Modernité sarkozienne
Nicolas Sarkozy
polarise la vie politique française. Il en est devenu le point de référence
central en assumant la dimension polémique de l’action politique. Loin de la
course au consensus où se sont épuisés tant de dirigeants, le président de l'UMP désigne
clairement ses adversaires et cherche à imposer le terrain de l’affrontement.
Sa force réside moins dans l’originalité de ses idées que dans une pratique
politique qui mêle habilement tradition et modernité.
Tradition, dans la mesure où Sarkozy est, plus qu’on le ne croit, ancré dans la culture
politique française. D’abord par son
choix stratégique de réactiver le clivage droite-gauche. Le maire de
Neuilly-sur-Seine a été l’un de premiers dirigeants de son camp à se définir
ouvertement comme "de droite". Il refuse la culpabilisation de son
camp par la gauche et défend haut et fort ses valeurs traditionnelles comme
l’ordre ou le travail. Ce discours lui vaut une suprématie dans la famille
conservatrice qu’il sera difficile de démolir.
Ensuite, par son
usage de la thématique de la "rupture". Notre histoire est scandée
par de nouveaux départs qui ravivent l’espérance et célèbrent le volontarisme.
Sarkozy ne manque pas une occasion de vanter la rupture de 1958, qui marque
l’avènement de la Vème République. De la Révolution française à 1981, le
mythe de "l’an 0" perdure. Il est actuellement réveillé par l’état
de crise profonde d’une société française anxieuse et démoralisée. La sévérité
du diagnostic porté sur elle par Sarkozy force l’écoute de Français qui
aspirent confusément à un déblocage.
Enfin, par sa
volonté de bâtir un grand parti conservateur. Au départ, Sarkozy n’était guère
un homme de parti. L’ancien balladurien a cependant compris l’intérêt des
ressources partisanes qui avaient tant manqué à son mentor de 1995. Le
président de l’UMP est résolu à transformer le "parti unique" de la
droite voulu par Jacques Chirac en machine de guerre à son service. Il se
flatte déjà d’être à la tête de la première formation du pays avec 165 000
adhérents et pour horizon le franchissement de la barre des 200 000 en 2006.
Mais, alors que la droite française est habituée aux partis de cadres, Sarkozy
vise la construction d’un "mouvement de masse" s’inspirant du RPF,
socialement bigarré, du général de Gaulle. Cet activisme militant fait appel à
certaines méthodes inédites, comme l’achat de publicités sur Google.
C'est ici que l'on touche à la modernité
de la politique selon Sarkozy qui prend, pour le meilleur et pour le pire,
plusieurs aspects. D'abord, une
priorité absolue à la communication. Le ministre de l’Intérieur ne s’en cache
nullement : "La communication est à l'action ce que l'aviation est à
l'infanterie; l'aviation doit passer pour que l'infanterie puisse sortir; c'est
lorsqu'on a gagné la bataille de la communication qu'on peut commencer à
agir" (1). Sarkozy n’a sans doute pas tort de considérer que le combat
politique consiste d’abord à imposer ses mots et ses idées. Sa conception
l’expose toutefois à privilégier avec outrance la mise en scène, le spectacle
médiatique voire les provocations sémantiques. L’épreuve des émeutes urbaines a
montré qu’il pouvait être dangereux de parler plus haut que l’on n’agit. Vient
un moment où les effets d’annonce s’épuisent et où l’image ne fait plus écran à
la réalité.
Sarkozy segmente aussi son
discours. Là encore, sa pratique résulte d’une analyse précise. Le leader de
l’UMP prend acte d’une société éclatée où la notion d’intérêt général s’est
diluée. Aussi s’emploie-t-il à traiter chaque demande sociale séparément.
Sarkozy saura prôner la "discrimination positive" à destination des
populations issues de l’immigration tout en assurant le patronat de ses
convictions libérales. Il cherche moins à définir un "projet" pour
la France qu’à traiter, l’un après l’autre, les problèmes des Français. En
pariant que chacun s’intéressera surtout à son sort et que rares seront ceux
qui s’interrogeront sur la cohérence d’ensemble de ses propositions.
Le ministre de l'Intérieur pratique
enfin l’art du changement de pied. Sarkozy prend soin d’incarner une droite qui
surprend et d’éviter de s’enfermer dans ses stéréotypes. D’où ses prises de
positions contre la "double peine" ou pour le droit de vote des
immigrés. Il prise la "triangulation" qui consiste à détourner à
son profit certains thèmes de l’adversaire. Un des modèles de ce pragmatique
n’est autre que le néo-travailliste Tony Blair. A l'égal du premier ministre
britannique, Sarkozy ne connaît que deux types de politiques, celles qui
marchent et celles qui ne marchent pas. Comme le disait Deng Xiaoping,
"qu’importe qu’un chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les
souris".
(1) Interview à L’Express du 17 novembre 2005.
Article publié dans Enjeux-Les Echos de janvier 206.

En effet...
Nicolas Sarkozy a le défaut de croire plus à la démocratie d'opinion qu'à la démocratie représentatie. En segmentant la France comme les managers segmentent un marché, il perd effectivement de vue le sens de l'intérêt général.
Il est cela bien différent de l'image du président "rassembleur" et "au-dessus des partis" et "arbitre" propre à la Ve République ...
Il semble désirer quelquechose qui s'apparente plus à un régime proprement présidentiel comme aux USA avec un président marqué politiquement mais aussi avec deux chambres plus "actives".
Rédigé par: Daryl | le 13 janvier 2006 à 17h04
Bonne analyse. Sur la politique à la carte de Sarkozy c'est précisément une de ces faiblesses. Il ne pourra satisfaire tout le monde et devra donc se renier.
Par ailleurs si le côté gestionnaire et plein de bon sens carré peut séduire en période de crise, il lui manque la dimension symbolique, le message, l'idéal, le souffle historique, applez cela comme vous voudrez... Ce registre là c'est plutôt Villepin qui cherche à l'exploiter.
Rédigé par: blabla | le 13 janvier 2006 à 17h43
Si l'on ne succombe pas à l'exercice consacré de la diabolisation de l'homme Sarkozy, ou au mièvre et "bobo" mot d'ordre TSS ("tout sauf sarkozy"), force est de reconnaître à celui-ci qu'il déploit une stratégie de conquête, qu'il a des idées, et qu'il brouille le jeu ronronnant des "chapelles". Dont acte pour la com'. Après tout, quel homme politique aujourd'hui s'affranchit de ce point de passage obligé. En tous cas, le Nicolas Sarkozy a compris l'intérêt qu'il pouvait y avoir à s'avancer devant le grand public avec une stratégie à l'anglo saxonne, c'est-à-dire "pragmatique" : il y a un problème, voilà de quoi le problème est constitué, je me propose de "traiter le point" et je vais m'y prendre comme ça. Cette stratégie simple, les esprits chagrins diront "simpliste" a le mérite de se différencier nettement des déclarations d'ordre général, des postures "philosophiques" et des professions de foi "militantes". Bref, c'est le réalisme opposé à l'idéalisme. Le monde particulier et changeant face à la permanence des concepts et des idées. C'est un rapport à la réalité mieux à même de parler aux citoyens de tous bords, qu'un discours théorique censé enflammer le peuple de "droite" ou le peuple de "gauche". C'est à mon avis, le sens de son "audience" à droite sûrement, mais aussi dans une frange non négligeable à gauche. Le citoyen, lassé des querelles idéologiques et des fameuses "postures", privilégie inconsciemment la capacité et surtout la volonté d'agir. Le terme est bien exprimé par l'expression : "Sarkozy force l’écoute de Français qui aspirent confusément à un déblocage".
Les doutes viennent logiquement de son aptitude effective, demain, à agir. Combien de fois avons-nous vu des "troisièmes hommes" providentiels qui "allait manger la planète" se déballonner dans la dernière ligne droite. Les français sont lassés de ceux qui leur ont promis de s'occcuper de la maison, d'en changer l'organisation, bref de la refonder et qui se sont contentés derrière de "faire bouillir la marmite". Le doute sur Sarkozy vient donc de sa capacité de passer du "dire" au "faire", notion trop bien résumée par la formule de notre hôte : "Vient un moment où les effets d’annonce s’épuisent et où l’image ne fait plus écran à la réalité". Son joker : ne plus être n°2, derrière Chirac à l'UMP ou Villepin au gouvernement mais de devenir le chef d'orchestre. Son orientation vers l'exercice réel de la responsabilité par le chef de l'état, sans trop jouer sur le fusible qu'est le "premier ministre" lui permet encore une fois de faire des propositions originales voire "iconoclastes" qu'il est le seul à formuler.
Reste une vaste entreprise "médias" + "show bizz" où il est de bon ton de prendre un air inquiet et misérabiliste pour dire "toute la crainte qu'inspire Sarko, l'immonde". Cette nomenklatura, version 5 ème république, s'attache en effet à sanctionner le "crime de la pensée" que constitue à leurs yeux, le fait de se départir du langage policé et convenu que doit endosser (forcément) un politique, là où notre "communicator" par souci de son image de "réaliste" préfère appeler un chat, un chat. Qu'il parle de politique d'immigration, pour lequel le Monde reconnaissait que l'ensemble de son projet était en tout point conforme aux recommandations de l'Union Européenne en la matière, n'empêche pas la nomenklatura "bien pensante" de marteler qu'il "ratisse sur les terres de Le Pen" ou qu'il en va de la "lepénisation des esprits". Dans six mois à peine, tout ce petit monde s'ingéniera à nous dire que Sarkozy, c'est en fait Goebells. Car il ne faut pas perdre de vue que cela arrangerait bien cette nomenklatura, qui a les yeux de chimène pour l'extrême gauche, et aussi la gauche tout court, si le plus classique, le plus "raccord" avec la droite à laquelle on est habituée, que représente Villepin faisait face au candidat "gauche plurielle" dans 16 mois.
Nous sommes nombreux, et j'en fais partie sans pâlir, sans faire de l'homme un être providentiel, un messie, un sauveur, à penser très sérieusement à lui donner sa chance. Pour les autres, on sait, ça parle, ça cause, et ça ne touche à rien. Il y a eu le 21 avril 2002, blessure narcissique s'il en est, je préfère perso voir certains de nos concitoyens revenir dans la droite républicaine que de rester dans le giron du funeste projet nationaliste.
Rédigé par: matéo | le 13 janvier 2006 à 17h45
Tout à fait d'accord avec Matéo.
J'ajoute quelques remarques sur le morcellement des problèmes auquel se livrerait Sarkozy, qui répondrait à une collection d'intérêts particuliers hétéroclites, et que lui reproche Eric.
1) Je ne pense pas que cette analyse soit juste. Je vois plutôt une cohérence d'ensemble dans sa démarche. Attaquer les "racailles" et prôner le droit de vote des étrangers aux élections locales, ce n'est nullement contradictoire. On est tenté de penser qu'il bouffe au râtelier de droite dans le premier cas, et au râtelier de gauche dans le second.
Mais c'est simplement parce qu'il ne se laisse pas emprisonner par les grilles d'analyse incrustées depuis des décennies dans la psyché française, qui sont devenues effroyablement erronées et inopérantes.
Rétablir l'ordre est une condition pour permettre aux pauvres, aux ex-immigrés de s'en sortir, et inversement. Alors que la gauche, qui a contaminé la droite sur ce point depuis bien longtemps, s'acharne à nous expliquer que la sécurité nuit aux pauvres, et que le laissez-faire généralisé à leur égard leur est favorable.
Idem pour l'économie. Sarkozy est plutôt classé comme libéral et défenseur des patrons. Donc on s'imagine que, quand il défend la discrimination positive, il retourne sa veste et va pêcher des voix du côté des ennemis du patronat. Rien n'est plus faux.
C'est le patronat qui, le premier, a pris des initatives de discrimination positive. C'est un grand patron (Claude Bébéar, je crois) qui a, parmi les premiers, promu l'idée du CV anonyme. C'est le Centre des jeunes dirigeants qui a une politique très active, très imaginative et très sociale en la matière, par exemple en proposant l'instauration d'un système de tiers référent.
Un patron de PME, pour ne pas risquer plus ou moins consciemment de rejeter les CV de Mohammed compétents, et donc se priverait de talents dont il a grand besoin, confierait volontairement un premier tri des candidats à un tiers indépendant choisi par lui: un autre patron, un agent de l'ANPE, un employé d'une agence d'intérim...
Là aussi, vous l'aurez remarqué, pragmatisme, imagination, tentative de résoudre rapidement les vrais problèmes... Tout le contraire de la méthode estampillée "modèle français": nommons une commission! (dont le rapport sera vite enterré); lançons une vaste consultation nationale! (dont le bilan sera promptement oublié).
2) Le pointillisme reproché à Sarkozy est une adaptation intelligente à la situation historique contemporaine. Les grands modèles d'explication et d'action sur le monde se sont effondrés (communisme, keynésianisme, croyance au Plan version gaulliste...). Personne ne peut honnêtement prétendre détenir LA méthode miracle.
Par ailleurs, les coups de menton gaulliens, le brushing ostentatoire et fringant, l'appel à la France éternelle, tout cela ne fait plus illusion. Ce qui n'empêche pas l'impérieuse nécessité de penser, de planifier et d'agir. Mais plus modestement, à petits pas, près du terrain, sur des problèmes concrets, en changeant d'approche si celle-ci ne marche pas.
Certains pourront s'indigner de voir l'adjectif "modeste" accolé à Sarkozy, mais je le maintiens. Bien sûr qu'il recherche les caméras. Bien sûr qu'il est super-ambitieux.
Mais se faire dézinguer par Matthieu Kassovitz sur son blog, soutenu par toute la bien-pensance de gauche française, et avoir le courage de lui répondre comme un commentateur lambda sur le blog du cinéaste, en prenant la queue comme tout le monde derrière cent personnes, sachant que son commentaire sera noyé au milieu de deux cents autres, puis lui proposer de le rencontrer pour s'expliquer: oui, je trouve que c'est de la modestie, comme on n'en a pas vue depuis très longtemps chez aucun politicien français, de droite ou de gauche. Et l'arrogance, elle est du côté de Kassovitz qui a refusé la rencontre, pas du côté de Sarkozy.
3) La politique démagogique qui consiste à passer la main dans le dos des kyrielles de lobbies, groupes de pression, syndicats et autres victimes auto-proclamées dans notre pays, sans qu'il y ait la moindre vision politique d'ensemble derrière, on ne connaît que trop bien. C'est ainsi que fonctionne la France depuis des décennies. Chirac est un illustre représentant de cette méthode, mais il a d'innombrables prédécesseurs.
Sarkozy s'inscrit à l'opposé de cela. Quand toute la gauche lui tombe sur le dos à propos de la "racaille", il ne va pas demander pardon et enrober ses propos avec de belles paroles: il maintient sa position, il l'explique, et se dit prêt à la justifier face à face avec ses plus fermes adversaires. C'est tout le contraire de la démagogie.
4) Il n'en reste pas moins qu'un pays a besoin de rêve, d'élan collectif, de solidarité retrouvée. Les actes sont indispensables, mais les symboles et les mythes comptent aussi.
La capacité à entraîner tout le monde en expliquant où on va et pourquoi, y compris ceux qui ne sont pas d'accord, y compris ceux dont les intérêts immédiats pourraient se trouver lésés -- et il y en aura -- compte beaucoup.
C'est sur ce plan-là que Sarkozy semble un peu faible. C'est pourquoi j'ai écrit ici qu'il ne me paraissait pas encore un homme d'Etat. Sans doute est-il encore jeune en politique.
Le problème est que nous n'avons pas le temps d'attendre. Que Sarkozy grandisse en maturité. Qu'un autre homme d'Etat adapté aux défis actuels surgisse d'un chapeau (car qui serait-il, ce bébé-Sarkozy promettant davantage que l'original? le voyez-vous aujourd'hui?)
Tandis que le pouvoir d'attraction de la mélasse consensuelle, maternante, corporatiste, individualiste, présentiste et démagogique est tel, que la rupture pragmatique me paraît fondamentale.
Et puis n'oubliez pas que parmi les leaders dont le charisme unificateur pourrait peut-être souder temporairement la nation, on peut ranger Villepin, mais aussi Le Pen.
Or Le Pen n'a aucune solution. Seulement l'autoritarisme, le -- vrai -- racisme, lui, et l'appétit de pouvoir.
Est-cela que nous voulons, une fois de plus?
Et n'oublions pas que Le Pen a, lui aussi, sa façade féminine, maternante, rassurante, moderne, dans l'air du temps: la Ségolène de Le Pen, c'est sa fille Marine.
Attention, danger!
Rédigé par: Robert Marchenoir | le 13 janvier 2006 à 19h37
Espérons que quand Nicolas Sarkozy sera président de la France, il nommera Robert Marchenoir Premier Ministre.
Ainsi pourra-t-il non seulement parler, lui qui le fait si bien, mais agir.
Rédigé par: PMB | le 13 janvier 2006 à 19h54
message a laurent fabius
comme tu le sais bien ; le non au tce a rassemble la gauche et pour le deuxieme touir je te pries de te battre pour rassembler la gauche ; je peur qu'un deuxieme 21 avril se passe ; vu que les electeurs de la lcr ; pcf ;attac ___ auront du mal a se mobiliser pour aller voter pour quelqu'un qui avait dit oui : les jeunes des banlieues compris, j'en suis un;on essaie d'oublier le sheaker ; racaille etc -- et neonazi , contre l'internationale, pour creer la vague unitaire ,il est temps de repartir sur une ligne de gauche ; je me rappelles que le oui etait a 70 pourcent .DIEU merçi le 29 mai tout avait changé , laurent je sais que tu es un leader et tu peux faire gagner la gauche face a sarko ou de villepin
prends ta place d'homme d'etat , de leader
bon courage
Rédigé par: kapela lonsa patrick | le 14 janvier 2006 à 12h08
@Robert Marchenoir
Je ne connaissais pas l'existence du blog de Kassowitz, en revanche l'animosité de celui-ci envers Nicolas Sarkozy n'est en rien une surprise. Le petit monde du cinéma de Paris, qui habite Paris intra-muros se pense comme porte-parole des plus faibles, dont évidemment NS serait l'ennemi juré. Nul doute qu'à ce bord là, on va déployer toutes ses ressources pour "lutter" contre ce "nouvel ennemi du peuple". Cette caste effectivement "bien pensante" va utiliser au maximum sa visibilité dans les médias pour faire sa petite propagande bienveillante vers une classe populaire dont elle ignore à peu prés tout. Le "moralisme" en bandoulière, les "bons sentiments" dans la poche prêts à être dégainer. Nous ne devrions pas échapper, je pense vers le mois de janvier 2007, à un "appel ciotyen signé par un collectif d'artistes", où nous retrouverons le gotha de cette nouvelle bourgeoisie appeler à la "résistance populaire" ou "à tous dire non à Sarkozy".
Le pire dans cette affaire est que ce petit monde vit dans sa bulle, et à l'identique de l'extrême gauche, se croit le fer de lance des classes populaires qui ont depuis longtemps quitté, si ce n'est déserté, la troupe "show biz" qui se la pète à Cannes, arborant smoking et look néoprolétarien. Depuis le 21 avril 2002, il y a deux "cibles" privilégiées qui font défaut, contrairement aux fantasmes du petit monde "artistique" et de Besancenot et consorts : ce sont les jeunes et la classe ouvrière.
Le referendum leur a donné l'illusion de cet appui populaire. Or, le vote Le Pen était majoritaire chez les 18-24 ans, et les "ouvriers" le 21 avril 2002. Rien n'a probablement changé de ce point de vue, et le fantasme empêche ce petit monde de voir que le rapport de forces aboutit à ce que le cortège hétéroclite (PCF, LCR, LO, ATTAC, Copernic, Verts) pèse au mieux un tiers du poids de l'extrême droite. Les cris d'effroi entendus le 21 avril 2002, à l'annonce des résultats du premier tour, risquent de se répéter.
L'enseignement à retirer est que ce petit monde n'est même plus en capacité de comprendre les moteurs, les motivations, et les attentes de celles et ceux qui vivent et travaillent en bas de l'échelle sociale et qui ont, c'est là la gourance du petit monde, toutes les couleurs de peau. Et oui l'immigré qui se lève à 5 h du matin pour aller nettoyer les bureaux de la Défense, veut comme tout le monde que la racaille soit combattu. Si les Kassovitz et autres allaient, à défaut d'y vivre, en banlieue et entamaient un vrai dialogue avec les citoyens de toute origine qui y habitent, ils entendraient consternés les "solutions" que proposent les habitants, en se demandant où ils auraient atterri.
Il ne faut perdre de vue que Les Kassovitz et autres courrent après le mythe de leur métier : être le témoin de son temps, faire part de la réalité sociale (avec l'audience que l'on connaît), le nec plus ultra consistant à être considéré ou vu comme le nouveau Ken Loach.
Les prochaines échéances devraient ramener ce petit monde sur la planète terre.
Rédigé par: matéo | le 14 janvier 2006 à 12h24
Comme se plaisait à dire Voltaire : « Seigneur, délivrez-moi de mes amis; mes ennemis, je m'en charge ». Eric, c'est en tout cas ce que doivent penser vos amis de gauche en lisant vos posts, et les commentaires qu'ils suscitent. Quand vous critiquez la gauche, vous êtes cinglant. Vous êtes infinimement plus nuancé dans vos critiques envers la droite, et en particulier envers Sarko. Vous ne diabolisez ni l'homme, ni ses idées, ni ses méthodes. Vous autorisez ainsi vos lecteurs, qui sont de gauche, ou qui l'ont été, à voter Sarko.
Mais vos lecteurs ne sont pas les seuls à être tenté par un gouvernement Sarko. Après l'échec au référendum, Jack Lang a regretté publiquement que Sarko ne soit pas nommé premier ministre à la place de Villepin pour qu'il fasse les réformes nécessaires... (mais là je ne suis pas sûr d'avoir très bien entendu).
Ceux à qui Sarko fait peur, ont en tout cas intérêt à se bouger et à militer pour rénover la gauche et le PS. Que la gauche passe ou pas, ils feront dans tous les cas oeuvre utile.
Rédigé par: Michel | le 14 janvier 2006 à 19h32
Ah la, la, Michel, vous aggravez mon cas. J'ai déjà assez de problèmes avec la "gauche officielle" (qui vit d'ailleurs généralement moins en accord avec les valeurs de gauche que moi - mais peu importe). Diaboliser Sarkozy est la stratégie paresseuse de cette gauche qui ne sait plus trop quoi penser. L'animal est pourtant justifiable de solides critiques (dans cet article, je ne fais qu'analyser sa manière de faire de la politique). Mais la gauche n'est pas très active - même sur ce blog ;-)
Rédigé par: Eric Dupin | le 14 janvier 2006 à 19h43
« Vous autorisez ainsi vos lecteurs (...) à voter Sarko. »
Que de pouvoirs régaliens M. Dupin n'a-t-il pas ! Il est à lui souhaiter que cela ne se révèle pas trop pesant au jour le jour.
Rédigé par: Siganus Sutor | le 14 janvier 2006 à 20h42
Oh la, la, je n'ai naturellement rien à autoriser en quelque matière que ce soit. Le fait que je ne souscrive pas à l'équation grotesque Sarkozy = Le Pen ne vaut évidemment pas soutien au président de l'UMP. Qu'on se le dise, je suis partisan de l'ISF (cela m'a été reproché ici-même) et hostile au "contrat nouvelles embauches"... Nobody is perfect.
Rédigé par: Eric Dupin | le 14 janvier 2006 à 21h19
Ainsi donc, la gauche n’est pas très active, même sur ce blogue.
Mais dites, pourquoi venir ?
Pour se voir traité de naïf ? De cyniques ? De nantis ? De vrais responsables des malheurs du peuple ? De complices de la racaille voire d’incitateur ? De tolérants de l’intolérable ? De monopolistes du cœur ? De donneurs de leçons ? De fonctionnaires ? De syndicalistes ? De professionnels de la compassion ? De négociants en SDF ? De gens incapables d’autre chose que diaboliser Sa sainteté Sarkozy ?
Merci bien. La seule gauche qu’on ne ridiculise pas ici, c’est une gauche sarkosée (relisez les posts de RM).
Le monde comme il va est inéluctable ? Alors restez dans le vent de l’histoire, ça fatigue moins. Restez avec votre Sauveur.
Je dis bien : votre. M’étonnerait qu’une fois Président de la France, il sauve ceux qu’il a promis de sauver de la racaille. « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent » : c’était la devise qu’on prêtait à Pasqua. Un monsieur à qui on a beaucoup prêté, et qui a beaucoup pris. Un monsieur dont le futur Nicolas Ier a pris la suite.
Adieu donc.
Amitiés à Séverin.
Rédigé par: Pierre-Marie Bourdaud | le 14 janvier 2006 à 23h54
Pas plus que la gauche "bien-pensante" NS ne connaît le terrain.
Son discours volontariste et ses mesures ne me semblent pas beaucoup porter...
Ses stages à l'intérieur n'ont pas améliorés réellement les stats de la délinquance.
Si les vols baissent, les violences (qui sont le vrai signe d'animalité, d'anomie, de danger social) augmentent.
C'est peut être bête, mais si on risque "plus cher" face aux flics et à la justice en faisant un cambriolage, autant rentabiliser le risque et bailloner les résidents pour avoir les codes de la CB...
C'est embêtant parce qu'en même temps il faut bien lutter contre pour protéger les citoyens.
On ne parlera pas du taux de résolution des enquêtes, ô combien aisément manipulable (on fait en priorité ce qui est facile).
Et l'effet du "bleu" dans la rue reste à démontrer dans l'opinion publique qui se sent toujours en insécurité
Pour ma part, j'attribue ce phénomène de vases communiquants au fait que les fondamentaux de notre société (sociaux et économiques) n'ont pas beaucoup changé depuis son entrée au gouvernement.
Lui donner sa chance en tant que Président, c'est miser sur un cheval qui n'a rien prouvé.
Son passage aux finances n'a pas foncièrement changé les choses non plus.
Qu'en retenir?
Une incitation à la transmission du patrimoine (pas nécessairement une mauvaise idée), mais dans le même temps un destockage sur les PEE, qui sont une sorte d'assurance coup-dur ou de futur complément de retraite.
Cela revient dans ce cas à inciter les gens à prélever sur leur avenir.
Ceux qui avaient besoin de destocker étaient les revenus moyens et faibles.
Evidemment, c'est "pratique "les pauvres( sans vouloir caricaturer non plus), ça a une super "propension marginale à consommer", c'est donc un super levier de relance!
Mais ceux qui auront besoin d'un complément de retraite, de capital en cas de coup dur ce sont justement les bas revenus (donc basses retraites).
Ses sermons adressés aux banquiers n'ont rien changé ou presque.
Une forfaitisation des frais liés aux incidents bancaires (interdiction bancaire, rejets de chèque etc...).
Une obligation accrue dans la communication des banquiers envers leurs clients.
Résultats: la loi Chatel ne bénéficient qu'aux gens instruits, suffisament fortunés et bien informés pour s'offrir un avocat et assigner leurs banquiers (qui ont de très bons services juridiques), et génère un surcroit de travail important dans la gestion administrative pour les salariés.
Le nombre de dossiers de surrendettement a encore augmenté cette année.
Il n'y a pas non plus eu d'amélioration dans les finances Françaises.
Lui, le "réaliste" de la droite décomplexée, se déclare favorable à la PAC (anachronisme économique en l'état actuel)et promet de la défendre.
Son retour à l'Interieur a été marqué par:
-des mots soigneusement mal choisis, par
-des mensonges en direct au 19/20 sur le direct-différées de 2 jours- d'une opération antiterroriste secrète-filmée par les journalistes rencardés-.
-une visite dans les caves de la Courneuve pour s'assurer que tous le monde avait déménagé ses "affaires" (après avoir annoncé la date et l'heure).
Les journalistes ont pu filmer que les flics ne trouvaient rien, bizarrement.
On continue par les pressions sur l'éditeur du livre indésirable.
Un peu simplet, c'est l'idée que je me fais de l'abus de pouvoir. On n'investit pas un homme de notre force pour qu'il règle peinard ses affaires privées, qu'il a lui-même étalé, et qui lui reviennent comme un boomerang (même si le ciel semble s'éclaircir pour lui en ce début d'année).
Je retiendrais comme plus haut fait d'arme l'enterrement du rapport des RG sur les émeutes, qui ne délivraient pas les conclusions qu'il en attendait.
Il avait souligné le rôle des caïds et des islmaistes dans l'embrasement, quand les RG parlent avant tout des conditions de ces habitants, taxant les émeutes de révolte populaire.
Sans broncher ni argumenter, il a démenti le rapport, qui contredisait ses positions, clées de son discours politique.
Il veut des Islamistes là où ils n'ont pas fait flamber, mais "proposé" de ramener le calme aux maires de certaines communes (ce qui n'est pas beaucoup mieux).
Il a besoin de les y voir car cela appuit son souhait de réforme du financement des Eglises (et caresse dans la foulée une part des classes populaires Musulmanes).
Les caïds doivent y être, car c'est ce qui légitime le renforcement du flicage, de la violence des contrôles (plaintes à l'IGS en hausse cette année) et du tout sécuritaire dont ni lui ni ses proches n'ont à pâtir.
Sauf que si les caïds se sont amusés un ou deux soirs, ils se sont vite calmés car c'est super mauvais pour le "biznes" (faut voir la répercussion sur "les cours du shit" à la sortie des émeutes, plus de vente en gros, que du détail (plus de marge)).
Sur la question du Hash et des petits dealers, qu'il veuille les mettre hors service, je ne le lui reprocherais pas.
Mais on ne résoudra pas la question du Hash en la prohibant à tout prix, pour lutter contre le levier financier que cela peut constituer pour passer à autre chose de plus rentable.
Le Hash concerne plusieurs millions de Français, l'alcool encore bien davantage, sans parler de notre Leadership mondiale sur la consommation d'anxiolytiques/antidépresseurs.
Il s'agit de problèmes de santé publique et les ignorer voue sa politique à l'échec.
En attendant, il se fait le héraut du déclinisme, et contribue à son niveau (fonction de sa présence médiatique) à la déprime ambiante.
Pour reprendre un argument de RM sur un thème précedent, ce petit député Français prétend avoir raison contre le reste de l'Europe.
Bon, pour finir, le crédit rechargeable avec sa maison en gage, comme aux USA.
Il en avait parlé il y a deux ans, ça y est c'est là.
Les risques économiques sont liés au processus de titrisation et d'échange des hypotèques sur le marché, alors même que l'immobilier est sensible aux mouvements spéculatifs.
Et les plus touchés sont ceux qui ont besoin d'argent, pour vivre.
On encourage un système qui développe des classes qui ne pourront même pas céder de bien à leur descendance, car tout appartiendra à la banque.
On approche de l'idée que l'ouvrier doit juste gagner de quoi reconstituer sa force de travail (en amélioré je l'avoue, mais quand même).
Il suffit d'un dégonflement immobilier et d'une poussée de chômage pour que ce système s'effondre entrainant l'économie dans la spirale (individus ruinés, banques propriétaires de créances devenues sans valeur, avec les concéquences que l'on sait pour tous les acteurs économiques).
Jugeons le sur son bilan.
Je suis ravi de lire vos posts, parfois passionnants.
Nicolas Sarkozy, s'il a la volonté d'agir(du moins l'affiche-t-il), fait de la politique comme d'autres vendent des savons, se montre Stalinien dans sa gestion des médias, et n'a rien prouver.
Mais ca marche...
Il mérite d'être écouté, absolument car il parle (parfois) "vrai".
Mais voter pour lui, c'est croire en un mirage, ou se contenter de prendre le "moins mauvais" sur le marché (qui d'autre à droite?à gauche?).
Rédigé par: Séverin | le 15 janvier 2006 à 04h04
Sur quel critére choisir le nouveau Président ?
- Le programme? Celui ci est bien souvent un "tract" publicitaire conçu pour attirer le chaland et contient les mesures propres à satisfaire son électorat présumé. Ce peut être aussi le résultat de compromis entre le différents courants du parti, il sera souvent inapplicable en l'état. Ensuite les circonstances peuvent évoluer. Qu'est devenu le programme du Mitterand 81 avec l'orientation de 1984, ou le "je vous ai compris" de de Gaulle avec l'indépendance de l'Algérie. De plus si on l'applique bêtement comme les 35h de Aubry, les résultats peuvent être contre productifs.
En résumé, un programme n'est rien sans l'intelligence de celui qui devra l'appliquer ou le modifier.
- La volonté. Pour devenir Président, il faut une ambition et une volonté. De Gaulle, Mitterand, Chirac l'ont eu, dans des circonstances différentes. Il y a ceux qui ont les capacités mais pas la volonté (Delors) et je ne suis pas sûr que Jospin le voulait vraiement, les récits de sa campagne montre qu'il s'est laissé balloter par son état-major, qu'en aurait il été en tant que Président ?
- L'image.
Il y a l'image que l'on se donne par son action, l'image que l'on veut se donner à travers les médias - Sarko, Cécilia et son fils n'est certainement pas ce qu'il a fait de mieux, mais Fabius, sa moto et son chapeau mitterandien c'est pas terrible non plus. Tant qu'à son intervention personnelle auprès des médias au sujet de son épouse, c'est de l'anecdote. Autant que l'on sache, il n'a pas créé de cellule d'écoutes ou de services spécialisés.
Enfin l'image style Guignol, où l'on retient la petite phrase: "Le bruit et l'odeur", "vous parlez au premier ministre de la France", "racailles et karcher". Cette image est très caricaturale surtout quand on veut accréditer Sarko = Lepen. Les deux seuls débatteurs qui ont affronté victorieusement Lepen c'est Tapie et Sarko.
- Ses résultats à un poste précédent?
Si c'est en tant que chef de parti, Hollande peut être un choix, mais Sarko n'a pas mal réussi aussi en réveillant et en déchiraquisantl'UMP.
En tant que Ministre de l'intérieur: La violence et la délinquance, son ministère est là pour la combattre mais la réduire est l'affaire de toute la société, le gouvernement, les parents, les éducateurs, l'enseignement, les associations etc. Si notre société devient de plus en plus violente, si un éléve poignarde son prof, si des jeunes commettent des "incivilités" dans un train, ce n'est quand même pas de la faute à Sarko.
A son actif quelques exemples: La remotivation des policiers (il n'hésite pas à aller sur le terrain), la réorganisation police/ gendarmerie (cela fait 25 ans que cela était envisagé mais par faute de volonté politique pour vaincre les corporatisme et les particularismes locaux, toujours repoussé. La répression des délits routiers et la baisse des tués (Qui se souvient du tandem Vaillant/Gayssot faisant les gros yeux, avec le résultat que l'on sait, à la veille des grands départs) etc.
Pour ma part, j'attend qu'il synthétise ses grandes lignes d'action et que les autres dévoilent leurs cartes. Jusque là, nous vivrons au rythme des candidatures médiatiques à la S. Royale.
Rédigé par: mlebosse | le 15 janvier 2006 à 11h39
A vouloir scinder son discours pour s'adresser à telle catégorie et les caresser dans le sens du poil, n'est-ce pas en quelque sorte du populisme
Rédigé par: cb | le 15 janvier 2006 à 13h22
Une dizaine de militants de réso - anti sarko - ont été arrêtés
Une dizaine de militants de réso diffusaient tranquillement à 11h leur bouquin anti sarko aux journalistes devant la conf de presse de Sarko. Résultat : une visite de Paris dans un camion de policiers aux frais de la République -) et une nouvelle fois une visite au poste de police (des invalides cette fois).
Rassemblement devant un hall d'immeuble ? trouble à l'ordre public ? manifestation non autorisée ? Répression quand tu nous tiens.
Rédigé par: fogacer | le 15 janvier 2006 à 13h53
@ mlebosse,
la remotivation des Policiers s'était accompagné d' annonces sur les moyens alloués aux forces de l'ordre.
Dans les commissariat, hormis le gilet par bal et de nouvelles tenues, ils n'ont toujours pas plus de quoi investiguer et patrouiller.
Diluer son échec contre la délinquance (malgré les lois Perben, le durcissment des relations police-société, les annonces tapageuses) permet d'éluder le fait qu'il n'a pas réussi, alors qu'il prétend l'inverse.
Le rapprochement Police-Gendarmes est une bonne chose. Mais dans les résultats (lui qui ne parle que de ça) il n'y a rien (ou si peu).
Alors on peut se réjouir qu'il réveille la classe politique Française, qu'il la divise, qu'il soit source de débat.
Mais jusqu'à maintenant, c'est de loin la chose la plus efficace qu'il ait fait.
Rédigé par: Séverin | le 15 janvier 2006 à 14h53
Ah bon Eric vous êtes hostile au CNE ? Perso je trouve que c'est la premiére vrai tentative de faire baisser le chomage depuis 10 ans. Je serai même partisant de l'étendre toutes les entreprises.
En dehors du chomage il suffit de regarder le nombre de SSII qui prospérent uniquement à cause de la frisolité à l'embauche des grandes boites.
Ca a plusieurs conséquences :
- les préstataires comme moi doivent faire vivre les parasites qui se font appeler "commerciaux"
- ça coute plus cher aux entreprises.
- ça crée des salariés de seconde classes.
Donner un peu plus de liberté aux entreprises leur permetrait d'embaucher sans crainte -et je gagnerai mieux ma vie-.
Et qu'on me parle pas de la précarisation du travail si je suis en inter-contrat ma SSII peut me virer quand elle veut (licenciment économique de moins de 10 personnes).
On parlait dans un autre post de DSK je viens de lire dans le JDD un article sur lui, eheheh on peut pas dire que votre collégue Pascale Amaudric ai trampée sa plume dans l'acide, je suis un peu déçu par son positionnement finalement ce ne sera pas lui mon héro social-démocrate.
Et pour sarko ... moi ça ne me choque pas qu'il "scinde son discours", n'a-t-on pas raconté du coté de Jarnac la larme à l'oeil l'habileté de Mitterrand avec son coup du chapelet ? Je ne reprocherai jamais à un homme politique d'être un habile communiquant, ça a couté trop cher à Barre ou à Rocard de ne pas savoir propager leurs idées dans l'opinion publique. Le démocratie ce n'est pas autre chose que convaincre l'électeur de voter pour soit et le populiste c'est toujours l'autre.
D'ailleurs moi par exemple je suis hyper sensible à la thématique de la rupture (même si il n'emploi plus le mot). L'idée de passer à un régime plus présidentiel, avec disparition du premier ministre, renforcement du pouvoir du parlement (à l'américaine donc) me séduit aussi assez.
Pour l'insécurité je suis moins séduit par le discours de Sarko que dégouté par l'angélisme la victimisation de la gauche, jamais je n'oublierai que des Lycée ont été brulé, que les pompiers le samu sont caillassés etc
Bon d'accord c'est des promesses, rien ne prouve qu'il fera quoique ce soit si il est élu mais bon comme gauche on ne propose pas grand chose, pour l'instant il n'y a pas concurence.
Rédigé par: jib | le 15 janvier 2006 à 15h55
D'abord bravo pour ce que vous faîtes et pour la plupart de vos analyses.sachez que j'ai voulu vous piquer votre cours à Sciences Po (sociologie critique des médias).Venez me visiter (je fais ausi des analyses politologiques iconoclastes)http://www.politique-info.org
Sur Sarkozy,je ne vous suis pas car vous militez pour l'exception Sarkozy, point de vue d'"insider". En tant qu'outsider (il m'arrive de quitter la France et de regarder Sarko vu d'Espagne),nous avons affaire à une vilaine bestiole sangsue de démocratie et que personne ne respecte en dehors de nos frontières.Vous sachant de centre-gauche,je pense que vous gagneriez à ne pas vous limiter à brosser un portrait mi-execptionnaliste mi-révérent du Ministre de l'Intérieur (et a-critique) par-dessus le marché. Pour moi (et je pèse mes mots),il y a une amorce de démarrage de début de perception d'une tentation FASCISTOIDE, que je perçois dans la société française, et que corrobore cette fascination pour un animal somme toute peu impressionnant (je l'ai cotoyé de près).Nous aurions un Rajoy ou une Merkel à la tête de nos conservateurs,je serais tout ouie et respectueux de leur singularité,de leur légitimité,sans aller jusqu'à voter pour eux. Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa,en revanche,n'est guère plus brillant qu'un politicien brésilien de second ordre,auquel je pense (qui a été maire de Sao Paulo à une époque) et qui est aujourd'hui derrière les barreaux.c'étaient livrées là des réflexions très disparates,et également très moderées.
Bien à vous et bravo d'avoir abordé le problème de front (mais peut être pour mieux ne pas l'aborder,ce qui revient à endormir les défenses immunitaires de votre lectorat:à cette souricière-là,je ne succombe pas pour ma part(question de survie))
Rédigé par: Julien Tolédano | le 15 janvier 2006 à 16h39
Je m'excuse:en vous relisant,je suis rassuré!
Vous décrivez en creux ce que je pense,à savoir qu'il nous la joue populiste de droite,à savoir FASCISTOIDE en rassurant le patronat tout en flattant les "petits" (pour mieux les fouetter à partir de mai 2007).
Car qu'on se le dise:ce petit Péron des beaux quartiers va l'emporter en 2007 et nous allons avoir (je parle avec certitude) notre cure de bonnes politiques.thatchériennes?Sans doûte...favorable aux pollueurs et au lobby nuclaéaire? Sans aucun doûte non plus.Favorable aux gros agriculteurs pollueurs et productivistes? Pas l'ombre d'un doûte.Cléricales(notre président d'alors sera le genre à demander une audience privée à Bénédict XVI)? J'en ai l'intime conviction...Conservatrices en metière d'enseignement,de famille et de moeurs? C'est plus que probable..
S'il reste encore l'ombre d'un doûte sur les politiques publiques qui VONT ETRE MENEES, c'est précisément sur les dossiers REGALIENS (peut être ouvrira-t'il les vannes de l'immigration sous les injonctions de Laurence Parisot et de son grand frère,ainsi que de Martin Bouygues,dont il est si proche).Il sera autant sécuritaire que maintenant.Il nommera brice hortefeux Premier ministre (une figure ancienne et distinguée du paysage politique français), Richard Descoings à l'Education et Emmanuelle Mignon à l'enseignement supérieur et à la recherche, à l'Economie...Patrick Devedjian, Yves Jégo à l'intérieur et Nadine Morano (une femme,quand même) aux affaires étrangères.Ce sera un président moderne,qui s'affichera avec femmes et enfants (et veste Marlboro classics) le week-end,dans sa datcha des environs de Deauville,au coin du feu avec son labrador...Ce jour-là,pour ma part(et c'est à titre privé que je le dis),j'aurais franchi la Bidassoa...
Rédigé par: Julien Tolédano | le 15 janvier 2006 à 16h57
ah ? moi je crois que ce jour là j'ouvrirai une teilbou de champagne pour les français !
le modele français a vecu : les anglais qui etaient 10 % moins riches que les français en 1970 sont aujourd'hui 20 % plus riches que les français grace à Tatcher et blair .
les français ont meme reussi l'exploit d'etre maintenant plus pauvres que les irlandais !!! ( vous savez , cette ile celte dont on ne parlait avant que comme une lande desolée , où les famines de pommes de terres se succédaient, entre deux explosions de haine tribale ! eh bien ils sont plus riches que nous, plus modernes !
alors Sarko-la-rupture s'iouplait !
Rédigé par: mathias | le 15 janvier 2006 à 17h51
Cette habitude d'utiliser en permanence le Fascisme pour jetter l'anathéme sur son adversaire témoigne de bien peu de respect pour les victimes du Fascime -Et d'une pauvreté d'argumentation certaine-. Le pauvre Matteotti à du se retourner bien souvent dans sa tombe.
Enfin Julien nous a fait un beau résumé de tout ce que je deteste en politique , prétention (j'ai tout compris les électeurs sont des veaux), mesquinerie (ah comme il est petit Sarko), manipulation grossiere de l'histoire, absence totale d'idée ou de propositions.
Un florilége.
Rédigé par: jib | le 15 janvier 2006 à 21h36
D'ailleurs je soutient que les vrais négationistes ne sont pas ceux qui nient l'existence des chambres gaz, ceux là les historiens, les documents les ridiculisent à coup sur.
Les vrais criminels qui nous font perdre le caractére inomable de ces régimes (Nazisme, fascisme) sont ceux qui prononcent ces mots à tord et à travers, sans aucun respect pour les millions de morts avec un cynisme absolu. Ce sont eux qui en écrivant CRS=SS banalisent et nient la réalité de l'histoire.
Rédigé par: jib | le 15 janvier 2006 à 21h44
Ni facsiste, si satan, Nicolas Sarkozy est un homme qui se veut moderne. Moderne, avec tout ce que ca implique d'incomprehension chez la plèbe. Et même si je trouve les précédents propos un peu trop virulents, je pense également qu'il faut peser ses mots et ne surtout pas tomber dans la diabolisation à outrance.Elle ne fait que confirmer le choix de ceux qui le soutienne, et contribue à créer un clivage trop marqué, que je pense néfaste à l'avancée des débats.
Concernant la rupture, elle est evidemment attrayante. Et il est à mon avis humain de tomber sous son charme. Elle incarne un desir un changement et cristalise tous les espoirs. Cela dit, je pense qu'il existe un juste milieu entre la rupture proposé par le ministre de l'Intérieur et l'immobilisme.
De plus, on ne fait que vanter l'exellente communication de Nicolas Sarkozy. De gauche comme de droite, des "il est fort quand même" resonnent. Un consensus s'est crée autour de la nouvelle aura du personnage. Mais celle-ci est façonée par toute cette reconnaissance pour le travail de son chargé en communication. La bonne communication est celle qui est cachée, qui se dissimule. Celle de Nicolas Sarkozy crève les yeux.
Je pense que notre classe politique s'interesse de près à la communication pour de mauvaises raisons.
Rédigé par: Thomas | le 16 janvier 2006 à 03h28
J'ai lu avec intérêt (et nul mépris) les réactions à ce que j'ai écrit sur Sarkozy.Il est regrettable que les participants à ce blog soient de droite-à l'évidence-,contrairement à celui qui l'anime.Si je m'en prends ainsi au ministre de l'Intérieur,ce n'est par exemple pour son supposé libéralisme économique (je défends l'idée que la France doit se réformer et faire le jeu de la globalisation).Je m'en prends à son autoritarisme et à l'envie qu'il me donne à moi et à bien d'autres jeunes en France,de la quitter (et pas uniquement à cause du chômage).L'air est irréspirable..Notre droite de gouvernement est potentiellement(je dis bien potentiellement) aujourd'hui la droite la plus infréquentable et la plus droitière d'Europe,à cause de l'aimant Sarkozy.Nous aimons bien,en France, dénoncer le franquisme échevelé du Parti Populaire espagnol ou encore l'intégration supposée de l'extrême-droite britannique au Parti Conservateur (pour mieux expliquer la specificité française d'avoir des forces politiques de ce courant à plus de 20%). Cette vision des choses est erronée et malheureusement s'autoalimente de l'esprit de révérence des émissions d'information et des commentateurs autorisés qui se hasardent à des commentaires ridicules (je pense à Jean Michel Apâthie (pour l'émission de Fogiel) qui a voulu nous amadouer en comparant Sarkozy à Pasqua( pour moi Pasqua est un enfant de coeur et quelqu'un de sympathique en comparaison)).Quand je dis FASCISTE,je dis bien potentiellement (et seulement potentiellement).Et mon modèle n'est pas l'Italie (je suis bien explicite),ni l'Allemagne mais le POPULISME ARGENTIN(qui n'est pas un fascisme à l'européenne et qui n'a beaucoup tué,mais qui a plongé ce pays dans une crise socciale durable...). Que cela ne vous plaise pas,je le comprends...C'est tout comme dans une expérience de biologie où on veut recréer des cionditions de vie disparues:il y a la bonne température,le bon compost et on a su recréer artificiellement des conditions favorables...Il y a des verités difficiles à entendre,j'en conviens! Le Sarkozysme est un phénomène compréhensible de protestation des Français-et un appel latent à l'Homme providentiel-face au déclin économique (et ses conséquences sociales) et au malaise identitaire en France.
Rédigé par: julien Tolédano | le 16 janvier 2006 à 08h26
"Il est regrettable que les participants à ce blog soient de droite-à l'évidence-,contrairement à celui qui l'anime"
Il est évident que si les blogs étaient monocolores, chacun pourrait se conforter dans ses opinions.
"Je m'en prends à son autoritarisme" Pourriez vous expliquer, à ma connaissance, il ne fait qu'appliquer la loi ou en proposer de nouvelles.
"Quand je dis FASCISTE,je dis bien potentiellement" Pourriez vous expliquer pourquoi, je n'ai pas encore vu son parti, l'UMP, créer des "chemises noires" pour répandre sa vérité. Potentiellement, je comprend, il ne l'est pas mais pourrait le devenir. Pourquoi ?
"Il y a des verités difficiles à entendre" Quelles vérités, les votres ? Je vous envie de détenir la vérité, pour ma part je n'ai que des doutes. Alors éclairez nous avec des faits et non des affirmations ou des préjugés.
Rédigé par: Michel-Pascal | le 16 janvier 2006 à 10h07
Je comprends les arguments de Julien Tolédano, pour autant je récuse ces poncifs de fascisme/fascistoïde et autres fadaises dès qu'un politique (façon de parler devant le vide intersidéral sur ces sujets) ne fait ni plus, ni moins qu'accuser réception du problème (l'insécurité) et se propose d'agir. Les résultats enregistrés par le Ministre Sarkozy sont globalement en amélioration mais restent "mauvais", compte tenu que la tendance haussière de la violence faite aux personnes qui n'a pas été inversée par le Ministre. On a beau jeu de dire son incapacité à avoir des résultats, ça c'est de "bonne guerre", on peut y voir un mensonge et une manipulation, ça c'est déjà beaucoup plus limite (ça mérite débat), reste une problématique nationale à laquelle est confronté la collectivité toute entière. On ferait mieux de se centrer sur la tâche que de s'attacher à Sarkozy aujourd'hui et tartempion demain.
Ce qui me donne à moi envie de quitter mon pays, ce serait plutôt son immobilisme, son conservatisme (devenu de gauche), l'archaïsme des centrales syndicales, l'incapacité à refonder l'action de l'état, et à restructurer la dépense publique. Au chapitre d'autres insatisfactions, j'ajouterais ce climat idéologique où la contradiction ne repose plus sur le débat d'idée, et joue sur l'intoxication (mélange d'informations "vraies" et "fausses")et la désinformation pour diaboliser tel ou tel. Ce diktat de la "bien pensance" en vient même à empêcher le débat sur les idées et sur les propositions d'action. Toute proposition est immédiatement rejetée sans analyse contradictoire au motif qu'elle constitue une crime de la pensée. Autant de signes récurrents, s'ils ne sont "permanents" qu'on en vient même à s'interdire une réflexion large, alors que les problèmes subsistent et s'aggravent.
Quant à ceux qui dénoncent le "calcul" et l'ambition sarkozienne, et pensent diminuer ceux qui le soutiennent (à priori) en brocardant sa posture providentielle, faite nous la grâce de penser que vous n'avez pas l'exclusivité d'un cortex cérébral, et que nous exerçons aussi notre esprit critique et nos capacités d'analyse. A votre différence, nous faisons la part des choses entre le déclaratif et l'action effective, nous sommes loins d'être convaincus, nous apprécions beaucoup de chose, mais nous en rejetons aussi, en revanche nous ne tombons pas dans la mièvrerie des habituels procès staliniens visant à mettre sous chape de plomb toute personne qui présenterait, pour ces procureurs, une "déviance" à l'endroit de la bien pensance française dont les principaux résultats à ce jour, et malgré l'alternance politique pratiquée à haute fréquence, sont l'attentisme et la dégradation sûre et lente des performances de ce pays.
"De la contradiction jaillit la lumière" encore faut-il pouvoir poser question, avoir un débat honnête (intellectuellement)quitte à ce qu'il soit animé et ne pas verser dans des appels à la peur sur "l'ennemi du peuple" ou "la morgue cynique de tel ou tel".
Rédigé par: matéo | le 16 janvier 2006 à 10h26
Non,il n'y a pas encore de Chemises noires ni de brassards (et je ne pense pas qu'il y en aura).Ce qu'il y a déjà,c'est:
1.un unanimisme assez effrayant(la gauche est tout simplement hypnotisée et à côté de la plaque;je pense à des gens comme Olivier Duhamel ou Montebourg qui continuent de pointer AVANT TOUT en bons constitutionnalistes les dérives de la présidence Chirac...Il est certain que le pouvoir chiraquien est usé,que Villepin ne devrait pas faire l'affaire en 2007..
Nous aurions à ce jour une TROIKA à droite pour la relève (ex.en Espagne Rajoy-Acèbès-Aguirre au PP),je jugerais que la situation est saine.Autour de Sarkozy,ses fidèles se comportent en fanatiques et j'ai effectivement peur (et suis convaincu d'ailleurs) qu'en suituation de victoire,il constitue son gouvernement une équipe avec seuls CES QUELQUES FANATISES inconnus de tous,dépourvus de valeur professionnelle et de toute légitimité à gouverner(Hortefeux,Devedjian,Morano,Solly,Mignon,Armand Laferrère,Jego,Raoult).Qui sont-ils? Les connaissez-vous?Savez-vous quelle est leur vision de secteurs d'intervention comme l'Education ou la Sécurité publique? Moi j'ai ma petite idée,ayant eu en cours Emmanuelle Mignon,ayant entendu parler Laferrère à la radio (BFM) et le très télégénique Hortefeux.Pour paraphraser Debré: "qui est Mr Hortefeux"?.Il n'a personne d'autres et prendra évidemment les siens.C'est un homme qui requiert la FIDELITE absolue et constitue des listes noires dans son propre camp,en cas de victoire.
2.Une absence de programme consistant pour la France.Encore une fois Sarkozy n'a pas le monopole des idées libérales et est avant tout centré sur le REGALIEN (qui l'obsède,comment faire des écoutes téléphoniques?Comment mettre au pas la Justice? Comment renforcer le rendement de la police?).Ceci est très bien pour diriger une ville comme Neuilly mais pour diriger un pays il faut des idées en matière économique,sociale,fiscale et,en dehors de DECLARATIONS D'INTENTION (avec moi,ce sera un fonctionnaire sur deux en moins!moins d'impôt..),il n' y a rien que du vide et aucun expert(en dehors de quelques profs de gestion de Dauphine comme Christian Saint-Etienne ou Pascal Salin)pour le conseiller ou qui le suivra.Si vous avez quelque chose de plus à me présenter de tangible qui soit de lui EN MATIERE ECONOMIQUE et de GESTION DE L'ETAT (dette extérieure,politique budgétaire...) eh bien écrivez-moi et je ferai amende honorable.
Rédigé par: Julien Tolédano | le 16 janvier 2006 à 11h47
"Il constituera son gouvernement une équipe avec seuls CES QUELQUES FANATISES inconnus de tous,dépourvus de valeur professionnelle et de toute légitimité à gouverner(Hortefeux,Devedjian,Morano,Solly,Mignon,Armand Laferrère,Jego,Raoult)."
Vous oubliez F. Fillon qui soutient Sarko depuis qu'il a été remercié par chichi. F. Fillon aura a peu près à coup sûr une place importante dans un éventuel gouvernement Sarko.
Rédigé par: Michel | le 16 janvier 2006 à 12h25
Bon, un petit commentaire de quelqu’un dit « de gauche »…
Je n’avais pas initialement l’intention d’intervenir sur ce sujet, car personnellement j’en ai marre de Sarko par ci, Sarko par là. A ce que disent Julien et Eric, je rajouterai ce que signalais E. Plenel l’autre jour à Campus, Sarkosy a menti 3 fois de façon consciente à une période ou il fallait plutôt tenter de calmer le jeu : 1/ en affirmant que la police ne savait pas que les jeunes de Clichy étaient dans le transfo, 2/ que les émeutiers étaient des délinquants multirécidivistes (seulement 50 %) et 3/ du caractère ethnico-religieux (contredit par ses propres RG). Il a peut être effectivement l’apparence de celui qui va au charbon mais on ne peut pour autant affirmer qu’il a la stature d’un président. Effectivement, à part des propositions ponctuelles et spécifiques, il n’a pas de programme.
C’est quand même étonnant les commentaires concernant la bien pensance de gauche, qui bloquerait tout dans le pays… Ce que je constate, c’est que depuis des années, que ce soit réforme des retraites, casse du droit du travail, limitation des libertés publiques, réforme des impôts, etc. la pseudo bien pensance de gauche et ces syndicats soit-disant tout puissants n’ont pas empêché grand chose sur ces grandes réformes… Les vrais leviers de décision sont au mains des conservateurs.
Et quant à la « lepénisation », si je suis d’accord pour dire qu’il ne faut pas tout mélanger et ne pas employer les termes liés au fascismes à tout bout de champ, il faut bien reconnaître qu’il emploie les mêmes outils que JMLP : mots et réponses simples à des questions complexes, dire ce que les gens ont envie d’entendre, du populisme quoi.
Et je suis totalement d’accord pour dire qu’il est très très mal entouré, et ca aussi c’est effrayant… Un autre point effrayant, surtout à l’époque où on fait le bilan des abus de pouvoir de Mitterrand (écoutes, secret sur Mazarine et mobilisation des services de l’Etat pour une question perso, etc.), est l’histoire de son intervention auprès de l’éditeur pour le livre sur sa femme… Là oui, on peut imaginer ce que ça donnerai avec les pouvoirs de président !
Mais bon, je ne suis pas si inquiet concernant son éventuelle accession au pouvoir… Il a déjà fait le plein je pense de tout ceux qui attendaient à droite le retour du messie, des indécis du centre. Quant à la gauche, le seul avantage finalement, c’est qu’il fait office de « repoussoir » (pour de bonnes et de mauvaises raisons) et que le sauveur de la droite pourrait bien être le sauveur de la gauche en contribuant à la mobilisation générale… contre lui.
Rédigé par: Eczistenz | le 16 janvier 2006 à 13h00
Si on doit éliminer tout ceux qui ont un jour menti, je vais devoir voter pour ma maman.
Si un certain nombre de reformettes ont réussi à passer si même Jospin n'avait pas remis en cause les réformes Juppé c'est bien parceque les conservateurs en France c'est la gauche.
C'est ce que je regrette tous les jours, et c'est la vrai chance de Sarko-le-grand-mechant-loup.
Rédigé par: JIB | le 16 janvier 2006 à 13h25
Sauf que tout ceux qui ont menti ne l'ont pas fait dans ces circonstances là, et surtout avec la pleine conscience de leurs mensonges, et de l'impact que ca aurait sur des esprits déjà fatigués (par tant de bien pensance sûrement)...
Rédigé par: Eczistenz | le 16 janvier 2006 à 13h33
En fait les trois points sont contestables, mais je ne le fait pas parceque c'est inutile (la religion de la plus part est faite sur le sujet), et parceque j'ai la flemme.
En plus ce je tiens pas à défendre plus que ça sarko. Je ne trouve pas qu'il ai bien agit je trouve que c'est celui qui a le moins mal réagit.
Rédigé par: JIB | le 16 janvier 2006 à 13h53
Ben non justement, je trouverais intéressant de savoir pourquoi vous pensez que c'est "contestable", dans la mesure où il s'agit d'actes de sa part, alors que la plupart du temps on se contente de juger les intentions...
Rédigé par: Eczistenz | le 16 janvier 2006 à 14h07
Bon alors c'est bien parceque j'ai encore plus la flemme de bosser :
- L'enquêtes semble indiquer que si les policiers ont envisagé la presence de jeunes dans le transfo, ils ont pensé avoir retrouvé ces jeunes en arrêtant deux personnes. Si ils avaient su réellement qu'ils étaient dans le transfo ils n'avaient aucune raison de repartir sinon à considérer qu'ils les ont laissé volontairement alors qu'ils étaient bloqués -donc arrêtable- et grand danger. Même si les policiers manquent sans aucun doute respect envers certains jeunes je n'ai aucune raison de penser qu'ils aient agit de la sorte. C'est une accusation trés grave qu'il faut prouver et pas infirmer.
- Sarko parlait de réitérant et non pas de recidiviste.
- Suite aux agressions durant les manifs étudiantes, du match france-algérie -entre autre- et le fruit de mes expériences personnelles, sans considérer qu'il s'agit du ressort principal je pense qu'il y a une thématique ethno-religieuse dans ces émeutes. C'est une conception personnelle.
Rédigé par: JIB | le 16 janvier 2006 à 14h23
J'oubliais comme poids lourds (sans mauvais jeu de mots,ayant déjà cité Raoult)soutenant Sarkozy:Fillon en effet,mais c'est tout! On cite souvent comme garde rapprochée POLITIQUE (les autres étant de jeunes énarques,qui n'ont jamais été élus et ont été discrètement placés à des postes à hauts potentiels à l'UMP comme Emmanuelle Mignon responsable des "études" à 34 ans):Estrosi,Hortefeux (ministres tous deux!),Morano,Jégo (parlementaires).Il y a des pressions très fortes d'Hortefeux sur certains parlementaires (y compris des Sénateurs):en bref,des menaces de ne pas les réinvestir.Jusque sur des plateaux de télévision en dépit des journalistes (j'avais été frappé sur La Chaine parlementaire du ton et des mots qu'il utilisait avec une jeune sénateur de Seine-Saint-Denis chargé(c'est la règle)de participer à l'interview.Comme c'est par ailleurs quelqu'un d'assez policé,cela veut bien dire qu'il y a un raidissement et une centralisation du pouvoir absolu à l'UMP (étant de Gauche,j'observe cela avec détachement mais c'est surprenant).Certes,il y avait une tradition de Culte du Chef au RPR-UDR...Là on sent qu'il y a un verrouillage et un côté "citadelle assiegé" d'un petit groupe d'homme qui s'est emparé de l'appareil,en vue (comme l'a développé Eric Dupin),disent-ils,de faire un "Grand parti conservateur à la française"(vieille lune depuis André Tardieu).
Rédigé par: Julien Tolédano | le 16 janvier 2006 à 15h37
Le point souvent évoqué des personnes qui gravitent autour des leaders de droite et de gauche et qui pourraient être demain ministre de ci, ou secrétaire d'état de cela, n'a franchement aucune importance. A l'identique, on se brossera de savoir si le candidat sera un homme ou une femme, un hétéro ou un homo, un petit rose à pois verts ou un gros violet à rayure jaune.
Les sorties à la Julien sur l'environnement de Sarkozy, où nous sommes censés applaudir le fin limier investigateur qui a repéré tout l'aréopage des écuyers et palefreniers sont inopérants dans la mesure où le même exercice mené à gauche nous laisserait aussi dépités et pantois. Si nous nous attachons aux personnes, l'envie est grande de se jeter dans la Seine.
Sur l'absence de programme, là encore le match reste nul. Pour ma part, je m'attacherai d'ailleurs demain à lire tous les programmes, mais je jeterai à la poubelle tous ceux qui n'auront pas fait l'effort d'un chiffrage détaillé. Les bons principes, les professions de foi et les voeux pieux n'auront aucune grace à mes yeux. Et si c'est Sarkozy qui fait le moins d'effort sur ce point, il pourra en ce qui me concerne repasser pour mon vote. C'est fini je ne vote plus sur des positionnements, des postures et des attitudes convenues. Je veux un constat, des propositions de solutions et les coûts correspondants (ressources / postes de dépense). Le reste ...
En revanche, je reconnais à l'endroit de Sarkozy avant de l'accuser des pires turpitudes, ou mieux encore de feindre de les avoir décelées, c'est de ne pas s'interdire de poser de dire les problèmes, de poser les questions et de susciter le débat, de proposer SA vision et SES solutions. Cela détonne un peu avec les déclarations déjà plus policées et convenues des politiques de gauche et de droite. Je ne dis pas que ses solutions et ses approches sont les meilleures, je dis qu'il ne se contente pas de se draper dans les bons principes de son camp, à l'identique d'un Villepin qui vous joue déjà de la flûte à vocation sédative.
Nous ne ferons plus longtemps l'économie de tout remettre sur la table, de remettre tout en question et de refonder la société française. L'attitude intellectuelle de ce débat, droite gauche si cela reste le seul clivage susceptible de proposer deux modèles de société, consistera à s'interdire les procès d'intention et devra de façon primordiale soumettre l'organisation de notre société à la question. Je ne me fais aucun doute que nous aurons droit à tout le théâtre habituel et à tous les numéros de cirque prévisibles, mais certainement pas à un débat de refondation, adulte et serein.
On peut largement interpeler SARKOZY sur les mauvais résultats de son action depuis trois ans au Ministère de l'Intérieur, ou sur son interventionisme économique à la tête de Bercy, on peut regretter telle ou telle phrase ou formule, en revanche on doit débattre collectivement de la façon de juguler l'insécurité, de la politique d'immigration demain en France, des conditions dans lesquelles il nous faut mieux intégrer les "français" de toutes origines, ou des rapports que la République doit entretenir avec l'Islam de France. Il n'y a pas matière, sauf à ne pas vouloir traiter les problémes, à pousser pour de bonnes ou de mauvaises raisons des cris d'orfraie.
Rédigé par: matéo | le 16 janvier 2006 à 18h25
@Eczistenz sur votre post du 16 jenvier à 13h.
Oui la « bien pensance » empêche la réforme, et elle empêche la réforme parce qu’elle ne permet pas le débat, en cela qu’elle dénie le droit de remise en question. L’attitude « moraliste » va souvent de pair. Elle est transversale dans la société, elle touche aussi bien des hommes politiques que des syndicalistes, ou des citoyens lambda. Qu’on soit en accord avec une bien pensance qui dit que les émeutes exprimaient une « révolte sociale », que l’on y préfère l’analyse de Finkielkraut de la « révolte ethnico-religieuse » ou comme je le pense que notre collectivité est confrontée à une forme avant tout de barbarie, nous ne pouvons pas faire autrement que de dire que nous avons collectivement un problème de « sécurité publique ». On peut conjecturer sur le rôle de la prévention, on peut restaurer la police de proximité (je l’ai vécu, et je la pense inutile), on peut penser à tout le bénéfice d’une meilleure intégration ou de l’élévation du niveau de vie des plus défavorisés (tout cela est probablement valable) et en attendant comment traitons-nous les problèmes quotidiens ? Comment la société s’organise t-elle pour faire respecter les lois de la république, et pour faire en sorte qu’elles s’appliquent partout sur le territoire ? Il faut bien répondre à celles et ceux qui dégustent au quotidien dans ces quartiers. Quand sont évoquées des thèmes comme la « discrimination positive », la « politique d’immigration » ou le « vote des étrangers aux élections municipales », autant de sujets que je sache, que Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à évoquer, pourquoi tombons-nous tout de suite dans le pathos ? Personne n’a pu commencer de dire ce qu’il en pensait, ce qu’il pouvait mettre derrière ces thèmes, que nous voilà interdits de débat parce que non conformes à la « bien pensance ». Parler de renouveler la politique d’immigration (pour lequel je crois vous avoir dit que Le Monde restituait les remarques positives sur le projet de diable Sarko) et vous voilà immédiatement accusé de montrer des catégories du doigts, de faire un lien de cause à effet entre immigration et insécurité, bref d’être animé des pires intentions et sentiments. Et du coup, exit le sujet.
Moi qui fait complétement miennes les orientations de l’Europe en la matière, je pense en effet, sans invoquer le mécanisme conscient de la « révolte sociale », que cette dimension est évidemment majeure, et que parmi « n » choses à faire, il peut y avoir une politique nouvelle d’immigration qui ne peut, ni ne doit, pratiquer comme avant, et laisser entrer sur le territoire des gens que nous ne pouvons pas accueillir dans de bonnes conditions. Nous savons que si nous continuons, nous courrons le risque de mettre en péril tout l’édifice social. Investir plus sur ces endroits, alors il faut des marges de manœuvre, l’état ne peut trouver de ressources nouvelles qu’en redéployant celles dont il dispose. C’est en tous cas la solution la plus immédiate. Lisez d’un peu plus près blogs politiques et émissions tévé ou radio de ce genre là, et vous verrez que la simple évocation de ces pistes vous voueront aux gémonies.
Les réformes que vous évoquez relèvent plus de réformettes, de réformes à la marge, que les refondations ou les remaniements que j’ai présents à l’esprit. Une réforme des retraites consistant à, vague percée conceptuelle, aligner les durées de cotisations du public sur celles du privé, ne soldant que 30 % du problème (et deux mois de grève à l’EdNat), « casse » comme vous dites du droit du travail sauf que le marché du travail en France reste un des plus fermé, marqué par un sous-emploi des 15 – 24 ans, et des plus de 50 ans, conférant à notre pays une palme européenne de ce que l’on nomme vulgairement « l’employabilité ». Je vous laisse imaginer ou fantasmer ce qu’il faudrait « casser » comme dispositions réglementaires pour rejoindre le peloton des 24 autres membres à ce sujet. Voilà pourquoi « les syndicats n’ont rien arrêté du tout », il n’y avait pas là matière à arrêter quoi que ce soit.
Rédigé par: matéo | le 16 janvier 2006 à 21h36
J'ai assisté à une agression raciste hier soir,rue de Rivoli (un groupe d'individus de type européen,l'air frustré et haineux,tabassant un individu de type africain),et je me suis demandé:est-ce le signe d'un défaut de sécurité publique malgré tout ce que fait Sarkozy pour éviter cela (voitures de police à foison dans Paris?..).Comme j'aime les rapports de causalité et que mon hypothèse ne m'a pas convaincu,je pencherais donc pour UNE MONTEE du racisme (et de l'indifférence policière concomittante,personne ne s'étant déplacé pour porter assistance à l'infortuné et pour ma part,je me voyais mal déposer plainte en tant que témoin oculaire).
On peut trouver tous les mérites et les vertus du Monde à l'homme Sarkozy et à son action de pacificateur des moeurs et de dissuasion.On ne m'enlèvera pas de l'esprit l'idée que le sentiment d'impunité de ceux qui commettent des agressions racistes déliberées et de sang froid (et pas uniquement antisémites!)ne va cesser de régresser dans les mois qui viennent du fait de la perception qu'il y a en fait moins d'impunité sous Sarkozy (j'adore ceux qui emploient des expressions du type "la France de Sarkozy","les Etats-Unis de Reagan","la France chirquienne")qu'avant Sarkozy pour ce type d'actes.Sarkozy a eu pour effet de redonner aux "Petits Blancs" (White Trash) la dignité qu'ils disaient avoir perdu en raison du mépris des élites socialistes germanopratines à leur endroit. Reste à savoir si Sarkozy lit Houellebecq ou Maurice G.Dantec (sans doûte car je crois qu'il est ami de certains classés dans ce courant littéraire,qui est le summum de l'excellence française d'aujourd'hui).Que PESERAIT la littérature française aujourd'hui sans Houellebecq?
Rédigé par: Julien Tolédano | le 17 janvier 2006 à 10h28
@ Julien
D'accord avec vous sur la montée du racisme, j'ajouterais et de l'ethnocentrisme, et du nationalisme. Pas plus sous Sarkozy, que sous Daniel Vaillant, la police me semble "indifférente", à moins que vous ayez vu des voitures de police passer devant l'agression et passer leur chemin.
Je peux comprendre que vous ne soyez pas intervenu, mais n'y avait-il rien à faire (chercher une bagnole de flics, gueuler, rameuter, appeler le 17). Reste que je pense quand même que la Police travaille mal et que cela fait largement plus de trois ans que ce corps bosse "avec ses pieds".
On ne trouve pas forcément de vertus, ni son action plus "pacificatrice" que celle de ses prédecesseurs, on dit qu'il accusé réception de l'insécurité réelle, il y a trois ans, et que cela (malheureusement avait été moins le cas auparavant), qu'il a décidé devant la situation de ramener la police sur son métier de base : la répression, et qu'on lui fera son addition (appréciation des résultats) début 2007, et que Sarkozy ou pas Sarkozy, la collectivité a un problème important de "sécurité publique" dont l'événément vécu par vous est un des aspects. Il n'y pas de place pour le débat prévention / répression, tout être normalement constitué dira que l'un ne peut aller sans l'autre. L'urgence actuelle est de se centrer sur la répression. Pour mener une politique volontariste de prévention, il faudra des moyens, mais surtout des méthodes, et cela, malgré les alternances et les jérémiades n'a jamais été fait. Immobilisme, vous dis-je !
Rédigé par: matéo | le 17 janvier 2006 à 11h31
@ Julien,
Vous voyez un groupe de jeunes de type européens tabasser un jeune africain, c'est du racisme. Si vous aviez vu un groupe de type africain ou magrebhin tabasser un jeune de type européen (celà arrive) auriez vous employé le même qualificatif? je crois qu'il ne faut pas employer ce terme sans en être sûr des motifs réels de cette bagarre ( vol, racket, rivalité etc.).
Par contre, il est vrai qu'il y a une discrimation en particulier à l'embauche, il est probable qu'elle est dans les 2 sens, mais comme il a plus d'employeur blanc- blanc que le contraire, certains sont plus défavorisés. A une époque, il se disait que pour rentrer à la Mairie de Paris, il fallait mieux être corrézien..
Compter uniquement sur Sarko, ministre de l'intérieur, pour résoudre le probléme de l'insécurité est en effet illusoire. A ce poste, il ne peut prendre que des mesures sécuritaires. Par exemple dans le cas du Nice-Lyon dire que les gendarmes en surveillance dans les trains pourront étendre leur action au delà de leur département me parait un idée de bon sens et aurait pu être prise depuis longtemps, même par ses prédecésseurs.
Tant qu'à la prévention tout le monde devrait être concerné, bien au delà des ministères.
Rédigé par: Michel-Pascal | le 17 janvier 2006 à 17h11
Je n'aime pas votre parallélisme,Michel-Pascal.Oui,j'aurai dénoncé dans les mêmes termes une agression de jeunes aficains sur un jeune blanc.Simplement,je suis obligé de constater que cela arrive très souvent au Zimbabwe,en Afrique du Sud,un peu plus rarement aux Etats Unis ou en Grande-Bretagne mais assez peu en France de la manière dont j'ai vu les choses se dérouler hier soir.Je ne nie pas la violence de certains individus issus de populations immigrées vivant en France...Je ne nie pas cela! Je refuse d'abonder dans votre sens,dans ce (faux)parallélisme que vous faîtes.
Rédigé par: Julien Tolédano | le 17 janvier 2006 à 21h50
En plus vous sous -entendez que ce ne pouvait être QUE du racket...J'ai absolument tout OBSERVE (depuis un autobus),j'ai vu le treillis et les cheveux courts d'un des Jeunes européens et leur allure sportive.J'ai pensé (c'est accessoire mais je le dis)qu'il s'agissait d'individus d'origine russe(ou slave) (et je le pense toujours).Donc,je n'accuse pas les Français en particulier.
Rédigé par: Julien Tolédano | le 17 janvier 2006 à 21h53
Je viens de signer un petit édito intitulé "Institutions:Sarkozy n'y est vraiment pas!".J'ai voulu réagir sur le point des propositions de renforcement du pouvoir présidentiel par Sarkozy lors de ses voeux (je ne sais pas si nous en avons parlé dans nos commentaires).Sarkozy,et il n'est pas le premier,veuut instrumentaliser le droit consitutionnel.Il est vrai que bien souvent les gens ne savent pas trop quoi dire lorsqu'on leur avance des propositions d'ordre institutionnelles(qui suppose un bagage juridique).Le débat est souvent confisqué par des juristes,et plus précisément des professeurs d'université en Droit public.
Pour le lire (l'édito): http://www.politique
Rédigé par: Julien Tolédano | le 18 janvier 2006 à 11h42
Je viens de signer un petit édito intitulé "Institutions:Sarkozy n'y est vraiment pas!".J'ai voulu réagir sur le point des propositions de renforcement du pouvoir présidentiel par Sarkozy lors de ses voeux (je ne sais pas si nous en avons parlé dans nos commentaires).Sarkozy,et il n'est pas le premier,veuut instrumentaliser le droit consitutionnel.Il est vrai que bien souvent les gens ne savent pas trop quoi dire lorsqu'on leur avance des propositions d'ordre institutionnelles(qui suppose un bagage juridique).Le débat est souvent confisqué par des juristes,et plus précisément des professeurs d'université en Droit public.
Pour le lire (l'édito): http://www.politique
Rédigé par: Julien Tolédano | le 18 janvier 2006 à 11h42
Il paraît que les gogols de gauche, eh ben, i font rien qu’à insulter Sarkozy. Ok ? Allonzy, remettons-en une couche en rappelant d’abord que Sarkozy est d’ascendance hongroise (attention, le divin tokay aussi est hongrois, c’est pas là que l’insulte elle commence, patientez). Voici l’histoire du « coup hongrois ».
C’est une dame de, disons petite vertu mais gros moyens respiratoires. Elle arpente le trottoir en proposant :
- Si t’es gentil mon loulou, j’te fais le coup hongrois !
Alléché, un client monte, tombe la veste, tend ses billets, tend autre chose de moins froissé... et s’entend dire qu’il peut aller se rhabiller ! Furieux, il réclame le fameux coup. La dame de dire :
- Et alors, tu l’as eu, ton coup !
- Quoi !!!
- Ben oui, hongrois qu’on b..., et on b... pas !
Voilà. Hongrois qu’on tient enfin un type qui tiendra ses promesses, on vote pour lui... et une fois élu il nous fait le coup de Chichi (genre : je vais réduire la – pffff - fracture sociale !)
Rédigé par: PMB | le 18 janvier 2006 à 14h02
Oui,je connaissais cette blague "Hongrois que".C'est lui qui souligne sa Magyaritude,pas nous!Sa mère est(était?)d'une famille Juive sépaharade de Salonique,Andrée Mallah,mais je crois qu'il en parle moins,pour des raisons qui m'échappent!).Il est donc juif selon la tradition mais il préfère insister en public sur son CATHOLICISME pratiquant,allant jusqu'à se signer(Montebourg l'a repris,c'est intéressant).Il a fait référence à Jean Paul II dans son discours inaugural du Bourget (celui à plusieurs dizaines de millions d'euros quand nous devrions nous serrer la ceinture).Et je gardais le meilleur...les rumeurs (confortées par ses rencontres avec John Travolta et Tom Cruise) faisant état de liens avec l'Eglise de Scientologie. Je sais bien que je touche les bas-fonds (je peux aller encore plus bas mais je serai décent) et fouille la m...en disant cela mais les gens qui vont voter en 2007 ne doivent-ils pas le savoir et accomplir leur devoir de citoyenneté en connaissance de cause? J'ai pris le pseudo de celui qui pourrait avoir une rue à son nom à Paris demain,voire pourquoi pas des bibliothèques...
Rédigé par: Ron Hubbard | le 18 janvier 2006 à 17h26
BONJOUR A TOUS
Merci Eric de nous faire parler .........
Le sujet SARKO, c'est détonnant, et puisqu'il n'y a apparement pas de gauchos ici, alors me voici, comme blandine....
Hé bien si je devais résumer ce que j'ai lu en un sentiment je dirais.... "consterné"
consterné de voir que la médiatisation d'un homme qui veut tout diriger "marche" sur les esprits fragiles qui se veulent intelluectuels de droite comme de gauche!
dire que l'homme est intelligent... je ne le pense pas autant que celà (trop de phrases assassines..) dire que l'homme a un égo démesuré , ça oui c'est certain .
Démesuré au point qu'il serait capable d'organiser une scéance interview "surprise" en train de faire son marché pour montrer qu'il est un "français comme les autres".
Sarko a eu peur, souvenez vous de la martinique... il a fait faux bon non?
les cités s'enflamment et là on justifie l'intervention musclée en traitant les "racailles" de "émeutiers"! pourquoi pas terroristes non? ce dernier mot dit avec un accent germanique nous replongerait dans les yeux de Mr jean Moulin qui lui aussi luttait contre un autre dictature ... Autre époque autre moeurs......... Ben non , avec sarko, tout est controlé,les sondages sont épluchés chaque jours, les médias controlés, la presse aussi, même Marianne fait sa "pub Sarko", l'homme est un "communicatif " un flambeur, un danger aussi, pire que le Pen car il attire la sympathie des crédules, avec le Pen on va dans le mur, certes mais on le sait et puis ça ne durera pas longtemps, avec Sarko c'est le mur qui arrive à grands pas et d'une façon irréversible, qu'on se le dise, si un duel sarko le pen a lieu en 2007, je ne voterai pas sarko, et je ferais rébellion après contre le Pen!!
La droite aujourd'hui nous donne des leçons, "il faut faire ci .... et ça... " Mais oubliez vous qu'ils sont au pouvoir depuis 7 ans? POURQUOI KEUNEU LONT PAFAIT AVAN?
Oui Sarko est un danger, pour la république et pour la démocratie.
A quoi servent les élections? à quoi ça sert de demander l'avis du peuple français si c'est pour lui cracher au visage quand la réponse ne convient pas ? (cantonales, regionales, référendum...)Quelles manipulations honteuses des médias pour le référendum! Quel bide aussi!! OUKINE le Tsunami annoncé? OUKISONT les autres référendums ? avortés avant l'heure?
Combien y a t il eu de vrais référendums via les populations et non les parlements?
les espagnols? hahahaha ils n'ont voté que sur la partie 1!
les allemands auraient eu le meme référendum que nous si les langues avaient pu parler!
on a même entendu le "grand dégommé" soit VGE affirmer que " .le référendum était une bonne idée si les gens votaient oui..." Ben voyons!!!!
Sarko nous en met plein la gueu... et il n'est que Sinistre de l'intérieur!! alors pensez au reste....
Un Napoléon par la taille mais pas par l'esprit, un Machiavel en herbe par les méthodes mais pas par les idées,Un Pinnochio par les dires et non le charme , voilà l'homme que vous voulez pour 2007 en France?
SI OUI alors laissez moi prendre mon balluchon, et partir de ce Pays que j'ai aimé, de plus en plus vous partirez come moi et je vous acueillerai à bras ouverts, ensemble nous nous remémorerons le bon vieux temps.......hahaha mais non je ne délire pas.
imaginez plutot...
Rédigé par: vladtepes | le 23 janvier 2006 à 16h36
J'apporterai un tempérament au présupposé qu’il coinciderait avec l’idéologie spontanée de la classe moyenne. De nombreuses analyses politistes et comparatistes (au sens d’Yves Mény et sa "politique comparée")montrent qu’il y a une forte propension à l’autoritarisme dans les classes moyennes parmi les nations démocratiques,qui ont par définition une classe moyenne support de la démocratie et du pluralisme. J’étais surpris,ainsi,d’apprendre qu’un pays comme le Brésil a une forte proportion de classes moyennes conservatrices et autoritaires,hostile jusqu’à récemment au Parti des travailleurs. Mais voilà...le Parti des travailleurs a fini par accéder au pouvoir et,en France,les Socialistes étaient arrivés au pouvoir en 1981 grâce au ralliement d’une partie des classes moyennes qu’on jugeait conservatrices par nature. Les années 1980 et 1990 ont été marquées en France par un phénomène de ciseau qui a traversé les classes moyennes. Une partie d’entre elles se sont pauperisées,ont vu leur pouvoir d’achat se contracter,leur espoir d’accéder à la propriété et à l’indépendance (vieille thématique radicale) s’évaporer...Une autre partie,cédant aux sirènes mitterrandiennes dés 1984,se sont mobilierisées (c’est-à-dire ont acheté les actions des entreprises privatisées,ont acquis leur logement ou optimisé leur patrimoine grâce aux PEL,aux nouveaux produits financiers,aux SICAV de Bérégovoy...). Sarkozy s’adresse aujourd’hui à ces classes moyennes-là et au conservatisme frileux qu’il perçoit dans l’autre fraction,qui,écoeurée en effet par les trahisons socialistes,le déclin de la France...se sont portées depuis un certain nombre d’années sur l’extrême-droite nationaliste (et bizarrement pas sur la droite conservatrice). Il pense que ces classes moyennes-là lui sont acquises mais il ne perçoit pas que l’extrême-gauche a en parti gonflé sous l’afflux d’une fraction de celles-ci et que la fraction radicalisée à droite a pour de bon échappé à l’emprise et à la séduction de la droite classique et ne verra en lui que le candidat de la droite d’affaires,ploutocratique,ce qu’il est par nature.Elle ne se portera que marginalement sur sa candidature au premier tour et n’hésitera pas à sanctionner la majorité sortante au second tour en s’abstenant ou en swinguant de l’extrême-droite au candidat/à la candidate socialiste entre les deux tours,en partie sous l’influence des appels de reports de voix frontistes,c’est-à-dire de la défiance frontiste(immuable) à l’égard de la droite gouvernementale,en partie par hostilité pour la copie,guère plus crédible que l’original pour mettre en oeuvre la preférence nationale.Il n’en ira pas de même des voiX villiéristes mais elles sont numériquement bien moindres.Quant aux voix de Dupont-Aignan (hostile au libéralisme économique) et de Boutin,elles se porteront en partie sur la gauche. Ajoutons que ses appels du pied à la "beuroisie" a échoué (je désigne par là les classes moyennes d’origine arabo-musulmanes,et par extension antillaises,voire une partie de l’électorat juif...). Je ne sous-estime pas l’attrait du sarkozysme sur une partie des classes moyennes,notamment parmi les jeunes et les minorités.Mais numériquement,ce sera insuffisant et il me semble que,quels que soient ses actions et stratagèmes en 2006(nombreux à venir) dans le sens d’une séduction de ces catégories-indécises et moins "légitimistes"qu’on ne le dit souvent vis-à-vis du pouvoir en place-,il ne parvienne à réunir une majorité du corps électoral sur sa candidature dans le cadre d’un second tour contre la gauche. La gauche socialiste bénéficie,en effet,d’une perception plutôt positive dans les classes moyennes de deux de ses candidats potentiels :Dominique Strauss-Kahn,d’une part (démissionné suffisemment tôt en 1999 du gouvernement Jospin,bien remis des scandales politico-financiers qui l’ont affaibli,réputé compétent en économie de même que son principal lieutenant Moscovici)et Ségolène Royal,d’autre part.Le programme économique (du moins ce que les électeurs en perçoivent) sera une variable de vote essentielle en 2007 dans les classes moyennes.Sarkozy a fait un passage en verité (quoi qu’en ait dit les journalistes encenseurs) assez minable à Bercy en 2004 et son programme économique n’est qu’un catalogue d’annonces...On a vu comment Strauss-Kahn pouvait tailler en pièces un Breton sur le plateau de 100 Minutes pour convaincre. Je conclus en rappelant que les catégories populaires ou défavorisées,lorsqu’elles ont voté en mars et juin 2004,se sont massivement porté sur le Parti socialiste (et non d’ailleurs sur l’extrême-gauche).
Rédigé par: GlobLog | le 02 mars 2006 à 08h06
D'accord sur DSK, Globlog, mais ça ne nous dit toujours pas si Monsieur Sainclair, notre JL Borloo de gauche-en-principe, a appris à ranger les cassettes !
(Petites lettres sur fond noir : votre blogue fait chicos, mais il est presque illisible. Prenez exemple sur Maître Eric ;-)
Rédigé par: PMB | le 02 mars 2006 à 09h46