait tout régler d'un seul coup : nationalisons l'ensemble du secteur privé et décidons de recruter les 3 millions de chômeurs. Après tout ...

Praxis

Allons Matéo, pas de mauvaise volonté comme ça et de caricature, c'est pas très utile au débat. Je vous dis et vous montre qu'il existe aussi d'autres solutions, de fond, quant au marché de l'emploi, quant à la croissance, à la confiance des ménages. Il y a urgence, mais non précipitation.

Avant qu'on nous vende ces contrats, il faut poser la question du sens de notre action.

Je comprends que certains se rangent sous la bannière libérale, personne n'a la monopôle des bonnes idées. Ce n'est pas mon avis, je préfère parier sur le dynamisme solidaire de la France, avec un coup de pouce en direction du secteur de l'économie sociale et solidaire : je préfère nettement les emplois-jeunes, qui créent des nouveaux emplois, des nouveaux services, que les CPE et CNE, qui accentuent la précarité, renforcent le sentiment d'insécurité.

Avec aussi toutes les mesures que je cite, et qui pourrait créer une politique globale de développement social et économique de la France.

A aucun moment je ne parle de nationaliser le secteur privé, c'est stupide.

Michel

"Je me verrais pratiquemment dans l'obligation de plaire à mon patron, à ma hiérarchie. Ce serait atroce."
Un petit conseil Praxis, évitez de répéter cela lors de votre prochain entretient d'embauche, car votre patron a justement envie que vous fassiez des efforts pour lui plaire.

Nimbus

Je me souviens de cette scene des raisins de la colere ou l'on voit des grevistes dont la greve se fait defoncer par les nouveaux ohkies. Les premiers refusaient de bosser pour moins de $.45 les seconds acceptaient de bosser pour $.30

MARCHE ou CREVE. C'est un slogan.
Au nom de la realite et du patriotisme economique, il faut accepter n'importe quelle analyse debile.

Le meme slogan qui faisait bondir des jeunes hommes de 20 ans hors des tranchees au nom du patriotisme - "regarde, les allemands sont a nos portes".

Ben voyons. Moi je veux bien que l'on m'explique la CONTREPARTIE a ce contrat. En terme de formation. En terme d'allocs. En terme d'avenir.

Je veux bien aussi que l'on donne un parachute aux interimaires. Pour que mon frere puisse me recevoir avec autre chose qu'un cake aux olives.

Faut arreter de prendre les pauvres pour des imbeciles, ca se paie toujours.

Les erudits, les fonctionnaires, ils ont toujours de belles idees.
Ca se resume a : "CREVE ou CREVE". C'est ca la verite. On sait bien comment se situe l'esperance de vie.

Mon frere ouvrier vivra moins longtemps que moi. Il travaillera plus, plus dur, plus souvent. Mais gagnera moins. La faute a sa faim. Il accepte n'importe quel boulot.

Alors on devrait accepter le SMIC, parceque c'est mieux que le RMI ?
Et les 55 heures parceque c'est mieux que 0 ? Et aller au travail malade parcequ'il faut mieux manger ?

Cette logiqu, c'est une honte. C'est un retour en arriere de 150 ans. Pire qu'avant la commune.

T'as de la chance d'etre esclave: au moins tu es nourri-blanchi-loge.
C'est ca votre logique :
il faut mieux crever le ventre a moitie plein que completement vide.

Je vous rassure: je n'ai pas pour objectif de convaincre les ames bien pensantes de la realite WWWelle ici. C'est juste pour me defouler.


PMB

Merci Nimbus.

Il flotte ici un air de cynisme et de veulerie que vous faites, très momentanément, oublier.
Mais ne vous faites aucune illusion sur votre capacité, sur la capacité de personne, à y changer quoi que ce soit : n'oubliez pas la loi du plus fort.

Je serais le patron de ces gens-là (mais en ont-ils ?) je leur demanderais de venir récurer mes toilettes au cure-dent. Chiche qu'ils le feraient.

"Oui mais, ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s'y mettront
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s'y mettront"

Michel

Nimbus, nous ne sommes plus à l'époque des raisins de la colere. Il est possible de vivre en france des aides sociales. Pour une famille de 3 personnes on vit mieux avec le RMI + les APLs + la CMU + la quasi gratuité de la cantine + etc.... qu'avec un SMIC. Pour avoir un niveau de vie équivalent au RMI + les aides, il faut 1 SMIC à un SMIC et demi. Et si vous ajoutez au RMI un peu de travail au noir ...

Praxis

Ouah ! il est gratiné le Michel ! On m'avait parlé de ces gens réacs en France, j'en découvre un beau là !

Vous rendez-vous compte ? on peut vivre de l'assistance sociale en France ? c'est pas un truc de fou ?

Dis, Michel, tu veux pas essayer de vivre du RMI, de la CAF, de la CMU, etc. ?

Franchement, je suis sûr que c'est le pied !

Sinon, j'ai précisé (mais la discussion vaut-elle le coup avec ce Michel ?) que plaire au patron et à la hiérarchie induisait tout un comportement vis à vis de mes collègues, au travail, dans un environnement où certains peuvent se faire virer du jour au lendemain. Bonjour l'ambiance comme dirait l'autre !

matéo

@praxis
Je ne pense pas être de « mauvaise volonté », je vous dis que ma conviction s’appuie sur le monde réel, tel qu’il est, et vous me répondez que je suis « acquis à la thèse du monde tel qu’il est », cette simple formule est assez révélatrice de votre orientation « théorique » où vous semblez plus soucieux d’adapter la réalité à la théorie que l’inverse.
Le réel n’est pas une thèse, cela ne retire rien à vos convictions et à leurs pertinences (relatives), mais vos préconisations sont un « deuxième rideau », le premier est celui d’une économie de marché, dans laquelle le travail aussi est un marché (d’où ma boutade sur la nationalisation du secteur privé, après tout on peut très bien par conviction être défavorable au « marché » en l’espèce). Ces marchés ont une réalité tangible, le marché français des – 25 ans correspond à ce jour à 23 % de chômeurs.
Dites moi que vous ne croyez pas que les CPE /CNE seront de nature à augmenter l’activité des plus jeunes, ou que le « prix à payer » (la précarité) vous semble exorbitant pour un résultat hypothétique, mais n’opposez pas une théorie (économie sociale et solidaire) à une autre (le libéralisme), ce sont là les querelles du monde politicien pour lesquelles les alternances à haute fréquence se sont traduites, pour le moment, par des indicateurs sociaux économiques « baissiers » en tendance lourde puisque sur 25 ans.

Vos « solutions de fond » sont de vagues énoncés de principes, que je respecte, mais qui me paraissent inopérants pour mettre ou remettre certains de nos concitoyens au travail. Notre pays vit aujourd’hui dans un système capitaliste avec un système de régulation sociale hérité de 1945, fondé sur la solidarité citoyenne (assurance maladie, assurance chômage, retraite). Ces systèmes sont aujourd’hui menacés par un taux de chômage important mettant à mal l’équilibre de ces caisses de solidarité, et c’est tout ce système qui vacille. Ma conviction tient non pas au « libéralisme » (dont je me fiche comme de l’an 40), mais au fait que le levier évident de l’équilibrage de nos systèmes de protection sociale et de solidarité tient à la diminution du chômage. Ce sont les emplois « marchands » du secteur privé qui sont les meilleurs garants du rééquilibrage de nos caisses collectives, dans la mesure où non seulement le chômeur n’impacte plus les caisses, mais les remplit par ses cotisations, et alimente la croissance par sa consommation. Ce retour ou cette accession à l’emploi ne peuvent pas être créés artificiellement, enfin ils le peuvent mais ce n’est pas un mécanisme sain. Ce sont donc les entreprises, et je répète qu’il faut distinguer PME et grands groupes, qui sont les meilleurs vecteurs de ce type d’emploi. Les mécanismes incitatifs de l’état ou les « coups de pouce » butent à ce jour sur l’assèchement des finances publiques, et des capacités de financement de l’état limité par son endettement. Là non plus, nous ne sommes pas dans le champ de la théorie ou des principes (bons ou mauvais), nous sommes dans la réalité. Si pour vous un emploi jeune n’est pas précaire quand le CNE en serait le parangon, c’est probablement parce que vous êtes plus « engagé » politiquement que je le suis. A ceci près que je pense, et je me fiche que ce gouvernement soit de droite, du centre, du milieu ou rose à pois verts, que cet assouplissement du contrat de travail première embauche touche à la modification d’une disposition, d’un mécanisme, là où les emplois jeunes impactent les finances publiques. Comme disait le vilain libéral Gerhard Schröder avant les élections allemandes : « on ne peut distribuer que la richesse qu’on a créé ». Il me semble au vu de la situation de notre pays que nous n’avons plus rien à distribuer, mieux encore (si je puis dire), nous avons même commencé à distribuer la richesse hypothétique de demain, celle que sera censée « créer » la génération de nos enfants.

matéo

@Nimbus

J'ai lu la totalité de votre post, et je vous dis, ben oui et c'est bien dommage, bien triste et bien galère mais c'est effectivement comme cela que ça se passe. Et n'y voyez aucun cynisme de ma part.

Est-ce que c'est là un bon système ? non.

Après vous pouvez imaginer toutes les contraintes possibles pour réguler, encadrer ou empêcher ces débordements, sous la pression citoyenne ou comme le dit PMB sous la "revanche des pauvres", vous serez bien aimable de fermer la lumière en sortant quand vous serez obligé de vous extraire de France pour aller chercher à bouffer ailleurs.

Plus sérieusement, la loi du plus fort peut être régulée, mais l'exerice a sa limite. Le débat me semble tenir à l'endroit où on place le curseur entre "dynamisme économique", "flexibilité" (assouplissement des contraintes, et des freins) et la "régulation" sociale des désordres. Vous n'avez évidemment pas tort au chapitre des plus exposés, à savoir les moins qualifiés, les moins formés, les smicards et autres rmistes qui "n'ont pas le choix". Il est vrai que plus on est formé, éduqué et surtout qualifié, plus l'intégration sociale par le travail est rapide. Sans qualifs, sans techniques particulières, on est forcément interchangeables dans notre société, où en l'état de l'art de notre marché du travail, il n'y en a pas pour tout le monde.

J'ai connu une période comme celle là, et je vous le dis tout de go, j'ai effectivement pas eu le choix et j'ai trouvé un job "alimentaire" avec prime de précarité et tout le toutim, le but était de ramener de la thune et de manger. Et il y a bien pire, mais il ne me serait pas venue à l'idée d'attendre une "économie sociale et solidaire" alors que débutant je ne pouvais prétendre à rien et que le RMI n'existait pas. C'est par ce job que j'ai fait des rencontres, notamment celle qui m'ont permis de trouver un emploi en rapport avec ma qualif et mes sujets d'intérêt. J'ai conscience que cela ne peut être une philosophie politique, mais encore une fois si l'assouplissement du contrat de travail peut mettre plus de gens à l'emploi (ce n'est pas gagné, j'en suis totalement d'accord) pour moi, c'est "banco" !

Je crois plus fondamentalement que le "keynésianisme" est valide quand un pays se trouve dans une situation d'équilibre de ses caisses sociales et de ses finances publiques, je le pense dangeureux et inopérant quand il y a des déficits importants, des déséquilibres financiers lourds et quand les conditions d'exercices de la production ne sont pas pleines et entières. Les PME qui, comme je le disais, employaient 14 millions de salariés me paraissent les mieux à même de créer des emplois, et si au delà de leurs propres marchés, le contrat de travail actuel est un frein et que le CNE peut permettre de rejoindre la moyenne européenne du taux d'activité des plus jeunes, je me dis sûrement à tort, que cela va dans le bon sens.

Vous noterez cependant,derrière nos échanges, que la moindre tentative de modifier toute disposition d'ordre public, déclenche des tempêtes idéologiques où chacun défend pied à pied sa théorie et son credo. Nul doute que le chemin pour réformer en profondeur l'organisation de la vie sociale et économique de notre pays sera extrêmement long, à ce compte-là. Il n'est même pas sûr que nous arrivions. Et après ? Plus d'employeurs, et d'entreprises recruteuses, plus de CDI et plus de solidarité ou bien pire que ce que nous vivons ??

Eczistenz

Mateo, comme toujours intéressant et pédagogue (sauf le dérapage de l'autre jour ;-), même encore une fois si je ne suis pas d'accord avec lui, en tout cas pas sur les "solutions". Personnellement je rejoins pas mal Praxis (le pseudo est parlant !) sur le champ de l'économie sociale et solidaire, pas une panacée mais un champs à développer (car déjà ouvert). A "gauche" il n'y a guère plus que LO pour préconiser la nationalisation, même les cocos sont depuis pas mal de temps passé à autre chose... Qui par exemple connait le statut de scoop (déjà ancien pourtant) pour monter une boite à plusieurs ? Peut être aussi intéressant pour améliorer les relations et l'ambiance au travail. Bon c'est anecdotique peut être mais c'est un exemple de ce fameux "réel" dont on ne veut voir qu'une partie... Comme sur le fait de dire que le monde est comme il est.. C'est une question de rapport de forces, qui n'est pas en faveur du "politique" en ce moment, mais c'est aussi à cause de la connivence des politiques, et de leur manque de volonté pour agir intelligemment. Il y a tellement de caciques de droite et de gauche qui ont intérêt à ce que le système perdure. Pourtant je reste persuadé que la marge de manoeuvre existe. Je pense par exemple qu'on peut imaginer des mécanismes de baisse des charges et de facilitation d'embauche sans toucher aux contrats. C'est quand même incroyable, depuis plus de 10 ans on nous rebat les oreilles avec les charges trop élevées à l'embauche, ce que la droite et la gauche se sont ingéniés à baisser, maintenant c'est le licenciement. Le problème est de pouvoir embaucher ou de pouvoir licencier ? J'ai quand même l'impression que le patronat n'a pas trop à se plaindre de ce qu'il a gagné depuis 20 ans, surtout si on y ajoute le dernier avatar de la flexibilité : désormais on peut licencier économiquement pour anticiper des difficultés économiques à venir... Si tout cela n'est pas de la précarité organisée sous couvert de "réalisme"...! Pour répondre à JJB, bien que son propos ressemble à un délire, faites donc comme vos cousins : allez vivre dans la belle Angleterre. Anglais qui soit dit en passant, viennent vivre et se soigner en France.

JIB

Un délire ? eheheh voilà une argumentation puissante.

Je ne faisais que répondre à Praxis qui me questionnait sur mon ressenti sur nos 10 dernieres années.

Je vous juste la remarque "La france aime là ou quitte là" ça ressemble trés fort au FN.

Michel

"Ouah ! il est gratiné le Michel ! On m'avait parlé de ces gens réacs en France, j'en découvre un beau là !"

SVP Praxis Jouez le ballon, pas le joueur !

Quand au fond de l'affaire, je persiste et signe. Vivre du RMI, de la CAF, de la CMU, etc.... n'est effectivement pas le pied, mais c'est plus facile que de le faire avec un seul SMIC.

J'ai, dans mon entourage proche, l'exemple de deux soeurs. L'une mariée 3 enfants vit d'aide sociales. L'autre célibataire travaille mais galère. Et celle qui vit d'aides sociales de dire à sa soeur: "Mais pourquoi tu travailles ? Il y a des aides !"

JIB

Petit extrait du rapport du senat sur les expatriation :

1.11. RAISONS DE QUITTER LA FRANCE
ï Les raisons les plus souvent invoquées concernent :

- Le métier : Les expatriés ont saisi une proposition, sont partis pour progresser et parce que l'exercice de leur métier est plus intéressant qu'en France.

- Les revenus : Les revenus sont plus élevés et moins taxés qu'en France.

- La culture : Ils avaient envie de découvrir une autre culture ou d'échapper à la "mentalité française" (administration envahissante et esprit d'entreprise pénalisé).

ï La quasi-totalité des répondants (96 %) ont vérifié à l'expérience le bien-fondé des raisons qui les avaient conduits à quitter la France.


Praxis

Michel : le travail est à la fois une contrainte et une possibilité d'épanouissement. Je plains ceux qui se suffisent de vivre des minima sociaux. Il n'y a pas de vie de ce côté-là, juste l'attente de la mort.

Matéo : je crois que j'ai trouvé un défenseur en la personne d'Existenz. Ce qu'il dit rejoint complètement mes pensées et mes arguments.

Je ne crois pas à la thèse du réel. Le réel n'est jamais que ce que l'on en fait.

Le réel dont vous parlez, tout le monde constate sa négativité, surtout en termes environnementaux, et en terme aussi de violence symbolique. Relisez les rapports du développement, les riches sont toujours plus riches et les pauvres plus pauvres. C'est la contradiction majeure et fondamentale du réel dont vous parlez. Il existe un autre réel, plus redistributif, plus solidaire. Et qui produit lui aussi des résultats. Sinon, nous sommes voués à l'échec : violences urbaines et destruction écologique.

Je pense effectivement que la réalité dont vous parlez n'est pas une fatalité. Je pense que le gouvernement Jospin, par exemple, a mené une autre politique, que cette politique a payé, et dans des conditions pire que celles actuelles. Cette autre politique montre, si besoin est, que l'on peut servir plusieurs 'réalités'.

Je pense que l'Europe n'est pas les EU. Que l'Amérique du sud représente aussi un autre réel, etc.

C'est parler en termes dialectiques, évidemment. Je ne suis pas marxiste pour autant.

Dans le réel coexistent plusieurs identités. J'opte résolument pour la solidarité et un développement plus humain, plus respectueux du vivant.

Michel

"Le travail est à la fois une contrainte et une possibilité d'épanouissement. Je plains ceux qui se suffisent de vivre des minima sociaux."

Nous sommes donc loin des "raisins de la colère".

Robert Marchenoir

JIB, l'extrait du rapport du Sénat que vous citez est éloquent. Auriez-vous un lien pour le rapport complet? Merci d'avance...

Par ailleurs, il est exact qu'on rencontre de plus en plus souvent sur les blogs, en ce moment, l'argument: "C'est mieux en Angleterre (ou en Irlande, aux Etats-Unis, etc)? Eh ben casses-toi en Angleterre!". Cela pour balayer les inquiétudes sur le nombre dramatique de jeunes Français émigrés.

Vous avez raison de souligner que cela rejoint exactement l' "argumentation" du Front national.

Comme quoi l'une des caractéristiques politiques les plus préoccupantes de la société française n'est pas simplement la prévalence du vote FN, mais celle du vote extrémiste, de droite et de gauche (quelque 30% aux dernières présidentielles, sauf erreur de ma part).

JIB

http://www.senat.fr/rap/r00-386/r00-386.html

Il date de 2004 et les chiffres sont un peu vieux.
Mais je ne pense pas que depuis la tendance ce soit modifiée.

Eczistenz

A mon tour d'abonder dans le sens de Praxis... Je pense également que le "réel" (ce n'est pas tant une question de "réalité" que de point de vue sur la "réalité") n'est pas une fatalité. Le monde tel qu'il est est effectivement une construction complexe, mais dans laquelle le rôle des "groupes" dominants économiquement (il ne s’agit pas forcément de groupes structurés, simplement des convergences objectives d’intérêts) a toujours été prépondérant, depuis des lustres : maîtrise des « réseaux », de l’information, de la connaissance. Ce n'est pas une question de « dogme » que de dire cela mais de rapports de force et d'influence sur les normes formelles et informelles qui nous régissent. A une époque, les mouvements ouvriers avaient de l'influence, c'est effectivement fini. Aujourd’hui, il n’y a guère que les lobbys du privés qui ont de l’influence.
On ne va quand même pas reprocher face au « cynisme » des conservateurs, d’effectivement préférer des rapports humains plus solidaires. Chaque mesure annoncée par ce gouvernement permet de révéler une philosophie de base à laquelle personnellement je ne peux adhérer. Un exemple à travers la question des allocations, qui seraient suffisantes pour vivre (on attends toujours l’étude chiffrée sur ces abus) : entre le niveaux des allocs et le smic, on ne va pas dire que le smic est trop bas, non, c’est mieux de dire que les allocs sont trop élevées, bien sûr, alors que ceux qui s’en « sortent » sont bien rares, et ceux qui le font, il faut voir comment.
Alors d’accord pour dire que le capitalisme est une réalité complexe aussi, qu’il ne faut pas mettre dans le même panier les 80 % de PME avec les transnationales, que le capitalisme/spéculation financière avec l’esprit d’entreprise au quotidien…
En ce qui me concerne, je ne prends pas le modèle anglosaxon pour panacée, je le redis, les sociétés anglosaxonnes sont basées sur d’autres notions de « droit » que la nôtre (notamment effectivement le poids du « contrat » qui prime sur des droits fondamentaux, au contraire de la France). Le bien être ne se mesure pas au taux de chômage ni au montant des allocations. C’est en cela que je me permets, de façon caricaturale certes à JJB, de lui conseiller d’aller vivre en Angleterre puisque c’est si bien, en tout cas ca lui paraît mieux qu’en France. Je pense comme Mateo qu’il est plus que temps de laisser tomber les invectives et l’aigreur autocentrée pour aller vers des critiques constructives.
Merci pour l’assimilation de la proposition au FN, c’est ce genre d’amalgame qui fait aussi dire à la gauche qu’à droite ce sont tous des fascistes… Ne faites pas semblant s’il vous plait de ne pas comprendre… Puisqu’il faut préciser, je dirais que cela dépend tout simplement de ce qu’on attend de la vie : payer moins d’impôts, changer d’activité plus fréquemment, avoir des salaires plus différenciés de ces collègues, moins d’administration… ? Ceux qui en profitent le plus étant a priori eux-mêmes qualifiés et formés et peu susceptibles d’entrer dans les « working poor ».
Mais il faut aimer aussi (ou au moins ne pas se préoccuper de) des services publics défaillants, un modèle nutritionnel menant à l’obésité, un système de santé inefficace et inefficient, la vie chère… Mais on a aussi le droit d’apprécier la France justement pour ce qui fonctionne (encore), je le répète, c’est une question de vision de la vie. Quand aux français qui s’expatrie, de mon côté j’en connais plein qui sont partis sur des emplois non qualifiés, imaginez vous ? ils sont rentrés bien vite… Tout le monde n’a pas la chance de travailler dans une SSII, la City, ou une agence immobilière Cheshire/Dordogne. Dans les autres secteurs, c’est la précarité organisée, voire le jobdumping qui avance à grand pas, mais nous y venons aussi, encore une adaptation au réel j’imagine…
Trop d’administration en France ? Je ne peux que vous recommander d’aller voir comment ca fonctionne aux USA par exemple, ou dans pas mal d’autres pays… (je suis un voyageur fréquent et ancien expatrié). La paille et la poutre…

matéo

@Praxis
On ne se battra pas sur les mots, le réel est, à mes yeux, ce qui est « étalé » devant nous (une expression retenue du temps de la philo : le champ phénoménal), il n’a rien à voir, toujours selon moi, avec une thèse. Le réel, non pas dont je parle, mais qui « est » tout simplement, n’est en contradiction avec personne et par définition pas avec lui-même, je crois que ce que vous voulez dire, c’est qu’il serait souhaitable qu’il soit moins porteur de « négatif ». C’est pourquoi vous militez pour une transformation de cette société « réelle » vers une société plus solidaire, plus redistributive qui n’existe pas à ce jour. La « donne » actuelle du monde n’est pas celle-là.

Je ne rentrerai volontairement pas dans le débat relatif à l’autre politique de Jospin. Je pense que vous êtes plus partisan que moi sur ce point, je me contenterai donc de vous dire que le point évoqué des « conditions pires qu’aujourd’hui » me semble faux. Passons.

Pour revenir à nos moutons, le modèle économique dominant est celui de l’économie de marché capitaliste. Le « plus fort » pour reprendre une expression de PMB (je crois) ou disons la première puissance économique mondiale (et militaire aussi d’ailleurs), qu’on l’aime ou qu’on la déteste, a la main. Elle fixe peu ou prou les règles du jeu, c’est elle qui donne le ton pour le chant. Vous avez raison de souligner les identités différentes de notre planète, mais le monde entier suit bon an, mal an, les règles ou les non règles de la première puissance. Certains avec enthousiasme, d'autres contraints et forcés. Notre Europe qui attendra encore quelques années les moyens de son action, à savoir son union politique, se contente pour l’instant d’être un ensemble économique où les états membres doivent chacun intégrer des règles, des normes, et des modalités de fonctionnement communes. On voit bien les difficultés que peuvent rencontrer chaque état membre pour conserver ce qu’il croit bon de ses habitudes, de son histoire, ou de sa politique nationale tout en poussant à une meilleure intégration européenne. L’Europe en tant que grand ensemble politique offre effectivement une alternative européenne au capitalisme américain, en cela que l’économie de marché y est par culture et par histoire plus régulée, plus encadrée et globalement plus soucieuse de garde-fous sociaux aux désordres que ne manquent pas de générer un système fondé sur l’offre et la demande.
Les distorsions entre les performances économiques et sociales des états membres attestent cependant que certains ont su, mieux que d’autres, faire coïncider dynamisme économique et régulation sociale, même si globalement l’Europe n’a pas la meilleure croissance ou le meilleur taux d’activité. Dans cette zone gris clair qu’est l’Europe, je m’attache à regarder ceux qui, dans certains cas et pour certains indicateurs, font mieux que la France. Je constate à ce propos, et sans faire d’aucun de nos voisins, des « modèles », des « paradis » ou des « eldorados » que d’autres pays, souvent gouvernés d’ailleurs par des sociaux démocrates ont doublement réussi d’un point de vue économique et d’un point de vue social en préservant des systèmes de solidarité et de protection sociale performants. Les résultats tangibles sont marqués par la création de richesse, l’équilibre ou le retour à l’équilibre de leurs caisses de solidarité, devenues pour le coup pérennes, et résultante de la croissance et de la création de richesse, de nouvelles marges de manœuvre pour leurs états (politiques incitatives ou pro actives) voire dans certains cas la création d’emplois publics.
Nous pourrions en débattre tard dans la nuit mais les réformes d’adaptation (oui je sais vilain mot pour dire réformes libérales) menées dans ces pays ne se sont pas faites dans l’œcuménisme, le joie et le bonheur. La réforme suédoise de la Fonction publique menée par les sociaux démocrates a pris près de 10 ans. Ce que je crois, c’est que tout réforme avant d’améliorer le bien être le diminue pendant 3 ou 4 ans , avant de le voir croître de nouveau. Personne ne dit que c’est simple et fastoche, personne ne dit que c’est notoirement moins indolore pour les plus exposés, c’est évidemment en cette matière comme dans d’autres, ceux-là qui en souffrent le plus. A moyen terme, c’est l’ensemble de la société et ses fondements qui s’en trouvent renforcer. Ne rien faire ou penser faire, à l’heure où je vous parle, en éditant lois, textes et règlements qui ajoutent, empilent, ou augmentent la contrainte, la « protection » et l’encadrement d’un marché qu’on est en droit de penser « inique », c’est prendre le risque d’ébranler la société toute entière, de voir non pas vaciller tout le système de solidarité, mais de le voir imploser sous la contrainte (...du réel) pour in fine devoir mener des réformes d’adaptation, mais là drastiques et très réductrices du bien être de chacun.

Robert Marchenoir

Merci, JIB.

Commentaire sur la domination perçue des Etats-Unis: elle est de plus en plus remise en cause par l'émergence de la Chine et de l'Inde.

Certains défendent la thèse que le déclin a commencé pour les Etats-Unis. Pour eux, les Américains en seraient là où étaient les Anglais au début de la chute de leur empire colonial.

matéo

@Robert
Espérons que nos amis US ne s'enrhument pas trop !

JIB

Quand je constate la différence entre l'Angleterre et la France, je ne souhaite pas pour autant suivre à la lettre le modéle Anglo-saxon, je pense qu'il y a comme Mateo le dit une voie médiane pouvant combiner dynamisme et protection.

Qd à ma remarque sur le FN Eczistens je ne la renie pas. C'est trop facile de résumer mes posts à du délire, m'enjoindre de partir au RU puis faire la vierge effarouché.

L'idée générale de mes propos étant : Nous sommes dans une impasse, la situation ne s'améliore pas vraiment. Je l'ai déjà dit la France est une Province endormie, alors que nous avons besoin d'allant pour donner une chance au jeunes, aux banlieusards, pour supporter le poid des futurs retraités, pour retrouver confiance et défendre à nouveau avec conviction les valeurs de notre république.

Peut-être est-il temps d'aller chercher de maniere selective de bonnes idées ailleurs. Et il me semble, qu'un accés plus aisé au monde du travail combiné au maintient de la protection sociale est une voie à explorer.

D'autant que je suis sur que les fondamentaux sont bon, et qu'il ne manque pas grand chose pour avoir un pays compétitif, moderne, solidaire et décomplexé.

Eczistenz

Ma foi, je ne renie pas non plus mon invitation - amicale - à aller vivre ailleurs si objectivement vous ne vous sentez pas bien en France. Ce n'était pas un rejet, mais une invitation à plus de cohérence. Cela dit votre dernier post est bien plus mesuré que les précédents (je ne vous jette pas la pierre, étant moi-même sujet à des coups de gl), et je partage la teneur générale de vos propos. Je pense qu'on peut effectivement s'accorder sur les grandes lignes du diagnostic (pas forcément tout) et sur des pistes de solutions, c'est bien la preuve qu'on manque aussi de constructions collectives en France ? Mais la stratégie en cours au niveau gouvernemental ne se situe pas dans cette optique : mesurettes, très limitées et caricaturales (voir projet de loi Borloo), court circuit de la concertation sociale. Si les mesures proposées sont à la hauteur de l'analyse effectuée et de la compréhension du problème, hé bien ce n'est pas avec ce gouvernement qu'on va s'en sortir. Est ce que nous ne sommes pas dans une situation telle que tout le monde doit se mobiliser (genre Etats généraux, désolé pour la tonalité ancien régime) et participer aux efforts ? J'ai plutôt l'impression pour le moment que les efforts sont concentrés sur les salariés. Quant à la bourse pendant ce temps...

matéo

@Eczistenz

Pourquoi retombez-vous dans la petite politique politicienne ? Ce gouvernement comme les précédents, le tout depuis 1980, n'ont fait que des mesures "à la marge", toujours subies, jamais assumées. Les inégalités sociales n'ont cessé de se creuser, les budgets annuels de l'état sont structurellement déficitaires de l'ordre de 20 % par an, la dette n'a cessé d'enfler. L'état n'a subi aucune réforme organisationnelle ou fonctionnelle, et nous continuons d'être largement au dessus de la moyenne européenne pour le nombre de fonctionnaires par rapport au nombre d'habitant. Nous ne profitons pas, même aujourd'hui, des dizaines de milliers de départs de fonctionnaires pour réduire in fine leurs nombres. Nous ne dégageons donc aucune marge de manoeuvre pour mener des politiques publiques d'investissement et d'équipements. Le cas des retraites n'est "réglé" qu'à hauteur de 30 à 40 %, selon les sources, il nous reste 60 % du chemin à faire. Nous avons toujours le système le plus favorable d'indemnisation du chômage (tant mieux) mais il est gravement déficitaire, nous avons toujours un gouffre abyssale de notre sécu, cependant sans cesse réformée, et s'engloutissent gouvernement après gouvernement des sommes colossales.

Il y a évidemment de bons contre exemples à ces contreperformances, mais il n'y a pas à être de gauche ou de droite pour reconnaître le blocage de la société, son incapacité à assainir sa situation financière et ses caisses de solidarité, et observer la tendance lourde "baissières" de ses performances, et "haussières" de ses mauvaises performances. Je ne vois aucun parti réformiste à l'horizon. Je vois une gauche qui n'ose mener les réformes entreprises par d'autres sociaux démocrates en Europe, et qui donne dans la surenchère programmatique, et une droite faussement libérale, qui croit en avoir compris les bénéfices, et qui recrache en ayant mal compris les tenants et aboutissants d'un certain libéralisme social européen, une purée administrative, boutiquière et jacobine, le tout dans une posture gaulienne surrannée.

Les constantes de la politique française finalement assez peu sensibles à l'alternance politique que les français font tourner à haut régime tiennent plus au sujet suivant commis par notre hôte : nos élites inamovibles ...et j'y tiens beaucoup à l'uniformité des profils.

Michel

Amis blogueurs que cela intéresse, je vous invite à vous adresser directement à Galouzeau de la dissolution pour toute question concernant l'emploi et/ou le CPE. Ce soir avant 18h30. http://213.186.46.105/chat/sig/avant.htm

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France Identitaire

  • Je publie le 2 février 2012 "La France identitaire - enquête sur la réaction qui vient" aux éditions La Découverte. Un site est consacré à ce livre où vous trouverez la quatrième de couverture, la table des matières, l'introduction et une revue de presse qui sera mise à jour progressivement. Vous pouvez lire aussi des extraits du chapitre consacré à la gauche publiés sur Slate.fr.

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